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Accueil du site > RDV de l’Agora > Joseph Stiglitz : une autre mondialisation est possible

Joseph Stiglitz : une autre mondialisation est possible

Les Rdv de l’Agora invitent Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie.

Faut-il avoir peur de la mondialisation ? C’est la question que posent Joseph Stiglitz et Jacques Sarasin dans Le monde selon Stiglitz, diffusé mardi soir 10 mars à 22h30 sur Arte (le dvd paraît le jour même chez Arte éditions et contient en bonus un dialogue entre Jean Pisani-Ferry, économiste, et Joseph Stiglitz).

Dans Le monde selon Stiglitz le prix Nobel d’économie et le cinéaste tentent une exploration mitigée de la mondialisation en en présentant des aspects positifs (la Chine ou le Botswana) et négatifs avec la ville de Gary (Indiana), l’Inde, l’Equateur ou encore et toujours le Botswana, tant il est vrai que ce pays connaît la mondialisation sous ces deux aspects.

« Ce qu’on s’est dit au moment de l’écriture, explique Joseph Stiglitz que nous avons rencontré en janvier dernier, au moment de la présentation de ce documentaire, c’est que pas mal de films mettent en lumière les aspects négatifs de la mondialisation. Il y a aussi quelques organes de presse et autres qui au contraire en présentent les aspects glorieux (il suffit de lire le Financial Times pour s’en convaincre). Nous avons souhaité être un peu plus équilibré ».

La première scène du Monde selon Stiglitz, passionnant documentaire de Jacques Sarasin, est plus explicite qu’un long discours. On y voit un homme descendre du train. Sa valise à roulettes à la main, l’homme parcourt les rues d’une ville qui semble dévastée. Une ville fantôme.

A l’image de Flint, la ville de General Motors qu’a filmée Michael Moore, Gary (Indiana), n’est plus que l’ombre d’elle-même. Cette cité de la banlieue de Chicago est célèbre pour avoir vu naître Michael Jackson. Elle l’était aussi de façon beaucoup moins anecdotique parce qu’elle fut la capitale mondiale de l’acier. Aujourd’hui, les seules aciéries encore en activité ont été rachetées par Lakshmi Mittal, l’industriel indien. Sans Mittal Gary serait complètement morte. En une séquence, nous voilà plongé au cœur de la mondialisation.

L’homme qui descend du train avec sa valise à roulettes est né à Gary en 1943. Il s’agit de Joseph Stiglitz qui, accompagné par la caméra de Jacques Sarasin, nous emmène dans un périple autour de la terre pour essayer de comprendre comment la mondialisation a bouleversé l’humanité.

Le film de Jacques Sarasin est sobre, clair, pédagogique. Il aborde les effets de la mondialisation d’un point de vue concret, palpable, quotidien, dans des situations particulières. Vue de l’Equateur, la mondialisation n’a pas les mêmes effets que vue de Chine, d’Europe, d’Inde ou d’Afrique. Ici, Joseph Stiglitz semble dialoguer avec les intervenants. Certains d’entre eux sont des sommités dans leur pays. « Tous ont été choisi avec M. Stiglitz en fonction de ce qu’on voulait raconter », explique Jacques Sarasin.

Le film n’aborde pas la crise actuelle. « Nous avons commencé l’écriture en avril 2007 et les repérages à Gary en mai 2007, mais le tournage a vraiment commencé en mars et avril 2008, avant que les choses ne s’effilochent complètement et que la crise n’éclate complètement. J’avais néanmoins déjà prédit cette crise dans toute son ampleur, mais je n’y croyais pas entièrement.


Evidemment, on s’était demandé au moment de tourner, s’il ne fallait pas s’intéresser à la crise telle qu’elle avait frappé l’Extrême orient ou alors plus récemment la crise en Argentine, mais ça paraissait si lointain... On s’était dit alors qu’on n’allait pas parler de ces souvenirs anciens qui ne diraient plus rien à personne.
Bien entendu, si nous avions eu la certitude à ce moment-là qu’il y allait avoir une telle crise financière à l’échelle mondiale, alors on aurait certainement évoqué ces crises antérieures ou mieux encore on se serait débrouillé pour que le tournage coïncide avec le déroulement de ces évènements."

Dans Le Monde selon Stiglitz, le premier intervenant est Rudy Clay, maire de Gary. Il s’apprête à voyager en Asie pour inciter les industriels à investir dans sa ville. « On voit la complexité et les enchevêtrements de la mondialisation et les problèmes que ça a causés pour la ville de Gary, commente aujourd’hui Joseph Stiglitz, mais on voit que ces mécanismes de mondialisation ont par ailleurs permis de sauver un petit peu l’emploi dans cette ville sinistrée ».

Après cela, le film nous emmène en Equateur où le président de la république, Rafael Correa, explique comment il a fichu à la porte les représentants du FMI et de la Banque mondiale. « La Banque mondiale et le FMI sont néfastes. Ils sont à l’origine des problèmes, mais pas des solutions. Plus on se débarrassera de cette bureaucratie incompétente, malhonnête et apatride, mieux cela sera pour l’Equateur ».

Selon cet économiste de formation (Jacques Sarasin doit lui consacrer un prochain documentaire), « le marché est un bon serviteur mais un très mauvais maître ». Son pays est exploité et pollué par Texaco qui « extrait le pétrole et construit des fosses où sont rejetés des centaines de m3 de déchets toxiques ». Il existe actuellement un milliers de fosses de ce genre et environ 30000 personnes sont gravement malades à cause de ces déchets.

Correa estime logiquement qu’ « il faut une juridiction qui responsabilise les hommes et les sociétés qui ont causé du dégât à l’environnement ». mais il milite surtout pour la lutte contre la biopiraterie et contre le brevetage du vivant qui appartient à tous : « La connaissance devrait être un bien public, la privatiser n’est pas efficace. » Récemment, son gouvernement a demandé une compensation à la communauté internationale pour ne plus exploiter le pétrole. « Nous devons imaginer des solutions locales et mondiales ».

Dans ce tour du Monde selon Stiglitz le spectateur gagne le Botswana, pays qui « a bâti son avenir sur une administration démocratique, stable, compétente et peu corrompue, une gestion prudente et un sous-sol riche en diamants, en cuivre et en nickel, mais aussi en charbon et pétrole. Ce pays, qui lors de son indépendance en 1966 était l’un des vingt-cinq plus pauvres du monde, se classe désormais parmi les plus prospères du continent. Il s’agit du seul pays au monde qui a pu afficher, lors de la période 1970-2000, une croissance annuelle moyenne de près de 9 % » (Source Wikipedia).

Au Botswana, l’interlocuteur de Jacques Sarasin n’est autre que Ketumile Masiré. L’ancien président de la république explique que la complexité du Botswana a été de réunir les tribus pour en faire une nation. Quel rôle peut jouer la nation par rapport à la globalisation, c’est la grande question qui se pose là-bas. Ou encore comment concilier mondialisation et cultures traditionnelles. Au Kalahari, dit un témoin, « cette mondialisation, on ne l’a pas vue »…

Direction, l’Inde. Pendant la décennie qui vient de s’écouler, 150.000 paysans se sont suicidés à cause de la chute des cours et des subventions accordées par les pays riches à leurs riches fermiers : « Quand les prix montent les fermiers américains ne se suicident pas : parce qu’ils reçoivent des subvention, des milliards de dollars. Ce qui fait baisser les prix sur le marché international. Il sont 25.000 fermiers et nous sommes plusieurs centaine de millions… ». Au début de la séquence un de ces paysans se lamente : « le gouvernement devrait faire annuler nos dettes. S’il ne le fait pas je devrais vendre un rein ».

Le voyage se termine en Chine, exemple de mondialisation réussie, selon Stiglitz : « Depuis 30 ans la croissance chinoise est de 8% par an, les revenus ont doublé tous les 7 ans et des centaines de milliers de gens ont été arrachés à la pauvreté. La chine, explique le prix Nobel dans le film, a eu une approche pragmatique, non idéologique de son développement et surtout non conformes aux intérêts du FMI.

Les Chinois ont compris la force et la limite du marché. Mais cela génère des problèmes : déséquilibre dans les enrichissements, question environnementale, conditions de travail… Le Gouvernement est attentif à ces problèmes et les résoudre est devenu l’une de leur priorité ». Quand on voit Gary, conclut Jospeh Stiglitz, on ne peut s’empêcher de voir la chine dans un siècle.


Pour Joseph Stiglitz Gary « est née avec l’acier et meurt avec l’acier ». Il ne règne plus ici que le chômage, la pauvreté, la discrimination.

« La ville est prise dans un cercle vicieux. Quand l’économie va mal on ne peut investir dans les infrastructures, la recherche, l’éducation. C’est pourtant ça qu’il faudrait faire. Sans cet investissement, impossible d’en attirer d’autres ». Celui qui tient ses propos n’est pas un alter-mondialiste. Il croit en l’économie de marché. Mais il pense qu’elle peut être régulée : « Après avoir vu les mauvais côtés de l’économie de marché, il est impossible de s’extasier sur ses réussites ».

Lorsqu’on demande à Joseph Stiglitz s’il assume le rôle d’éveilleur de conscience il estime qu’ « il ne s’agit pas simplement de se plaindre et de pleurnicher, mais de proposer une solution de rechange. Il y a des façons plus rentable, efficace et juste de gérer ou de réguler une économie mondialisée.

Un autre monde est possible, c’est d’ailleurs le titre du premier chapitre d’un de mes livres. Avec la crise financière telle qu’elle éclate actuellement dans toute son horreur, on a vu que la philosophie ultra-libéraliste débridée qui sous-tendait la façon dont la mondialisation était administrée n’a fonctionné nulle part, ni dans les pays en développement, ni même dans les pays développés, à commencer par les Etats-Unis. Donc il y a un consensus qui commence à se dégager pour reconnaître qu’il faut trouver de nouvelles règles pour gérer l’économie de marché ».

Pour les RDV de l’Agora Joseph Stiglitz répond aux questions d’Olivier Bailly 

Vous avez écrit plusieurs ouvrages. Pourquoi avoir choisi cette fois de vous exprimer à travers un film ?
La première raison c’est qu’avec un film j’atteins un public plus large qu’avec un livre. Malheureusement, les gens ne lisent pas autant que je le souhaiterais, donc le mode télévisuel ou cinématographique est susceptible d’attirer un plus large public.


Ensuite ce mode d’expression est beaucoup plus efficace pour véhiculer certains messages. Pour donner un sentiment des véritables effets de la mondialisation, on arrive bien mieux à faire sentir cette impression à travers des images qu’à travers des mots. Il y a des images extrêmement frappantes et percutantes dans ce film :

Lorsqu’on voit ces paysans indiens se suicider parce que les cours du coton sont en train de s’effondrer ou lorsqu’on voit la ville de Gary dans l’état de l’Indiana qui est véritablement dévastée parce qu’elle est laissée pour compte par la mondialisation. Aux Etats-Unis, je pense que les gens n’ont guère d’idée sur l’ampleur des dégâts et de la gravité de l’état de déréliction dans laquelle une ville américaine comme Gary peu tomber. Et je ne crois pas qu’à l’étranger on puisse soupçonner qu’une ville américaine puisse sombrer dans un tel état.

Quand on écrit un film le problème qui se pose c’est qu’il faut quand même, bien entendu, choisir ce que l’on va faire passer à l’écran, quels aspects de la mondialisation vont être présentées. Il faut pouvoir illustrer ces aspects par des images cinématographiques qui soient suffisamment fortes.

Lorsque que le FMI consent des prêts, pourquoi ne laisse-t-on pas les pays bénéficiaires disposer de cette aide comme ils l’entendent ?
Cette question est délicate. Certaines démocraties accordent leur aide à d’autres pays. Cet argent provient des contribuables qui veulent avoir un droit de regard sur ces aides et veulent qu’il soit utilisé à bon escient. Ce que j’essaie de faire comprendre dans le film c’est que très souvent ces fameuses conditions imposées aux pays bénéficiaires (récemment l’Ukraine ou le Pakistan) compromettent l’efficacité même de l’assistance que cette aide est censée leur apporter.

C’est une situation perdant-perdant. Quelles pourraient être les conditions que le FMI serait en droit d’imposer à l’octroi de prêt ? Peut-être de s’assurer que ces sommes ne soient pas utilisées de manière à soutenir la corruption, c’est-à-dire dépensées de manière saine et claire. Si l’on n’a pas l’assurance que les sommes versées à ces pays arrivent effectivement aux populations, alors il ne faut tout simplement pas consentir ces prêts !

Le minimum serait que cet argent ne disparaisse pas dans la nature. Mais ce qui est imposé actuellement par le FMI va bien au-delà de ce minimum de sécurité. Ce qu’il faut souligner c’est que le FMI commet la même erreur qu’il avait commise avec les pays d’extrême orient en 1997. Il y a de quoi être inquiet. Ce qui est un peu rassurant, c’est que le FMI a récemment décidé d’accorder un peu plus de marge de manoeuvre à un certain nombre de pays disons « privilégiés ». C’est-à-dire que tout en accordant des prêts, le FMI serait un peu moins méchant que par le passé.

L’ironie de l’histoire, c’est que la crise actuelle ne résulte pas d’erreurs commises par les pays en développement, donc bénéficiaires de ce genre d’aides, mais d’erreurs commises aux Etats-Unis qui ont, je vous le rappelle, le droit de véto au FMI. La dernière fois que le FMI a prêté de l’argent, l’instruction qu’il a donné aux pays bénéficiaires était d’imiter l’exemple des institutions financières américaines et leur pratique en matière de réglementation. L’Inde, parmi ces pays bénéficiaires a heureusement choisi de ne pas respecter à la lettre ces doctes instructions et a décidé d’appliquer des normes supérieures à celles pratiquées aux Etats-Unis. Bien lui en a pris parce que si elle avait suivi religieusement ces imprécations elle serait dans un état catastrophique.
 
Quelle est aujourd’hui la place de l’Europe dans la mondialisation et quel est son potentiel ?
Le monde entier est concerné par la mondialisation telle que nous la vivons. Dans ce contexte l’Europe a un rôle très important à jouer dans la mesure où nous avons vu l’échec lamentable du capitalisme à l’américaine. Chacun s’accorde à dire que cet échec est patent. Un certain nombre de personnes pensent qu’il est indispensable de mettre en place d’autres solutions de rechange pour réguler l’économie de marché. Le communisme comme modèle économique a également échoué. Entre les deux extrêmes, du communisme au thatcherisme, il y a quand même un immense fond de possibilités et des solutions intermédiaires qui peuvent être trouvées et certains pays d’Europe ont tenté différentes formules d’économie de marché. Il y a le modèle social allemand, le modèle scandinave.

Le modèle français aussi peut être cité. Ces différentes formes d’économie de marché peuvent être mises en commun et ce qui est certain c’est qu’ils s’inscrivent en faux contre une certaine forme de capitalisme débridé dont on a vu qu’elle ne pouvait pas donner de résultats positifs. On se rend bien compte qu’il faut intégrer dans une économie de marché des règles qui, notamment, prévoient quelques dispositions de solidarité sociale, d’équité dans le traitement des acteurs sociaux et économiques. La façon dont ces règles et garde-fous sont appliqués varient et varieront d’un pays à l’autre, mais enfin je crois que chacun s’accorde à reconnaître que certains des modèles économiques européens se sont révélés plus résistants et robustes que celui du capitalisme à l’américaine qui a échoué lamentablement.

La seule chose qu’on peut dire c’est que les Etats-Unis sont suffisamment riches pour pouvoir se payer l’effort de reconstruction qui s’impose à eux. Si une telle crise était tombée sur un pays pauvre il n’aurait jamais pu s’en sortir ou simplement prévoir la possibilité de le faire. L’ampleur des sommes dépensées pour cette crise est difficilement imaginable. La totalité de l’aide au développement consentie par les pays développés à ceux qui sont en développement se monte à 100 milliards de dollars par an. Les sommes qui ont été versées à l’intérieur du pays pour tirer les banques d’affaires se chiffrent à 700 milliards de dollars d’un seul coup ! Ce qui est assez spectaculaire.
 
Avec cette différence que les Etats-Unis n’ont pas pu faire grand chose avec cet argent jusqu’à ce jour. Autre exemple : le régime de retraite de base des Etats-Unis est à la limite de la faillite, or avec les sommes qui sont consacrées maintenant au sauvetage des banques on aurait pu faire en sorte que tous les retraités des Etats-Unis n’aient plus aucun souci de revenu pendant les cent prochaines années. Cela donne une idée de ce qui aurait pu être fait avec cet argent et de l’ampleur des sommes consenties.

Pensez-vous que l’OMC peut devenir l’arbitre de la régulation ou est-ce une organisation sans réel pouvoir dominé par les pays développés ?

L’Omc a quand même créé un cadre réglementaire qui régit les échanges internationaux. Ce cadre à bien sûr ses faiblesses. C’est un système inéquitable, mais c’est mieux que de ne pas avoir de cadre réglementaire du tout. En son absence il y aurait un risque très réel de repli protectionniste de la plupart des économies. Or justement l’existence même de ce cadre rend plus difficile la possibilité de se replier derrière des barrières protectionnistes.

En revanche, les tarifs douaniers et les énormes subventions qui ont été accordées par certains pays développés à des secteurs de leur économie ont eu une incidence considérable sur la déformation des échanges. On en arrive à une situation où seuls les pays riches peuvent s’offrir le luxe des subventions. C’est comme si l’on disait « les pays riches ont le droit de se protéger, pas les pays pauvres ». C’est évidemment l’inequité du cadre réglementaire de l’OMC qui finalement amène un système encore plus inique que le précédent.


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Bibliographie sélective :
. Une guerre à 3000 milliards de dollars, avec Linda J. Bilmes (ed. Fayard, 2008).
. Un autre monde : Contre le fanatisme du marché (ed.Fayard, 2006).
. Quand le capitalisme perd la tête (Livre de poche)
. La grande désillusion Paris (Livre de Poche).

Crédit photo : voir


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49 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 10 mars 2009 09:46

    Merci pour cet article et son prolongement
    Trés intéressant !
    Depuis La grande désillusion, Stiglitz est cohérent avec lui-même
    Espérons que DSK sera ce soir à l’écoute pour méditer des paroles comme celles-là :

    "L’ironie de l’histoire, c’est que la crise actuelle ne résulte pas d’erreurs commises par les pays en développement, donc bénéficiaires de ce genre d’aides, mais d’erreurs commises aux Etats-Unis qui ont, je vous le rappelle, le droit de véto au FMI. La dernière fois que le FMI a prêté de l’argent, l’instruction qu’il a donné aux pays bénéficiaires était d’imiter l’exemple des institutions financières américaines et leur pratique en matière de réglementation."


    • Michael Jordan Manson (MJM) Michael Jordan Manson (MJM) 10 mars 2009 17:50

       Remarquable ! smiley


    • malqp 10 mars 2009 23:45

      Le capitalisme mondialisé n’est que la mondialisation du gulag, la spectacularisation de l’esclavagisme concurrentiel deloyal qui ne defent pas l’interet general en mettant en concurence les pays n’ayants pas les mêmes contraintes sociales, pour le plus grand plaisir d’une minorité qui veut toujours plus s’enrichir.

      partant du principe que nous sommes libres de nous donner nos propres lois pour organiser notre société, et que ces lois ne sont pas limitées par le domaine économique, il est légitime que nous nous protégions dans les domaines que nous souhaitons.Une taxe sur les produits issus de pays n’apportant pas à leur population un minimum de droits fondamentaux , sanitaires, sociaux, écologiques me semblerait légitime et assainierait le "marché" d’une concurrence déloyale.

      Comment l’altermondialisme pourrait il défendre l’autonomie des pays, étant donné qu’il rejette l’existence des pays, des nations, des frontières ? comment définir un pays et même un peuple si les frontières sont abolies ? incohérence fatale à tout le mouvement altermondialiste, qui veut plus de contrôles et de régulations, mais rejette l’autorité et les espaces de la régulation


    • LE CHAT LE CHAT 10 mars 2009 10:11

      Obama n’a pas de baguette magique , les milliards jetés en vain pour maintenir en coma artificiel des banques et l’industrie automobile agonisantes feront cruellement défaut pour assurer une retraite décente et un système de santé abordable pour tous ses concitoyens . pour un pays qui a le droit de veto au FMI , on peut pas dire qu’ils ont pratiqué un gestion de bon père de famille ......


      • abdelkader17 10 mars 2009 10:16

        Qu’est ce que la mondialisation si ce n’est l’imposition partout du dogme néolibérale, un véritable viol de culture pour des sociétés pluriseculaires, un bel exemple en est L’Irak ou la politique de la cannonière à allégrement accompagnée les réformes de marché.


        • Bigre Bigre 11 mars 2009 13:11

          Qu’est ce que la mondialisation si ce n’est ...


          C’est l’application de la loi du plus fort à tous !

          Je viens de passer un peu de temps avec un défenseur de ce libéralisme, qui voit rouge quand il entend "social" .... un peu une caricature hélas trop fréquente ....


          Il n’a pas pas apprécié que je lui rappelle que s’il doit encore travailler pour avoir un revenu, comme moi, la loi du plus fort n’a aucune raison de lui être profitable, La douleur du bilan des "avancées " libérales (les révisions des droits de succesion, le bouclier fiscal, les avantages fiscaux pour le personnel de maison, ...) sur son bien être personnel lui a été insupportable .... il a changé de sujet de conversation. Il va probablement continuer à voter à droite, .... et le résultat des votes démocratiques s’applique à tous, à moi y compris !

          La loi du plus fort est bonne si tu es le plus fort.
          Tu peux te croire fort ....
          Ta chute n’en sera que plus risible !



          Bigre !


        • abdelkader17 10 mars 2009 10:20

          Qu’on nous présente les lois du marché comme des lois naturelles, relève au mieux d’une escroquerie au pire d’une entreprise de propagande massive, d’ailleur le travaillé plus pour gagner plus de Sarkozy à l’heure des délocalisation et de la raréfication de l’emploi, restera certainement dans les annales de l’histoire de la propagande économique.


          • paul muadhib 10 mars 2009 12:30

            pas mieux,salutations.


          • HASSELMANN 10 mars 2009 10:32

            Coup de projecteur salutaire, sur cette émission et sur la démarche de STIGLITZ, à maints égards.
            En premier lieu, il confirme que la lecture, et les effets de la mondialisation différent suivant le pays ou le point du globe concernés.C’est la preuve de l’inanité des grilles de lectures standards pondues par des experts, technocrates et financiers "apatrides".
            A la suite, il montre combien, l’éclairage en creux d’une problématique fait ressortir des aspects ignorés.En cela il conforte notre démarche, consistant en une systémique, pour isoler les priorités, en économie comme en politique.
            LIBR’ACTEURS (www.libracteurs.fr) a , en ce sens, recherché la mére de toutes les réformes, pour régénérer notre démocratie.Nous avons conclu qu’il fallait mettre fin au cumul de certains mandats.Dans la même logique, sans oeillère ni sectarisme, en dehors de tous partis politiques, nous avons scruté la réalité economique et sociale.Nous sommes arrivés a la conclusion, que l’homme étant ce qu’il est, il fallait forger un nouveau référentiel de valeurs.C’est ce nouveau modéle economique que nous prônons, avec un capital vertueux, de proximité, identifié qui collabore avec un salariat lui-même impliqué.Ce modéle est celui de l’économie sociale légérement adapté, nous savons comment faire.
            Enfin STIGLITZ, fait un constat, l’écrit et le livre passent au dessus de la tête de beaucoup, d’ou son recours a l’image et au son.Nous sommes là encore au coeur de notre crédo, le poids de LA PERSISTANCE RETINIENNE ET AUDITIVE pour faire passer le message.Il faut mettre de la chair et du concret (cf filmd’Al GORE) et en ce sens les réseaux affinitaires et associatifs vont nous aider.
            LIBR’ACTEURS est une asociation qui ne prétend pas détenir seule la vérité, nous ne pensons pas réussir seuls, mais, depuis de longues années ses animateurs et créateurs, n’ont pas varié au vent des solliciations politiques ou avec la survenance de crises ou de bulles.


            • paul muadhib 10 mars 2009 12:35

              bonjours, vous dites " l homme etant ce qu il est" auriez vous le temps de developper un peu ? si oui, merci.


            • Marianne Marianne 11 mars 2009 08:29

              "C’est ce nouveau modéle économique que nous prônons, avec un capital vertueux, de proximité, identifié qui collabore avec un salariat lui-même impliqué.Ce modéle est celui de l’économie sociale légérement adapté, nous savons comment faire".

              Eh bien non, je ne suis pas du tout d’accord avec Mr Stiglitz : ce sont les fondements et les règles mêmes du capitalisme - concurrence de tous contre tous, recherche du profit maximum, exploitation de la main d’oeuvre (même enfantine), spéculation boursière, licenciements boursiers, privatisation des organismes de crédit, privatisation des services publicsn organismes de régulation (FMI, OMC, ...) et instititutions européennes non démocratiques - qui doivent être remises en cause.

              Un capitalisme social c’est une antinomie ! Une berceuse pour endormir les foules !

              Il faut opposer à ces principes dévastateurs du capitalisme : la coopération et la solidarité, la recherche de la satisfaction de tous, l’éducation de tous les enfants, l’interdiction de la spéculation et des licenciements boursiers, la refonte de l’OMC et du FMI en organismes de coopération internationale et non de domination, le progrès pour tous et non pour une minorité de nantis, la démocratie à tous les niveaux. Cela s’appelle le socialisme. Mr Stiglitz est bien gentil mais il essaye d’apporter une touche d’humanité dans un monde de brutes. Le capitalisme c’est la brutalité. Il faut donc travailler à l’avènement d’un autre système économique.

              Et, excusez-moi, mais quand je lis ça :

              "Enfin STIGLITZ, fait un constat, l’écrit et le livre passent au dessus de la tête de beaucoup, d’ou son recours a l’image et au son. Nous sommes là encore au coeur de notre crédo, le poids de LA PERSISTANCE RETINIENNE ET AUDITIVE pour faire passer le message", cela me fait penser aux diverses techniques de propagande pour endoctriner les foules (cf. le film "La vague" qui sort sur les écrans...).

              Mais cela ne m’étonne pas, tous les moyens sont bons pour faire croire aux gens que ce n’est pas le système capitaliste qui est pourri et qu’il a juste besoin d’un ravalement de façade... Quant on vous prête de l’argent pour monter un petit commerce équitable et qu’on vous prend 8% d’intérêt alors que vous n’avez rien, je n’appelle pas ça de l’économie sociale !

              Attention aux contrefaçons, comme dirait l’autre...


            • Internaute Internaute 10 mars 2009 10:49

              Artilce intéressant. Dommage qu’il passe si tard ce soir.

              Curieusement, Stiglitz ne remet pas du tout en cause la mondialisation, à savoir la concurrence libre et faussée entre tous les pays. Il souhaite simplement quelques aménagements des règles financières. Que signifie le modèle scandinave quand on vit au Mexique ? Je crois que là encore il n’a pas vu que le fond du problème est d’avoir enlevé les cloisons du bassin.

              Il faut revenir à des marchés cloisonnés dans des blocs où l’économie et le social sont comparables (Europe de l’Ouest+US+Canada +Australie serait un bloc). Les échanges entre blocs doivent ensuite passer par des système de taxation ou de quotas qui rétablissent une concurrence loyale au sein des différents marchés.

              La Chine aurait trés bien pû connaître le même développement si elle s’était orienté vers la satisfaction du marché intérieur au lieu de se spécialiser dans la satisfaction des demandes extérieures. Son développement est simplement la conséquence d’un changement politique et n’est pas lié à la mondialisation.

              La limitation du commerce international est une nécessité pour faciliter le développement des peuples. Le contrôle de la circulation des biens et des personnes n’empêche en rien l’existence de multi-nationales (et non trans-nationales), le partage des techniques, du savoir et du capital.


              • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 10 mars 2009 10:51

                D’après cet article, il semble, hélas, que, comme c’est trop souvent le cas avec les "sommités", Stiglitz fasse plus de "diagnostic" des problèmes que "d’ordonnance" pour y remédier.


                • Yohan Yohan 10 mars 2009 21:31

                  Plutôt d’accord avec ça, les ordonnances c’est forcément plus risqué pour un économiste


                • paul muadhib 10 mars 2009 11:21

                  Salut, " entre le thatcherisme et le communisme il y a un eventail de possibilites" est il mentionne.
                  D abord c est faire croire que le " communisme" ai existe ...je ne crois pas. Par contre le communisme de production existe, c est la seule maniere de produire quelque chose, c est a dire , en commun, encore faut il avoir un esprit libre de toute propagande pour le voir..pas dur, suffit d observer sans etre specialiste de quoi que ce soit,.
                  C est une tentative de....moralisation...de la competition...ou les gagnants ne gagneraient plus et ou les perdants ne perdraient plus..faut il etre naif pour croire a une telle connerie ?
                  La production etant commune , pour ceux qui veulent etre vainqueurs, il suffit soit de s approprier ce qui est un bien commun par la force brutale, soit de s approprier le bien commun par des systemes moins evident en utilisant un language et des associations mots/symboles qui apportent la confusion..liberte d entreprendre,liberalisme,democratie,justice...socialiste...la creation de la monnaie qui ne date pas d aujourd hui permet le captage du bien commun. Quelle decouverte, ainsi le premier marchand sur terre est l ancetre des neocons que nous connaissons...meme demarche, en gros , mais surtout meme finalite, le profit personnel.
                  donc je reviens a notre vie de competition, on essaye nous fait croire que ceux qui sont devant les autres vont attendre les retardataires ou alors que l on va forcer les plus "forts" a attendre...l illusion est grotesque et surtout c est donner a un systeme une autonomie qu il n a pas. sauf de ne pas comprendre que tout systeme est le resultat de l ensemble des interactions entre humains...et le seul resultat qui existe est les plus avides gagnent toujours.
                  Nos societes sont aussi evoluees qu un troupeau de moutons...et encore une vie de vrai mouton qui fait beee ! c est sans doute pas mal !
                  D un cote Mr stiglitz dit que le capitalisme a l americaine a echoue lamentablement et au paragraphe juste apres il dit que les usa sont suffisemment riches pour s en sortir, pour payer l effort de reconstruction...va comprendre !!!!
                  Nous sommes dans un cul de sac depuis le debut, les progres materiels realises ont reussi a donner l illusion d un mieux etre a venir, ok pour une certaine population le progres materiel s est fait nettement sentir...mais ca nous a fait perdre de vue que a la base l humain , moi, toi ,lui ,elle..demeure competitif,avide de possessions, guerrier, sombrant souvent dans le pire, pour ne pas dire toujours si l on regarde sur une echelle de siecle.
                  Donc arrive ma conclusion ; nous avons un humain competitif, dont le moteur est l avidite et pour la satisfaction de ce besoin est pret a tout , c est a dire au pire.Pour arreter ce delire ,l humain s attaque aux effets et jamais a la cause, les plus naifs vont croire qu en changeant de systeme, en creant un systeme juste ca va aller...c est a dire en creant un systeme contraignant , genre moralisation du capitalisme cette bonne blague de comptoir...ok on aimerait y croire,bien sur..ok des effets sensibles peuvent exister momentannement, mais est il possible de forcer l avidite a ne plus exister en la contraignant, je crains que la reponse soit non,helas,helas, l avidite renait toujours et encore et encore, ne serait ce qu avec le renouvellement de generation
                  Alors ces causes de l avidite creatrice de competition, d injustices et guerres smiley ou sont elles ?
                  rien qu en posant ce genre de question on commence a avoir une idee de la reponse,non ?


                  • La Luciole 10 mars 2009 11:39

                    Pas besoin d’autre chose que du bon sens, avec une grosse dose d’indépendance d’esprit, pour se rendre compte que l’incurie et la corruption des Gouvernants sont les premières causes des échecs politico-économiques constatés dans le monde. 

                    Que ce soit en France ou au bout de la planète, à l’échelle nationale comme à l’échelle mondiale, les Etats sont chargés de "faire la police" contre toute criminalité, et les atteintes à l’environnement par les entreprises privées et autres acteurs du marché en font partie. 

                    Ils sont mal placés pour faire les vierges effarouchées en dénonçant les échecs dues à leur propre laxisme quand ce n’est pas leur hypocrite complicité, sachant qu’ils sont les premiers à encaisser les dividendes dégagés par les PIB produits par la rentabilité de ces entreprises privées ... deniers publics qui transitent plus facilement dans leur propre poche qu’à réaliser les infrastrucutres indispensables à leurs pays. 

                    Le capitalisme est forcément aveugle de par sa nature purement économique. Il revient au politique de lui donner des "yeux". Quand un pays ne parvient à se sortir de sa pauvreté, demandons d’abord des comptes aux élus locaux et gouvernants qui sont pourtant payés pour ça.


                    • sisyphe sisyphe 10 mars 2009 12:29

                      Ridicule de rejeter la responsabilité sur les états, et sur les élus, quand l’article montre parfaitement que le rôle des états, dans la mondialisation, se réduit à la portion congrue, faute de règles internationales. 

                      Par ailleurs, comme le montre également l’article, "les états" ; ça ne veut rien dire. Il ya les états riches, qui font ce qu’ils veulent avec leurs citoyens, à coups de subvention, qui ont assez de ressources pour s’en sortir (700 milliards d’aide interne aux états Unis, contre 100 milliards de l’aide globale à TOUS les pays sous-développés, et prêtés dans des conditions mortifères), et les états pauvres, soumis aux diktats aberrants et meurtriers du FMI, et de la Banque mondiale. 

                      Où voyez-vous que les états s’enrichissent ? Ils sont tous criblés de dettes de l’argent prêté par les usuriers et les banksters. 

                      En fait, j’ai un regret, c’est que, dans cet article (peut-être en sera-t-il différemment dans le film), la question PRINCIPALE du problème ne soit pas abordée ; la création monétaire, qui a été retirée et interdite aux états, pour la confier aux banques et aux organismes privés, à leur incroyable soif de toujours plus, toujours plus vite, sans jamais envisager le moyen ou long terme, à leur incompétence totale, à leur gabegie, à la concentration de l’énorme majorité des richesses produites, dans la main d’une poignée de voyous spéculateurs. 

                      Tant qu’on ne se sera pas attaqué à ce problème, le reste ne sera que du replatrage, prélude à de nouvelles crises, à une nouvelle aggravation des inégalités ; pseudo-régulation ou pas. 


                    • La Luciole 10 mars 2009 14:05

                      Pour arrêter ces confusions grossières faudrait surtout arriver à distinguer l’Etat à proprement parler (ce qui sous-entend une entité possédant une personnalité juridique propre) et ces particuliers que sont fonctionnaires et élus - qui occupent les postes, pour certains très lucratifs, en qualité de représentants de l’Etat, et ceci quelle que soit la majorité au pouvoir.

                      Un Etat peut parfaitement être très endetté, il n’y a qu’à voir la France, mais cet endettement c’est aux contribuables qu’il incombe (frais financiers dans l’immédiat, et capital à rembourser plus tard par nos descendants) … ce qui n’empêche ces représentants de s’enrichir sur le dos de l’Etat qu’il sont censés servir, enrichissement à titre privé au moyen de salaires officiels et autres avantages plus ou moins occultes.
                       
                      Et vous qui voulez en plus leur faciliter l’accès à la planche à billets… non mais je rêve ?... cela me fait penser à ces pauvres victimes du communisme, inconscients de la supercherie et gobant les promesses, ils applaudissaient à 2 mains ce merveilleux régime... qui les a conduit si nombreux à la mort, celle des goulag.

                    • sisyphe sisyphe 11 mars 2009 12:24

                      Et hop !
                      Un magnifique point Pavlov pour la Luciole ! smiley

                      et...
                      Et vous qui voulez en plus leur faciliter l’accès à la planche à billets… non mais je rêve ?...

                      Moi, c’est un cauchemar que je fais, et je ne suis pas le seul ; on est presque 6 milliards, en constatant que la "planche à billets" comme vous dites, elle a été confiée aux banksters, aux organismes privés, et qu’on voit ce qui en est advenu...
                      Essayez de sortir un moment de votre pensée formatée, et d’analyser ce qui se passe autour de vous ; merci. 
                       smiley



                      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 10 mars 2009 12:26

                        à Zen

                        Attali ou Minc ?


                      • sisyphe sisyphe 10 mars 2009 12:34

                        Attali va finir avec une roulotte sur les champs Elysées, sous le nom de Monsieur Soleil, à prédire l’avenir à travers son crâne de cristal (ce qu’il fait déjà, mais de manière plus huppée, dans les salons feutrés de l’élite politico-financière). 

                        Quant à Minc, il a, lui aussi, un bel avenir, dans le concours de pronostics (foot-ball, loto, horoscopes divers) : il suffira de prendre le contre-peid exact de ses prévisions pour être sûr d’être dans le vrai...

                        Avec Paco Rabanne et Elisabeth Tessier, voilà un quarteron promis au plus bel avenir..
                         smiley


                      • ZEN ZEN 10 mars 2009 13:09

                        Mince, c’était Minc... smiley


                      • alberto alberto 10 mars 2009 13:28

                        Zen (bonjour) ça n’a pas d’importance, Attali ou Minc : C’est kif-kif bourricot...


                      • abdelkader17 10 mars 2009 12:36

                        La mondialisation libérale est un désastre pour la grande majorité de l’humanité, les commissaires politiques du capitalisme déreglementé nous servant à longueur de média la soupe de la mondialisation heureuse n’ont d’autres objectifs que d’en cacher les effets les plus nocifs.
                        Bel exemple pour des gens se revendiquant de la démocratie et des droits de l’homme de nous présenter la Chine comme une des expériences les plus aboutie( le miracle économique Chinois) ces individus trahissent les valeurs qu’ils sont censé défendre et incarner sans poser le moindre problème aux moralistes en tout genre, a part les escapades ridicules de Mr Menard et rsf ces nouveaux princes de l’indignation selective.
                        Première Expérience néoliberale au monde Le Chili de Pinochet , pour un programme qui se reclamer de la liberté c’est par les armes et la terreur qu’il s’imposait


                        • JahRaph JahRaph 10 mars 2009 12:54

                          @ l’auteur : merci pour l’article !!! J’avais lu son excellent bouquin "La Grande Désillusion".... Ce type est un expert des instances internationales type Banque Mondiale (dont il a été) et autres FMI....

                          Je sais ce que je vais faire ce soir à 22h30...


                          • HASSELMANN 10 mars 2009 13:28

                            @paul MUHADHIB,
                            Merci de votre lecture et de votre question.Nous avons isolé un comportement généralisé de compétition, chez l’homme, "un loup pour l’homme", et donc aujourd’hui un seul critére d’évaluation de l’un a l’autre le matériel, le compte en banque.L’idée du nouveau référentiel est de substituer d’autres éléments de réussite et de qualité.nous avons mené une expérience , en confiant a des salariés d’une institution sociale, le pouvoir de faire fonctionner l’entité, qui les nourrit, dans l’interêt premier des adhérents. cela marche et prouve que les élus, ne sont pas totalement indispensables !!!


                            • paul muadhib 10 mars 2009 13:42

                              @ hasselman, merci de votre reponse, pertinente... smiley
                              @ un de ces jours sur le site.salutations.


                            • Login Login 10 mars 2009 13:49

                               Interessant. Sur le meme sujet et une application à l’entreprise www.xewow.Com


                            • Le péripate Le péripate 10 mars 2009 14:45

                               Stiglitz ! L’économiste qui s’était ridiculisé en affirmant que Fanny Mae et Freddie Mac n’avaient qu’une chance sur 500 000 de faire faillite ! Remarquez, il avait raison, puisque l’état US les a sauvé du bouillon. Mais ce n’est sûrement pas ça qu’il avait en tête en rédigeant ce rapport.
                               To update that analysis, we commissioned Joseph Stiglitz (2001 Nobel Prize winner in economics), Jonathan Orszag, and Peter Orszag to examine the likelihood of the risk-based capital scenario. Their econometric analysis found that the probability of the stress test scenario is conservatively one in 500,000 and may be smaller than one in three million. As a result, they find that the risk of a default by these companies, if they hold sufficient capital to meet the stress test, is “effectively zero".

                              Avec Stiglitz, c’est surtout l’autre connerie qui est possible.... smiley


                              • Le péripate Le péripate 10 mars 2009 15:10

                                 Un film est un instrument de propagande bien plus efficace que tout autre moyen. C’est bien compris depuis les films de guerre US, let les films soviétiques et nazis.

                                Tout particulièrement parce qu’il permet de manipuler les émotions. Exemple, cette évocation du suicide des paysans indiens attribué à la chute des cours et aux subventions à nos agricultures. Et je n’éprouve aucune sympathie pour ces subventions, mais........

                                Le suicide et son étude est au fondement de la sociologie (Durkeim). Les travaux sont nombreux, souvent contradictoires, mais ce qui se dégage, c’est le manque d’insertion sociale des suicidés comme cause n°1.

                                La situation des paysans indiens est-elle pire qu’avant ? Hausse du revenu de 40% dans L’Anda Pradesh, et du triple au Tamil Nadu depuis l’introduction du coton OGM. 

                                Le taux de suicide en Inde n’a rien d’exceptionnel, et la campagne est plus épargnée que la ville. Chennaï a le maximum indien, avec un taus de 17,3 pour 100 000 habitants. D’ailleurs, révélateur de la volonté manipulatrice, l’article cite un chiffre en absolu, sans le rapporter à la population, ce qui en Inde induit évidemment des erreurs d’appréciation.

                                Rappelons que la société indienne est, surtout à la campagne, très rigide, que le meurtre et l’abandon des fillettes y crée un déséquilibre démographique qui peut suffire à expliquer un malaise existentiel, sans faire appel à une mauvaise explication néo-communiste.

                                Au bilan, un économiste bidon, et quelques énormes mensonges. De la propagande. smiley


                                • Le péripate Le péripate 10 mars 2009 19:04

                                   Il manque 90 millions de femmes entre l’Inde et la Chine. Continuez à rire. 


                                • bobbygre bobbygre 10 mars 2009 19:46

                                  un économiste bidon ?


                                  Lisez "la grande desillusion" (une critique realiste du liberalisme economique) lisez "besoin d’air" de L. Parisot (une ode au liberalisme franchouillarde) et observez la situation actuelle. Qui c’est qu’est bidon ???

                                  Et j’aurai pu remplacer Parisot par un bouquin d’Attali ou n’importe quel autre "expert" telegenique qui venait nous vendre le libéralisme économique comme apotheose de la civilisation.

                                  Et pour un bidon, je trouve que le combat qu’il mene depuis plusieurs années (bien avant la crise qu’il savait inevitable) etait un combat d’avant-garde. Cet homme est un visionnaire, un grand homme quoi.


                                • Le péripate Le péripate 10 mars 2009 21:28

                                   La grande désillusion figure parmi les ouvrages qui figurent toujours en bonne place dans toutes les bibliothèques municipales, même à Triffouillis les oies. Je ne l’ai plus en mémoire (désolé, il faut parfois faire un peu de place), mais je ne crois pas qu’il y ait dedans plus que les habituels poncifs, sauf erreur bien sûr.

                                  Parisot écrit ? Je ne savais pas. La littérature syndicale m’attire assez peu.

                                  Soit Stiglitz est économiste, soit il ne l’est pas. Quand on lui demande d’expertiser le risque de faillite de Fanny et Freddie, qu’il dit aucun risque, que c’est justement à cet endroit précis que débute la criiiiise qui fout le bordel partout, je dis que ce type est une cloche. 

                                  Mieux. Je lis un papier qui dit que ce type a une solution encore meilleure que son jugement sur Fanny et Freddie, je lis ceux qui ont encore le fondement tout luisant de vaseline en redemander encore, et alors, j’ai envie de le dire. Pas dans l’espoir de changer quelque chose, mais par souci des autres. 


                                • Proudhon Proudhon 15 mars 2009 18:43

                                  @péripate

                                  J’aimerai savoir de quelle année date l’expertise de Stiglitz que vous citez. Si c’est de 2006, il s’est planté totalement. Si c’est dans les années précédentes, ça peut se discuter.
                                  En économie dérégulée, tout va très vite...

                                  A part ça, J. Stiglitz, dont j’ai lu à l’époque les deux ouvrages principaux, prévoyait à plus ou moins long terme le désastre actuel.
                                  Ceci dit, Stiglitz est un économiste qui prône le système capitaliste, non pas ultra-libéral comme M Friedman mais libéral tout de même, plutôt comme Keynes.

                                  Voir en Stiglitz, comme certains un nouveau socialisme possible est une grossière erreur. C’est un peu comme ceux qui croient au miracle Obama.

                                  Ils déchanteront bien vite quand débutera la prochaine guerre mondiale qui approche à grands pas.


                                • Le péripate Le péripate 16 mars 2009 06:45

                                   2002. A comparer avec le discours de Ron Paul, candidat libertarien, devant le Senat américain à la même époque. 
                                  PS. le document pdf de Stiglitz ne semble plus être disponible. Je l’ai pourtant lu il y a seulement quelques mois. Bizarre.


                                • Michael Jordan Manson (MJM) Michael Jordan Manson (MJM) 10 mars 2009 17:47

                                   Après l’Europe, la mondialisation. Si l’Europe a besoin d’humanisme, le monde a besoin de rigueur... Ou d’un contrat social mondial ?


                                  • Atlantis Atlantis 10 mars 2009 18:53

                                    Une autre mondialisation possible ? Encore la preuve que les nobels n’ont pas les pieds sur terre. c’est complètement anti naturel et ça ne repose que sur l’utilisation d’une énergie pas chère (quelque soit la version, même celle de l’information). Faut pas être nobel pour savoir que chasser le naturel il revient au galop (et donc que toute mondialisation ou empire ayant atteint une taille critique finit par tomber) ... smiley smiley


                                    • bobbygre bobbygre 10 mars 2009 19:38

                                      AAaaah, si seulement tous les capitalistes pouvaient etre aussi honnetes (intellectuellement parlant) et aussi ouverts au changement !!!


                                      • Céline Ertalif Céline Ertalif 10 mars 2009 22:30

                                        J’ai remarqué dans la première vidéo une formule qui montre que Stiglitz est bien un américain : il y aura toujours des sociétés civiles locales. C’est le genre de concept totalement étranger à notre culture républicaine jacobine française. Mais je partage ce très US point of view.

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