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Comment les journalistes propagent clichés et endoctrinement en faveur de l’anglais

Lu dans le journal télé du Nouvel Obs (semaine du 22 au 28/05/10), au sujet de l’émission « En route pour la grande école », qui a présenté le soutien scolaire mis en place en terminale dans un établissement du Pas-de-Calais avec l’aide de Sciences-Po Lille, lequel souhaitait élargir son assise sociale.

« Ses parents ont peu de moyens et elle finit par renoncer. L’école en France peine à corriger les handicaps de départ. « Si j’avais bossé correctement l’anglais depuis le temps que j’en fais, j’en serais pas là », dit Maxime. Mais il n’y est pour rien ! On enseigne mal les langues en France. Seuls ceux à qui leurs parents ont pu payer un séjour à l’étranger ont une chance d’être bien notés au concours. »
 
« On enseigne mal les langues en France »

Sur quelles études scientifiques se base une telle affirmation péremptoire ? Aucune. Seulement sur des comparaisons avec des pays nordiques qui ont abandonné leur propre langue à l’université ! Et chacun sait que les plus faibles en langues étrangères, sont (en moyenne) les anglophones, et de loin. Ce cliché du supposé mauvais enseignement des langues est aussi tenace que la gomme à mâcher du capitaine Haddock, qui passe d’un passager à l’autre, avant de lui revenir à la sortie de l’avion. Ce cliché-là passe d’un journaliste à l’autre avec une étonnante facilité – grandement aidé par la propagande de l’UE et par des journalistes ne connaissant probablement rien des questions politico-linguistiques.

Si l’on suit le raisonnement (?) de cette journaliste, « les handicaps de départ » consistent essentiellement à ne pas pouvoir se payer de « séjour à l’étranger » , en l’occurrence la GB ou les États-Unis, car ce handicap empêche d’avoir le niveau requis en anglais au concours d’entrée à Sciences-Po Lille.

En fait, elle prend le problème à l’envers : ce sont quelques écoles de Sciences-Po qui ont décidé, de leur propre chef, d’imposer l’anglais comme matière au concours d’entrée, avec un fort coefficient, alors qu’il y a à peine quelques années, cette école laissait le choix entre diverses langues comme matière « langue étrangère ».

Rappelons que les grandes écoles prétendent se soucier de la fracture sociale, s’inquiéter de la diminution du pourcentage d’élèves issus de milieux populaires (souvenons-nous de Césariot, le fils polytechnicien de Marius dans la trilogie de Pagnol), alors même qu’en imposant l’anglais, et lui seul, à un fort coefficient, elles ne font que l’aggraver !

La formation de « managers » de haut niveau qui est l’argument de toutes ces écoles ne représente qu’une poignée d’élèves par an ! Rien n’empêche les rares professions qui auront l’usage d’un niveau de grande maîtrise de se perfectionner durant leurs études.

Le directeur de l’IEP de Paris s’est d’ailleurs vu décerner le prix de la Carpette anglaise pour avoir imposé des cours en anglais (des matières du cursus enseignées en anglais) - ce qui est illégal.

Quelques précisions sur l’anglais à Sciences-Po et quelques liens dans la 2e partie de mon article sur Agoravox
Les tests d’anglais à Sciences-Po

Qui plus est, ces « élites » de quelques milieux spécifiques (surtout la finance et l’économie), n’en ont jamais assez : on lit déjà dans quelques conférences qu’il est souhaitable que leurs élèves aient à la sortie un niveau d‘anglais C2 (dans l’échelle CECRL en 6 niveaux), soit une maîtrise très rare, et que donc, en amont, l’école doit intensifier sa formation en, anglais. CQFD !

De cette exigence de quelques écoles supérieures favorables à l’hégémonie de l’anglais dans l’UE, la journaliste déduit comme eux que l’école publique, primaire et secondaire, doit s’adapter, s’aligner et produire des terminales dotées d’un meilleur niveau, ainsi de suite en cascade, jusqu’à des situations kafkaïennes où des parents stressés réclament des cours en anglais à la maternelle !
 
Et l’on voit prospérer le business de l’anglais et autres « baby-speaking » qui surfent sur l’angoisse parentale.

Selon l’un de leurs élèves, la certification en langue que Sciences-Po a confiée à un organisme dépendant du British Council revient à 300.000€ par an ! Or, l’IEP est un établissement public (à statut particulier) ; le tropisme anglophile d’une poignée de gens donc coûte des sommes inouïes au pays (rappelons au passage que la télé French 24, que nous n’avons pas le droit de regarder, nous coûte 100M/an).

La GB refuse l’euro, obtient régulièrement des dérogations, protège ses paradis fiscaux (les îles anglo-normandes et les trusts) - et, non contents de ça, il nous faut la soutenir financièrement !

La palme de l’esclavagisme linguistique et de la trahison des clercs va sans conteste à Sciences-Po Reims, qui a récemment choisi pour 2010 de faire TOUS ses cours en anglais ! Leur idéal pour l’avenir de la France est probablement la situation de la Norvège ou de la Suède, dont le vocabulaire scientifique et technique doit dater de plus d’une décennie, dont les enfants regardent les dessins animés en anglais, et dont quasiment aucun étranger n’envisage d’apprendre la langue...

Voilà le destin souhaité pour la France et pour l’Union européenne dans ces étranges écoles venues d’ailleurs, si étranges qu’il faudrait faire une radio de la main à tous leurs dirigeants pour voir s’ils n’ont pas une malformation du petit doigt, comme les extraterrestres de la vieille série télé Les envahisseurs... Car je ne vois guère d’autre explication à cette trahison des intérêts francophones au profit des intérêts anglophones – in fine, il ne s’agit que de pouvoir et de pognon.
 
Un petit groupe de gens ont décidé que l’anglais devait devenir la langue mondiale et la lingua franca de l’Europe, l’ont imposé au concours d’entrée, rejetant la diversité linguistique et l’égalité des peuples prônées à la naissance de l’Union, ont imposé des cours directement en anglais, et prétendent maintenant forcer l’ensemble des élèves de France à se plier à leur idéologie !

Et voilà comment une journaliste, consciemment oui pas, se fait le jeu des intérêts anglophones dans un hebdomadaire certes de qualité, mais qui a fait de l’anglicisation de l’UE un sujet tabou : pas un article, pas une ligne sur les questions linguistiques gênantes.

On pourra penser qu’il ne s’agit que d’un minuscule article d’un journal télé, sur une émission vite oubliée. Eh bien non ! Un journal télé touche des millions de lecteurs, qui eux-mêmes expliqueront à leurs enfants que si l’anglais est imposé à l’école primaire, c’est pour leur bien, que c’est la langue mondiale, la clé de leur avenir, et qu’ils en auront besoin s’ils deviennent dentistes, plombiers, maires, députés ou musiciens !

Cette « innocente » rubrique a de fait participé au formatage des esprits.

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44 réactions à cet article    


  • Massaliote 26 mai 2010 13:37

    Article très intéressant qui devrait mobiliser tous les idiots-utiles du Nouvel Ordre Mondial. Allez, parions qu’ils vont vous accuser d’un manque effarant de modernité ! Par ailleurs, la citation sur le site « Avenir de la langue française » m’interpelle : «  Ma patrie, c’est la langue française. »[Albert Camus] Eradiquer une langue, détruire la patrie, c’est ça le but. Je n’ai jamais autant regretté que Camus soit mort. Son avis m’aurait intéressé (et pas qu’en ce domaine).


    • LE CHAT LE CHAT 26 mai 2010 14:04

      pour devenir directeur du F.M.I ou de l’OMC , il faut parler anglais ........
      On se plie donc à la volonté des maitres du monde , tout français qu’ils soient ....


      • Jean-paul 26 mai 2010 14:26

        Agoravox est aussi en anglais .


        • Basepam 26 mai 2010 14:29

          Parfois j’ai l’impression de ne pas vivre sur la même planète que certains auteurs.

          L’anglais quoi qu’en pense l’auteur est déjà la langue majeure du 21ème siècle. Il peut décider de lutter s’il le souhaite mais c’est déjà la réalité. Ne pas l’enseigner ou ne pas le mettre en avant est juste un moyen de pénaliser nos enfants.

          Les préparer au mieux au plurilinguisme est une force que nous devrions mettre en avant car les anglo-saxons (qui n’ont pas à faire l’effort d’apprendre d’autres langues) en sont souvent incapables.


          • djib 26 mai 2010 14:41

            la langue majeure ... mort de rire ...
            est ce la plus parlée ? non ...
            alors la plus répandue géographiquement parlant ... ah non plus

            Ah oui je sais ... c’est la langue de la finance !! ben vu ce qu’il en reste on parlera tous bientôt chinois ....


          • docdory docdory 26 mai 2010 14:45

            @ Krokodilo


            Une chose est certaine : il est rigoureusement impossible de tenter d’apprendre une langue étrangère si l’on a pas une compréhension approfondie de la grammaire de sa langue maternelle .
            Quand je vois que mes enfants , respectivement en 5ème et 3 ème au collège , en sont encore à apprendre des notions de grammaire qui, à mon époque ( avant 1968 ) , étaient connues par coeur et par tous les élèves en fin de CM2, je ne peux que conclure au fait l’apprentissage de l’anglais, ou de n’importe quelle autre langue, à l’école primaire est une pure et simple fumisterie, qui se fait au détriment de la connaissance de la langue maternelle.
            A mon époque , on devait pouvoir conjuguer, en fin de CM2, tous les verbes du français, même les plus irréguliers, à tous les temps y compris l’imparfait du subjonctif, on devait maîtriser totalement les règles de concordance des temps , et également l’analyse logique grammaticale d’une phrase comprenant plusieurs propositions . Dans une dictée , il y avait la sanction « 5 fautes = zéro » !
            Tout ceux qui ne maîtrisaient pas cela ne passaient pas en 6ème, et , soit redoublaient le CM 2, soient allaient en « classe de fin d’études » .
            Il est donc d’une priorité absolue de supprimer tous les apprentissages non fondamentaux à l’école primaire ( les langues étrangères et la prétendue « initiation à la maîtrise de l’outil informatique » et autres apprentissages décoratifs ) .

            • Krokodilo Krokodilo 26 mai 2010 19:54

              Tout à fait d’accord. On pourra en rediscuter bientôt, mon prochain article porte sur un marronnier « Pour ou contre les notes à l’école » !
              L’an dernier, la maîtresse de ma fille a fait refaire la dictée après correction (après tout, c’est toujours du travail) car à la première, une notation réelle aurait flanqué zéro à quasiment toute la classe !
              Sur l’anglais au primaire, un truc marrant, c’est l’effet des nouvelles doctirnes en matière de pédagogie, de didactique des langues comme ils disent : actuellement, c’est l’oral, faut plus d’oral, toujours plus d’oral, de préférence en immersion, càd. sans français. Total : aussi bien en anglais qu’en langue régionale, mes enfants me racontaient que la classe n’y comprenait rien, et quand ils en faisaient la remarque aux profs (ou à l’auxiliaire en renfort pour l’anglais, au primaire), chacun répondait : « Si vous écoutiez mieux, vous comprendriez » !
              Pire, parfois la prof d’anglais du secondaire s’énerve devant l’incompréhension et le peu de progrès par rapport à la progression prévue. Cette tendance permanente à sous-estimer la difficulté réelle de l’apprentissage d’une langue étrangère, associée à une exigence de progression manifestement irréaliste ne peut aboutir qu’à stresser à la fois les élèves et les profs, de même que dans le privé lorsqu’on fixe à des cadres des objectifs inatteignables, afin de conclure à son évaluation annuelle que c’est un zéro..


            • FRIDA FRIDA 26 mai 2010 20:48

              @docdory et @krokodilo
              Je rejoins à 100% vos commentaires. Mais le « réalisme » et la « modernité » l’emportent sur le bon sens.
              Si on est attiré par les théories du complot, on peut y voir un complot qui vise à saper les fondements de notre éducation et à dégrader les performances de l’éducation nationale.


            • Krokodilo Krokodilo 26 mai 2010 21:17

              Plutôt qu’un complot, j’y vois une complaisance dans les clichés, une acceptation de l’hégémonie anglophone facilitée par une satisfaction de notre influence linguistique, même déclinante, le tout concourant à un déni des questions linguistiques dans l’UE et dans le monde. D’où une totale absence de ces questions dans certains grands médias - ou alors très orientée comme TF1 et A2 qui ne peuvent montrer les formidables écoles suédoises ou finlandaises sans les illustrer par des cours d’anglais.


            • ZEN ZEN 27 mai 2010 11:35

              D’accord avec Doc et Kroko
              La maîtrise de la langue maternelle devrait être la priorité absolue
              Dans l’école primaire « à tout faire »,revenons aux fondamentaux et vite, et il ne suffit pas de le dire...depuis des lustres
              Comment ce principe de bon sens peut-il encore être discuté ?

              Les « carpettes » ne manquent pas, et en lieu ,comme l’illustreJean-Claude Trichet, lauréat du Prix spécial du jury à titre étranger de l’Académie de la Carpette anglaise,


            • ZEN ZEN 27 mai 2010 11:40

              Rappelez -vous son célèbre :
              « I’m not a frenchman »
              Ce n’est pas l’anglais qui est en cause, mais l’anglocratie et l’anglomanie...

              Florilège :

              • 1999 : Louis Schweitzer, PDG de Renault, pour avoir imposé l’usage de l’anglo-américain dans les comptes rendus des réunions de direction de son entreprise (juste devant Claude Allègre, sélectionné pour avoir déclaré à La Rochelle, le 30 août 1997, « Les Français doivent cesser de considérer l’anglais comme une langue étrangère »).
              • 2000 : Alain Richard, ministre de la Défense, pour avoir obligé les militaires français à parler anglais au sein du Corps européen alors qu’aucune nation anglophone n’en fait partie.
              • 2001 : Jean-Marie Messier, PDG de Vivendi Universal, pour avoir systématiquement favorisé l’anglais comme langue de communication dans ses entreprises.
              • 2002 : Jean-Marie Colombani, directeur de la publication du Monde qui publie sans la moindre réciprocité, et à l’exclusion de toute autre langue, un supplément hebdomadaire en anglais tiré du New York Times.
              • 2003 : le Groupe HEC, dont le directeur général, Bernard Ramanantsoa, a déclaré en décembre 2002 : « Dire que le français est une langue internationale de communication comme l’anglais prête à sourire aujourd’hui ».
              • 2004 : Claude Thélot, président de la /fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Commission_du_d%C3%A9bat_national_sur_l%E2%80%99avenir_de_l%E2%80%99%C3%A9cole&action=edit&redlink=1" class="new" title= »Commission du débat national sur l’avenir de l’école (page inexistante)">Commission du débat national sur l’avenir de l’école, pour avoir considéré « l’anglais de communication internationale » comme un enseignement fondamental, à l’égal de la langue française, et avoir préconisé son apprentissage par la diffusion de feuilletons américains en version originale sur les chaînes de la télévision française.
              • 2005 : France Télécom, opérateur de téléphonie présidé par Didier Lombard, pour la mise en place de services et produits aux dénominations anglaises (« Business Talk, Live-Zoom, Family Talk... »), désigné par huit voix contre quatre pour Yves Daudigny, président du conseil général de l’Aisne pour sa campagne publicitaire en anglais « L’Aisne, it’s Open ! 


            • Krokodilo Krokodilo 27 mai 2010 11:53

              @Zen, c’est toujours impressionnant de relire cette progression de l’anglais langue de l’UE... C’est l’occasion de citer les rares médias qui persistent à défendre l’idée du plurilinguisme de l’UE, comme Le Taurillon, ou Presseurop, qui traduit des articles de divers grands journaux.


            • Massaliote 28 mai 2010 13:40

              La Ville de Marseille (capitale de la culture) a désormais un slogan pour 2013 « Marseille on the move ». Difficile de trouver plus ridicule.


            • zelectron zelectron 26 mai 2010 15:39

              C’est ça ! vous êtes fou, oublions l’anglais dans l’industrie, à l’export, dans la médecine et la pharmacie et les milliers de domaines où il est impératif de maitriser la langue de Shakespeare, j’adore ma propre langue et même je la chérie mais gardez votre aveuglement, pardon, votre surdité, pour vous.


              • Krokodilo Krokodilo 26 mai 2010 19:58

                @Zelectron
                Surtout si à cause des autorisations européennes (AMM), on nous rebaptise d’office le vaccin ROR en MMRvax..
                Seule une petite minorité de médecins a réellement besoin d’anglais ; qui plus est, parmi ceux-ci, beaucoup peuvent se contenter d’un anglais de termes médicaux assorti d’une grammaire simple, soit un niveau très loin de permettre la lecture de David Lodge en VO (j’adore cet auteur).


              • FRIDA FRIDA 26 mai 2010 15:40

                J’ai vu deux articlesen anglais en modération, je n’ai pas apprécié de tout parce que le site est en principe non bilingue et je me demande pour quoi proposer des articles anglophones,
                je voterai oui pour un article en total opposition avec mes convictions rien que pour le débat alors qu’un article écrit en anglais je voterai non même s’il va dans le même sens que mes opinions.
                Je pense qu’il n’y a plus de volonté politique pour soutenir et promouvoir la langue française.


                • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Webster Rorschach 26 mai 2010 18:02

                  Je ne vous ai pas remercié pour tout le travail que vous m’avez donné, mais grâce à vous, j’ai reçu une prime de mon employeur, le British Council, ou, de par son nom complet « British Institute for World Domination and Extermination of Esperanto Speakers ». J’ai en plus reçu une médaille du directeur de cette noble institution, le Dr Evil, qui m’a félicité pour mes achievements dans le domaine de la propagande.

                  Typhon


                  • Krokodilo Krokodilo 26 mai 2010 19:41

                    SVP., faites un petit effort pour être aussi agressif et insultant que vous le fûtes parfois, car j’ai très envie d’essayer le nouveau système de repliage des commentaires !


                  • Jean-paul 26 mai 2010 18:09

                    @ Frida
                    Please ,be open minded .


                    • ZEN ZEN 27 mai 2010 12:24

                      John
                      Entendu par quelqu’un quelque part...à Paris smiley

                      "...C’est aussi indispensable dans un brainstorming que pour un one to one au desk du boss. En effet, si vous ne comprenez pas les résultats du benchmarking sur le B to C offshore, gare au downsizing. Une place dans l’open space, ça se mérite. Vous devez être simply the best. Mais no stress : avec un bon coach, sky is the limit quel que soit votre background. Travaillez straight to the point pendant les jours en day off et vous serez on top."


                    • Jean-paul 26 mai 2010 18:12

                      @ Typhon

                      Congratulations for yours achievements  :)


                      • curieux curieux 26 mai 2010 18:12

                        Les journaleux ne croient pas aux mensonges des politicards. Ils les répètent. C’est pire
                        Coluche


                          • Krokodilo Krokodilo 26 mai 2010 19:43

                            Il faut faire la part des choses, il y a de remarquables dossiers, des enquêtes fouillées, même si la ligne politique et la ligne éditoriale ont leurs contraintes. Par ailleurs, les journalistes sont le s premiers visés par les dictateurs de tous bords, car ils sont l’incarnation de la liberté d’expression, de même que Internet.


                          • Jean-Louis Le Blais 31 mai 2010 09:46

                            Les journalistes intègrent, oui.

                            Mais ceux qui caressent le pouvoir dans le sens du poil seront (sont) toujours là ; et souvent plus nombreux qu’on le croit.


                          • Laurent 26 mai 2010 21:35

                            Je me demande aussi parfois dans quel monde je vis.
                            Vous vous focalisez sur l’apprentissage de l’anglais à tout prix, au détriment du français, vous vous angoissez à l’idée que ce dernier pourrait disparaitre. Mais soyez sérieux !
                            Ne stigmatisez pas l’anglais comme un adversaire du français. J’ai la chance de travailler dans une multinationale sise en Europe dans laquelle on travaille en anglais. Plus que le simple gain de productivité lié à la langue commune (pas de traduction nécessaire, pas de « misunderstanding »), j’apprécie l’ouverture d’esprit que cela procure. Vous n’imaginez pas le nombre de rencontres que j’ai pu faire, partager des moments avec des citoyens de tout pays, partir dans leur pays à la découverte d’autres cultures, et tout simplement échanger, simplement car nous parlons la même langue. Voyager n’est plus jamais un problème, et je peux envisager sans retenue un job à l’étranger.
                            Tous les étrangers adore la France, surtout Paris et la langue française, mais déplorent à l’unisson le manque d’amabilité des français, bien souvent dû à leur incapacité à pouvoir dialoguer. Voyageant régulièrement au sein de la communauté européenne, je peux m’apercevoir que l’anglais est bien plus et mieux parlé que chez nous.
                            Le français n’est plus la langue phare de l’Europe depuis belle lurette. Même nos chanteurs s’expriment en anglais.
                            Je pars pour plusieurs mois en Amérique du Sud. Je v


                            • Krokodilo Krokodilo 26 mai 2010 22:49

                              "au détriment du français, vous vous angoissez à l’idée que ce dernier pourrait disparaitre."
                              L’idée ne m’a jamais effleuré ! Par contre, il est très possible que son vocabulaire scientifique décline en s’anglicisant, disons n’existe plus qu’en anglais, de sorte que les mêmes qui aujourd’hui l’imposent à Sciences-po en tireront argument pour l’imposer à l’université, d’abord un peu, beaucoup, à la folie puis totalement, jusqu’à aboutir à la situation de la Suède ou de la Norvège.
                              Chaque fois que je traite ce thème, j’ai le témoignage de quelqu’un qui bosse dans une boîte internationale... Quant aux avantages que vous décrivez, ce sont ceux apportés par le fait d’avoir une langue auxiliaire en partage, auquel cas l’espéranto est de loin plus adapté, si c’est ce que vous voulez me faire dire, du fait de sa simplicité et de sa neutralité. Une langue internationale équitable. En outre, si aujourd’hui vous voyagez en Amérique du sud, tout ce que vous dites est vrai, mais avec l’espagnol ! Et en russe pour pas mal de pays. l’anglais mondial est très surfait, sauf s’il s’agit de demander le chemin de l’hôtel ou un bar un peu chaud...

                              Ce que vous acceptez, c’est la domination politique, financière et personnelle par l’anglais, à l’apprentissage duquel certains doivent consacrer plus de 3000 heures (pour demeurer des non natifs), tandis que les autres profitent de cet avantage inouï en temps de loisir ou d’étude d’autre chose.


                            • Jean-paul 27 mai 2010 00:30

                              Krokodilo
                              Vous etes jaloux des Americains ,Anglais ,Sud Africains ,Australiens ,Canadiens ,qui n’ont pas besoin d’apprendre une autre langue .
                              Mais apprendre une autre langue est si enrichissant  !
                              Vous voulez l’esperanto pour sa neutralite ,donc pour vous une langue est un choix politique .
                              Avant c’etait le francais qu’il fallait apprendre pour les autres pays .............................desole maintenant c’est l’anglais .
                              That’s it !


                              • Krokodilo Krokodilo 27 mai 2010 10:18

                                Ce n’est pas une question de jalousie mais d’équité, particulièrement dans le contexte européen ; pendant que nous apprenons de l’anglais, eux peuvent apprendre une autre langue (ou leur métier, car il y a une vie en dehors des langues !) et garder un avantage compétitif à l’embauche, outre le fait qu’ils sont souvent privilégiés pour de nombreux emplois « native neglish or same level ».


                              • mustus 27 mai 2010 06:59

                                Bonjour,

                                Je pense que votre article est quelque peu confu sur le contenu. En effet, il ne faut pas confondre lobying de la langue anglaise (qui est reel et evident) et apprentissage de la langue anglaise a l ecole. Je vis dans le Nord de la Thailande ou j essaie de promouvoir un maximum la langue francaise car ici les anglophones font la loi et effectivement imposent leur langue (et par ce biais leur culture et leur vision du monde).
                                Toutefois, l apprentissage de l anglais reste necessaire et ce n est malheuresement pas dans les ecoles francaises qu il se fait. Alors si on veut l egalite pour tous (effectivement, tout le monde ne peut pas se payer des sejours linguistiques a l etranger), il faudrait revoir en profondeur les methodes d enseignement de l anglais dans les ecoles francaises (combien de profs dont l anglais est la langue maternelle enseignent dans les colleges et lycees francais ?), en insistant beaucoup moins sur la grammaire (mal bien francais) et beaucoup plus sur l echange, la prise de parole et la comprehension. Pour avoir passe 12 ans a apprendre l anglais a l ecole, je n ai pas souvenir d avoir connu de genre de methodes et je ne pense pas que ca ait change depuis.
                                Bref, faire des cours en anglais ne m apparait pas ridicule loin de la, ca reste en tout cas une excellente methode d apprentissage avec laquelle je ne vois pas directement de lien avec un quelconque endoctrinement. Mais la peur de revoir les methodes d enseignement des langues etrangeres en France est elle bien reelle.


                                • mustus 27 mai 2010 07:23

                                  Re bonjour,

                                  Je n avais pas lu votre commentaire sur « l immersion totale » avec des cours tout en anglais que vous associez la aussi a un endoctrinage. Je ne sais pas comment ce se pratique en France, mais pour ma part j ai 2 garcons de 4 et 6 ans nes en France, parlant couramment le francais (qu on peut considerer comme lamgue maternelle), qui a leur arrivee en Thailande ont mis moins d 1 an pour le parler couramment. Pour quelle raison ? parce qu ils etaient dans une immersion totale et permanente, certes au depart ils etaient un peu perdu mais la magie du cerveau libre d un enfant fait que l apprentissage (d une langue pourtant radicalement differente) s est faite rapidement, sans douleur et sans cris. Et vous savez quoi, je m occupe de chambres d hotes (je fais l effort de ne pas dire guesthouse, vous m en auriez voulu), et il y a donc quotidiennement des etrangers (qui s expriment en anglais) qui discutent avec mes enfants..... qui font donc un apprentissage simple et rapide de l anglais.
                                  Alors vous pouvez toujours remettre en cause cette methode d immersion totale dans une langue pour en faire l apprentissage, n empeche que c est la seule qui vaille. Sinon, comme vous semblez l envisager, refusez l apprentissage des langues etrangeres de peur d etre envahi par la doctrine du nouvel ordre mondial. Mais pour ca, il serait plus efficace de se tourner sur la vision spirituelle (je vous recommande a cet effet « le pouvoir du temps present »d Eckhart Tolle puis quelques enseignements bouddhistes quand vous aurez reussi a comprendre spirituellement ce bouquin), et vous verrez alors qu on peut faire l apprentissage de ce qu on veut sans y voir d endoctrinage permanent.
                                  Allez, je vous laisse, voila mes jeunes eleves qui viennent pour leur cours de francais (on s eclate, on ne parle que francais pendant 2 heures, et pourtant ils sont Akha, des peuples de la montagne qui ne parlent meme pas le Thai !!!). Vous devriez essayer c est super !!!


                                  • Krokodilo Krokodilo 27 mai 2010 10:47

                                    Je ne savais pas que l’enseignement bouddhique amenait à déformer les propos des autres.
                                    Je n’ai jamais dit que l’enseignement des langues en immersion était un endoctrinement. Plutôt que le refus dogmatique de la moindre explication en français à des débutants (peu motivés par rapport à des enfants qui se retrouveraient en permanence à l’étranger) était excessif et contre-productif.

                                    « Sinon, comme vous semblez l envisager, refusez l apprentissage des langues etrangeres de peur d etre envahi par la doctrine du nouvel ordre mondial »
                                    Là encore vous me faites dire ce que je n’ai pas dit. A quoi bon vous répondre si vous ne lisez même pas ?

                                    Ce cliché que l’enseignement des langues serait mauvais et cette demande qui revient de plus en plus dans les médias d’avoir des profs natifs ne peuvent que réjouir le British Council, car cela ne peut aboutir qu’à la situation de la Suède et de la Norvège. Si on va dans ce sens, bientôt l’anglais sera la langue nationale bis de la France, outre les milliers de postes de profs que cela créerait pour les native english, au primaire, secondaire et à la fac : le « jackpot » pour la GB !


                                  • Internaute Internaute 27 mai 2010 09:45

                                    Science-Po est l’école qui doit être supprimée une fois pour toute. Elle n’apporte à la nation que des personnes chargées de la détruire. C’est l’école du mondialisme, du cosmopolitisme et du déni de tout ce qui est français. Cette école est le creuset de ce néo-stalisme que constitue le « politiquement correct ». De cette école sortent des individus comme Copé(lovici) et Pujadas qui occupent ensuite des postes de faiseurs d’opinion.

                                    Dans l’article, vous parlez en même temps de Polytechnique et des « grandes écoles » ce qui est fort dommageable pour celles-ci. Science-Pô n’a rien d’une grande école et le niveau d’entrée n’y dépasse pas celui d’une bonne fac. D’aileurs, ceux qui font l’X ou Normale-Sup ne vont jamais se perdre ensuite à Science-Po.

                                    Que l’anglais soit mis en avant au détriment du français fait partie de la ligne politique de cette école anti-française dans tous ses segments de la cultutre et de l’éducation.


                                    • Krokodilo Krokodilo 27 mai 2010 10:24

                                      Effectivement, je n’ai pas été clair sur ce point, j’ai un peu mélangé deux aspects : c’est essentiellement Sciences-Po qui donne une place croissante à l’anglais, au concours d’entrée et dans le cursus. Tandis que Sciences-Po et les grandes écoles cherchent à corriger cette diminution des élèves d’origine populaire.


                                    • Daniel Roux Daniel Roux 27 mai 2010 11:10

                                      "Un petit groupe de gens ont décidé que l’anglais devait devenir la langue mondiale"

                                      La plupart des commentaires ne prennent pas en compte ce fait. La langue dominante est celle du système dominant. C’est aussi la langue qu’ont dû apprendre nos élites et qui, par conséquent, sert de critère de sélection non seulement pour accéder aux grandes écoles mais aussi aux postes les plus importants.

                                      Il faut prendre en compte cet aspect politique si l’on veut comprendre l’hégémonie de l’anglais dans le monde. Du 1er au 18ème, c’était le latin qui dominait en Europe, puis le Français et maintenant l’anglais. Il est probable que le déclin de la puissance Anglo américaine et l’essor de la Chine modifiera la donne mais l’Inde a choisi l’anglais comme langue fédérale.

                                      Donc, ceux qui prétendent à des postes de responsabilités doivent encore apprendre l’anglais. Ceux qui voient plus loin, l’anglais et le Chinois.

                                      Soyons pragmatique, cessons d’enseigner d’autres langues, car c’est coûteux, non productif pour les élèves, et inutile, car dans leur carrière, leurs interlocuteurs parleront anglais.


                                      • Krokodilo Krokodilo 27 mai 2010 11:48

                                        Effectivement, les élites tendent à reproduire le système qui leur a réussi, et à pousser leurs enfants dans cette voie ; rien d’étonnant donc, à ce que ces mêmes « élites » soutiennent les classes européennes, l’enseignement en anglais, les séjours à Londres, et l’anglais lingua franca de l’UE.

                                        Par contre, dire que tous les postes à responsabilité ont et auront besoin d’un bon anglais, non. Si un ministre des affaires étrangères doit négocier des heures avec un pays menaçant, j’aime autant qu’il le fasse en français, dans une langue qu’il maîtrise, avec un bon intreprète de part et d’autre, plutôt que de courir le risque d’un grave malentendu. Un ingénieur qui bâtit un pont (ou la dalle de l’immeuble sur laquelle vous marchez tous les jours) ou un chirurgien ont eux aussi une grosse responsabilité, et sans anglais. Un commercial en Chine sera miuex accueilli s’il a fait l’effort d’apprendre un peu de chinois, comme dans n’importe quel pays.

                                        Si vous souhaitez qu’on cesse d’enseigner d’autres langues, c’est en bonne voie, car la diversité linguistique est en chute libre dans nos écoles... Personnellement, je plaide plutôt pour un total libre choix de deux langues à valider.


                                      • Daniel Roux Daniel Roux 27 mai 2010 13:13

                                        @ krokodilo

                                        J’ai bien écrit « ceux qui prétendent à.. »

                                        Un étudiant qui commence, aujourd’hui, des études longues ne peut pas faire l’impasse sur l’anglais, qu’il soit un futur ingénieur et même un futur chirurgien.

                                        Cela ne veut pas dire qu’il en aura besoin dans sa vie professionnelle, mais comme il ne peut pas savoir à quel sera les opportunités qu’il rencontrera, ni quel parcours il effectuera..


                                      • Krokodilo Krokodilo 27 mai 2010 15:53

                                        En somme, il faudrait imposer un anglais intensif à tous ceux qui commencent des études plus longues que bac plus trois, au motif qu’ils ne savent pas quel parcours sera le leur, et qu’un pour cent parmi eux en aura besoin ? Curieux raisonnement. Ce ne serait pas plus simple que ce petit pour cent travaille son anglais ?


                                      • skirlet 27 mai 2010 22:23

                                        Donc, ceux qui prétendent à des postes de responsabilités doivent encore apprendre l’anglais. Ceux qui voient plus loin, l’anglais et le Chinois.

                                        Comme le dit une blague : les optimistes étudient l’anglais, les pessimistes - le chinois, et les réalistes - le kalachnikov...

                                        (et les pragmatiques - l’espéranto smiley )


                                      • ZEN ZEN 27 mai 2010 11:44

                                        Tout à fait Daniel
                                        Une Europe vassalisée ne peut que glisser vers la domination de l’anglais, ou plutôt d’un certain globisch

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