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11-Septembre : Les Vérités cachées

En ce mois d’août finissant, paraît en France un livre signé Eric Raynaud, qui détruit purement et simplement la version officielle du 11-Septembre. C’est du moins son objectif. L’homme se mouille, va plus loin qu’Eric Laurent, qui s’en tenait aux faits, sans jamais conclure : lui ne conclut certes pas complètement, mais insinue beaucoup. La Face cachée du 11-Septembre nous faisait sentir la complexité noire et le mystère de l’événement ; 11-Septembre : Les Vérités cachées oeuvre, à l’inverse, à dissiper les ombres et veut nous laisser entrevoir une certaine clarté. Reste à savoir si cette clarté n’est pas trompeuse... En tout cas, la période, à dix jours des commémorations, est propice à ce genre de sortie. Les médias en parlent. Peut-être l’occasion d’un grand débat.

A la veille du huitième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, Eric Raynaud, journaliste indépendant, publie 11-Septembre : Les Vérités cachées aux éditions Alphée. Un livre très favorable aux Truthers, qui réclament une nouvelle enquête, réellement indépendante, sur les attentats les plus meurtriers de l’histoire des Etats-Unis.
 
Faits bruts et vérifiables
 
Un livre qui prétend s’appuyer sur du solide (page 25) : "Dans cet ouvrage, je m’attache essentiellement à deux choses. Montrer que les tenants de la version officielle du 11-Septembre sont, aujourd’hui, dans une position absolument intenable. Je ne l’ai pas décrété : j’ai pris le parti d’aligner des faits, des études, des expertises et des témoignages incontestables, pris aux sources les plus fiables, tous vérifiés et totalement vérifiables par le lecteur."
 
Eric Raynaud, qui n’est lui-même expert en rien, se base en effet sur des avis d’experts, en de multiples domaines. Ceux-là mêmes que l’on retrouve sur le site PatriotsQuestion9/11 : à ce jour, 200 politiques, militaires et agents du renseignement, 700 ingénieurs et architectes, 200 pilotes professionnels, 400 universitaires, 200 artistes et professionnels des médias, sans parler des 230 survivants et membres des familles de victimes du 11-Septembre.
 
"Pour en terminer, poursuit Raynaud, je m’attacherai à montrer que, de toute évidence, le Mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre a percé une brèche dans le mur de mensonges de l’administration Bush que personne, jamais, ne pourra refermer. La science reste la science, et personne ne peut aller contre, y compris avec la plus totale mauvaise foi."
 
Raynaud reprend ici à son compte l’inébranlable confiance en la science de Niels Harrit, ce scientifique danois, qui, avec huit collègues, a produit, le 3 avril 2009, une étude qui démontrerait (ou démontre, là est la question) la présence de nanothermite non activée dans les poussières du World Trade Center. Un explosif de dernière génération, produit exclusivement par l’armée, selon Harrit. Cette découverte, dont Eric Raynaud ne doute pas de la réalité, constitue, selon ses mots, "une bombe atomique pour la version Bush-Cheney". Une bombe que l’architecte Richard Gage fit retentir, le 28 mai 2009, sur KMPH, une chaîne du groupe Fox TV.
 
 
 
Des preuves ?
 
On sent qu’au terme de ses recherches, l’auteur des Vérités cachées s’est forgé un avis bien tranché sur l’ensemble du dossier. Selon lui, aucun avion de ligne ne s’est écrasé sur le Pentagone, et les Twin Towers, ainsi que le WTC 7, ont été dynamités. Quant à Ben Laden, il a toutes les chances d’être mort depuis fin 2001.
 
Au sujet du Pentagone, l’auteur conclut ainsi (p.123) : "On le voit, la version officielle selon laquelle le Boeing 757 s’est écrasé contre le Pentagone ne tient plus la route un instant, après pas loin de huit années de recherches, et les nombreuses déclarations, plus récentes, de gens très hautement qualifiés pour en parler. Non, définitivement, non, aucun avion de ligne ne s’est crashé sur l’édifice le plus sécurisé du monde." La partie consacrée au Pentagone est d’ailleurs la plus consistante du livre. Pas moins de 70 pages sur 300.
 
Reprenant l’enquête de Barbara Honegger, journaliste spécialisée dans les affaires militaires, Raynaud avance même une hypothèse sur ce qui aurait pu réellement frapper le Pentagone : "Des débris trouvés dans le Pentagone ont été identifiés comme étant des pièces de compresseurs d’un moteur turbo JT8D, utilisés pour les avions de combat A-3 Sky Warrior - normalement pilotés par un aviateur. Or, on sait que des A-3 Sky Warrior ont été modifiés secrètement, pour en faire des drones équipés de missiles. C’était dans les mois précédant le 11 septembre 2001, lors d’une opération militaire très compartimentée, au Loveland Municipal Airport, près de Fort Collins, Colorado."
 
Le livre est documenté, les démonstrations assez convaincantes, même si l’on n’est pas obligé d’y adhérer toujours. Il s’agit de faire confiance ou non à ceux qui les produisent, dans la mesure où l’on n’est pas capable de les comprendre soi-même (c’est le cas, souvent, lorsque la science rentre en jeu, et cela reste délicat. Pour ma part, je garde mon jugement suspendu). Je vous laisse les découvrir vous-mêmes : 11-Septembre : Les Vérités cachées se lit vite et bien, et on ne le lâche pas des mains une fois qu’on l’a ouvert. Les familiers du 11-Septembre, soyons honnêtes, n’y apprendront pas grand chose de neuf. Le livre n’offre pas de scoop, pas d’information inédite. Mais il récapitule, de manière très accessible, les principaux points caducs de la version officielle, et les "preuves", selon l’auteur, de leur fausseté.
 
Eloge du Web
 
Ces informations sont, pour la plupart, notons-le, déjà accessibles sur Internet. Et certains pourront regretter qu’en dehors de deux interviews exclusives de David Ray Griffin et Niels Harrit, l’auteur se soit contenté de compiler des informations déjà existantes (on est loin ici d’Eric Laurent, de ses enquêtes de terrain, et de ses récits fouillés). Mais à cela, on peut rétorquer que les informations du Net sont déjà tellement nombreuses qu’il y a fort à faire avec elles, et qu’on ne peut même pas les survoler toutes dans un ouvrage qui se veut digeste et accessible à tous. Raynaud le dit lui-même (page 299-300) : "J’aurais pu rédiger cinq ou six ouvrages sur le sujet, avec ce que l’on sait aujourd’hui de ces événements (...) J’ai pris le parti, dans celui-ci, de m’attacher à la genèse de ce tournant dans l’Histoire du monde. Les faits du 11-Septembre, bruts de décoffrage, mais revus avec près de huit ans de recul et, surtout, des données, des informations, des analyses et autres expertises accumulées au fil du temps".
 
Internet a joué un rôle considérable dans l’enquête du 11-Septembre, et Raynaud rend justement hommage à ses chercheurs amateurs. Il salue, page 13, "l’avènement du Web 2.0", sans lequel la découverte rapide des divers mensonges officiels aurait été impossible : "Le Mouvement a pleinement utilisé ces capacités nouvelles et formidables de communication et d’échange, pour mettre au grand jour ses investigations et ses découvertes, les partager, les compléter en concertation, les publier, etc." Page 16, il poursuit : "L’opinion publique n’est pas aussi "panurgienne" qu’on veut bien le croire... Pas d’infos dans les grands médias, ou bien des informations tronquées, voire déformées ? Très bien : Internet propose aujourd’hui des médias tout à fait crédibles, riches en infos, à la liberté de ton totale, interactifs et qui plus est... gratuits. Aujourd’hui, n’importe quel gouvernement peut museler n’importe quel média traditionnel dominant, mais rien ne peut empêcher le citoyen qui en a le désir et la volonté de s’informer autrement."
 
Eric Raynaud, s’il fait surtout référence à des sites spécialisés dans le 11-Septembre, renvoie également à AgoraVox vers la fin de son ouvrage.

Grands médias : le passage obligé
 
Cela dit, si les médias alternatifs sont loués, l’auteur est sans doute conscient que la "vérité en marche" n’ira pas bien loin sans l’implication des grands médias traditionnels. D’où cet appel de Niels Harrit, page 290 : "Les médias n’ont pas encore réagi. C’est le devoir du public de leur dire que s’ils continuent à mentir plus longtemps, ils vont perdre le peu de crédibilité qu’il leur reste. Qui ne dit mot consent ! Posez des questions, ayez confiance en vous ! Ce n’est pas si compliqué. Le 11 septembre 2001, il y avait deux avions, mais trois gratte-ciel détruits. Vous n’avez pas besoin d’être un scientifique pour compter jusqu’à trois... Tout le monde devrait mettre la pression, et demander la vérité dans la presse. Ceci est très sérieux. Chaque action compte, peu importe qu’elle soit mineure. Le point essentiel selon moi, c’est que tout le monde ment ou a peur. Alors on doit avoir confiance en soi ; ce n’est pas si difficile...".
 
Eric Raynaud pourra s’employer à défendre son point de vue chez Franz-Olivier Giesbert, sur France 2, dès le 11 septembre prochain. Un terrain difficile à coup sûr, quand on connaît l’hostilité de F.O.G. aux mal nommées "théories du complot" (car la version officielle est, rappelle Raynaud, elle-même une théorie du complot) : l’animateur avait en effet, l’an passé, fustigé Internet et ses sites sur le 11-Septembre, rebaptisés pour l’occasion Débile.com et Maboul.fr... Et puis Giesbert n’est pas Taddeï : pas le genre à laisser parler longuement ses invités, plutôt le genre à hacher, voire broyer les conversations.
 
A la même heure, sur la chaîne cryptée, on pourra visionner 11 septembre : Enquête sur la théorie du complot, un documentaire signé Stéphane Malterre, qui se penchera sur "le discours de personnalités telles que Sharon Stone, Jean-Marie Bigard ou encore Jean-Marie Le Pen", et qui continue à "alimenter la paranoïa populaire contre les gouvernements".
 
Malterre, qui avait reconnu, l’an passé, dans Arrêt sur Images, n’avoir lu qu’en partie le livre d’un homme, David Ray Griffin, qu’il mettait pourtant fortement en cause dans son film, diffusé en avril 2008, et que l’on aura donc le bonheur de revoir, peut-être dans une version améliorée, cette année... Quant à Daniel Schneidermann, qui organisant le débat, il reconnaissait n’avoir pas vu le documentaire 9/11 Press for Truth, qui constitue pourtant le passage obligé pour qui veut rentrer du bon pied dans l’histoire du 11-Septembre ; le journaliste consciencieux s’étant contenté du très imparfait Loose Change 2... Pour une mise à jour, si l’on veut rester braqué sur la série à succès de Dylan Avery : Loose Change Final Cut.
 
 
Notons que c’est par l’évocation du combat des Jersey Girls, qui constitue le prémisse de 9/11 Press for Truth, que Raynaud entame son ouvrage (les Jersey Girls sont ces veuves du 11-Septembre parties en guerre contre l’administration Bush, si réticente à lancer une enquête sur les attentats). C’est encore par celle du travail colossal de Paul Thompson, avec sa chronologie archi détaillée du 11-Septembre. C’est là, bien sûr, le bon départ.
 
A noter encore que le livre d’Eric Raynaud a reçu une critique plutôt bienveillante de la part de Paul Wermus dans France Soir. "Entre l’angélisme béat et les thèses conspiratrices se trouve peut-être la vérité", écrit-il. Avant de reprendre la citation, optimiste, qui clôt le livre : "Comme disait Racine : « Il n’est pas de secret qui résiste au temps. »"
 
Sans liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur
 
Je formulerai tout de même, pour finir, quelques bémols à ce livre d’Eric Raynaud, qui comporte des petites coquilles, une poignée d’erreurs ou d’imprécisions, certes sans grandes conséquences, mais toujours regrettables, et des citations parfois approximatives.
 
Citations. Ainsi, quand Raynaud évoque, page 227, le rapport du PNAC de septembre 2000, il déforme, pour l’expliciter peut-être, la fameuse citation controversée originale : "En 2000, écrit-il, ce think tank expliquait que ce projet [de domination mondiale des Etats-Unis] pourrait se montrer long à réaliser, l’opinion publique étatsunienne n’étant pas favorable à de nouvelles aventures guerrières. Ajoutant, tenez-vous bien : "Sauf à ce qu’un élément moteur n’advienne, du type Pearl Harbor, qui retournerait l’opinion et permettrait de passer immédiatement à l’action"." L’ennui, c’est que la phrase originale ne fait pas la moindre allusion à l’opinion publique qu’il s’agirait de retourner. Page 51 du rapport, il est écrit : "Le processus de transformation, même s’il est porteur de changements révolutionnaires, sera probablement long, en l’absence d’un événement catastrophique et catalyseur - comme un nouveau Pearl Harbor". L’idée de retourner l’opinion avec un tel événement est certes sous-jacente, implicite, mais elle n’est pas expressément formulée.
 
De même, Raynaud ne met pas un instant en doute la parole de Benazir Bhutto, lorsque, deux mois avant sa mort, elle lance à David Frost, sur Al-Jazira, que Ben Laden a été assassiné par Omar Sheikh. La précision dans la citation est ici déterminante. Raynaud cite ainsi Bhutto, page 266 : "Oussama Ben Laden a été assassiné, par un ancien membre des services secrets pakistanais, Omar Sheikh." Ce qu’il présente comme une "confidence" de l’ancien Premier ministre pakistanais, qui aurait même pu être cause de son assassinat. Or, chacun peut le vérifier, Bhutto ne dit pas cela, mais, finissant sa phrase : "... et il a aussi été impliqué avec Omar Sheikh, l’homme qui a assassiné Oussama Ben Laden". La différence n’est pas anodine : car, ici, Ben Laden n’est pas le sujet de la phrase, on ne parle pas de lui au départ. On parle d’abord de Omar Sheikh, et ce dernier est connu pour être l’assassin du journaliste Daniel Pearl. L’hypothèse du lapsus ("Ben Laden" prononcé malencontreusement à la place de "Daniel Pearl") redevient alors crédible. Alors qu’elle ne l’est aucunement si l’on se fie à la citation de Raynaud.
 
Marie-France Calle, journaliste au Figaro, spécialiste du sous-continent indien, que j’avais interrogée à ce sujet, m’avait répondu : "En ce qui concerne l’une des dernières interviews de Benazir Bhutto (1 mois et demi avant son assassinat), dans laquelle elle déclare que Sheikh Omar a tué Oussama ben Laden, j’ai tendance à penser, comme vous, qu’il s’agit d’un lapsus. Il est d’ailleurs étonnant que David Frost, le journaliste qui l’interrogeait, ne l’ait pas relancée sur ce point. Je viens de visionner une fois encore la vidéo que l’on peut voir sur Youtube. Au-delà de cette vraie ou fausse "révélation" sur ben Laden, j’ai été frappée par l’actualité et la justesse de l’analyse de Benazir sur le Pakistan et le terrorisme..." Clairement, il y a ici un doute.
 
Omission. Toujours au sujet de la mort possible, voire "plus que probable" (page 269), de Ben Laden, dès la fin de l’année 2001, Eric Raynaud compile nombre d’informations qui vont, en effet, dans ce sens. Mais il omet un témoignage qui peut remettre en cause cette version : celui des soldats français du COS (Commandement des opérations spéciales) en Afghanistan, que nous rapportent les grands reporters Eric de Lavarène et Emmanuel Razavi dans leur documentaire Ben Laden, les ratés d’une traque (20e minute). A six mois d’intervalle, ils auraient eu Ben Laden à portée de tir, sans recevoir le feu vert des Américains pour agir. Un soldat français déclare : "Je peux en attester : en 2003 et en 2004, nous avions Ben Laden dans la lunette." Selon Infosoir du 22 décembre 2006, les deux journalistes ont interrogé quatre soldats français des forces spéciales qui ont tous donné la même version des faits. Là encore, le doute.
 
Erreurs. Doute en revanche inutile lorsque Raynaud évoque, page 266, une possible rencontre entre Mahmoud Ahmad, le chef de l’ISI et possible financier du 11-Septembre, et George Tenet, le patron de la CIA : "Détail intéressant : le même Mahmoud Ahmad était à Washington aux environs du 11-Septembre, où il aurait rencontré de hautes personnalités de l’administration Bush, dont George Tenet, le patron de la CIA, et Condoleezza Rice, conseillère à la sécurité nationale. Interrogés sur cette question, tous les deux démentirent l’information...". En fait, George Tenet a bel et bien rencontré Mahmoud Ahmad, le 9 septembre 2001... Il le raconte d’ailleurs lui-même dans ses Mémoires parus en 2007, et ne nie donc en rien l’information. D’autres rencontres sont tout aussi avérées, et pas du tout cachées : avec Mark Grossman, Richard Armitage, Porter Goss, Bob Graham... En revanche, il est vrai que Rice a démenti, le 16 mai 2002, toute rencontre avec Ahmad.
 
Raynaud écrit encore, page 277 : "Quant au financement du 11-Septembre, il est acquis aujourd’hui que c’est l’Arabie Saoudite - amie des Etats-Unis - qui en est à l’origine. Un traçage bancaire prouve d’ailleurs qu’elle a fourni les 100.000 dollars donnés à Mohammed Atta, par l’intermédiaire d’Omar Sheikh, et avec la bénédiction de Mahmoud Ahmad...". S’agit-il d’une simple coquille ? L’argent qu’aurait fait transférer le chef de l’ISI à Atta ne provient pas d’Arabie Saoudite (bien que celle-ci constitue sans doute une autre source de financement) ; selon le Times of India du 14 février 2002, cet argent émanerait d’une rançon payée au gangster indien Aftab Ansari, suite à un kidnapping. Notons que, page 221, Raynaud écrit, en contradiction avec la citation précédente, que Mahmoud Ahmad a ordonné l’envoi des 100.000 dollars à Atta "par l’intermédiaire de l’Arabie Saoudite". De source, l’Arabie Saoudite devient ici intermédiaire...
 
On peut noter une autre erreur dans la foulée, page 277 : "Après l’élection d’Azif Zardari à la tête du Pakistan, du reste, Mahmoud Ahmad sera poussé à une retraite qui semble être très tranquille pour lui." Azif Zardari est élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Mahmoud Ahmad est démis de ses fonctions à la tête de l’ISI par Pervez Musharaff le 8 octobre 2001. La chronologie en prend ici un sacré coup.
 
Page 286, Raynaud écrit que le scientifique Steven Jones a enseigné "à la très réputée Brighton University", alors qu’il semble plutôt que ce fut à la Brigham Young University.
 
Enfin, page 292, il est écrit que "les chiens renifleurs d’explosifs avaient été retirés du WTC... quinze jours avant les attentats". Pour être précis, ils ont été introduits dans les tours à la fin du mois d’août, et retirés le 6 septembre.
 
Elle ne tient qu’à un fil. Ces quelques remarques, qui se focalisent surtout sur un seul des dix chapitres, ne remettent pas en cause l’ouvrage dans son ensemble, qui est une bonne introduction au débat sur le 11-Septembre. Mais ces approximations, dans lesquelles nous pouvons tous tomber par mégarde, précipitation, et, pourquoi pas, passion, doivent sans doute nous tenir éloignés de trop grandes certitudes. Car un jugement basé sur des erreurs, aussi minimes soient-elles, peut finir par nous emmener bien loin du but recherché : la vérité.
par Taïké Eilée (son site) samedi 29 août 2009 - 372 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Nicole (xxx.xxx.xxx.5) 29 août 2009 11:08

    C’est drôle, j’ai aussi écouté cet entretien à de multiples reprises, et je ne crois vraiment pas que Benazir Bhutto se soit trompée.

    Cela étant, je vais me précipiter pour acheter ce livre. Une question reste en suspens, à la lecture de l’article : évoque-t-il la connaissance préalable des attentats ? Evoque-t-il le livre d’Amir Weitman qui décrit Madoff le matin du 11 septembre ?

    http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=22838

    Les 5 danseurs habillés en palestiniens qui se sont filmés devant la chute de la première tour ?

    http://www.youtube.com/watch?v=tRfhUezbKLw

    Les délits d’initiés :

    http://www.les-attentats-du-11-septembre-vus-par-une-conspirationniste.com/categorie-10711226.html

    Le leasing pris en juillet par Lowy et Larry Silverstein, alors que c’est Steve Roth de Vornado qui avait fait l’offre la plus intéressante ? L’insertion dans les polices d’assurance de la clause attentats qui n’y était pas avant, avec droit de reconstruction au cas où ? Les liens entre Silverstein, Eisenberg, Lowy, tous trois copains et membres de l’UJA ? Je ne vais pas saturer de liens, mais je suis étonnée de ce silence, alors qu’à mes yeux, c’est un élément complètement déterminant.

    Evoque-t-il les blocages du dossier, et par exemple, le rôle joué par Hellerstein, Mukasey, Chertoff ?

    Par rapport aux attentats, ce sont les leviers qui me semblent le plus important.

    - Les destructions de preuves, gigantesques,

    - La tardiveté de l’enquête

    - Les entretiens qui n’apparaissent pas dans le rapport : Sibel Edmonds, William Rodriguez,

    - la panne d’électricité la semaine précédent les attentats...il y a tant à dire !

  • Par Nicole (xxx.xxx.xxx.5) 29 août 2009 11:52

    Décevant, du coup, parce que par exemple, ce blocage de "path to 9/11" a quand même beaucoup fait parler de lui, d’autant qu’il montrait également l’administration Clinton sous laquelle ça s’est instauré si c’est un false flag, sous un jour pas trop positif. Plein de posts évoquent ce blocage : j’en ai mis notamment en dessous de la présentation des dernières vidéos de Bigard.

    J’en reviens toujours à ma question : d’où peut venir un blocage d’une telle intensité, et j’ai posté un article de Pakalert, qui n’est pas à jour mais pointe que 6 compagnies détiennent 96 % des médias du monde. Ces compagnies sont juives. A priori, pourquoi pas ? Sauf que ce qui est choquant, c’est que chez nous on parle volontiers de discrimination à l’embauche quand manifestement des personnes au nom pas franchement français et aux compétences certaines ne sont pas embauchées, d’où l’idée du CV anonyme.

    Dans les médias, systématiquement, puisque j’ai commencé la mise à jour de cet article ancien, un juif prend la suite d’un autre juif. Là, quand on voit l’impact, la discrimination saute aux yeux, d’autant qu’il y a aussi tous les éléments qui pointent vers Israël (Odigo, la société prévenue, les 5 danseurs, agents du Mossad, qui ont fait de la taule, Silverstein, Lowy, Eisenberg, Hellerstein, Mukasey, Chertoff...pour les sociétés ICTS Huntleigh qui a l’immunité juridique, ZIM qui part une semaine en avance, Uran Moving -les 5 agents du Mossad...

    J’évoque ça parce que c’est Roger Iger qui a bloqué "Path to 9/11" et qu’il a pris la suite de Michael Eisner. Qu’une minorité soit à ce point surreprésentée dans un secteur qui a une telle incidence ne peut qu’être questionnée, et doit l’être si on veut atteindre à quelque pertinence.

  • Par ZEN (xxx.xxx.xxx.141) 29 août 2009 17:21
    ZEN

    Désolé,tu as tort Léon
    C’est trop facile de balayer le problème avec une telle désinvolture
    La notion "d’obsession complotiste" demanderait toute une analyse
    Il y a plus que des doutes sur la version officielle . Il suffit de la lire une seule fois.
    Pour rester dans des hypothèses crédibles, il suffit de lire l’étude universitaire de Naffez Mosadeq Ahmed de l’université du Sussex(La guerre contre la vérité) pour commencer à se poser quelques bonnes questions

  • Par Nicole (xxx.xxx.xxx.5) 29 août 2009 11:19

    Une autre chose que je trouve étonnante : que l’on parle si peu de "Destination 11 septembre" ou "The path to 9/11" dont je ne connais pas de version sous-titrée, mais il doit y en avoir une puisqu’il est passé à ta tv apparemment belge :

    "Cette mini-série d’ABC retrace les événements qui ont précédés les attentats du 11 septembre 2001 et comment ceux-ci auraient pu être évités. Elle est basée sur le rapport de la Commission d’Enquête.

    En cinq épisodes, Destination 11 septembre replace méticuleusement les événements dans leur contexte. Tout commence presque "normalement" : une équipe de terroristes s’apprête à monter à bord de quatre avions et prendre le contrôle des cockpits. La suite ? C’est un flash-back. Nous sommes en février 1993, dans le World Trade Center. Une explosion retentit et plonge les habitants de New York dans l’inquiétude. En menant leur enquête, les policiers arrêtent l’un des conspirateurs et font le lien avec une mosquée dirigée par un imam radical. Une chasse à l’homme commence pour retrouver Ramzi Yousef, responsable de l’attaque.

    Le rapport ? Jusque-là, il est presque invisible. Sauf pour le gouvernement américain, qui se met à comprendre que sa politique ne plaît guère à certaines personnes, là-bas, de l’autre côté de l’Atlantique. Lorsque Ramzi Yousef est arrêté au Pakistan, celui-ci mène droit le FBI vers un autre rebelle qui milite activement contre l’Occident : Oussama Ben Laden. De petits événements (a priori) insignifiants en présagent de plus sévères. Nous découvrons les coulisses d’un terrorisme bien plus dangereux que l’Amérique ne le pensait. Petit à petit, les choses se précisent mais le gouvernement est à la traîne, comme en témoigne le parcours de John O’Neill (interprété par Harvey Keitel), qui sert de fil conducteur au récit.

    Employé au FBI comme expert du contre-terrorisme, il évoque souvent le "danger Ben Laden" lors de ses enquêtes au Moyen-Orient. Un jour, épuisé par toute la bureaucratie qui, selon lui, affaiblit le FBI, il décide de quitter son emploi pour s’occuper de la sécurité. du World Trade Center. Le 11 septembre 2001, il est sur place. Impuissant face aux ennemis qu’il a combattus durant toute sa carrière... "

    http://destination-11-septembre.serieslive.com/serie.html

    ABC étant une chaîne de Disney, le film a subi des pressions énormes pour être coupé, et ne peut toujours pas être vendu en DVD, alors même qu’il a été primé. Sur le blocage :

    http://www.youtube.com/watch?v=ko_rMLRZ6Us

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