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Accueil du site > RDV de l’Agora > Le sarkozysme, l’avenir de la France ?

Le sarkozysme, l’avenir de la France ?

« Nicolas Sarkozy n’a pas grand intérêt. Seul compte le « sarkozysme ». Le mot n’est plus un néologisme. Il est notre réalité. Et pour longtemps ». Dès le début de son nouveau livre, Le sarkozysme sans Sarkozy (éditions Grasset), Serge Portelli entre dans le vif du sujet.
 
Il ne s’agit pas pour le vice-président au Tribunal de Paris et Président de la 12ème chambre correctionnelle, d’un essai de plus sur le président de la république, mais de la réflexion d’un citoyen sur un système, le sarkozysme, ce populisme autoritaire basé sur trois piliers : le déterminisme génétique et social, le culte de la peur et la réduction de la complexité.
 
Le Sarkozysme n’est pas de droite, mais transversal. On comprend dès lors que la fameuse ouverture n’en est pas une. Le président de la république ayant pris soin de prendre à gauche les éléments sarkocompatibles, prêts à adhérer à de vieux slogans poussiéreux remis au goût du jour. Travail, famille, patrie... Dès lors, les pauvres, les étrangers, les « asociaux » sont les ennemis. Et pour préparer l’avenir on prend soin aussi de se méfier de l’enfance et de la jeunesse, tellement instables.

Après Traité de démagogie appliquée (2006) l’éditeur Michalon refusa de publier Ruptures (2007), « considérant que ce texte était décevant tant par sa forme que par son fond et qu’il était également très similaire à celui publié par nos soins moins d’un an plus tôt » (Bétapolitique).
 
Qu’importe ! Serge Portelli, infatigable bretteur, qui tient également aussi un blog , publia Ruptures sur le net où il se diffusa rapidement (il est aussi disponible en version papier chez l’Harmattan). En 2008 l’auteur publia Récidivistes chez Grasset et maintenant, chez le même éditeur, Le Sarkozysme sans Sarkozy.

Le constat de Serge Portelli est sombre. Dans le prétoire il mesure chaque jour la dégradation de notre société. C’est la partie la plus intéressante de son livre, celle où il évoque la prison comme élimination sociale, la surpopulation pénitentiaire, comme variable d’ajustement, la multiplication des gardes à vue....
 
« Le pire n’est pas impossible. Il n’est pas non plus inéluctable", souligne pourtant l’auteur. Le sarkozysme n’est pas « une fatalité ». Face à cet obscurantisme politique, il convient de réapprendre à penser et surtout à se rassembler, à être ensemble. « C’est pas un regard lucide sur la véritable humanité, sur les parts d’ombre et de lumière qui coexistent en chacun de nous, de l’enfance à la mort, que la société réintégrera en son sein tous ces exclus, ces déviants victimes chaque jour davantage d’une norme absurde et cynique ».

Pour les RDV de l’Agora, Olivier Bailly reçoit Serge Portelli
 
Olivier Bailly : Il existe énormément de livres sur Sarkozy. En quoi celui-ci se différencie-t-il des autres ?   
Serge Portelli : C’est la suite d’une réflexion personnelle. J’avais écrit un livre qui s’appelait Traité de démagogie appliquée et qui partait de l’analyse de la première loi sur la récidive qui datait de décembre 2005.
 
En analysant cette loi, je m’étais aperçu qu’au-delà il y avait tout un système qui était derrière dont le porte-parole était à l’époque Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur. Ça partait d’un point très précis, très ponctuel, qui était la récidive. Ensuite, j’ai écrit Ruptures qui est devenu chez l’Harmattan Une république sous haute surveillance, une réflexion qui s’est élargie.
 
Dans Ruptures, qui était un avertissement avant les élections, je disais "attention voilà ce qui se prépare si jamais il est élu". Et puis effectivement, une fois élu je me suis dit que c’était peut-être utile de ne plus s’attacher à la personne de Nicolas Sarkozy. Parce que dans la masse de bouquins que vous évoquez il y en a quand même une sérieuse quantité consacrée à Monsieur Sarkozy et moi il ne m’intéresse pas du tout.
 
Ce qui m’intéressait vraiment c’était aussi de comprendre la société dans laquelle on vit et donc de voir, au-delà d’une politique qui paraissait incohérente, s’il y avait derrière une vraie cohérence, quelque chose qui pouvait ressembler à une vraie idéologie.
 
Mais au départ ce n’est pas du tout ce que je voulais faire. C’est simplement en réfléchissant, en analysant, en lisant que je me suis dit qu’effectivement il y a une vraie idéologie, courte mais forte.
 
OB : S’il a été élu c’est que le terrain était favorable
SP : Complètement. Pour moi son élection n’est pas du tout une surprise. Il y a une logique très forte et l’idéologie que j’essaye de dessiner c’est une idéologie dont il est le représentant provisoire et qui a pris naissance un peu avant lui. Il a réussi d’une certaine façon à rassembler des éléments d’idéologie qui étaient un peu épars à droite et à gauche. Il faut parfois des hommes politiques pour qu’une idéologie apparaisse. Ce n’est pas pour rien qu’on appelle ça le sarkozysme. Il le symbolise, il en est le porte-parole. Mais le fond de mon livre c’est que une fois que Nicolas Sarkozy aura disparu de la scène politique il y aura quelqu’un d’autre pour reprendre le flambeau.

OB : Vous écrivez que le Sarkozysme est une doctrine qui se met en place pour longtemps. Comment pouvez-vous être certain qu’il perdurera ?
SP : Parce qu’il y a quelque chose de civilisationnel. Ce n’est pas simplement de l’ordre d’un régime politique, c’est beaucoup plus que ça et ça s’inscrit très profondément dans la culture et même dans le paysage social entier. C’est ce que j’appelle des piliers de l’idéologie. Ce sont des choses qui ne sont pas forcément politiques au sens un peu étroit du terme.

OB : Le sarkozysme s’est-il développé à la faveur d’un vieillissement de la population
SP : Oui. La tendance forte de la population française c’est qu’elle va vieillir. C’est une tendance à la sclérose, au conservatisme. Je pense que l’évolution économique des années à venir, ainsi que celle de la politique internationale, font qu’un des ressorts principaux du sarkozysme qui est est cette politique fondée sur la peur va continuer à progresser, va se pérenniser. Pour moi c’est une immense évidence.

OB : Qui sont les principales victimes du sarkozysme ?
SP : Les plus pauvres d’abord, ça me paraît évident, les étrangers et les jeunes ainsi que tout ce qui est hors norme et hors des canons de l’homme idéal sarkozyste qui est pour moi cet homme qui réussit, qui a de la fortune, qui brille, qui veut travailler plus pour gagner plus, qui est compétitif. Et ça ça laisse sur le bord de la route une grande partie de la population, pas forcément encore la majorité, mais peut-être bientôt.

OB : Comment expliquez-vous que le sarkozysme est populaire parmi les couches les plus défavorisées par ce système ?

SP : Comment expliquer que l’extrême-droite à toujours trouvé un de ses terrains les plus riches dans les classes les plus pauvres. Cette analyse du lumpen prolétariat est assez classique. A partir du moment où vous attisez la xénophobie ou le racisme, ce n’est pas dans les couches les plus élevées, ce n’est pas parmi les intellectuels que vous allez trouver des gens qui vont vous suivre. C’est au contraire parmi les gens du peuple, les plus humbles, ceux qui n’ont pas accès à un niveau de culture suffisant, de réflexion ou d’échanges avec les autres. Les plus pauvres se méfient généralement de ceux qui sont juste au-dessous d’eux. Juste en dessous, mais pas plus.

OB : Le sarkozysme prospère-t-il grâce à la démission des intellectuels ?

SP : Les intellectuels c’est une « classe » qui a beaucoup évolué. Le bouleversement du système médiatique fait que l’intellectuel de 2010 ce n’est plus Camus ni Sartre. Pourtant ça ne date jamais que d’un demi-siècle. Maintenant on a BHL, Finkielkraut, des gens comme ça. Je veux bien que ça soit des intellectuels, des philosophes, mais la question peut quand même se poser ! Ceux qui ont le plus la parole aujourd’hui sont presque plus des hommes de médias que des gens qui pensent. Ce sont des gens qui paraissent, qui se produisent plus que des gens qui pensent. On ne peut pas passer son temps sur les plateaux de télé et de radio et en même temps réfléchir. C’est simplement une question d’emploi du temps.
 
Donc effectivement je pense qu’il y a une certaine démission des intellectuels. Il y a une redéfinition de ce qu’est un intellectuel au début du XXIème siècle. C’est vrai qu’apparaît une catégorie d’intellectuels que j’appellerais les experts, qu’on trimballe de plateau en plateau, d’émission people en émission people...
 
C’est une catégorie d’intellectuels qui a du mal à prendre position et qui peuple souvent ce second étage intellectuel que j’ai essayé de décrire, qui va dans des commissions créent à foison et qui laissent à croire que le gouvernement pense. Parce que si les intellectuels ont du mal à penser, le gouvernement, lui, ne pense plus du tout. C’est tragique.

OB : Le sarkozysme selon vous est une doctrine transversale. Un nouveau populisme, en sorte, partagé à gauche comme à droite ?

SP : Complètement. C’est une des raisons pour lesquelles je pense qu’il va durer longtemps. D’abord je pense que ça ne recouvre pas toute la droite. La droite républicaine n’est absolument pas sarkozyste. Mais alors pas du tout. Philippe Séguin faisait partie de cette droite républicaine, gaulliste en plus, qui non seulement ne se reconnaît pas dans le sarkozysme, mais qui bien souvent le déteste.
 
L’éloge funèbre de Philippe Séguin que François Fillon a prononcé à l’Assemblée nationale reflète en grande partie cette pensée d’une droite républicaine non sarkozyste. Et à gauche effectivement il y a beaucoup de sarkozystes !

OB : Qui à gauche incarne-t-il mieux le sarkozysme ?
SP : Manuel Valls est le prototype du sarkozyste de gauche.

OB : Finalement cela donne tout son sens à l’ouverture
SP : Complètement ; Ce n’est pas du tout un débauchage. C’est simplement que le sarkozysme va au-delà de la droite et qu’il a un terreau naturel dans une certaine gauche.

OB : En quoi votre expérience au Tribunal de Paris nourrit-elle cet essai ?
SP : S’il y a bien un endroit où l’on peut voir les ravages du sarkozysme, c’est bien la justice. Parce que c’est le lieu vraiment où toutes les inégalités sociales éclatent au grand jour et en même temps c’est un terrain privilégié du sarkozysme où l’on peut en retrouver tous les piliers : utilisation de la peur, usage intensif des médias, conception de l’humanité fondée sur le déterminisme et la génétique.
 
Peut-être plus que dans la santé publique, plus que dans l’université ou même le monde du travail, le sarkozysme est davantage visible dans le domaine de la justice et des libertés (qui comprend le rôle de la police) que partout ailleurs. Ce n’est peut-être pas pour rien que moi, un petit juge, j’en arrive à écrire des livres comme ça. Toutes tares du sarkozysme éclatent au grand jour dans ce domaine.

OB : Vous écrivez que le Sarkozyzsme ne peut ignorer certains acquis fondamentaux de l’humanité accumulés depuis ces derniers siècles. N’est-ce pas la contradiction majeure du sarkozysme, mais aussi de votre livre ?
SP : Oui. Si on allait vraiment jusqu’au bout du sarkozysme, je pense qu’on serait très surpris parce qu’il porte en lui-même les germes d’un régime extrêmement autoritaire. Heureusement qu’il ne le peut pas et qu’on est dans un pays qui se trouve en Europe, qui est lié par certains accords internationaux, qui adhère à un certain nombre d’institutions internationales. On ne peut pas non plus en faire fi totalement.
 
Donc à chaque fois qu’on est sur une réforme, le sarkozysme est obligé de laisser une toute petite place à des principes fondamentaux, mais on sent bien que ça le gène. D’ailleurs quand une loi passe au Conseil constitutionnel, on voit qu’il se contorsionne pour d’abord laisser passer la loi et puis pour rappeler quand même qu’on a un certain nombre de principes fondamentaux qu’il faut respecter.
 
Donc il y a souvent des interprétations données par le Conseil constitutionnel qui remet tout ça dans le cadre d’une démocratie. On est en démocratie. Il y a encore un certain nombre d’organismes qui le disent, comme le Conseil constitutionnel ou la Cour européenne des droits de l’homme.

OB : Qu’est-ce qui peut faire échouer le sarkozysme ?
SP : Ce qui pourrait faire échouer le sarkozysme ce sont des contradictions internes. Vous avez quand même une bataille un peu sourde à l’heure actuelle, pour le pouvoir tout simplement, qui risque d’entraîner un effondrement par l’intérieur du système politique sarkozyste. Le problème c’est que si le régime en lui-même connaît quelques défaillances, le fond, lui, risque de ne pas évoluer très vite.
 
C’est pour ça que j’ai écrit ce bouquin. Ce n’est pas un bouquin d’analyse politique politicienne, c’est hélas plus large. C’est en tous cas son ambition.

OB : Internet représente-t-il une force d’opposition au sarkozysme ?
SP : Oui. Je pense qu’internet depuis maintenant une dizaine d’années, plus encore depuis deux ou trois ans, est vraiment une force terrible qui n’a pas encore développé toutes ses possibilités et, on le sent bien, qui embête quotidiennement le pouvoir en place. Tout simplement parce que dans le paysage audiovisuel où l’on a des journalistes de qualité, et avec des structures économiques très pesantes sur l’information, on n’a pas cette liberté de penser ou de simplement d’informer qui existe sur internet. Internet fait le boulot que faisait la presse il y a encore dix ou quinze ans.
 
On arrive à voir la vanité de la pensée ou de la vie d’un certain nombre d’hommes politiques et on s’aperçoit à ce moment-là que Brice Hortefeux prononce des phrases quand même assez proches du racisme, que Rachida Dati est une ambitieuse... En plus internet me paraît être un lieu de réflexions et de recherches qui me semble fondamental. Et puis c’est en même temps un lieu de protestation. Toutes les mobilisations, toutes les pétitions qui ont eu lieu ces dernières années sont toutes passées par internet. C’est un petit peu – pas trop – repris par la presse écrite.
 
Encore moins par la presse audio-visuelle, mais ce qui fait vraiment bouger la société aujourd’hui c’est internet.
           
 Crédit photo : ps-blr

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79 réactions à cet article    


  • french_car 18 janvier 2010 11:15

     Très bon article. Rien de révolutionnaire là-dedans cependant.


    • Reinette Reinette 18 janvier 2010 23:50



      hic ..sarkozysme hic ! avenir d’eups..la ! eups !

      lhttp://www.dailymotion.com/video/x28gni_sarkozy-bourre-lintegral_news


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 janvier 2010 11:22

      Mon interrogation a toujours été et demeure : Ce qui arrive est-il une conséquence de Sarkozy, l’homme, ou Sarkozy n’est-il venu que parce qu’il incarne ce que veut la France à ce moment de son histoire ? Si le deuxième hypothèse est la bonne, le rejet de Sarkozy n’est que le résultat des incohérences dans la volonté politique des Français... et disparaitra au moment de vérité... à moins que ne ne vienne quelqu’un qui soit encore plus « sarkoziste » que notre Président....




      Pierre JC Allard

    • Thorgal 18 janvier 2010 11:34

      Sarkozy, c’est l’agent Smith ;)


      • JoëlP JoëlP 18 janvier 2010 11:38

        Excellent article.
        Une chose me semble manquer dans l’analyse de Portelli, c’est la mise en perspective du sarkozisme avec ce qui se fait dans les pays voisins qui vieillissent encore plus que nous et sont donc confrontés à la même logique. Si on a vraiment affaire avec une vague de fond, quid de l’Allemagne ? Est-ce que ce que l’on observe le même genre de chose dans les pays scandinaves, de l’Angleterre ? Le berlusconisme est-il un sarkozisme ?


        • Flo Flo 18 janvier 2010 11:49

          Excellent article.
          Il est agréable de lire enfin une analyse plus raisonnée que passionnelle des événements politiques récents.
          Vous allez gagner un certain nombre de lecteurs, aujourd’hui sur Avox, à n’en pas douter.


          • Flo Flo 18 janvier 2010 11:52

            (Cette dernière remarque s’adresse à M. Portelli, et non à l’auteur. Je n’avais pas vu que l’article est signé par M. Bailly).


          • voxagora voxagora 18 janvier 2010 15:30

            Il est possible d’entendre l’enregistrement de l’appel de Serge Portelli
            (meeting de « La nuit sécuritaire ») sur ce qui se passe dans le cadre de la justice pénale.


          • Crazy Rider mambo 25 janvier 2010 02:45

            C’est bien évidemment un excellent travail de M. Portelli. Mais l’auteur M. Bailly a fait aussi un excellent et mérite nos remerciements.

            Cordialement


          • DarkPhantom DarkPhantom 18 janvier 2010 11:59

            Analyse distrayante, mais pour moi le sarkosyme reste surtout l’avénement de la démagocratie des patrons, des nantis et des réacs.
            Dans ma bouche, quand je traite quelqu’un de sarkosyste c’est une insulte.
            Sarkosyste = cancrelat à la solde des nantis totalement hypocrite et inhumaniste.
             smiley


            • Antoine Diederick 18 janvier 2010 12:15

              a mon sens ce n’est pas le Sarkozisme qui pose problème mais une politisation de la justice selon le clivage gauche/droite.

              Sarkozy a réussi a instrumentaliser le justice, mais il n’a pas encore réussi à initier les réformes....

              Lien ici concernant les discours de "L’audience solennelle de rentrée s’est tenue le 14 janvier, en présence de Monsieur François Fillon, Premier ministre, de Madame Michèle Alliot-Marie, garde des Sceaux, ministre de la Justice."



              • Antoine Diederick 18 janvier 2010 12:22

                surtout le discours de Monsieur Nadal.


              • Bélial Bélial 18 janvier 2010 12:34

                sarkozy est un croisement entre bush et berlusconi, il est arrivé là parce qu’il a hérité du système mafieux de pasqua, et parce que lagardère bolloré, bouygues etc... ont misé sur lui, il est mi-crétin au service de la world company, mi-mafieux vulgaire autoritariste, il a toujours affiché sa proximité avec le clan bush et l’idéologie des néoconservateurs (ex. la tolérance zéro est une reprise de la zero tolerance du maire néocon de new york rudy giuliani), le cadeau fiscal était aussi la première mesure de bush, et même combat sur le contrôle social, le fichage, la biométrie, la vidéosurveillance...

                Tout ça est facile à décrypter, ce qui l’est moins c’est pourquoi des gogos votent pour lui.


                • Thorgal 18 janvier 2010 13:40

                  Tout ça est facile à décrypter, ce qui l’est moins c’est pourquoi des gogos votent pour lui.

                  Mais la reponse est dans la question, voyons :)


                • Ouallonsnous ? 18 janvier 2010 17:25

                   Pourquoi des irresponsables ont voté pour le fondé de pouvoir de la world company @Bélial, tout simplement parce que les niveaux de conscience de type western avec le bon et le méchant et conquête de l’Ouest en zappant le génocide des autochtones, est toujours présent dans une parti de la population, qui n’est pas jeune, mais dont la jeunesse s’est déroulée durant les fivety’s,sixty’s et seventy’s.

                   Le mythe de la grande Amérique et de sa « way of life » est toujours vivace dans ces classes de la population, dont l’esprit critique est aliéné par le « formatage » auquel ils ont cru en leur temps. Au point qu’ils ne voient pas, et on le leur cache autant qu’on peut, que c’est la décadence et la misére pour le plus grand nombre (le peuple) qui sont au bout des pratiques de l’american way of life.

                   Les messages de leur subconscient les rendent incapables de remettre les pieds sur terre, et de retrouver les repéres républicains et humanistes qui sont les notres, dans notre monde d’aujourd’hui, c’est la raison pour laquelle le premier charlatan qui leur propose ce modéle est assuré de remporter leurs suffrages.

                  Cf. « On arrive à voir la vanité de la pensée ou de la vie d’un certain nombre d’hommes politiques et on s’aperçoit à ce moment-là que Brice Hortefeux prononce des phrases quand même assez proches du racisme, que Rachida Dati est une ambitieuse... » extrait de l’article d’O.Bailly.

                   D’ou l’importance de la mise en coupe réglée des médias français depuis l’avénement du pinipéde à talonnettes, et le déferlement de la non culture de l’Empire sur nos écrans, dans notre presse et nos spectacles, pour maintenir le mythe frelaté !


                • Ouallonsnous ? 18 janvier 2010 17:36

                  En complément à mon post précédent, définition de l’Américan way of lifte d’aprés Wikipédia ;
                  L’American way of life (en français : mode de vie à l’américaine) est une expression désignant le mode de vie américain qui s’est développé au XXe siècle et qui repose sur la consommation de masse. Celle-ci prend plusieurs formes : loisirs, objets de la vie quotidienne (alimentation, électroménager...), codes vestimentaires (jeans, costume...), informations pour l’individu, mais aussi surexploitation des ressources naturelles (eau, pétrole, ressources forestières).

                  Le terme a été largement commenté depuis la déclaration de George Bush Sr (père de George W. Bush), en 1992, estimant que rien ne ferait renoncer son gouvernement à défendre l’American way of life (« le mode de vie des Américains n’est pas négociable »), interprétée dans le contexte de la guerre en Irak par la consommation rapide des ressources naturelles de la planète.

                  Si tous les habitants de la Terre avaient le même mode de vie qu’un Américain du nord, il faudrait six planètes comme la Terre pour nourrir tous ses habitants. En effet, l’empreinte écologique d’un Américain du nord correspond à six fois la capacité biologique de la Terre[1].


                • Bélial Bélial 18 janvier 2010 17:42

                  @ Thorgal et Ouallonsnous : vous avez malheureusement raison, ça me rappelle quand John Lloyds dit qu’en vérité la plupart des gens s’en foutent.


                • Bélial Bélial 18 janvier 2010 12:40

                  J’ai oublié de dire qu’il voulait aussi envoyer nos soldats participer à la petite sauterie de george en Irak au prétexte du 11/09 et des WMD’s fantômes.


                  • Blé 18 janvier 2010 12:41

                    Sarkozy incarne toutes les valeurs du capitalisme sans complexe. Au delà de sa petite personne il impose son idéologie et prend les moyens pour le faire via les média et les gens qui lui doivent leur carrière :
                     -se faire du fric quel qu’en soit les conséquences,
                     -la concurrence donc réduire l’adversaire pour être seul sur le marché international,
                     -la rapidité qui effleure la complexité d’une société sans tenir compte de la population,
                    - la compétitivité dans tous les domaines

                    -surtout tuer la gueuse et en finir avec le programme du C N R.


                    • JL JL 18 janvier 2010 12:47

                      Très intéressante introduction de l’excellente inteview de Serge Portelli.

                      SP dit : « La droite républicaine n’est absolument pas sarkozyste. Mais alors pas du tout. Philippe Séguin faisait partie de cette droite républicaine, gaulliste en plus, qui non seulement ne se reconnaît pas dans le sarkozysme, mais qui bien souvent le déteste ».

                      A ce sujet et pour la petite histoire, il n’est peut-être pas déplacé de citer ici la phrase du siècle : « Mourir c’est pas facile » (Nicolas Sarkozy)

                      Je lis : « S’il y a bien un endroit où l’on peut voir les ravages du sarkozysme, c’est bien la justice » (SP)

                      A ce sujet, j’aime rappeler le lapsus qui, même s’il n’en était pas un, du candidat Sarkozy : « Je n’aime pas la justice, euh, l’injustice, et je ne laisserai à personne le monopole de la justice ». Quelle que soit la façon dont on la tourne, cette phrase interpelle terriblement !

                      Enfin : « Ce qui pourrait faire échouer le sarkozysme ce sont des contradictions internes. »

                      Je ne suis pas certain : pour moi le Sarkozysme est un produit du post capitalisme, de cette mondialisation libérale que je perçois comme étant le partage et l’emprise rdhibitoire sur la planète par les organisation de type maffieux que sont les multinationales.

                      A ce titre, et comme l’on sait que le capitalisme se nourrit de ses contradictions, je propose ici de réfléchir à cette question : le sarkozysme pourrait-il périr de ses contradictions ?

                      Si oui, alors, pourquoi n’est-il pas déjà mort ?! On a dit qu’après Sarkozy les mots n’ont plus de sens. Dès lors qu’on s’appuie sur des oxymores, la contradiction a-t-elle encore un sens ?


                      • bonnes idees 18 janvier 2010 12:57

                        L’aristocratie n’a pas vraiment disparu. La société civile a tranchée la tête de Louis xvi et Marie-antoinette pour rien. Les privilèges sont légions. Politique « pot de fleur » bien arrosée. Les politiques ne sont pas le problème puisque c’est le premier bastion à conquérir. Le plus facile à mon gout. Les autres ne seront pas de la tarte. Vous me dîtes « on vote en 2012 », eh oh ca suffit les votes car on arrête pas de voter pour le maire, le conseiller, les syndicats, le patronat, le president (j’allais l’oublier lui). Un peu de calme et surtout moins de politique et plus d’actes concrets qui se voient sur le terrain France. Il passe où tout les milliards du citoyen parce que cela c’est de l’argent réel !?


                        • Ecométa Ecométa 18 janvier 2010 13:10

                          « Le constat de Serge Portelli est sombre. Dans le prétoire il mesure chaque jour la dégradation de notre société. C’est la partie la plus intéressante de son livre, celle où il évoque la prison comme élimination sociale, la surpopulation pénitentiaire, comme variable d’ajustement, la multiplication des gardes à vue.... »

                          C’est le model des Etats-Unis, son model de prédilection, la simplification au simplisme, que nous impose Sarkozy ; c’est selon, ou le rêve américains pour certains tenants du tout sécuritaire et généralement bénéficiaires nets et ostentatoires du libéralisme économique, ou le cauchemar pour les autres, les plus pauvres, qui en sont les grandes victimes !

                          Sarkozy est l’archétype même du sophiste du cynique des temps modernes !

                          C’est un « positiviste » pur et dur, un tenant du « comment sans le pourquoi » : il n’y pas de causes… que des conséquences sur lesquelles il suffit d’agir ! C’est la raison pour laquelle nous ne faisons qu’ajouter des conséquences à des conséquences et forcement des problèmes à des problèmes ! Quant au fond, persuadé que tout est établi, savamment établi...vérité scientifique pure oblige, pure croyance technoscientisme oblige, nous n’avons plus à nous interroger ; en fait approche pseudoscientiste oblige, et persuadé de la vérité de notre savoir rationalo technoscientiste, pourtant en totale contradiction avec les acquits intellectuels du 20 è siècle ( Les trois « I » : principes d’incomplétude, d’incertitude, et d’impossibilité), nous ne résolvons plus rien fondamentalement , même pire : nous nous enterons !

                          C’est le fond qui manque le plus, le bons sens, le sens commun : l’ontologique ! Nos difficultés, celles environnementales, qui, comme par un sursaut de conscience, semblent intéressent beaucoup plus, sauf les politiques et les économistes qui mènent le grand bal des sophiste et de cyniques, comme celles sociétales (politique, économique, démocratique et républicaine), qui, comme par une sorte de fatalisme systémique, intéressent beaucoup moins ; toutes ces difficultés sont avant tout de nature fondamentale !

                          La Nature se dérobe à nos yeux…et c’est la raison pour laquelle il faut la porter au logos… la dire, selon Héraclite. De ce point de vue rien n’a changer ; il y a tout simplement que nous avons établi en savoir en totale négation de la « Nature » et des « états de nature » dont notre propre nature humaine, qui, de plus en plus, est totalement niée ! Ce n’est pas de la dérobade mais plus de d’aveuglement paradigmatique dont il conviendrait de parler !

                          Dans de telles conditions de négation de la réalité, des réalités, d’un tel quel immuable à notre échelle humaine :comment nous étonner de toutes nos difficultés !


                          • Bélial Bélial 18 janvier 2010 13:26

                            Ecométa je vous plusse, agir sur les conséquences sans réparer les causes, c’est comme soigner les symptomes sans guérir en profondeur, cette facilité de considérer que les problèmes viennent de l’inné, c’est comme quand dans son entretien avec Michel Onfray sarkozy a sorti sa connerie sur le suicide, j’ai eu envie de lui entailler le bras avec un économe, je ne lui pardonnerai jamais cette phrase.


                          • terrienhope3 terrienhope3 18 janvier 2010 13:18

                            tien sarko est juif ???


                            • terrienhope3 terrienhope3 18 janvier 2010 13:19

                              et il fais parti du siecle
                              bizarre bizarre


                              • Pyrathome pyralene 18 janvier 2010 13:29

                                Le sarkosisme n’existe pas , c’est de l’opportunisme et du mensonge.......un imposteur !! c’est simple pourtant !!


                                • terrienhope3 terrienhope3 18 janvier 2010 13:44

                                  que fous un polonais juif a la gouvernance ???


                                  • terrienhope3 terrienhope3 18 janvier 2010 13:47

                                    hongrois désolé hihihihihi


                                    • Tristan Valmour 18 janvier 2010 13:50

                                      Bonne année à tous

                                       

                                      Sarkozy se base sur la peur, oui. Un ami m’a envoyé un mail pour me dire qu’il avait remarqué entendre les sirènes de police de plus en plus fréquemment depuis que Sarkozy est au pouvoir. Je ne vis plus en France, donc d’autres témoignages sur le sujet seraient intéressants. L’usage des sirènes est-il justifié, rappelle-t-il à la population qu’elle est sous surveillance, a-t-il pour objet d’habituer la population afin qu’elle n’y fasse plus attention ?

                                       

                                      Il faut faire barrage au sarkozysme, ce qui signifie sur le plan politique, voter pour n’importe quelle alternative. J’appartiens plutôt à la droite sociale, gaullienne et patriote. Mais je voterai même Le Pen ou Besancenot plutôt que Sarko. Sans aucun état d’âme. La droite républicaine déteste effectivement Sarkozy.

                                       

                                      Sur le plan économique, il faut boycotter les entreprises inféodées à Sarkozy. Puis développer des associations dont le but est de vendre. Dans une association, il n’y a pas de parts sociales. Ce serait de plus, faire un joli pied de nez à la Bourse. Beaucoup regrettent les services publics. Ils peuvent se reconstituer en associations ! C’est à nous de le décider plutôt que de mendier ou pleurer.

                                       

                                      Enfin, comme les médias aux ordres sous-estiment sciemment l’opposition à Sarkozy, largement majoritaire, il faut rendre cette opposition voyante. Je propose que tous les citoyens mécontents de la politique menée par Sarkozy arborent sur leur poitrine un symbole montrant leur opposition. Les porteurs de ce symbole s’entraideront également, parce que l’entraide fera échec à cette politique inique. Et voir un nombre important de personnes porter ce symbole diminuera les peurs individuelles.  

                                       

                                      Internet pourrait fédérer cette opposition agissante en lieu et place de débats stériles et interminables. Il faut mettre un terme aux divergences qui nous séparent devant l’immense danger qu’est le sarkozysme. Nous aurons bien le temps de nous quereller plus tard avant que ce ne soit trop tard.

                                       

                                      Il faut agir tous ensemble. Pas dans le but de détruire, mais de (re)construire. Cela doit venir des citoyens en l’absence d’hommes politiques responsables, honnêtes et courageux ; qui ont le sens de l’intérêt général. Cela doit se faire en s’emparant de la sphère économique, donc créer en premier lieu des associations dont l’objet social est de vendre produits et services.

                                       

                                      Qui peut créer un site internet pour récolter de l’argent afin de créer ces associations à vocation économique ?


                                      • Antoine Diederick 19 janvier 2010 11:53

                                        tu racontes des conneries avec tes sirènes de polices....

                                        a NY les sirènes c’est toutes les journées et la nuit, cela fait partie du paysage urbain...


                                      • aquad69 18 janvier 2010 14:13

                                        Bonjour Olivier Bailly,

                                        « Parce qu’il y a quelque chose de civilisationnel. »

                                        Abolument, et c’est pour celà que c’est faire bien trop d’honneur à Mr Sarkozy que d’accoler son nom sur un phénomène qui le dépasse de loin, ainsi d’ailleurs que les milieux politiques français .

                                        Au demeurant cette dérive ne concerne pas seulement la France, mais l’Occident tout entier, donc le Monde par extention, et doit être mise en parallèle avec l’autre dérive importante, l’économique, qui tend à concentrer de plus en plus de richesses entre des mains de moins en moins nombreuses.

                                        Il est caractéristique que l’ambiance de peur qui se diffuse dans tous les milieux sociaux devant le ou les naufrages - général ou particuliers- qui s’annoncent est un facteur important de développement des communautarismes ; le nationalisme actuel -bien différent de l’ancien patriotisme qui était avant tout sacrifice de soi - en est un, à l’évidence.

                                        L’ironie en fin de compte est que cette dérive est, à échelle différente, exactement de la même nature que celle qui mène des jeunes issus de l’immigration à se refermer sur eux-même dans leur propre communautarisme.

                                        Cordialement Thierry


                                        • beubeuh 18 janvier 2010 15:44

                                          Tout à fait, et j’ajouterai qu’il ne faut pas accorder trop d’importance à ce qui nous apparaît comme la toile de fond idéologique (au sens étymologique du mot : « discours sur les idées ») sur laquelle s’agite Sarkozy.
                                          En effet, ce que l’auteur désigne ici sous le terme de « Sarkozysme » relève beaucoup moins d’un système de pensée ou d’une vision du monde, telles qu’ont pu en produire les gros appareils partisans des XIXe et XXe siècles que d’un culte de l’action et d’une valorisation de l’égo qui me paraîssent être des traits caractéristiques des sociétés contemporaines.


                                        • clostra 18 janvier 2010 19:20

                                          @beubeuh
                                          Oui assez d’accord sur « rien de nouveau sous le soleil » (ou même sous les nuages)
                                          Nous, les enfants de juste après guerre retrouvons comme des impressions de déjà vu qui nous replongent dans le désarroi de nos enfances et les menaces que nous sentions peser sur nous.
                                          Seulement, si ce n’est pour tous ou chacun d’y avoir participer, nous avons vécu 68. Ce coup de balai sur un monde dépassé. Un coup de balai réfléchi pour dire enfin vraiment « plus jamais ça »

                                          Et l’histoire tourne en rond avec des (petits) nouveaux qui ne savent pas comment c’était avant.

                                          Alors probable que le « monde » refera un tour complet, non qu’il le souhaite mais parce que l’homme suit sa pente (avant d’essayer de la remonter)

                                          Ce qui est impressionnant et nouveau, c’est la « communication » apprise, pas celle de la sagesse de l’âge...qui fait prendre des vessies pour des lanternes !


                                        • sisyphe sisyphe 18 janvier 2010 14:50

                                          Excellent article, qui démontre bien la dérive autoritaire et anti-démocratique de ce régime, à la croisée entre les diktats du libéralisme mondialisé, et la démolition de la démocratie, du système social, des hôpitaux, de la justice, des droits du travail, à l’organisation de la précarité, du chômage, de la suppression progressive des libertés individuelles, pour favoriser une caste au pouvoir, et jouant la fibre sécuritaire (alors que, vu la situation sociale et sociétale créée, la violence et la délinquance, NE PEUT qu’AUGMENTER), pour assurer les votes d’un pays vieillissant, et livré aux fantômes des boucs émissaires et aux spectres des « ennemis potentiels » que sont les jeunes, les chômeurs, les immigrés, les étrangers, etc.. (liste à compléter selon besoins électoraux).

                                          Maintenant, la prochaine phase ; le problème des retraites.
                                          Le gouvernement aimerait bien les baisser, mais s’attirerait les foudres d’une partie de son électorat (sa clientèle) ; il va donc faire le forçing, par l’intermédiaire du demeuré Darcos, (qui a fait, à chacun de ses postes, les preuves irréfutables de sa totale incompétence), et de ses autre chevau-légers de la sarkozye galopante (c’est pas ce qui manque), pour imposer un allongement de la durée du travail et des cotisations ; alors qu’un tas d’autres solutions sont évidemment possibles (pour combler le déficit du régime retraite) ; et, notamment, l’extension des cotisations ; non seulement des salariés, mais également des richesses produites par le travail ; bénéfices des sociétés, des stock options, etc....
                                          On entend déjà les cris d’orfraie des libéraux sur les risques que ça ferait peser sur la compétitivité des entreprises ; ah, la sacro-sainte compétitivité, au nom de laquelle l’état fournit des dizaines de milliards à des entreprises, pour les aider, in fine, à délocaliser (cf Renault), et qui justifie, bien entendu, le blocage des salaires, le démantèlement du système social ; alors que les bénéfices des grands entreprises, et surtout, des banques renflouées, franchit des sommets jamais atteints jusqu’ici.

                                          Le sarkozysme est le cheval de Troie de la libéralisation mondiale et dérégulée ; il est en train d’aligner la politique de la France sur celles imposées aux pays émergents ou en difficulté par le FMI, la Banque Mondiale, l’OMC, , avec les effets ravageurs qu’on a pu constater partout.

                                          Ces ravages risquent effectivement d’être irrévocables et irratrapables, si la casse se poursuit à ce rythme ; mais, pendant ce temps, on amuse le populo avec des débats fumeux, et les marionnettes (style « les nouveaux penseurs », comme bien dit dans l’article), paradent, sur le devant de la scène, sur les écrans, en remplissant consciencieusement leur rôle d’enfumeurs publics, pour occulter les tours de passe-passe qui font les poches de la très grande majorité des citoyens de ce pays, passifs, vautrés devant leurs écrans, ou résignés, la peur au ventre de sombrer dans la précarité, voire la misère, ne pensant qu’à sauver leur propre peau.

                                          Le diviser pour mieux régner, l’individuation, la rupture de tout lien social, collectif, l’isolement des individus livrés aux frayeurs ; soit des « ennemis intérieurs », soit de la déchéance personnelle, fonctionne à plein régime ; le pays est prêt pour une autocratie de moins en moins rampante...

                                          Alors, quoi ?

                                          Quand les processus démocratiques sont totalement vidés de leur substance, quand tous les relais entre les citoyens, et leurs soi-disant « représentants » ; censés défendre leurs intérêts (mais ne défendant plus que ceux qui les tiennent par les couilles ; banksters et autres mafias), la voie est ouverte pour tous les débordements possibles, avec, en corollaire, bien évidemment, le renforcement de la répression, le musèlement de la justice) ; et sans doute faudra-t-il en passer par là ; l’avenir ne pourra qu’être violent ; le tout est de choisir la violence qui sera la plus efficace pour mettre fin à l’oppression et au dépouillement des 9/10èmes des citoyens de la planète, au profit du 1/10ème restant.

                                          Vous avez aimé le XXème siècle, sa violence, ses guerres, ses conflits, sa lutte du bien contre le mal, la montée du terrorisme, les faits divers érigés en faits de société et suscitant de plus en plus de lois liberticides ?
                                          Vous allez adorer le XXIème !


                                          • Bélial Bélial 18 janvier 2010 15:26

                                            Je partage votre point de vue, tous les pays ont leur fossoyeur chicagoboyesque, reagan pour l’Amérique et thatcher pour l’Angleterre dans les années 80, sarkozy pour la France


                                          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 18 janvier 2010 15:15
                                            OB : S’il a été élu c’est que le terrain était favorable
                                            SP : Complètement. Pour moi son élection n’est pas du tout une surprise. Il y a une logique très forte et l’idéologie que j’essaye de dessiner c’est une idéologie dont il est le représentant provisoire et qui a pris naissance un peu avant lui.
                                             
                                            Evidemment que ce n’était une surprise pour personne. Puisque vous aimez les mots pompeux aolrs disons que le « Sarkosysme » es simplement la résistance du « Gaullisme » qui ne veut pas disparaitre.
                                             
                                            Le RPR a réussi sa mutation et même au dela de ses prévisions, puisqu’il a éffacé durablement toutes les oppositions.

                                            Cette idéologie est donc celle transmise par Mitterrand à Chirac puis à Sarkozy ; elle ne s’était pas transmise d’homme à homme mais de système en détresse au système repreneur.

                                            Est-ce que ce système est inscrit dans la durée ? J’ai toujours dit sur ce site que les Français n’ont aucun moyen de s’affranchir de cette insolite coalition (UMP) forte de la pseudo-légitimité d’avoir sauver la République en 2002 et qui étend chaque jour un peu plus ses tentacules.

                                            Coupable et sur la défensive, l’UMP investit en permanence les esprits par tous les moyens pour les préparer à accepter ce qu’elle croit être des réformes salutaires avant même que quelque opposition n’ose murmurer !

                                            Il devient de plus en plus suspect d’avoir des idées en France ; il sera de plus en plus difficile de s’exprimer.

                                            Mohammed MADJOUR.

                                            • Defrance Defrance 23 février 2010 10:51

                                              De Gaulle n’a RIEN a voir avec le Sarkozysme, il y a suffisamment de preuves pour cela Europe sans la GB, OTAN...
                                               Le Gaullisme a disparu avec Chirac, Sarkozy est plus proche de Petain que de De Gaulle ?


                                            • Yvance77 18 janvier 2010 15:19

                                              Salut,

                                              A la question du titre de ce bon post deux réponses possibles :

                                              OUI .... si c’est pour l’intérêt de nécessiteux type Bouygues, Pinault, Bolloré, Dassault, Lagardère (et autres miséreux de la sorte)

                                              NON ... si c’est pour le bien du peuple.

                                              A peluche


                                              • beubeuh 18 janvier 2010 15:26

                                                 Arrivé au terme de l’article, je n’ai personnellement toujours pas compris ce qu’est le sarkozysme. Une idéologie, nous dit l’auteur. Mais encore ? La seule définition qui est donnée ici se trouve dans l’introduction et tient en une demi-phrase :

                                                le sarkozysme, ce populisme autoritaire basé sur trois piliers : le déterminisme génétique et social, le culte de la peur et la réduction de la complexité.

                                                Trois « -isme » dans la même phrase, ça commence mal. Pour comprendre le mot « sarkosysme », il faut donc déjà comprendre les mots « déterminisme » et « populisme », dans toute leur complexité et saisir à laquelle de leur nuances il est fait référence ici. Pour rappel le président Vénézuélien Hugo Chavez est régulièrement taxé par ses adversaires de « populisme », de même qu’Ahmadinedjad en Iran. On ne voit pas trop le rapport avec Sarkozy. Même constat pour le « déterminisme social et génétique »... Marx croyait au déterminisme social, de même que Pierre Bourdieu et un grand nombre de sociologues de gauche. Le déterminisme génétique est un vieux truc de l’extrême droite raciste. Le Sarkozysme concilierait donc les deux ? Voilà qui me semble assez contradictoire avec la « réduction de la complexité » présentée comme caractéristique du « Sarkozysme ».
                                                Quand au « culte de la peur »...bon si l’on veut, mais Sarkozy n’est pas le seul à y avoir recours.

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