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Accueil du site > Tribune Libre > « Allez vous faire enc… » ont écrit des lycéens à leur professeur. (...)

« Allez vous faire enc… » ont écrit des lycéens à leur professeur. Comment est-ce possible ?

On n’est pas au bout de ses peines. Il faut s’y résigner et s’attendre à l’avenir dans l’Éducation nationale à des perles encore plus savoureuses que celle de cette pétition d’élèves signée, selon Le Monde.fr du 21 novembre, à la quasi unanimité d’une classe de Terminale en science et technologie de gestion, pour demander à changer de professeur d’anglais.

 L’arrogance de voyous au langage ordurier
 
Motif ? Celle-ci « n’a plus envie que les lycéens téléphonent ou envoient des SMS pendant ses cours d’anglais » et ne souhaite plus voir « des filles s’y maquiller, miroir en main, ou s’épiler le sourcil ». Ces élèves ont même le front de conseiller à ce professeur « de procéder à un changement d’attitude, et de cesser de faire des remarques à chaque fois que l’on a un téléphone entre les mains, car cela est une perte de temps. » « Si ce n’est pas le cas, concluent ces voyous dont l’arrogance s’épanouit dans l’injure ordurière, et qu’il n’y a aucun effort de changement de votre part, nous n’avons plus que quelques mots à vous dire : allez vous faire enc... »
 
Quand le monde est à ce point à l’envers, on a envie d’éclater de rire pour le remettre à l’endroit. Mais ici la magie n’opère pas. Alors, on cherche à comprendre : comment peut-on en venir à ces extrémités dans un établissement scolaire ? Ne devraient en être étonnés que ceux qui ont fait retraite au désert depuis 20 ans ou se sont bouché les yeux et les oreilles, ce qui revient au même. Cette agression réfléchie, au lycée Jean-Lurçat dans le 13ème arrondissement de Paris apparaît, au contraire, comme la conséquence attendue d’une politique conduite dans l’Éducation nationale depuis 20 ans.
 
Le professeur indocile, cet ennemi principal pour l’administration
 
 On ne comprend pas qu’on puisse connaître tragédie aussi burlesque si on ignore qu’à l’origine, l’ennemi principal pour l’administration de l’Éducation nationale, c’est le professeur indocile. Toute sa politique tourne au tour de cette obsession. Un professeur par son savoir - quand il en a un qui ne se limite pas au seul catéchisme appris au sortir de l’adolescence - peut être tenté à tout moment de s’affranchir du Pouvoir qui l’oblige à enseigner des erreurs et/ou à subir la violation des droits de la Personne dans son métier. Aussi faut-il le soumettre à tout prix. L’administration a développé un arsenal de moyens variés pour parvenir à ses fins.
 
1- La manière douce : le clientélisme
 
Il y a d’abord la manière douce. Une première gamme d’outils vise à la constitution d’une clientèle par la distribution de faveurs : une attribution de classes privilégiées, un emploi du temps sur mesure, des heures supplémentaires pour améliorer l’ordinaire d’un salaire trop juste, le poste de professeur principal avec prime afférente, les promotions au grand choix et non à l’ancienneté pour gagner plus plus vite, l’accès à "la Hors-classe" et le sur-salaire qu’elle implique, pour une minorité à la discrétion du recteur, (une invention du ministre Jospin !), une mutation conforme aux vœux de l’intéressé.
 
S’adjoint, en général, à cette clientèle choyée la clientèle syndicale (toute couleur confondue), depuis que les syndicats ont été domestiqués par la présidence mitterrandienne dans les années 80 grâce à l’octroi aux permanents syndicaux de postes de ministre, de conseiller ministériel, de diplomate et de décorations. Dans leur tête-à-tête permanent avec l’administration, les permanents syndicaux troquent leurs compromissions contre de menus avantages pour eux et leurs obligés.
 
2- La manière sournoise : l’intimidation par les partenaires scolaires
 
Une seconde gamme d’outils vise à l’intimidation des réfractaires à la corruption, s’il en reste. Alors, là, tous les moyens sont bons ! Elèves, parents, membres du personnel et syndicats sont recherchés comme alliés contre eux et mis à contribution.
 
1- L’intimidation par les voyous et les « chers collègues »
 
Les élèves voyous jouissent dans leurs exactions face au professeur indocile de la plus grande complaisance : on compte sur eux pour lui empoisonner la vie, on les y encourage même par la bienveillance due à ces « pauvres élèves en difficulté ». Dans un contexte de projet de privatisation, ces voyous permettent en plus de faire d’une pierre deux coups : ils contribuent aussi à rendre répulsif le service public. 
 
Si un professeur a le culot de combattre cette délinquance et cette déliquescence et d’exclure par exemple, un voyou de sa classe, en respectant les dispositions réglementaires, comme l’exclusion ponctuelle de la classe selon la circulaire du 11 juillet 2000, ce sont les professeurs courtisans qui montent au créneau et se répandent en récriminations envers leur collègue coupable de rejeter sur le Bureau de la vie scolaire « les problèmes » posés par l’élève qu’il ne sait pas résoudre lui-même dans sa classe : c’est facile, entend-on, de rejeter ses insuffisances sur les autres !
 
2- L’intimidation par les parents
 
Si cela ne suffit pas, alors on « fait donner les parents ». C’est la formule clandestine consacrée. Le chef d’établissement, s’il est imbécile – ce qui arrive, car le recrutement dans ce poste tend de plus en plus à retenir les plus frustes - peut prendre le risque de laisser des traces en adressant une lettre secrète au président d’une fédération de parents d’élève pour dire tout le mal qu’il pense du professeur. On imagine l’effet sur les parents qui peuvent très bien se sentir autorisés à monter une cabale, puisque le chef d’établissement lui-même vilipende le professeur. 
 
On voit soudain fleurir des pétitions de professeurs ou de parents stigmatisant le prétendu coupable. Les courtisans se pressent pour y apposer leur signature puis, le regard noir quand ils le croisent, mettent en quarantaine le malotru. On a même vu une principale voyou oser adresser au recteur une « pétition blanche » contre un professeur, c’est-à-dire prétendument signée à l’unanimité, mais sans la moindre signature. Elle avait anticipé un peu trop vite, expliquera-t-elle au juge d’instruction, l’élan de ses collègues qui ont été tout de même 12 sur 47 à signer son torchon ! (1)
 
3- La manière forte : l’intimidation par la violation cynique des règles et de la loi
 
Une troisième gamme d’outils est le mépris cynique de la loi et le détournement des procédures disciplinaires.
 
1- L’intimidation par le mépris affiché de la loi
 
À Marseillan (Hérault), une principal est allée jusqu’à afficher en salle des professeurs la lettre confidentielle écrite par voie hiérarchique au recteur par deux professeurs pour demander la protection statutaire contre les attaques de cette principale elle-même à l’occasion de leurs fonctions (2). Cette administratrice exemplaire ne pouvait donner meilleure preuve de son animosité envers ces deux professeurs ! On l’a dit plus haut : ce ne sont pas les plus intelligents qui accèdent à ces fonctions de direction mais les plus frustes et dociles. Le seul ennui avec ces incultes, c’est qu’ on n’est pas, comme ici, à l’abri du pavé de l’ours (3). Certains de leur impunité, il leur arrive d’en faire un peu trop !
 
Le 1er décembre prochain, le tribunal administratif de Montpellier va examiner les recours de ces deux professeurs. Il sera intéressant de voir ce que pense le juge administratif de cette violation délibérée du secret de la correspondance administrative par un chef d’établissement perdant le nord sans pour autant perdre sa place ! Vu l’air du temps, il n’est pas impossible que le juge trouve ça normal ou dégote des excuses à l’admirable principal. Les juges aujourd’hui sont pleins d’imagination.
 
2- L’intimidation par sanction pour fautes imaginaires
 
Enfin, si tout cet arsenal échoue, il reste encore à mettre sur le dos des professeurs indociles des fautes de services imaginaires pour leur infliger un blâme ou un déplacement d’office (4). Sous la botte du recteur William Marois, aujourd’hui à Bordeaux, on a vu ainsi dans l’académie de Montpellier des sanctions tomber. Cette administration voyou, du ministre jusqu’au chef d’établissement en passant par le recteur et l’inspecteur d ’académie, a belle mine quand le tribunal administratif, deux ans et demi plus tard, annule un blâme pour inexistence matérielle de motif et violation de procédure (5) !
 
Rien de tel qu’une bonne injustice pour terrifier
 
On se souvient peut-être de ce que dit Machiavel, dans « Le Prince  », à propos de Cesare Borgia qui fit couper un ministre en deux et exposa son cadavre sur la place publique : « La férocité de ce spectacle, écrit-il, fit tout le peuple demeurer en même temps satisfait et stupide  ». Rien de tel, en effet, qu’ une bonne injustice assénée avec brutalité pour frapper le populo de terreur et d’admiration !
 
On exagère, diront en chœur les courtisans de l’administration. Certes, on n’en est pas encore là, Dieu merci ! Mais faut-il désespérer ? Que les lecteurs qui doutent encore, se souviennent seulement de récentes affaires, toutes aussi effarantes les unes que les autres : cette professeur poignardée par un élève en pleine classe, le 16 décembre 2005, dans un lycée d’Étampes, après avoir été abandonnée à elle-même par son administration qu’elle n’avait pas cessé d’alerter !(6), ce professeur du collège de Berlaimont traîné en justice et condamné pour avoir giflé un élève de 5ème qui l’avait traité de « connard », le 28 janvier 2008 (7), cet instituteur qui est aujourd’hui même devant la cour d’appel de Dijon, pour avoir, un cutter à la main, dit à un élève qui montrait son zizi à ses camarades : « Je coupe tout ce qui dépasse  » (8). On n’est pas loin dans cette affaire du lycée Lurçat à Paris du sketch de Jean Dell, où un instituteur est traduit en justice pour « tapage nocturne » parce qu’il a réveillé un élève dormant en classe affalé sur son pupitre (9).
 
Il reste qu’il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt ! Étienne de la Boétie pensait qu’il n’y a pas de servitude sans un minimum de consentement des asservis. Pour en arriver à un tel abaissement de la fonction de professeur, à une telle indignité, il faut, en effet, que les intéressés eux-mêmes, on veut dire les professeurs, y aient mis du leur en faisant eux-mêmes par leur comportement leur propre malheur. Comment, après cela, des élèves peuvent-ils respecter des professeurs qui se laissent à se point maltraiter et ne se respectent pas eux-mêmes ? Paul Villach
 
(1) Pierre-Yves Chereul, « Cher Collègue  », Éditions Terradou, Digne, 1993.
(2) Paul Villach, « Des courriers administratifs confidentiels affichés dans la salle des professeurs d’un collège  », AgoraVox, 2 mars 2008.
(3) La Fontaine, « L’Ours et l’Amateur des jardins  », in « Fables », VIII, 10. Pour chasser une mouche du visage de son maître, un ours apprivoisé mais très bête ne trouve rien de mieux que de lui envoyer un pavé en pleine figure…
(4) Paul Villach, « 40ème jour de grève de la faim pour Roland Veuillet ou l’impuissance face à l’arbitraire aujourd’hui en France  », AgoraVox, 15 décembre 2008.
(5) Pierre-Yves Chereul, « Un blâme académique flatteur  », Éditions Lacour, Nîmes, 2008.
(6) Paul Villach, « Le livre de Karen Montet-Toutain, professeur poignardé : le service public outragé ! » AgoraVox, 4 octobre 2006.
(7) Paul Villach, « Après la gifle du professeur, la claque du Premier ministre ! », AgoraVox, 7 février 2008.
« La gifle du collège de Berlaimont : ces témoignages d’élèves que l’on retient ou non selon son bon plaisir...  », AgoraVox, 27 juin 2008 –
(8) Paul Villach, « L’affaire du zizi, de l’École et de la Justice qui dépassent les bornes, bientôt en appel à Dijon », AgoraVox, 14 novembre 2009
(9) Paul Villach, « L’Instituteur, un sketch hilarant de Jean Dell, pour retrouver la raison dans l’Éducation nationale, si possible... », AgoraVox, 8 février 2008.
 

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141 réactions à cet article    


  • Charles Martel Charles Martel 27 novembre 2009 11:10

    les articles de Paul Villach c’est comme les films pornos.

    La première fois qu’on les voit, on a l’impression d’apprendre des trucs et on trouve ça plutôt pas mal.
    Au bout du 10 ème, on se rend compte que ce sont toujours les mêmes thèmes abordés : soit l’intericonicité des méchants messages publicitaires de sales riches, soit la méchante administration de l’éducation nationale contre qui il a une sacré dent.

    Au bout du 50ème, on se dit qu’on les a tous vu et que c’est assez artificiel pour être bidon. On jette alors un coup d’oeil amusé de tant de prouesses vaines ; ça passe l’ennui.


    • charles-edouard charles-edouard 27 novembre 2009 13:29

      en quelque ligne tres cher ,nous découvront votre vie sexuel, j’en conçois celà est frustrant pour vous de n’etre que simple spectateur ,ça vous passe l’ennui dit vous ,auriez-vous un tempérament ennuyeux, 50 film pour realiser ah quand même


    • Paul Villach Paul Villach 27 novembre 2009 14:43

      @ Charles-Édouard

      Pour filer la métaphore du film porno auquel il compare mes articles, je crois que ce Charles Martel s’est mis martel en tête et en est devenu accro ! Je m’en félicite. Car rien ni personne ne le contraint à venir s’y ennuyer...

      Il doit y trouver son compte. Mais il ne veut pas se l’avouer, comme les amateurs de films pornos qui tentent d’expliquer leur addiction à la pornographie par le souci de l’ étude ou la volonté de s’instruire. Paul Villach


    • Nobody knows me Nobody knows me 27 novembre 2009 15:10

      Se masturber devant des articles Agoravox !!! Vous n’avez pas honte !!!
      Et il le revendique en plus !!!
      xD

      Cdlmt


    • manolo48 1er décembre 2009 16:06

      Didonc Charles, tu trouves correct le comportement des eleves faces à leur prof ?
      Tu trouve normal le manque de respect, l’absence de moyen donnés aux profs pour pouvoir se faire respecter ?

      Attend, ca y est j’y suis ! En fait tu trouves normal le manque de respect que subissent les profs d’une maniere générale et banalisée ?

      Moi ca me revolte. Et lire des commentaires comme le tient me donne envie d’en savoir plus sur toi..


    • dd38 27 novembre 2009 11:16

      d’autres exemples de l’autoritarisme dans l’Education Nationale sur le site suivant :


      http://education-resistance-autoritarisme.org



      • Alexeï 27 novembre 2009 20:35

        Merci de mentioner ce site : à consulter d’urgence par tous les défenseurs des droits de la Personne.


      • Morningkill 27 novembre 2009 11:20

        Pour la gifle de Berlaimont, il faudrait peut-être arrêter le corporatisme primaire.
        Il faut rappeller :
        - que l’insulte est venu après que le professeur ait plaqué l’éléve au mur (entre autre)
        - qu’on parle d’un professeur d’1m90 vis a vis d’un élévé de sixième de 30kg, « sans histoire »
        - que l’épisode est qualifié ainsi par le procureur : "Ce n’est pas une gifle, c’est une scène de violence. Au-delà de ces violences, il y a une volonté d’humiliation".


        • geo63 27 novembre 2009 11:49

          Comment est-ce possible, en effet !

          Il y a dans le comportement de ces jeunes de terminale « le courage » propre à tous les groupes en bande. Bien entendu, chacun des éléments pris individuellement est un minable petit(e) lâche.

          Je partage l’avis de Paul Villach, mais le dernier paragraphe me semble en contradiction avec le reste : comment les professeurs centralisant toutes les agressions ont-ils fait leur propre malheur par leur comportement ? Avaient-ils les moyens pour se défendre ?


          • Paul Villach Paul Villach 27 novembre 2009 12:19

            @ Geo 63
            "comment les professeurs centralisant toutes les agressions ont-ils fait leur propre malheur par leur comportement ? Avaient-ils les moyens pour se défendre ?« 

            Bien sûr ! J’en parle en connaissance de cause ! Je l’ai expérimenté pendant 6 ans au Lycée Descartes d’Alger, appartenant à l’OUCFA, sous tutelle du ministère des affaires étrangères français, entre 1979 et 1985.
            Un groupe de professeurs et d’agents solidaires a su contenir les égarements d’une administration pour qui la loi n’était qu’indicative. Il est vrai qu’ils en prenaient les moyens, mais toujours pacifiques, comme la grève du zèle, cette grève qui, par l’application stricte des textes, empêchent le déroulement normal des cours.

            À l’époque selon une circulaire des années trente, un professeur était responsable de ses élèves à l’interclasse (entre 9 h et 10 h par exemple ou entre 11 et 12) et ne devait pas laisser les élèves aller seuls rejoindre le professeur avec qui ils avaient leur prochain cours.

            Imaginez la joyeuse foire que nous organisions dans la bonne humeur en conduisant chacun notre groupe d’élèves dans sa nouvelle classe, tandis que le collègue faisait la même chose avec les siens et qu’il fallait attendre son retour pour regagner sa classe avec ses nouveaux élèves gardés par un autre professeur attendu dans une autre classe, etc... C’était impayable ! On se marrait comme des fous ! Mais personne ne pouvait nous reprocher de ne pas faire notre travail. On protestait tout en étant payé ! Pas joli, ça ? Je le raconte dans »Un blâme académique flatteur". Paul Villach


          • Alexeï 27 novembre 2009 20:12

            @ l’auteur

            Hélas, vous parlez d’un temps que les moins de vingnt ans ne peuvent pas connaître et où les plus vieux font tout leur possible pour oublier.

            Dans un précédent article où vous évoquiez la tentative de meurtre dont a été victime Karen Montet-Toutain, l’attitude de l’administration a été en-dessous de tout qu’il s’agisse :
            - de la principale (ex-prof d’EPS) qui a passé son temps à l’hulilier,
            - à l’inspectrice qui s’est révélée d’un piètre secours,
            - du ministre de Robien qui promettait une enquête interne tout en exonérant l’administration de ses responsabiltés avant même le début officiel de l’enqu^te.
            - du journal Le Figaro qui a dressé un portrait psychologique injurieux à l’encontre de la professeure.

            Je me rappelle le cas d’un professeur de lettres classiques de Nîmes victime d’une agression d’élève lors d’une commission de discipline : le recteur a choisi de protéger le délinquant au lieu du professeur victime qui insistait sur le respect des régles. Ce cher recteur avait été aidé par le principal inculte qui, dans son rapport avait transformé un comportement menançant en regard peu amène. Quand les mots ont si peu de sens, on peut bien aller se faire enc...sans vaseline.

            Il est curieux que ceux qui vous lancent anathèmes et injures n’argumentent jamais : je serais curieux de savoir ce qu’ils pourrraient inventer.


          • anomail 27 novembre 2009 11:51

            - D’un coté le gouvernement pousse au maximum l’amalgame entre répression et pédagogie

            - De l’autre, les enseignants se voient retiter l’autorité sur leurs classes

            Intéressant paradoxe !


            • Paul Villach Paul Villach 27 novembre 2009 12:34

              @ Cher Chanteclerc

              Bien sûr ! Longue est la suite d’erreurs et de démissions qui à conduit à ce désastre d’aujourd’hui ! Le drame est que les professeurs ont été les instruments de leur propre malheur.
              Faut-il leur souhaiter de boire le calice jusqu’à la lie, pour espérer qu’on en vienne un jour à tout remettre à plat ? Paul Villach


            • Nobody knows me Nobody knows me 27 novembre 2009 15:17

              Présidente de Région....candidate perpétuelle aux présidentielles.....vous ne voyez toujours pas.... ???

              Oh merde !! C’est pas vrai il est reparti avec elle... Mais calmos, n’en jetez plus, Ségolène se grille à chaque apparition. Passez à autre chose, de vrais arguments par exemple...
              L’UMP est en tête maintenant, le calme va revenir, les rues vont être sûres, vous pouvez dormir sur vos 2 oreilles.

              Cdlmt


            • manolo48 1er décembre 2009 16:16

              excellent ! j’adore !!


            • ZEN ZEN 27 novembre 2009 12:39

              Merci Mr Jospin smiley


              • french_car 27 novembre 2009 19:27

                Pourquoi Jospin ? La premier chose qu’il fait c’est de sortir les syndicats du ministère et sortit l’EN de 4 ans d’immobilisme où Bayrou l’avait maintenue.


              • charles-edouard charles-edouard 27 novembre 2009 13:36

                c’est bien monsieur villach ,il faut remettre les pendules à l’heure ,ça raffraichi les mêmoires


                • dom y loulou dom 27 novembre 2009 14:07

                  moi c’est la platitude agressive, le manque d’imagination qui me consterne dans cette affaire que vous relatez aujourd’hui Paul...

                  les élèves auraient au moins pu écrire « va te faire inoculer ! »

                  ...


                  • LaMw3t 27 novembre 2009 14:40

                    Oui, j’avoue ! Tout est devenu sérieux et grave, littéral. Sans en arriver à prendre à la légère tout et n’importe quoi, je ne peux que constater un manque de recul grandissant quant aux réactions vis à vis d’à peu près tout ce qu’il se passe.

                    Ces gosses doivent se prendre pour des héritiers de mai 68 (mais connaissent-ils seulement cette date ?), le problème, c’est que ça n’a rien à voir avec ce genre d’acte minable.
                    Que des élèves aient besoin de se regrouper pour trouver le « courage » - d’effet de groupe - d’exprimer à un représentant de l’autorité (oui enfin là je dois bien dire que je me marre doucement) leur désaccord, ça me parait normal.
                    Celà dit... Rien n’est recevable, ni dans la forme, ni dans le fond.

                    Je pense que le problème aujourd’hui c’est bien le manque de réflexion et d’esprit critique. Les rôles sont mélangés et .. tout part en c*******...
                    On ne respecte plus les professeurs, qui ne se respectent pas non plus et qui - en grand nombre malheureusement - n’ont plus/pas foi en leur travail.
                    Ceux qui mettent le meilleur d’eux-même pour transmettre une méthode de réflexion et des connaissances ne sont pas appréciés à leur juste valeur (voire sont considérés comme lesdits « indociles »).

                    Il semble que l’Ecole à elle seule ne puisse - même en se retroussant les manches « pour de vrai » - résoudre ce problème.
                    Ceci se joue à bien plus grande échelle.
                    L’Etat -actuel- n’a aucun intérêt à ce que les générations qui arrivent apprennent à réfléchir et à juger ce qu’il se passe. Les citoyens ne sont plus des citoyens, mais des enfants face à l’autoritarisme incontestable d’un parent. Comment pourraient-ils donc inculquer l’esprit critique à leur progéniture ?!
                    On n’ose même pas remettre en cause sérieusement tout ce qui est en place, accablés d’une inertie toute entretenue.
                    Les mots « administration » « ministère » « éducation nationale » et « institution » (pour ne citer que ceux-là) ne vous donnent-ils pas l’impression de peser des tonnes ? D’être des monuments à eux-seuls ? Pire encore : d’être immuables ?
                    L’Histoire a beau être apprise à l’école (pour le moment), elle n’est pas COMprise pour autant !

                    Ces jeunes ont-ils compris que l’école est un service et non un acquis ? Qu’il n’en a pas toujours été ainsi et que leurs chaussures ont été faites par d’autres enfants qui travaillent et qui n’apprennent rien d’autres que la survie ? J’en doute.

                    Inutile pourtant de chercher des fautifs. Ça c’est une perte de temps.
                    Ce qu’il faut, c’est en prendre conscience et agir. Qui ? Mais tout le monde !
                    Car de la même manière que les citoyens/enfants s’imaginent que l’école va éduquer leurs rejetons à leur place, ils se figurent que c’est la poignée de politiciens au pouvoir qui va changer tout le reste.
                    Il est temps que cette nation de paresseux se réveille. Plus elle mettra de temps, plus nombreux seront les dégâts qu’il faudra contrecarrer et plus dure sera la tâche.

                    C’est néanmoins possible. Chaque individu peut s’y mettre. Des enfants ont bien réussi à le faire, même pour dire à un de leurs enseignants d’aller se faire enc****...


                  • gael 27 novembre 2009 14:18

                    Article un peu trop corporatiste pour être de bonne foi. Il arrive très souvent, et vous le savez, que des professeurs ayant sérieusement déconné soient maintenus en poste au lieu d’être cloués au pilori, comme il se devrait (l’instruction est une mission trop importante pour être confiée à des détraqués avides d’un pouvoir étriqué, qu’elle attire pourtant en masse).

                    Article opportunément et faussement naïf aussi, car la question qu’il pose, « comment est-ce possible ? », n’est qu’un prétexte au ruminement des lamentations professorales de l’auteur, qui prêche bien sûr pour sa paroisse : salaires trop bas, hiérarchie trop contraignante, ...

                    Au coeur de la réponse à cette question réside pourtant un paradoxe d’une singulière ironie : ceci est possible parce que les élèves savent qu’ils ne risquent rien, ou pas grand chose, les professeurs étant dépourvus (et je rejoins ici l’auteur) de toute autorité réelle, c’est à dire du pouvoir de sanctionner (qui n’est pas celui de faire n’importe quoi, sans contrôle ni hérarchie, ni droit de contestation !). Mais cette déprivation est la conséquence naturelle des théories mettant l’enfant « au coeur du système éducatif », qu’ils ont eux-mêmes soutenues et imposées dans les années 1970.

                    Bref, je ne peux m’empêcher de sourire devant la leçon que l’on se croit fondé à nous donner...


                    • Paul Villach Paul Villach 27 novembre 2009 16:06

                      @ Gael
                      Et moi je rigole de tant de fatuité et d’ignorance, à moins que vous ne soyez appointé par une quelconque officine de veille. Auquel cas, vous devez faire plaisir à vos employeurs !
                      Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à présenter vos services à cette administration que vous chérissez. Vous serez recruté sans problème. Vous avez le profil ! Paul Villach


                    • gael 27 novembre 2009 16:53

                      L’ignorance, M. Villach, on la retrouve chez ceux qui, à décortiquer le monde depuis la salle des profs, ont fini par la prendre pour le centre du monde.

                      On pourra commencer à respecter votre avis quand vous parlerez un peu moins de vos collègues, et un peu plus de vos élèves.


                    • gael 27 novembre 2009 17:02

                      Un petit devoir maison, M. Villach : Voudriez-vous bien nous rappeler, vous qui êtes au courant de tout, le nombre annuel de procédures de renvois dans l’éducation nationale, et sur ce nombre déjà restreint, nous dire combien aboutissent ? Pensez-vous que cela reflète le nombre réel de professeurs incompétents ? Commentez.


                    • french_car 27 novembre 2009 19:31

                      Quand Villach parle de fatuité cher Gaël il y va de l’avis d’un connaisseur !
                      Merci pour ces propos rafraichissants, enfin du bon sens sur ce fil.
                      Villach prend du retard par rapport à l’actualité ça fait 3 jours que j’attendais son poulet et il ne nous a pas déçus. Du Villach comme on le déteste.


                    • le-Joker le-joker 27 novembre 2009 14:53

                      On a les élèves que l’on mérite. C’est dire si l’éducation nationale et ses professeurs sont méritants.


                      • Nobody knows me Nobody knows me 27 novembre 2009 15:34

                        Vous devriez communiquer uniquement par onomatopée, ça serait aussi constructif.
                        xD

                        Cdlmt


                      • beuhrète 2 27 novembre 2009 15:21

                        Après les années anti - manuels , dans la vie il n’y a que l’intello qui compte voici venu le temps des comptes.

                        Le résultat des années de plomb ?


                        • Emile Red Emile Red 27 novembre 2009 15:23

                          Je me pose toujours la question, quand je vois ce genre d’article de savoir sur quels critères objectifs il est écrit.

                          M. Vilach, si je ne m’abuse, est à la retraite, et quand il parle d’éducation nationale on sent le vécu qui se vit encore, mais où sont les témoignages, de qui viennent-ils ?

                          Le mal Français ne vient pas de gamins laissés à eux mêmes par une poignée de profs désabusés ou par des parents laxistes à faire peur, par des politiciens démissionnaires ou une administration mesquine et partiale.

                          Le mal Français vient d’une horde de vieillards qui ne savent tourner la page et faire table rase de ce qui ne les regarde plus. La même horde qui hurle son besoin de sécurité, d’autorité quand elle végète dans ses pavillons de banlieue où il ne se passe jamais rien.
                          Cette horde qui rumine le passé avec ses grands « de mon temps ... », ses grands « on savait ... », « y-avait qu’à ...  » et autre « quand j’étais ...je les matais ces voyous ».

                          Cette meute, maintenant écrit son dépit quand celui-ci n’est pas devenu haine, et ça fait des grands slurp, et ça achète des flingues, un petit coup de rouge et on tire dans le vide ou sur le petit arabe qui joue là, enfin quand tout décati et que plus personne ne lui parle au vieillard plein d’aigreur, il se venge et vote Sarkozy...

                          Pitoyable. 

                          L’EN est comme elle fut et comme elle sera, on se demande seulement pourquoi des Villach y sont restés, contre vents et marées, si longtemps...............................


                          • Paul Villach Paul Villach 27 novembre 2009 15:36

                            @ Emile Red

                            Votre esprit un peu particulier a du mal à admettre que quelqu’un puisse avoir quelque compétence en un domaine que vous ne dominez pas ! Faites-vous une raison !

                            Vous voulez en savoir plus : voici des ouvrages tirés d’une expérience personnelle et de celle d’un bon nombre de professeurs répartis sur tout le territoire, validés souvent par les tribunaux quand ils osaient encore affronter le pouvoir.

                            - Pierre-Yves Chereul, « Cher Collègue », Éditions Terradou, Digne, 1993 (ce n’est donc pas récent, le problème soulevé !)
                            - Paul Villach, « Les infortunes du savoir sous la cravache du pouvoir », Éditions Lacour, Nîmes, 2003,
                            - Pierre-Yves Chereul, « Un blâme académique flatteur », Éditions Lacour, Nîmes, 2008
                            Et ne venez pas me reprochez de faire de la publicité. Vous avez voulu avoir des sources précises ? Les voici !
                            Ces ouvrages n’ont fait l’objet d’aucun démenti ni de poursuites. Et pourtant ce que vous y lisez, n’est pas triste sur le fonctionnement d’une administration voyou ! Mais voilà, il est difficile de mettre en cause l’autorité de la chose jugée ! Paul Villach


                          • Emile Red Emile Red 27 novembre 2009 16:44

                            Quel choix littéraire !

                            Je suis assez étonné par ce narcissisme que vous traduisez volontiers en savoir parfait et intangible. Et toujours ce saint pauvre et malheureux manichéisme, simplisme des simplets.

                            Je vous dirai seulement, 20 ans et en sortir sans mauvais souvenirs, je ne suis pas une apothéose de la réussite professorale, je fais aussi des fautes de Français et je n’écris aucun livre, mais j’ai aussi vu le contraire de vos litanies, j’ai vu des profs violents, des profs sexistes, racistes, des enfoirés qui faisaient conneries sur conneries et s’étonnaient des retours de bâton. J’ai vu des profs insulter des élèves, des parents parfois, et recourir aux syndicats quand le couperet tombait, a contrario, j’ai connu des gens très bien dans l’administratif, des gens compétents et scrupuleux.

                            L’éducation nationale et son chapelet de personnels et d’étudiants n’est ni tout blanc pour les uns et tout noirs pour les autres, ni un égout recevant la putréfaction pestilentielle de générations montantes, comme dans tout microcosme il y a les petits chefs de merde et les Villach, les petits profs de merde et les pas-Villach et les autres les incontournables et les invisibles, tous ceux pour qui, M. Villach, vous gardez ressentiment et mépris. Le censeur qui dit non, le camarade qui fait grève, le proviseur qui engueule, une sacrée bande d’empêcheur de devenir quelqu’un, et ne parlons pas de cette satanée secrétaire boudin à faire peur, de cet inspecteur jamais d’accord ou de ces administratifs du rectorat bouchés au béton armé. 

                            Je ne me vante ni de ma compétence ni de mes lacunes, j’ai été simplement un petit prof intègre qui aujourd’hui ne vous envie pas comme je ne vous aurais pas envié hier en collègue ou comme enseignant.

                            Mais savez vous seulement ce qu’intégrité veut dire ?

                            Vous savez quoi Villach, vous chialez tant que je crois que vous ne vous aimez pas.

                            Bon retour sur terre.............


                          • french_car 27 novembre 2009 21:47

                            Merci Léon, déjà Libé avait fait entendre un autre son de cloche mais l’article de l’Etudiant est édifiant. Villach nous fait de l’information hyper-tronquée.


                          • Charles Martel Charles Martel 27 novembre 2009 22:57

                            @Léon : la réalité des faits n’a aucune importance pour ce genre d’article puisque le fait en lui-même n’est juste qu’un prétexte introductif à une diatribe prémâchée parsemée d’auto citations.

                            Paul Villach fonctionne en circuit fermé.
                            Contrairement à son précédent article, celui-ci rassemble suffisamment de poncifs réactionnaires (saloperie de gosses mal élevés) pour susciter des votes positifs en masse associés à des exemples personnels que tout à chacun a connu sur la décadence de notre jeunesse. Le fait en lui-même n’a plus aucune importance.

                            mais qui donc donnait des leçons déontologiques à Europe1 ?


                          • Pie 3,14 28 novembre 2009 10:36

                            Tasin , Villach, ces gens ne manquent jamais une occasion de donner des leçons de journalisme et de rigueur intellectuelle à la terre entière.

                            En réalité , le premier fait divers vérifié ou pas suffit à faire tourner la petite obsession qui
                            leur tient lieu de pensée.

                            Les articles qu’ils ont publié aujourd’hui devraient être utilisés dans les écoles de journalisme à des fins de contre-exemples.


                          • Lapa Lapa 27 novembre 2009 16:17

                            Info vraie ou pas, c’est ce genre d’actualité qui m’a pousser à changer de profil.


                            • Prometheus Jeremy971 27 novembre 2009 16:20

                              Tout a fait d’accord avec cet article et M Paul Villach.

                              J’ai tenté le concours de professeur des écoles il y a 2 ans et cela afin de poursuivre une tradition familiale, je suis fils de, petit fils de, arrière petit fils de prof. Je me suis donc inscrit à l’iufm, et j’ai décroché un boulot d’assistant pédagogique dans un collège. Au bout de six mois j’ai décidé d’arrêter.

                              Je n’aurai pas pu travailler dans ce grand n’importe quoi qu’est devenu l’éducation nationale. Nerveusement j’aurai craqué.... Les élèves font ce qu’ils veulent, les parents sont arrogants, les collègues ne connaissent plus le mot solidarité, la direction est complètement malade. Bref un enfer.

                              Je crois que ma décision a aussi été motivée par le fait que ma mère a fait une dépression nerveuse de trois ans, et de multiples tentatives de suicide.

                              Le boulot de professeur est en plus très mal payé pour le niveau demandé. Bref il faut être fou aujourd’hui pour être, et vouloir être prof.


                              • Paul Villach Paul Villach 27 novembre 2009 17:00

                                @ Jeremy 971

                                Merci pour votre terrible témoignage. Les hâbleurs qu’on entend ici pérorer, feraient bien de le méditer. Mais il n’est pire sourd que celui qui ne veut rien entendre ! Paul Villach


                              • Prometheus Jeremy971 27 novembre 2009 17:00

                                Pauvre petit bonhomme, la méchante professeur n’a pas su révéler en toi le formidable potentiel que tu avais....

                                T’as raison c’est la faute de tous ces méchants fonctionnaires qui ont tout fait pour te gacher la vie...

                                Mais vraiment n’importe quoi !


                              • Gazi BORAT 27 novembre 2009 17:08

                                Pour une fois, je serais en accord avec ABG....

                                Sur la déconnexion des enseignants d’avec le monde réel.. L’immense majorité n’ayant jamais travaillé et n’étant jamais sorti une seule fois de ce système scolaire, changeant simplement de place dans la salle au moment de l’entrée dans leur premier poste.

                                Tandis qu’en même temps on envoie aujourd’hui les jeunes de plus en plus tôt goûter au monde de l’entreprise par des stages « découverte ».

                                Et sut la toute-puissance autrefois de l’enseignant.. Je me souviens d’un prof de maths incompréhensible, alcoolique et qui arrivait en cours le matin sentant le vin..

                                Une année de perdue en mathématiques !

                                Enseignant était autrefois une sinécure.. c’est un enfer aujourd’hui !

                                Deux stuations extrèmes..

                                gAZi bORAt


                              • french_car 27 novembre 2009 21:53

                                Et oui Gazi nous voilà d’accord avec Abig...
                                Je n’ai pas vraiment souffert de petits profs, j’ai connu le collège puis lycée dans la période post-68 où le « tout répressif » n’était plus de mise. Période présarkozyste.
                                Par contre mes fils se sont pris le système en pleine figure, l’un d’eux n’en est d’ailleurs pas encore remis.
                                L’EN est devenu un gigantesque univers carcéral bourré de menaces, d’interdits et de mépris.
                                Il faut lever les tabous et que les affaires « sortent ».

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