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Accueil du site > Tribune Libre > Contestation du GIEC : l’inaccessible seuil de compétence...

Contestation du GIEC : l’inaccessible seuil de compétence...

Est-il possible à un individu isolé, ou à un groupe d’individus, de formuler une contestation des conclusions du GIEC (ou IPCC) qui aurait une valeur d’un niveau comparable à ces conclusions et pourrait donc les remettre en question ?

La question mérite d’être posée et examinée de près car les contestations fleurissent, elles alimentent un peu partout dans le monde les blogs, les chroniques internet, sur journaux papier ou les émissions TV....

Il y a là un véritable problème pour notre société, celui que chacun puisse déterminer parmi toutes les propositions disponibles sur un sujet donné celles auxquelles il doit se référer afin de pouvoir exercer en connaissance de cause sa citoyenneté.

Que les travaux des scientifiques du GIEC soient généralement disponibles à tous (pour peu que l’on se donne la peine de les chercher et éventuellement de payer pour y accéder) est une bonne chose mais cela ne signifie en rien que nous serons tous capables de les comprendre, et encore moins d’en reproduire les mécanismes pour finalement en contester les résultats en présentant des contre conclusions d’un même niveau de solidité.

Si chacun, ou des comités restreints, avait la capacité de produire des résultats de haut niveau en climatologie et dans les diverses disciplines réunies par le GIEC, pourquoi aurait-on pris la peine de créer cet instance et d’y faire collaborer des milliers de scientifiques reconnus ?

La réponse pourrait être : les phénomènes à prendre en compte, à disséquer, à mettre en interaction dans des modélisations complexes sont à ce point nombreux, difficiles à identifier, à quantifier, à comprendre... qu’il est indispensable d’avoir recours à de nombreuses disciplines réunissant chacune de nombreux spécialistes.

Ce qui d’emblée serait susceptible de disqualifier toute approche tentée par un individu ou un petit groupe.

Et cela même si cet individu ou si les participants à ce petit groupe répondaient aux caractéristiques de « scientifiques reconnus » : l’ampleur et la difficulté de la tâche implique la grande taille de l’effectif, la variété des qualifications et leur très haut niveau.

Même avec ses milliers de participants de très haut niveau le GIEC ne nous fournit pas de certitudes absolues (qui, quelles qu’elles puissent être, nous seraient d’un grand secours) pourtant des individus ou petits groupes d’individus avancent sans broncher des conclusions inverses à celles du GIEC comme représentant « la » vérité, celle qu’ils défendent et qui, éventuellement, serait susceptible de recueillir une majorité de voix dans un débat démocratique.

Nous sommes là confrontés au danger de passer à l’écart de ce qui devrait nous guider, au danger de nous lancer dans des directions où nous mettrions notre avenir en péril.

Il existe par exemple un débat sur les neiges du Kilimandjaro : elles fondent depuis longtemps et l’on peut penser qu’elles disparaîtront à relativement brève échéance.

« Le glacier du Kilimandjaro a perdu 85% de sa surface en un siècle et aura disparu d’ici 20 ans »

Si certains avancent que cette fusion des glaces est imputable au réchauffement global d’autres mettent en accusation la déforestation, très importante, dans les zone voisines de ce sommet, qui aurait profondément modifié le régime des pluies dans cette région.

Le Kilimandjaro recevrait trop peu de précipitations pour que ses « neiges éternelles » le demeurent longtemps, tandis que les températures au sommet n’auraient jamais dépassé 0°C.

« Kilimanjaro’s snows have been vanishing for a very long time »

Mais ne faut-il pas relier ce manque de précipitations aux sécheresses intenses répertoriées dans divers pays d’Afrique (la déforestation locale perdrait alors son rôle prépondérant dans la fonte) et au « reverdissement » de certaines zones sahéliennes, le tout pouvant constituer diverses manifestations du réchauffement global agissant en interaction pour causer un remaniement des flux d’air qui apportent – ou non – des précipitations ?

Cette fonte n’est-elle pas prise dans un réseau d’interactions beaucoup plus complexe ?

Je crains qu’il ne soit pas à la portée d’un individu d’apporter – même en quelques mois de travail – une réponse crédible à une telle interrogation.

A défaut de cette réponse il sera pour le moins extrêmement hasardeux de déduire de la fonte des glaces du Kilimandjaro une conclusion sur le réchauffement global.

On voit qu’il n’est pas possible – et qu’il serait irresponsable – de tirer une conclusion générale d’un seul phénomène sur l’étude duquel persisteraient des zones d’ombre, des questions sans réponses.

Mais tirer des conclusions définitives, absolues, à partit d’un matériel minimaliste semble être l’apanage des « anti réchauffistes » de tous poils et plus largement d’un certain nombre de ceux qui désirent formuler, à quelque titre que ce soit, des reproches à l’encontre du GIEC : tous cherchent fébrilement l’argument, souvent « la » courbe, qui sera susceptible de discréditer en bloc l’ensemble des travaux du GIEC.

Il s’en trouve pour adhérer à ce type d’argument, lorsqu’il est présenté (ce dont certains personnages dotés de quelque renom ne se privent pas) et qui ne sera pas scrupuleusement évalué avant d’être relayé par la presse ou quelques blogs.

Ainsi se construisent des bruits qui pourront courir un certain temps, avoir un impact dans le public sans correspondre à aucune réalité du point de vue de l’évolution du climat ni à aucune caractéristique de ce que doit être la science.

Cette démarche s’appelle « examiner la réalité par le petit bout de la lorgnette », elle ne mène nulle part d’un point de vue scientifique tout en bénéficiant d’une couverture médiatique souvent importante.

Il est certes tentant de penser que l’on parvient à comprendre un phénomène, et que par conséquent l’on peut extrapoler ce que l’on croit comprendre pour en déduire une perspective sur l’avenir : l’examen d’un graphique peut illusionner, ce qui se produit souvent.

Prenons un exemple sur une courbe fictive.

Courbe de tendance

La courbe verte représente un phénomène (P1) que l’on aurait mesuré, la courbe bleue est la tendance calculée à partir de cette courbe verte (droite de régression).

Si l’on avait calculé cette tendance à la date du plus haut sommet de la courbe verte (point H) sa pente aurait été plus forte, et l’on aurait pu en déduire une hausse plus importante que celle constatée après coup pour les années ultérieures au point H.

Or cette courbe verte est la moyenne des courbes en pointillé, qui représentent des phénomènes sous-jacents, connus ou non, qui conditionnent l’état du phénomène P1 : c’est bien une situation qui se rencontre dans les études sur l’évolution du climat.

On peut imaginer un cas où l’on connaît seulement certains des phénomènes sous-jacents (qui eux-mêmes peuvent être la résultante d’autres phénomènes...) : que se passe-t-il si l’on connaît ceux représentés par la courbe bleue et la blanche représentées en pointillés, mais pas le bleu clair et le violet ?

Il faudra calculer une fonction, à partir des tracés pointillés bleu et blanc, qui puisse produire comme résultante la courbe verte.

Cette fonction sera, au moment du calcul, le meilleur de ce que l’on puisse faire et servira à calculer une projection dans l’avenir afin de déterminer l’évolution de la courbe verte et sa tendance.

Mais cette fonction n’aura jamais la qualité des courbes réelles des phénomènes inconnus qu’elle représente : la périodicité et l’amplitude de chacun demeure inconnue.

La prévision que l’on obtient n’est pas d’une très grande qualité : il faut le savoir et en tenir compte.

Si les scientifiques livrent au public sans plus d’explication un graphique où sont présentes les courbes en traits pleins (verte et bleue, mesure et tendance) l’extrapolation semblera évidente et personne ne se privera de la faire, de prolonger la courbe de tendance afin d’en tirer une conclusion... qui aura à peu près autant de chance d’être vérifiée ou invalidée dans l’avenir : elle n’aura aucune valeur.

Avançons maintenant de quelques années :

courbe de tendances, années suivantes

L’évolution de certains phénomènes a conduit à ce que le phénomène P1 résultant perde de l’amplitude, et la nouvelle courbe de tendance représentée en noir a une pente très sensiblement plus faible que la courbe bleue calculée quelques années avant.

Les extrapolations effectuées par tout un chacun à partir des courbes diffusées au public auraient-elles permis de déterminer cette tendance en noir ?

Par contre les modélisations effectuées par des scientifiques à partir des données disponibles et de la fonction calculée auraient eu beaucoup plus de chances d’approcher cette courbe noire.

Avançons encore de quelques années :

tendances à long terme

La courbe rose représente la tendance sur le phénomène P1 (courbe verte), et l’on constate que sa pente est intermédiaire entre la bleue et la noire.


Cette représentation simpliste des problématiques que l’on peut rencontrer dans l’étude du climat incite à penser qu’il est réellement impossible de tirer des conclusions valables sur un coin de table à partir d’une courbe trouvée dans un article de vulgarisation : s’abstenir de ce genre d’exercice pourrait même constituer un gage de sérieux.

Pour se tirer honnêtement de ce genre de problématique il faut disposer d’un ensemble de données de base que l’on saura interpréter et éventuellement corriger des biais que l’on aura identifiés.

Puis il faudra ensuite disposer d’un système de modélisation performant, savoir y introduire de façon correcte les données significatives, les ajuster à l’aide des paramètres appropriés et lancer les calculs.

Lorsqu’ils seront faits il faudra savoir les interpréter, éventuellement les corriger, si possible recommencer la modélisation avec un autre système ou d’autres paramètres...

Inutile de rappeler que la plupart des modélisations effectuées pour tenter de connaître notre avenir climatique sont hors de portée d’un ordinateur de bureau, même « turbo boosté à donf » : ces calculs se font sur des machines qui figurent parmi les plus puissantes du monde et peuvent durer quelques mois !!!

Le « simple » problème que représente la qualification des données s’avère déjà difficile à traiter, et parfois la controverse porte sur les données retenues pour effectuer certains calculs : c’était récemment le cas pour la série dendrochronologique de Yamal par exemple.

On trouvera trace de cette controverse sur le blog « Real Climate » (« Real science from climate scientists ») par ailleurs largement relayée sur des blogs francophones (je ne fournis que ce lien car il s’y trouve une clarification de la critique soulevée, dont on s’aperçoit qu’elle n’avait pas lieu d’être – désolé : c’est en anglais...).

On s’aperçoit donc que le fait de disposer de données, aussi excellentes soient-elles, ou de quelques graphiques ne suffira jamais à établir des constats fiables et encore moins des prévisions : tout un matériel de connaissances et de machines, inaccessible au « commun des mortels » (individus, groupes informels, « think tanks » de tous acabits...), est indispensable pour traiter des questions à ce point complexes.

Cela n’empêche pourtant pas certaines personnes de persister à diffuser des critiques des conclusions du GIEC sur la base de données qu’elles savent fausses et avec des raisonnements d’interprétation dont elles connaissent la faiblesse extrême, le manque de rigueur et d’exactitude.

C’est notamment le cas d’une personne abondamment citée, comme une "référence", par les "anti-réchauffistes" : Vincent Courtillot.

Dans un article intitulé "Claude Allègre insulte à nouveau les climatologues" (désormais bien connu pour, lui aussi, réitérer ses erreurs : "L’Organisation Météorologique Mondiale dément Claude Allègre") Sylvestre Huet nous rappelle la "série d’erreurs monumentales" que Courtillot ne cesse de diffuser et explique la raison de cette persistance dans l’erreur...

Le "manque abyssal de sérieux et de compétences sur ce sujet" (en reprenant les termes de Sylvestre Huet) de Courtillot étant connu et expliqué, le fait que certains puissent encore le prendre pour référence signe aussi l’incompétence de ces derniers...

Est-ce pour autant que personne ne pourrait critiquer les conclusions du GIEC ?

Il n’est, fort heureusement, effectivement pas interdit par la loi d’émettre des critiques mais avant de les prendre pour argent comptant il faut être capable d’en évaluer la qualité par rapport aux conclusions qu’elles prétendent mettre en défaut.

Mais qui dispose, à ce jour, des capacités (intellectuelles, matérielles, financières et du temps) indispensables pour analyser en profondeur les travaux des scientifiques du GIEC afin de pouvoir émettre une opinion fiable, digne de foi, sur ces travaux et les conclusions qui en émanent ?

Probablement absolument personne : face à cette affirmation certains seront peut-être tentés de crier au scandale...

Eh quoi ? Un organisme dont il ne serait pas possible de critiquer les conclusions est-il envisageable dans un système qui se voudrait démocratique ?

Posée de cette façon, évidemment, la question... interroge !

Mais je crains que la question ne puisse être posée en ces termes, du simple fait de la structure du GIEC et de son mode de fonctionnement.

Car le GIEC n’est pas un monolithe au sein duquel on marcherait droit, à la baguette, en « suivant la consigne » mais il rassemble des gens entre lesquels de très nombreuses controverses fleurissent : il y a, de façon très systématique et dans bien des cas en temps réel, examen par les collègues des résultats de chacun, ce qui permet une progression parallèle et conduit à un meilleur « progrès de la science ».

C’est dire que la critique (et la démocratie) a pu s’exercer, et a eu lieu, avant même que n’importe quelle conclusion ait franchi le seuil de la publication (et qu’elle se poursuit après cette publication), mais que cette critique s’est faite entre personnes capables de maîtriser les mêmes niveaux de difficultés, le plus souvent hors de portée de chacun d’entre nous car chacun d’entre nous ne dispose pas de l’ensemble des connaissances très spécialisées pour traiter correctement certains problèmes.

En lisant "Muddying the peer-reviewed literature" on trouvera un exemple de ces échanges qui ont lieu entre scientifiques, desquels la contestation n’est pas absente, et qui constituent un mécanisme susceptible de traquer les erreurs commises par les uns (depuis que l’on sait que les cochons, les pies, les éléphants... peuvent se reconnaître dans un miroir et que certaines corneilles savent fabriquer des outils, la capacité à commettre des erreurs est probablement une excellente façon de différencier l’humain de l’animal !) afin que tous puissent profiter de références plus fiables.

En fin de compte : non, on ne peut pas s’improviser « critique des conclusions du GIEC », même si on en a la possibilité légale, et prétendre être crédible.

Lors d’une analyse sanguine, qui va s’acharner à trouver une faille dans l’ensemble des processus mis en oeuvre pour obtenir des résultats fiables et susceptibles de constituer une image correcte de notre état de santé ou de nos pathologies ?

Personne : c’est une affaire de spécialistes dira-t-on !

Soumet-on au vote démocratique le choix des matériaux dans lesquels on réalisera des prothèses de la hanche ?

Eh bien la climatologie est également une affaire de spécialistes, il faut en avoir conscience !


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90 réactions à cet article    


  • Andydrew 13 novembre 2009 13:37

    La science est un des rares domaines où une seule personne peut avoir raison contre des milliers qui ont tord. Ce que votre article, très orienté, se garde bien de signaler.

    La science a besoin de vérité, pas de consensus.


    • jcm jcm 13 novembre 2009 14:08

      Il me semble au contraire que d’extrêmement rares personnes dotées de capacités hors du commun auront parfois raison contre tous.

      Sur le besoin de « vérité » : d’accord mais on ne tire pas cette vérité de la chaussette du premier venu !


    • taktak 13 novembre 2009 15:34

      mais bien sur, en dehors du Giec il n’y a que des abrutis qui ont une chaussette à la place du cerveau.

      Reprennez vous, il existe sur cette terre des milliers de scientifiques qui ont parfaitement le niveau scientifique pour critiquer les résultats du Giec.

      Vous faisiez référence dans un précédent article à jancovici, ou à son site internet Manicore. Que vous avez donc l’heur de trouver parfaitement apte à juger des différents propos sur le RC. Il se trouve des dizainnes de milliers de gens, de compétence et de culture scientifique similaire qui sont ainsi apte à faire comme lui : porter un jugement sur le RC, et une bonne partie n’est pas convaincu par ce que raconte Jancovici ou le Giec.


    • jcm jcm 13 novembre 2009 21:09

      @ taktak :

      « ...en dehors du Giec il n’y a que des abrutis... » : non, bien entendu !

      "...il existe sur cette terre des milliers de scientifiques qui ont parfaitement le niveau scientifique pour critiquer les résultats du Giec...«  : absolument !

      Mais ce que l’on trouve malheureusement le plus communément est des critiques du Giec provenant ou bien de non scientifiques ou bien de scientifiques qui utilisent leur renommée pour intervenir dans des discipline qu’ils n’ont jamais pratiquées sérieusement (j’en cite deux dans l’article).

       »Vous faisiez référence dans un précédent article à jancovici..." : il ne m’a pas semblé, non !
      Relisez, vous devez confondre !


    • zelectron zelectron 14 novembre 2009 11:33

      @ l’auteur
      Il n’y a qu’une seule science absolument exacte, c’est « l’interprétologie »
      Non ? vous n’êtes pas d’accord ? ah ! bon ! je croyais...


    • taktak 13 novembre 2009 14:11

      Et allez, enfoncez vous encore plus profond dans votre pensée totalitaire !

      Une fois de plus vous niez la plus élémentaire rigueur scientifique : un raisonnement de coin de table juste peut suffire à emettre des doutes sur une théorie s’il n’est pas réfutable par cette théorie. Une expérience suffit à invalider des résultats théorique. Et il n’y a pas à réunir pléthore de compétences pour établir une théorie particulière, pour mener une expérience particulière.

      C’est au Giec d’apporter la demonstration, notamment par des mesures et expériences, de la validité de ce qu’il avance. Il doit donc , en toute honnêteté scientifique, refuter ou expliquer tousles résultats scientifiques qui ne s’expliquent pas par sa théorie, ou qui sont contraire à ce qu’il prévoit. Et le problème est bien qu’il est incapable de débattre sur les critiques, autrement que sur le terrain de la légitimité politique qu’il a de choisir les bons résultats scientifiques et les mauvais.

      Il vous faut admettre qu’un obscur, sur un coin de table puisse jetter le doute sur un travail dument évalué et publié, et qui plus est admettre que c’est comme ça que fonctionne et avance la science.

      "Mais qui dispose, à ce jour, des capacités (intellectuelles, matérielles, financières et du temps) indispensables pour analyser en profondeur les travaux des scientifiques du GIEC afin de pouvoir émettre une opinion fiable, digne de foi, sur ces travaux et les conclusions qui en émanent ?

      Probablement absolument personne : face à cette affirmation certains seront peut-être tentés de crier au scandale...« 

       »C’est dire que la critique (et la démocratie) a pu s’exercer, et a eu lieu, avant même que n’importe quelle conclusion ait franchi le seuil de la publication (et qu’elle se poursuit après cette publication), mais que cette critique s’est faite entre personnes capables de maîtriser les mêmes niveaux de difficultés, le plus souvent hors de portée de chacun d’entre nous car chacun d’entre nous ne dispose pas de l’ensemble des connaissances très spécialisées pour traiter correctement certains problèmes.« 

      Votre vision du Giec est totalement naive et fausse. Le Giec » a pour mission d’évaluer, sans parti-pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue "

      Ce qui signifie que le Giec établie une photographie des théories dominantes, concernant le réchauffement climatique d’origine antropique, à une date T. Il ne formule pas d’avis critique sur ses sources, en s’abritant derrière l’argument de résultats scientifique publiés et revus.

      Argument qui ne suffit pas comme vous le faites pour écarter la possibilité de contestation des conclusions du Giec. D’une part car le Giec ne peut prétendre à l’exhaustivité de ses sources, et des résultats, y compris publiés, peuvent lui avoir échappé et être contradictoire avec ceux qu’il a retenu. D’autre part, car le fait d’être publié et revu garanti -en théorie - juste que les résultats sont suffisament solides et interessant pour être diffusé.
      Sans compter sur le fait que les comitée de lecture ne sont pas déconnectés du monde scientifique et subissent eux aussi les modes (détermination de l’interet d’un article et même de sa validité (la thèse d’Einstein a été refusée une première fois avant d’être acceptée...).

      bref, votre vision de la science est trop simpliste pour ne pas tomber dans une carricature totalitaire.
      Le giec fait un gros travail de regroupement de travaux sur le réchauffement climatique, certe, néanmoins, un à un, chacun de ses travaux peut être mis en doute y compris si cela doit remettre en cause des dizaines de travaux prenant comme préalable se travail.
      Le Giec se doit pour être crédible soit de produire des articles scientifiques auquels cas, il doit entrer dans le débat scientifique, soit de synthétiser - sans trancher - l’ensemble des résultats de manière contradictoire.
      Cela est malheureusement incompatible avec l’orientation politique qui lui a été donné, de n’instruire la question qu’à charge en partant du postulat que pour être entendu on ne peut afficher aucun doute, on ne peut faire sans le catastrophisme



      • jcm jcm 13 novembre 2009 21:43

        « ... dans votre pensée totalitaire... » : vraiment ?

        Vous êtes un peu « diagonaliste », adepte de la lecture oblique en pointillés peut-être ?

        J’aurais accepté le terme de « totalitaire » (et je l’aurais alors revendiqué !!!) si j’avais écrit que l’on « devrait interdire toute critique du GIEC » car c’eût été du véritable totalitarisme.

        Mais il n’y a là rien à interdire et j’ai très exactement écrit : « Il n’est, fort heureusement, effectivement pas interdit par la loi d’émettre des critiques... » et l’on DOIT tenir à ce qu’aucune interdiction de ce type soit jamais promulguée.

        Le fond de la question est donc ailleurs : chacun pouvant dire ce qu’il veut, chacun en retour recevra les propos selon ses propres critères, en accordant ou non foi à ce qui est dit.

        Que signifie « selon ses propres critères » ?

        Chacun peut avoir les siens, qui seront plus ou moins originaux, plus ou moins partagés par d’autres.

        En général on considérera qu’il est plus « sage » et plus sûr de se fier à certains éléments qui déterminent l’idée que l’on se fait de la plus ou moins grande compétence d’une personne à intervenir sur un sujet.

        Parmi ces éléments la notoriété de la personne sur le sujet considéré, ce qu’elle aura réalisé de plus remarquable que les autres dans la discipline, la reconnaissance que lui accorderont d’autres personnes intervenant dans le même domaine... etc...

        C’est ainsi que se détermine l’excellence dans une discipline.

        Mais je constate depuis un certain temps que pas mal de gens se satisfont de critères très mous, très distendus dans le domaine de l’évolution du climat, alors que l’on peut supposer que ces mêmes personnes ne supporteraient pas la moindre approximation de la part de leur médecin, de leur plombier ou de leur garagiste.

        Si, malheureusement, des désastres climatiques se produisaient, ces mêmes personnes ne seraient peut-être pas au dernier rang pour reprocher aux « décideurs » en place de n’avoir rien fait : le retournement de veste existe.

        Or il semble que nous pourrions bien être aujourd’hui sur une ligne de crête : soit nous agissons (réduction de nos consommations d’énergies fossiles) et réduisons les concentrations de l’atmosphère en CO2 (décroissance de l’effet de serre et de l’acidification des océans) soit nous ne faisons rien.

        Une ligne de crête car nous avons très peu de temps pour prendre une décision définitive, avant de glisser d’un côté ou de l’autre de la pente.

        Et cette décision ne peut pas s’accommoder de critères mous, vagues, pour prendre une décision qui, quelle qu’elle soit, aura des conséquences « dures ».

        Car décider de ne pas réduire nos consommations d’énergies fossiles aura de toutes façons des implications très désagréables, il faut s’en souvenir.


      • jefounet 13 novembre 2009 14:25

        pour être orienté, c’est orienté ! et à coups de courbes savantes l’auteur nous fait une démonstration.
        les milliers de savants du giec ne sont que 70, par exemple.

        ici, on trouvera un article qui met sérieusement en doute le sérieux de ces « savants » :

        Rapport sur le climat : la grande escroquerie, par Fabrizio Proietti
        et ici un texte de 650 savants :
        http://www.profbof.com/bestbof/poznam.htm

        • chria chria 13 novembre 2009 15:38

          de toute façon, suivant le raisonnement de jcm, cela ne sert à rien de le lire puisque ce ne sont que des mensonges écrits par des imbéciles.
          Dorénavant, je ne lirai plus que jcm, afin d’être sûr d’avoir raison.
          C’est pratique.


        • chria chria 13 novembre 2009 15:35

          Raisonnement fallacieux dont le seul but est d’abrutir les gens et de les tromper, non pas sur le fond (il est vrai que le clampin de base ne peut se substituer aux scientifiques), mais sur la forme, à savoir qu’il n’est pas possible de critiquer le Giec. Tout ça à coup de "lisez Sylvestre Huet, lisez Realclimate, mais surtout, surtout, ne lisez pas les autres, car, comme vous, ils ne sont pas compétents", et autre paradoxe, si ce n’est des leçons que vous donnez mais que vous n’appliquez pas à vous mêmes : n’étant pas compétents non plus sur le sujet (vous n’êtes pas du Giec), vous vous permettez de nous faire une explication limite new-age des problèmes de modélisations de systèmes complexes.Votre analyse de la fonte du glacier du Kili, où vous démontrez bien d’ailleurs qu’il est difficile de comprendre les mécanismes de ces mêmes systèmes complexes, qu’il existe une multitude de variables qui interagissent, etc, etc. aurait duaussi être appliquée à votre raisonnement sur la manière d’aborder les conclusions du Giec. Parfois, vous faites preuve d’objectivité, vous dites qu’il n’y a pas de vérité. Mais pourtant vous matraquez sur le principe l’autorité morale et scientifique, vous ne choisissez que les exemples qui vous conviennent. Cet article n’aurait jamais être publié par Agoravox, parce que vous traitez d’un problème scientifique de manière presque politique et partisane, dans l’art de manipuler les raisonnements afin de faire ressortir, après la lecture fastidieuse de votre article, que vous seul pouvez avoir raison. Ce n’est pas du journalisme mais de la propagande. Et je suis persuadé que la grande majorité des scientifiques qui ont vu leur travaux utilisés par le Giec ne serait pas d’accord vous, parce que le Giec ne représente pas l’avis des scientifiques, tout simplement. Le Giec est une synthèse, ce qui est à la base antinomique face à la complexité du système Terre, qui n’a toujours pas été compris. Une synthèse, c’est un regard, qui de toute façon sera obsolète dans l’avenir.

          Manipulation il y a aussi quand vous faites parler les sceptiques : beaucoup d’entre eux savent très bien que le CO2 anthopique peut jouer un rôle dans les mécanismes climatiques. Ce qu’ils n’aiment pas, c’est la simplification, la récupération politique, la manipulation de données (un truc classique en science, surtout quand la politique s’en mêle, svp ne vous en offusquez pas, ça existe dans les deux « camps »), etc.

          Mais justement, que dit le Giec ? : on pense à 90% de probabilité que les activités humaines sont responsable du +0.7°C/du dernier siècle. Donc il ne disent pas qu’il détienne la vérité. Ils donnent des indications. Or beaucoup de sceptique reproche justement cette évaluation qui n’a rien de scientifique. Mais vous cela ne vous pose pas de problème, vous le champion de l’objectivité partisane.
          Vous ne parlez pas de Al Gore qui nous a sorti un fabuleux "le CO2 est responsable à 43% du réchauffement climatique" ! Allez y, j’attends un article là dessus. Pour nous démontrer qu’ Al Gore est le plus fort et qu’il a forcément raison !

          Sinon je suis entièrement d’accord avec Taktak, qui sait, lui au moins, à quoi sert le Giec.
          En conclusion, je dirai que vous parlez d’un sujet que vous ne maîtrisez pas.Vous êtes en guerre contre des chimères, car il a toujours existé des opposants à la pensée majoritaire et c’est bénéfique, mais vous voulez tellement avoir raison et que vos pensées écologistes gouvernent le monde que vous en oubliez les fondamentaux de la science critique et rationnelle.


          • jcm jcm 14 novembre 2009 11:07

            @ Chria :

            "... (il est vrai que le clampin de base ne peut se substituer aux scientifiques), mais sur la forme, à savoir qu’il n’est pas possible de critiquer le Giec....«  : eh bien voilà, tout est dit et je n’ai en fait rien dit d’autre !!!

             »le clampin de base« ne peut pas  »critiquer le Giec«  ET être crédible.

            Il a le droit de critiquer et doit le conserver.

            Pour nuancer (ne pas exclure une hypothèse qui se vérifiera éventuellement parfois) ce »clampin de base« pourrait avoir raison, soit par hasard soir par le fait d’une découverte ou d’un raisonnement dont il serait l’auteur...

            Mais il est fort douteux que ce  »clampin de base« qui aurait raison sur une vaste communauté scientifique soit vraiment représentatif du »clampin de base" moyen...


          • joletaxi 13 novembre 2009 16:01

            Au petit catéchisme vert, JCM recevra une image pieuse,peut-être même une dédicace de Yan ?

            Que JCM parte en croisade pour sauver le monde selon la bible du GIEC ne me dérange pas outre mesure, sauf que, du fait de l’activisme d’hurluberlus dans son genre, on a pris, et on s’apprête à nous concocter des mesures imbéciles, qui n’auront qu’un seul résultat:faire exploser le coût de l’énergie au profit de « requins » du lobby éolien et autres,détruire ce qu’il reste de notre tissu industriel,bref,installer durablement la pauvreté et l’indigence.
            Je commencerai éventuellement à croire à une théorie et à un modèle climatique(ces trucs qui tournent pendant des semaines sur des superordinateurs),le jour où les t° moyennes(si cela a un sens d’ailleurs) seront établies de façon claire irréprochable,et accessible aux chercheurs pour vérification,le jour où les paléoclimatologues se mettront d’accord sur une reconstitution climatique dont les éléments de mise en oeuvre seront également clairs et accessibles.
            A propos de superordinateur,dont nous autres péquins,nous n’imaginons même pas les super talents :
            depuis 5 ans le MET Office,équipé d’un ordinateur dont l’empreinte CO2 dépasse allègrement celle d’une petite ville,émet des prévisions à long terme,et se plante lamentablement.Un certain P.Corbyn, dans son petit bureau, avec son petit pc, fait lui le même genre de prévision, avec un taux de réussite tout à fait remarquable.A votre avis qui est Mme Soleil ?
            JCM je n’essayerai mêmes de pas de relever toutes incongruités de votre raisonnement,votre attitude est énervante, aussi énervante que celle des adorateurs de Rael ou de Moon.

            • jcm jcm 14 novembre 2009 12:51

              @ joletaxi :

              J’ose espérer que mes incongruités ne sont pas à la hauteur des vôtres !!!

              Vous citez Piers Corbyn en affirmant qu’il produit « le même genre de prévision » que le « MET Office » dans une discussion qui concerne la climatologie.

              C’est que vous n’avez probablement pas conscience qu’il y a une différence fondamentale entre la météorologie et la climatologie, ou bien que vous êtes un peu fatigué, ce qui est excusable.

              Corbyn est un « global warming sceptic » mais ne traite que de météo dans ses travaux sur son « petit PC », ceci avec un succès qui est parfois au rendez-vous et parfois totalement absent.

              Par exemple il prévoyait un Janvier 2008 très froid alors que ce mois fût plutôt très chaud avec une moyenne supérieure de 3°C par rapport aux « normales saisonnières » dans la zone considérée.

              Alors je ne sais pas qui est Mme Soleil mais je crois avoir détecté que vous êtes parfois Mr Confusion !!!


            • lavabo 13 novembre 2009 17:36

              Ben en voila un bel article de totalitarisme scientifique.....


              • Pierre 13 novembre 2009 17:46

                @ l’auteur JCM
                Contestation du GIEC : L’inaccessible seuil de compétence

                Eh ben dis donc, vous ne vous mouchez pas avec le dos de la cuillère, vous !

                Et peut-on savoir quelle est votre niveau de compétence qui vous permet d’apprécier celle du GIEC ?

                Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus à ce sujet, voici une petite vidéo d’un débat entre John Christy (Prof en climato, spécialiste des mesures satellitaires, contestaire du GIEC) et William Schlesinger (membre du GIEC).

                Allez voir à 4:01 au compteur.

                http://www.youtube.com/watch?v=08hd141-Hac

                Pour ceux qui ont du mal avec l’anglais, W. Schlesinger du GIEC déclare qu’il estime à 20% la proportion des membres du GIEC qui « ont eu quelque chose à voir avec le climat »...

                ça n’en fait pas beaucoup. D’autant plus que ceux qui sont contestés sont ceux du groupe WG1 qui n’est qu’une petite fraction de ces 20% du GIEC.... Quelques dizaines, tout au plus.
                En face, ils sont des centaine ou des milliers...


                • chips 13 novembre 2009 17:54

                  Le Giec a perdu sa crédibilité, c’est une certitude. Ses modélisations ont tellement variées pour coller à la réalité constatée qu’il est difficile de reconnaitre leurs travaux comme étant scientifiques.

                  De par le monde des milliers de chercheurs contestent leurs méthodologies et leurs résultats ........

                  Mais ce qui décrédilise le plus les travaux du Giec c’est leur insuffisante indépendance vis a vis des politiques


                  • pecqror pecqror 13 novembre 2009 18:18

                    plutôt : « Ses modélisation sont tellement avarié »


                  • jcm jcm 14 novembre 2009 10:49

                    @ Chips :

                    Je crains que vous fassiez une énorme erreur de raisonnement !!!

                    Si les modélisations ont varié c’est effectivement afin de mieux coller à la réalité et heureusement !

                    Sinon il aurait fallu que l’on se contente d’une modélisation, celle utilisée à l’origine et dont on connaissait les imperfections, imperfections que l’on n’aurait pas corrigées sous prétexte que, pour être crédible, il ne faudrait surtout pas tenter de mettre au point de meilleurs modèles...


                  • Demesure 13 novembre 2009 18:03

                    @jcm,
                    Sur la question de qui dispose assez de ressource intellectuelle pour juger les travaux du GIEC, je vous renvoie à une liste (non exhaustive) de scientifiques sceptiques, ça devrait vous interroger sur le bien-fondé de votre argument.

                    D’ailleurs, votre argument est retournable : comment pouvez-vous être sûr que ceux qui prétendent citer le GIEC, comme les médias, les ONG, les lobbies financiers et industriels qui vont profiter du greenwashing, les politiciens... n’ont pas exagéré le vrai message scientifique (et très modéré) du GIEC pour tirer profit de l’alarmisme. Après tout, le président du GIEC est économiste et le résumé pour décideur du GIEC, le seul qui sera vraiment lu par les faiseurs d’opinion, a été rédigé sous le contrôle des politiciens (je vous rappelle que ce résumé a été publié en fév. 2007, six mois... avant le rapport scientifique complet du WG1 !), c’est dire le peu de scrupule du GIEC à faire passer un message politique avant la science.
                    Preuve que les travaux scientifiques du GIEC sont systématiquement exagérés et dramatisés, Jean Jouzel, qui est pourtant vice-président du GIEC, a récemment déclaré sur France 2 que le niveau des mers « pourrait » monter de 1 m d’ici 2100 alors qu’il sait pertinemment que les estimations du GIEC dans le rapport 2007 parlent d’une éventuelle hausse de 40cm, au maximum 60cm.
                    Il y a de quoi se poser de sérieuses questions, surtout sur ce que signifie précisément le consensus du GIEC, sur quoi et pour quoi.


                    • jcm jcm 14 novembre 2009 10:30

                      @ Démesure :

                      « ...le peu de scrupule du GIEC à faire passer un message politique avant la science... » : il y a en effet deux dimensions dans le GIEC, politique et science.

                      Nous savons que chaque rapport est l’objet, pour sa rédaction, de nombreuses tractations qui agissent comme un filtre, et nous savons aussi que de nombreux pays freinent des quatre fers pour que le rapport ne contienne pas de phrases aux implications « trop lourdes ».

                      Qu’en serait-il sans ce filtre ?

                      "...Jean Jouzel, qui est pourtant vice-président du GIEC, a récemment déclaré sur France 2 que le niveau des mers « pourrait » monter de 1 m d’ici 2100 alors qu’il sait pertinemment que les estimations du GIEC..." : lexplication de cela est que depuis la remise du dernier rapport et son seuil maximal à 60 cm certains travaux permettent de penser que la hausse sera supérieure.

                      Rien d’anormal donc.


                    • lavabo 13 novembre 2009 18:52

                      @jcm
                      vous vous trompez complètement de combat. Que les résultats du GIEC soient corrects ou non la partie est déjà jouée et on connaît les gagnants :
                      les états, les banquiers, les industriels et les labos de recherche.
                      états : impots supplémentaires..... taxe carbone par exemple
                      banquiers : un nouveau joujou pour eux..... voila que les émissions de carbone deviennent échangeables et monnayables
                      industriels : nouvelles technologies « propres » à développer.... et à vendre
                      labos de recherche : des millions d’euros pour la recherche sur les énergies renouvelables..... oui on a été acheté.... et donc on a publié des trucs du genre : « due to the global warming, new energy storage systems are urgently needed.... bla bla bla » et ca a rapporté houlala.... le fait est qu’un directeur de labo ne pense qu’à son labo et à ce qui peut rapporter de l’argent à son labo, le reste il s’en fout.
                      Le but de tout ca ? c’est le remplacement des technologies basées sur le carbone (pétrole gaz charbon) pour la production d’électricité.
                      Bref, est ce que les résultats du GIEC sont contestables ? oui probablement, mais ca deviendra querelle d’experts par publications interposées et il y a de grandes chances pour que ca dure encore des années.
                      Ah oui, au cas où la théorie du changement climatique s’avérerait complètement fausse.... il reste un argument béton : les problèmes de santé publique.
                      et qui paye pour tout ca ? Je vous laisse deviner........


                      • jcm jcm 14 novembre 2009 10:44

                        @ lavabo :

                        « ... la partie est déjà jouée et on connaît les gagnants... » : ah oui, êtes-vous bien certain que la racine du problème que vous abordez là ait quoi que ce soit à voir avec le GIEC ?

                        Vous semblez vouloir dire que les « gagnants » ne seront qu’une partie de la population, probablement au détriment de la plupart si je suis bien votre raisonnement, et ceci « Que les résultats du GIEC soient corrects ou non... ».

                        C’est la façon dont sont répartis les profits que vous incriminez là, c’est la structure de nos économies que vous mettez en cause, et qui a peu à voir avec la climatologie !

                        Alors que les « acteurs économiques » s’emparent de la question climatique avec les habitudes et les réflexes que nous leurs connaissons n’est pas une surprise.

                        GIEC ou pas nous sommes depuis un moment déjà dans un système où la priorité est donnée à l’actionnaire au détriment du salarié etc etc... et cela dure, peut-être parce-que nous n’en faisons pas assez pour qu’on cesse de nous tondre...


                      • epapel epapel 13 novembre 2009 21:47

                        Mais ce qui décrédilise le plus les travaux du Giec c’est leur insuffisante indépendance vis a vis des politiques

                        Surtout les politiques des USA, Chine, OPEP et Russie qui comme chacun sait sont pro changement climatique du à l’homme.


                        • epapel epapel 13 novembre 2009 21:54

                          La science est un des rares domaines où une seule personne peut avoir raison contre des milliers qui ont tord.

                          1) Pour un Galilée qui avait raison contre des centaines de non scientifiques, combien de Benvenistes ont tort contre des centaines de scientifiques ?

                          2) Le mythe du scientifique seul dans son labo a véçu depuis bien longtemps, tous les scientifiques contemporains travaillent en équipe et en réseau.

                          3) Et pour les problématiques qui chevauchent plus de dix domaines en interaction ?


                          • Geneste 13 novembre 2009 22:00

                            Article nul ! Lisez « climate warming : myth or reality ? » de Marcel Leroux, climatologue, springer 2004.


                            • epapel epapel 13 novembre 2009 22:13

                              Une fois de plus vous niez la plus élémentaire rigueur scientifique : un raisonnement de coin de table juste peut suffire à emettre des doutes sur une théorie s’il n’est pas réfutable par cette théorie. Une expérience suffit à invalider des résultats théorique. Et il n’y a pas à réunir pléthore de compétences pour établir une théorie particulière, pour mener une expérience particulière.

                              Mais ce n’est vrai qu’à deux conditions :
                              1) Etre capable d’isoler les différentes variables pour tester la variable qui nous intéresse
                              2) Mettre en place une expérience représentative de la réalité

                              Or la situation en climatologie est :
                              - toutes les variables et leur interactions ne sont pas connues
                              - on ne peut pas reproduire un climat représentatif dans une expérience de laboratoire

                              Conclusion : il observer, observer encore et toujours observer pour tirer un maximum de données de plus en plus fiables de la réalité.


                              • epapel epapel 13 novembre 2009 22:15

                                bref, votre vision de la science est trop simpliste pour ne pas tomber dans une carricature totalitaire.

                                Typiquement une remarque boomerang.


                                • aye 13 novembre 2009 22:54

                                  « examiner la réalité par le petit bout de la lorgnette »

                                  c’est vrai qu’un satellite c’est une lorgnette.
                                  il se trouve que chacun d’entre nous peut regarder jour après jour depuis 29 ans les images du pôle nord sur son ordinateur et voir sans être spécialiste les variations de la surface de glace.
                                  on peut même remarquer que la neige n’a refait son apparition sur l’hémisphère nord que dans les années 2005.
                                  c’est un fait vérifiable par tout le monde.


                                  • aye 13 novembre 2009 23:02

                                    « le GIEC, pourquoi aurait-on pris la peine de créer cet instance et d’y faire collaborer des milliers de scientifiques reconnus ? »

                                    pourquoi n’aurions nous pas le droit de nous poser cette question ?
                                    et si cette instance avait été crée dans le but de nous induire en erreur ?
                                    pourquoi devons nous croire tout ce qu’on nous affirme ?
                                    nous n’avons plus le droit de nous faire notre opinion ?
                                    les autres source que le GIEC délivrent obligatoirement des informations erronées ?
                                    il ne faut croire que radio sarko et TV obama ?


                                    • jcm jcm 14 novembre 2009 10:22

                                      @ Aye :

                                      Bien entendu chacun a le droit de se poser toutes les questions, sur tous les sujets, heureusement !

                                      « et si cette instance avait été crée dans le but de nous induire en erreur ? » : on pourra se demander cela à propos de n’importe quelle instance, mais si l’on en vient à déduire que le GIEC répond à cette caractéristique et que l’on diffuse cette opinion le seul fait de l’affirmer ne suffit pas : il faut apporter des PREUVES !

                                      Une accusation de duplicité (ou de tout autre type de malveillance) doit reposer sur des faits sinon elle se réduit à de la pure diffamation, il ne faut pas l’oublier !

                                      « les autres source que le GIEC délivrent obligatoirement des informations erronées ? » : il n’y a là rien d’obligatoire ou d’automatique, mais à moins que le GIEC soit soumis à des intérêts occultes (ce qu’il faut donc démontrer) il doit pouvoir être considéré comme un organisme honnête.

                                      Notez bien : soit on démontre la forfaiture soit on considère qu’elle a de bonnes chances de ne pas exister.

                                      Etant a priori honnête, si le GIEC ne retient pas des hypothèses qui contredisent le réchauffement d’origine anthropique c’est qu’il ne les considère pas comme suffisamment crédibles : il effectue un tri parmi un ensemble d’études et l’on peut supposer qu’il retiendra celles qui présentent les meilleures qualités scientifiques.

                                      Sinon il y aurait forfaiture.

                                      Mais on ne peut pas se contenter de « théories du complot » (comme on en voit fleurir à longueur de blogs et parfois sur Agoravox) qui ne sont que des suites d’affirmations sans la moindre preuve à l’appui.

                                      Enfin si l’on considère qu’il y a de l’honnêteté dans le GIEC, et c’est mon cas, on peut aussi penser sans la moindre hésitation que si des études scientifiques démontraient un jour que l’augmentation des GES dans l’atmosphère n’a aucune influence sur le climat (resterait ce problème d’acidification des océans...) le GIEC émettrait un rapport qui signalerait cela avec autant de force que fût signalée l’hypothèse d’un réchauffement d’origine anthropique.


                                    • aye 13 novembre 2009 23:14

                                      « examiner la réalité par le petit bout de la lorgnette »

                                      pardon j’ai oublié le lien

                                      http://igloo.atmos.uiuc.edu/cgi-bin/test/print.sh?fm=11&fd=12&fy=1980&sm=11&sd=12&sy=2009


                                      • sisyphe sisyphe 14 novembre 2009 10:54

                                        D’accord avec cet article, mais rien à faire contre le lobby de plus en plus envahissant des anti-réchauffistes, des négationnistes divers..

                                        J’aime beaucoup le raisonnement du dénommé Tak Tak ; « ben oui, chacun peut, sur un coin de table, démonter une théorie s’il prouve qu’elle ne fonctionne pas sur tel ou tel point » ; argument évidemment otalement fallacieux, puisque les conclusions du GIEC ne représentent en rien une théorie ; elles réfèrent à des observations effectuées sur l’état des lieux, et avancent une HYPOTHESE, confirmée à 90% par les faits.

                                        De l’autre côté ; le vide sidéral ; les éternels complotistes, des clowns (Allegre) ; des pseudo-scientifiques sans aucun travail sèrieux, autre que théorique qui, finalement, font tellement le jeu de tous les pollueurs de la nature (faudra-t-il rappeler aux « complotistes » que les USA n’ont PAS SIGNE le Prorocole de Kyoto, et que l’administration US , sous BUsh, et encore actuelle freine des 4 fers pour diminuer sa pollution), qu’on en vient à se demander si ce lobby de négationnistes n’est pas organisé et financé par ceux qui trouvent intérêt à ce que rien ne change : les industriels, les pétroliers essentiellement.

                                        Dis moi de qui tu fais le jeu, je te dirai qui tu es...


                                        • joelim joelim 28 novembre 2009 14:57

                                          Oui sisyphe. Et le problème est un manque de culture générale concernant la démarche scientifique et ses aspects démocratiques et anti-totalitaires. L’approche des sciences à l’école devrait intégrer cette démarche dès le début. 


                                        • sisyphe sisyphe 14 novembre 2009 12:01

                                          Tiens, à tout hasard ....

                                          La montée du niveau des mers menace 250.000 maisons en Australie 
                                          Sinon, jusqu’ici tout va bien, comme disait le mec qui tombait du 20ème étage ..

                                          • floyd floyd 14 novembre 2009 14:59

                                            Quelle mauvaise foi, voici le début de l’article :

                                            « Près de 250.000 habitations, le long des côtes australiennes, risquent d’être submergées d’ici l’an 2100 »

                                            On sait la fiabilité des prévisions à court et moyen terme, que ce soit en météo ou en climatologie, alors les prévisions à 100 ans, autant utiliser une boule de cristal.

                                          • joelim joelim 28 novembre 2009 15:05

                                            On sait la fiabilité des prévisions à court et moyen terme, que ce soit en météo ou en climatologie, alors les prévisions à 100 ans, autant utiliser une boule de cristal.

                                            Ce raisonnement est de type « par analogie », or ce type de raisonnement n’est pas fiable. Il permet des inductions, pas des déductions.

                                            Dans ce cas précis, des prévisions à 100 ans sont possibles ne serait-ce qu’à grande échelle : les trajectoires d’objets célestes. Et même sur Terre : l’évolution des plaques tectoniques par exemple.

                                            Quant à l’article du Point, il est précisé : « dans l’hypothèse retenue d’une hausse du niveau des mers de 110 cm. », donc je ne vois pas où est le problème.

                                          • Abitbol 14 novembre 2009 13:32

                                            « Le mythe du scientifique seul dans son labo a véçu depuis bien longtemps, tous les scientifiques contemporains travaillent en équipe et en réseau. »


                                            Faux bien sûr.

                                            Apparemment vous ne connaissez pas Alfred Wegener, docteur en astronomie et météorologie, qui a formulé en 1912 l’idée de la Tectoniques des plaques ou dérives des continents. Théorie qu’il complète en 1928 dans « La genèse des continents et des océans ».
                                            La communauté scientifique a rejeté ses travaux jusque dans les années 60, où il a bien fallu reconnaître qu’il avait finalement raison... 

                                            La science a toujours avancé grâce à des individualités et non en ordre serré.

                                            • joletaxi 14 novembre 2009 13:43

                                              a propos de votre article du point, un autre point de vue((c’est le cas de le dire)



                                              le 2° article du lien donne un autre éclairage.

                                              Bien sur les gens qui donnent un avis différent sont des sbires grassement payés par le lobby des affreux.
                                              Par contre Mme Penny Wong a donné toute la mesure de son impartialité lors d’un débat initié par un sénateur qui avait eu l’outrecuidance de poser 3 questions à la commission en question.

                                              Ce qui est fascinant, et désolant à la fois, c’est de devoir constater que n’importe lequel des arguments des uns et des autres ,est aussitôt « démoli ».
                                              Dernièrement sur TF1:vague de chaleur à Sidney,= évidemment RCA
                                              Par contre ;la Nouvelle Zelande connaît son plus froid mois d’octobre depuis 50 ans.Pas une ligne nulle part !
                                              Vous avez dit :bourrage de crâne ?


                                              • jcm jcm 14 novembre 2009 14:15

                                                @ joletaxi :

                                                Chaleur à Sydney et froid en Nouvelle Zélande ne sont que des phénomènes météorologiques et ne signifient rien du point de vue de la climatologie !!!

                                                Ce ne sont donc pas des arguments en la matière, en outre un réchauffement global pourrait produire des refroidissements locaux...


                                              • joletaxi 14 novembre 2009 14:34

                                                @jcm

                                                lisez donc ce que j’écris :
                                                d’un côté,à une heure de grande écoute, une présentatrice accompagne un reportage sur une « vague de chaleur » en Australie(comme si une forte chaleur en Australie avait quelque chose de tout à fait exceptionnel à cette époque de l’année ?),par un petit couplet sur le RCA
                                                de l’autre une information que vous n’avez aucune chance de lire ou écouter nulle part.
                                                Ne voyez-vous pas un certain choix, très légèrement orienté dans la priorité donnée aux nouvelles « alarmistes » ?

                                                Le RCA provoque des refroidissements....ne cherchons pas plus loin la vague de froid d’octobre aux USA !
                                                Vous me fatiguez JCM

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