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Après la dette abyssale, une électricité précaire et hors de prix

Non content d’avoir causé la ruine de nos finances publiques, le même clientélisme politicien sans scrupule ourdit en ce moment le sabotage du système électrique français.

On voit, aujourd’hui, où nous ont menés plusieurs décennies de veulerie, de démagogie et d’idéologie politiques. Dans un aveuglement clientéliste et/ou prosélyte sans borne, année après année, l’ignorance l’a disputé au mensonge pour aggraver le fourvoiement réel ou simulé des Français dans l’idée que leur système socio économique peut indéfiniment vivre à crédit et emprunter toujours plus. L’heure implacable et pourtant prévisible des comptes a fini par sonner pour chaque citoyen et, pour chaque citoyen, la note promet maintenant d’être douloureuse.
Or, le même schéma, exactement, se dessine en ce moment pour l’énergie avec, à peu de choses près, les mêmes idéologues méprisant les spécialistes de toute discipline alertant leurs concitoyens sur la nature suicidaire des professions de foi qui insultent la physique, la rationalité scientifique ou le simple bon sens. À croire que ces idéologues sont parvenus à imprégner la classe politico médiatique du culte de l’invraisemblance et du rêve éveillé.
Sauf que, en la matière, l’agence de notation veillant à la régularité du pouls énergétique de la planète, l’Agence Internationale de l’Énergie, a cette fois décidé de prendre les devants. Elle vient, en effet, de mettre en demeure les pays qui se targuent d’abandonner le nucléaire de lui faire parvenir le plan précis de la substitution de nouveaux moyens de production électrique à leurs centrales nucléaires, calendriers et bilans chiffrés à l’appui. La presse s’est largement fait écho de cet événement, dont on trouvera quelques extraits ci-après.

http://www.maxisciences.com/agence-internationale-de-l-%E9nergie/l-aie-demande-des-reponses-aux-pays-qui-abandonnent-le-nucleaire_art16842.html

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110908.OBS9969/l-aie-demande-des-reponses-aux-pays-sortant-du-nucleaire.html

http://www.leblogfinance.com/2011/09/laie-demande-aux-pays-renoncant-au-nucleaire-un-scenario-precis-de-sortie.html

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/09/07/97002-20110907FILWWW00632-sortie-nucleaire-l-aie-veut-des-reponses.php

Il est tellement facile à nos rhéteurs politiciens de vendre peurs et espoirs millénaristes et de faire croire que les lois du monde physique peuvent toujours être asservies aux desideratas du prophète, dans les termes et dans les délais qu’il prescrit. Mais la réalité technologique, technique, industrielle et économique va rapidement se charger de montrer aux nouveaux démiurges, ennemis de la règle de trois, que, lorsqu’on veut plier un système électrique aussi complexe que le nôtre aux injonctions du dogme, il y a très loin de la coupe aux lèvres. À chaque instant, la stabilité d’un tel système se libelle en « facteur de puissance », en « capacité de fourniture ou d’absorption d’énergie réactive », en « capacité de participation aux réglages de fréquence-puissance, primaire, secondaire et tertiaire » (1). Lorsqu’on prétend reconcevoir de toutes pièces un parc de production aussi lourd que le parc français, ce sont là, sinon les seules considérations à prendre en compte, au moins les considérations prioritaires… Et quand bien même : in fine, il faudra bien présenter aux Français une ardoise non falsifiée de ce fabuleux objet énergétique dont personne, pour l’instant, n’a observé nulle part les prouesses !
Libre à vous, chers concitoyens, de croire les bateleurs de kermesse politique ou de patronage écologisant, plutôt que les vrais professionnels ; de ne tenir aucun compte que ces derniers, aux prises quotidiennes avec la conduite ingrate du système qui fait tourner notre économie et assurent sans défaillance notre confort, 24 heures sur 24, sont réputés en connaître mieux que quiconque les limites et les exigences. Mais dites-vous bien que, demain, grossir la foule des « indignés » sur la place publique n’aura pas plus d’effet sur la multiplication des délestages tournants qu’aujourd’hui sur les conséquences sociales de l’austérité économique. Dites-vous bien également que pallier un démembrement aussi irresponsable de notre outil électro énergétique prendra infiniment plus de temps que le rétablissement de notre économie malade, quelle que soit la gravité de sa pathologie.
D’ailleurs, dès cet hiver, les Allemands pourraient bien nous donner un avant-goût de ces délestages tournants qui ont fait les délices de la France occupée, ultime parade au blackout généralisé. Mais je n’ai guère d’inquiétude pour la machine industrielle de nos voisins donneurs de leçons : depuis longtemps déjà, l’hypocrisie autrichienne a largement fait ses preuves, qui repeint en vert de considérables importations d’électricité nucléaire…

(1) – Pourquoi les productions éolienne et photovoltaïque ne dispenseront sans doute jamais RTE de recourir aux productions thermiques d’électricité, Fuel, Gaz, Charbon et nucléaire.

L’électronique - notamment l’électronique de puissance - est aujourd’hui en mesure de conférer à n’importe quel objet technologique des aptitudes de régulation très performantes. Les réglages fréquence-puissance et tension des éoliennes modernes – de type synchrone – n’échappent pas à cette tendance. Toutefois, de telles aptitudes ne sauraient obtenir que les aérogénérateurs produisent imperturbablement une énergie électrique stable à partir d’une énergie primaire mécanique, non maîtrisée. Il en va rigoureusement de même de la production photovoltaïque. C’est la raison pour laquelle ces instruments ne peuvent être considérés comme des moyens électro générateurs autonomes.

De surcroît, l’obligation de les secourir par des moyens traditionnels s’impose d’autant plus qu’ils débitent sur un réseau électrique dit en antenne ou séparé ; ce que sont en grande partie les réseaux électriques allemand et danois, pour cette raison, très dépendants de la production thermique fossile. Tel n’est pas le cas de la France, dont le réseau national bouclé présente un caractère homogène et un grand confort d’exploitation… mais à condition toutefois de disposer des outils de production idoines.

Ce réseau s’exploite de façon centralisée - bien que déclinée au niveau régional - en une entité unique, raccordée à des systèmes extérieurs avec lesquels elle échange de l’énergie. Une telle configuration explique que le pilotage fréquence-puissance, sûr et au moindre coût, du système « production-consommation » français se ramène à disposer globalement et en permanence de réserves de puissance primaires, secondaires et tertiaires. Ces réserves se doivent d’être mobilisables, à discrétion et sans défaillance, avec des temps de réponse allant de quelques secondes, pour le primaire, à un quart d’heure pour le tertiaire. Or, les énergies éolienne et photovoltaïque, par définition aléatoires, ne permettent pas d’agréger à tout moment de telles réserves. Ceci explique que RTE, le gestionnaire du réseau de transport, exclue les aérogénérateurs et les panneaux photovoltaïques des moyens de production de pointe et de semi pointe, garantissant ces réserves. Ce n’est pas par hasard que les énergies du vent et du soleil sont qualifiées de fatales par le gestionnaire du réseau français.

La problématique de contrôle de ce réseau s’exprime à peu près dans les mêmes termes pour le réglage de la tension. À l’instar du réglage fréquence-puissance, le réglage de la tension générée par les groupes de production traditionnels (fossiles, hydrauliques et nucléaires) comporte les niveaux de réglage primaire, secondaire et tertiaire. Les niveaux secondaires et tertiaires sont téléréglés depuis une commande centralisée. Ils viennent corriger le point de consigne « tension » local de la boucle primaire, en fonction de paramètres de réseau quelquefois très éloignés du groupe de production concerné.
Ce point de consigne est également corrigé par trois autres boucles de régulation - la boucle puissance électrique, la boucle vitesse et la boucle puissance mécanique - destinées à contrer les transitoires rapides du réseau. Au bout du compte, l’action de réglage finale, imposée à une machine donnée, peut parfois paraître contradictoire avec les paramètres locaux de production. Le caractère erratique des énergies éolienne et photovoltaïque est manifestement incompatible avec une maîtrise aussi élaborée de la tension du réseau national, tenue à une totale garantie de résultats. Tout au plus, tolère-t-on à ces énergies une timide participation à des plans de tension rigides et localisés.

Lucides sur les aptitudes de l’éolien et du photovoltaïque à participer significativement à la stabilité globale de notre système électrique, RTE et EDF n’ont d’autre choix technique que les cantonner dans les moyens nationaux de production de base, où ils entrent directement en concurrence avec la production nucléaire. Mais, ce qu’il convient de préciser, avant tout, c’est que les spécialistes du monde entier sont unanimes à reconnaître qu’un système « production-consommation » devient incontrôlable lorsque sa production éolienne dépasse 30 % du total en service  ; ceci en l’absence d’un procédé de stockage de l’énergie électrique, dont le concept et la taille restent largement du domaine de l’utopie. Aussi, affirmer que, à une échéance raisonnable, le parc de production français pourrait être aux 3/4 constitué d’outils de production dits renouvelables est un mensonge caractérisé.


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98 réactions à cet article    


  • Kalki Kalki 8 octobre 2011 09:24
    ENcore un pour un diner , vous ne croyez pas qu’il serait temps de passer a autre chose que du charbon ( comme le fait l’allemagne pour sortir du nucléaire ? )

    Combien de ressource déjà ...

    Petrole moins de 40 ans
    Gaz moins de 50 ans
    Charbon moins 100 ans
    Combustible nucléaire : entre 100 et 500 selon évolution


    • zelectron zelectron 8 octobre 2011 12:44

      EDF ÜBER ALLES  ?


    • PELLEN PELLEN 8 octobre 2011 10:47

      À croire que vous n’avez pas vraiment lu ce que j’ai écrit. Le « autre chose » auquel l’Allemagne prétend être passé, nous n’allons pas tarder à le découvrir... et peut-être même à en pâtir nous-mêmes. Songez que cette Allemagne a couvert son territoire avec quelque chose comme l’équivalent de 23 de nos tranches nucléaires en éolien... qui, en 2009, n’ont couvert que 6 % de la consommation électrique du pays !

      Quant aux ressources nucléaires, ne vous laissez pas égarer par une propagande qui a tout intérêt à fourvoyer le peuple français. L’avenir du nucléaire passe par le réacteur de 4ème génération, dont la France a exploité avec succès le premier prototype industriel, avec 30 ans d’avance, et que le couple Jospin-Voynet n’a pas hésité à sacrifier sur l’autel d’un sordide marchandage électoral : ce prototype s’appelait Superphénix.
      Avec un tel réacteur présentant, par ailleurs, bien des avantages de sûreté, par rapport aux réacteurs actuellement exploités, on peut brûler de l’uranium naturel, non enrichi en U235, de l’uranium appauvri, dont la France dispose de stocks considérables, et un combustible non encore exploité : le thorium. Heureusement, tout n’est pas encore perdu pour notre pays, en ce qui concerne cette filière, car nous nous disposons à construire un Superphénix amélioré du nom d’ASTRID, qui devrait être mis en service guère après 2020.
      En résumé, cette filière dite « rapide » des réacteurs de 4 ème génération offre à la France une autonomie électro énergétique... de quelque 5000 ans, au taux de consommation actuel ! Autant dire que l’accroissement de notre indépendance énergétique n’est qu’une question de volonté politique.

      André Pellen  

      • Kalki Kalki 8 octobre 2011 11:11

        j’ai lu

        mais il faudra bien que vous passiez à plus de 30 % de vert, et pour ca il faut un changement radical que vous ne comprenez peut être pas ...

        apparemment pas


      • Kalki Kalki 8 octobre 2011 11:13

        Vous parlez de nucléaire ... mais pour l’utilisation qui en est faites et pas pour « toute énergie confondu consommée » et dans ce cas là cela vous donne moins de 5000 ans

        ou sinon on réduit la population de 3/4 ...



      • zadig 8 octobre 2011 13:03

        Bonjour,

        A priori vous m’êtes sympathique. Mais là je vous trouve très optimiste.

        Le problème de Superphénix  ? Le sodium !

        Un sodium qui passe partout et qui brule brule (et quelquefois explose ! )
        A ma connaissance on ne sait éteindre un incendie important de sodium.

        D’accord l’arrêt de superphénix était une erreur.
        Erreur oui car cette filière n’était pas complètement validée.

        Une simple question :
        Je suppose que vous connaissez le taux de disponibilité global ?
        Le nombre d’heure de production effective vous le connaissez ?

        Je sais vous allez me répondre, c’était un prototype.
        Oui, mais un prototype qui a laissé en suspens bien des interrogations

        Salutations


      • Jr.Bupp Jr.Bupp 8 octobre 2011 14:05

        Bonjour Zadig

        Vos connaissances en matière de sodium sont incomplètes !

        Pour « brûler » il faut au moins 3 éléments

        - du carburant : le sodium

        - du comburant : de l’oxygène

        - une source chaude : le point de flash du sodium (sa température)

        Donc,

        1) Toutes les tuyauteries sodium de SPX ont une pente qui permet le rapatriement du sodium dans une cuve de stockage en cas de problème.

        2) Cette cuve peut être noyée d’argon (plus lourd que l’air) pour éviter l’inflammation (suppression du comburant).

        3) En cas de percement des échangeurs secondaire (sodium/eau) le circuit sodium secondaire est équipé de membrane à déchirement pour rapatrier le sodium dans des cuves de stockage.

        Nota : un mélange de sodium et d’eau dans une tuyauterie ou un échangeur, se traduit par une montée en pression dont la rapidité est liée à l’ampleur de la fuite d’où les membranes à déchirement... ça explose que si on n’évacue pas la pression ! Inutile de vous dire quels soins a été apporté par EDF, à ces organes de sécurités.

        Arrêter de croire certaines remarques de rédacteurs incompétents style Cabanel et autres.

        Pour le reste de vos remarques, je laisse le soin à l’auteur de vous répondre.

        Mais, M. Krolic l’a déjà fait à moultes reprises.


      • PELLEN PELLEN 8 octobre 2011 17:17

        ...Une simple question : Je suppose que vous connaissez le taux de disponibilité global ?
        Le nombre d’heure de production effective vous le connaissez ?

        En 1997, l’année où les fossoyeurs de Superphénix (1) se disposaient à signer son arrêt de mort, la disponibilité du surgénérateur dépassant 90 % fut supérieure à celle de l’ensemble du parc traditionnel, de l’ordre de quelque 82 %. Je fais là allusion au Kd dont, naturellement, vous connaissez la définition.

        ...Je sais vous allez me répondre, c’était un prototype. Oui, mais un prototype qui a laissé en suspens bien des interrogations.

        Précisément ! c’est au moment où les plus importants de ses problèmes de jeunesse furent résolus, au moment où la communauté des Nations ayant investi dans le superbe instrument allait commencer à en tirer les fruits sur de longues années, c’est à ce moment là que l’idéologie et la magouille politique décidèrent d’envoyer Superphénix à la casse... Une petite infamie qui laissa une ardoise nette de quelque 12 milliards d’euros au contribuable français ! Et encore, l’ardoise ne tient pas compte de la non distribution de KWh, aujourd’hui plus précieux que jamais, sur plusieurs décennies.

        (1) Les mêmes qui se proposent aujourd’hui de récidiver à plus grande échelle !


        Cordialement,

        André Pellen



      • joletaxi 8 octobre 2011 19:30

        j’ajouterai que les autres pays participants à l’élaboration de cette filière, dont la Belgique, ont du être indemnisés par le contribuable français, à hauteur de leur mise,car il n’existait aucun motif technique de fermer cette centrale, juste une volonté politique.

        la poignée de main de tonton et de Koll a coûté cher....

      • sto sto 8 octobre 2011 19:42

        >> politique décidèrent d’envoyer Superphénix à la casse... Une petite infamie qui laissa une ardoise nette de quelque 12 milliards d’euros au contribuable français

        Personnellement, habitant a moins de 1000 km de superphenix, je prefere une ardoise de 12 Md (une broutille, que le contribuable aurait de toute facon payee au demantelement), que le risque de voir une pluie de plutonium rendant la moitie de l’europe inhabitable pour un million d’annees, au moindre incendie.

        Et nous savons tous qu’un incendie dans une centrale, ca arrive...
        un exemple : http://www.ccnr.org/browns_ferry.htmlhttp://www.ccnr.org/browns_ferry.html

        Quand au thorium, il est extremement dangereux. Un incendie (encore le sodium) volatiliserait cet emetteur alpha, et l’enverrait direct dans les poumons de l’europe.

        Pour finir, vous dites :
        >>Pourquoi les productions éolienne et photovoltaïque ne dispenseront sans doute jamais RTE de recourir aux productions thermiques d’électricité, Fuel, Gaz, Charbon et nucléaire.

        Mais vous ne dites pas pourquoi le nucleaire Francais ne dispensera jamais de recourir aux productions thermiques fuel, gaz, et particulierement charbon allemand.

        Eh oui, l’hiver, en periode de pointe, a cause des chauffages elec et autres PAC fierement poussees sous le drapeau du nucleaire, sachez que l’Allemagne brule du charbon, avec un rendement de 30%, et sans cela, le reseau Francais s’effondrerait des Novembre.

        En fait, EDF et RTE flippent car l’Allemagne va surement moins exporter.
        En ce qui concerne l’Allemagne, elle produit deja plus d’elec renouvelable que de nucleaire ! un exemple a suivre.


      • ObjectifObjectif 9 octobre 2011 20:53

        Le comble du ridicule : des nucléarophiles qui reprochent d’avoir arrêté les frais d’un projet sans queue ni tête, lancé sans aucune concertation démocratique et conduit par des branquignoles : réussir à construire une centrale nucléaire qui doit résister à tout, avec un toit qui s’écroule sous la neige, c’est tout de même d’un certain comique, si des millions de vies n’avaient pas été en jeu.

        Exactement comme ITER de nos jours...


      • Jr.Bupp Jr.Bupp 10 octobre 2011 08:35

        Objectif bis

        Seriez-vous le fils spirituel de Cabanel ?

        Vous écrivez n’importe quoi ! mais je ne prendrais pas le temps de vous répondre ! Devinez pourquoi !


      • ObjectifObjectif 10 octobre 2011 10:29

        Ou bien son père ? Ou son frère...

        Vous ne répondez pas parce que vous ne connaissez pas l’histoire de super phénix. le toit d’un bâtiment s’est effectivement effondré sous la neige, indiquant bien le niveau de sécurité respecté sur ce chantier, comme pour l’EPR finalement...




      • joletaxi 8 octobre 2011 11:21

        @ l’auteur


        je salue votre intrépidité de vouloir exposer ici une argumentation technique.
        mais vous pr^chez dans le désert.

        Ce monde a changé,et vous, comme moi, nous n’avons rien vu venir.

        Nous sommes entrés dans un monde où toutes les valeurs qui ont fait la société d’abondance que nous connaissons doivent être éradiquées.
        Peu importe si l’addition va être salée,en fait c’est le but,appauvrir,susciter la mécontentement, la révolte, pour espérer abattre cette société de consommation qu’ils détestent.

        Chaque fois que j’en ai l’occasion, c-a-d continuellement, je tente de faire comprendre les impasses techniques des renouvelables,sans le moindre succès.
        Cela se révèle aussi illusoire que de faire revenir un protestant à la bonne religion...

        Sinon, merci d’apporter la caution du sachant, ce qui n’aura aucune utilité ici 

        • Kalki Kalki 8 octobre 2011 11:40

          dur de raconter des conneries scientifique et vrai

          a moins d’être un politicien qui joue avec les chiffres

          mais dérrière l’apparence savante, ce que cache de la connerie, toujours de la connerie ...


        • Jr.Bupp Jr.Bupp 8 octobre 2011 12:01

          Bonjour, M. du Taxi

          Non, pas d’accord... car est soulevé un problème de fond qui est la sûreté d’approvisionnement.

          Rappelez-vous, notre assoc. a gagné contre un projet éolien !!! (qui ne se fera donc pas) !

          La raison de ce combat était non pas l’éolien, c’est idiot, ça sert à rien etc.. même si c’est vrai, mais les éoliennes devaient être construites près d’un radar de l’aviation civile risquant par les parasites quelles génèrent, de perturber gravement les mesures radar, voir, de mettre l’aviation aérienne en danger de collision (effet doppler, effet de masque et effet de diffraction).

          L’enjeu premier a été d’éviter un accident aérien, pas de se battre seulement contre l’éolien pour les raisons « habituelles ».

          On est dans le même cas ! quand on parle, de délestage tournant, voir de black out, on met OBLIGATOIREMENT la vie de dizaines de personnes en danger de mort !

          - Tous ceux qui pour vivre, sont équipés d’appareils médicaux alimentés, - - 
          - Les personnes qui ont du mal à se déplacer, âgées ou pas, et qui ont besoin de lumière !
          - On sait que les grandes industries, les grands bâtiments tertiaires, n’ont pas forcément de source de secours ou si elles en ont, elles ne sont pas forcément performantes voire, opérationnelles.
          - Etc...

          On parle donc de sécurité du public. Or, c’est du concret !!!

          Le tsunami de 14m et le 9.5 de Richter au Tricatin, c’est du pipo face aux vrais problèmes de coupures !

          C’est donc l’affaire de nous tous mais surtout de ceux qui ont compris et de ceux qui savent !

          Il faut donc en parler, toujours... comme vous le faites !

           

          Au fait, quel plaisir de lire ce genre d’article de M. Pellen comparé à d’autres, tres prolixes, mais tres creux ! vous ne trouvez pas ?

           


        • Jr.Bupp Jr.Bupp 8 octobre 2011 12:02

          @ Kalki

          De la connerie ???? OK ! Et bien, montrez nous votre intelligence !


        • sto sto 8 octobre 2011 19:50

          Jo le troll,

          c’est bien simple.

          Le petrole et associes sont limites, en declin, donc obsolete. Et cela malgre les gesticulations des Americains.
          Le nucleaire n’est jamais arrive a une part significative de production d’energie, tuera sur des milliers de generations, est en declin, donc obsolete. Et cela malgre les gesticulations des Francais.

          Il reste quoi ? ben du solaire. c’est bien la seule energie non limitee a l’echelle humaine. Eh oui, un coin de desert d’une centaine de km de cotes va approvisionner l’humanite. Faudra bien vous y faire. (et ne venez pas me parler de nuit, pour cela il y a le solaire thermique a accumulation)


        • Jr.Bupp Jr.Bupp 8 octobre 2011 20:26

          Le solaire thermique ???? vous faites allusion à la centrale espagnole !

          OK mais en France, pas possible ! Comment vous faites lorsque, comme tous les ans, vous avez 3 semaines consécutives de mauvais temps ???? vous redémarrez une centrale nucléaire ?

          C’est quand même surprenant ce discourt... on a en France une production nuc. D’environ 82% qui fonctionne plutôt bien, qui produit un MWh à environ 25€... Pas d’aléas, pas de coupures, bref tout va bien et certains se font un malin plaisir à tout foutre en l’air avec des arguments bizarres du type un 9.5 richter au tricastin et un tsunami de 14m à Nogent-sur-Seine !!!! Et comme cela ne suffit pas, on nous rajoute la loi Nome, les compteurs soient disants intelligents qui paraît-il, ne nous coûtera rien, mais qui coûte près de trois milliards à EDF comme si EDF avait besoin de dépenser cette somme !!! et certain en rajoute, une couche en comparant le risque de nos centrales avec Fukushima dont il faut tout de même rappeler l’essentiel : un mode commun dans le soutirage d’eau de refroidissement, une erreur opératoire dans la gestion de la sécurité de la centrale (je refroidis avec de l’eau de mer et je fous en l’air les réacteurs OU je prie pour que les techniciens redémarrent les pompes de refroidissement) en n’oubliant pas l’essentiel, cette centrale est construite sur une zone dangereuse puisque ayant subit un 9.5 sur Richter et dans la foulée un tsunami de 14m... De plus, cet incident a fait une victime dans la centrale mais pas à cause de radiations et Tepco a maîtrisé la situation avec un jet d’eau !!!

          Merde... est-ce le cas de la France ?

          Tout ce délire aura comme Premiere conséquence un triplement des prix de l’électricité !!!
          Pas grave, on inventera l’électricité sociale !!! AAAAhhhh.... ça existe déjà ????

           


        • sto sto 9 octobre 2011 14:58

          Mais personne n’a pretendu implanter cela en France.
          L’ideal est d’implanter cela aux limites du Sahara, comme le preconise Desetec.

          Pour le transport, la Presse officielle parle toujours de « probleme a resoudre », ce qui est absolument faux, meme la chine arrive a transporter 5GW sur plus de 1500km avec quelques % de pertes. http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_HVDC_projects

          La technologie est au point. Ce qui manque ? volonte politique, et financement.


        • foufouille foufouille 8 octobre 2011 12:12

          le stockage est faisable


          • zadig 8 octobre 2011 12:20

            Bonjour ;

            Enfin, un article réaliste.
            Expliquer les contraintes de base de la production est nécessaire.
            Mais vous êtes içi dans le territoires des doux rêveurs et du yaka.
            Chacun trouve normal que l’électricité soit immédiatement disponible
            et permanente.
            Mais attention avec les nouveaux compteurs les choses pourront changer :
            Le tarif, la puissance disponible pourront être modulés à distance.

            Zut pas de jus aux plaques ! normal pas de soleil, pas de vent !
            etc

            De joyeux moments en perspective !

            Salutations


            • ObjectifObjectif 9 octobre 2011 21:01

              On pourrait aussi revenir au bon sens de base : quand on construit sa maison, ou un bâtiment d’entreprise, on met les panneaux solaires photovoltaïques et thermiques, l’éolienne et le poêle à granulés bois avec cogénération électrique qui correspondent à la consommation prévisible, et un peu plus pour la communauté. Car le réseau sert à la mise en commun.


            • Jr.Bupp Jr.Bupp 10 octobre 2011 09:06

              Objectif bis -> fils spirituel de Cabanel

              Bien sur...
               
              - Un 3 KWC = 20 000 €
              - Un CESI = 3 000 €
              - Une éolienne 1 000 W = 5500 €
              - Un poêle a granulé = 2 000 €

              Total = 30 500 € tout ça sans cogénération qui coûte la peau du cul !

              Par comparaison, une maison de 100 m² en IDF, équipés en convecteurs électrique (F4) = 2 500 € soient 6KW installés

              On continue :

              le delta est donc égal à : 28 000 €
              Période de chauffe = 6 mois
              Consomation en IDF = 8 640 KWh
              Coût 8640 x 0.15 = 1296 €/an
              Si on ne compte pas :
              - Les périodes sans vent et sans soleil-
              - Le remplacement des matériels ou leurs maintenances

               Temps de retour = 21 ans !!!

              Sans oublier que très probablement, certain de ces matériels ne tiendront pas plus de 5 ans (l’éolienne), 10 ans (le CESI et le poêle ainsi que l’onduleur du 3 KWc) !

              On pourrait écrire un livre sur le sujet !!!!

              Mais par contre, on peut aussi dire que le nucléaire sans la loi Nome, c’est 25 € du MWh, ce qui devrait en toute logique ramener le prix chez tous les Français à environ 10 centimes du KWh !

              Les bandits sont passés par là et ce ne sera pas le cas !!!!ce sera plutot 30 cts du KWh... Et, c’est pour tout de suite !

              Mais vous, ce que vous proposez pour demain, nous amène plutôt vers les 50 à 60 Cts du KWh !

              La grande innovation c’est... L’ELECTRICITE SOCIALE !!! Bravo !


            • ObjectifObjectif 10 octobre 2011 10:47

              Vous regardez les prix de détail en France sur un marché déformé par les subventions dont le seul but est de faire croire que le solaire est cher, et qui tombent dans les poches d’EDFenr en majorité.

              Le vrai prix d’un kit photovoltaique 3kWc sur le marché international, c’est de l’ordre de 4000€HT. Le panneaux se vend à 0,8€/Wc en début de négociation, il a encore perdu depuis cet article en aout :
              http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0201575551936-energie-solaire-une-violente-guerre-des-prix-envoie-plusieurs-fabricants-au-tapis-207927.php
              La contribution du matériel au cout du kWh produit est de l’ordre de 0,53€/kWh.

              Pour le solaire thermique, 3m2 de capteurs coutent 177€ :
              http://www.bricodepot.fr/lempdes-clermont-ferrand/chauffe-eau-solaire/panneau-solaire-pour-chauffe-eau
              soit 49€HT/m2, quasiment moins cher que des tuiles.

              Pour les petites éoliennes, et des chaudères à co-génération, c’est vrai que leur diffusion n’est pas encore assez grande pour atteindre les prix abordables qui sont nécessaires, d’où l’intérêt de commencer par du solaire thermique et photovoltaique.


            • joletaxi 8 octobre 2011 12:21

              bonjour Mr. Bupp


              je ne connais pas personnellement Mr. Pellen, dont les trop rares articles sont toujours bien argumentés.

              je lui ferai toutefois un reproche:pour le néophyte, cet article est incompréhensible.
              Pour l’antinuc de base,c ’est la porte ouverte aux habituelles invectives,qui risquent de trouver écho chez le lecteur qui n’a rien compris.

              J’avoue que j’en « ras le bol » de sans cesse voir publier les mêmes âneries, qu’il faut batailler pour tenter de contrer, sans aucun succès ici bien entendu.
              Votre démonstration sur le 11/9 est passée en un clin d’oeil par pertes et profits, et le« bastringue » habituel a repris de plus belle.

              Sinon, je trouve le troupeau bien discret sur le corium,ne trouvez-vous pas ?
              Fort heureusement, je présage que le nombre de lecteurs ici est très limité, car si c’est représentatif de la population, il y a du soucis à se faire


              • PELLEN PELLEN 8 octobre 2011 16:45

                J’ai choisi votre commentaire pour réagir globalement à l’avalanche d’anathèmes, de malédictions, d’incantations et de psalmodies scientologiques que les fidèles de la nouvelle religion écologiste utilisent davantage pour s’auto convaincre ou s’auto rassurer que pour conjurer le mal satanique qu’ils considèrent comme absolu.

                Je l’ai choisi parce qu’il pointe la vraie angoisse qui doit aujourd’hui étreindre la masse des Français encore gouvernés par le bon sens et par la raison, dont je veux croire qu’ils demeurent nombreux. Ce mal se définit ainsi : si ces délirantes réactions devaient être l’expression de cette majorité de compatriotes prochainement appelée à s’exprimer dans les urnes, la France aurait beaucoup de souci à se faire et, non seulement j’ai eu raison de jeter ce pavé dans le marigot, mais il y a plus qu’urgence à ce que beaucoup d’autres m’imitent, sur ce site ou ailleurs.

                Il m’est impossible de répondre à toutes les questions techniques qui me sont ici posées sur la conduite de notre système électrique « production-consommation » ou sur la sûreté d’exploitation de nos centrales. Je m’en excuse auprès de tous ceux qui cherchent à comprendre, envers et contre tout, dans le but de se faire sincèrement une intime conviction. Je les renvoie au site de « Sauvons le climat » (lien http://sauvonsleclimat.eu/new/spip/spip.php?article111), dont l’un des questionneurs a très opportunément rappelé le lien. On y trouve la quasi totalité des réponses... y compris les réponses aux « colles » que quelques matamores croient ici me poser, y compris les réponses aux interminables spéculations techniques de « professionnels » et « d’experts » occultes, auxquels certains d’entre eux me renvoient.
                Aux uns et aux autres, je dis simplement que j’ai un avantage déterminant sur tous ces contradicteurs : j’ai pratiqué l’exploitation d’installations nucléaires et observé la réalité de leurs comportements, de même que, à divers niveaux, j’ai été en charge de la sûreté de leur exploitation et impliqué dans plusieurs simulations d’exercices de crises nationaux.
                Toutefois, je laisserai à quelques amis, plus experts que moi, le soin de s’exprimer et de rétablir plusieurs vérités sur le surgénérateur Superphénix, notamment sur certaines stupidités formulées ici à propos du sodium.
                J’en terminerai en déplorant que la terrible sanction d’une électricité hors de prix et instable, voire inconstante, ne frappe pas, demain, les seuls responsables de la forfaiture socio économique qui s’annonce, mais bien l’ensemble de la population et particulièrement les plus nécessiteux.

                Je nous souhaite bonne chance et merci à tous ceux qui, comme vous, font ici preuve d’une lucidité à toute épreuve... Il leur faut réellement la foi !

                André Pellen  

              • ObjectifObjectif 9 octobre 2011 21:11

                Si chaque maison rurale installait ses panneaux photovoltaiques et quelques éoliennes, ils n’auraient pas besoin de trouver des générateurs à chaque tempête.


              • Jr.Bupp Jr.Bupp 10 octobre 2011 09:10

                Objectif bis -> fils spirituel ....

                L’hiver, cela arrive d’avoir mauvais temps pendant 3 semaines (donc sans soleil) et sans vent ! C’est tous les ans et plusieurs fois par an !

                Informez-vous auprès de Meteo France !

                Sinon voir plus haut ce que j’ai écrit !


              • ObjectifObjectif 10 octobre 2011 10:55

                Pas de vent pendant une tempête ? C’est un problème de lecture ou de compréhension ?

                Quand à la possibilité de 3 semaines sans vent ni soleil, j’attend vos statistiques avec intérêt. A moins que cet argument ne sorte que de votre imagination ?

                En Suisse, cette société construit des maisons et des immeubles organisés autour du stockage d’eau chaude : cela fonctionne toute l’année dans leur climat...
                http://www.jenni.ch/fr/
                avec les mesures de temperature en ligne :
                http://www.jenni.ch/index.html?html/Heizen%20mit%20Sonne/MFH/Prinzip.htm

                On saurait faire du nucléaire et on n’est pas capable de stocker de l’eau chaude en France ?


              • Jr.Bupp Jr.Bupp 11 octobre 2011 23:05

                Objectif...eau chaude !

                C’est un problème de lecture ! Je n’ai pas écrit « tempête » mais... mauvais temps !

                Vous savez... quand n’y a pas de soleil qu’il pleut éventuellement et sans forcément du vent !!!

                Pour les stat ! allez donc voir météo France ! Ne me retournez pas le problème !

                 
                Quant à mon imagination cher monsieur ......

                Qu’en Suisse, ils fassent cela... Bravo ! Mais je vous ai demandé de le chiffrer ! Vous à qui le solaire n’a plus de secret ... CHIFFREZ ce que je vous ai demandé !

                Je me fous de votre site qui ne repond pas à mes questions... Chiffrez !

                Quant à l’eau chaude, comment dire... Vous ne l’avez pas inventée !!!!!


              • joletaxi 8 octobre 2011 12:23

                @Mr. Bupp


                j’ose espérer que ce n’est pas vous qui avez voté positivement mon commentaire ?

                • Jr.Bupp Jr.Bupp 8 octobre 2011 13:35

                  Oh... que non ! je ne fait que moinsser !!!! Vous le savez bien !


                • finael finael 8 octobre 2011 12:49

                  @ L’auteur

                  Je pense que ce blog vous intéressera. Il a été écrit par un spécialiste que vous avez peut-être connu.


                  • Jr.Bupp Jr.Bupp 8 octobre 2011 13:34

                    M. Pellen

                    Juste quelques petites questions techniques pour lesquelles, j’aimerais avoir des réponses claires.

                    1) Lorsqu’une éolienne se met à produire, l’Energie quelle amène sur le reseau est excédentaire puisque, avant qu’elle ne tourne, l’adéquation consommation/production était réalisée par les régulations que vous décrivez. Et c’est vrai dans l’autre sens... arrêt des éoliennes donc manque d’énergie, le reseau réagit pour mettre en adéquation, consommation/production.

                    Cette Energie (éolienne) est considérée comme fatale du fait du décret fixant les conditions prioritaires de rachat (Nous ne remercierons jamais assez ce bon Monsieur Cochet) !

                    Bref, Le reseau électrique n’a d’autre choix que de corriger cette adéquation Or, j’ai lu quelque part que la sécurité du reseau (on parle du reseau de production) imposait une puissance disponible de machine pour assumer un problème sur un groupe de production qui deviendrait défaillant.

                    On sait que l’énergie éolienne n’est pas prédictible, loin s’en faut ! Si un champ éolien s’arrête et que sa puissance est supérieure à cette valeur disponible que se passe-t-il ?

                    2) Vous dites que la pression du vent sur les pales d’une éolienne est en France, tellement aléatoire, que jamais RTE ne prendra le risque de comptabiliser cette energie en pointe ou extrême pointe.

                    OK... mais dans ce cas, cela veut-il dire que l’utilisation en base de l’energie éolienne ne permet pas de revendre à l’étranger l’energie correspondante (à celle des éoliennes), des autres sources puisque, disponibles ?

                    Ou en d’autre terme, on est en février, il fait -15°C on est plein pot partout en production, il y a du vent, les éoliennes produisent 4 ou 5 GWh... est-ce que des machines conventionnelles type hydro, nuc ou THF, d’une puissance suffisante pour produire ce que produisent les éoliennes, sont à l’arrêt pour le cas d’une défaillance de vent ???

                    Pire, peut-on racheter de l’Energie à l’étranger pour sauvegarder l’energie eolienne qui risque d’être défaillante ?

                    Quid du bilan financier ?

                    Encore merci pour ce nouvel article ! Mais j’aurais d’autres questions...

                    Comme le dit M. du Taxi, soyez pédagogue, car il est vrai que c’est tellement complexe que l’on peut vite utiliser des termes techniques difficiles à comprendre.


                    • Bulgroz 8 octobre 2011 13:57

                      Bupp,

                      Les réponses à vos questions sont là :

                      http://sauvonsleclimat.eu/new/spip/spip.php?article111


                    • Jr.Bupp Jr.Bupp 8 octobre 2011 14:44

                      Non. ça ne repond pas à mes question. ou j’ai pas tout compris !


                    • krolik krolik 8 octobre 2011 18:15

                      Oh une discussion intéressante très récemment avec le responsable d’une société française qui produit des réistances de charge.

                      Son gros marché actuellement c’est pour l’éolien offshore.

                      Fabrication d’une résistance de charge d’une capacité de 400MW !!! Tout cela pour un parc éolien offshore allemand.

                      En effet comment coupler sur le réseau un parc d’éoliennes ? Et bien il faut lui ajuster la charge pour arriver à l’enclencher avec le bon phasage..

                      Il utilisent la technique du métal déployé, ce n’est pas de la résistance bobinée..

                      Une belle chafferette à oiseaux.

                      @+


                    • Jr.Bupp Jr.Bupp 8 octobre 2011 19:18

                      Bonjour M. Krolic

                      Résistance de charge ? vous êtes sûr ?

                      Dans le temps, sur les armoires de groupes électrogènes, il y avait un synchrotron qui permettait le couplage en phase (couplage à un angle défini)... On ne sait même plus faire cela ? Et pour la repartition de charge, des systèmes Barber Colleman. Mais comment ils font chez EDF pour coupler un groupe de 1200 MW ? Avant il n’y avait pas de résistances ou je me trompe ?

                       

                       


                    • joletaxi 8 octobre 2011 19:33

                      Mr. Bupp

                      il s’agit d’éoliennes synchrones, dont la synchronisation fréquence avec le réseau se fait par le groupe onduleur, reste à régler la puissance arbre au moment du branchement sur le réseau

                    • Jr.Bupp Jr.Bupp 8 octobre 2011 19:55

                      Ben... et l’électronique ? ça sert à quoi ?

                      Comment fait-on pour coupler les milliers d’instal. PV ? on ne met pas de résistances de couplages ? Comprends pas ! (p’tin... je deviens sénile ! c’est pas possible autrement !).


                    • joletaxi 8 octobre 2011 20:13

                      si vous faites tourner une éolienne qui n’a pas de « résistance » sur l’arbre ,elle va s’emballer.

                      Or vous ne pouvez pas non plus faire démarrer une éolienne synchrone sur le réseau, car avant qu’elle n’atteigne sa puissance, elle va disjoncter.
                      Avec les éoliennes asynchrones, ce problème n’existait pas car elles étaient en permanence branchées sur le réseau, avec d’ailleurs l’inconvénient de déstabiliser le réseau en provoquant une variation de fréquence dans certains cas.

                      Je crois que certains groupes éoliens offshore sont munis de batteries de stockage temporaire pour éviter cet inconvénient, ce qui « sale » encore un peu la note,mais parler argent est mesquin quand il s’agit de sauver la planète.

                    • Jr.Bupp Jr.Bupp 8 octobre 2011 20:44

                       

                      M. du Taxi,

                      Non pas d’accord !

                      Il y a des rampes de montée en charge !

                      On ne passe pas la charge de 0 à 100% en instantané ! dans un premier temps, si le couple mécanique est sufffisant, on couple électriquement. La charge est réglée à 0% puis une rampe permet la montée en charge progressive et qui prends en compte la totalité de la régulation (vitesse de rotation, couple mécanique, intensité, tension, angle de phase etc...) et l’on amène tout cela à 100% suivant le couple mécanique disponible (qui est variable en permanence).

                      Ou alors, il faut que je retourne à l’école...

                      Nota : j’ai vu sur des groupes électrogènes de 1800 KVA sur des couplages à 45°ou des passages de charges à la volée.... Résultat : casse de l’alternateur par rotation des bobinages !!! Autrement dit, les portés des cages des bobinages cassées.


                    • PELLEN PELLEN 9 octobre 2011 09:51

                      En effet. Ce qu’il faut comprendre c’est que les opérateurs d’un groupe tournant couplent la machine au réseau à l’aide d’un fréquencemètre qui leur permet d’accorder la vitesse de rotation de cette machine avec la fréquence du réseau : car il faut savoir que cette dernière n’est ni plus ni moins que l’image de la vitesse de rotation commune de tous les groupes de productions tournants, couplés au réseau et, de ce fait, asservi par lui (on dit accrochés au réseau). Selon le nombre de paires de pôles de l’alternateur concerné, cette vitesse de rotation est de 1500 ou de 3000 tours/minutes.

                      Une fois le couplage au réseau réalisé, on affiche une pente de montée en puissance, conforme aux instructions de RTE ; les systèmes de régulation fréquence-puissance, automatiques, s’imposant ensuite d’eux-mêmes à la machine.

                      Il faut savoir également que, pour pouvoir se coupler au réseau et y rester, les éoliennes modernes, synchrone, sont équipées d’un système électronique de régulation, sophistiqué, consistant, dans un premier temps, à redresser le courant alternatif produit, puis à re fabriquer artificiellement un courant alternatif auquel on donne rigoureusement les valeurs « fréquence » et « tension » du moment, sur le réseau. Ensuite, s’agissant de la prise de puissance, « va comme je te pousse », en fonction des conditions aérologiques : aux autres groupes de se démerder pour maintenir la stabilité du réseau ! Ces éoliennes n’ont pas à se préoccuper du bordel qu’elles foutent sur le réseau, puisque leur énergie fatale est prioritaire sur toutes les autres.

                      Quant aux éoliennes asynchrones, ce ne sont que des moteurs asynchrones que l’on force à tourner au-delà de la vitesse de synchronisme pour les obliger à déverser l’excès d’énergie correspondant sur le réseau. Ces machines, gourmandes en énergie réactive, sont de véritables poisons pour la stabilité de la tension du réseau. Ce n’est pas pour rien qu’on s’efforce de les remplacer partout.

                      André Pellen 

                    • ObjectifObjectif 9 octobre 2011 21:22

                      Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer, n’est-ce pas ?

                      Il y a seulement 30 ans, les vendeurs d’informatique parlaient comme vous et se moquaient des « pc » juste sortis.

                      Aujourd’hui, les plus gros ordinateurs de la planète sont... un assemblage de pc.

                      Quelles est la difficulté de coupler 3kWc de panneaux photovoltaïques au réseau ? Il suffit de brancher, comme on branche un four de 3kW.

                      Quand à l’équilibre, éteindre un four de 3kW et brancher 3kWc de panneaux, c’est pareil.

                      Il arrive maintenant le moment où un kit de 3kWc est disponible dans la grande surface du coin, et il suffit de le brancher car un prix de rachat n’a plus de sens, pas plus que le prix de l’électricité n’influence l’achat d’un four.

                      Et il en sera du nucléaire comme du minitel : il pourrira dans coin...


                    • Jr.Bupp Jr.Bupp 10 octobre 2011 09:26

                      Objectif bis ... fils spirituel de Cabanel

                      Encore à côté !!!

                      Déjà, un 3 KWc en 220V, ce n’est pas 20 MW en 20 KV ou en 63 KV !

                      Mais indépendamment de la puissance, le contenu de l’électronique fait la même chose ! Sinon l’onduleur disjoncterait (cela reviendrait à mettre en cour circuit l’onduleur si l’alignement des phases n’est pas fait) !

                      Votre remarque, « pourquoi faire compliqué... » démontre votre totale méconnaissance du sujet ! Pas grave, sauf que certain qui n’y connaissent rien, pourrait croire que vous avez raison !!! ce qui n’est évidemment pas le cas.

                      Quant à votre comparaison four / 3KWC, une petite subtilité vous a échappée ... lorsqu’un agent de ERDF travaille sur les lignes, il faut qu’il puisse le faire en toute sécurité !

                      Dois-je continuer ou avez-vous compris votre erreur de jugement ?


                    • ObjectifObjectif 10 octobre 2011 11:07

                      C’est tout l’intérêt de produire localement pour consommer localement, on diminue les pertes lors de la transformation ou des transports.

                      L’histoire économique nous apprend aussi qu’il vaut mieux produire un système domestique en de très nombreux exemplaires plutôt qu’un monstre fragile et cher. Et c’est aussi l’enseignement des études de sécurité.

                      Arrêtez de brasser de l’air pour trouver des arguments pour changer de sujet, tous les onduleurs respectent aujourd’hui la norme DIN VDE 0126 qui protège les agents EDF, par ailleurs en voie de disparition vu la sous-traitance illimitée : les agents EDF sont plus menacés par les patrons de EDF que par les onduleurs.

                      Pour garder la qualité de la distribution électrique en France, il faut que les communes reviennent aux régies électriques, comme pour l’eau, et arrêtent toute délégation de service public à EDF, devenue société privée et pourrie jusqu’à la moelle.


                    • Jr.Bupp Jr.Bupp 11 octobre 2011 23:22

                      Objectif venteux !

                      Décidément !!! vous êtes bouché ! produire localement, cela ne veut rien ne dire !!!
                      Où s’arrête le local ? à la maison individuelle, le hameau, la ville, le quanton, le département ????
                      Expliquez vous !!!

                      On diminue les pertes de transformation ???? quel est le rendement d’un transfo ?

                      On diminue les pertes en ligne ??? Quelle formule ?
                      Croyez-vous qu’en 220V localement, les pertes soient moins importantes qu’en 400VV, sur des dizaines de Km... Quelle formule ???

                      L’histoire économique nous dit de produire petit en grand nombre parce que plus fiable ????
                      Formule du MTBF et du MTTR ?????? C’est tout l’inverse !

                      Parce que moins cher ? Vous rigolez ??? Non, malheureusement, je crois que vous croyez dur comme fer qu’un alternateur de 1200 MW est plus cher que 600 de 2 MW !!!!! GRAVE !

                      Donc tous les onduleurs (des millions maintenant) respectent la norme ???? donc, pas de risque ????

                      SUPER !!! Mais dans ce cas, LES CENTRALES NUC AUSSI RESPECTENT, LES NORMES !!!! Qu’est-ce que vous la ramener ? puisqu’on est d’accord sur le nucléaire !

                      Oui, je brasse de l’air !!! depuis tout petit ! Vous voulez que je vous dise pourquoi ???? mais ça risque de vous fâcher !


                    • joletaxi 8 octobre 2011 15:15

                      Mr. Bupp


                      un certain jaquin avait dans un commentaire donné une version plus « légère » de celle développée par Mr. Pellen, je vais m’efforcer de la retrouver.

                      Sachez cependant que quand un groupe s’efface du réseau, car un champ éolien produit, il n’est non seulement pas arrêté, mais en plus on continue à payer la puissance non appelée, certes à un tarif moindre, mais on paie tout de même.

                      C’est à ce point absurde que dernièrement, le réseau allemand a du payer des sommes tout à fait incroyables, pour faire accepter à ses voisins, une production excédentaire venue de l’éolien.
                      Notez aussi au passage, que les champs éoliens injectent du courant à des points de connexion locaux, et que donc, on arrive à des situations où des groupes sont effacés du réseau par exemple dans le nord,mais restent en attente, alors que l’on manque de puissance dans les vosges, et que l’on achète au prix fort des kws des voisins.
                      Le problème est crucial en Allemagne, où les centrales nucléaires qui vont être arrêtées sont dans les land du sud, et où l’éolien n’est praticable que dans le nord.
                      Déjà, une vive opposition se manifeste aux 800 kms de ligne THT nécessaires pour acheminer ce courant.

                      On vit dans un monde fous.
                      Le plus étonnant c’est que dans tous les secteurs, l’europe impose la libre concurrence,la recours aux lois du marché libre (chaque fois qu’une industrie bénéficie sous une forme ou une autre d’une aide, on les voit débarquer comme des rapaces) mais dans le domaine pourtant crucial de l’énergie, on subsidie à mort,on impose, on protège,on cadenasse.
                      L’autre jour ,on parlait des dégâts des éoliennes sur les oiseaux.
                      Voici un exemple parmi d’autres de cette nouvelle logique :


                      A few months ago the Obama Justice Department brought charges against Continental and six other oil companies in North Dakota for causing the death of 28 migratory birds, in violation of the Migratory Bird Act. Continental’s crime was killing one bird « the size of a sparrow » in its oil pits. The charges carry criminal penalties of up to six months in jail. « It’s not even a rare bird. There’re jillions of them, » he explains. He says that « people in North Dakota are really outraged by these legal actions, » which he views as « completely discriminatory » because the feds have rarely if ever prosecuted the Obama administration’s beloved wind industry, which kills hundreds of thousands of birds each year.

                      il m’arrive de m’énerver sur ces sujets, ce qui est idiot, car en face, vous avez des gens qui sont dans une démarche sectaire, inaccessibles à toute logique, à tout raisonnement, vous en avez fait les frais à de nombreuses reprises




                      • Jr.Bupp Jr.Bupp 8 octobre 2011 19:42

                        M. du Taxi

                        Oui, j’aimerai bien avoir les réponses à mes 2 questions. Si ce Jaquin les a données, ça m’interresse. Je pensais que M. Pellen pouvait me les donner.

                        Concernant la facturation des KWh non produits, là, les chaussettes m’en tombent ! Dans ce cas, cela veut dire qu’il faut ajouter au prix déjà important de l’éolien, le montant des KWh non produits ???? Ne serait-ce pas une énarquerie ? une de plus !!!!

                        Où peut-on trouver le document qui en parle ? Il y a certainement une raison à cette manip !

                        J’ai lu, il y a longtemps, un document de la CRE qui parlait de faire payer les KWh non produit mais uniquement sur les équipements servant à produire aux heures de pointe. L’argument était : on construit des THF uniquement pour assurer les pointes mais en dehors, il faut bien maintenir les équipements en état... sous-entendus, les frais de maintenance ne peuvent incomber uniquement à EDF... Quelque part, cela se comprend bien que j’avais cru également comprendre que c’était prévu dans le prix payé du KWh !!!!

                        Décidément tout cela est bien compliqué... surtout pour les politiques, (même polytechnicienne) à moins que les enveloppes soient bien épaisses !!!, et il semble que certains conseillés des politiques en profitent un max !!! Le SER doit bien se porter si le commun des Français ne comprend rien à la chose !

                        Pourtant, cela devrait pouvoir se faire que de créer une sorte de « 50 millions de consommateurs » spécialisés en énergie... il est grand temps de mettre de l’ordre dans ce gâchis que nous tous... payons !

                         


                      • joletaxi 8 octobre 2011 20:05

                        Mr. Bupp


                        quand le régulateur fait son plan de « bataille » pour le lendemain, il réserve une marge de puissance appelable en cas de pépin, réserve qu’il faut bien rétribuer.
                        De même lorsque un groupe éolien ou photovoltaïque vient sur le réseau, il se substitue à une puissance présente sur le réseau, généralement du nucléaire, mais pour autant,le déficit de puissance fournie par l’opérateur, et qui était en quelque sorte en commande, doit aussi être rétribué.

                        on marche véritablement sur la tête, mais c’est la norme dans tous les domaines.

                        Nos aciéries sont contraintes d’acheter des crédits carbone,comme tous les gros consommateurs d’énergie carbonée,avec pour conséquence qu’elles ne sont plus compétitives avec des aciéries modernes construites en Inde ,avec ces fonds récoltés chez nous, au motif qu’elles respectent mieux les règles de pollution.
                        Même chose avec le photovoltaïque chinois.
                        Et que dire de nos écolos qui s’insurgent à la moindre évocation de construction de barrages chez nous, mais qui la ferment quand les chinois les construisent chez eux avec les fonds CMD extorqués à nos industriels. 

                        On est en crise ?
                        On le mérite non ?


                      • Jr.Bupp Jr.Bupp 8 octobre 2011 20:50

                        Ce serait bien qu l’auteur nous confirme tout cela !


                      • Roberton 8 octobre 2011 16:21

                        Juste un exemple pour comprendre l´éolien : à 17h30 le 07 Décembre 2010, lorsque le Royaume-Uni a enregistré sa quatrième plus grosse consommation 60.050 MW, le parc éolien de 5200 MW, n´a produit environ que 300 MW, un facteur de charge de 5,8%. Un des plus grands parcs éoliens du Royaume-Uni, la Ferme éolienne de Whitelee de 322 MW n´a fourni que 5 MW environ, un facteur de charge de 1,6%.

                        Pendant ce temps, le facteur de charge dans d’autres pays européens à la même époque était également faible. Le parc allemand a enregistré un facteur de charge d’environ 3% (830MW/25.777 MW) et le Danemark 4% (142 MW / 3.500 MW).

                        Ces chiffres confirment les arguments théoriques que quelle que soit la taille du parc éolien vous ne serez jamais en mesure de réduire le parc de production conventionnel.

                        (Voir : Renewable Energy Foundation »Faible production éolienne 2010 ».).


                        • ObjectifObjectif 9 octobre 2011 18:17

                          Par ces chiffres vous démontrez surtout l’erreur de base qui est d’autoriser le chauffage électrique, responsable des ces pointes en hiver.

                          Du stockage d’eau chaude et de la cogénération electrique-chaleur sont la meilleure solution.


                        • Jr.Bupp Jr.Bupp 10 octobre 2011 09:39

                          objectif bis... fils de Cabanel de moins en moins spirituel !

                          Voilà qui est pertinent !

                          Donc, on vous remercie par avance de nous expliquer comment vous aller vous y prendre pour chauffer une maison traditionnelle avec du solaire thermique.

                          Voyons... prenons une maison en IDF de 100 m² aux normes RT 2002.

                          Quelle surface de panneaux, Quel volume de stockage, restitution des calories, comment ? (puisque à la base, chauffage par convecteurs).

                          Ah... j’oubliais, comment vous faites quand il n’y a pas de soleil et que le stochage est vide (froid) ?

                          Et combien ça va coûter ? quel temps de retour sur investissement ?, quelles aides ? etc...

                          Parlez nous donc aussi de la cogénération pour habitat individuel...
                          Et pendant que vous y serez, faites nous la même petite étude simplifiée qu’avec le solaire !

                          Voila qui est concret !!! et qui vous placera au mêm niveau d’information que l’auteur !


                        • ObjectifObjectif 10 octobre 2011 11:42

                          « (puisque à la base, chauffage par convecteurs). »

                          Le problème est là : les subventions de EDF ont entrainé des décisions idiotes. Ce qui n’a pas été bien fait au début coutera plus cher à reprendre, et c’est bien la stratégie de EDF pour tenir des consommateurs captifs. Exactement la stratégie des vendeurs d’imprimantes, qui les donnent quasiment pour vendre ensuite l’encre plus chère que l’or.

                          Pour l’aspect dimensionnement d’une installation solaire thermique, je vous recommande de lire par exemple ce site plus en profondeur :
                          http://www.jenni.ch/fr/


                        • Jr.Bupp Jr.Bupp 10 octobre 2011 14:31

                          Objectif bis, fils, frère ou Pere de Cabanel

                           

                          Excellent votre site ! je l’ai mis dans mes favoris !!!!

                          Donc, fort des infos que je récupère sur ce fameux site, je vous REDEMANDE de chiffrer ma petite installation de 100 m².

                          Pour ceux qui ne veulent pas aller voir, un ballon de stockage de 9 500 litres coûte 15 000 € !!!!

                          Auquel, il faut rajouter les panneaux solaires thermiques (40m²), les groupes de régulation et pompage, et l’installation des diffuseurs de chaleur (plancher chauffant ou ventillo-convecteurs ou radiateurs etc...). Et bien sur, l’installation ne peut se faire que par un professionnel dument etiqueté Qualisol ! ça douille !!!!!

                          Un panneau thermique solaire de 1.5m² coûte environ, 500€ soit 27 panneaux => 13 500 €

                          J’évalue votre délire à environ 50 000 € ! peut-etre +...

                          Qui va pouvoir se payer ça ? déjà que dans la majorité des cas de chauffage par convecteurs, c’est parce que les gens n’ont pas les moyens de faire un chauffage central ou mieux de chauffer par systèmes thermodynamiques...

                          Alors dépenser 50 000 € ? Oui... c’est du délire !

                          D’autant que le vrai choix est déjà de passer en RT2012, soit une augmentation significative de l’isolation thermique !

                          Heu.... Qui c’est qui brasse de l’air ??????  smiley  smiley  smiley  smiley

                          Par hazard, vous ne seriez pas un professionnel des energies renouvelables qui essaye de nous vendre sa soupe ???

                           


                        • ObjectifObjectif 10 octobre 2011 14:57

                          Ce site est un site suisse, au prix correspondant au niveau de vie suisse. Il est intéressant pour voir que techniquement les solutions existent, même dans le climat suisse pourtant réputé par sa rigueur.

                          Marrant la manière dont vous défendez votre nuclearophilie...

                          Par exemple, les panneaux solaires thermiques les plus performants sont les panneaux sous vide : 177€ttc/3m2 soit 59€ttc/m2 : moins cher que des tuiles. http://www.bricodepot.fr/lempdes-clermont-ferrand/chauffe-eau-solaire/panneau-solaire-pour-chauffe-eau

                          Maintenant je ne peux pas tout le temps vous prendre par la main pour chercher des solutions efficaces. A force de croire EDF sans esprit critique, ça déforme...


                        • Jr.Bupp Jr.Bupp 11 octobre 2011 00:35

                          Objectif de fin !

                          Pourquoi vous ne répondez pas à ma question ???? chiffrez l’exemple décrit plus haut et puis on verra !

                          Je ne défend personne d’autre que moi-même et accessoirement mon porte-monnaie et quand je vois ou j’entends et même je lis des conneries monumentales, ça me gave ! Vous encore, c’est insignifiant mais certains politiques qui ont des pouvoirs enormes ont le même langage idiot ! et ça me gave grave !!!

                          Vous me gaver !

                          Vous fanfaronnez, mais derrière le vernis, y n’a que dalle !

                          Maintenant vos panneaux sous vide à 177€... C’est dans Spirou, que vous avez les tarifs ??? où vous allez les chercher en Chine ??

                          Un panneau Viessmann ou Buderus, ça coûte dans les 600€ HT et encore, parce que j’ai des remises !!!

                          Vous êtes un joueur de pipo et je vous laisse à votre sois disant « intelligence » !!! ceux qui nous lisent comprendront !

                          Et ce n’est pas la peine de répondre à ce commentaire tant que vous n’aurez pas rédigé l’étude que je vous ai demandée plus haut !


                        • babadjinew babadjinew 8 octobre 2011 16:51

                          Tiens on rajoute encore une couche de peur, celle de ne pas avoir de jus.........


                          CELA NE CHANGE RIEN A LA TROP GRANDE DANGEROSITÉ DU NUCLÉAIRE !

                          Rien non plus à notre incapacité de gérer les déchets produits par ces merdes de centrales !

                          Le jeu n’en vaut absolument pas la chandelle, et que l’on ne vienne pas nous dire que nous sommes vacciné d’un scénario type Japon ! 


                          Puis à mon avis si l’argent utilisé pour faire des recherches sur cette énergie dangereuse était utiliser à d’autres fin, comme par exemple résoudre les problèmes que vous posez, des solutions seraient certainement trouvées ! 


                          • krolik krolik 8 octobre 2011 18:11

                            Encore une vidéo qui remet la sauce sur les potentiels effets tératogènes de Tchernobyl en particulier, alors rappelons une fois de plus que :

                            A l’époque de l’URSS, il ne naissait aucun enfant avec malformation génétique, impossible de trouver la moindre trisomie 21 sur toute l’URSS.
                            Pour la simple et bonne raison que du fait du dogme de la priorité à la production il fallait que chacun puisse travailler.
                            Les naissances se passaient dans des maternités fermées, la parturiente était rasée,aseptisée, et aucune visite autorisée, pas même le mari ; fenêtres hermétiquement closes.
                            Le mari pour voir le bébé devait téléphoner à son épouse, elle lui donnait par téléphone le numéro de la chambre affiché à la fenêtre, et lorsque le mari venait il envoyait des gravillons contre la fenêtre pour attirer l’attention de sa femme. A ce moment l’épouse nouvelle mère pouvait lui faire voir le bébé par la fenêtre (sans l’ouvrir bien sûr).
                            Alors comment surveiller ce qui se passait à l’intérieur des maternités !!!!
                            Mais à partir de la chute de l’URSS en 1991 les méthodes ont changé, les toubibs se sont mis à ranimer tous les nouveaux-nés.
                            Et là ils ont commencé à en avoir beaucoup, et plus que chez nous !
                            Pourquoi plus que chez ? Tout simplement parce qu’à l’Ouest au troisième mois il est pratiqué une première échographie, si cette échographie conduit à une doute grave, il est pratiqué une amniocentèse sur le génome du fœtus. Et là les parents sont mise en face de leurs responsabilités.
                            Personnellement j’ai eu à connaître deux cas proches qui se sont terminées par des IVG.
                            Mais en ex-URSS ils n’ont pas le matériel de suivi, échographie, amniocentèse, donc ils on plus de cas « monstrueux » que chez nous.
                            Nous sommes mal équipés pour recevoir ces enfants, mais eux ne l’étaient pas du tout du fait de non antécédents historiques expliqués plus haut.
                            Alors ils ont tout mis sur le dos de Tchernobyl.
                            Et l’on a vu des collections de photos sortir.
                            Les occidentaux se sont laissés attendrir dans un premier temps et puis des recherches ont été entreprises et l’on est arrivé aux conclusions que je viens de vous donner.
                            Même la Criirad a retiré de son site toute référence à ces monstruosités.
                            Alors qu’en plus il y ait des malformations dues à des intoxications aux métaux lourds c’est très possible…
                            Dans le même style on peut se pencher sur le cas de la Roumanie. Là, la politique de Ceausescu était de vouloir multiplier la population roumaine par quatre en 20 ans, il avait fait passer une loi en 1977 qui se devait d’obliger les ménages à avoir cinq enfants !! Les accoucheurs avaient des primes pour toutes les naissances « vivantes ».
                            Et à la chute du « Danube de la pensée » il a été trouvé 100 000 enfants atteints de malformations croupissants dans des orphelinats-mouroirs. L’horreur la plus complète.
                            Et il n’a jamais été dit que le « nuage » ait atteint la Roumanie.

                            Et lorsque l’on arrive sur une photo comme celle-ci :http://i27.servimg.com/u/f27/12/17/43/12/hydroc10.jpg&nbsp ; l’instant d’horreur passé, ce que l’on peut dire c’est que la médecine soviétique était mauvaise sur ce henre de cas, en Occident on place un cathéter entre la base du crane et le péritoine pour éviter l’augmentation de pression dans le crane, et l’on peut retirer la cathéter au bout de quelques années pour une vie pratiquement normale.

                            mais arrêtez avec ces hitoires de monstres, d’autant qu’il y en a de pleins bocaux au musée Dupuytren rue de l’Ecole de Médecine, il y en a aussi au musée des hospices civils de Lyon, à la fac de Strasbourg, à celle de Montpellier... des bocaux qui remontent au XIXème siècle.. Des malformations certainement dues à la révolution industrielle qui a brulé beaucoup de charbon.. Et le charbon contient de l’uranium que l’on retrouve dans les fumées..ce doit être là la liaison.. Alors arrêtons de consommer du charbon ? C’est votre conclusion ?

                            @+

                             

                             


                          • babadjinew babadjinew 8 octobre 2011 19:11

                            Vois pas bien ce que cela vient faire ici. Le lien c’est pour les paroles de la chanson pas pour les images du clip.


                            Pour le reste, NOUS NE SOMMES PAS A L ABRI D’UNE CATA TYPE JAPON. ALORS POURQUOI VOULOIR ABSOLUMENT TENTER LE DIABLE ?

                          • Jr.Bupp Jr.Bupp 8 octobre 2011 19:49

                            C’est Cabanel qui chante ? En tout cas des paroles aussi subtiles, c’est forcément lui qui les a ecrites !


                          • krolik krolik 9 octobre 2011 02:48

                            Mais les images disqualifient le clip..

                            Et un clip c’est d’abord les images qui font passer un message subliminal.

                            @+


                          • ObjectifObjectif 9 octobre 2011 20:23

                            Parce qu’un clip areva, lui, il a le droit de montrer des images lénifiantes pour rassurer le temps de cerveau alloué ?

                            Et quand des parents de tokyo, à 250km de fuckushima voient la détection de produits radioactifs dans les urines de leurs enfants, il faut leur passer quel clip ?


                          • krolik krolik 9 octobre 2011 23:58

                            Je ne vois pas ce que vient faire AREVA dans l’affaire de Fukushima ?

                            Si les Japonais avaient connu un peu mieux AREVA ils auraient :

                            - mis de recombineurs d’hydrogène dans leurs centrales ce qui aurait évité les explosions.

                            - mis des filtres à sable comme l’avait exigé avec succès le Pr Pellerin en France dans les années 70, ce qui aurait divisé par 100 les rejets potentiels extérieurs.

                            - ils auraient bunkerisé les sources d’énergie de secours.

                            Et vraisemblablement les réacteurs seraient déjà repartis en fonctionnement.

                            Maintenant en ce qui concerne la présence de radioisotopes dans les urines des enfants, j’en ai eu à l’époque aussi, comme les enfants du monde entier, je vous conseille de jeter un oeil sur ce petit graphique significatif : http://i17.servimg.com/u/f17/12/17/43/12/cesium10.jpg

                            Il ne sert à rien de hululer contre le nucléaire avec des méthodes choc de propagande suivant la méthode de Léni Riefensthal, il faut voir les faits, les problèmes, les techniques et les solutions apportées.

                            @+

                             


                          • ObjectifObjectif 10 octobre 2011 11:31

                            la discussion portait sur le pouvoir des images dans les clip, reproché au clip cité précedemment, et je revenais au clip lénifiant de areva qui passait en publicité.

                            Appliquer une stratégie d’identification, d’analyse et de correction des problèmes, on le demande tous : mais c’est impossible vu le secret maintenu sur le nucléaire en France.

                            Commençons donc alors par le début : une explication démocratique complète sur le sujet, sanctionnée par un référendum.


                          • Magnon 8 octobre 2011 18:15

                            Bravo pour le terrifiant scénario nippon :
                            Le tremblement de terre et le tsunami ont tué 36 000 personnes. L’accident nucléaire personne, les seuls morts de Tepco sont les techniciens partis inspecter la centrale entre le tremblement de terre et le tsunami !
                            Les techniciens les plus irradiés, une dizaine ont reçus entre 0,1 et 1 Sievert.
                            Les écolâtres disent mon Dieu que c’est horrible, faut tout arrêter, principe de précaution oblige, on ne sait pas, c’est trop dangereux, nous allons tous mourir !
                            Or, en France, chaque jour, plus de 100 personnes reçoivent une dose 10 à 100 fois supérieure, cela s’appelle la radiothérapie, et cela sauve les gens !
                            Faut’il tout arrêter au non du principe de précaution ?
                            Il y t’il un écolâtre pour prétendre que les médecins qui appliquent ces traitements ne savent pas ce qu’il font ?


                            • krolik krolik 8 octobre 2011 18:22

                              @Magnon.

                              Vous avez du faire une faute de frappe car personne n’a pris 1 sievert au Japon, de l’ordre de 0,2 Sv c’est très possible mais pas plus.

                              1Sievert pris rapidement ça fait des brûlures... et personne n’a été brûlé.

                              Mais on peut rappeler que lors du séisme, un barrage s’est rompu, 1,5km3 de volume et 18 m de hauteur de digue. C’est un grand barrage. Ils ont eu de la chance, il n’y a eu que 8 morts car le village était un peu en retrait de la vallée. mais ces 8 morts quel média (au singulier) en a parlé ? Aucun ! Et s’il y avait eu 8 morts par irradiation on n’entendrait plus que cela continuellement avec l’insistance du marteau-piqueur dans les oreilles.

                              @+


                            • babadjinew babadjinew 8 octobre 2011 19:19

                              Et puis tout autour de la centrale les oiseaux gazouilles, les gamins s’éclatent dans les champs, et la vie est merveilleuse........



                              Combien de bornes déjà la zone évacuée ? Apparemment selon beaucoup de monde elle n’est même pas suffisamment vaste.....

                              Mais bon circulez y a rien à voir,

                              Les centrales c’est le must du must et JAMAIS un accident ne surviendra. Bizarre les Japonais aussi croyaient en cette messe, y z’y croient plus maintenant ! Ce sera idem en France quant l’une de nos cocote nucléaire nous explosera en pleine figure..... 

                            • joletaxi 8 octobre 2011 19:38

                              bonsoir Mr Krolik


                              il me semble cependant que quelques techniciens aient pris des doses importantes ?
                              Plus préoccupant est le cas de ce travailleur qui a ingéré des poussières radioactives.

                              Avez-vous vu l’article sur l’hélium ?
                              Sur les vidéos d’expériences menées, on voit un brutal dégagement de bulles, et l’auteur comme les intervenants n’ont pu émettre aucune hypothèse sur ce phénomène ?
                              (cela ne m’empêche pas de dormir, mais c’est tout juste)

                            • krolik krolik 9 octobre 2011 01:52

                              @joletaxi

                              Oh, 200mSv c’est déjà pas mal, je ne pense pas qu’il y en ait qui ait pris plus que cela. Des gars avaient mis le pied dans une flaque contaminée ils ont pris cette dose, mais sans brûlure et ont été mis sous surveillance.

                              je ne connais pas l’article sur l’hélium, je n’ai pas vu de manip ???

                              @+


                            • Grasyop 11 novembre 2011 13:15

                              Bonjour Jo, Krolik.

                              Sylvestre Huet donne un bilan des travailleurs contaminés dans son billet « Fausse alerte à Fukushima » :

                              « Parmi ces 14.800 travailleurs, 99 ont reçu une dose de radioactivité supérieure à 100 millisieverts dont 77 entre 100 et 150 mSv, 14 entre 150-200mSv, 2 entre 200-250mSv, et six à plus de 250mSv entre 309 et 678mSv. La limite autorisée par le gouvernement sur le chantier est de 250 mSv. »

                              Reste à traduire ça en termes d’augmentation de risques de cancer ou d’autre chose...


                            • BA 8 octobre 2011 21:01
                              En Europe, tout le monde est d’accord, maintenant : il faut recapitaliser les banques européennes le plus vite possible.

                              Le 6 octobre 2011, Robert J. Shapiro, conseiller du FMI, prévoit un effondrement du système bancaire européen dans les semaines à venir si rien n’est fait.


                              Pour les anglophones, voici le site du FMI : on explique la biographie de Robert J. SHAPIRO, conseiller du FMI.

                              Robert J. SHAPIRO is the Chairman and co-founder of Sonecon, LLC. He is a Senior Policy Fellow of the Georgetown University Center for Business and Public Policy, Chairman of the U.S. Climate Task Force, Director of the Globalization Initiative at NDN, and Director of the Axson-Johnson Foundation in Sweden. Mr. Shapiro was Under Secretary of Commerce from 1997 to 2001. Prior to that appointment, he was co-founder and Vice President of the Progressive Policy Institute and the Progressive Foundation. He was also a senior economic advisor in the presidential campaigns of Bill Clinton, Al Gore, John Kerry, and Barack Obama. Shapiro holds an M.A. and a Ph.D. from Harvard, an M.Sc. from the London School of Economics and Political Science, and an A.B. from the University of Chicago.



                              • BA 8 octobre 2011 21:56
                                Samedi 8 octobre 2011 :

                                L’Europe se prépare à recapitaliser ses banques.

                                Les banques européennes pourraient avoir besoin de plus de 100 milliards d’euros d’argent frais pour affronter la crise de la dette souveraine, a estimé samedi l’Irlande, à la veille d’une rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel qui devrait être largement consacrée à la recapitalisation du secteur.

                                Illustration de l’urgence du dossier : Paris et Bruxelles poursuivaient samedi les discussions en vue d’un démantèlement ordonné du groupe franco-belge Dexia, première banque européenne victime de la crise de la dette.

                                L’Allemagne et la France ont jusqu’à présent tenu des discours divergents sur le meilleur moyen de renforcer des banques affaiblies par la dévalorisation de leurs avoirs en dettes souveraines des pays « périphériques » de la zone euro et par les turbulences récentes sur les marchés financiers.

                                Paris préférerait avoir recours au Fonds européen de stabilité financière (FESF) pour recapitaliser ses propres banques, tandis que Berlin insiste pour réserver cet instrument à des actions de dernier ressort, comme le soutien à la Grèce.

                                Le Fonds monétaire international (FMI), de son côté, estime que les besoins de capitaux des banques pourraient atteindre 200 milliards d’euros, l’équivalent de la moitié des ressources du FESF.


                                • Magnon 9 octobre 2011 00:34

                                  Autour de Fukushima, les oiseaux chantent beaucoup plus qu’ailleurs, puisqu’ils ont proliféré dans ces zones vides d’hommes !
                                  De toutes façon, ils ne comprennent pas la portée et les motivations des arrêtés d’interdiction !


                                  • pissefroid pissefroid 9 octobre 2011 11:29

                                    J’ai apprécié positivement ce papier.

                                    Je veux juste ajouter que l’électricité précaire et hors de prix est en bonne voie avec la libéralisation du marché de l’électricité.

                                    C’est ce qui s’est passé en californie (voir le documentaire de gilles balbastre de 2005).

                                    J’ajoute que raisonnablement, le risque nucléaire, pourrait être accepté par la population à condition que l’ensemble des intervenants des centrales électronucléaires soient des personnes en contrat durable et garanti par l’état.

                                    La privatisation de la production électronucléaire est une garantie d’accident dans un avenir proche, l’exemple du japon est là pour nous l’apprendre.

                                    Quand le profit des actionnaires est primaire (prioritaire) la sureté devient secondaire. 


                                    • ObjectifObjectif 9 octobre 2011 16:16

                                      Un article de propagande classique !

                                      Prévoir la production, ce n’est pas plus difficile que de prévoir la consommation, à un signe près.

                                      Plus la production est répartie sur le territoire avec des unités de petite puissance, plus c’est facile, car on joue sur les moyennes.

                                      Pour l’éolien, cela revient à prévoir le déplacement de grandes masses d’air, qui vont relativement lentement. RTE fait cela très bien, 1 jour à l’avance, remise à jour quelques heures avant, et vous pouvez vérifier leur fiabilité sur leur tableau de bord :
                                      http://fondation.rte-france.com/lang/fr/visiteurs/vie/tableau_de_bord.jsp

                                      Pour le photovoltaique, dés que le nombre de panneaux est assez grand, la production ne dépend plus que de la position de la terre par rapport au soleil, connue pour seulement quelques centaines de milliers d’années à l’avance, et de la densité de nuages, qui se déplacent avec les vents, déjà connus par l’éolien. RTE mettra ce modèle en production l’année prochaine.

                                      Quand une éolienne ou quelques panneaux tombent en panne, c’est une goutte d’eau invisible au niveau national. C’est beaucoup plus délicat avec une centrale, surtout nucléaire de 1GW ou plus : la vraie difficulté est donc pour le nucléaire, pas pour l’éolien ni le photovoltaïque.

                                      L’éolien est une énergie bien complémentaire du photovoltaique, car il produit bien la nuit, comme l’hydraulique au fil de l’eau ou de stockage.

                                      Pour peaufiner le système en hiver, il suffirait :

                                      • de déplacer le « tarif bas » pendant les pointes du photovoltaique ;
                                      • de supprimer le chauffage électrique, qui crée artificiellement les pointes de consommation d’hiver, en remplaçant par de l’eau chauffée au solaire thermique, facile à stocker  ;
                                      • de remplacer les chaudières au gaz par des cogénérateurs électricité-chaleur, au point depuis des années, ce qui augmente la production électrique sans augmenter la consommation de gaz.

                                      L’Allemagne a installé plus de 7,4GW de panneaux photovoltaiques en 2010, soit plus que la puissance de 7 réacteurs nucléaires moyens : leur réseau fonctionne très bien, et la répartition de la production diminue les pertes en transport.

                                      • ObjectifObjectif 9 octobre 2011 17:51

                                        Encore un mythe entretenu...

                                        Ces turbines sont la meilleure solution actuelle :
                                        http://www.capstoneturbine.com/prodsol/products/
                                        La turbine tourne sur coussin d’air, aucune usure, et la puissance commence à 15kW électrique, soit parfait pour un petit immeuble.

                                        Il existe aussi des moteurs à bas régime adaptés en Allemagne, mais leur faible diffusion en font encore un produit cher.


                                      • PELLEN PELLEN 9 octobre 2011 18:30

                                        Aveuglé par l’idéologie, vous ne lisez même pas ce qui a déjà été écrit ici et balayez d’un revers de main la quantification des problèmes physiques que vous soulevez, pour ne vous polariser que sur le seul qualitatif qu’il vous plait d’assimiler au bien et au mal.

                                        Sinon vous auriez commencé par dire que la dilution énergétique d’un « champ  » d’éoliennes est en moyenne de l’ordre de 40 000 hectares par GW délivré, à comparer avec les 20 hectares seulement pour le nucléaire , dilution qui, de surcroît, nécessite de considérables quantités de lignes d’interconnexions en cuivre, alors que toute la production nucléaire circule sur une ligne THT unique.
                                        Pour le photovoltaïque, c’est la même chose en pire : sous nos latitudes, le soleil ne délivre qu’en moyenne 500 watts par mètre carré, dont la technologie ne sait pas, pour l’instant, tirer plus de 90 à 100 watts par mètre carré... quand il y a du soleil.
                                        Tout ceci et l’intermittence chronique expliquent que les Allemands ne couvrent pas plus de 7 % de leur consommation nationale avec près de 25 GW d’éolien-photovoltaïque - ce qui a déjà été dit ici -, que RTE n’en tire guère plus de 1,5 % avec un peu plus du tiers de cette puissance. Et tout ça avec les problèmes d’instabilité induits sur notre système électrique, avec lesquels RTE doit se dépatouiller, que vous passez soigneusement sous silence, pour ne pas dire pour pertes et profits... comme le prix exorbitant des électricités éolienne et photovoltaïque !
                                        Jean Marc Jancovici a calculé que, indépendamment d’insurmontables problèmes techniques, inhérents au recueil, au stockage et au transit de l’électricité photovoltaïque, couvrir la consommation électrique française actuelle avec cette dernière nécessiterait, sur le papier, de mettre 4 de nos départements totalement dans le noir !

                                        Le lecteur jugera qui de nous deux fait ici de la propagande.

                                        André Pellen 


                                      • JL JL1 9 octobre 2011 18:45

                                        « la dilution énergétique d’un »champ " d’éoliennes est en moyenne de l’ordre de 40 000 hectares par GW délivré, à comparer avec les 20 hectares seulement pour le nucléaire " (Pellen)

                                        Et combien en comptant les mines d’extraction de minerais d’uranium ? Et combien en comptant les surfaces polluées ? Les cours d’eau ? L’atmosphère ? Les océans ?

                                        Que je sache, un champ d’éoliennes n’est pas perdu pour des milliers d’années ! Votre discours méritera une lecture attentive quand vous arrêterez de dissimuler la vérité : les coûts réels !


                                      • ObjectifObjectif 9 octobre 2011 20:13

                                        @ l’auteur :

                                        Comme le rappelle JL1, vous oubliez juste la majeure partie des inconvénients du nucléaire, nucléarophiles et pédophiles appliquent les mêmes stratégies : tant que les victimes ne sont pas mortes avec de grosses blessures, il n’y a pas de problème.

                                        Vous semblez en plus ne rien connaitre au photovoltaïque, la puissance actuelle est de 156W/m2 pour du panneau de base monocristallin à 0,8€/Wc. Vous évoquez des calculs de surface par un consultant areva, citez le lien car ils sont manifestement aussi faux que vos chiffres.

                                        En examinant chaque source d’énergie séparément, on va bien sûr avoir un problème de disponibilité. Il faut donc prendre en compte un « mix » qui va permettre de couvrir les besoins à des moments différents, en attendant des moyens de stockage plus performants..

                                        Quand à mettre de grandes éoliennes dans la nature, ce n’est pas la meilleure idée, mais c’est facile à corriger quand on n’en veut plus, et il ne reste aucun déchet inavouable. On pourrait aussi mettre une éolienne à la place de chaque pylône de RTE et tous les problèmes sont résolus.... On peut aussi mettre de petites éoliennes sur les bâtiments en réglant ainsi les problèmes de pertes en transport.


                                      • CROLLES 10 octobre 2011 11:24

                                        A l’auteur,
                                        J’ai lu avec attention votre document intial.
                                        Je pense en effet qu’au delà de 30% d(énergie aléatoire, la stabilité du réseau est probablement un vrai problème.
                                        Mais nous sommes loin de 30% ;il nous faut tout de même progresser sur les énergies renouvelables, n’êtes vous pas d’accord ?
                                        Ensuite, sur le photovoltaïque, j’ose espérer que les données que vous donnez soient fausses par ignorance et non pas par malignité.
                                        La production moyenne en France est de 1000kWh/kWc/an et non 500 comme vous l’indiquez.
                                        De même, la puissance au m² est voisine de 145Wc/m² pour des panneaux standards et peut atteindre 200Wc/m² pour certaines technologies (Sanyo ;Sunpower - acheté par Total d’ailleurs).
                                        Si vous aviez donné des données exactes sur ce domaine que je connais, j’aurais été plus enclin à vous faire confiance sur les domaines que je connais moins bien.
                                        Cdlt
                                         smiley
                                         


                                      • JL JL1 9 octobre 2011 17:30

                                        Article qui mélange tout : la politique, le nucléaire, les organes de pouvoir, la bêtise supposé du peuple, la « dette abyssale », l’écologie j’en passe et des meilleures, tout ça sous un langage aussi verbeux que pédant et tarabiscoté ; je cite, au hasard :

                                        "Libre à vous, chers concitoyens, de croire les bateleurs de kermesse politique ou de patronage écologisant, plutôt que les vrais professionnels" !

                                        Article sans intérêt vu que tout ce qui est excessif est insignifiant : excessif, cet article l’est dans le fond comme dans la forme, c’est la seule chose de claire ici.


                                        • Bulgroz 9 octobre 2011 17:58

                                          Vous avez raison, JL, j’ai aussi noté chez l’auteur une utilisation abusive des articles définis comme le, la, les, un, une, des, du.. C’est très significatif.

                                          Cassino et JL, vous êtes, me semble t il, l’illustration parfaite du mur idéologique auquel doit faire face le monde des experts et de tous ceux qui ont une expérience réelle.

                                          Il me semble que l’auteur a donné des éléments de réponse précis et circonstanciés.

                                          Peut être ne les avez vous pas toutes comprises. Rassurez vous, moi aussi. Mais moi, contrairement à vous, j’accepte à priori les conclusions d’un expert ingénieur formé à la meilleure école qui soit, à savoir EDF dont la maitrise de la gestion des ressources électriques n’est plus à faire. Pour moi, le fait d’être ingénieur et EDF ne constituent ni une tare ni le signe du crétinisme.

                                          Je pense que nous sommes dans un sujet éminemment complexe qui ne peut se traiter en 2 coups de cuillère à pot.

                                          Quand on voit le ton que vous utilisez les deux pour vous adresser à l’auteur, je pense que vous faites un déni de compétence idéologique pour mieux asseoir vos certitudes pseudo scientifiques basées sur une absence totale d’expérience concrète dans le domaine considéré. Car, ôtez moi d’un doute, Cassino et JL, vous n’avez pas plus de compétence que moi dans la gestion au jour le jour de l’équilibre offre demande de l’électricité ?

                                          Au final, je considère que jamais l’auteur ne pourra vous apporter les réponses que vous exigez, car vous les récuserez systématiquement du fait des tares que vous lui prêtez à savoir : ingénieur et EDF. Ce que vous récusez, ce ne sont pas les réponses mais l’auteur des réponses.

                                          Le risque est que Monsieur Pellen, comme tant d’autres, se lasse d’abreuver des « ânes qui n’ont pas soif » et aille voir ailleurs. Il vous laissera alors seul dans vos certitudes idéologiques avec le spécialiste de la chanson Cabanel et sa clique hyper compétente dans le combat anti nucléaire.

                                          Pour le dire rapidement, vos attitudes sont éminemment dommageables pour le développement du progrès et de la compréhension des enjeux énergétiques.

                                          C’est très dommage.


                                        • ObjectifObjectif 9 octobre 2011 18:11

                                          Son article, c’est une argument d’autorité parce qu’il a travaillé chez EDF.

                                          Mais le contresens sur l’expression d’« énergie fatale » et sa méconnaissance complète de la problématique de la prévision de production montre que c’est du flan : de la propagande nucléarophile.


                                        • JL JL1 9 octobre 2011 18:29

                                          " moi, contrairement à vous, j’accepte à priori les conclusions d’un expert ingénieur« (Bulgroz)

                                           »Un expert est d’autant plus dangereux qu’il est pointu« (de je ne sais plus qui)

                                          Un expert n’est pas celui qui dit la vérité, un expert c’est celui qui défend les intérêts de qui le paie avec des arguments que seul un autre expert est habilité à contrer. De sorte que, écouter un expert c’est adopter la cause et réciproquement. On n’est pas dans le rationnel mais dans l’idéologie, ou le portefeuille.

                                          N’est-ce pas Bulgroz qui a fait cette brillante remarque au sujet de l’intervention de Pellen sur le 11/9 ? Non, c’est le taxi ! Pareil : même dévotion pour la parole des maîtres !

                                          Bulgroz poursuit : »Ce que vous récusez, ce ne sont pas les réponses mais l’auteur des réponses." Pfff ! Ridicule ! Profondément ridicule ! Le niveau zéro de l’argumentation.


                                        • JL JL1 9 octobre 2011 18:38

                                          Pas besoin d’être expert pour comprendre le message de Pellen ! ça se résume à une phrase : « Demain, avec le nucléaire énième génération, on rase gratis » !

                                          Oui, hélas ! La question c’est : comme à Hiroshima ou à Tchernobyl ?


                                        • PELLEN PELLEN 10 octobre 2011 18:58

                                          À l’attention de messieurs Bupp et Bulgroz, que je ne remercierai jamais assez de leur pugnacité et de leur détermination à ne pas se laisser intimider, quelle que puisse être la provocation.


                                          Le plus pathétique dans tout ça c’est que, au bout du compte, le choeur des lanceurs d’invectives, n’ayant pour toute arme que le slogan et la furieuse envie de me voir clouer au pilori en place publique, revendique avec véhémence que leur soit distribuée une électricité erratique et hors de prix ! Qu’il se rassurent : un tel âge d’or énergétique pourrait, hélas, arriver chez nous bien plus tôt qu’ils ne le déplorent... dans le sillage des mêmes hérauts du nouveau monde qu’en 1997.
                                          Pour se faire une petite idée du radieux régime énergétique qu’ils nous préparent, il suffit de regarder ce qui se passe chez nos voisins d’Outre-Rhin, où l’arrêt de 8 réacteurs a instantanément provoqué une augmentation de 20 % du prix moyen d’un KWh déjà 20 à 30 % plus cher que le nôtre. Et encore, ne s’agit-il là que d’une dérisoire mise en bouche : nos voisins n’ont pas encore attaqué les premières pentes de l’Himalaya financier de leur sortie du nucléaire, selon les sources, estimée entre 250 et 300 milliards d’euros. Je vous laisse imaginer ce que cette sortie coûterait chez nous...
                                          Et tout ça pour, comme nous, vivre avec le nucléaire pendant une bonne trentaine d’année encore. Sauf que, pendant cette période, notre nucléaire opérationnel à nous aura progressé sur les plans technologique, économique, sûreté, rendement et autre production de déchets et atteindra naturellement une limite d’âge conforme aux prescriptions nominales de son démantèlement, prescriptions qui en garantissent une optimisation sur tous les plans. À l’inverse, pendant ces décennies, les Allemands vont devoir chèrement essuyer les plâtres d’une anticipation trop prématurée de ce que le nucléaire a de plus ingrat et de plus repoussant... dont les autres exploitants nucléaires de la planète ne manqueront pas de tirer un grand profit du retour d’expérience. Tout ceci sans contrepartie aucune, ni au plan économique, ni à celui du confort et de la stabilité énergétique du pays et de la « plaque de cuivre » européenne, laquelle pourrait douloureusement pâtir des foucades hivernales de la production allemande.
                                          Quant aux miraculeux progrès technologiques, pronostiqués par les adorateurs du vent et du soleil, pour éolien et photovoltaïque, je nous donne rendez-vous dans seulement 15 ans, si Dieu me prête vie. La prospérité industrielle et économique pourra bien attendre ce modeste délai !
                                          En tout cas, si ça peut consoler tous les impatients de ce pays à entrer dans une telle félicitée énergétique, je les informe que, à la faveur du passage des Verts au gouvernement, la France a déjà bien anticipé la nouvelle ère. J’engage vivement ces impatients à consulter leur facture d’électricité et à y considérer attentivement la très discrète CSPE ; vous savez, la fameuse Charge de Service Public de l’Électricité. C’est grâce à cet impôt que l’État dédommage EDF de son obligation d’acheter électricités éolienne et photovoltaïque à des tarifs 2 à 15 fois supérieurs aux coûts de sa production interne ! Une obligation portant sur des milliards d’euros et à laquelle EDF est liée par contrats de longues durées allant de 12 à 20 ans. Mais ce n’est pas tout ! L’État développe ensuite des trésors d’arguties pour justifier de ne pas rendre à EDF la totalité du montant de cette CSPE, si bien que le défaut de recette correspondant ne peut que se retrouver dans la facturation à l’usager qui, de ce fait, paye deux fois la CSPE sur une part de ses KWh. J’invite tous ceux qui me lisent à reprendre, s’il le peuvent, leurs factures EDF des années précédentes et à quantifier l’évolution du montant de la CSPE. Ils ne devraient pas être déçus.
                                          J’en terminerai en précisant que je persiste et signe pour ce qui concerne l’énergie surfacique solaire MOYENNE dont bénéficie notre pays : elle est communément évaluée entre 5 et 600 w/m2. Les 1000 Watts qui ont été avancés ici, correspondent à un soleil au zénith, à midi, en plein été, dans le midi de la France et ceci ne fait pas une moyenne nationale.
                                          Quant aux 140 Wc/m2 dont les nouvelles cellules seraient capables, je veux bien considérer que je suis en retard d’un progrès récent et admettre bien volontiers cette valeur. Mais, convenez avec moi que le passage de 100 à 140 w n’est pas vraiment susceptible de provoquer le changement d’échelle qui rendrait le photovoltaïque compétitif avec l’un quelconque de nos moyens traditionnels de production électrique. J’ajoute que, contrairement à ce qui a été insinué, 98 % de cette électricité photovoltaïque est vendue à EDF, dans ce pays... Et pour cause ! Sans quoi, cette technologie serait, chez nous comme ailleurs, quasi inexistante, pour la bonne et simple raison que, sans subvention, elle n’est pas viable. L’autoconsommation de cette électricité c’est pourtant la responsabilité individuelle qu’il faudrait prioritairement encourager partout et à laquelle je suis foncièrement favorable. Mais, chez nous, la responsabilité individuelle se porte surtout comme une cocarde...

                                          André Pellen   

                                        • CROLLES 10 octobre 2011 21:36

                                          à l’auteur
                                          Vous pouvez bien dire ce que vous voulez sur l’ensoleillement « moyen de la France »,
                                          Ceci est un fait et ce sont des chiffres : 1000kWh/kWc/an.
                                          Je le sais, j’ai une station modeste de 3kWc chez moi qui produit annuellement 3300kWh
                                          ce qui est même au dessus de 1000kWh/kWc/an si vous vous donnez la peine de calculer.
                                          De plus, vos chiffres sur la CSPE sont trafiqués, et ceci suffit à vous disqualifier pour mauvaise foi a mes yeux.
                                          cdlt


                                        • ObjectifObjectif 10 octobre 2011 23:27

                                          @l’auteur qui a écrit : "Mais, convenez avec moi que le passage de 100 à 140 w n’est pas vraiment susceptible de provoquer le changement d’échelle qui rendrait le photovoltaïque compétitif avec l’un quelconque de nos moyens traditionnels de production électrique.« 

                                          Vous parlez manifestement sans connaitre, le photovoltaique pas plus que le nucléaire.

                                          Un panneau standard de quartz monocristallin mesurant 1580x808mm atteint couramment 200W de nos jours, soit 156W/m2.

                                          Mais la surface disponible n’est pas un problème, car » le potentiel solaire en France, sans abimer un seul brin d’herbe, est de 311 fois la puissance électrique actuelle et 40 fois l’énergie électrique produite"

                                          La vraie nouveauté. c’est que le panneau photovoltaique arrive en standard à moins de 0,8€/Wc, ce qui contribue pour moins de 0,32€ au prix du kWh : moins cher que le nucléaire...


                                        • Jr.Bupp Jr.Bupp 11 octobre 2011 01:08

                                          @ M. Pellen

                                          Quel dommage que de tomber sur des ignares !!! voilà un article qui aurait mérité des commentaires plus intelligents de la part de certains ! Vous leur parlez de CSPE, mais comprennent-ils ? Vous leur parlez de régulation fréquence/puissance alors qu’une simple régulation en proportionnelle est du charabia très profond pour eux !!! Bref, il est évident qu’AVOX n’est pas du tout approprié pour parler technique ni même pour l’effleurer.

                                          Comment faire comprendre qu’une éolienne qui se couple au reseau de distribution est vu du reseau 400KV comme une baisse de la consommation ! Comment faire comprendre que la nuit le PV ne fonctionne pas (ni le jour quand il n’y a pas de soleil) comment faire comprendre qu’en régime anti-cyclonique les éoliennes ne tourne pas ! Comment expliquer qu’en France, on est dans un régime de bourrasques et pas d’alisés et que par conséquent, il faut bien compenser les variations de production éoliennes !!! comment justifier un reseau bouclé s’ils ne comprennent pas ce que sont les transits de charge ? et en plus ; bon nombre d’abrutis sont prêts à abandonner la conduite centralisée au profit d’une topologie éclatée ? etc... etc...

                                          Jo du taxi ma renvoyé vers un dénomé Jacquin qui avait ecrit quelque chose de tres juste :
                                          Pour rmplacer un EPR de 1600 MW, il faut 4 fois plus de puissance eoliennes si on compare les facteurs de charge et 4 fois encore si on compare les durées d’exploitation. Soit au total 16 fois plus ! autrement dit 25,6 GWe à installer pour un cout de 38 milliards !!!! Apparament je n’ai pas vu de contestation sur ces chiffres !
                                           
                                          Le pire, c’est que certains politiques n’en comprennent pas d’avantage ! ou alors, ils ont de belles enveloppes en primes !

                                          D’ailleurs concernant la CSPE, j’ai lu une autre note de la CRE qui expliquait que son montant était largement sous-évalué, car la progression de l’éolien est importante !

                                          J’avais déjà quitté AVOX pour cette raison et je crois que je vais recommencer ! pourtant il y a des gens bien avec lesquels on peut débattre ou échanger des idées et en plus, avec humour (Jo du Taxi, Marco, Bulgroz et quelques autres).

                                          Heureusement qu’il y a des Pellen, des Krolic et autres Jancovici pour rétablir une certaine logique technique car sur AVOX il y vraiment de quoi se poser des questions !

                                          Moi, je me retire ! merci M. Pellen.


                                        • PELLEN PELLEN 11 octobre 2011 08:34

                                          À Monsieur CROLLES.


                                          Je comprends que le photovoltaïque étant votre fonds de commerce vous défendiez avec pugnacité ce qui vous fait vivre. Il n’en reste pas moins que le mode d’exploitation actuel de cette source d’énergie décentralisée, promu par les pouvoirs publics, est totalement contraire à l’intérêt général et vous ne vous rendez pas service en cautionnant ce mode d’exploitation. De surcroît, vous aggravez votre cas en choisissant un système de défense consistant à calomnier vos contradicteurs, en les accusant de trafiquer les chiffres.
                                          Aussi vais-je laisser ci-après le soin au lecteur de juger qui de nous deux raconte des sornettes ou trafique les chiffres en faisant une sommaire pédagogie de la CSPE, qui ne date que d’un an ou deux.
                                          Heureusement, les délirantes valeurs de rachat de l’électricité photovoltaïque ont depuis été légèrement atténuées, pour que la folie spéculative qu’ils ont générée depuis plusieurs années ne choque pas trop l’opinion et, surtout, le contribuable. 

                                          André Pellen


                                          La CSPE, quèsaco ?
                                          C« autre prestation » apparaît en principe sur les factures de tous les consommateurs d’électricité, sous le libellé suivant : « Charges de Service Public d’Electricité ». Cette appellation sibylline cache un « impôt affecté » à trois financements (du moins à l’origine) :

                                          -  la péréquation tarifaire qui garantit aux territoires français non continentaux (de la Corse à Mayotte) une compensation du surcoût de production de l’électricité dans ces îles ;

                                          -  la solidarité avec les personnes démunies pour leur permettre un accès minimal à ce besoin vital qu’est l’énergie électrique ;
                                          - le soutien aux énergies « vertueuses » : énergies renouvelables et énergies de récupération.
                                          Cette « pseudo-TVA » porte sur la consommation. Chaque MWh est taxé à 4,5 euros
                                           HT, également justiciable de la vraie TVA à 19,6%, soit 5,38 euros TTC. En réalité, un récent rapport d’expertise démontre :

                                          -  que cette taxe est minorée (au seul détriment d’EDF)

                                          -  et qu’elle devrait tripler ou quadrupler d’ici 2016.
                                           
                                          Un calcul fallacieux :
                                          La loi du 10 février 2000 « relative à la modernisation et au développement du service public de l’électricité », qui supprima le monopole d’EDF et des quelque 160 Distributeurs Non Nationalisés en 1946, confia à ceux-ci les trois missions sus-définies (citoyenne, républicaine et écologique) tout en leur garantissant une « compensation intégrale ». Grosso modo, les deux premières donnent effectivement lieu à compensation. Là où le bât blesse, c’est sur la compensation du surcoût résultant de l’obligation d’achat de l’énergie produite par des installations de cogénération, des fermes éoliennes, des centrales hydrauliques (de petite taille), des panneaux photovoltaïques, etc.
                                          En effet, depuis le 31 décembre 2004, ce surcoût est évalué en faisant la différence entre le coût d’achat de l’électricité éolienne (84 euros
                                           /MWh), cogénérée ( 100 euros), photovoltaïque (300 euros, voire 550 euros /MWh) et un « prix de marché moyen pondéré » calculé par la Commission de Régulation de l’Energie (63,6 euros /MWh en 2007).
                                           
                                          Ce faisant, la Commission de Régulation de l’Energie considère que si EDF n’achetait pas ces énergies, elle serait obligée de faire son marché, comme POWEO ou Direct Energie, sans pouvoir puiser dans son parc (exportateur net pour 15 % par an) au coût de revient bien plus faible, voisin de 25 euros
                                           /MWh. Le déficit de compensation pour EDF est donc proche de 40 euros /MWh.
                                          Ainsi, en 2007, l’obligation d’achat de 28 TWh dits « vertueux » (dont 15 TWh de cogénération et un peu plus de 4 TWh d’éolien) a coûté à EDF de l’ordre de 2,3 milliards d’euros 
                                          mais, déduction faite des « coûts évités » estimés à environ 1,3 milliard d’euros sur la base dudit prix de marché, il ne lui sera remboursé qu’un milliard au titre du volet « vertueux » de la CSPE  ! Pour autant, la partie immergée de l’iceberg de la CSPE restera à charge d’EDF, c’est-à-dire de ses clients et de ses actionnaires.
                                           
                                          Et la douloureuse ne peut que croître, proportionnellement à l’essor « vertueux  » :
                                          Conformément au déploiement massif, arrêté en juillet 2006, de nouvelles installations renouvelables devant être mises en service d’ici fin 2015 (à hauteur de 22 250 MW - dont 17 000 MW d’éolien
                                          - produisant 68 TWh), l’obligation d’achat portera sur 96 TWh dès 2016. Il en résultera fatalement une facture en hausse substantielle sous forme d’une hausse de la CSPE, d’une part, et, si le mode de calcul de la CRE perdure, d’une hausse des prix de l’électricité pour les seuls clients d’EDF, d’autre part.
                                           

                                            

                                        • louviellas louviellas 9 octobre 2011 18:04

                                          En dehors de tout aspect technique ou écologique, il y a le point de vue de l’utilisateur final.

                                          Depuis le 110 volts, le basculateur et le dévolteur qui trônait entre la prise et le poste de radio à lampes, la situation n’a guère évolué.

                                          Le service reste précaire, que l’on soit industriel ou simple particulier.

                                          J’ai testé le milieu péri-urbain avec l’électricité gratuite (20 000 volts transformés par chaque entreprise) et les aléas du contrôle à distance. C’est relativement marrant lorsque vous êtes locataire d’une maison qui abritait autrefois le siège social d’une entreprise qui vous « offre » l’électricité, moyennant un minimum de surveillance et un téléphone mobile.

                                          Les dialogues avec le technicien de garde sont pour le moins surréalistes, mais riches en contacts humains. On ne se connait pas, mais on se tutoie d’emblée :

                                          - Oui, je vois que la ligne est HS, mais comme je suis à 160 bornes...ça te dérange vraiment ?
                                          - Pas personnellement, j’ai des bougies, mais j’ai comme l’impression que la panne affecte des supermarchés et des chambres froides qui abritent..
                                          - Hop !!! la même panne que Leclerc nous a mis au tribunal ?
                                          - La même..., à vue de nez, la zone commerciale est dans l’obscurité.
                                          - Tu es dehors ?
                                          - La belle blague, si j’avais pu relancer les tranfos tout seul...
                                          - Dis-moi ce que tu vois..
                                          - Des câbles qui prennent une belle couleur orange, et un feu d’artifice au sommet du poteau en fin de ligne, juste au coin de ma maison.
                                          - Oui, je vois...
                                          - Tu as de la chance, il pleut comme vache qui qui pisse...
                                          - Il doit y avoir une branche coincée dans...
                                          - Grimper au poteau, pas question...
                                          - Le temps que j’envoie une équipe samedi tard dans la nuit...

                                          Finalement, j’ai sorti une 22 LR, j’ai dégommé la branche, le courant est revenu, les flics sont arrivés et l’électricité gratuite a failli me coûter cher.

                                          A mon insu, la conversation avait été enregistrée et le technicien a témoigné en ma faveur, ainsi qu’une vingtaine de gens influents.

                                          La précarité de l’électricité en milieu rural...plus tard, il sera question d’informatique, de micro-coupures et du budget consacré aux onduleurs.


                                          • De la hauteur 10 octobre 2011 04:23

                                            Après les les trente glorieuses, nous sonnes dans les trente calamités.
                                            Il faut bien un jour payer ce mirage économique qui est principalement due à notre manque de courage de dire non.

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