« Aujourd’hui en France, des milliers de restaurants servent des surgelés à leurs clients à leur insu. Au pays de la gastronomie c’est un sujet tabou ».
Dans leur reportage, Restaurants les pieds dans le plat (diffusion Canal+ vendredi 19 février à 22h30), Olivier Journiat et Hervé Bouchaud s’interrogent : le four à micro-onde remplace-t-il le fourneau ? Qu’y a-t-il dans nos assiettes ? Y a-t-il encore un chef en cuisine ?
Pour quelques observateurs la tâche est entendue depuis longtemps. Il n’est pas sûr en revanche que l’ensemble des consommateurs soient au fait des us et coutumes d’une majorité de plus en plus croissante de restaurateurs.
Cette enquête essaye de les faire parler, ces restaurateurs. Certains sont vertueux. D’autres, hélas les plus nombreux, nous arnaquent. Toutes les baisses de la TVA n’y feront rien. Leurs cuisines sont occupées par les industriels de la bouffe. Une douce occupation qui rime avec collaboration. Et surtout avec l’abandon de ce qui faisait la gloire du métier de cuisinier.
Certes, comme l’explique Hervé Bouchaud que nous avons interviewé, « le métier de restaurateur est dur, les marges sont faibles. Il y a des raisons pour lesquelles quelqu’un en vient aux plats tout préparés ». Mais y en a-t-il pour ne pas informer la clientèle sur la provenance des produits servis ? « En Italie, rappelle le réalisateur, quand on sert des surgelés, c’est indiqué sur la carte ».
Pour que les marges ne se réduisent pas ces commerçants emploient moins de personnel. Afin de donner le change à leur clientèle ils lui vendent des produits surgelés ou des plats préparés par les industriels de l’agro-alimentaire.
Pour les produits frais, certains d’entre eux, nombreux, se fournissent chez le supermarché de gros Métro (90 magasins dans toute la France). Là ils trouvent des oignons émincés en boîtes de 4 kilos, de la mayonnaise par 5 kilos, de la choucroute en sceau de 10 kilos, des oeufs cuits et sans coquilles en sachets ou encore de la moussaka à moins d’un euro la part qui sera revendue 8 à 10 fois plus cher.
La restauration est devenu un métier d’assembleurs et de chauffe-gamelles. Si ça continue les industriels disposeront de leurs propres chaînes de restaurants. On appellera ça des MacDo.
Paradoxalement, dans l’enquête que mènent les réalisateurs de Restaurants les pieds dans le plat, l’industrie agro-alimentaire est plus diserte et transparente que les restaurateurs. Bonduelle ou Davigel, deux grosses enseignes qui fournissent à la pelle des plats préparés aux commerçants, ouvrent leurs portes.
Bonduelle, le leader du marché en France, possède une usine entre Lille et Paris : sur 40 hectares 850 employés produisent chaque jour 700 tonnes de légumes surgelés livrés dans des cuisines dans la France entière. Légumes épluchés, lavés, calibrés, surgelés, conditionnés. Une fois livrés le « cuisinier » n’a plus qu’à les réchauffer au four à micro-ondes.
En 2007, le gouvernement a créé un label « maître restaurateur » réservé aux professionnels qui s’engagent à ne plus servir de plats tout préparés et à travailler avec au moins 60% de produits frais. A ce jour ils sont 600 en France, ce qui représente moins de 3% de la profession.
« Ce qui est étonnant, constate Hervé Bouchaud, c’est que ce label a été un échec. C’est très dur de lutter contre ça. Quand l’employeur se dit qu’au lieu d’avoir un employé en plus il peut servir un excellent pot au feu préparé, on n’y verra que du feu, cela me coûtera deux euros je n’aurai pas de problème de stock, d’invendu, de perte, etc. Cela va être dur de lutter contre ça. Surtout si les industriels font de la très bonne qualité ».
30% des légumes servis dans les restaurants proviennent des industriels de l’agro-alimentaire. Mais vous ne trouverez pas de restaurateurs pour l’avouer. Hervé Bouchaud et Olivier Journiat fouillent les poubelles, la nuit, pour recueillir des pièces à convictions : emballages de tartes tatin, de magrets de canard bulgares, etc. Même piégé, le restaurateur nie.
Contre toute évidence il affirme qu’il utilise des légumes frais, que son magret vient du Sud Ouest. L’un d’eux précise même qu’on lui livre des canards... Mais après tout, il s’agit davantage d’une question d’honnêteté, on n’ose dire d’éthique ou de morale, que de légalité. Aucune loi n’oblige à stipuler sur la carte qu’il utilise des produits surgelés (ce qui en soit n’est pas un drame) ou tout préparé ce qui, en cette occurrence, pose problème.
Comme dit Hervé Bouchaud « vous sortez de chez vous car vous n’avez plus rien dans le frigidaire. Vous avez deux solutions : ou vous achetez un produit Picard ou vous allez dans un restaurant. Si on vous sert le même Picard il y a quand même un peu arnaque. On finit par perdre de vue qu’on va dans un restaurant pour manger un plat qui sera bon ou qui ne sera pas bon, mais qui sera cuisiné, pas pour manger un plat réchauffé ».
Les industriels travaillent désormais avec des chefs comme Alain Plassard. L’usine Houdebine, en Bretagne, a été fondée et est dirigée par un ancien traiteur reconverti en industriel de l’agro-alimentaire. Lorsqu’on visite ces usines, c’est indéniable, il est clair que nous ne sommes pas encore aux Etats-Unis où il y a longtemps que les industriels se sont immiscés dans nos cuisines et dans celles des restaurants, rapides ou non.
« Certains restaurateurs - pas tous car il y en a qui se battent, évidemment - appliquent déjà les systèmes des chaînes et des fast-foods [voir l’excellent Food inc. Ndr]. Lorsque vous allez dans un Buffalo grill, poursuit Hervé Bouchaud, le steack est sous-vide, il y a le sachet de haricots verts avec le beurre surgelé, tout doit être réchauffé en une minute top chrono pour arriver sur la table quatre minutes plus tard. C’est une espèce d’industrialisation de la restauration ».
Mais n’en doutons pas, les restaurateurs qui proposerons à leur client une cuisine simple et authentique (c’est-à-dire à base de produits frais et naturels) se feront de plus en plus rares.
Au début de leur reportage Olivier Journiat et Hervé Bouchaud interrogent un restaurateur parisien qui fait une centaine de couverts par jour et ne travaille qu’avec des produits frais. Eplucher les 45 kilos de légumes livrés chaque jour nécessite deux à trois heures chaque matin.
Ce sont donc des coûts en plus. Mais, répond le restaurateur, le plaisir du métier est bien de recevoir le produit brut et de le transformer. Il faut croire que cette notion de plaisir a disparu : un nombre croissant de restaurateurs ont sans doute un vague souvenir de notions élémentaires et de termes comme julienne, émincer ou monder…Plaisirs de bouches, plaisir des mots.
Nous n’avons encore rien vu. A la fin de leur enquête Olivier Journiat et Hervé Bouchaud évoquent les nouvelles tendances, celles qui, notamment, consistent à ajouter des arômes artificiels. On ne connaît pas la composition de ces produits qui maquillent ou parfument littéralement des plats qui, sans cela, seraient juste plats...
Le critique gastronomique Périco Légasse, invité, dans le documentaire, à comparer un plat sans arôme avec son avatar aromatisé artificiellement, ne s’y trompe pas. Mais faut-il être critique, maintenant pour aller au restaurant ?
La logique voudrait que que les restaurateurs en reviennent aux bases de leur métier et nous à plus de simplicité. Car cette restauration d’urgence faite sans plaisir pour des gens pressés qui ont perdu le goût - et peut-être celui de vivre - est une cuisine de survivants. Nous nous en accommodons fort bien.
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Excellent article qui pose bien le problème de la restauration actuelle.
A un détail près qui n’est pas développé dans l’article (sauf erreur de ma part) : ce n’est pas le surgelé qui doit être mis en cause, mais le surgelé industriel. Dans de nombreux petits établissements, ruraux notamment, il n’est pas facile d’ajuster la matière première à une demande aléatoire. C’est pourquoi, sans renoncer à ce qui fait leur métier, certains cuisiniers préparent à l’avance des plats qu’ils surgèlent pour pouvoir offrir à leur clientèle un choix plus large fait de plats frais et de plats surgelés dont la saveur n’est pas remise en cause et dont je défie la plupart des consommateurs de pouvoir faire la différence.
Je ne vais plus au restaurant que de temps en temps pour le boulot , pour le reste , comme je me débrouille pas mal au fourneaux , je fais mieux pour vachement moins cher , et avec des produits frais si possible .
T’ as raison Foufouille , il y a des farines toutes prêtes tu mets l’ eau tu mélanges et tu cuis .
Le pro fait un levain , conduit sa pâte , du levain ôte le chef ( bout de pâte pour refaire un levain le lendemain , surveille la fermentation , laisse pointer la pâte , façonne , boule (du mot boulanger ) met à lever sans courant d’ air , l’ apprêt terminé il enfourne dans un four à sole , la chaleur doit venir de dessous le pain , on commence à sentir la vapeur dégagée et quelque 25 -35 minutes plus-tard on défourne , le pain chante des chansons croustillantes , le sentir est au maximum , on met les pains dans les paniers direction magasin . Si tout le processus a bien fonctionné ( c ’est pas tous les jours même température , hygrométrie etc ...) t’ es comme un artiste ayant exécuté une oeuvre d’ art .
Le plaisir de créer n’ a rien à voir avec marketing , arnaque et tu m’ niques j’ te nique .
Le mec qui n’ a jamais rien créé , il lui manque un bout de bonheur .
Je ne vais plus au restaurant que de temps en temps pour le boulot , pour le reste , comme je me débrouille pas mal au fourneaux , je fais mieux pour vachement moins cher , et avec des produits frais si possible .
Les plats préparés par les industriels sont aussi bons (sur le plan gustatif) que les plats cuisinés maison. C’est ce que révèle le documentaire. De plus, les processus de fabrication industriels assurent une meilleure sécurité sanitaire que les arrières cuisines des restaurants traditionnels. Plus économique, plus sûr et aussi bon => Tricatel passera.
Pour ce qui est des conséquences sur la santé, que la cuisine soit industrielle ou artisanale ne change pas grand chose. La transformation des aliments est de toute façon néfaste pour la santé.
Complètement, Le Chat : un haché cru de cheval est un délice.
Sinon, Zen, le chou cru est délicieux, mais encore faut-il trouver du BON chou. Et c’est la même chose pour TOUS les fruits et légumes : comme dit Koff : on nous vend de la merde. Ou alors, il faut mettre un prix fou. (comme pour tout, d’ailleurs)
Et si on se faisait un concours de sites de recettes... ??? Il y en a un que j’utilise parfois : http://www.750g.com/
Sinon, si certains sont intéressés, je vous livre ma recette d’omellette du chef qui a toujours été jugée comme un régal par tout le monde. (il faut un solide appétit, néanmoins)
heureusement que JPP nous donne de temps en temps au 13h de téhéfin des bonnes adresses rurales avec des vrais gens qui travaillent de vrais produits !
Tous les secteurs d’activité marchande sont plus ou moins touchés par cette tendance sinon à l’arnaque, du moins aux petits arrangements susceptibles de dégager des profits. C’est ce que j’ai tenté d’exprimer dans les commentaires d’un article récent en stigmatisant l’utilisation trompeuse du mot « client ». Trop souvent en effet le « client » n’est considéré que comme un cochon de payant qu’il convient d’essorer au maximum !
Par brieli67(---.---.---.112)19 février 2010 14:54
@ Zen
Il y a la gourmandise que les théologiens ont placée au
rang des sept péchés capitaux, celle que Montaigne
appelle la science de la gueule. incontournable
bonjour cher capitaine, bonjour le chat, zen, fergus ... bonjour tout le monde
il y a aussi les plats préparés sous vide : viandes, légumes, poissons, que l’on fait réchauffer au bain-marie : il n’y a plus qu’à dresser l’assiette...
et ces kilos de tartiflette, vendue en pots de 5kg, dans tous les bons « métro » de france et de navarre... qui apparaissent sur la table des restaurants des stations, auréolé du mythique epithète « plat du terroir, spécialité du chef »...
la bonne cuisine demande du temps de préparation... et le temps, c’est de l’argent...
Et dans n’importe quel parking d’enseigne standardisée de n’importe qu’elle ville moyenne de France, que trouve t’on ? Des voitures de clients avec trois couleurs dominantes : GRIS, NOIR, BLANC.
C’est assez effarant lorque je fais les courses avec mes enfants et que l’on tente de trouver des voitures avec des couleurs un peu plus gaies : moins d’une sur dix n’est pas d’une de ces trois couleurs ! Oh il y a des « nuances » bien sûr : gris bleue, gris anthracite, vert de gris ...etc...etc
Et toi alors, elle est de quelle couleur ta voiture ? allez vous me demander : en fait elle est bleue mais un bleu passe-partout (gris iceland en fait !) donc pas de quoi pavoiser !
Nous faisons comme tout le monde, il faut une couleur qui ne choque pas afin de pouvoir revendre plus facilement le véhicule. Eh oui, même les couleurs de nos bagnoles doivents être homogènes, passe-partout, sauf bien sûr si l’on est l’heureux propriétaire d’une ferrari !
Et l’ambiance dans les supermachés ? Bouhou hou, .... à part l’été lorsque les touristes du Nord (oui j’habite dans le sud de la france) ainsi que les étrangers viennent mettre du soleil avec leurs rires dans les rayons, sinon, c’est la foire à la grimace !
Et les produits frais dans nos super, hyger, giga marchés ? Tout est au format « légumes en plastique ». J’entends par là que l’ensemble des fruits et des légumes sont comme sorties d’une usine qui leur donne un calibrage parfait, une couleur ....brillante, et un choix monolithique. Quant au goût, je le cherche encore...
Losque nous mangeons les tomates, augergines, salades, patates et j’en passe, cultivées par mon beau-père qui jardine à l’ancienne (c’est à dire avant l’invention des pesticides) avec des variétés quasi-disparues et du crotin de cheval en guise de fertilisant, je redécouvre ce qu’est la SAVEUR !
Alors tout est perdu ? Je veux croire que non, même si je suis inquiet lorsque je double en rentrant chez moi tous les soirs, je dis bien, tous les soirs, des files de 10-15 voitures minimum devant les deux enseignes de fast-food qui se trouve le long de mon traget, sans compter les buffalo gril, KFC, Pizza hut, etc ..etc...
Heureusement qu’il y a encore des gens qui se battent pour sauvegarder un certain art de vivre qui consiste à apprécier en mangeant lentement des produits de saison et du terroir, en cultivant tout simplement son jardin (si a la chance d’avoir un peu de terrain bien sûr), en prenant le temps de cuisiner, au moins le soir, avec le plaisir parfois de faire découvrir une recette à ses enfants.
Je n’ai que 40 balais mais j’ai vraiement l’impression d’être déjà trop vieux pour cette société de surconsommation et de standardisation des goûts .....et des désirs !
Je ne me fais plus d’illusion de ce que l’on mange dans la plupart des restaurants J’y vais de moins en moins et j’ai horreur d’attendre
Manger a une une fonction vitale , mais aussi culturelle, marquée de traditions
parfois séculaires, variables selon les lieux et les époques, les
catégories sociales et les moyens dont elles disposent, l’éducation au
goût qu’elles ont reçue. -Une
fonction organique et symbolique, créant du lien social, festive
parfois, ponctuant les grands événements de la vie individuelle,
familiale,collective -Des habitudes qui se perdent, des traditions qui s’évanouissent , mais surtout une nourriture qui change rapidement de nature
(en contenu et en saveur) , des modes de vie qui accélèrent les rythmes
quotidiens et donc le temps réservé aux repas, qui perd parfois même
son sens Outre-Atlantique, sous le signe du non-goût et de
l’individualisme.Une certaine prise de conscience commence cependant à se manifester. -Modèle du junk-food , qui gagne la planète,des USA à l’Europe et à d’autres pays (la France n’est pas épargnée), sous la pression des puissants intérêts des professionnels de la bouffe-en-kit et des grands groupes des industriels de la BIDOCHE (livre à lire absolument !)
tout a fait d’accord, d’ailleurs, l’autre jour , j’ai voulu écouter France Inter sur mon micro-ondes et chais pas pourquoi la galène ne fonctionnait pas
Article 31 :
Everyone has the right to clean and accessible water, adequate for
the health and well-being of the individual and family, and no one shall
be deprived of such access or quality of water due to individual
economic circumstance.
Pour les services de la concurrence, l’usage de la carafe d’eau et du pain
gratuits demeure, sauf si le restaurateur en a informé explicitement la
clientèle, notamment par l’affichage des menus à l’intérieur comme à
l’extérieur de son établissement.
Peut-être serait-il temps d’encourager et d’associer production
et consommation au niveau local. Arrêter la culture intensive au profit d’une
culture de saison. Pour contrer une mondialisation maquereauter par les grandes
firmes, créer des microsociétés au niveau locale et régionale afin d’assurer la
survie, la qualité et la respect du à chaque individu. Mieux vaut l’artisanat local
au productivisme insensé des multi nationales.
Le nom Demeter fut d’abord donné à une coopérative de transformation,
fondée en septembre 1927, après que Günther Wachsmuth (responsable de la
section des Sciences naturelles de l’université libre de science de
l’esprit du Goethéanum, et membre du Vorstand de la Société anthroposophique
universelle) a choisi le nom de la déesse de la fécondité et mère de
la Terre dans la mythologie grecque.
Par Salsabil(---.---.---.252)19 février 2010 20:27
Ca fait plusieurs fois que vous avertissez à propos des AMAP, Bribri... Quels sont, selon vous les bons endroits où acheter pour garder cette optique locale et direct producteur/ consommateur.
De mon côté, je me fournis dès que possible auprès des femes du coin, qui ne sont pas forément des Amap mais qui ont de bons produits, parfois à des prix surprenants (lait).
Sinon, si on a la chance d’avoir un lopin de terre, rien de tel que cultiver soi-même, c’est un véritable plaisir et le goût..franchement, ça vaut le détour.
Excellent article qui pose bien le problème de la restauration actuelle.
A un détail près qui n’est pas développé dans l’article (sauf erreur de ma part) : ce n’est pas le surgelé qui doit être mis en cause, mais le surgelé industriel. Dans de nombreux petits établissements, ruraux notamment, il n’est pas facile d’ajuster la matière première à une demande aléatoire. C’est pourquoi, sans renoncer à ce qui fait leur métier, certains cuisiniers préparent à l’avance des plats qu’ils surgèlent pour pouvoir offrir à leur clientèle un choix plus large fait de plats frais et de plats surgelés dont la saveur n’est pas remise en cause et dont je défie la plupart des consommateurs de pouvoir faire la différence.
@Fergus : Exact ! Evitons les amalgames, car il y a beaucoup d’incompréhension sur le sujet de la congélation. Beaucoup de gens s’imaginent que congélation ressemble au plats tout prêts congelés des grandes surfaces. Alors qu’un restaurateur peut travailler un filet de Sandre par exemple qui sort du congel. A partir du moment ou le poisson a été congelé frais, il n’y a aucun problème. Pour le reste, attention aussi à ne pas tout mélanger. Il n’y a rien de mal pour un restaurateur de mettre sur sa carte par exemple du cassoulet, alors qu’il ne le prépare pas lui même. Du moment que le cassoulet qu’il achète est bon, ou est le problème ? Le tout est de savoir choisir les bons produits. Pour le reste, la question que je me pose au resto est : Est-ce que c’est bon ? Le reste on s’en fout, de savoir si le restaurateur a cuisiné lui même ou pas. L’important est que cela soit bon. Maintenant, il vaudrait mieux s’insurger sur la bouffe industrielle servis dans les autoroutes ou ailleurs. C’est sans saveur, et même si c’est préparé par le cuistot, c’est quand même pas bon. Je suis toujours très étonné de voir la quantité de gens qui mangent dans les stations services autoroutières. Est-ce les mêmes qui ont la critique si facile ??? C’est pareil pour les vins. Nivelage par le bas. On sert du pinard qui n’est pas mauvais mais qui n’a rien de transcendant. Goût uniforme, nivelage par le bas. En bref, le restaurateur indépendant est loin d’être responsable de tous les maux. Et puis c’est comme dans toutes les professions, il y en a des sérieux, et il y a des glandus.
Par Carambar(---.---.---.124)19 février 2010 11:40
En Angleterre, au moins la moitié des restaurants (et bientot des pubs aussi) sont des chaines, la pluparts des restaurants qui ne sont pas des chaines sont soit des Pizzeria qui font des pizzas aussi bonne que les pizzas surgelées du supermarché, soit des buffets chinois (no comment) ou des indiens (ouf !)
Cela dit Carambar, les Anglais n’ont jamais été réputé pour leur gastronomi ni pour leur bon gout culinaire....
Pour bien connaitre de pays, on peut dire qu’en terme d’alimentation ils ont toute une éducation à refaire. A commencer par donner des repas régulier à leur enfants plutot que de leur filer des Chips aromatisé au vinaigre ou aux aignons (qui sont très bonne d’aillerus).
A cause de cela les Anglais ont un pourcentage de population obèse bien plus élevé que chez nous.
Par Carambar(---.---.---.124)19 février 2010 17:38
Tout à fait Albatar, quasiment aucun anglais de 20-30 ans ne sait cuisiner, ne serait-ce qu’un minimum. Ils préfèrent acheter les plats tout fait de M&S ou des take away tout fait aussi (dont le fameux fish&chips).
Pour revenir aux restaurants, ce qui est inquiétant c’est que les grosses chaines profitent de leurs puissances financières pour racheter les enseignes qui vont mal pour rien ou celle qui marchent bien car ils peuvent se le permettre financièrement. On en arrive à une uniformisation de l’offre assez inquiétante. La société française se rapprochant de plus en plus du système anglo-saxon, j’ai peur que cela ce développe de plus en plus en France
Par Jean-paul(---.---.---.185)20 février 2010 04:40
Le meileur fish and ships que j’ai mange dans un papier journal a Perth Australie .Sinon en Angleterre trop gras et le poisson congele ainsi que les frites .Mais les Anglais ne sont pas gastronomes donc ils s’en foutent .
Salut Fergus Tu as raison Bien que ne figurant pas (encore) sur le Guide Michelin( , je congèle une bonne partie de la récolte de mon jardin, comme beaucoup
Un restau qui sert des plats fabriqués par une usine est un salopard .
Un boulanger qui vend du pain dont il a pas pétri la pâte est truqueur .
Un réparateur de machines à laver qui dit que le moteur est à changer sans même avoir regardé quelle est la panne est un salopard . En plus pour dire ça il demande 68 euros .
Un Sneufeur qui est en grève est un ...
Tous les hypers , supers , Monoprix Uniprix Saloprix font du marketing ....je veux dire de l’ arnaque , ils niquent les fournisseurs , les employés , les clients ...
Etc .....
Etc....
Etc...
Après t’ as le Séguala qui te montre sa Rolesque , rions ......
T’ as raison Foufouille , il y a des farines toutes prêtes tu mets l’ eau tu mélanges et tu cuis .
Le pro fait un levain , conduit sa pâte , du levain ôte le chef ( bout de pâte pour refaire un levain le lendemain , surveille la fermentation , laisse pointer la pâte , façonne , boule (du mot boulanger ) met à lever sans courant d’ air , l’ apprêt terminé il enfourne dans un four à sole , la chaleur doit venir de dessous le pain , on commence à sentir la vapeur dégagée et quelque 25 -35 minutes plus-tard on défourne , le pain chante des chansons croustillantes , le sentir est au maximum , on met les pains dans les paniers direction magasin . Si tout le processus a bien fonctionné ( c ’est pas tous les jours même température , hygrométrie etc ...) t’ es comme un artiste ayant exécuté une oeuvre d’ art .
Le plaisir de créer n’ a rien à voir avec marketing , arnaque et tu m’ niques j’ te nique .
Le mec qui n’ a jamais rien créé , il lui manque un bout de bonheur .
Non seulement la plupart des restaurants tentent de préparer ce que nous pouvons appeler de la merde mais en plus dans des cuisines dégueulasses. De temps en temps ils sont contrôlés par les fraudes qui leur disent « ne recommencez pas sinon on vous mettra une amende ». Tant qu’il n’y aura pas de sanctions dignes de ce nom, nous aurons de la merde. Quelqu’un qui vend du surgelé pour du frais est tout aussi coupable que celui qui a une bouteille à côté de sa queue pour uriner afin de ne pas lâcher sa casserole. Oui tout cela existe chez nous, en plus ce con de nabot baisse la TVA, les salopards peuvent saloper encore longtemps.
Mon fils qui fait les marchés de la région lyonnaise en vendant de la charcuterie authentiquement Artisanale Alsacienne, choucroute faite maison etc......n’arrive a gagner sa vie que lors des foires du goût ou c’est une clientèle différente de celle de tous les jours, question d’éducation de culture ainsi que de moyens financiers il est évident que les personnes a faible revenus n’ont pas souvent les moyens de s’offrir de la nourriture saine et se rabattent donc sur les victuailles à prix réduits .
Justin Bridou ?? Cette marque ainsi que d’autres comme Cochonou,
Jean Caby, Calixte,
Aoste ou encore Noix fine font
partie du grand groupe Aoste qui est détenu par le géant américain Smithfield foods
INC. et Oaktree Capital Management. Weight Watchers........ AUSSI !
Vrai foufouille on voit même des ventes de saucissons par lot de dix , je te dit pas avec quoi celà doit être fait car vendu au prix d’1 véritable saucisson.
Cherchez l’erreur ????
C’est au client aussi de rester vigilant ainsi qu’a la DGRF mais cette dernière le gouvernement tente de s’en débarrasser , qui va contrôler l’hygiène,la qualité,les prix.....
Toutes les corporations ont leur brebis galeuses !
Entre une baguette de boulanger et une sous célophane au super machin du coin il n’y a pas photo, heureusement qu’il reste des artisans qui aiment ce qu’ils font comme vous le démontrer fort bien, pas assez reconnu en France hélàa, jusqu’au jour ou nous n’aurons plus le choix !
Il sera bien temps de regretter les vrais artistes de la bonne bouffe mais cela sera trop tard.
Par Lisa SION 2(---.---.---.199)19 février 2010 13:37
" En 2007, le gouvernement a créé un label « maître restaurateur »
réservé aux professionnels qui s’engagent à ne plus servir de plats
tout préparés et à travailler avec au moins 60% de produits frais. A ce
jour ils sont 600 en France, ce qui représente moins de 3% de la
profession. « Et hop ! après les cinq cent pompes de carburant éthasoeur où nos gouvernants vont faire leur plein, et avec la bénédiction des préfectures donnant les lieux places et heures de radars routiers, voici les six cent restaurants où ils vont se goinfrer sur notre dos. Manque plus qu’à protéger notre gastronomie française devant l’Unesco, et roule ma poule...y a pas à dire, la France est un merveilleux pays. Merci Sarkozy.
» Eplucher les 45 kilos de légumes livrés chaque jour nécessite deux à trois heures chaque matin. " la nouvelle mode, une chaine dont on devrait vérifier si elle est bio, dépose dans votre assiette une grosse patate même pas épluchée. Parfum, pesticide, famille, ogm...
Par Sébastien(---.---.---.143)19 février 2010 14:59
il faudrait absolument avoir un label pour les restaurants utilisant des produits surgeles comme vous le mentionnez en Italie. Apres tout, le probleme n’est pas d’utiliser des produits surgeles mais plutot que les economies degagees ne se repercutent pas dans l’assiette du consommateur.
Par piroliat(---.---.---.239)19 février 2010 15:44
lors de mes congés à l’ étranger je mange mieux dans les pays ou l’ alimentation est moins industialisée comme le portugal, le maroc, la turquie, etc
les restaurateurs vont au marché et travaillent les produits de base souvent les cuisines sont visibles de la salle à lisbonne, ont choisi sa dorade qui est en vitrine
je ne vais presque plus au « restaurant » en france le sous vide et le congelé, je sais faire !
Sauf que l’omelette aux cèpes par exemple, si elle n’est pas surgelée, peut sortir tout droit d’une conserve industrielle Et là, mieux vaut ne pas voir l’état des cèpes utilisés ! Rine à voir avec la petite omelette que l’on se mitonne soi-même au retour d’une virée dans les bois avec de superbes bolets aussi fermes et sains que les fesses d’une reine de beauté !
Bonjour Fergus il n’y a pas à dire, vous avez l’œil…
En fait, j’ai vraiment découvert la gastronomie et le
terroir français lors d’un séjour à Bagnères de Bigorre dans les Hautes- Pyrénées
et dans sa région (spécialité le magret de canard mais je n’y ai pas touché
pour les raisons que vous savez ).
Le thon basquaise c’était à St- Jean de Luz en
pays basque mamma mia !
Bref, je crois comprendre l’enjeu de cet article et ce que les
français risquent de perdre en qualité de vie... Aux armes citoyens !
Bonjour Shawford. Non, les crustacés ne se congèlent pas : les crabes, araignées homards, etc, sont conservés vivants jusqu’à la criée et au delà. Les langoustiers bretons qui pêchaient en Mauritanie et au Brésil possédaient des cales viviers (que les pêcheurs visistaient régulièrement pour en éliminer les cadavres éventuels d’animaux) : la coque du navire était percée de petits trous.
Aujourd’hui, seules les queues de langoustes et peut-être certains homards sont surgelés. Quant aux lanagoustines, il y en a de deux sortes : vivantes ou surgelées.
Shawford, en fait, les langoustines ne sont pas surgelées mais simplement congelées, voire simplement conservées dans la glace. Sauf erreur, la différence est que le surgelé, en respectant la chaine du froid, permet une conservation longue, ce qui n’est pas le cas du congelé qui doit malgré la congélation être consommé dans des délais assez brefs.
Par Salsabil(---.---.---.252)19 février 2010 20:44
Exact, Shawford,
A Bélon, il ne reste que deux fermes huitrières, avec une production en baisse constante. Les huitres sont désormais élevées dans d’autres parties du littoral morbihanais, entre Locqmariaquer.
Les huitres sont excellentes et élevées dans les règles de l’Art sauf qu’elles n’ont plus ce fameux petit goût de noisette, ni l’extraordinaire finesse dus à leur séjour dans les bassins d’eau douce du Bélon...
Quant aux huitres vendues en bourriches dans les supermarchés, c’est terminé pour moi. Elles sont dégueulasses, mal conservées, bref...
Il me souvient, et ç’était déjà il y a plus d’une dizaine d’années, d’une émission de TV où l’on avait fait goûter à plusieurs personnes des purées.
- De la purée en flocons
- De la purée surgelée
- Et enfin de la bonne vraie purée faite« maison »
Les « expérimentateurs » avaient carément voté pour la purée en flocons, allant même jusqu’à demander si la purée « maison » était vraiment de la purée !!!!
Et je constate fréquemment que les gens ne connaissent plus les goûts et saveurs des aliments, voire leur préfèrent les produits insipides de la« grande distribution ».
Exact, Finael, et le syndrome gagne même les populations rurales. J’en parlais dernièrement avec un copain restaurateur ayant, comme moi, des paysans dans sa famille en Auvergne, et il faisait le même constat : désormais, nos braves cousins ne consomment plus des produits naturels travaillés, séchés, affinés, fumés à la ferme, mais des produits achetés dans le supermarché du coin. Les plus vieux en frémissent d’indignation !
Par brieli67(---.---.---.112)19 février 2010 19:05
Fergus & Finael
Bonne nouvelle les cancers digestifs diminuent depuis les années 70 !
Progrès de la Médecine ? Plus de prévention ciblée ?
respônsable et coupable : la démocratisation du frigo et son utilisation pas de soupe aux choux chauffée et réchauffée le patates en robe de chambre , de vrais bombes à nitritrites ont disparu
beaucoup moins de boucanage, sel plus les goudrons de la fumée. Chaque poussière de fumée peut développer un cancer digestif ! Les i^mmigrés japonais aux USA n’ont pas accès aux poissons fumés, normalisation de la fréquence des cancers de l’estomac dans cette population.
Les métiers de bouche et les industriels doivent réduire le sel : pain, saucisses, jambons on nous vend très cher ce gonflement artificiel en liquides et en arômes et en plus augmente terriblement le « risque vasculaire.
Sachons analyser les produits proposés par l’Industrie : c’est quoi les simili gouda, gruyères ... les fromages fondus en triangle beurre de récession, lait écrémé en poudre, sels de fusion de l’eau et des parfuMs »terroir« élaborés qd la vache produit moins de lait.
Faux discours sur les graisses. Rien ne prouve que le beurre et la crème sont plus néfastes que les margarines. D’ailleurs ces graisses sont démolies en acides gras dans le tube digestif puis transformés en cholestérol »endogène« par l’organisme Les oeufs, les laitages, les viandes, les huiles ... OMEGA du pipeau. Traiter les cholestérols de la quarantaine hormis les cas connus de tares génétiques sont superflus, tant régimes, recherche d’aliments plus bio plus »sains", les diététiciens, les nutrologues, les médocs....
D’accord avec toi sur ce constat : la production traditionnelle n’était pas toujours, à plus ou moins long terme, exempte de risques pour la santé. Mais quel goût ! Et à tout prendre, je préfère courir quelques risques pour m’offrir des saveurs introuvables dans sles supermarchés.
J’ajoute que mon régime alimentaire, charcuterie très sèche et fromages très affinés (parfois soldés par les fromagers car invendables) ferait frémir nimporte quel nutritioniste. Mais on ne vit qu’une fois !
Emile Zola in Ventre de Paris tout est dit sur ces fromages
Les roqueforts, sous des cloches de cristal, prenaient des mines princières, des faces marbrées et grasses, veinées de bleu et de jaune, comme attaquées d’une maladie honteuse de gens riches qui ont trop mangé de truffes ; ...... !! une chaude-pisse !! fallait oser l’ Emile
Un vrai paradoxe. D’un côté, « la bouffe dégueu » pas chère, servie sur le pouce dans presque tous les petits resto de France et d’un autre côté, une cuisine française qui fait rêver dans le monde entier.
A coup sûr, la cuisine française, la vraie, a inspirée deux femmes, Julie POWEL et Julia CHILD, lesquelles ont entrepris, dans un temps décalé, de réaliser 365 recettes de la gastronomie française. Un challenge !
La réalisatrice Nora Ephron a fait revivre dans un film, "Julie § Julia, l’histoire vraie de deux passionnées de bonne bouffe française.
D’autres femmes se défendent bien au fourneau : Maïté, Julie ANDRIEU et bien d’autres...
C’est bête, mais cela m’a donné faim. Mais non, je n’irais pas au restaurant, je cuisinerais moi même. Et pas du surgelé. Je pense que le seul moyen de faire revenir les restaurateurs dans le droit chemin, c’est de ne plus se rendre au restau. Car on fait plus d’efforts pour sortir dehors que pour prendre un plat surgelé et le mettre dans son micro onde... alors si ça reviens au même...
Je préfère savoir ce que je vais manger, et savoir quand je mange du surgelé. Pas l’inverse !
oui, c’est un bon article sur la standardisation des produits alimentaires....au moment même où l’enseigne Carrefour commence à devoir penser autrement la distribution, du moins en Belgique.
Mieux qu’une crèpe : une galette de pur sarrazin. Et avec cela un bon verre de muscadet (du vrai de chez un viticulteur de Vallet ou Haute-Goulaine) ou une bonne bolée de cidre fermier de Fouesnant.
Un régal simple, nous sommes bien d’accord. Tout comme une belle tranche de pain bis et une belle part de calendos affiné à point, avec un début de taches orange sur la croûte ici et là !
Pommes de terre en robe des champs , chaudes , on coupe une belle rondelle et dessus une petite portion de munster bien coulant , ( un peu de beurre , du carvi ) un edelzwicker pour goulayer .... la bella vida ....
crêpes d’épeautre....bon pas cher et de plus il est possible de farcir de toutes les manières comme pour les bretonnes....euh comme les crêpes de bretagne au sarrazin....mmmhhhhh slurps
donc par exemple
500 gr de bonne farine 3 ne-neufs 1/2 litre de lait (écrémé pour ceux qui veulent pas trop de matière grasse)....
faire des crêpes au citron aux épices ....par exemple....
genre de polenta alsacienne , à la semoule de blé avec en salé une bonne sauce tomate , en sucré une marmelade de mirabelles quetsch , compote de pommes ah là là ...
Elles sont croustillantes sur les bords, moelleuses au centre, je les déguste nature avec un peu de beurre salé frais à fondre dessus.... Hmmmmmmmmmmmmmm !
Par brieli67(---.---.---.112)19 février 2010 21:36
quel type de farine ? de la Francine ? Recette impecc sur le paquet quelle taille des oeufs ? un pro comme Le Capitaine les pèse quel type de sucre ? belle couleur au sucre roux quel lait ? entier, écrémé ... ou de ferme ? à la main, fouet ou mixer... ou le petit dernier de chez Kitchenaid/Moulinex/Kennwood :blender
Faut pas laisser l’ « appareil » quelques temps au frigo pour rendre l’amidon plus digeste et plus « fin » ??
je note les classiks Cointreau, calva, ......vanilline de synthèse exclus !
Par Salsabil(---.---.---.252)19 février 2010 21:48
Bribri,
La farine, comme le sucre, je fais selon mes moyens, donc pa&s forcément super qualité, mais pas de la Francine en tous cas. Je la tamise quoi qu’il en soit.
Les oeufs viennent d’amis qui ont des poules pondeuses élévées au naturel dans le jardin, on voit la différence à la couleur du jaune qui est plutôt orangé, en fait.
Le lait..de ferme, donc (cf mon autre post), le beurre si possible payasan et breton (mais ce n’est pas toujours le cas)
Et à la main, évidemment, je ne vois aucun intérêt à utiliser un batteur quelconque !?! c’est une hérésie ! (comme la mayo, ça va aussi vite à la fourchette !)
Enfin, la pâte repose, mais pas au frigo. Sur le plan de travail sous un torchon à température relativement fraîche. Et plus elle repose, meilleure elle est, dans un temps relatif evidemment.
Surtout pas de vanilline ou je ne sais quoi du genre, beurk ! Par contre flambées avec un bon calva, sorti du fin fond de la cave d’une ferme du fin de la Normandie au fin fond d’un chemin de traverse, mille fois ouiii !!!
Voici déjà quelques années,l’émission CAPITAL expliquait assez bien que les produits « pré-cuit » que les industriels proposaient aux seuls restaurateurs pouvaient leur permettre d’apporter de la productivité et donc de l’argent
Plus besoin d’un véritable cuisinier,il suffit de quelques fours micro-ondes de qualité et le tout est joué
D’ailleurs,nous pouvons constaté que le mouvement de ce processus c’est accompagné de l’utilisation et de l’exploitation de travailleurs en situation irrégulières et donc dociles (pas de déclaration,pas de charges sociales !)
Pourquoi dépenser de l’argent aux restos,alors que vous pouvez allez acheter vos produits surgelés et vous faire vous même les mêmes menus ??
. « Non, les crustacés ne se congèlent pas : les crabes, araignées homards, etc, sont conservés vivants jusqu’à la criée et au delà. Les langoustiers bretons qui pêchaient en Mauritanie et au Brésil possédaient des cales viviers (que les pêcheurs visistaient régulièrement pour en éliminer les cadavres éventuels d’animaux) : la coque du navire était percée de petits trous. »
beuarrkkkkkmanger du cadavre toujours et encore et en plus en tirer gloriole et vanité ; beuarkkkkkk !