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Accueil du site > RDV de l’Agora > Abd Al Malik : La guerre des banlieues n’aura pas lieu

Abd Al Malik : La guerre des banlieues n’aura pas lieu

La guerre des banlieues n’aura pas lieu. C’est le titre prophétique du deuxième livre d’Abd Al Malik (éditions du Cherche-midi). Entre mots dits et mots écrits, la parole guide ce rappeur, musicien et poète qui livre ici une réflexion sur le « vivre ensemble ».
 
Fiction, récit, roman épistolaire entrecoupé de définitions du dictionnaire (racisme, Islam, amour), de sourates, d’extraits d’évangile ou de photos en noir et blanc, cet ouvrage, par sa forme même, échappe à toute catégorisation.
 
Il ressemble à son auteur à qui ses détracteurs reprochent volontiers son côté trop lisse, trop consensuel.

La Guerre des banlieues n’aura pas lieu n’est pas un bréviaire, ni un manifeste. Il interroge et constate : « on n’échange peu, on n’écoute plus, on témoigne peu, on ne partage plus ».
 
Que faire ? A force de focaliser sur les banlieues, à force de les stigmatiser, on en déduit logiquement que le problème vient de là. Pire. On est persuadé qu’elles sont le problème.
 
Abd Al Malik demande « Est-ce qu’on parle des banlieues ou est-ce qu’on parle de la France ? Est-ce qu’on parle d’une partie ou est-ce qu’on parle d’un tout ? De quoi parle t-on ?  ».
 
Le rappeur écrivain embrasse large. Dans ce livre traversé par la lumière de la spiritualité soufi il nous conte la métamorphose d’un jeune délinquant qui se transforme par la grâce de la parole écrite, de l’écriture, des écritures. La littérature l’a sauvé. Auto-portrait ?

La Guerre des banlieues n’aura pas lieu prône le vivre ensemble, seule manière d’éviter une catastrophe inévitable et de ressouder le "communauté nationale".
 
A travers la métaphore inversée de la « tess », la cité (exact contraire de la cité des Grecs), il nous dit que c’est avec elle qu’il faut faire si l’on ne veut pas être défait.
 
Il questionne le regard, celui que l’on pose sur les autres, celui que l’on pose sur soi et sur son propre parcours. Une sorte d’examen de conscience.
 
Dans un environnement qui ne laisse aucune place à l’individualité, à la singularité, comment se différencier de la meute ? Il pointe « les mentalités qui refusent le changement », mais n’incrimine personne.
 
Tout le monde - nous tous - est responsable de la situation. Responsable aussi de l’avenir. Le propos est complexe, parfois abstrait, mais sincère. C’est celui d’un artiste, d’un homme, d’un citoyen.

Nous avons rencontré Abd Al Malik qui défend ici sa conception de l’Islam, évoque le débat sur l’identité nationale, la journée sans immigrés, du César remis récemment à Tahar Rahim pour... un prophète.
 
Si la guerre des banlieues n’a pas lieu, il en sera tenu pour responsable !
 

Crédit photo : Iannis Pledel


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Les réactions les plus appréciées

  • Par John Lloyds (---.---.---.49) 10 mars 2010 12:38
    John Lloyds

    Qu’on ne se trompe pas d’ennemi. Le système est encore trop puissant, mais quand la pyramide va s’effondrer, les têtes à aller chasser seront par ordre décroissant ;

    - Les Financiers, banquiers qui ont ruiné le système pour leur propre engraissement

    - Les Journalistes professionnels qui ont couvert toutes ces saloperies, trahissant leur déontologie avec notre pognon

    - Les Politiques qui ont apporté les outils de déstructuration du système aux 2 premiers

    Les manoeuvres politiciennes et médiatiques qui consistent à essayer de retourner les communautarismes les uns contre les autres ne sont que les dernières tentatives de ces enfoirés à essayer d’attirer notre attention ailleurs pour sauver leur miche.

  • Par Pierre de Vienne (---.---.---.99) 10 mars 2010 12:09
    Pierre de Vienne

    Neuilly peut dormir tranquille, la prose pré digérée de ce poseur ne lui causera aucun tort.

    Poésie sous cellophane, produit marketing au dosage trés étudié : une dose de rédemption teintée de religiosité, un gentil appel au consensus pour ne pas effrayer, une suite d’enfoncages de portes ouvertes dites d’un air pénétré.
    Et par dessus le tout la référence constante aux grands artistes ( Brel ) pour cautionner une production médiocre. C’est pas du lourd...
  • Par patou (---.---.---.213) 10 mars 2010 12:12
    cmoy

    Les immigrés arrivent en France et critique le pays qui les accueil ce qui est contradictoire c’est qu’ils souhaitent se faire accepter par notre société en brulant des voitures et en tabassant de simples inconnus, ils ont fait de certaines de nos banlieues des ghetto impénétrables (même par la police), par contre ils nous aident pour les travaux du bâtiment on les trouve souvent dans des boulots que beaucoup de jeunes ne veulent plus faire car mal payé, discrédité par l’E.N,etc ....
    Ils « fouttent la merde » avec l’économie souterraine traffics en tous genres, ils « piquent » tous nos emplois alors que nous sommes en pleine crise ce qui est faux comme dit plus haut pour certains , alors que pour d’autres oui puisque en dehors des métiers diffiçiles il faut bien reconnaître que les offres d’emplois sont rares pour ne pas dire presque inexistants, ils font 4 à 5 gosses par couple mais peut-on leur reprocher celà alors que notre pays est devenu un pays de vieux et que les jeunes couples d’aujourd’hui ne font plus guère plus d’un enfant. Ils créent la futur génération plus sportive et plus énergique que la nôtre.
    Je pourrais continuer longtemps comme celà . Vous observerez qu’il y a beaucoup de POUR et de CONTRE. Ce qui est bénéfique. Pour la simple raison que cela nous permet d’avoir une société multi-ethnique et que nous pouvons apprendre à vivre ensemble sans haine , je mets un bémol quand même que l’on ne cherche pas à nous imposer des traditions et des coutumes qui ne sont pas les nôtres à travers le radicalisme islamique qui s’est engouffré dans toutes les brèches laissées par les corruptions de notre démocratie.

    Au final je vous laisse méditer sur le pour et le contre vous aussi. Et que vous soyez raciste ou pas, je pense que vous finirez par faire un choix qui vous correspond.

  • Par ASINUS (---.---.---.228) 10 mars 2010 11:52

    yep : il est mignon le poete , nonobstant vous me permetrez de garder mon 
    fusil à portée de main. 

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