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Cher monsieur Force63

Suite à la découverte de ce tract, à l’initiative de la Fédération de l’enseignement FO du 63 et du Syndicat départemental FO du 63, appelant à une pétition contre la systématisation de l’inclusion scolaire, un membre du Collectif EgaliTED a rédigé cette lettre ouverte que nous vous partageons.

Le tract de FO63 vient en réponse à la signature d’une convention « en faveur de l’école inclusive pour donner plus de chance à des enfants en situation de handicap de réussir leur scolarité » entre l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes et les académies de Lyon, Clermont-Ferrand et Grenoble, ce que nous saluons. Pour plus d’informations sur cette convention, c’est ICI.

Nous espérons au plus vite une réaction de la Fédération Nationale de Force Ouvrière mais restons sceptiques au vu de ce texte datant de janvier 2017 et de ce post sur le blog du Syndicat National Unifié des Directeurs, Instituteurs et Professeurs des Ecoles du 35.

Cher Monsieur Force63,

Tu m'en voudras pas de t'appeler par ton pseudo, j'espère, mais dans ton milieu où tout le monde se tape sur l'épaule et manie le 'camarade' à tour de bras, cette familiarité ne devrait pas te choquer outre mesure.

Cher monsieur Force63, donc.

C'est quoi ce torche-cul ?

Quand je suis tombé là-dessus, j'ai failli m'étouffer avec ma Danette. Oui, des fois, je mange des Danette le soir, juste avant de dormir, ce sont mes instants de douceur égoïstes et honteux, et je déteste que ces moments-là soient interrompus (sauf par ma femme qui, parfois, le regard alangui, me fait comprendre qu'il est plus que temps de me glisser sous les draps).

Donc, je te cite : « nous constatons tous les jours les dégâts de l'inclusion scolaire systématique. »

Cher Force63, est ce que tu connais le point commun entre l'inclusion scolaire systématique et les licornes qui clignotent ?

BAH ILS N’EXISTENT PAS.

L'inclusion scolaire systématique est une belle idée sur le papier, tout le monde en rêve, mais on n’y est pas vraiment encore arrivés. A peine aux préliminaires. Et des fois, les préliminaires, c'est long. Plus c'est long, plus c'est bon. Mais pas toujours. Là, pas du tout, en fait.

Bon, contrairement à toi, monsieur Force63, je ne suis pas spécialiste de tous les Handicaps, juste de l'autisme. Enfin, je n’ai pas de diplômes, juste un enfant avec autisme. C'est moyen reconnu par ta hiérarchie, je sais, mais je vais quand même tenter le coup.

En fait, c'est quoi, le problème avec l'inclusion systématique ? 

Normalement, un élève doit être accompagné d'un AVS (enfin, un AESH). Dans l'idéal, elle est formée spécifiquement au handicap du petit bout qu'elle accompagne, suivie et conseillée par les parents afin qu'elle puisse s'adapter aux spécificités du loulou.

Bah revoilà les licornes. Parce que ce n’'est pas comme ça dans la vraie vie.

Actuellement, les AESH ont une qualification proche de zéro, et une résistance aux difficultés de la tâche proche du néant. Oh, ce n’est pas de leur faute. Cet emploi est accessible à quasiment tout le monde, sans formation préalable, sans même souvent avoir l'envie de travailler dans le médico-social. Ces personnes veulent juste bouffer, en fait. Comme toi, comme tout le monde. Alors, quand tu es projeté dans un domaine professionnel avec lequel tu n'as aucune affinité, dans le seul but d'avoir ton paquet de pâtes quotidien, il faut pas s'étonner que tu te contentes du minimum syndical (tiens, jolie expression).

Sauf que, pour nos enfants, c'est là que tout se joue. Les premières années de scolarisation devraient servir à acquérir des compétences scolaires, certes, mais également des compétences sociales. Ils doivent être accompagnés, poussés, sollicités, stimulés, tout le temps. TOUT LE TEMPS. Même quand l'AESH a mal à la tête, ou doit répondre au sexto de son copain.

TOUT LE TEMPS, je te dis.

Donc normalement, la maîtresse (ou le maître, pour l'égalité des sexes) doit diriger la pédagogie, l'AESH doit adapter les exercices au loulou, et l'ATSEM doit aider. Enfin, ça c'est dans le monde des licornes qui clignotent.

Ainsi, donc pour toi, tout le monde est perdant.

- Les enfants eux-mêmes.
Là, je t'avoue que j'ai du mal à suivre. De toute façon, ils ne sont pas moins bien à l'école que dans un institut dit « spécialisé » à augmenter leur « skills » de pâte à modeler jusqu'à l’âge de 25 ans.

- Les enseignants qui ne peuvent plus enseigner et sont souvent culpabilisés.

Alors là, mon con, (désolé, je me laisse aller), on ne va pas être tout à fait d'accord. 

Quand tu signes pour être enseignant, tu sais que tu vas pas au club Med (bah oui, si tu veux aller au club Med, tu signes au club Med). Donc tu sais que tu vas parfois rencontrer des enfants à prob... casse-coui... pénib... handic... bon, pour le parler-propre, on va dire 'à spécificités'. Bah figure-toi qu'un enfant A SPECIFICITES, ça demande un enseignement SPECIFIQUE. Donc ADAPTE. 

Bon, si t'as suivi, je t'ai déjà dit que normalement, l'AESH doit faire cette adaptation, sauf si elle répond au sexto. Bin dans ce cas-là, si tu estimes un minimum ton métier d'enseignant, tu te sors les doigts du derrière et tu rames pour faire avancer le gamin et l’AESH. Sauf que quand tu en as plusieurs, bin tu peux pas être au four, au moulin, au marché et au restaurant. Donc, ça a tendance à tourner assez rapidement à la double dose de Lexomil.

- Les autres élèves, dont les conditions d'apprentissage sont aggravées.

Bin oui, si les maîtresses se voient sucer leur cosmo-énergie par les quelques enfants à spécificités cannibales, elles ont moins de temps et d'énergie pour les autres, c'est logique.

Bon, maintenant, tu as une proposition qui a le mérite d'exister : virez-moi tout ça de là, on les mets dans un coin, là où on les verra pas trop, sous couvert de prêchi-prêcha du genre 'c'est pour leur bien'.

En fait, si tu réfléchis bien, stigmatiser une population spécifique pour les reclure là où on les verra pas, en disant que c'est pour leur bien, ça a déjà été fait, et on n’en garde pas des souvenirs folichons-folichons.

La solution, elle est ailleurs. Enfin, une des solutions. Parce qu'on n’est pas au pays des licornes qui clignotent.

Tu te souviens, l'AESH qui réponds aux sextos et qui a la migraine ? Elle est une des clés, mais genre LA grosse clé. Donc tu la prends. Enfin non, tu la prends pas, justement. Tu l'embauches, tu la sélectionne, tu la formes, et tu l'inclus au sein de la team pluridisciplinaire qui suit l'enfant, au titre de professionnel. Pas au titre de « je recopie, je fais des photocopies, je ramasse et j'aide les autres ».

Donc, un enfant, un AESH, formé, en contact avec les professionnels du suivi de l'enfant, agissant en collaboration étroite avec l'enseignant, et aussi avec l'aide des parents. Payée à sa juste valeur (qui de toute façon, si elle est bien choisie, sera inestimable aux yeux des enfants). Et tu verras que tout roulera déjà mieux.

Ensuite, il faut aussi FORMER les enseignants. Y'a des associations qui font ça très bien, tu n’auras pas besoin de chercher très loin. Et tu verras que le corps enseignant, quand tu ne lui donnes pas l'impression qu'il est le dernier maillon de la chaine et qu'il supporte sur son dos tout le poids d'une hiérarchie millefeuille, bin il est capable de gérer ce genre de chose. Souvent, c'est même pour ça qu'il a choisi ce métier, avant d'avoir eu son énergie sucée jusqu’à la moelle par l'inertie du système scolaire.

Et voilà ! Le tour est joué.

Ah oui, NOUS EXIGEONS blablablablabla...

Déjà, exiger quelque chose, ce n’est pas poli. On dit 'nous aimerions'. C'est plus sympa, et ça fait moins peur.

En plus, tu l'exiges deux fois, dont une fois en gras.

En fait, tu exiges d'un côté une prise en charge la plus adéquate adaptée au handicap, et de l'autre côté, tu ne veux pas d'inclusion. Incohérent.

Alors, attention, je vais faire de la magie.

Suis bien.

Les enfants avec autisme ont un problème très particulier. En fait, c’est un trouble des interactions sociales.

Donc, la prise en charge la plus adaptée, c'est de favoriser ces interactions.
Devinette : dans quel lieu social un enfant a-t-il le plus de chances de tisser ces interactions sociales et de les renforcer ?

Réfléchis...

La normalement, tu commences à comprendre que t'as écrit une grosse connerie, monsieur Force63 : L'ECOLE !

Mind-fucking, isn't it ?

Bon, je t'accorde la possibilité de te corriger, même si je n’y crois pas trop. Histoire de licornes.

Allez, des bisous. Sans rancune.


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15 réactions à cet article    


  • chanel 4 avril 12:11

    Merci,


    Je me suis d’abord mis la rate au court-bouillon après la lecture de ce torchon le plus débile que j’aie jamais lu, et, de surcroît, venant d’enseignants, ces rouages essentiels de notre belle « Ecole de la République » comme ils disent ... 
    Et, subitement, ma rate, elle s’est dilatée à la lecture de cette réponse. Je ne te connais pas, cher auteur, mais tu as raison, il vaut mieux en rire que polémiquer avec des crétins qui, de toutes façons sont certains de détenir THE vérité ... 
    Avec des militants comme ça dans le mammouth, on comprend pourquoi la scolarisation des élèves cognitivement et/ou mentalement différents a tellement reculé ces 5 dernières années : pas fâcher le mammouth ! 

    • Costa 4 avril 13:07

      Merci pour cette réponse « forte ».

      Maman d’ un petit autiste Asperger qui doit ce battre pour que sont fils reste scolarisé au collège.


      • Raymond SAMUEL Raymond SAMUEL 4 avril 13:34

        Bonjour,
        Bravo, vous êtes comme tout le monde : Pour vous comme pour tout le monde l’école éduque les enfants...Non, elle n’éduque pas les enfants, elle essaye maladroitement de corriger les dysfonctionnements (mais pas les dégâts) qu’elle provoque.
        Mission impossible. Les enfants tout venant, les enfants surdoués, les enfants différents, les enfants avec handicap etc. sont de petits humains (c’est l’une des espèces de mammifères) et ils sont faits, comme ceux des autres espèces, pour être élevés dans leur famille, leur famille étant faite, elle, pour vivre dans un groupe humain, une mini-société normale. Ils ne sont pas faits pour vivre dans la ségrégation. comme c’est le cas à l’école. L’éducation c’est l’affaire de la famille et du groupe humain, et un peu, du médical et de la science (neuroscience).


        • chanel 4 avril 16:30

          @Raymond SAMUEL

          on vous parle « élèves handicapés » vous répondez « enfants mal éduqués ». 
          Finalement, l’école ne vous a même pas appris à comprendre ce que vous lisez, c’et dire si elle est bien malade ! 

        • chanel 4 avril 16:53

          @Raymond SAMUEL

          vous pouvez développer votre concept de école = ségrégation ? 


        • dodoy 4 avril 18:32

          @Raymond SAMUEL
          Et quel est donc le rôle de l’école ?


        • Verbeke 4 avril 15:45

          Cher monsieur egaliTED, la lecture de ta lettre avait très bien commencée et je partageais beaucoup de tes points de vue. Mais voila que plus loin dans tes écrit, je tombe sur une description du beau métier que j’exerce depuis 10 ans maintenant (AESH), et là, mon sang n’a fait qu’un tour !Si je suis d’accord avec l’analyse générale de la situation faite dans cette réponse très bien tournée, je suis absolument consternée par la vision qui est donnée des AESH dans ce texte !!!! Pour quelqu’un qui doit très bien savoir combien la stigmatisation et les généralisations sont porteuses de discordes, je trouve que les termes employés sont tout à fait dégradants pour ceux et celles qui exercent cette fonction avec compétence, patience et empathie. Non, je ne suis pas un de ces robots sans conscience qui attend son paquet de pâtes à la fin du mois ! Votre colère vous emporte et vous empêche de voir que vous chargez une barque déjà bien remplie en ajoutant aux difficultés de notre fonction bien peu reconnue au sein même de l’éducation nationale , un mépris de classe qui me fait horreur. Là où nous avons besoin de reconnaissance et de soutien pour le travail qui se fait malgré tout tout les jours avec des enfants porteurs de handicap très variés, vous nous servez une caricature où je ne me reconnaît pas, ni la majorités de mes collègues AESH. Merci de faire attention aux mots, ils peuvent blesser.


          • _Louloutte38\ 4 avril 16:50

            @Verbeke
            De tout temps j’ai toujours vu EgaliTED soutenir les AVS/AESH dans leurs combats pour leur reconnaître un vrai statut, des réelles compétences, un salaire correct comme vous pourrez le voir dans les actus de leur site (http://www.egalited.org/ActuScol.html) mais aussi dans cet article : http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/autisme-l-ecole-inclusive-c-est-156572 ou encore celui-là http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/handicap-les-auxiliaires-de-vie-141168

            Mon avis : c’est ici une lettre ouverte d’un membre qui est relayé pour dénoncer le tract et la position inadmissible de ce syndicat. Le ton sarcastique, les situations ubuesques qui peuvent y être décrites sont pourtant bien réelles.... Mais bien sûr ne représentent pas l’ensemble des enseignants, des AESH etc...
            Mon fils a une AVS en or, qui a lu cet article et ne s’en est pas sentie heurtée. Perso je valide.

          • Verbeke 4 avril 18:12

            Louloutte38. « Mais bien sûr ne représentent pas l’ensemble des enseignants , des AESH , etc ... » était bel et bien la petite phrase qui manquait smiley . Je sais , je suis susceptible, c’est peut être à force de travailler dans un système pour lequel les accompagnants sont interchangeables et invisibles. J’ai lu l’article de 2013 que vous m’avez indiquez, il est très complet. Les choses ont très peu changées depuis ... Continuons à nous battre pour que ça change !


            • dodoy 4 avril 18:24

              @Verbeke

              Certes, un léger manque de nuance sur cette phrase. Il est vrai que les perles existent, que certaines personnes ont la vocation et la volonté tenace pour être de vraies locomotives. Mais, pour avoir fait lire ce texte à plusieurs AESH, toutes m’ont affirmé que la situation était dans la plupart des cas réaliste.

            • myrtille 4 avril 21:24

              Ces « personnes » ?? Pourquoi mettre ce mot entre guillemets ? Ce ne sont pas des personnes pour vous ??

              J’espère que vous n’êtes pas un ancien enseignant, car vos propos sont à vomir...

              • Duke77 Duke77 5 avril 09:12

                Fils d’institutrice en classes maternelles désormais en retraite, j’ai entendu tellement de fois l’autre version. Celle de l’enseigant à qui on demande de s’occuper d’un petit trisomique (oui, avant les troubles autistiques étaient rares), ou encore de faire les injections d’insuline à un enfant diabétique alors que ce n’est pas son rôle. Car, si effectivement les instit ne se sont pas engagés au club Med, ils n’ont pas non plus choisi de torcher des enfants en retard (d’où l’obligation de propreté avant l’entrée en petite section), ou de s’occuper d’handicapés ! On croit rêver... Les métiers du handicap sont des métiers à part entière et au cas où ça échapperait à l’auteur, quelqu’un qui choisi d’être enseignant désire instruire des enfants, leur apprendre à lire, écrire et compter... Les initier aux activités sportives, aux arts plastics etc. Mais certainement pas passer son temps derrière un enfant handicapé dans une classe de 30 marmots. Car évidemment, si l’enseignant doit « stimuler » sans cesse un autiste ou un trisomique, il ne peut se dédoubler pour s’occuper convenablement des 29 autres petits camarades. Ça, ça n’est possible qu’au pays des licornes dans lequel l’auteur désire se réfugier. Alors, oui c’est dur pour ces parents. Avoir un enfant handicapé c’est un crève coeur, une de ces saloperies dont le bon dieu seul a le secret. Mais il faut accepter que des structures appropriées prennent en charge ces enfants. D’abord parce qu’ils seront mieux pris en charge par un établissement dont c’est la spécialité, mais surtout parce que ce n’est pas à un enseignant qu’on doit demander de le faire ! Car, contrairement à cette attaque mesquine de la part de l’auteur et qui sent bon l’anti-éducation nationale primaire (les profs sont des fainénants s’ils refusent d’abandonner les enfants de leur classe pour s’occuper du votre autiste, c’est bien ça ?), les profs n’ont pas choisi le club med, mais pas non plus l’hopital psychiatrique. Je suis volontairement prococant dans cette dernière phrase... Bref, la conclusion est toujours la même : les parents refusent le handicap de leur enfant et cherchent désepérement à le laisser à l’école comme un enfant « normal » (vilain mot certes). Mais c’est au détriment de ses petits camarades dont l’instit ne pourra plus s’occuper convenablement, de leur propre enfant qui nécessite des compétences que les instit n’ont pas et de l’instit lui-même, qui contrairement à ce que croit l’auteur, n’est pas un fainéant ayant pu imaginer qu’instruire 30 enfants chaque année c’était comme des vacances au club Med, mais bien quelqu’un qui souhaite transmettre un savoir. Pas torcher les gosses parce que les parents sont laxistes ou que l’enfant a des problèmes et pas non plus « sociabiliser » les enfants, hein. Ça c’est la cour de récré qui s’en charge... Cela me rappelle une anecdote que ma mère m’avait raconté. Alors qu’on supprimait les tobogans et cages à écureil de la cour de récréation pour plus de sécurité (nous autres sommes donc des survivants), au même moment, il devenait de plus en plus courant de voir des gamins se réunir autour d’un camarade pour lui taper dessus et lui filer des coups de pied. Et là je parle de maternelle. Finalement, la violence s’invitait dans l’esprit des enfants au moment où le système prétendait les protéger en leur enlevant leur tobogan... Et bien devinez quoi ? C’est à la même période que souvent des enfants arrivaient le matin sans manteau en hiver et que, quand on leur demandait pourquoi le petit Kevin n’avait pas son blouson par ce froid, les parents répondaient : « parce qu’il n’a pas voulu ». A méditer sur l’évolution des mentalités des parents et du statut de l’enfant roi, considéré comme un petit adulte, trop souvent devant la télé, en manque de repères et gavé de glutamate dans les gateaux, gateaux apero, plats préparés indistriels et confiseries...

                Quoiqu’il en soit, les parents d’autistes feraient mieux de se mobiliser contre les responsables de l’état de leurs enfants. Car, je le répète, il y a 30 ans, il y a avait très peu de cas d’autisme, comme il y avait peu de bronciolites asmatiformes, et un enfant diabétique de temps en temps dans une classe de 30. Il y a donc bien quelque chose qui rend nos enfants de plus plus malades, et de plus en plus tôt. Plutôt que de reporter votre désepoir sur le maitre ou la maitresse, cherchez les vrais responsables et montez des collectifs pour les attaquer en justice. Si une star du cinéma américain le fait, c’est que c’est à la portée de tous les cerveaux fonctionnels : ceux qui ne crient pas au complotisme quand on leur avance des preuves... Vous gaspillez votre énergie et surtout tournez votre ressentiment vers les mauvaises personnes. C’est dramatique, car pendant ce temps les fautifs sont bien heureux et de plus en plus riches.

                Cherchez : Vaxxed


                • dodoy 5 avril 12:50

                  @Duke77

                  Quelle méconnaissance du monde de l’éducation ! Pas une seule mention de l’AESH ou de l’ATSEM, joyeux bordel mélangeant joyeusement les rôles de ces dernières et du professeur, dans la démarche classique de sacralisation de l’intouchable corps enseignant.. Pas une fois il n’est mentionné dans ce texte que le rôle du professeur est de (sic) « torcher les enfants en retard ». Il n’y a d’ailleurs pas d’obligation de propreté avant l’entrée en petite section, jolie légende urbaine prouvant une fois de plus la non maîtrise du sujet. (Article de loi : https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006071191&idArticle=LEGIARTI000027682617 )

                  De même, réduire la sociabilisation aux interactions en cour de récréation vous fait perdre toute crédibilité. Il serait salutaire de vous pencher sur le rôle de l’école maternelle (par exemple, http://maternelles-ia62.etab.ac-lille.fr/public/COMPTES-RENDUS/ARRAS_24052011/informer_les_parents.pdf) Trouver sa place dans la classe, c’est de la sociabilisation, et c’est clairement l’un des buts des classes maternelles.

                  De plus, de nombreuses études (médicales hein, par des professionnels, pas les films du cinéma) tendent à prouver que les vaccins ne sont pas responsables de l’autisme. ( par exemple, http://www.dailymail.co.uk/news/article-2632526/There-NO-link-autism-childhood-vaccines-major-new-survey-found.html#ixzz32BUu2LuX).


                • Dr Mengele 5 avril 09:49
                  L’autisme aux USA :quelques cas avant 1945
                  1 sur 15 000 en 70
                  1 sur 45 en 2016
                  1 sur 38 en Corée
                  Aucun cas chez les Amishs qui ne vaccinent pas
                  Aucun chez les pédiatres ne vaccinant pas 
                   Cout de l’autisme en 2011 aux USA $ 60.9 billion
                  En cause :le vaccin ROR surtout, l’Aluminium et le Mercure des vaccins

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