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 Accueil du site > Tribune Libre > Atom Heart Fucker (16) : qu’est-il arrivé à l’USS Reagan le 12 (...)

Atom Heart Fucker (16) : qu’est-il arrivé à l’USS Reagan le 12 mars 2011 ?

C'est un événement qui était passé inaperçu, à un peu trop focaliser sur la centrale de Fukushima elle-même, qui devient lentement depuis un évènement historique pire que celui de Tchernobyl : aux dernières nouvelles, nous ne sommes plus loin du syndrome chinois, un (sinon peut-être même deux cœurs) ayant visiblement fondu, et a traversé son enveloppe d'acier pour percer ensuite celle de béton. Mais le jour de l'explosion qui avait suivi le tremblement de terre, je ne m'étais pas du tout intéressé au nuage radioactif échappé du corps de centrale N°4. Or un événement d'actualité vient de nous rappeler son existence, et ses dégâts : la découverte de maladies liées à une exposition aux radiations nucléaires sur un bon nombre de... marins américains. Ceux qui croisaient à proximité des côtes japonaises ce jour-là, à bord du porte-avions USS Ronald Reagan, venu apporter son aide au Japon dévasté par le tsunami. Et la suite de cette histoire incroyable, la voici... A bord du porte-avions USS Reagan, ce jour-là, il y avait... 5 500 marins à bord !

Ce jour là, le vendredi 11 mars 2011 le gigantesque navire (il fait 333 m de long et pèse 103 000 tonnes !), un des onze porte-avions géants américains, faisait route vers la Corée. Alerté de l'accident, dont il ne savait alors qu'il s'agissait que d'un tremblement de terre, il avait aussitôt fait demi-tour pour cingler vers le Japon pour y faire offre de ses services humanitaires. Il mettra moins de deux jours pour arriver en face de Fukushima. Ce deviendra l'Operation Tomodachi ("Amitié"), déclenchée le jour-même de la catastrophe. Arrivant à proximité des côtes japonaises, à 3,2 km seulement, le 12 mars, selon ses marins à bord, après avoir traversé ce qui était déjà un océan de débris. Et puis soudain, le navire a été pris dans une sorte de tempête de neige inattendue, les hommes sur le pont se retrouvant enveloppés dans un nuage chaud qui leur a laissé à la bouche "comme une sorte de goût métallique". Le même que certains riverains avaient pu sentir lors du dégazage de Three Mile Island. Ou le même resté en mémoire chez les surivants d'Hiroshima. L'USS Reagan venait tout simplement de traverser le nuage échappé de la centrale de Fukushima !! Laissant immédiatement dans les esprits un fort mauvais souvenir : celle des 23 marins japonais du petit chalutier Daigo Fukuryu Maru appelé “Lucky Dragon” (le "dragon chanceux" ... !). Le 1er mars 1954 ; ils avaient été les pemiers irradiés reconnus par les USA lors de l'essai nucléaire catastrophique de Castle Bravo, sur l'atoll de Bikini, qui avait contaminé une bonne partie de l'Océan Pacfique. A part que cette fois-ci ce n'étaient pas 23 marins de concernés... mais 5 500 !!! En 1965, l'exposition du "Lucky Dragon" ("dragon chanceux" !) avait été sévère : son opérateur radio Aikichi Kuboyama est est mort moins de sept mois plus tard, le 23 Septembre 1954, des suites d'une irradiation aiguë. D'autres avaient suivi. Les marins ayant ramassé sur le petit navire une poussière grisâtre, qu'il avaient vite surnommée "cendre de la mort". L'Opération Castle Bravo dont a salué il y a peu le soixantième anniversaire, avait mis le paquet : la bombe H au lithium deuteride dite de Teller-Ullam (et surnommée "Shrimp", crevette) était d'une taille énorme (4,50 mètres de long, 1,36 de diamètre), de 15 mégatonnes de puissance, la plus forte expérimentation américaine jamais faite, et elle avait été désastreuse, faisant évacuer 154 habitants des ïles Marshall, contaminant l'atoll de Rangelop ; éloigné pourtant de 180 km de la zone de test. Le personnel américain d'Eneu Island avait dû lui aussi étre rapatrié en urgence. Sur la station météo de Rongerik, pourtant à 246 km de là, 28 marins US furent contaminés eux aussi. Il faut dire qu'en à peine 6 minutes, le nuage avait atteint 130 000 pieds d'altitude (40 km !). La première explosion de bombe H inventée par Edward Teller, "Ivy Mike", avait déjà explosé sur l'atoll d'Eniwetok le 1er novembre1952, pour délivrer 10,4 mégatonnes. Elle était intransportable, faisant à elle-seule... 74 tonnes et remplissant un hangar complet ! la bombe surnommée "Sausage" avait entièrement vaporisé l'atoll d'Elugelab ! L'inventeur de la bombe H, Eward Teller, ayant souvent été considéré comme le véritable Docteur Folamour du film de Kubrick...

Le premier scientifique US arrivé sur place après l'exposion de Castle Bravo sera sidéré du taux de radiation reçu par les marins japonais : "le rapport préliminaire de Eisenbud met en revue la question, selon lui, d'une exploration plus poussée nécessaire, y compris le degré de rayons bêta dangereux et rayonnement gamma que les pêcheur avait reçu des retombées. Notant estime que l'exposition avait été de l'ordre de 70 Roentgens, Eisenbud avait calculé que la "dose réelle devait être 2, 10, ou même 100 fois plus élevée." Des recherches ultérieures ont révélé que l'équipage avait été exposé à 290 roentgens, alors que 3,9 est l'exposition maximale admissible par personne". L'historien de la science Alex Wellerstein a écrit à son propos que "Castle Bravo est un "récit édifiant sur l'orgueil et l'incompétence dans l'ère nucléaire - des scientifiques déclenchant une arme d'une taille qu'ils ignoraient, dont les effets qu'ils n'avaient pas correctement prévus, et dont l'héritage ne ​​sera pas oublié rapidement". Pire encore : les dégâts avaient été cachés par les autorités américaines jusqu'au 14 mars, date à laquelle le chalutier japonais était rentré au port avec la plupart de son équipage malade. Il était allé pêcher pourtant bien en dehors de la zone des 92 000 km2 interdits. Il faudra attendre 1957 pour que ses habitants retournent à Rangelop. "En 1957, les gens sont retournés à Rongelap, mais la région est restée sérieusement contaminée. Une controverse sur l'impact réel du rayonnement a persisté, mais une préoccupation croissante au sujet du degré de risque a conduit le peuple de Rongelap de à demander une enquête. En 1985, le Rainbow Warrior de Greenpeace a transféré plus de 300 personnes de Rongelap à Majetto, une île dans l'atoll de Kwajalein" (*). Les américains accordèrent royalement à la veuve d'Aikichi Kuboyama un chèque d'un million de yens (2800 dollars) et en janvier 1955, offraient au gouvernement japonais 2 millions de dollars compensation pour les dégâts causés par Castle Bravo.

Les 5 500 marins de l'USS Reagan avaient traversé sans le savoir le nuage de l'explosion du réacteur N°1 de Fukushima, survenue le samedi 12 mars à 15 h 36, une explosion avait en effet secoué le réacteur N°1, Selon les autorités, c'est de l'hydrogène seulement qui est sorti de l'enceinte qui s'est effondrée. Or le nuage filmé par les caméras présentait une couleur gris-marron qui ne semble pas liée à une explosion d'hydrogène ; mais plutôt à celui libéré en 1954 par l'explosion de Castle Bravo. Idem pour l'apparence de "pluie neigeuse" et le "goût" laissé en bouche par ceux qui l'avaient hélas inhalé. Le lourd navire n'a rien vu venir, et son commandant a pourtant vite réagi, un de ses hélicoptères Seahawk en maraude lui ayant indiqué que ce nuage contenait des éléments radioactifs. Sur le pont, on décide d'abord de lancer les jets d'eaux disséminés sur tout le pont, le premier réflexe à faire en cas de contamination nucléaire. Le navire avait vanté la méthode dans un cliché en date de 2006. Le jet d'eau seul étant suffisant, parait-il, à l'époque !!! Puis on annonce sur ​​l'interphone du navire d'éviter de boire ou de se baigner dans de l'eau dessalée tirée d'une mer désormais radioactive elle aussi. Le porte-avion géant rejoignant ensuite la haute mer à toute vitesse, en cessant de suite ses efforts humanitaires, en s'éloignant jusque 160 km au large, recevant toujours des communications internes de la Navy des rapports alarmants sur les doses de graves retombées radioactives constatées. Dès qu'il s'était éloigné, la seconde phase de décontamination pouvait commencer : armés de balais et de savon, les marins dans lesquels bien peu se protègeront la face ou seront masqués, preuve qu'ils n'avaient pas eu totalement connaissance du danger persistant, se mettront à brosser vigoureusement le pont avant qu'on ne le lessive une deuxième fois à grands coups de lances à incendie cette fois. L'un des fleurons de la marine US était en effet... entièrement contaminé !

Mais il faut impérativement dissimuler l'afffaire, comme en 1954 : l'USS Reagan est donc discrètement rapatrié, car successivement le Japon, puis la Corée du Sud et même l'île de Guam lui interdisent de venir à quai, car ils le considèrent comme... trop dangereux, malgré les déclarations contraires de la Navy. Des documents sortis après des conversations entre responsables de la Navy confirment qu'il a en effet reçu de fortes doses de radiation. On le retrouve enfin réfugié à Bremerton, dans l'état de Washington au Puget Sound Naval Shipyard and Intermediate Maintenance Facility, pour ce qui est annoncé comme un entretien de routine, mais qui va perdurer : pendant 14 mois il va rester en cale sèche, des morceaux contaminés étant envoyés discrètement .... à Hanford, où se trouve un dépôt.. de produits contaminés ! Détail amusant : on ne sait pas pourquoi le commandant avait fait monter sur le pont, en revenant du Pacifique, les voitures d'une partie de ses marins : étrange image !!! Bien entendu, la Navy clame qu'il s'agît d'une maintenance prévue à l'avance sous le nom de Docked Planned Incremental Availability... et qu'elle a coûté 218 millions de dollars. Mais, étrangement, la Navy ne sait pas trop bien ce qu'elle va désormais faire avec, visiblement : "l'USS Reagan doit se diriger vers la base navale de Coronado, mais son avenir n'est pas clair. Il va rejoindre le cycle de déploiement de la côte Ouest, qui comprend le Moyen-Orient et l'ouest de l'océan Pacifique. Le navire n'est pas prévu pour être déployé longtemps, a déclaré le commandant Kevin Stephens de la Naval Forces Air Pacific, et les problèmes budgétaires compromettent son temps sur l'eau". Des "problèmes budgétaires" masquant une terrible réalité. La décontamination n'a pas pu se faire totalement, et l'engin entier est toujours radioactif : résultat, si on ne veut pas que des marins tombent malades à bord, il va falloir le ménager dans le temps et ne lui proposer que des courtes missions avec un turn over d'équipage le plus rapide possible. Il repart donc en mars 2013 à San-Diego... sans trop bien savoir à quoi il va servir désormais. Il y était toujours en début d'année 2014. Pour certains, trop contaminé, il ne peut même pas être désossé ou découpé et devrait être... envoyé par le fond !!! Le 16 avril dernier encore, il recevait à bord 3000 invités dont de nombreux enfants. Visibelement on tient à brouiller le message. Le 14 janvier, on avait pourtant appris qu'il allait quitter San Diego, pour rejoindre... Yokosuka, au Japon, pour y remplacer le George Washington qui reviendrait pour sa grosse mise à niveau (41 mois de travaux !). Or ce dernier ne devait la faire qu'en 2015, logiquement. La Navy chercherait-elle à l'éloigner pour ralentir les enquêtes ?

Car des documents sont sortis depuis sur la dissimulation américaine des dégâts nous dit le Huffington Post le 27 février dernier   : "des retombées graves ont été également apparemment trouvées sur les hélicoptères qui revennaient des missions de secours. Un expert du gouvernement américain dont le nom n'est pas cité dans l'article Japan Focus disait : à 100 mètres devant, il (l'hélicoptère) lisait 4 sieverts par heure (**). C'est un nombre astronomique et il m'a dit, aussitôt que ça signifiait pour un connaisseur que l'absence d'eau sur les cœurs des réacteurs faisait qu'ils étaient juste en train de fondre au fond et que plus rien ne pouvait contenir la libération de radioactivité. C'est, un nombre absolu. (Communication confidentielle, le 17 sept. 2012). La transcription contient aussi la discussion "des impacts sur la santé qui pourraient venir dans une affaire de 10 heures. Cela concerne la thyroïde." l'US Navy minimisera gravement l'exposition de ses hélicoptères.

Confirmation également trois années plus tard chez CNN, avec l'exposé des diverses maladies découvertes chez ses occupants depuis son retour aux USA : leucémies, cancers, avortements ou naissances d'enfants difformes ("Baby A.G."), saignement divers, les exemples ne manquent pas."Aujourd'hui, trois ans plus tard, plus de 70 marins hommes et femmes de la mission ont déposé une plainte en milliards de dollars contre TEPCO, alléguant que l'entreprise dissimule des informations qui ont conduit à l'exposition aux rayonnements provoquant des maladies, et même le cancer. Les experts médicaux sont sceptiques sur une connexion, mais les cas sont des crève-cœurs. Lindsay Cooper et Kim Gieseking ayant une fois servis sur le Reagan ont dit que depuis leur retour ils sont confrontés à des problèmes débilitants de thyroïde. Thomas McCants était sur ​​l'USS Germantown en juillet 2011 quand il a été envoyé au Japon. Quand il est revenu , il a été diagnostiqué avec la leucémie, a-t-il déclaré à CNN. Et puis il y a le l'officier Steve Simmons, qui a servi sur le Reagan. Avant de partir, c'était un randonneur passionné dans les montagnes de Hawaï, et il dit que sa santé était "très bonne" dans les mois qui ont précédé le déploiement . " L'été de 2010 ... quand nous sommes arrivés à Hawaii, je suis allé faire des courses de randonnée. Quelques jours plus tard, je suis allé à pied à Diamond Head. Le lendemain de Diamond Head, en fait je suis allé à pied et Stairway to Heaven," a déclaré Simmons à CNN. Mais Simmons dit que quelque chose lui est arrivé au large des côtes du Japon. Un an après son retour aux États-Unis, il a perdu tout contrôle de ses jambes. Les médecins disent de Simmons qu'ils n'ont aucune idée de ce qu'il lui arrive "Je ne sais pas non plus," dit Simmons. Deux moments au cours de son déploiement ont marqué Simmons. A un moment, le navire a cessé de prendre de l'eau de mer et la purifier à cause de contaminants, mais Simmons a dit qu'il en avait déjà bu ce jour-là. "L'eau fournit tout - les douches, les robinets d'eau, les machines à soda", a déclaré Simmons. La sécurisation de l'eau en raison de contaminants "était une première pour tout le monde à bord." Le Reagan a également navigué à travers le panache nucléaire du bâtiment en fusion pendant des heures, menant à une décontamination complète. Le navire a même verrouillé le système de ventilation, précise Simmons".

Les balais et le savon n'auraient donc pas suffi ? C'est exact nous dit un site fort intéressant, qui nous ramène aux expériences de l'atoll de Bikini, il y a plus de cinquante ans, justement, et l'usage, déjà de seuls balais-brosses et de savon pour tenter ee décontaminer. Un essai avait été fait à Bikini avec les navires ancrés près de l'explosion et qui n'avaient pas coulé, pour savoir combien de temps ils resteraient radioactifs. "Toutefois, l'exercice de décontamination n'a tout simplement pas fonctionné. Des mois ont été consacrés à essayer de frotter le pont des navires et obtenir un niveau de rayonnement acceptable , mais la contamination (en particulier l'explosion nommée "Baker", - en photo à gauche- qui a été un coup sous l'eau spectaculaire qui s'est mal passé, peut-être de façon analogue à l'explosion à Fukushima ) s'est avérée trop tenace. Sur le plan militaire , la conclusion était que les navires de surface n'ont pas un rôle de survie viable dans un conflit nucléaire. Sur le plan scientifique, les tests de Bikini ont révélé que les séquelles de rayonnement d'une attaque nucléaire ne pouvaient pas être assainis de manière adéquate, peu importe combien de temps et d'énergie seraient dépensés, ce qui sera une notion importante dans l'orientation anti-nucléaire croissante de nombreux scientifiques qui a volontairement travaillé sur la bombe pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans une indication des tendances en matière de technologie de décontamination, voici une photo de 1946 de marins tentent de décontaminer l'un des navires d'essai, le Prinz Eugen (***). Des balais-brosses et de l'eau savonneuse semblent être un élément universel dans la stratégie de décontamination, et il est peu probable qu'il existe aujourd'hui une solution miracle qui permettra à un navire d'être complètement décontaminé". Le 28 janvier dernier le Congrès demandait à la Navy l'ouvertute d'une enquête sur la contamination de l'USS Reagan. Pour l'instant, il n'a pas obtenu de réponse. A l'évidence, d'envoyer par le fond l'un des porte-avions de la flotte ayant coûté 6 milliards de dollars n'est pas envisageable pour la Navy ou le Pentagone, comme ne l'est pas davantage le fait d'avoir à verser, elle ou TEPCO, des compensations aux 5 500 hommes présents ce jour-là sur l'USS Ronald Reagan (****). Un porte-avions qui n'avait pas pu être lancé par celui dont il portait le nom, alors atteint de la maladie d'Alzheimer, et inauguré en 2003 seulement par le vice-amiral Herman Shelanski, également pilote de E2-C Hawkeye, et Nancy Reagan, un navire qui est devenu un véritable cauchemar impossible à résoudre.
 
(*) dans le reportage sur l'évacuation, on découvrira la photo de Fernando Pereira : le pauvre aura un sort tragique, puisqu'il trouvera la mort le   Charles Hernu (espion soviétique à ses heures !) et Fabius (ainsi que l'amiral Pierre Lacoste, le patron de la DGSE) décideront de couler le Rainbow Warrior : revenu chercher des pellicules à bord, il mourra lors de la deuxième explosion déclenchée par les plongeurs de la DGSE (dont un des membres aurait été le propre frère de Ségolène Royal, Gérard Royal). Les français menaient alors leurs propres essais nucléaires à Muroroa... surveillés de près depuis longtemps par les américains, grâce à un U-2 spécialement venu... du porte-avion USS Ranger dès 1964 !
 
(**) à ce stade "on définit l'irradiation aiguë globale comme étant la dose tuant 50 % des sujets exposés au rayonnement ionisant. Cette valeur admet un intervalle de 3 à 4,5 Sv. Elle est accompagnée d'un syndrome hématologique s'étalant sur une trentaine de jours. Aucun traitement n'est administré."
 
(***) Le Prinz Eugen est, un des trois croiseurs lourds (18 750 en pleine charge) de la classe Admiral Hipper (avec avec l’Admiral Hipper lui-même et le Blücher). Lancé le 22 août 1938 il a débuté sa carrière dans la Kriegsmarine le 1er août 1940. En 1942 il réalise un exploit, en compagnie des croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau, en quittant Brest , traversant la Manche et le détroit du Pas-de-Calais au nez et à la barbe des anglais lors de l'opération Cerberus. Le jour de la défaite, le 8 mai 1945, toujours intact, la Royal Navy en hérite, et il sera acheminé dans les Marshall plus de dix ans plus tard en 1946 pour l'Opération Crossroads, sur l'atoll de Kwajalein, destiné à tester les effets des bombes atomiques et leur rayonnement. Ramené dans l'atoll de Kwajalein après deux explosions, il a fini par y sombrer et se retourner, son épave étant encore visible comme ici en 1997 à marée basse, la proue à l'air.
 
(****) d'autres navires sont concernés : le navire d'assaut amphibie Essex, et le Cowpens, un croiseur lance-missiles.
 
l'article de Japan Focus :
http://japanfocus.org/-Kyle-Clevela...


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Les réactions les plus appréciées

Réactions à cet article

  • Par jako (---.---.---.4) 23 avril 11:38
    jako

    Super , merci à vous ! (j’ai un oncle qui était sur le Scharnhorst le monde est petit...) pour USS Reagan jamais entendu parler de cela, surement normal...

  • Par Selvagor (---.---.---.85) 23 avril 11:54

    Au mauvais endroit, au mauvais moment, ça va coûter cher en tout. Le coup des balais, c’est une aide psychologique mais le faire sans protection, c’est con. D’ailleurs les balais, ils les ont gardés en souvenir ? Pourtant avec mon rayon laser miracle, je peux tout décontaminer...

  • Par baron (---.---.---.121) 23 avril 15:24

    Un porte avion à propulsion nucléaire qui ne disposerait pas de moyen de mesure de la radio activité et qui se serait retrouvé au milieu du nuage par surprise.



    Elle vient d’ou cette histoire ? Il y a comme un problème ou des infos qui manquent
    • Par morice (---.---.---.119) 23 avril 18:50
      morice

      Un porte avion à propulsion nucléaire qui ne disposerait pas de moyen de mesure de la radio activité et qui se serait retrouvé au milieu du nuage par surprise.


      qui vous a dit qu’il n’en avait pas les moyens ? PAS MOI, puisque je vous ai dit qu’il a filé dare darz au large dès que ses alertes ont retenti : je me demande si ici on ne lit pas tout de travers, parfois...

      personne ne pouvait prévoir l’explosion, en effet...
  • Par julius 1ER (---.---.---.186) 23 avril 15:54

    encore un évènement qui va alourdir le « passif » du nucléaire. ce genre de littérature me fait penser que la terre est non seulement petite, mais aussi qu’il n’y en a pas de rechange.....

    alors continuons à tout saccager, et pour paraphraser une phrase célèbre « tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens »...............
  • Par Electric (---.---.---.105) 23 avril 18:34
    Electric

    L’USS Reagan est foutu. Les balais brosse ne peuvent rien contre les particules radioactives qui collent au pont. Tous les circuits eau de mer doivent être hautement contaminés, ainsi que les dessalinisateurs.

    Cette histoire est une preuve de plus du black-out sur le sujet du nuke en France. Aux USA de nombreux sites en parlent.

    Une précision : l’explosion que vous montrez en illustration est celle du réacteur 3, pas le 1.

    En revanche, vous avez raison, ce n’est pas une explosion d’hydrogène. Cela a tous les traits d’une explosion nucléaire.

    http://enenews.com/study-nuclear-explosion-may-have-occurred-at-fukushima-unit-3-after-supercritical-condition-sudden-increases-of-plutonium-and-uranium-were-seen-in-u-s-at-several-epa-stations

    http://enenews.com/japan-expert-second-explosion-more-like-a-bomb-at-fukushima-nuclear-fuel-flew-30-kilometers-away-pellets-collected-by-japan-military-should-have-evacuated-300-kilometer-zone-150-years-t

    Comment un réacteur nucléaire avec du combustible à 20% de concentration peut-il exploser de cette façon ?

    Vaste question qui ouvre un abîme sous nos pieds.

    Sur cette dernière vidéo mise en ligne par Tepco, on voit le bâtiment 3 filmé avec une grue après le déblaiement des débris :

    http://www.tepco.co.jp/en/news/library/movie-01e.html?bcpid=59368209002&bclid=347242463002&bctid=663150805002

    Onglet « vidéo for press 2014 », vidéo du 2/14/2014.

    - Le couvercle du réacteur est encore présent, la piscine pleine d’eau et de gravas.

    - Il y a un trou énorme dans la dalle du bâtiment en haut à gauche du réacteur. Il ne reste que le treillis métallique.

    Une explosion nucléaire a du se produire dans les sous-sols de la centrale après la fonte du cœur, éventrant le plancher au-dessus.

    Le plutonium est partout au Japon, avec des concentrations à Tokyo supérieures au niveau de radioactivité qui avait procédé à l’évacuation du Pripiat en Ukraine.

    L’ancien maire de Tokyo au moment du 3/11 parle d’une honte et d’un crime contre l’humanité :

    http://enenews.com/mayor-fukushima-during-311-radiation-levels-4-times-higher-chernobyl-evacuees-forced-return-violation-human-rights-terrible-im-really-ashamed-country-authorities-lied-everyone-hid-truth-video

    Les yakuzas se chargent de faire taire les journalistes, les populations et liquident en douce les esclaves de l’atome contaminés sur le site.

    L’atome ne provoque pas que des cancers, mais aussi des morts subites et tout un cortège de maladies radio-induites dont on n’a pas encore fini de dresser la liste.

    Ecocide : toute la chaîne alimentaire du Pacifique est touchée. On a aussi retrouvé du plutonium de Fukushima dans l’Utah. Les poissons et produits de la mer vendus en supermarché aux USA sont pourris jusqu’à la moelle. Idem en Asie du Sud-est. Bonnes vacances en Thaïlande. Ne mangez plus rien qui vienne du Pacifique.

    De l’avis des experts sur Place à Fukushima, la situation est hors de contrôle, et les eaux de ruissellement sous la centrale passant à travers les corium pourraient pisser pendant des siècles sans que l’on ne puisse rien y faire.

    A moins de déclencher un plan Marshall à l’échelle de la planète et de faire de Fukushima le plus grand chantier de l’histoire depuis la construction des pyramides d’Egypte.

    Si certains avaient encore des doutes sur la façon dont les gens que nous payons fort cher (gouvernements, agences, OMS, ONU, UNESCO, FMI, ....) nous considèrent vraiment, c’est fait : du bétail bientôt non comestible en plus.

    En France, la totalité des réacteurs en front d’océan sont tous des bombes à retardement, comme le montre cet inventaire des évènements climatiques ou sismiques depuis 1537 :

    http://www.observatoire-estran-tranchais.fr/fiches-techniques/tempetes.htm

    • Par Stof (---.---.---.252) 23 avril 20:22
      Stof

      J’ai vraiment du mal à me faire une idée de la contamination du Pacifique. Certains disent qu’à 100 mètres de la centrale tout est déjà dilué, d’autres que tout l’océan est contaminé et les poissons impropres à la consommation.
      Les masses d’eau sont tellement gigantesques que j’ai du mal à croire que ça puisse être aussi terrible que ça.

    • Par joletaxi (---.---.---.198) 23 avril 22:14

      si electric le dit

      bon , il y a bien des mesures, mais comme c’est un complot

      http://www.tepco.co.jp/en/nu/fukush...

      concernant le R. Reagan,bon pour la ferraille

      http://www.utsandiego.com/photos/ga...

      on se perd en conjectures....

    • Par egos (---.---.---.20) 23 avril 23:40

      @Stof


      rien n’empêche de vérifier l’info par vous même, 
      les étals de poissonniers regorgent d’espèces provenant du Pacifique, 
      afin d’adapter votre organisme à ce régime alimentaire du futur les mollusques sont conseillés 
      ie les bulots stockeraient moins d’éléments ionisants que la chair de poisson

      dernières suggestions 

      les agences sanitaires recommandent de limiter la consommation de poisson selon les règles suivantes : 2 par semaine (dont 1 gras) et i poisson de rivière par mois, quelle que soit son origine océanique ou géographique

      pensez aussi à consulter de documentaire consacré à Smitherman , si votre état présente le développement de symptômes identiques, nous pourrons en conclure que le test est concluant

      bon appétit 
    • Par morice (---.---.---.119) 24 avril 08:05
      morice

      J’ai vraiment du mal à me faire une idée de la contamination du Pacifique

      pour moi il ne l’est pas : il ne faut pas tomber dans l’excès inverse en effet.
  • Par morice (---.---.---.119) 23 avril 18:52
    morice

    Une précision : l’explosion que vous montrez en illustration est celle du réacteur 3, pas le 1


    euh c’est à discuter car je l’ai en effet comme première et troisième : je pense que c’est la troisième en effet, vous devez avoir raison.


    De l’avis des experts sur Place à Fukushima, la situation est hors de contrôle, et les eaux de ruissellement sous la centrale passant à travers les corium pourraient pisser pendant des siècles sans que l’on ne puisse rien y faire.

    A moins de déclencher un plan Marshall à l’échelle de la planète et de faire de Fukushima le plus grand chantier de l’histoire depuis la construction des pyramides d’Egypte.

    non ce n’est pas encore à ce point, mais le corium, pour moi, a déjà tout traversé.

  • Par lucidus (---.---.---.203) 23 avril 19:02
    lucidus

    @morice.

    Excellent article en effet.
    Les américains sont vraiment la pire des calamités...
  • Par Electric (---.---.---.105) 23 avril 19:08
    Electric

    Pour moi aussi les corium ont déjà tout traversé. Ils pataugent dans le marécage radioactif sous la centrale. Les eaux de ruissellement passent au travers, se chargent en radio-éléments qui se cristallisent en ce qu’on a dénommé des NANO BUCKYBALLS :

    http://agreenroad.blogspot.fr/2012/10/bucky-balls-and-fukushima-what-is-danger.html

    Au contact de l’eau, l’uranium « cristallise » pour former des nanosphères ultra radioactives et très résistantes, idéales pour un long voyage en haute mer.

    Une surprise de Fukushima qu’on ne connaissait pas avant.

    De quoi contaminer tout le Pacifique pour des décennies.

    Des milliards de mines radioactives qui voyagent au gré des courants et entrent dans la chaine alimentaire dont on occupe le haut de l’échelle.

    C’est bien pire que ce qu’ont dit.

    Pacifique t’es foutu, t’es mourru, t’es fichu.

  • Par arnulf (---.---.---.70) 23 avril 21:39
    arnulf

    Fort heureusement les TV et autres médias nous informent !
    Je suis toujours stupéfaits de voir que les journalistes, alors que eux sont informés contrairement au petit gars du coin, se foutent de tout, leurs enfants et leur futur, leur vie etc.. sauf de leur gamelle.
    Drôle d’engeance.

  • Par Pyrathome (---.---.---.145) 23 avril 21:59
    Pyrathome

    C’est bien pire que ce qu’ils ont dit......

    Ça résume bien l’article du jour et l’énième cachotterie de la word company....

    Je ne sais pas si c’est à ce point, mais c’est le moins qu’on puisse dire, le pire est devant nous, mais le pire c’est aussi cette engeance de crétins furieux et véreux qui veulent relancer le nuke.....
     http://www.lemonde.fr/japon/article...
    Ces gens là sont irrécupérables, tant que personne ne leur coupera la tête, ils continueront les saloperies.....
    On ne sait pas si l’univers est fini ou infini, mais ce qui est certain, c’est que la connerie humaine est infinie....

  • Par joletaxi (---.---.---.198) 23 avril 22:21

    On n’est pas qu’un peu dans la mouisse

    soit on finit dans la poele à frire
    soit on suit les recommandations du GIEC, et on fait du nucléaire

    http://jacqueshenry.wordpress.com/2...

    peut-être un chauffage à crottes de biques ?

  • Par jarnicoton (---.---.---.92) 24 avril 00:12

    Le chalutier japonais ne s’est appelé « Lucky Dragon » que dans les journaux des pays anglophones. Inutile donc de l’appeler ainsi ici. Traduire en français. 

    Le « lithium deuteride » est le deutériure de lithium. On a le droit de traduire en français la terminologie chimique anglaise.

    Deux erreurs fâcheuses qui pourraient faire croire à une volonté d’imposer la culture dominatrice de cette langue envahissante... ha ha !

  • Par morice (---.---.---.119) 24 avril 08:07
    morice

    Le chalutier japonais ne s’est appelé « Lucky Dragon » que dans les journaux des pays anglophones. Inutile donc de l’appeler ainsi ici. Traduire en français. 


    ah bon et c’est comment alors ?

    Le « lithium deuteride » est le deutériure de lithium. On a le droit de traduire en français la terminologie chimique anglaise.

    ah ah ah bonne nouvelle, on n’y aurait pas pensé...
  • Par cracouc (---.---.---.152) 13 mai 19:46

    Bonjour

    Je viens de lire votre article et certains points semblent être intéressants, d’autres me laissent perplexes :

    - la fuite était composée d’un nuage d’hydrogène et de composés radioactifs tous probablement plus dangereux les uns que les autres. Mais je ne vois pas comment cela pourrait provoquer « une sorte de tempête de neige ». Condensation ? Mélange avec du béton ?

    - la distance à la côte me semble être impossible : le fond marin est peu profond dans ce coin (c’est la baie de Sendai, pas plus de 20m) et on ne risquerait jamais un porte avion avec un fond trop haut (le navire tire près de 12m : la moindre cochonnerie et fond et boum) et surtout aussi près de la côte. Je le positionnerait bien plus loin de la côte et plus au nord (ce qui ne change pas grand chose pour le nuage). Si vous vérifiez le navire étant visiblement plus au nord et est parti le 14 (pas le 13) quand le vent a tourné et risquait de le toucher.
    Vous oubliez aussi de dire que la décontamination date du 23... Soit c’est totalement débile (en gros le commandant est sur un navire radioactif depuis une semaine et ne fait rien exposant sa propre vie) soit c’est plus un exercice pour faire joli (ce qui explique que l’équipage s’en tape un peu) et rassurer les japonais.
    Il est facile de vérifier si le navire était bien à 2 nautique de la côté : il aurait été filmé par le monde entier (2 nautiques c’est très très peu pour un navire de cette taille, on l’aurait tous vu dans toutes les vidéos)

    - « Le jet d’eau seul étant suffisant »
    En tout cas on n’a pas trouvé mieux... ce qui ne veut pas dire que c’est parfait. L’idée est de littéralement lessiver le navire pour que les particules radioactives ne restent pas sur le navire

    ", recevant toujours des communications internes de la Navy des rapports alarmants sur les doses de graves retombées radioactives constatées« 
    Là j’aimerais bien un lien, cela prouverait le problème
    Par ailleurs il aurait bien du mal à aller dans un port japonais : il rentre pas, il est trop gros (sauf dans quelques très rares ports bien connus).
    Politiquement je vois aussi assez mal les japonais dire aux américains »bon ben on a merdé et on atout contaminé mais vous rentrez pas« . Donc où se trouve le lien vers la news qui interdit d’entrer dans les ports ?

     »la seconde phase de décontamination pouvait commencer : armés de balais et de savon, les marins dans lesquels bien peu se protègeront la face ou seront masqués, preuve qu’ils n’avaient pas eu totalement connaissance du danger persistant« 
    Si si : faudrait être totalement con pour ne pas comprendre la logique du nettoyage... qui fait parti depuis 50 ans de l’entrainement usuel anti radiations. L’idée (n’étant pas expert je ne sais pas si c’est la bonne) étant que comme l’eau a plaqué la poussière au sol on »décrasse« le navire pour que les jets puissent bien la rejeter totalement.
    De toute façon il est TRES facile pour l’équipage de savoir s’il est contaminé : tout le personnel »nucléaire« porte un dosimètre. En cas d’exposition (quelle qu’elle soit) le dosimètre dose ... il est fait pour ça. Ca se serait vu clairement.

     » L’un des fleurons de la marine US était en effet... entièrement contaminé !« 
    Même chose il faudrait avoir un lien. Si le navire était contaminé il aurait dû gueuler de partout puisqu’il est couvert de détecteurs (pour détecter les fuites émanant de ses propres réacteurs).

    Vous oubliez par contre que les équipages de 3 hélicoptères ont bien été exposés aux radiations ce qui est bien pire pour eux.

     »Des documents sortis après des conversations entre responsables de la Navy confirment qu’il a en effet reçu de fortes doses de radiation.« 
    Même chose, un lien ? Sinon c’est juste une affirmation

      »On le retrouve enfin réfugié à Bremerton, dans l’état de Washington au Puget Sound Naval Shipyard and Intermediate Maintenance Facility« 
    Pas réfugié, c’est le lieu classique de l’entretien des Porte avions.
    Pas réfugié : il y est allé... six mois plus tard, pas juste après

     »pour ce qui est annoncé comme un entretien de routine, mais qui va perdurer : pendant 14 mois il va rester en cale sèche, des morceaux contaminés étant envoyés discrètement .... à Hanford« , »
    Il était annoncé en 2012 que la maintenance durerait 14 mois... et elle a duré ... 14 mois. On ne peut rien en déduire (par contre est ce plus long que ce que cela devrait être. Il faudrait comparer avec d’autres navires de classe Nimitz)
    Pour les morceaux contaminés j’aimerais bien un lien sinon c’est juste une affirmation. Ceci dit cela ne me surprendrait pas car lors de la « vidange » de certains éléments des coeurs ils ont probablement sorti des pièces radioactives. De là à dire que ça vient du Japon ?

    « on ne sait pas pourquoi le commandant avait fait monter sur le pont, en revenant du Pacifique, les voitures d’une partie de ses marins : étrange image !!! »
    C’est assez courant : comme le navire va rester en cale sche, son équipage change littéralement de zone d’affectation donc les voitures suivent (ça rend servide). remarquez qu’ils n’auraient pas fait ça si le pont était radioactif (sinon toutes les voitures seraient aussi contaminées et ça se verrait trop).

    "Bien entendu, la Navy clame qu’il s’agît d’une maintenance prévue à l’avance sous le nom de Docked Planned Incremental Availability... et qu’elle a coûté 218 millions de dollars."
    Oui, j’ai vérifié aussi, et les autres porte avions nucléaire ont aussi ce genre de révision très régulière.

     Mais, étrangement, la Navy ne sait pas trop bien ce qu’elle va désormais faire avec, visiblement : "l’USS Reagan doit se diriger vers la base navale de Coronado, mais son avenir n’est pas clair. Il va rejoindre le cycle de déploiement de la côte Ouest, qui comprend le Moyen-Orient et l’ouest de l’océan Pacifique. Le navire n’est pas prévu pour être déployé longtemps, a déclaré le commandant Kevin Stephens de la Naval Forces Air Pacific, et les problèmes budgétaires compromettent son temps sur l’eau« .
    Pour moi c’est assez clair comme plan non ?

     » La décontamination n’a pas pu se faire totalement, et l’engin entier est toujours radioactif : résultat, si on ne veut pas que des marins tombent malades à bord, il va falloir le ménager dans le temps et ne lui proposer que des courtes missions avec un turn over d’équipage le plus rapide possible« .

    Sauf que ce n’est pas possible. Il est peut être radioactif (j’en sais rien) mais vous non plus, on est juste en train d’affirmer. Par contre ce qu’on peut dire c’est que
    - la rotation des équipages ne change pas (c’est le même ToD
    - il ne faut pas confondre mission et équipage : il a beau être à la maison il y a presque autant de marins à bord (mais pas les volants) donc il seraient touché aussi
    - vu la sensibilité des dosimètres et détecteurs , ça se verrait TRES facilement (le moindre clampin le remarquerait) et tout l’équipage serait au courant en une rotation à la cambuse. Cela ferait 4000 personnes (je minimise) x rotations x nombre de personnes par famille... Vous voyez des marins inviter leurs familles ?

    Dans ce cas je crois que l’on invente beaucoup car les points les plus importants ne sont pas validés. C’est dommage car il a peut être réellement été irradié mais l’article ne permet pas de le conclure.

     »Le 14 janvier, on avait pourtant appris qu’il allait quitter San Diego, pour rejoindre... Yokosuka, au Japon, pour y remplacer le George Washington qui reviendrait pour sa grosse mise à niveau (41 mois de travaux !).« 

    Faudrait savoir : soit je Japon ne le laisse pas entrer soit il le laisse entrer. Et 14 mois devant les 41 c’est finalement assez peu, non ?

     »des retombées graves ont été également apparemment trouvées sur les hélicoptères qui revennaient des missions de secours. Un expert du gouvernement américain dont le nom n’est pas cité dans l’article Japan Focus disait : à 100 mètres devant, il (l’hélicoptère) lisait 4 sieverts par heure (**). «  l’

    Là je veux bien !

      »Le navire a même verrouillé le système de ventilation, précise Simmons« . »


    Impossible : en deux heures tout le monde est mort pas manque d’air. Ils ont plus probablement tout fermé et mis le navire en surpression pour éviter que les particules s’infiltrent... ce qui veut dire que la ventilation était à fond (et les filtres activés).
     

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