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Accueil du site > RDV de l’Agora > Restaurants : le dessous des cartes

Restaurants : le dessous des cartes

« Aujourd’hui en France, des milliers de restaurants servent des surgelés à leurs clients à leur insu. Au pays de la gastronomie c’est un sujet tabou ».
 
Dans leur reportage, Restaurants les pieds dans le plat (diffusion Canal+ vendredi 19 février à 22h30), Olivier Journiat et Hervé Bouchaud s’interrogent : le four à micro-onde remplace-t-il le fourneau ? Qu’y a-t-il dans nos assiettes ? Y a-t-il encore un chef en cuisine ?
 
Pour quelques observateurs la tâche est entendue depuis longtemps. Il n’est pas sûr en revanche que l’ensemble des consommateurs soient au fait des us et coutumes d’une majorité de plus en plus croissante de restaurateurs.

Cette enquête essaye de les faire parler, ces restaurateurs. Certains sont vertueux. D’autres, hélas les plus nombreux, nous arnaquent. Toutes les baisses de la TVA n’y feront rien. Leurs cuisines sont occupées par les industriels de la bouffe. Une douce occupation qui rime avec collaboration. Et surtout avec l’abandon de ce qui faisait la gloire du métier de cuisinier.
 
Certes, comme l’explique Hervé Bouchaud que nous avons interviewé, « le métier de restaurateur est dur, les marges sont faibles. Il y a des raisons pour lesquelles quelqu’un en vient aux plats tout préparés ». Mais y en a-t-il pour ne pas informer la clientèle sur la provenance des produits servis ? « En Italie, rappelle le réalisateur, quand on sert des surgelés, c’est indiqué sur la carte ».

Pour que les marges ne se réduisent pas ces commerçants emploient moins de personnel. Afin de donner le change à leur clientèle ils lui vendent des produits surgelés ou des plats préparés par les industriels de l’agro-alimentaire.
 
Pour les produits frais, certains d’entre eux, nombreux, se fournissent chez le supermarché de gros Métro (90 magasins dans toute la France). Là ils trouvent des oignons émincés en boîtes de 4 kilos, de la mayonnaise par 5 kilos, de la choucroute en sceau de 10 kilos, des oeufs cuits et sans coquilles en sachets ou encore de la moussaka à moins d’un euro la part qui sera revendue 8 à 10 fois plus cher.
 
La restauration est devenu un métier d’assembleurs et de chauffe-gamelles. Si ça continue les industriels disposeront de leurs propres chaînes de restaurants. On appellera ça des MacDo.

Paradoxalement, dans l’enquête que mènent les réalisateurs de Restaurants les pieds dans le plat, l’industrie agro-alimentaire est plus diserte et transparente que les restaurateurs. Bonduelle ou Davigel, deux grosses enseignes qui fournissent à la pelle des plats préparés aux commerçants, ouvrent leurs portes.

Bonduelle, le leader du marché en France, possède une usine entre Lille et Paris : sur 40 hectares 850 employés produisent chaque jour 700 tonnes de légumes surgelés livrés dans des cuisines dans la France entière. Légumes épluchés, lavés, calibrés, surgelés, conditionnés. Une fois livrés le « cuisinier » n’a plus qu’à les réchauffer au four à micro-ondes.

En 2007, le gouvernement a créé un label « maître restaurateur » réservé aux professionnels qui s’engagent à ne plus servir de plats tout préparés et à travailler avec au moins 60% de produits frais. A ce jour ils sont 600 en France, ce qui représente moins de 3% de la profession.
 
« Ce qui est étonnant, constate Hervé Bouchaud, c’est que ce label a été un échec. C’est très dur de lutter contre ça. Quand l’employeur se dit qu’au lieu d’avoir un employé en plus il peut servir un excellent pot au feu préparé, on n’y verra que du feu, cela me coûtera deux euros je n’aurai pas de problème de stock, d’invendu, de perte, etc. Cela va être dur de lutter contre ça. Surtout si les industriels font de la très bonne qualité ».

30% des légumes servis dans les restaurants proviennent des industriels de l’agro-alimentaire. Mais vous ne trouverez pas de restaurateurs pour l’avouer. Hervé Bouchaud et Olivier Journiat fouillent les poubelles, la nuit, pour recueillir des pièces à convictions : emballages de tartes tatin, de magrets de canard bulgares, etc. Même piégé, le restaurateur nie.
 
Contre toute évidence il affirme qu’il utilise des légumes frais, que son magret vient du Sud Ouest. L’un d’eux précise même qu’on lui livre des canards... Mais après tout, il s’agit davantage d’une question d’honnêteté, on n’ose dire d’éthique ou de morale, que de légalité. Aucune loi n’oblige à stipuler sur la carte qu’il utilise des produits surgelés (ce qui en soit n’est pas un drame) ou tout préparé ce qui, en cette occurrence, pose problème.
 
Comme dit Hervé Bouchaud « vous sortez de chez vous car vous n’avez plus rien dans le frigidaire. Vous avez deux solutions : ou vous achetez un produit Picard ou vous allez dans un restaurant. Si on vous sert le même Picard il y a quand même un peu arnaque. On finit par perdre de vue qu’on va dans un restaurant pour manger un plat qui sera bon ou qui ne sera pas bon, mais qui sera cuisiné, pas pour manger un plat réchauffé ».

Les industriels travaillent désormais avec des chefs comme Alain Plassard. L’usine Houdebine, en Bretagne, a été fondée et est dirigée par un ancien traiteur reconverti en industriel de l’agro-alimentaire. Lorsqu’on visite ces usines, c’est indéniable, il est clair que nous ne sommes pas encore aux Etats-Unis où il y a longtemps que les industriels se sont immiscés dans nos cuisines et dans celles des restaurants, rapides ou non.
 
« Certains restaurateurs - pas tous car il y en a qui se battent, évidemment - appliquent déjà les systèmes des chaînes et des fast-foods [voir l’excellent Food inc. Ndr]. Lorsque vous allez dans un Buffalo grill, poursuit Hervé Bouchaud, le steack est sous-vide, il y a le sachet de haricots verts avec le beurre surgelé, tout doit être réchauffé en une minute top chrono pour arriver sur la table quatre minutes plus tard. C’est une espèce d’industrialisation de la restauration ».

Mais n’en doutons pas, les restaurateurs qui proposerons à leur client une cuisine simple et authentique (c’est-à-dire à base de produits frais et naturels) se feront de plus en plus rares.
 
Au début de leur reportage Olivier Journiat et Hervé Bouchaud interrogent un restaurateur parisien qui fait une centaine de couverts par jour et ne travaille qu’avec des produits frais. Eplucher les 45 kilos de légumes livrés chaque jour nécessite deux à trois heures chaque matin.
 
Ce sont donc des coûts en plus. Mais, répond le restaurateur, le plaisir du métier est bien de recevoir le produit brut et de le transformer. Il faut croire que cette notion de plaisir a disparu : un nombre croissant de restaurateurs ont sans doute un vague souvenir de notions élémentaires et de termes comme julienne, émincer ou monder…Plaisirs de bouches, plaisir des mots.
 
Nous n’avons encore rien vu. A la fin de leur enquête Olivier Journiat et Hervé Bouchaud évoquent les nouvelles tendances, celles qui, notamment, consistent à ajouter des arômes artificiels. On ne connaît pas la composition de ces produits qui maquillent ou parfument littéralement des plats qui, sans cela, seraient juste plats...
 
Le critique gastronomique Périco Légasse, invité, dans le documentaire, à comparer un plat sans arôme avec son avatar aromatisé artificiellement, ne s’y trompe pas. Mais faut-il être critique, maintenant pour aller au restaurant ?
 
La logique voudrait que que les restaurateurs en reviennent aux bases de leur métier et nous à plus de simplicité. Car cette restauration d’urgence faite sans plaisir pour des gens pressés qui ont perdu le goût - et peut-être celui de vivre - est une cuisine de survivants. Nous nous en accommodons fort bien.

Crédit photo : dreams time

 

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124 réactions à cet article


  • LE CHAT LE CHAT 19 février 2010 09:43

    Je ne vais plus au restaurant que de temps en temps pour le boulot , pour le reste , comme je me débrouille pas mal au fourneaux , je fais mieux pour vachement moins cher , et avec des produits frais si possible .

    Tricatel ne passera pas !  smiley


    • Loïc Loïc 19 février 2010 13:57

      Tricatel passera ! (hélas)

      Les plats préparés par les industriels sont aussi bons (sur le plan gustatif) que les plats cuisinés maison. C’est ce que révèle le documentaire. De plus, les processus de fabrication industriels assurent une meilleure sécurité sanitaire que les arrières cuisines des restaurants traditionnels. Plus économique, plus sûr et aussi bon => Tricatel passera.

      Pour ce qui est des conséquences sur la santé, que la cuisine soit industrielle ou artisanale ne change pas grand chose. La transformation des aliments est de toute façon néfaste pour la santé.

      Si vous voulez rester en bonne santé et prendre du plaisir à table, mangez cru :
      - Bienfaits de l’alimentation crue
      - Des plaisirs pièges au plaisir de manger sain



    • ZEN ZEN 19 février 2010 14:06

      Loîc
      Le cru, j’ai essayé...
      (Vraies)carottes : excellent
      J’ai essayé avec le chou et la patate : moins bon ! smiley


    • LE CHAT LE CHAT 19 février 2010 14:36

      @loïc

      oui , un bon steack tartare de cheval , ça a du goût !

      les carottes , les céleris , d’accord , mais je suis comme Zen , les patates c’est meilleur en frites ! smiley


    • plancherDesVaches 19 février 2010 14:59

      Complètement, Le Chat : un haché cru de cheval est un délice.

      Sinon, Zen, le chou cru est délicieux, mais encore faut-il trouver du BON chou.
      Et c’est la même chose pour TOUS les fruits et légumes : comme dit Koff : on nous vend de la merde.
      Ou alors, il faut mettre un prix fou. (comme pour tout, d’ailleurs)

      Et si on se faisait un concours de sites de recettes... ???
      Il y en a un que j’utilise parfois :
      http://www.750g.com/

      Sinon, si certains sont intéressés, je vous livre ma recette d’omellette du chef qui a toujours été jugée comme un régal par tout le monde. (il faut un solide appétit, néanmoins)


    • Arunah Arunah 19 février 2010 16:54

      @ Zen et LE CHAT

      Malheureux ! Qu’avez-vous fait ! La patate crue est toxique. Soyez avantureux mais raisonnables et informés.


    • brieli67 19 février 2010 18:14


      CORNUCOPIA concept mot à retenir !!

      http://www.vincentabry.com/cornucopia-l-imprimante-a-nourriture-du-mit-8293

      fluid.media.mit.edu/assets/cornucopia/cornucopia_coelho_zoran.pdf -

      la gastronomie digitale verte


    • Antoine Diederick 19 février 2010 20:08

      au Chat,

      je croyais que les chats préparaient les spaghettis avec des boites de Miaou. Ben, chuis déçu.


    • LE CHAT LE CHAT 22 février 2010 09:08

      @ANTOINE DIERRICKS

      mon cousin Garfield adore manger des lasagnes !  smiley


      • Antoine Diederick 19 février 2010 09:54

        de toutes les façons, c’est carême, je vais manger des bougies....


      • wesson wesson 19 février 2010 11:43

        Bonjour Antoine,

        tiens, encore un gros bâtiment qui prends un avion, crame, et reste debout après ...


      • Antoine Diederick 19 février 2010 20:09

        oui mais, il y a tout de même bien des dégats vu la taille de l’avion.


      • rocla (haddock) rocla (haddock) 19 février 2010 10:03

        On a le monde qu’ on mérite .

        Hier soir à envoyé spé ils montraient l’ arnaque à la garantie chez les marchands électro-ménager .

        Au jourd’ hui cet article sur l’ arnaque aux plats cuisinés .

        Vous allez dans une ville de France , n’ importe laquelle , les mêmes magasins les mêmes marques .

        Dans quelques années on saura même plus faire des oeufs au plat .

        En cinquante ans on sera passé du savoir-faire au savoir-arnaquer .

        Et on parle de Ben Laden et autres guignols pendant ce temps .



        • LE CHAT LE CHAT 19 février 2010 10:17

          salut captain ,

          heureusement que JPP nous donne de temps en temps au 13h de téhéfin des bonnes adresses rurales avec des vrais gens qui travaillent de vrais produits !  smiley


        • Fergus Fergus 19 février 2010 11:07

          Tous les secteurs d’activité marchande sont plus ou moins touchés par cette tendance sinon à l’arnaque, du moins aux petits arrangements susceptibles de dégager des profits. C’est ce que j’ai tenté d’exprimer dans les commentaires d’un article récent en stigmatisant l’utilisation trompeuse du mot « client ». Trop souvent en effet le « client » n’est considéré que comme un cochon de payant qu’il convient d’essorer au maximum ! 


        • brieli67 19 février 2010 13:34

          @ Fergus : Tout est bon dans le cochon !

          Délibérément, obstinément, volontairement gratuit, libre, sans abonnement et sans visas.
          http://chefsimon.com/

          Hopla ! De quoi réveiller le maître-queue qui sommeille en chacun/e de nous


        • ZEN ZEN 19 février 2010 14:02

          Mieux !
          La bible Pellaprat, pour la liturgie culinaire


        • brieli67 19 février 2010 14:54

          @ Zen

           Il y a la gourmandise que les théologiens ont placée au rang des sept péchés capitaux, celle que Montaigne appelle la science de la gueule.
          incontournable

          Le grand dictionnaire de cuisine d’Alexandre DUMAS
          http://www.paperblog.fr/1839712/la-gastronomie-selon-alexandre-dumas/

          http://www.pitbook.com/textes/htm/dumas_cuisine.htm&nbsp ; en e_book


        • claude claude 19 février 2010 15:31

          bonjour cher capitaine,
          bonjour le chat, zen, fergus ...
          bonjour tout le monde

          il y a aussi les plats préparés sous vide : viandes, légumes, poissons, que l’on fait réchauffer au bain-marie : il n’y a plus qu’à dresser l’assiette...

          et ces kilos de tartiflette, vendue en pots de 5kg, dans tous les bons « métro » de france et de navarre... qui apparaissent sur la table des restaurants des stations, auréolé du mythique epithète « plat du terroir, spécialité du chef »...

          la bonne cuisine demande du temps de préparation... et le temps, c’est de l’argent...


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 19 février 2010 15:57

          Bonour Claude ,

          Mais où est-ce que vous êtes passée ?

          On vous voit plus ....


        • claude claude 19 février 2010 21:00

          bonsoir capitaine,,

          merci de vous inquiéter..

          mon absence est dûe aux aléas d’une santé bien capricieuse
           
           smiley


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 19 février 2010 21:15

          Content que vous soyez parmi nous Claude ... smiley


        • laugae laugae 21 février 2010 00:04

          Entièrement d’accort avec toi capitaine !

          Et dans n’importe quel parking d’enseigne standardisée de n’importe qu’elle ville moyenne de France, que trouve t’on ? Des voitures de clients avec trois couleurs dominantes : GRIS, NOIR, BLANC. 

          C’est assez effarant lorque je fais les courses avec mes enfants et que l’on tente de trouver des voitures avec des couleurs un peu plus gaies : moins d’une sur dix n’est pas d’une de ces trois couleurs ! Oh il y a des « nuances » bien sûr : gris bleue, gris anthracite, vert de gris ...etc...etc

          Et toi alors, elle est de quelle couleur ta voiture ? allez vous me demander : en fait elle est bleue mais un bleu passe-partout (gris iceland en fait !) donc pas de quoi pavoiser ! 

          Nous faisons comme tout le monde, il faut une couleur qui ne choque pas afin de pouvoir revendre plus facilement le véhicule. Eh oui, même les couleurs de nos bagnoles doivents être homogènes, passe-partout, sauf bien sûr si l’on est l’heureux propriétaire d’une ferrari !

          Et l’ambiance dans les supermachés ? Bouhou hou, .... à part l’été lorsque les touristes du Nord (oui j’habite dans le sud de la france) ainsi que les étrangers viennent mettre du soleil avec leurs rires dans les rayons, sinon, c’est la foire à la grimace !

          Et les produits frais dans nos super, hyger, giga marchés ? Tout est au format « légumes en plastique ». J’entends par là que l’ensemble des fruits et des légumes sont comme sorties d’une usine qui leur donne un calibrage parfait, une couleur ....brillante, et un choix monolithique. Quant au goût, je le cherche encore...

          Losque nous mangeons les tomates, augergines, salades, patates et j’en passe, cultivées par mon beau-père qui jardine à l’ancienne (c’est à dire avant l’invention des pesticides) avec des variétés quasi-disparues et du crotin de cheval en guise de fertilisant, je redécouvre ce qu’est la SAVEUR ! 

          Alors tout est perdu ? Je veux croire que non, même si je suis inquiet lorsque je double en rentrant chez moi tous les soirs, je dis bien, tous les soirs, des files de 10-15 voitures minimum devant les deux enseignes de fast-food qui se trouve le long de mon traget, sans compter les buffalo gril, KFC, Pizza hut, etc ..etc... 

          Heureusement qu’il y a encore des gens qui se battent pour sauvegarder un certain art de vivre qui consiste à apprécier en mangeant lentement  des produits de saison et du terroir, en cultivant tout simplement son jardin (si a la chance d’avoir un peu de terrain bien sûr), en prenant le temps de cuisiner, au moins le soir, avec le plaisir parfois de faire découvrir une recette à ses enfants. 

          Je n’ai que 40 balais mais j’ai vraiement l’impression d’être déjà trop vieux pour cette société de surconsommation et de standardisation des goûts .....et des désirs !







        • Yaka Yaka 19 février 2010 10:12

          La restauration, encore une victime de la concurrence libre et non faussée, de l’obsession de payer le moins cher possible.


          • ZEN ZEN 19 février 2010 10:16

            Je ne me fais plus d’illusion de ce que l’on mange dans la plupart des restaurants
            J’y vais de moins en moins et j’ai horreur d’attendre

            Manger a une une fonction vitale , mais aussi culturelle, marquée de traditions parfois séculaires, variables selon les lieux et les époques, les catégories sociales et les moyens dont elles disposent, l’éducation au goût qu’elles ont reçue.
            -Une fonction organique et symbolique, créant du lien social, festive parfois, ponctuant les grands événements de la vie individuelle, familiale,collective
            -Des habitudes qui se perdent, des traditions qui s’évanouissent , mais surtout une nourriture qui change rapidement de nature (en contenu et en saveur) , des modes de vie qui accélèrent les rythmes quotidiens et donc le temps réservé aux repas, qui perd parfois même son sens Outre-Atlantique, sous le signe du non-goût et de l’individualisme.Une certaine prise de conscience commence cependant à se manifester.
            -Modèle du junk-food , qui gagne la planète,des USA à l’Europe et à d’autres pays (la France n’est pas épargnée), sous la pression des puissants intérêts des professionnels de la bouffe-en-kit et des grands groupes des industriels de la BIDOCHE (livre à lire absolument !)


            • LE CHAT LE CHAT 19 février 2010 10:19

              @zen

              c’est vrai que franchement les micro ondes sont pas performants , parce que le temps d’attente ne diminue pas pour autant !  smiley


            • Antoine Diederick 19 février 2010 11:00

              tout a fait d’accord, d’ailleurs, l’autre jour , j’ai voulu écouter France Inter sur mon micro-ondes et chais pas pourquoi la galène ne fonctionnait pas smiley


            • brieli67 19 février 2010 12:42

              Tout neuf tout beau

              Neuromarketing des soupes en sachet
               http://www.good.is/post/campbell-s-new-neuromarketing/

              Aux sommeliers de l’eau
              http://www.good.is/post/fancy-bottled-water-recommendations-from-a-water-sommelier/

              répondons par
              http://blip.tv/file/1583990

              Article 31 : Everyone has the right to clean and accessible water, adequate for the health and well-being of the individual and family, and no one shall be deprived of such access or quality of water due to individual economic circumstance.

              Exigeons la carafe d’eau, du pain, du sel, des épices ou ingrédients
              http://www.paris-bistro.com/conso/droitconso/carafe.html

              Pour les services de la concurrence, l’usage de la carafe d’eau et du pain gratuits demeure, sauf si le restaurateur en a informé explicitement la clientèle, notamment par l’affichage des menus à l’intérieur comme à l’extérieur de son établissement.


            • Gabriel Gabriel 19 février 2010 11:13

              Peut-être serait-il temps d’encourager et d’associer production et consommation au niveau local. Arrêter la culture intensive au profit d’une culture de saison. Pour contrer une mondialisation maquereauter par les grandes firmes, créer des microsociétés au niveau locale et régionale afin d’assurer la survie, la qualité et la respect du à chaque individu. Mieux vaut l’artisanat local au productivisme insensé des multi nationales.


              • brieli67 19 février 2010 20:19

                AMAP ATTENTION où mettez les pieds

                c’est international
                http://www.demeter.net/

                en direct

                Le nom Demeter fut d’abord donné à une coopérative de transformation, fondée en septembre 1927, après que Günther Wachsmuth (responsable de la section des Sciences naturelles de l’université libre de science de l’esprit du Goethéanum, et membre du Vorstand de la Société anthroposophique universelle) a choisi le nom de la déesse de la fécondité et mère de la Terre dans la mythologie grecque.



              • Salsabil 19 février 2010 20:27

                Ca fait plusieurs fois que vous avertissez à propos des AMAP, Bribri... Quels sont, selon vous les bons endroits où acheter pour garder cette optique locale et direct producteur/ consommateur.

                De mon côté, je me fournis dès que possible auprès des femes du coin, qui ne sont pas forément des Amap mais qui ont de bons produits, parfois à des prix surprenants (lait).

                Sinon, si on a la chance d’avoir un lopin de terre, rien de tel que cultiver soi-même, c’est un véritable plaisir et le goût..franchement, ça vaut le détour.


              • Fergus Fergus 19 février 2010 11:13

                Bonjour, Olivier.

                Excellent article qui pose bien le problème de la restauration actuelle.

                A un détail près qui n’est pas développé dans l’article (sauf erreur de ma part) : ce n’est pas le surgelé qui doit être mis en cause, mais le surgelé industriel. Dans de nombreux petits établissements, ruraux notamment, il n’est pas facile d’ajuster la matière première à une demande aléatoire. C’est pourquoi, sans renoncer à ce qui fait leur métier, certains cuisiniers préparent à l’avance des plats qu’ils surgèlent pour pouvoir offrir à leur clientèle un choix plus large fait de plats frais et de plats surgelés dont la saveur n’est pas remise en cause et dont je défie la plupart des consommateurs de pouvoir faire la différence.


                • Clojea CLOJEA 20 février 2010 20:59

                  @Fergus : Exact ! Evitons les amalgames, car il y a beaucoup d’incompréhension sur le sujet de la congélation. Beaucoup de gens s’imaginent que congélation ressemble au plats tout prêts congelés des grandes surfaces. Alors qu’un restaurateur peut travailler un filet de Sandre par exemple qui sort du congel. A partir du moment ou le poisson a été congelé frais, il n’y a aucun problème.
                  Pour le reste, attention aussi à ne pas tout mélanger. Il n’y a rien de mal pour un restaurateur de mettre sur sa carte par exemple du cassoulet, alors qu’il ne le prépare pas lui même. Du moment que le cassoulet qu’il achète est bon, ou est le problème ? Le tout est de savoir choisir les bons produits. Pour le reste, la question que je me pose au resto est : Est-ce que c’est bon ? Le reste on s’en fout, de savoir si le restaurateur a cuisiné lui même ou pas. L’important est que cela soit bon.
                  Maintenant, il vaudrait mieux s’insurger sur la bouffe industrielle servis dans les autoroutes ou ailleurs. C’est sans saveur, et même si c’est préparé par le cuistot, c’est quand même pas bon. Je suis toujours très étonné de voir la quantité de gens qui mangent dans les stations services autoroutières. Est-ce les mêmes qui ont la critique si facile ??? C’est pareil pour les vins. Nivelage par le bas. On sert du pinard qui n’est pas mauvais mais qui n’a rien de transcendant. Goût uniforme, nivelage par le bas. En bref, le restaurateur indépendant est loin d’être responsable de tous les maux. Et puis c’est comme dans toutes les professions, il y en a des sérieux, et il y a des glandus.


                • Carambar Carambar 19 février 2010 11:40

                  En Angleterre, au moins la moitié des restaurants (et bientot des pubs aussi) sont des chaines, la pluparts des restaurants qui ne sont pas des chaines sont soit des Pizzeria qui font des pizzas aussi bonne que les pizzas surgelées du supermarché, soit des buffets chinois (no comment) ou des indiens (ouf !)

                  Les vrais restaurants ont quasiment disparus !!!


                  • King Al Batar Albatar 19 février 2010 16:27

                    Il ya aussi les Fish n chips, et franchement ça s’est super gras mais c’est trop bon.

                    Je comprends pas pourquoi il n’y en a pas en France.....

                    http://chips-n-fish.com/wordpress/wp-content/uploads/2009/10/fish_n_chips_tastyisland1.jpg


                  • King Al Batar Albatar 19 février 2010 16:40

                    Cela dit Carambar, les Anglais n’ont jamais été réputé pour leur gastronomi ni pour leur bon gout culinaire....

                    Pour bien connaitre de pays, on peut dire qu’en terme d’alimentation ils ont toute une éducation à refaire. A commencer par donner des repas régulier à leur enfants plutot que de leur filer des Chips aromatisé au vinaigre ou aux aignons (qui sont très bonne d’aillerus).

                    A cause de cela les Anglais ont un pourcentage de population obèse bien plus élevé que chez nous.


                  • Carambar Carambar 19 février 2010 17:38

                    Tout à fait Albatar, quasiment aucun anglais de 20-30 ans ne sait cuisiner, ne serait-ce qu’un minimum. Ils préfèrent acheter les plats tout fait de M&S ou des take away tout fait aussi (dont le fameux fish&chips).

                    Pour revenir aux restaurants, ce qui est inquiétant c’est que les grosses chaines profitent de leurs puissances financières pour racheter les enseignes qui vont mal pour rien ou celle qui marchent bien car ils peuvent se le permettre financièrement. On en arrive à une uniformisation de l’offre assez inquiétante. La société française se rapprochant de plus en plus du système anglo-saxon, j’ai peur que cela ce développe de plus en plus en France


                  • Jean-paul 20 février 2010 04:40

                    Le meileur fish and ships que j’ai mange dans un papier journal a Perth Australie .Sinon en Angleterre trop gras et le poisson congele ainsi que les frites .Mais les Anglais ne sont pas gastronomes donc ils s’en foutent .


                  • LE CHAT LE CHAT 22 février 2010 09:11

                    @albatar

                    en tant que Calaisien , j’aime bien manger le Welsh rarebit ave une portion de frites, avec ça t’es rempli , c’est la tartiflette des britishs !

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