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Accueil du site > RDV de l’Agora > Enquête sur les esclaves du nucléaire

Enquête sur les esclaves du nucléaire

Dans RAS : nucléaire rien à signaler, documentaire d’Alain de Halleux diffusé le mardi 12 mai à 22h50 sur Arte, des ouvriers du nucléaire sortent de l’ombre pour dresser un tableau inquiétant de leurs conditions de travail et de sécurité.

Disons-le d’emblée, RAS : Nucléaire rien à signaler, documentaire d’Alain de Halleux diffusé ce soir sur Arte, n’est pas un film contre ni pour l’industrie nucléaire.
 
Ceci afin de désamorcer l’inévitable débat qui ne manquera pas, malgré ces préventions, d’avoir lieu sur un sujet nullement abordé dans le film. Le combat anti-nucléaire existe certes, mais, pour l’auteur de ce documentaire, à l’instar du journaliste Eric Ouzounian (auteur de Vers un Tchernobyl français ?) que les RDV de l’agora avait reçu en septembre 2008, il est d’abord question de la souffrance qu’endurent les ouvriers chargés de réparer, entretenir, garder en bon état de fonctionnement ces centrales qui produisent notre électricité quotidienne.

Il existe 440 centrales nucléaires dans le monde. La moitié en Europe. La France possède 58 réacteurs répartis sur 18 sites. Leur maintenance est assurée par des ouvriers qui travaillent pour des sous-traitants. En France, précise ce documentaire, la maintenance des centrales est à 80% aux mains de ces sous-traitants, « des groupes, fustige Alain de Halleux, qui s’entendent entre eux. Des ententes organisées et dont les victimes sont les travailleurs. Ces derniers, s’ils perdent un contrat ici et qu’ils sont obligés d’aller travailler à 800 km, cela change leur vie, tandis que pour l’entreprise qui a perdu le contrat c’est juste un transfert de dossier d’une centrale à une autre ».

Par sous-traitance il faut entendre « la sous-traitance des risques » précise un décontaminateur, viré pour avoir signalé un dysfonctionnement dans une centrale. « Nous sommes les prochains cancers de l’amiante » poursuit-il.
 
« On est à un moment où il faut dépasser les positions idéologiques et il faut regarder la réalité, explique Alain de Halleux. Beaucoup de responsables du nucléaire ne sont pas au courant de la réalité tangible de ce que vivent les travailleurs ».

Ce réalisateur, à la suite d’autres documentaristes comme Catherine Pozzo Di Borgo ou Jean-Philippe Desborde, a donc suivi ces ouvriers qu’on appelle les nomades du nucléaire : « ils interviennent pendant les arrêts de tranche. 40% d’entre eux vivent en déplacement. Ils effectuent 45 000 kilomètres par an et gagnent entre 1200 et 1500 euros par mois. Ils ne voient pas leur famille, sont précarisés, démotivés, exsangues.
 
« Il y a nécessairement des progrès technologiques réalisés, souligne Alain de Halleux, mais le problème c’est qu’au niveau des responsables on ne voit que l‘aspect technologique. Or dans les centrales il y a des humains. J’ai assisté à une réunion de sous-traitants. Ils en avaient tellement marre parce que des collègues à eux s’étaient suicidés ou avaient divorcé parce qu’ils étaient en dépression que ne sachant plus comment s’exprimer ils disaient que si ça continuait comme ça ils allaient s’attaquer à la machine. Cela signifie qu’il y a ce fantasme chez les travailleurs qu’il y ait un accident quelque part pour qu’enfin on les entende. Il y a de grandes chances pour que ça n’arrive pas parce qu’ils aiment leur machine, mais ils fantasment ça ».

Après ça on peut toujours finasser sur les dangers ou les avantages du nucléaire. Sauf que l’heure n’est plus à ces querelles byzantines grotesques. « Les ingénieurs estiment qu’il y a un risque d’accident grave sur 100 000 ans, mais sur quoi se basent-ils ? Ils n’ont jamais pris en compte le facteur humain. Ils ont pris des données de pression, de résistance de matériau, de probabilités de pannes, etc., ce calcul, on le mène comme on veut. Ça n’a aucun intérêt. L’important est de savoir si l’on a fait le maximum. Si une centrale pète et qu’on a fait le maximum, personne n’aura dans l’humanité quelque chose à se reprocher. Là on ne peut pas dire qu’on a fait le maximum et c’est ça qui ne va pas », conclue Alain de Halleux.

Ce dernier est l’invité des Rdv de l’Agora. Il répond aux questions d’Olivier Bailly
 
Olivier Bailly : La sûreté en centrale nucléaire est-elle encore une priorité ? C’est la question que vous posez au début de ce documentaire. La réponse, vous allez la chercher du côté des « plus humbles », c’est-à-dire du côté des ouvriers employés par les sous-traitants du nucléaire au prix de leur santé. Est-ce que le tarif à payer pour cette sûreté est la vie de ces travailleurs ?
Alain de Halleux : Si on voulait vraiment mettre la sûreté en numéro un on placerait d’abord la santé humaine. Pendant des années, et encore maintenant, les travailleurs ont aimé et aiment leurs machines. Ça c’est la garantie de notre sûreté. Le problème c’est que les conditions sociales et les conditions de vie de ces travailleurs sont tellement incroyables que fatalement, de plus en plus, tout est fait pour qu’ils n’aiment plus leurs machines. C’est très inquiétant.
 
Et ce n’est pas typique au nucléaire. Si les gens se demandent où en est l’ambiance dans les centrales il suffit qu’ils regardent l’ambiance dans leur propre lieu de travail. C’est généralisé. Sauf que l’enjeu dans le nucléaire est très important. Le problème c’est que le nucléaire nous concerne tous ! Un bon employeur cherche à ce que ses employés s’épanouissent au sein de la société. Parce que, s’épanouissant, ils vont bien faire leur travail. Et si quelqu’un qui commence dans l’entreprise vingt ans plus tard a le même salaire et effectue exactement le même geste on considère qu’il n’est pas un humain, mais un robot.
 
La plupart de ces sociétés disent qu’elles sont socialement responsables et qu’elles tiennent compte de l’environnement, mais comment est-ce possible si l’on ne tient pas compte de l’environnement premier qui est l’intérieur de l’entreprise. Si l’on ne cherche pas l’épanouissement de la personne c’est impossible. C’est illogique.

Donc même leur but de rentabilité ils ne le remplissent pas puisque les centrales sont de plus en plus en arrêt fortuit, qu’elles s’arrêtent pour des petits incidents pas très graves mais qui obligent l’arrêt du réacteur. Si donc leur but est la rentabilité ils s’y prennent très mal parce que c’est de la rentabilité à court terme et le rendement des centrales est occupé à baisser fortement.

Les directeurs de centrales sont changés tous les trois ans - comme les nomades du nucléaire d’ailleurs, mais pour d’autres raisons - afin qu’ils n’accumulent pas de responsabilités. Le problème c’est qu’un directeur qui arrive cherche à avoir le meilleur taux de rentabilité de sa centrale. Parce qu’il y a une espèce de concours entre centrales pour atteindre le meilleur taux de rentabilité. Donc il fait les arrêts de tranche le plus court possible, etc. Le directeur qui arrive après lui doit encaisser tous ces dégâts, essaye de rattraper le taux de rentabilité en pressurisant encore plus les gens, en raccourcissant encore les arrêts de tranche. C’est un cercle vicieux.

OB : Vous évoquez les programmes assurance-qualité, c’est-à-dire que les centrales se défaussent sur les ouvriers sous-traitants en cas de problème
Oui. Dans les années 80 un directeur de centrale était vraiment quelqu’un de responsable qui avait grandi au sein de l’entreprise et qui la connaissait. Actuellement les responsables de centrales sont parachutés d’en haut et n’ont pour seul but que la rentabilité. La pyramide des responsabilités s’est complètement inversée. Avant, plus l’on montait dans la hiérarchie, plus on était responsable, mais après Tchernobyl et Three Mile Island, c’est une lourde responsabilité à assumer.
 
Il y a donc eu tout un système d’inversion des responsabilités qui fait que plus on monte dans la hiérarchie, moins on est responsable et, in fine, celui qui est réellement décideur, l’actionnaire, est complètement anonyme. Donc, au-dessus des responsables, il n’y a plus personne. A la base il y a le travailleur qui n’a plus de parapluie, qui doit finir l’opération qu’il a commencée et qui est tenu pour responsable légalement. C’est comme si à la guerre il n’y avait que les soldats qui étaient responsables et que les généraux n’y étaient pour rien.

OB : Quand les ouvriers signalent un dysfonctionnement ils peuvent aussi se faire virer, c’est ce que vous montrez dans le film
.
AdH : La plupart des gens qui témoignent dans le film ont eu des problèmes pour avoir seulement tiré la sonnette d’alarme. Mais quand quelqu’un joue le grain de sable et signale un dysfonctionnement la centrale peut s’arrêter plusieurs jours, cela coûte extrêmement cher et les actionnaires ne sont pas contents. Alors « le grain de sable » est considéré comme un fouteur de merde et on le licencie fatalement.

OB : Pourquoi le débat sur le nucléaire est-il toujours passionné ?
AdH : Parce qu’il y a un enjeu colossal. Et financier et environnemental. Dès qu’on dit nucléaire tout le monde saute dans sa tranchée et on se retrouve comme en 14 sur des positions immobiles et au milieu, dans le no man’s land, il y a des tas de soldats qui n’ont rien à voir avec tout ça, dont on ne se préoccupe absolument pas, qui vivent dans la boue, au milieu des rats, qui se prennent des rafales de mitraillettes des deux côtés. Et je me demande finalement qui aime réellement le nucléaire ?
 
Les gens qui bénéficient de ses avantages ne l’aiment pas puisque qu’ils ne cherchent pas à le comprendre et ne respectent pas les travailleurs. Les anti-nucléaires ne l’aiment pas pour des raisons absolument différentes. Ceux qui aiment réellement la machine sont les travailleurs, mais tout est fait pour qu’on les dégoûte. La situation est explosive.



OB : Le problème c’est qu’on ne peut pas se débarrasser du nucléaire...
AdH : Cette question il ne faut même pas l’évoquer. Le nucléaire est là et il faut s’arranger pour qu’il fonctionne au mieux et, pour l’instant, on ne s’en donne pas toutes les chances. Ça, c’est un point de vue de citoyen. Mais d’un point de vue humain, et de justice, c’est inadmissible que nous allumions notre lumière sans même songer un instant que des gens produisent de la radioactivité pour créer cette lumière. Pourquoi les entreprises d’électricité ne mettent pas en avant ces travailleurs ? Pourquoi n’en sont-ils pas fiers ? La centrale n’est pas hors le monde, mais dedans. Il y a vraiment une nécessité à ouvrir les portes. C’est la responsabilité des entreprises et la nôtre également.

OB : Dans votre film on voit une militante qu’on imagine avoir combattu le nucléaire dans les années 70 et qui milite aujourd’hui pour la défense des ouvriers qui travaillent dans le nucléaire. Un parcours emblématique, selon vous ?
AdH : Oui c’est aussi le parcours que provoque le film, maintenant, chez les spectateurs. C’est-à-dire que les anti-nucléaires et les travailleurs et certains citoyens se mettent à défendre les travailleurs. Et ce n’est pas l’industrie du nucléaire qui les aide. On en arrive à un point où les anti-nucléaires défendent les travailleurs du nucléaire. C’est par ce biais que ça peut changer

OB : Est-ce que le passage du public au privé avive le danger dans les centrales ?
AdH : A partir du moment où le but d’une centrale n’est plus de fabriquer de l’électricité, mais de rapporter énormément d’argent - si Suez a racheté ElectraBel en Belgique c’est parce que ça représente une manne incroyable - fatalement les choses changent, donc la libéralisation des marchés entraîne un changement de sens dans le travail.

OB : L’accident de Tchernobyl s’est pourtant produit dans une économie de type planifiée…
AdH : Vous avez raison. Que l’on soit dans un système nationalisé ou privatisé cela peut revenir au même. Mais si l’on analyse la situation, notre système capitaliste à outrance fait qu’on se retrouve dans une conjoncture extrêmement semblable à celle de Tchernobyl. En URSS on était dans un système où la responsabilité s’était complètement diluée dans la bureaucratie. Chez nous elle se dilue dans la recherche du profit et de l’anonymat des actionnaires.
 
Dans les deux cas on frise la crise financière parce qu’avant Tchernobyl, à cause des Américains qui avaient baissé le prix du pétrole, l’URSS n’avait plus de rentrées économiques, ce qui a causé une instabilité. On est exactement dans le même cas aujourd’hui. C’est vrai, ce n’est pas nécessairement le système capitaliste en soi qui est un problème, mais je pense que les choses peuvent changer si les citoyens prennent conscience des enjeux et que les responsables reprennent vraiment leur responsabilité.

OB : Est-ce qu’on peut imaginer un jour des centrales sans humains ?
AdH : Non. L’humain est très important. Il faut perpétuellement interpréter. Naguère il y avait de l’interprétation, il y avait de l’échange dans le travail. On parlait en terme de qualité. Actuellement on demande aux travailleurs de remplir des cases avec des 1 et des 0 et on les empêche finalement de négocier entre eux, de parler de qualité du travail. On a remplacé la maîtrise par le contrôle. La maîtrise cela veut dire que l’on crée une situation où les choses peuvent se développer naturellement dans un cadre et où il y a une possibilité de transmission du travail. Le contrôle met des normes, mais rien ne garantit qu’elles soient respectées, rien ne garantit que les procédures soient suivies et d’ailleurs les travailleurs disent qu’il est impossible de les suivre.
 
Si on les suivait toutes ça serait comme faire une grève du zèle, la centrale ne tournerait pas. Le travailleur est dans une double injonction. D’un côté il a peur de perdre son boulot et de l’autre il a peur de faire quelque chose qui ne serait pas bien pour la sûreté et donc pour sa famille qui habite dans l’environnement de la centrale. Quoi qu’il fasse il a tort. Donc quand quelqu’un dérange on peut toujours trouver une bonne raison de lui mettre la pression. Une des pressions possibles c’est de le déménager d’une centrale à l’autre, de l’éloigner de sa famille. Ou alors de dire à son employeur qu’il est un élément dérangeant et par conséquent l’interdire de site.

OB : Vous affirmez dans votre film que si un accident grave survenait dans la centrale de Cruas, tout le sud-est de la France serait touché et qu’on ne pourrait pas évacuer. Sur quoi vous basez-vous ?
AdH : C’est valable partout. En Belgique, il y a la centrale de Doel proche du port d’Anvers, le deuxième port européen, et près d’une ville de 750 000 habitants où perpétuellement le périphérique est bloqué par les camions qui se rendent au port. Vous êtes ministre de l’intérieur et moi je suis responsable radio-protection de la centrale. Je vous appelle pour vous informer qu’il y a un grave problème sur la centrale qui dégage de la radioactivité. Vous allez me demander si ça se voit, s’il y a de la fumée. Parce que comment imaginer un seul instant pouvoir évacuer une ville de 750 000 habitants et d’abandonner soudainement toutes les usines pétrochimiques ?
 
Donc vous allez évaluer que le risque d’évacuer une ville est plus grand que celui d’avoir un certain nombre de cancers dans X années. On est face à quelque chose de terrible dont on n’a pas conscience. Si une centrale pète en France toute l’économie française est finie. Le nucléaire est l’une des industries les plus fortes, mais ça bousillerait de facto l’industrie du tourisme. Sans compter qu’il faudrait mettre à l’arrêt les autres centrales pour comprendre quel était le problème. Résultat : l’économie française s’écroule du jour au lendemain. Si on prend conscience de ça on chouchoute les gars qui travaillent à l’intérieur. C’est logique !

OB : Ce film a déjà été montré plusieurs fois lors de séances publiques. Quel est son impact ?

AdH : Les débats sont incroyables. On ne parle ni de CO2 ni de déchets nucléaires, mais de la responsabilité, de notre système socio-économique, de notre impuissance à agir sur le monde. Pourtant on réfléchit quand même à des solutions. On s’interroge sur l’avenir, sur la place de l’humain et du travail dans un système qui nous dépasse tous. C’est passionnant. C’était mon rêve que l’on s’intéresse non pas à développer des positions idéologiques, mais à affronter la réalité et à agir dessus. Le nucléaire est une zone de non-droit.
 
Le président français qui replacera l’homme au centre du nucléaire et qui considérera vraiment les enjeux pour sa propre population sera le président français le plus important de l’histoire. Je le dis sérieusement. Sinon il risque d’être pris pour celui qui aura vraiment été le responsable in fine d’une situation qui risque d’arriver.

Crédit image : astrosurf

 

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65 réactions à cet article    


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 12 mai 2009 11:15

    Ca fait froid dans le dos.

    « Leur maintenance est assurée par des ouvriers qui travaillent pour des sous-traitants. » La sous-traitance devrait être interdite. Elle fausse le jeu de la concurrence. Si vous mentez pour obtenir le contrat peu vous importe puisque de toutes façons vous confierez le travail à d’autres. On pourrait penser qu’à part le président, nous sommes tous des sou-traitants, mais c’est encore pire puisque lui-même est sous-traitant des actionnaires. C’est le même cas pour la pandémie, il conviendrait de fermer tous les aéroports avant que chacun ne diffuse le virus de par le monde..

    Flux tendu, quand tu nous tient à la gorge !




    • JL JL 13 mai 2009 11:18

      La sous-traitance est la règle en Libéralie. Mais la sous-traitance dans les domaines stratégiques comme le nucléaire c’est de l’ultra libéralisme. Oui peut-être, à une économie de marché, non à la société de marché. Si l’on n’a pas les moyens de faire du nucléaire propres et fiable, alors il ne faut pas faire de nucléaire.


    • krolik krolik 13 mai 2009 12:25

      @JL
      A ma conaissance toutes les centrales exploitées aux USA, c’est àdire près de deux fois plus nombreuses qu’en France sont exploitées par des sociétés privées.
      Ils ont eu l’accident de TMI qui n’a eu aucun impact sur l’extérieur (et maintenant nettoyée se visite..) mais ça ne fond pas tous les jours.
      Il n’y a que les Soviets qui étaient capables de mettre un réacteur sur la pelouse avec des centaines de tonnes de charbon dedans pour que ça brûle mieux !!

      L’émission d’ARTE de ce point de vue de la comparaison entre la centrale de Forsmark et Tchernobyl est une escroquerie manipulatrice pure et simple.

      Que le coeur d’un réacteur « occidental » fonde c’est une possibilité envisagée avec une probabilité faible, mais non nulle. Si elle se produit ce sera du même type que TMI, ce sera du même type que la fusion des combustibles de St Laurent A2.. C’est à dire rien sur l’extérieur ;
      Dans le même style de fuion, il y a eu un petit réacteur expréimental qui a fondu en Suisse, il y a eu le surgénérateur Enrico Fermi qui a fondu aux USA. Et toujours rien sur l’extérieur

      Mais ARTE bloque constamment les droits de réponse (il y avait déjà eu récemment « Inexorable ») , comme FR3 (la France contaminée d’Elise Lucet en Février dernier) d’ailleurs pour leurs émissions du même niveau basique antinucléaire à mettre la frousse incidieusement et constamment dans l’esprit des gens. Une piqure de rappel tout les deux ou trois mois.
      C’est vraiment la grande honte.

      @+


    • Efèl 13 mai 2009 21:34

      @ krolik
      Il se trouve que même si le risque est faible pour les centrales « occidentales »... il existe néanmoins. Pourquoi aucun assureur n’accepte de prendre ce risque ? Peut-être parce qu’il n’est pas si faible qu’« on » le croit.

      L’accident de Forsmark a été classé niveau 2 mais l’écart entre niveau 2 et niveau 6 (voir 7) n’était ici que de quelques minutes (voir quelques secondes). Il faudra peut-être revoir l’échelle INES (échelle de classement des incidents) pour plus de clarté.

      Combien d’« Occidentaux  » seront prêts à se sacrifier comme les liquidateurs « Soviets » l’ont fait ? Vous peut-être ? Non ! Ce serait même ces nomades du nucléaire sous-payés qui seront sans doute les premiers à se présenter, héros qu’ils sont en sacrifiant leur santé sur l’autel du business nucléaire.


    • krolik krolik 14 mai 2009 00:02

      @Efél
      Le nombre d’accidents « manqués » !! Le nombre de fois ou un poids lourd de 30 tonnes est passé à moins d’un mètre de moi à 50km/h !! Et le nombre de fois où j’ai failli ainsi être réduit en bouillie.

      La fusion du coeur , à St Laurent A2 cela a été un niveau 4.
      Vous voulez changer l’échelle, histoire d’avoir le bonheur d’un « coup de sang » bienfaiteur ?

      Forsmark est passé à 7 minutes du début de l’accident, mais l aurait encore fallu 10 minutes de plus pour que les GV soient vidés, ensuite déjauger le réacteur pour 15 minutes si pas de réaction du personnel.
      Il y a tout de même des « souplesses » dans le temps du fait des grandes masses et des grandes inerties. Une centrale nucléaire n’est pas un explosif, c’est seulement un truc qui chauffe, et qui chauffe tant qu’on n’arrive pas à le refroidir.
      A Tchernobyl l leur a manqué une dizaine de secondes..

      Quant à Tchernobyl, cela a été un problème soviétique à son origine et dans son traitement.
      Mon amie Galia Ackerman, traductrice de la fameuse « supplication » insiste sur le fait que la « liquidation » insiste sur le fait que le traitement sens être curatif de Tchernobyl a été le « dernier grand chantier » de l’URSS. Je ne suis pas d’accord avec elle quelquefois, mais avec cette position je suis bien d’accord. Des grands chantiers inutiles comme le canal de la Mer Blanche, le détournement des fleuves de la Mer d’Aral.
      Il fallait que des hommes se sacrifient au profit de l’intérêt général, et après le sacrifice ultime ce serait le bonheur pour tout le monde, et le bonheur n’est jamais arrivé..
       Formés dans cette culture, ils y sont allés.
      Récupérer des morceaux de graphite sur la centrale est-ce que cela avait vraiment une urgence ?
      Etouffer le réacteur en bombardant avec du sable oui certainement, (mais il faut voir encore comment cela a été appliqué avec des « bombardements » jusqu à trois km du coeur en fusion !!!
      Mais faire le « chat de gouttières » dans les quelques jours à suivre ? Pour pouvoir présenter quelque chose de « plus propre » aux futurs visiteurs ??? L’importance de l’apparence dans le système coco qui relevait un peu des villages Potemkine de Catherine II.
      Les éléments les plus radioactifs, par règle physique simple décroissent le plus rapidement. Lorsque le nuage est arrivé en France, en six jours, son activité avait déjà baissé de 50 000fois...
      Des soviétiques sont morts pour rien, mais ça c’est habituel. dans cette culture. Je le déplore, mais je n’y peux rien.
      Et puis, pour un réacteur Occidental, avec enceinte de confinement, qu’est-ce que vous voulez aller chercher ? Le fameux graphite il n’y en a pas..
      Pour TMI qui a bien fondu, la cuve n’a pas été percée..
      Alors vous pouvez toujours vous poser des questions imaginaires et superfétatoire.
      Tremblez, voyons, apparemment vois aimez trembler.

      @+


    • Linz 14 mai 2009 18:43

      « TMI , ZERO REJET » QU’IL DISAIT KROLIK

       

      Il faut un culot d’acier pour soutenir, comme le fait M. K à plusieurs reprises dans ce débat, cette imposture : à savoir TMI, zéro rejet.

      Il existe entre autres preuves, un document qui établit la réalité des rejets radioactifs provoqués et d’autres involontaires lors de la « crise » de TMI. C’est la transcription H53 des entretiens des membres de la NRC(l’équivalente de notre ASN autorité de sûreté nucléaire) chargés de la gestion brûlante de cette crise (Traduction due à EDF)

      On exhibe ci-après quelques passages démontrant l’inanité de l’argumentation de M.K ;

      Denton, Hendric, Gilinsky, Gossik sont des membres de la NRC qui se trouvaient aux prises avec le réacteur accidenté.

       

      Gossik (Chef des opérations) : « … , la situation est en train de se dégrader ici, pour ce qui est des dégagements radioactifs …., le chef de la centrale dit qu’il y a une émission incontrôlée d’effluents qui pourraient donner jusqu’à 1200 millirems/heure »

       

      Denton « …, ils en sont à 63 Curies/sec, ce qui nous amènerait à quelque chose comme 1200 millirems/heure. » « Il est très difficile de savoir quelle quantité d’eau a véritablement été rejetée ou quelle était la radioactivité »

       

      Hendric : « …., en guise de bouffée, c’est un panache long qui se profile. Savez vous oû il se trouve maintenant ? C’est-à-dire si nous allons suggérer au Gouverneur de faire évacuer les lieux dans cette direction, à 8 Km, est ce que cela doit se faire après le passage du nuage ? »

       

      Denton : « oui je pense que l’important en matière d’évacuation de population pour devancer le panache serait de s’y mettre au lieu de rester içi à attendre la mort. Même si nous ne pouvons minimiser la dose de rayonnement par individu, il y a peut être encore une chance de limiter la dose pour la population globale  »

       

      Gilinski : « Doit on estimer qu’il faille continuer de procéder à des relâchements répétés, maintenant encore ?  »

       

      Gossic : « Dites aux moyens d’information qu’il y a eu une émission incontrolée de matières radioactives tôt dans la matinée »

       

      Arrêtons là la démonstration !

      Etonnant tout de même tous ces gens qui parlent de rejets de TMI comme s’ils avaient existés alors que M. K lui n’avait rien constaté ! Toujours des problèmes existentiels lorsqu’il s’agit de nuages radioactifs !

       

      Quoi qu’il en soit, les intervenants dans les débats sur le nucléaire dans AGORAVOX sont en mesure d’évaluer le sérieux (restons corrects) de la prose proliférante de M.K .

       

       


    • Linz 14 mai 2009 20:00

       Il y a eu une fausse manip (copier-coller) de ma part ; je recommence !

      TMI Zéro Rejet , qu’il disait Krolik

      Il faut un culot d’acier pour soutenir,comme le fait M.K dans ce débat une pareille imposture à savoir : TMI aucun rejet !

      Il existe entre autres preuves un document qui établit la réalité des rejets radioactifs provoqués ou non lors de la crise de TMI ; c’est la transcription H53 des entretiens des membres de la NRC (l’équivalent de notre ASN autorité de sûreté nucléaire) chargés de la gestion brûlante de cet accident. (Traduction due à EDF) 

      On exhibe ci-après quelques passages des échanges des membres de la NRC qui démontrent l’inanité des affirmations de M. K.

      Denton, Hendric, Gilinski, Gossic sont les acteurs de la NRCaux prises avec le réacteur accidenté.
      Gossic (Chef des opérations) : « ..., la situation est en train de se dégrader içi, pour ce qui est des dégagements radioactifs ..., le Chef de la centrale dit qu’il y a une émission incontrolée d’effluents qui pourraient donner jusqu’à 1200 millirems/heure »

      Denton : « Ils en sont à 63 Curies/sec, ce qui nous aménerait à quelque chose comme 1200 millirems/heure. » et « Il est très difficile de savoir quelle quantité d’eau a véritablement été rejetée ou quelle était la radioactivité »

      Hendric : « ...., en guise de bouffée , c’est un panache long qui se profile. Savez vous oû il se trouve maintenant ? C’est à dire si nous allons suggérer au Gouverneur de faire évacuer les lieux dans cette direction à 8 Km, est ce que celà doit se faire après le passage du nuage ? »

      Denton : « Oui je pense que l’important en matière d’évacuation de population pour devancer le panache serait de s’y mettre au lieu de rester içi à attendre la mort. Même si nous ne pouvons pas minimiser la dose par individu, il y a peut etre encore une chance de limiter la dose pour la population globale. »

      Gilinski : « Doit on estimer qu’il faille continuer de procéder à des relachements répétés maintenant encore . »

      Gossic : « Dites aux moyens d’information qu’il y a une émission incontrolée de matières radioactives tôt dans la matinée »

      Arretons la démonstration ! Etonnant tout de même tous ces gens qui parlent de rejets de TMI comme s’ils avaient existé alors que M.K lui, n’avait rien constaté !! Toujours des problèmes existentiels lorsqu’il s’agit de nuage radioactif !

      Quoi qu’il en soit, les intervenants dans les débats sur la question nucléaire dans AGORAVOX sont en mesure de se faire une idée concernant le sérieux (restons mesurés) de la prose proliférente de M.K !!!
       


    • pissefroid pissefroid 12 mai 2009 12:01

      Faire appel à la sous-traitance pour maintenir les centrales électronucléaires est la principale faiblesse du système.
      Tout simplement parce que ces travailleurs n’ont aucune garantie de l’emploi.
      Ce qui me rassurerait c’est que ce personnel soit fonctionnarisé.
      Je peux toujours rêver !


      • goc goc 12 mai 2009 12:38

        il semble bien que le problème n’est pas tant celui du nucleaire, mais bien celui de la sous-traitance.

        Les faits evoqués peuvent aussi bien se reproduire dans la petro-chimie, dans l’automobile, dans l’informatique

        Le principe est toujours le meme, « on » est donneur d’ordre dans une grosse boite, « on » cree une petite boite avec deux/trois copains, et on sous-traite le boulot dans la nouvelle boite. Tous les avantages : on supprime des emplois tres chers ( à cause des avantages sociaux), on n’a plus les contraintes syndicales, ni celles de la securité. On peut rompre le contrat quand on veut . Dans la petite boite, on embauche le minimum (admistratif le plus souvent) et on prend de l’interim, voir pire, on sous-traite a une boite encore plus « floue ».

        et apres on s’etonne des catas


        • homosapiens homosapiens 12 mai 2009 23:55

          faut vraiment être un gros con primaire anti nucléaire pour croire à ce genre
          de docu à la noix.
          Tchernobyl n’a rien à voir avec les réacteurs franciais ni le système qui
          a conduit à l’accident russe.
          Les intérimaires sont presque interdit dans tout le parc nucléaire francais.
          Ils sont intérdit de zone rouge et ne risquent pas de pointer leurs fesses
          dans les endroits susceptible de dépasser l« équivalent de l’ingestion de 4 ou 5 douzaines d »huitres...c’est pour dire si la limite est faible.
          C’est interdit par EDF, interdit par le code du travail, c’est controle par différentes instances dont le CEFRI, recontrolé par la médecine du travail..
          C’est à peine si un intérimaire a le droit de pisser sur le parking d’une centrale nucléaire sans déclencher une alerte maximum des autorités.
          alors ce reportage à la noix n’est qu’une naisierie de plus pitoyable.
          C’est pas la première fois sur Arte qu’un docu fiction ou une « romance » traite du nucléaire.
          L’allemagne qui se targue de son « nuklear nein danke » pollue à outrance encore à coup de charbon, non seulement il est facile de dire n’importe quoi sur un sujet complexe comme le nucléaire mais il est encore plus dégueulasse de le faire passer pour le pire alors qu’il est justement le moins polluant pour la planete.
          Qui parmi vous a vraiement cherché le vrai impact des éoliennes, du solaire et de ces autres conneries qui enrichissent des industriels en polluant 100 fois plus sous la benédiction articificielle de pseudo écolos complices ou carrément cons ?
          Vous savez vous combien de tonnes de béton il faut placer pour que ces connes d’éoliennes à moitiée en panne tiennent debout ?
          et combien savent que certaines sont aidée de moteur à fioul pour au moins se lancer ?
          et ceci et cela, y’en a pas 1/1000 qui savent mais qui insistent toujours pour dire tout et ’nimporte quoi.
          On nous fait chier avec des ampoules basses consommations qui en font rien sinon renouveller l’industrie des ampoules...qu’est ce qu’on s’en branle...même si on avait tous ces ampoules à la con ca ne ferait à peine l’écononmie d’un réacteur parmi 57, et ces memes abrutis qui achétent ces ampoules continuent de faire des kilométres tous les jours pour aller à leur boulot, faire des courses, aller au concert, ici et là pour rien, par confort, tout en poluant définitivement la planéte....
          Et tout ces emballages de produits que tout le monde achete, dont le contenu est 1/3 vide la plupart du temps, quand c’est pas les 3/4 ou consituté du flotte.. tout ce merdier de vide à emballer, décorer, transporter ca dérange personne.... ben non on dirait.
          Avant de vous jeter comme des cons sur le nucléaire dont vous ne connaissez rien, feriez mieux de regarder comme tant d’autres industriels se foutent de vous, poluent 10000 fois plus avec vos sous et avec des dégats 1000 fois pire que tout accident nucléaire.
          Bande de niais, autour de tchernobyl c’est si dangereux qu’on parle d’en faire une réserve naturelle tellement l’absence de l’homme (trop con et peureux) a fait revenir des espèces animales qui vont trés bien et vous emmerde. Tant mieux pour elles.
          Arte peut être une chaine intéréssante trés souvent mais dés que c’est nucléaire
          on a droit à de stérétypes pourris, malveillants....ceux qui y travaillent le savent.

          PS le nouveau format d’agoravox est à chier, c’est un miracle quand on arrive à écrire quelque chose sans que ca merde, franchement ca avait l’air moins commercial avant...
          encore leur fringale de modernité à la con.

          Salut à ceux qui ont compris que c« était de la daube, merde à l’auteur de l’article et merci à ceux qui auraient compris que c »étaient encore du pipo.

          vivement qu’on arréte de prendre les gens pour des cons, il y ’a presque 1 000 000 de personnes qui bossent dans cette activité ét qui savent que c’’est complètement bidon ce reportage.


        • krolik krolik 13 mai 2009 00:18

          @Homosapiens.
          Vous allez vous faire traîter d’immonde personnage, c’est ce qui vient de m’arriver.

          Pour ceux qui ont du temps de libre , je vous signale que je fais une conférence de deux heures dans l’amphi de la Mairie d’Argenteuil, sur le thème : Accidents nucléaires et Tchernobyl, qui sera retroussé dans tous les sens.
          S’il y en a que cela peut amuser..
          @+


        • ZEN ZEN 13 mai 2009 09:17

          Homo sapiens ou homo demens ?


        • Marianne Marianne 13 mai 2009 21:21

          « faut vraiment être un gros con primaire ... »

          A ce stade, j’ai cessé de vous lire.


        • goc goc 14 mai 2009 02:10

          @marianne

          +1, moi pareil

          visiblement cet individu n’a jamais mis les pieds dans une centrale nucleaire en dehors des visites de touristes.

          que Arte ai fait un docu a charge et peu objectif, n’est pas nouveau, il nous a deja fait le coup avec d’autres sujets traité avec la meme subjectivité quand ce n’est pas de la pure propagande (comme le 11/09 ou le sionnisme).

          Mais de la a ce que le neanderthalien insulte ceux qui ne « pensent » pas comme lui, cela ne demontre qu’une seule chose, c’est son obscurantisme lié a une incapacité certaine à reflechir ne vaut guere mieux que l’alignement quasi-stalinien d’arte.


        • rastapopulo rastapopulo 13 avril 2010 01:49

          Il y a comme même de quoi devenir dingue avec la version de l’écologie actuelle que je qualifie d’anglo-saxonne parce fondamentalement anti-technologie et anti-souveraineté (du vrai impérialisme pure jus).

          Que ce soit les ampoule basse conso qui désharmonise l’électricité (à charge du fournisseur de s’équiper en machine qui alourdisse la facture pour avoir l’illusion), le recours aux pseudo-renouvelables pour doubler un réseau déja auto-suffisant (vaut mieux en rire que en pleurer), l’abandon de la transmutation des déchets nucléaire pendant 10 ans à cause des anti-nuc qui voulait empêché tout investissements (au grand plaisir des fournisseur d’élec qui enfouisse moins cher),...

          Franchement les fournisseur privées d’électricité vous disent merci ! Avant il y a avait la pression à la baisse des tarifs mais maintenant c’est « champagne ».

          Et comme l’exprimait mal l’interlocuteur précédent, tout ceci sans aucun impact positif sur l’environnement. C’est pas les centrales nucléaires qui rejette moins de radioactif que les centrales à charbon qui sont envahissantes, désolée, mais c’est le reste de notre mode de vie. 


        • manusan 12 mai 2009 12:53

          La soit-disant sous traitance est en fait  : Areva (ex : framatome), Alstom, et bien d’autre encore. Pour avoir bosser dans ces centrales il y a quelques année, je dis heureusement que des professionnels, qu’on appelle sous traitant ou non, soit là, parce que les activités des professionels d’EDF se résume à : CE, médecine du travail, Syndicat .... En fait ce qui fait réellement tourner une centrale c’est le « village entreprise » à coté (environ 30-40 boites sous traitantes spécialisées).

          Qu’on s’inquiéte de la sécurité est une chose, il faut s’en inquiéter, mais l’argument sous-traitance = insécurité met en évidence le manque de connaissance de l’auteur et des journalistes sur la question.


          • goc goc 12 mai 2009 13:05

            moi aussi j’ai travaillé pour des sous-traitants du nucleaire, et de la petro-chimie. En gros je suis d’accord avec vous.

            votre argumentaire tient la route, sauf sur un point, c’est que les sous-traitants ont au dessus d’eux une épée de Damocles. Cette épée, c’est le risque de s’entendre dire « on ne reconduit pas le contrat, parcequ’ona trouvé moins cher ailleurs ». Or vous savez tres bien que pour faire moins cher, il faut rogner dans la qualité du travail, par exemple : soit en prenant des collaborateurs moins bien formé mais moins chers, soit en faisant l’impasse sur la securité, et j’en passe
            Alors le dilem du petit patron est clair : fermer ou faire comme l’autre, et on se retrouve dans la spirale infernale actuelle


          • manusan 12 mai 2009 13:53

            « l’épée de Damoclés » existe bel et bien. Areva ou Alstom n’ont rien de petit patron, mais il existe c’est vrai des boites plus petites.

            Ceci dit, si on veut de la qualité, et là on parle de nucléaire je rappelle, il faut bien y mettre le prix, or ce qui me gène profondément dans l’article c’est le coté « sous-traitant font de la merde ». Non, ces sous traitants sont spécialisés et font un excellent travail à condition qu’on les paye ça va de soit, le problème de fond est politique, puisque le parc nucléaire est tenu financièrement par l’état.


          • ninou ninou 12 mai 2009 22:41

            Vous ignorez sans doute qu’ Areva et Alstom sous-sous traitent !
            D’où la dilution (et la non-gestion !) des responsabilités...


          • Reinette Reinette 12 mai 2009 13:19

            à Olivier Bailly, bonjour

            Article très très intéressant.
            Effectivement les conditions de travail de ces travailleurs du nucléaire doivent nous intéressés TOUS. Merci


            « On est à un moment où il faut dépasser les positions idéologiques et il faut regarder la réalité, explique Alain de Halleux. Beaucoup de responsables du nucléaire ne sont pas au courant de la réalité tangible de ce que vivent les travailleurs  ».

            Si c’est vrai, c’est grave !

            Par ailleurs, je n’ai pas vu dans cet article le mot INTERIMAIRE ? car la sous-traitance, fait appel à des intérimaires, non ? (je vais le relire)

            Connaissant quelqu’un qui travaille dans une centrale, celui-ci m’a dit que les intérimaires étaient mal formés, surtout en ce qui concerne l’hygiène et la sécurité.
            ET que même eux, qui bossent depuis plusieus années, sont quelquefois moins vigilants, quant il s’agit par exemple des mesures à prendre avant de sortir « de l’usine »...

            Combien y a-t-il d’intérimaires travaillant dans ce milieu professionnel ? quelle est la formation prévue pour eux ? etc... etc...

            Sur quels critères sont « choisis » les sous-traitants.

            Le nucléaire, c’est plein de mystère... beaucoup de questions sans réponse.


            • Yannick J. Yannick J. 12 mai 2009 13:47

              Comment dire....

              J’ai récemment été mis de plein pied dans ce bourbier par le biais d’une proche.......
              sans pour autant tout dévoiler, j’ai réellement pris conscience de ce qu’étais la sous traitance dans le nucléaire....
              E-FFA-RANT !!!!!!!!! contrairement à ce que l’on semble penser, les patrons de boites sous-traitantes s’en foutent plein les poches ! Ils se plaignet etc, y compris à leurs employés, mais en réalités, on se rend bien vite compte que c’est eux qui tirent la couette et que ce sont le employés qui trinquent...
              Sinon comment expliquer que beaucoup de ces employés veulent passer du coté des donneurs d’ordres ?
              et je n’aborde pas les questions de négligences d’entretien pour raisons « budgétaires »... surtout pour les démantellements.....

              la grande différenceavec la pétrochimie, c’est que dans ce dernier milieu on paye les sous traitants, et on le paye bien pour être tranquille (quoique de moins en moins)...


              • Marianne Marianne 12 mai 2009 15:29

                « ...la grande différenceavec la pétrochimie, c’est que dans ce dernier milieu on paye les sous traitants, et on le paye bien pour être tranquille (quoique de moins en moins)... »

                Yannick, l’explosion de l’usine AZF à Toulouse cela vous dit quelque chose ?

                Dans les années qui ont précédé l’accident, la direction de l’usine (Total) faisait de plus en plus souvent appel à la soutraitance et à des intérimaires pour travailler sur le site, en raison des « impératifs de gestion » comme d’habitude...

                De là à penser qu’une personne pas ou peu qualifiée a fait une mauvaise manipulation comme déverser un produit sur un autre (de l’amonitrate sur des composants chlorés) alors qu’ils étaient incompatibles, il n’ y a qu’un pas que certaines parties civiles au procès n’ont pas hésité à franchir, pointant ainsi la responsabilité de la direction de l’entreprise dans cette affaire.

                http://www.humanite.fr/2002-06-07_Societe_-L-explosion-de-l-usine-AZF-etait-accidentelle





              • Pyrathome pyralene 12 mai 2009 13:59

                Le nucléaire est une erreur sur toute la ligne......une ineptie !!! qu’on finira de toutes manières par payer très cher....


                • rastapopulo rastapopulo 13 avril 2010 02:01


                  Plus tard, les peuple rigoleront bien de nous pour avoir doubler un réseaux auto-suffisant.

                  Ailleurs l’éolien et le photovoltaïque sont nécessaire parce que non connecté à un réseau préexistant !

                  Nier le bonheur que cette énergie à procurer et la chance, une nouvelle fois offerte par la technologie de défier l’impérialisme anglo-saxon (ce qui est le cadet de vos soucis).

                  Vous suivez mot-à-mot l’écologie des financiers mondialistes qui veulent un retour à la féodalite, BRAVO. 


                • Reinette Reinette 12 mai 2009 17:27


                  Témoignages des habitants, donc aussi salariés d’AREVA Flamanville (La Hague)(à la fin les déclarations de l’élu du coin sont très intéressantes « jusque-là tout va bien... »)



                  http://videos.sortirdunucleaire.org/spip.php?article132


                  • Reinette Reinette 12 mai 2009 17:32
                    Mesures de radioactivité : les laboratoires d’eDF défaillants
                    mercredi 14 janvier 2009
                    Le 16 décembre 2008, l’Autorité de sûreté nucléaire a suspendu ou refusé la plupart des agréments de (...) > suite

                    • Pyrathome pyralene 12 mai 2009 21:21

                      pas défaillant !! ils mentent ,c’est tout !!!.....depuis trop longtemps !!


                    • krolik krolik 12 mai 2009 19:54

                      Dans les contrôles de radioprotection, en 2001 il y avait eu 500 types qui s’étaient pris plus de 20mSv sur leur année de maintenance.
                      En 2008 il n’y en a pas eu un seul qui ait dépassé ce seuil..
                      Les robots de mise en place des « araignées » de contrôle des tubes de générateurs de vapeur ont été mis en place.. Rentrer par le trou d’homme dans une boite à eau de générateur de vapeur ce n’était pas triste. Ca se fait de moins en moins...
                      ll y a des améliorations notables dans la protection des travailleurs de maintenance.

                      Au passage je vous signale que fin avril dernier sur le site EDF de Gennevilliers où il y a une turbine à combustion, il y a eu un accident qui a fait un mort. C’était un électricien « ordinaire », personne n’en a parlé sur AV. le même accident se serait produit sur une centrale nucléaire (explosion d’un transfo) on en parlerait chaque jour pour les 20 ans à venir...
                      Encore du cirque antinucléaire habituel de l’auteur et d’ARTE...
                      Pleurons, pleurons sur le sort des gens qui travaillent.

                      @+


                      • Pyrathome pyralene 12 mai 2009 21:10

                        vous êtes un immonde personnage de cauchemar krolik......


                      • rastapopulo rastapopulo 13 avril 2010 02:06

                        ben voyons quand ça correspond pas au schéma de la propagande anglo-saxonne c’est immonde.


                      • krolik krolik 12 mai 2009 20:16

                        L’auteur du documentaire parle d’un nuage possible sensément radioactif du côté de Cruas ou de Doel.
                        Il a été en contact avec des travailleurs qui sont sensés connaitre le fonctionnement dune centrale et ses sécurités.
                        Il aurait pu nous expliquer comment, avec un coeur en fusion , un nuage pouvait passer le filtre à sable ? Comment le nuage pouvait passer l’enceinte de confinement.
                        On aimerait savoir !
                        A TMI il n’y avait pas de filtre à sable et les retombées sur l’extérieur ont été nulles.
                        Lorsque St Laurent A2 a fondu partiellement, il n’y pas eu de nuage sur l’extérieur. Et qui se souvient de l’accident de fusion partielle du coeur de St Laurent ???
                        Alors on aimerait connaître :
                        - comment se forme le nuage ?
                        - comment le nuage s’échappe ???
                        Le reste c’est du pipo antinucléaire basique qui reste dans le long gémissement continuel.

                        @+


                        • Pyrathome pyralene 12 mai 2009 21:08

                          Il eût été étonnant que vous n’interveniez pas.....le zorro du nucléaire arrive toujours à temps pour vomir sa propagande ,c’est areva qui vous sponsorise ??....votre nucléaire est une hérésie qu’on finira tous par payer chèrement et même très chèrement...quoique vous en disiez,vous vous en morderez les doigts tôt ou tard,les lobbyes n’ont aucune éthique et vous non plus,cessez de vous appuyez sur des technologies qu’on maitrise à peine ....20 millions de tonnes de déchets en 2020,qu’est-ce qu’on en fera ?? on les enterrera en Afrique ?? ou dans un autre endroit où les gens sont peu regardant et surtout ignorant ??.....le nucléaire est une absurdité sans borne et avec un faible rendement,un gaspillage sans nom et un crime contre l’humanité,ça fait quoi d’être complice de cette gabegie ???.................


                        • finael finael 23 mai 2009 11:55

                          JE me souviens très bien de l’accident de St Laurent 2.

                          Ceci dit, l’un de mes meilleurs amis travaille depuis bientôt 20 ans à la maintenance de centrales nucléaires ... je ne l’ai jamais entendu parler d’esclavage ! (et il n’éclaire pas tout seul la nuit).

                          Quant aux déplacements continuels, aux séjours dans des hôtels de banlieues industrielles, à limpossibilité de n’avoir ne serait-ce qu’une vie de couple ... ne parlons pas de famille, je l’ai vécu 30 ans durant, et je travaille dans un tout autre domaine !


                        • Thierry LEITZ 12 mai 2009 23:12

                          Nous sommes devenus dépendants d’une technologie qu’on a toujours présenté comme la clé de notre indépendance : quel paradoxe !

                          Mêlant indépendance stratégique avec la bombe, et énergétique avec une électricité produite sans pétrole, la promotion gouvernementale n’a pas faibli depuis les années 60-70 pour vanter le miracle nucléaire.

                          Il est vrai que 85% de nos Kwh sont issu d’une fission contrôlée au coeur de nos 58 réacteurs français, avec une déperdition thermique impressionnante, mais c’est un autre débat.

                          L’enjeu de son bon contrôle est énorme comme l’a bien rappelé l’article avec des conséquences « explosives » au plan économique d’un accident majeur en France.

                          Les soutiers de l’atome sont les vrais héros du nucléaire : ils méritent plus de salaire, plus d’avantages de vie en raison des risques et de l’enjeu de leur compétence. Que des patrons éloignés (sous-traitants), des fonctionnaires privilégiés (salaires, bureau climatisé, retraite et stabilité) et des actionnaires anonymes s’enrichissent de cet état de chose est une injustice de plus à inscrire dans la liste ce celles qui gangrènent nos sociétés axées sur le profit.

                          La production et la distribution d’énergie devrait rester un monopole d’état géré dans le seul souci de l’intérêt général, sans être parasité par la distribution de dividendes à des rentiers oisifs et méprisants.

                          Très bon article qui mériterait de passer aux actus, bien plus que cette foutue grippe « A », comme abrutissement des masses apeurées.



                            • Reinette Reinette 12 mai 2009 23:36
                              lundi 28 avril 2008 Seuils de radiation

                              Le nucléaire, une problématique d’actualité. [djano/fotolia]

                              Une étude allemande fait grand bruit dans le monde du nucléaire. Explications.

                              Les enfants de moins de 5 ans vivant à 5 km d’une centrale nucléaire ont 2,2 fois plus de leucémie que la moyenne nationale.

                              Cette étude remet en question les « seuils admissibles » de radiation, qui ne sont pourtant que très faiblement plus élevés à proximité des centrales nucléaires que la radiation naturelle.

                              Ceci en marge de l’exposition temporaire sur le nucléaire intitulée IN-SECURITY et visible au Musée International de la Croix-Rouge à Genève et du 22ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, qui a eu lieu le 26 avril 1986.

                              Avec Michel Fernex, Professeur Emérite de la Faculté de Médecine de l’Université de Bâle, ancien membre des Comités Directeurs pour la Malaria et les Filarioses à l’OMS, ainsi que Vassili Nesterenko, Directeur de l’Institut Indépendant Biélorusse de Protection Radiologique. Il travaille principalement sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl.

                              http://www.rsr.ch/la-1ere/impatience/selectedDate/28/4/2008



                                • krolik krolik 12 mai 2009 23:53

                                  @Reinette,
                                  Le Pr Fernex est effictivement spécialiste en maladies tropicales. Quelle est sa compétence en radio-protection, son expérience.. ??!
                                  Trouvez moi s.v.p. en ex-patron d’un service de nucléaire médical ayant eu à traiter une petite cohorte de deux milles malades pendant 5 ans.. par exemple.. Trouvez m’en un.. Rien qu’un..
                                  D’autre part il faut parler de « feu Nesterenko » puisqu’il n’a pas survécu à une opération en Août dernier. C’était un spécialiste des petits réacteurs transportables destinés à fournir de l’énergie pour faire démarrer les missiles balistiques balladeurs sur trains, Les Soviets avaient une dizaine de trains comme cela.. Maintenant sa compétence en radioprotection ??!!
                                  @+

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