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Accueil du site > Tribune Libre > De Jeanne d’Arc à l’atlantisme européiste, 600 ans de trahisons (...)

De Jeanne d’Arc à l’atlantisme européiste, 600 ans de trahisons des élites françaises

La trahison des élites vis à vis de la nation n’est pas un fait récent dans l’histoire de France [1].
Quatre cas historiques seront évoqués ici.
Le premier concerne le traité de Troyes durant la guerre de cent ans suivi par le procès de Jeanne d’Arc en 1431, puis le cas Adolphe Thiers en 1870 associé aux élites royalistes, le régime de Vichy à partir de 1940 et enfin la construction européenne contre les peuples initiée par la France.

Au delà de la simple trahison, les motivations de ces actes qui finissent toujours dans la poubelle de l’histoire sont à rechercher du coté de la défense d’intérêts privés ou personnels au détriment de ceux de la nation. Une autre cause est liée à la croyance en l’incapacité de la France à surmonter de graves difficultés rencontrées à certaines périodes de son histoire.

1. LA GUERRE DE 100 ANS, CHARLES VII ET JEANNE D’ARC

La guerre de 100 ans qui dura en réalité 116 ans offre une bonne illustration historique de la tendance manifeste à la trahison du peuple par une partie de ses élites.
Ce conflit, démarré en 1337, avait pour enjeu la mainmise du royaume d’Angleterre sur celui de France à travers respectivement la dynastie Plantagenet et celle des Capétiens.

Au début du XVe siècle, le pays est divisé en trois secteurs :
– le nord-ouest et l’Aquitaine occupés par les anglais
– l’est, terre des Bourguignons
– le sud de la Loire, territoire des Orléanais ou Armagnacs

Les objectifs Anglais sont simples, ils veulent conquérir la France par tous les moyens, qu’ils soient militaires ou politiques.
Durant ce long conflit, l’avantage oscille d’un coté à l’autre sur fond de guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.
Cette guerre civile a pour origine l’assassinat de Louis d’Orléans par le bourguignon Jean Sans peur le 23/11/1407.
Pour des raisons économiques et théologiques, ce dernier fait ensuite alliance avec les Anglais. La terminologie moderne parlerait de collaboration avec l’ennemi étranger.
Les Bourguignons sont par conséquent, opposés politiquement aux Orléanais en guerre contre les Anglais.
Le territoire des Bourguignons ressemble par ailleurs étrangement à une émanation de la Lotharingie, l’un des trois royaumes issus de l’héritage de Charlemagne.

Les Orléanais fidèles au dauphin légitime du trône de France Charles VII, appelés aussi Armagnacs, peuvent être qualifiés de souverainistes. Ils considèrent que la couronne de France ne peut être cédée aux anglais.

Philippe Le Bon
Philippe Le Bon

Le fils de Jean sans Peur, Philippe le bon souverain des Bourguignons, profitant de l’affaiblissement du roi de France Charles VI atteint de démence réussit avec la complicité d’Isabeau de Bavières à lui faire signer en 1420 le traité de Troye.

Le traité de Troye
Ce traité stipule que l’héritier légal du roi de France Charles VII sera dépossédé du royaume de France au profit du roi d’Angleterre Henry V.

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Pierre Cauchon

L’université de Paris avec à sa tête le recteur Pierre Cauchon un arriviste ayant choisit de s’associer aux Bourguignons et aux anglais, ainsi que les états généraux du nord de la France, n’hésitèrent pas à ratifier ce traité offrant ainsi les rênes du pays à un souverain étranger.
Le dauphin légitime Charles VII ne régnait alors plus que sur une partie tronquée du territoire située au sud de la Loire. La résistance aux Anglais était rendue très difficile pour ce dernier du fait d’un manque de ressources au sein de ce qui restait du royaume de France.

Jeanne d’Arc
L’arrivée de Jeanne d’Arc, symbole de la résistance du peuple de France contre l’invasion étrangère, renversa le cours de l’histoire.
Ses étonnants succès militaires mis au service du dauphin Charles VII permit à ce dernier de récupérer la légitimité du royaume de France en allant se faire sacrer à Reims à la suite de la célèbre chevauchée éponyme.
Jeanne d’Arc fut alors capturée par les Bourguignons en 1430 lors d’une tentative armée pour libérer la ville de Compiègne. Elle fut alors jugée par l’évêque Cauchon, selon un procès pour sorcellerie « arrangé » sur ordre des anglais auxquels elle fut vendue par la suite puis brulée à Rouen (territoire anglais).

Charles VII et la rançon de Jeanne payée 600 ans après !
Certains historiens considèrent que Charles VII trahit Jeanne d’Arc car il n’aurait rien fait à l’époque pour tenter de la sauver.
Cependant, les données manquent pour trancher sur ce point.
Sachant que Jeanne était retenue en plein cœur du territoire ennemi, le roi de France n’avait pas forcément les moyens de lancer une opération de récupération. Il semble cependant qu’une expédition commando fut tentée sans succès pour la libérer, le problème de la rançon par contre n’a pas été éclairci, nul ne sait si le roi de France a tenté de régler cette dernière. D’une certaine manière, cette rançon finit récemment par être payée lorsque Philippe de Villiers racheta aux Anglais en 2016 l’anneau de Jeanne d’Arc pour le Puy du Fou !
On accordera donc le bénéfice du doute au roi Charles VII.

Aucun doute en revanche pour ce qui concerne Philippe Le Bon, Pierre Cauchon, et les Bourguignons.

La guerre de 100 ans se termina après le retour négocié des Bourguignons dans le royaume de France (paix d’Arras) et la victoire finale sur les anglais.

2. 1870, LE DOUBLE JEU D’ADOLPHE THIERS AVEC BISMARCK ET LE MASSACRE DE LA COMMUNE DE PARIS

Le 1e septembre 1870, le désastre de Sedan qui vit l’empereur Napoléon III et son général en chef Mac Mahon faits prisonniers par le prussien Bismarck conduisit à la chute du second empire.

En effet, trois jours plus tard la commune de Paris répudie l’empire et décrète la République.
La commune de Paris était un mouvement populaire que les élites nommeraient aujourd’hui « populiste » dont les acteurs étaient des « sans dents ».
Ce mouvement pouvait être qualifié comme appartenant à une gauche de type proudhonienne à coté de celle du Marxisme jacobin violent et de celle du libéralisme bourgeois [2].

La guerre n’était pour autant pas terminée car la citadelle de Metz assiégée par les 170 000 hommes du prince Frédéric Charles de Prusse continuait à résister sous le commandement des troupes du maréchal Bazaine.
Paris également assiégée par les 40 000 Bavarois de Bismarck résistait également grâce aux gardes nationaux de la commune.

Très rapidement, Léon Gambetta à Tours met sur pieds une armée bien équipée d’environ 120 000 hommes.
Lorsqu’il rencontre Adolphe Thiers [3] le 21 octobre 1870, il lui annonce qu’il va lancer son armée le 29 sur la capitale pour briser le siège de Paris.
Sans tomber dans l’uchronie, on peut très raisonnablement supposer que cette opération n’aurait pas pu échouer [3]. Après avoir battu les Bavarois, il suffisait ensuite d’aller déloger l’armée du prince de Prusse qui assiégeait la ville de Metz renversant ainsi le cours de la guerre.

Cependant, les choses ne se déroulèrent pas du tout comme cela [3].

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Adolph Thiers

En effet, le fameux Adolph Thiers assoiffé de pouvoir représentait en réalité les intérêts de la classe dirigeante bourgeoise (appelée aujourd’hui oligarchie). Cette dernière voyait d’un très mauvais œil l’expérience de la commune révolutionnaire qui risquait à terme de mettre en péril ses propres intérêts.

Thiers mis donc en place un plan que l’on peut qualifier de trahison caractérisée envers la nation.

Il n’hésita pas à nouer une alliance secrète avec Bismarck qui, en échange de la cession de l’Alsace-Lorraine à la Prusse allait l’aider à se débarrasser des communards.
Le premier acte de trahison consista donc à convaincre le général d’Aurelle de Paladine, commandant de l’armée de Tours sous les ordres de Gambetta, de tergiverser par des manœuvres dilatoires afin de ne pas lancer l’offensive contre les troupes qui assiégeaient Paris.

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Maréchal Bazaine

Le second acte de trahison fut le fait du maréchal Bazaine, en effet, sans raison apparente (à moins qu’il n’en ait reçu l’ordre), ce dernier capitule le 28 octobre et livre la ville de Metz aux troupes prussiennes ainsi que la totalité du matériel de guerre, les 150 000 soldats français sont faits prisonniers.

La messe était dite, les troupes du prince de Prusse n’avaient plus qu’à aller rejoindre celles de Bismarck au sud de Paris afin de défaire l’armée de la Loire.

Enfin, Bismarck remplit la partie de son contrat avec Thiers en libérant le vaincu de Sedan, le général Mac Mahon et son armée qui furent alors chargés de massacrer les parisiens de la commune sur ordre de Thiers.
Environ 30 000 hommes, femmes et enfants périrent sous le feu de ceux que l’on appela les « Versaillais », car les accords avec les prussiens furent négociés à Versailles

L’année 1870 vit donc une collaboration des élites du pays avec l’ennemi s’étant terminée par un mini génocide de la population parisienne [3].

Adolphe Thiers, le second président de la république française, fut sans doute l’un des pires traitres que connut la France.
Il fut avant l’heure un précurseur pour des raisons d’ambitions personnelles et de politique intérieure, de ce que l’on allait vivre avec le maréchal Pétain quelques 70 années plus tard.

3 : VICHY, TRAHISON ET DÉFAITISME DES ANNÉES 30.

Les causes du désastre de juin 1940, qui précéda le régime de Vichy, sont à rechercher dans le contexte des années 30 au sein d’une troisième république chroniquement instable.
Les décideurs politiques de l’époque firent preuve d’un mélange d’impéritie, de défaitisme, de pacifisme et peut être même pour certains de trahison.

Pacifisme bêlant et politique défensive
Le traumatisme de la première guerre mondiale avec ses pertes humaines colossales avait induit un syndrome du « plus jamais ça », non seulement dans la population, mais également dans une partie significative des élites.
L’engagement en politique des mouvements dits « Démocrates chrétiens » en Europe devait inciter les peuples à se fédérer autour du concept de « Divin » bannissant toute forme de conflit entres eux.
En particulier, en France [4] le Parti Démocrate Populaire (PDP) milite pour un rapprochement pacifiste entre la France et l’Allemagne.
Ces derniers avaient seulement oublié que pour vivre en paix, il faut que les deux parties le souhaitent.
En effet, en face, l’Allemagne nazie d’Hitler surfait sur les frustrations du peuple allemand à la suite de l’humiliation de 1918 et de la paupérisation qui s’ensuivit.
Ce dernier rappela que le pays n’avait pas perdu la guerre car son territoire n’avait pas été envahi. La volonté de revanche et la remilitarisation effrénée de l’Allemagne ne pouvaient échapper à un quelconque observateur lucide.
En France, le pacifisme bêlant d’une partie de la classe politique contribua à empêcher un réarmement suffisant ainsi que l’établissement d’une doctrine de type offensive (*) qui aurait pu dissuader l’Allemagne de s’attaquer aux alliés de la France et de la Grande Bretagne.
On préféra une politique défensive à travers la construction à grands frais de la fameuse ligne Maginot même si cela ne fut pas un concept si inefficace qu’on le dit si souvent.
En effet, elle obligea les allemands à attaquer au nord en passant à travers la Belgique. Elle remplit ensuite parfaitement son office dans les alpes lorsque l’Italie de Mussolini lança contre la France une attaque en traitre le 20 juin 1940, ils furent stoppés par les fortifications de la ligne puissamment armées en pièces d’artillerie.

(*) Cependant théorisée en 1934 par le colonel De Gaulle.

Incompétence des élites
Du point de vue militaire, le véritable effort de réarmement ne fut entrepris qu’à partir de 1936 durant le mandat de Léon Blum. La responsabilité de Pétain dans la relative inaction des années précédentes est clairement engagée même s’il ne fut pas le seul responsable.
Hormis le fait que le réarmement fut bien trop tardif, il faut observer également que les tactiques militaires n’avaient pas évolué en France depuis la guerre précédente.
La France était en retard d’une guerre.
Un tacticien brillant, le colonel De Gaulle, avait préconisé en 1934 de nouvelles approches basées sur de grandes concentrations de blindés (*) mais il ne fut pas entendu de ce coté du Rhin, il le fut par contre en Allemagne où ses homologues exploitèrent ses théories sur le champ de batailles avec les succès que l’on sait.
Coté défense, la ligne Maginot très puissante le long de la frontière Franco Allemande ainsi que dans les Alpes n’avait pas été suffisamment fortifiés le long de la frontière Belge créant ainsi un maillon faible.
Les experts militaires, Pétain en tête, avaient la certitude ou du moins le prétendirent t’ils, qu’un passage en masse de troupes mécanisées à travers les Ardennes Belges était impossible.

(*) « Vers l’armée de métier » – 1934

1939 : la drôle de guerre puis la guerre pas drôle
Après avoir avalé les deux couleuvres de la réoccupation de la Ruhr (1936) et du double Anschluss Autriche et Sudètes (1938) [5], les franco-anglais considérèrent -enfin- que cette fois, la ligne rouge avait été dépassée avec l’invasion de la Pologne par Hitler en 1939.
La France et l’Angleterre déclarèrent la guerre à l’Allemagne.
Le choix de la stratégie militaire française ayant été fait sur un mode défensif, ces derniers se contentèrent d’amasser des troupes aux frontières puis d’attendre !
Hitler put donc tranquillement terminer sa guerre en Pologne qui lui permit de tester ses options stratégiques et tactiques innovantes.
Gageons que si la France et la Grande Bretagne avaient immédiatement ouvert un second front à l’ouest, la situation militaire en aurait été fortement compliquée pour l’Allemagne.

La bataille de France : le désastre en 6 semaines
Malgré sa supériorité aérienne flagrante, (3 pour 1), l’armée allemande n’était pas plus puissante en nombre d’unités blindées et en troupes au sol que celle de la France.
La différence se fit d’abord au niveau de la doctrine, offensive pour l’Allemagne, défensive pour la France.
La victoire militaire de l’armée allemande se construisit au niveau stratégique en décidant l’invasion de la Belgique au nord pour attirer le gros des troupes d’élite franco-anglaises dans cette zone. La véritable attaque se préparait en fait au nord-est à Sedan, point le plus faible de la ligne Maginot avec la traversée des Ardennes belges par l’infanterie mécanisée de la Wehrmacht.
La supériorité fut également une réalité au niveau tactique avec une synchronisation poussée entre l’aviation et les groupes de chars d’assaut, technique largement inspirée des idées de Charles De Gaulle qui selon le proverbe ne fut pas prophète en son pays.
L’état major français fut de surcroit impardonnable de ne pas avoir tenu compte de cette tactique déjà employée par la Wehrmacht lors de l’invasion de la Pologne presque un an avant.

Coup de faucille

Le général allemand Guderian démarra sa percée vers Sedan par une première phase de bombardements aériens massifs à l’aide des redoutables chasseurs en piqué Stuka puis, les armadas de chars synchronisés par radio aux unités aériennes entraient en jeu pour terminer le nettoyage.
Cette tactique permit une avancée ultra-rapide de l’armée allemande qui, bifurquant brusquement vers l’ouest, put encercler l’armée franco-britannique présente en Belgique au nord, ce fut le fameux « effet faucille « .
Le résultat fut une panique dans les rangs des états majors, avec le rembarquement en catastrophe de l’armée anglaise à Dunkerque qui y laissa tout son matériel.

16 juin 1940 : panique à bord
En juin 1940, le polytechnicien Albert Lebrun, président de la République, désespéré par la tournure prise par la guerre, fait appel au Maréchal Pétain dont l’image (surfaite) pour l’opinion reste celle du héros vainqueur de Verdun. Ce dernier est donc nommé président du conseil par Lebrun, soit l’équivalent de notre premier ministre mais avec le plein pouvoir exécutif sous la troisième République.
Pour Pétain, le but est atteint [6].
Ce dernier accepte de revenir aux affaires à condition de ne pas être impliqué dans la stratégie militaire ! Après sa prise de pouvoir, il constitua son gouvernement en quelques heures seulement [6] puis demanda immédiatement l’armistice.
Hitler en devint fou de joie, de tous les pays d’Europe envahis par ses armées, il n’avait trouvé dans aucun d’entre eux un « local » prêt à gouverner pour le compte de l’Allemagne…sauf en France (*) !
En 1924, dans son « Mein kampf », Hitler avait écrit « il faut faire gouverner les vaincus par les vaincus eux même afin qu’ils s’enfoncent dans l’esclavage et que la servitude leur devienne naturelle ».

(*) Cela économisa environ 25 divisions à l’Allemagne.

La suite est connue, Pétain obtint légalement les pleins pouvoirs de la part de l’assemblée nationale avec 569 voix pour et 80 voix contre.
A la décharge de cette assemblée, cette dernière ne savait peut être pas ce que préparait Pétain.
Ce dernier le 11/07/1940, par trois « actes constitutionnels », se proclame chef de l’État français et s’arroge tous les pouvoirs.

Ce fut l’acte constituant du fameux régime totalitaire de Vichy, incluant également les communistes.
Un régime de collaboration zélé avec l’occupant, la chasse aux juifs (rafle du Vél’ d’Hiv) et aux résistants avec la milice, un ramassis de « nazis français », créée par Pétain lui même.
N’oublions pas non plus la collaboration évidemment totale de la finance, mais également des grandes entreprises françaises [5] qui durent par conséquent se faire oublier à la libération, ouvrant la voie à l’application du programme du CNR.

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Philippe Pétain

Le cas Pétain
Le maréchal Philippe Pétain était une figure extrêmement populaire dans la population française car il était considéré comme le héros de Verdun en 1916. Même s’il réalisa en effet des actions positives lors de son passage sur le front, il n’en fut cependant pas le vainqueur car il fut transféré au bout de 2 mois alors que cette bataille en dura 10 [7].
Le maréchal Foch déclara dans ses mémoires que c’est le général Nivelle, par ailleurs surnommé « le boucher » (*), qui fut le véritable vainqueur de Verdun.
C’est probablement le storytelling de l’époque servi aux français qui fit de Pétain un héros, il est vrai que l’homme possédait un charisme naturel à défaut d’autres qualités.
En réalité, Pétain était un homme d’extrême droite, antisémite, admirateur de Charles Maurras et de l’Action Française.
Il pensait que les régimes autoritaires fascistes étaient le meilleur rempart contre les bolcheviks et …le socialisme de Léon Blum.
Dès le début des années 30, une partie de la droite française souhaitait ardemment une défaite militaire de la France afin de pouvoir mettre en place un régime autoritaire en lieu de place de la république. Pétain faisait partie de cette frange [7], et il se préparait déjà à une telle prise de pouvoir ultérieure.
Certains historiens [5] commencent même à estimer à l’étude des archives déclassifiées que Pétain avait comploté dans les années 30 pour contribuer à la défaite de la France contre les allemands.
Ce dernier fut mandaté comme ambassadeur en Espagne juste avant 1940, était ce pour se former aux méthodes totalitaires de Franco ?

(*) car il faisait peu de cas de la vie de ses soldats sur le champ de bataille.

Le discours du 17 juin et l’appel du 18
Il est très parlant de mettre en parallèle les discours respectifs du maréchal Pétain et celui du général De Gaulle prononcé – ce n’est pas un hasard- le lendemain.
Le 17 juin 1940, Pétain prononce un discours de vaincu et de soumission à l’Allemagne.
De Gaulle lui répond et lance son fameux appel du 18 juin à la résistance contre l’Allemagne assurant avec certitude que la situation se retournera un jour car la guerre qui va devenir mondiale est loin d’être terminée.

Les vrais vainqueurs des allemands
Rappelons enfin que ce sont bien les Russes et non pas les Américains qui ont vaincu l’armée allemande au prix de lourdes pertes avec comme point d’orgue l’opération Bagration.
Le débarquement américain en Normandie ne fut décidé que pour éviter que l’Union Soviétique ne libère elle même toute l’Europe de l’ouest et donc éviter que cette dernière ne tombe aux mains des soviétiques.
Pour être complet, il faut noter à la décharge des américains qu’un effort significatif de livraison de matériel de guerre à la Russie fut réalisé durant le conflit.

Charles de Gaulle, l’homme providentiel
Après la libération, la France aurait pu passer directement d’une vassalisation à une autre. En effet, le président américain Franklin Delano Roosevelt avait prévu une stratégie d’occupation américaine du territoire avec l’AMGOT (Allied Military Government of Occupied Territories).
L’AMGOT était un plan de mise en place d’une administration militaire anglo-américaine dans les pays libérés par les alliés, en particulier en France. De plus, une monnaie indexée sur le dollar devait être mise en circulation, elle fut qualifiée de fausse monnaie par le général De Gaulle.

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« Fausse monnaie » américaine

Roosevelt avait facilement trouvé des « collaborateurs » français pour la mise en œuvre de ce plan, comme par exemple le général Giraud, l’un des nombreux ennemis du général De Gaulle.

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Général Henry Giraud

Ce dernier avait bien compris que la stratégie américaine consistait à remplacer une occupation par une autre, cette partie de l’histoire est très bien décrite par le général lui même lorsqu’il refusa de commémorer le débarquement allié en 1964 [8] .
Il réussit à faire échouer ce plan grâce à la mise en place immédiate d’un gouvernement souverain sur le sol français : le GPRF.
Cette acte était parfaitement légitime de la part de celui qui dès la défaite militaire avait appelé en juin 40 à la conservation de la souveraineté et à la résistance à l’envahisseur.
Il réussit également à obtenir pour la France un siège au conseil de sécurité de l’ONU, privilège strictement réservé aux vainqueurs de la guerre.

4. LA CONSTRUCTION EUROPÉENNE, LE PASSAGE D'UNE SOUMISSION A UNE AUTRE
« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »
Citation de Jean Claude Juncker - Président de la commission européenne en janvier 2015

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Jean-Claude Juncker

Cette citation est emblématique du vrai visage de l'Union Européenne, en effet des accords ratifiés en général dans le dos des peuples sont prépondérants sur toute consultation démocratique nationale.
Comment en sommes-nous arrivés là ?

Cette question ayant déjà fait l'objet d'une analyse détaillée ici, un résumé sera présenté ci-dessous.

Après l'échec de l'AMGOT, les américains avaient un autre plan pour mettre la France et l'Europe occidentale sous leur hégémonie. Ils avaient également besoin d'un homme à eux dans le cercle des personnages d'influence du pays, le choix évident s'est porté sur Jean Monnet.

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Jean Monnet

Jean Monnet, l'homme des américains
Jean Monnet, un fervent supporter de la soumission aux Etats-Unis fut l'inspirateur [9] de ce qui allait devenir la construction européenne, projet étalé sur plusieurs dizaines d'années. Ce projet correspond à une sorte d'Europe fédérale supranationale sous le contrôle des Etats-Unis. Certains estiment qu'il fut inspiré des travaux de Walter Hallstein, l'un des conseillers d'Hitler pour l'architecture d'une l'Europe post-nazie, ce dernier fut d'ailleurs le premier président de la commission européenne.

La première brique de la construction européenne fut la Communauté du Charbon et de l'Acier (CECA), suivie par la CEE (marché commun) après l'échec de la tentative de création d'une europe de la défense avec la CED.

La CEE, une réussite à noter
La CEE ou Europe des 6, fut ratifiée la le Général De Gaulle qui y vit un moyen de moderniser l'industrie française. Il s'agissait d'une zone de libre échange entre 6 pays dont les économies étaient proches, avec une politique agricole commune (PAC).

La CEE a finalement bien fonctionné avec de nombreuses années de croissance pour les pays de la zone.

Giscard d'Estaing, le nouveau fédéraliste
Les choses commencèrent à se gâter avec l'initiative de Valéry Giscard d'Estaing dans les années 70 pour la création d'un parlement européen. Cette institution n'avait rien de démocratique car il n'existe pas de peuple européen, comme l'a très justement déclaré la cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe en 2009.

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Valéry Giscard d’Estaing

François Mitterrand et Jacques Delors, l'époque des plus graves erreurs
L'étape suivante concerna l'acte unique de Jaques Delors sous le mandat de François Mitterrand consistant en une libéralisation totale de la circulation des personnes, des capitaux et des marchandises.

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Jacques Delors

En 1992, toujours sous le régime du président Mitterrand, le traité de Maastricht entra en vigueur avec ses fameux critères de convergence économiques préparant l'avènement de la monnaie unique en 1999 : l'Euro.

La trahison des français par Sarkozy et le P"S"
En 2005, un projet de constitution européenne est rejeté via référendum par la France et les Pays Bas.

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Nicolas Sarkozy

En 2009, en violation flagrante du résultat du référendum, Nicolas Sarkozy avec la complicité des députés P"S" fit ratifier par voie parlementaire cette constitution rebaptisée "Traité de Lisbonne" (liste des députés ayant voté ce texte ici).
Cet acte constitua sans conteste un acte de haute trahison [12], et un déni de démocratie caractérisé.

La CEE est alors rebaptisée UE, Union Européenne.

D'autres traités annexes (Nice, Amsterdam) furent ratifiés pour permettre l'élargissement sans restrictions de l'UE aux anciens pays de l'est. Le véritable objectif était de faire entrer ces pays dans l'OTAN en violation des accords pris en 1990 entre le secrétaire d'état américain James Baker et Mikael Gorbatchev. Ce dernier avait reçu l'assurance que l'OTAN ne s'étendrait jamais vers les anciens pays du bloc soviétique.

L'UE, cheval de Troyes de l'OTAN
L'UE et l'OTAN ne sont en réalité que les deux faces d'une même médaille. L'UE n'est que le cheval de Troyes de l'OTAN, organisation créée en 1949 formant une alliance militaire occidentale contre l'URSS.
L'OTAN est une organisation obsolète qui aurait du être dissoute après la chute de l'URSS, mais il n'en fut rien. Cette organisation perdure pour déstabiliser la Russie continentale démocratique qui gêne l'Amérique car menant une politique de grande puissance indépendante du bloc BAO.

La "French American Foundation", l'un des outils de la domination
La French American Fondation fondée en 1975 (leur site ici) est le principal outil d’influence des États-Unis envers les élites françaises.
Le programme « Young leaders » lancé en 1981 consiste à sélectionner chaque année 20 français et américains potentiellement destinés à occuper ultérieurement des postes clés.
Une formation de 10 jours permet alors de formater ces élus selon l’idéologie atlantiste.

Entre un espace d'échange d'idées et une machine à trahir sa nation, la frontière est plus que ténue.

L’annuaire de cette organisation est par ailleurs très instructif (*) et on y apprend en particulier que François Hollande fait partie de la promotion 1994.

(*) Laurent Joffrin, Alain Juppé, Emmanuel Macron, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Najat Vallaud Belkacem, Alain Minc, etc…

Les résultats catastrophiques pour les peuples, tout pour les 1%
On nous a vendu la construction européenne des marchands basée sur un unique credo : "une zone de concurrence libre et non faussée".
La rhétorique panglossienne [13] de l'époque nous promis monts et merveilles avec un futur radieux.

Les résultats de cette construction bancale sont maintenant parfaitement visibles :

- délocalisations industrielles massives vers les pays à bas salaires

- explosion du chômage et de la paupérisation

- déficits commerciaux exponentiels des pays du sud de l'UE au profit de l'Allemagne

- explosion de l'évasion fiscale des multinationales grâce aux paradis fiscaux intégrés dans l'UE (Irlande, Chypre, Luxembourg...) induisant des déficits budgétaires massifs

- monnaie unique non adaptée à des économies incompatibles [14]

- démocratie en berne au profit d'institutions supranationales dirigées par des individus non élus (Commission européenne)

- nouvelles richesses créées siphonnées par l'oligarchie (les fameux 1% de la population qui possèdent la majeure partie des richesses)

Une Europe de l'ouest soumise
Le triptyque Union Européenne/Euro/Otan que l'on nous présente comme inéluctable et bénéfique pour les peuples consiste en réalité en une double soumission :
1) Politique et militaire envers les États-Unis sous le leadership européen de l'Allemagne [15].
2) Économique vis à vis des multinationales et de la finance débridée à travers le puissant lobbying Bruxellois [16].

Brexit, l'effondrement a commencé
Le dernier événement en date de cette histoire est le Brexit, sortie de la Grande Bretagne de l'UE décidée par référendum le 23 juin 2016.
N'en déplaise à l'ordure européiste qui poussa des cris d'orfraie après ce résultat (ex : ici, ici et ici), il s'agit bien du commencement de la fin pour cet édifice construit sur des concepts idéologiques et technocratiques non viables.

5. CONCLUSION

Comme on vient de le voir, l'histoire nous enseigne que de tous temps, les élites françaises tentent d'inféoder la nation aux puissances étrangères dominantes.

Parfois, un personnage d'exception comme Jeanne d'Arc ou Charles De Gaulle se révèle et arrive à lui seul à inverser le cours des choses.

Ce sont des contextes d'injustices extrêmes et de trahisons qui ont poussé deux classes sociales à s'unir pour la révolution française qui s'est déroulée en plusieurs phases (1789, 1830, 1848, 1870).
Espérer l'explosion d'une nouvelle révolution est une approche irresponsable. En effet l'histoire mondiale nous montre que ces dernières, non seulement provoquent des bains de sang, mais également qu'elles se terminent la plupart du temps en dictatures.
(Sans Thermidor qui a mis fin au régime Robespierriste de la terreur, la révolution française n'y aurait pas fait exception).

La République et la démocratie ayant été acquises, ces dernières se sont alors vues contrôlées par l'oligarchie associée à la classe politique dominante. L'un des moyens utilisé fut de racheter les médias de masse, principaux outils de formatage des cerveaux.

Cependant, à l'instar des Anglais en juin dernier, le peuple français est capable de réagir soit par les urnes, soit en descendant dans la rue pour jeter dans les poubelles de l'histoire les imposteurs qui nous gouvernent depuis au moins deux mandats. 

Bien que les médias soient phagocytés, nous sommes aujourd'hui avec le droit de vote en possession de tous les outils pouvant faire changer les choses.
Le problème majeur est bien entendu de faire prendre conscience à une majorité de citoyens que les deux partis dominants sont les deux faces d'une même médaille.
Ces derniers n'ont ni la volonté politique, ni d'autre choix dans le contexte actuel que d'appliquer les traités supranationaux de l'UE.

La seule issue est donc de commencer par sortir d'urgence du carcan européen.

Liens
[1] "Histoire de France" - François Asselineau - Conférence Youtube ici.
[2] "Le miroir aux alouettes" -Michel ONFRAY
[3] "La Commune - Monsieur Thiers" - Henri Guillemin - Vidéo ici.
[4] "Impostures politiques" - Marie France Garaud (2010)
[5] "Aux origines du carcan européen" - Annie Lacroix Ritz (2015)
[6] "L'affaire Pétain - 1940, le but est atteint (6/12)" - Henri Guillemin - Vidéo ici.
[7] L'affaire Pétain - Un étrange maréchal (5/12) - Henri Guillemin - Vidéo ici.
[8] Extrait de "C'était de Gaulle" par Alain Peyrefitte (source UPR).
[9] "La faute à Mr Monnet" - Jean Pierre Chevènement (2005)
[10] "Ce soir ou jamais" du 10/05/2013 - Marie France Garaud - Extrait ici.
[11] "Le moment est venu de dire ce que j'ai vu" - Philippe De Villiers (2015)
[12] "Les 4 cas de haute trahison commis par Sarkozy"
[13] "Après la démocratie" - Emanuel TODD - 2008
[14] "L'Euro contre la France" - Jacques Sapir sur son blog.
[15] La géopolitique du moyen orient expliquée à Hollande, Fabius et autres imposteurs qui nous gouvernent
[16] L’histoire de la construction européenne, 40 ans de trahisons et d’erreurs, résultat : l’effondrement a commencé avec le Brexit ...

 


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36 réactions à cet article    


  • Allexandre 11 juillet 2016 11:11

    Bonjour Zevengeur,


    Effectivement les élites ont toujours plus ou moins trompé le peuple. Cependant je ne mettrai pas vos quatre exemples sur le même plan. La Guerre de Cent ans est le résultat d’un conflit de 300 ans dans lequel on finit par se perdre tant les méandres sont nombreux. Charles VII était un jeune roi et arrivait après un père dérangé et une mère qui visiblement, en tant que Bavaroise, ne s’était jamais sentie française. Ses oncles quant à eux ne voyaient que leur propre intérêt. Mais dans l’ensemble, on ne peut pas dire que les rois aient trompé leurs sujets de la même manière que les dirigeants des différentes républiques l’ont fait. Je ne suis pas « monarchiste », mais si l’on est honnête, il faut reconnaître que la III ème République a mis en place une fausse démocratie et a verrouillé les esprits au point qu’aujourd’hui les Français mélangent ou amalgament République et démocratie. Mais depuis la fin du second conflit mondial, les choses sont allées de mal en pis. Seul de Gaulle a été un homme d’Etat digne de ce nom. Les deux derniers sont les pires que la France ait connus à ma connaissance. Et beaucoup s’imaginent naïvement qu’il faut donner sa chance à la Marine. Les Italiens ont fait la même chose en 1922 !! Ils ont vu la suite.Rares sont ceux qui comprennent que le FN et les partis mussolinien ou hitlérien ou encore franquiste et salazariste sont du même acabit. C’est terrible. Merci en tout cas, c’est très intéressant !

    • Alren Alren 11 juillet 2016 13:00

      @Allexandre

      Les rois qui régnaient à Londres durant la guerre de Cent ans étaient des descendants des ducs de Normandie et d’Anjou. Ils vivaient là-bas en conquérants d’une population anglo-saxonne soumise par la force (cf. Robin des bois) et bien entendu ils ne parlaient que le « français » de leurs provinces d’origine.
      Ils avaient aussi du sang du roi Philippe Le Bel dans les veines.
      Donc ils n’étaient pas « étrangers ».

      Ce qui a posé problème c’est que leurs troupes de base composées comme toutes les troupes à l’époque de soudards, tueurs, violeurs, pillards parlaient anglais.
      C’est après la défaite finale survenue après la grande défaite anglaise de Formigny et leur retour forcé sur leur île que les souverains anglais ont décidé de bannir la langue franque pour l’anglais.
      Mais cela n’était pas possible tant la richesse du français en mots savants était supérieure à celle des paysans anglo-saxons. Seuls quelques mots usuels ont été remplacés.

      Les linguistes anglais ont prétendu que ce n’était pas des mots d’origine française qui constituent les deux tiers du vocabulaire anglais actuel, mais que ces mots venaient directement du latin et du grec. C’est faux bien entendu !


    • izarn izarn 11 juillet 2016 19:36

      @Alren
      Notion historique plus précise :
      Une partie de la France de l’ouest était directement sujette du roi d’Angleterre. Du à l’héritage de la duchesse d’Aquitaine, Aliènor.
      Donc les rois d’Angleterre dominaient déja une bonne partie de la France depuis le XIIieme siècle. Richard Coeur de Lion, que l’on voit comme typiquement britannique, était surtout typiquement français ! Je doute qu’il parlasse l’anglois, mais plutot le roman ou occitan.
      Une partie des seigneurs locaux du sud-ouest prirent le parti du roi d’Angleterre. Ils avaient la meme culture. Etonnant, non ?
      Et donc ce fut aussi une guerre civile. Ce que l’on oublie ! Donc les pillards, ne sont pas forcement anglais...Les comtes d’Armagnac rendaient hommage au roi d’Angleterre, avant la guerre de cent ans, ils n’étaient pas les seuls !
      Donc ce n’était pas une SIMPLE invasion des anglais ! Ils étaient déjà la ! Depuis 150 ans, et de manière légitime...(En fait ces anglais étaient français ! Etonnant non ?)
      Ne faisons pas l’Histoire à rebours...


    • Allexandre 11 juillet 2016 21:33

      @Alren
      Oui absolument et c’est bien pour cela que la Guerre de Cent ans eut liue (pour faire bref). Il est évident qu’une grande partie du vocabulaire anglais vient du français, même si le latin était la langue officielle des écrits royaux (Magna Carta de 1215 par ex). Le conflit entre les royaumes de France et d’Angleterre furent des conflits quasi « fratricides ».


    • Zevengeur Zevengeur 11 juillet 2016 11:42

      Par nature, les rois avaient plus ou moins les pleins pouvoirs et n’étaient pas spécialement obligés de tromper leurs sujets, cela a tout de même aboutit à Louis XVI guillotiné !

      Et en effet, la 3e république de Thiers, pas celle de la commune bien entendu, portait les germes de la manipulation du peuple.
      Je vous conseille les excellentes présentations de Henry Guillemin citées en référence, vous ne serez pas déçu par le cynisme extrême de Mr Thiers.
      Ce dernier n’aurait pas dépareillé au sein de l’actuel P « S » ou UMP !


      • Allexandre 11 juillet 2016 12:15

        @Zevengeur
        Merci. Cependant Louis XVI est la victime de 100 ans de monarchie absolue. Il ne voulait pas être roi et en aucun cas le mal de son peuple. Il a été guillotiné parce que le cours de l’Histoire l’imposait mais en aucun cas il ne le méritait. Je pense qu’un Guillaume II d’Allemagne l’aurait beaucoup plus mérité. Quant à Thiers, je ne serais pas aussi dur que vous. Orléaniste avant tout, il a été écoeuré par les querelles internes au royalistes, et pour lui, comme pour la majorité, une république socialiste était hors de l’entendement. Elle n’aurait d’ailleurs pas duré car Paris n’était pas la France. Ce qui est sûr, c’est que la dureté de la répression a mis fin aux révolutions françaises. Depuis, la République est devenue sacro-sainte, l’objet d’un culte outrancier derrière lequel les politiques se cachent pour accomplir toutes leurs turpitudes.


      • izarn izarn 11 juillet 2016 19:56

        @Allexandre
        La commune de Paris est plus proche des comités d’ouvriers en Allemagne et en Russie (Soviet)
        Plus proche des SCOP que du marxisme-léninisme....
        Bien entendu le capital bourgeois ne pouvait supporter ce modèle....
        Pardessus le marché ils étaient patriotes et anti-allemand. Contre Bismarck, le vainqueur de Napoléon III.
        Donc on les a fusillé...
        Alors oui Thiers est un subalterne de Bismarck....


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 juillet 2016 20:14

        @izarn
        Effectivement, la Commune était anarchiste.
        Le terme utilisé par l’auteur, de « populiste », aujourd’hui mis à toutes les sauces, à mon avis ne convient pas. Populiste ne signifie pas « peuple ».


        Mais « manipulation du peuple en colère contre ses dirigeants », pour mettre en place une dictature. Le meilleur exemple de populiste a été Mussolini, grand critique à la fois de la corruption des élites et du parlementarisme. Une dictature assaisonnée d’un programme social pour séparer les masses des syndicats et des partis de Gauche.

        Rien de commun avec les anarchistes libertaires.


      • Allexandre 11 juillet 2016 21:38

        @izarn
        Je dirais qu’il était le vaincu et Bismarck le vainqueur. Ce dernier avait par ailleurs une expérience d’homme d’Etat et d’ambassadeur exceptionnelle. Que pouvait faire Thiers face à cette montagne ? Napoléon III, et surtout le parti de la guerre derrière l’impératrice Eugénie, ont commis la pire des erreurs en déclarant la guerre le 19 juillet 1870.


      • Elliot Elliot 11 juillet 2016 11:53

        Un article bizarre qui mène l’iconographie moyenâgeuse à des réalités historiques plus proches de nous.
        Passons sur les contresens qui émaillent l’épopée de Jeanne d’Arc, devenue figure tutélaire de la France au 19e siècle et dont la figure est d’ailleurs controversée par des historiens qui ont davantage le souci de l’objectivité que celui de meubler une geste française visant à créer un sentiment d’appartenance, ce qui n’est pas condamnable en soi mais a très peu à voir avec l’histoire avec un grand H.

        Jeanne d’Arc est devenue une figure marquante de l’histoire de France parce que la troisième république, par souci d’apaisement dans une période troublée par d’incessantes querelles entre la République qui se voulait laïque et le catholicisme, en a voulu ainsi, institutionnalisant le mythe de Jeanne d’Arc théorisé par Jules Michelet en 1841.
        Que la pucelle entendît des voix lui intimant l’ordre de prendre les armes pour le bien de la France ( apparemment bien aimée de Dieu au contraire de ses ennemis jusqu’à ce que Dieu bien capricieux en décida autrement) , qu’elle fût fille ou garçon, prophétesse illuminée ou cheffe de guerre instrumentalisée par des intérêts qui la dépassaient est au fond sans grand intérêt et laissé à l’appréciation de chacun. 

        Le personnage a existé mais son impact historique réel est relativement récent, ce qui ne signifie pas non plus qu’il faut en laisser tout le bénéfice à l’Extrême-Droite.

        Autre incongruité : qualifier les Bourguignons de l’époque de traîtres à la patrie ( qui n’existait pas encore ) et de collabos au motif qu’ils s’opposaient au roi d’un royaume dont ils ne se reconnaissaient partie prenante que dans la mesure où il se pouvait se prêter à leurs intérêts…

        Il y a des raccourcis assez malvenus et qui affaiblissent la démonstration...


        • Martha 11 juillet 2016 13:13

           
           @Elliot

           Intéressez-vous à Yolande d’Aragon (1380 Saragosse - 1442 Saumur). C’est une clé de notre histoire.
           Cliquez sur : Yolande d’Aragon Jeanne d’Arc.
           Vous verrez c’est passionnant. Elle marque un tournant de notre histoire. C’est la fin du moyen-âge qui se caractérise par la montée en puissance de la couronne de France et la centralisation du pouvoir.
           
           Charles VII et Louis XI son petit fils ont vécu leur jeunesse sous son influence à la cour d’Anjou.

           louis XI l’admire. Il dit d’elle qu’elle est « la plus belle femme du royaume » et qu’elle avait « un coeur d’homme dans un corps de femme »

           Tout a tellement changé, peut-on retrouver l’état d’esprit et l’univers mental des gens de cette époque ? Difficile sans aucun doute.
           il est important de noter que la signature du traité de Lisbonne en 2009 marque la fin de cette période de 600 ans de l’histoire France qui lui a donné, pourtant, sa puissance et son rayonnement.

           


        • Elliot Elliot 11 juillet 2016 14:47

          @MarthaJeanne dite d’Arc aurait été l’instrument de Yolande d’Aragon en ces temps où prophètes et prophétesses pullulaient littéralement, ce dernier point est un fait avéré contrairement au rôle obscur de Jeanne, labonne Lorraine, qui se prête à interprétations diverses et variées qui vont de l’idolâtrie saint sulpicienne jusqu’à l’iconoclastie en passant par toutes les gammes de la déférence politique ou politicienne.
          C’est effectivement de cette lointaine époque que datent les volontés centralisatrices du trône de France qui , à leur apogée, aboutiront à l’absolutisme royal du roi Soleil et dont la république jacobine est l’héritière. 

          Pour moi le rayonnement de la France s’est perdu bien avant Lisbonne, il a été entamé à Waterloo, le déclin s’est approfondi avec la première guerre mondiale ( qui succédait au désastre de Sedan en 1870 ) malgré la victoire qui laissait le pays exsangue et s’est confirmé avec la défaite de la IIIe république face à l’Allemagne nazie.
          De Gaulle ne fut qu’une parenthèse certes flamboyante dont les différents successeurs furent incapables d’entretenir la flamme.
          Lisbonne, c’est le dernier clou au cercueil, rien de plus et rien de moins... 

        • Zevengeur Zevengeur 11 juillet 2016 12:13

          Les questions relatives à l’histoire sont sujettes à des analyses très discutées du coté des professionnels que sont les historiens. Leurs matériaux de travail sont les sources originales.

          N’étant pas moi même historien, j’ai proposé une interprétation personnelle des faits relatés.

          Le débat est maintenant ouvert ici !


          • cathy cathy 11 juillet 2016 14:33

            Sur l’hexagone auparavant les premiers peuples étaient des celtes, on les appelle également chaldéens ; Il y a eu la guerre avec les romains. Puis ensuite les tribus germaniques, dont les francs et les saxons. Est-ce que les paysans et artisans celtes étaient concernés par le pouvoir germanique ?Oui dans la mesure ou ils pouvaient vivre en paix. Mais cela n’a pas été le cas, car nous appelons cette période : l’âge des ténèbres ou le moyen-âge cela passe mieux.

            Quand à Jeanne d’Arc, le fait qu’elle soit pucelle, cela nous vous fait pas penser à la vierge Marie ?

            • Zevengeur Zevengeur 11 juillet 2016 14:45

              @cathy

              Il y a évidemment une partie de mythe dans l’image que l’on a du personnage de Jeanne d’Arc.
              Les voix entendues ont certes peu de chances d’être réelles, ensuite le fait qu’elle soit considérée pucelle est en soi sans importance mais contribue à lui donner une image de pureté.


            • cathy cathy 11 juillet 2016 14:54

              @Zevengeur
              Si justement cela a toute son importance. Les peuples européens sous domination romaine germanique étaient en guerre, il fallait une figure qui rassemble. Cette histoire prend toute son importance pour rassembler les peuples sous la domination catholique et la bannière d’une vierge, image de l’église romaine.


            • Zevengeur Zevengeur 11 juillet 2016 15:08

              @cathy

              Important pour l’image, nous sommes d’accord.


            • gimo 11 juillet 2016 18:25

              @Zevengeur

               article bon merci ...Mon commentaire n’est pas un reproche mais d’un résumé de synthèse
               de l’histoire en général assez Honteuse de ses causes avec un H de son savoir 
               cestes syntématique des humais dans le temps
               le savoir pour le plaisir de savoir et au demeurant peu constructif De sorte que comme assez
              criminel dois je dire au sens de memoire des hommes de son histoire sans H ainsi que humain sans H
               
              Un homme un certain minisre de Napoleon bien qu’il ne fut un saint Talleyrand
               Osa dire une phrase qui resume tout d’une justesse pertinente
               savoir l’histoire comme une narration C’EST BIEN 
               IL Y A PIRE QUE FAIRE LE MAL FAIT en lui c’est de LE SAVOIR ET NE RIEN FAIRE 
              DONC 600ans de trahison  et aujourd’hui toujours infeodé par des potentats de toute sorte
               sans courage les hommes seront toujours infeode et trahit par le 1er tyran venu
              La désobéissance est un essai de liberté et un essai de courage. C’est pourquoi il faut la regarder avec amitié.


            • Louisiane 11 juillet 2016 17:12

              A l’auteur,
              Bonjour,

              (Sans Thermidor qui a mis fin au régime Robespierriste de la terreur, la révolution française n’y aurait pas fait exception).
              Vous citez Henri Guillemin dans votre bibliographie. Je vous en recommande la lecture pour ce qui concerne Robespierre et son « rôle » dans la terreur, ça évitera au moins ce genre de propos qui, justement, fait directement référence à la trahison de nos élites, qui n’ont pas hésité à faire passer Robespierre pour ce qu’il n’était pas et à tresser des lauriers à Danton, véritable artisan de la terreur avec ses Girondins.


              • Zevengeur Zevengeur 11 juillet 2016 18:04

                @Louisiane

                Il faut en effet rester prudent sur les responsabilités des uns et des autres durant la période de la terreur.

                L’article n’analyse d’ailleurs pas ce point en détail.

                Dans la conclusion, je faisais allusion à la période de la terreur sous le pouvoir de Robespierre, période qui s’est achevée avec la chute de ce dernier.

                En fait pour tout vous dire, je me suis inspiré de l’approche de Soljenitsyne qui pense que c’est grâce à Thermidor que la France a échappé à une période de totalitarisme similaire au Léninisme et au Stalinisme.

                (Je ne manquerai pas de me pencher sur ce qu’en dit Guillemin).


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 juillet 2016 20:31

                @Zevengeur
                C’est un détail de l’ histoire, mais quand même... Ce n’est pas le Traité de Lisbonne qui a introduit l’Union européenne, mais le Traité de Maastricht, 1992.
                Il a introduit l’ UE, l’euro & l’ OTAN, qui apparaissait pour la 1ere fois dans un Traité européen.


                Sinon, merci pour ce raccourci de l’ histoire des trahisons en 3 exemples.
                Sur la période de l’occupation allemande, il faut signaler l’excellente analyse (comme toujours), de l’ historienne Annie Lacroix Riz : « Les élites françaises entre 1940 et 1944 ».

                Les élites française se répartissaient en 3 clans :
                - Ceux qui souhaitaient la victoire allemande.
                - Ceux qui attendaient la victoire américaine.
                - Et le grain de sable dans les rouages : de Gaulle, mais aussi les Communistes. C’est de leur association que naîtra le CNR et le modèle social français, que l’ UE veut voir disparaître.

                Ensuite ils se sont brouillés, de Gaulle pensait que l’URSS voulait « soviétiser » la planète, ce qui était faux. Et les Communistes pensaient que de Gaulle était un dictateur, ce qui était faux aussi.

              • Zevengeur Zevengeur 13 juillet 2016 01:00

                @Fifi Brind_acier

                Exact, c’est lors de Maastricht que la CEE fut renommée Union Européenne, merci pour cette correction.


              • gogoRat gogoRat 12 juillet 2016 00:32

                 Pour que de bons côtés de notre Histoire puissent se ... renouveler (plutôt que se répéter/bégayer), et pour éviter que d’autres calamités ne le fassent, j’oserai ici contester la pertinence de l’expression suivante :
                 « ... avec le droit de vote, en possession de tous les outils pouvant faire changer les choses ... »
                 pour suggérer plutôt de revisiter et moderniser collectivement le bon principe des cahiers de doléances !
                 ( vers des propositions citoyennes ouvertes à toutes et à tous en permanence, et pondérées par chaque citoyen disposant chacun strictement d’un même poids officiel de caution à répartir par chacun, de façon responsable, entre nos préférences personnelles les mieux maîtrisées )

                 Sans quoi, outre les effets pervers de nos actuels scrutins, aujourd’hui très majoritairement mis en évidence par des taux d’abstention responsables de plus en plus indéniables, nous serions bientôt confrontés à un grave risque de pressions concurrentes insensibles aux subtilités de notre Culture, voire, risque de chantages procéduriers (instrumentalisant cyniquement nos propres précédés de légitimation) possiblement orchestrés de l’extérieur par des hyper-puissances peu soucieuses de contenir les quelques millions (ou bien plus) de leurs compatriotes candidats à une aventure (ne serait-ce que économique) parmi nous.
                 ATTENTION à ne pas commettre la faute inexcusable de logique autant que d’entendement civique ( cf notion de procès d’intention) qui consisterait à prétendre déceler un quelconque ’racisme’ dans le précédent propos !)
                 


                • ZenZoe ZenZoe 12 juillet 2016 10:19

                  @gogoRat
                  Trahison, oui certainement, mais les élites s’occupent d’abord d’elles -mêmes. Aux citoyens de les ramener à leurs responsabilités, sinon dehors.
                  Les cahiers de doléances ne sont pas suffisants. Ils donneront lieu à une commission, un rapport, etc.
                  Les citoyens ont par contre dans leurs mains tous les outils, mais ne s’en servent pas assez : bulletins de vote, réseaux sociaux, porte-monnaie, députés, blogs, boycotts... Ils sont en outre bien mieux informés avec internet.
                  Les élites ne gagnent que parce qu’on les laisse gagner, tout occupés qu’on est à faire autre chose que les surveiller et protester. Il suffit de voir que quand le tollé public est suffisamment bruyant, les élites généralement reculent en vitesse - temporairement souvent, mais c’est toujours du temps de gagné : TAFTA, Notre Dame des Landes, les OGM, ...
                  Ne jamais leur laisser un pouce de répit, les harceler, on n’arrive à rien autrement.


                • gogoRat gogoRat 12 juillet 2016 10:56

                  @ZenZoe

                  Me serais-je donc si mal fait comprendre ? Des cahiers de doléances permanents, et pondérés en permanence, (à chaque seconde qui passe, chaque Français pouvant réajuster les curseurs de ses cautions personnelles) ... ne pourraient matériellement pas donner lieu à ces ’commissions’ et ’rapports’ dont le synchronisme est piloté et exploité par celles et ceux qui se font passer pour des zélites indépassables !

                  Un vrai contre-pouvoir n’a pas à remplacer le Pouvoir ; il se doit par contre d’être permanent. Si sa technique est pertinente, il pourra alors être efficace quel que soit le type de Pouvoir en vigueur.


                • gogoRat gogoRat 12 juillet 2016 10:57

                  Quand le système à réguler répond à des temps de réaction courts, il est indispensable d’adopter une durée d’échantillonnage la plus courte possible : d’où : ’à chaque seconde’ plutôt que tous les 5 ans !
                   
                   S’il faut empêcher le pilote de foncer dans le mur, le tollé public doit être permanent jusqu’à ce que la trajectoire soit rectifiée : à l’ère de la bombe atomique, il n’y pas le choix : cela ne peut pas attendre !
                   


                • ENZOLIGARK 12 juillet 2016 08:05

                  A mort les versaillistes extremistes UMPS ! . ... A FRANCIA FORA ... INDIPENDENZA SOLA SOLUZIONE per Corsica * ... . ...


                  • Allexandre 12 juillet 2016 09:53

                    @ENZOLIGARK
                    Oui il faut donner l’indépendance aux Corses et aux Basques, ça fera ça de moins déjà. Ils sont tellement chiants avec leur nationalisme arriéré que si j’étais président c’est la première chose que je ferais !


                  • ZenZoe ZenZoe 12 juillet 2016 10:20

                    @Allexandre
                    Aux Bretons aussi alors.


                  • Allexandre 14 juillet 2016 14:12

                    @ZenZoe
                    Oui si ils le veulent ! Sauf que les Bretons sont moins chiants que les deux autres.


                  • baldis30 12 juillet 2016 10:16

                    Excellent exposé qui survolant les détails met bien ( et même très bien !) en lumière les constantes des pouvoirs et de ceux qui les possèdent ! Ivresses et délires de l’Enarchie.

                    Un détail sur l’Europe malgré tout ... A la sortie de la guerre l’Europe reconstruisit péniblement et souvent de façon étatique sa sidérurgie et son exploitation minière. Cette nationalisation pourtant réussie en France déplut fortement à un tas de gens .... (devinez lesquels ?) .

                    Aussi on confia par le biais du premier traité, celui de la CECA, le pouvoir aux technocrates avec des ordres bien précis pour faire cesser ce « scandaaaale » .

                    Et pour éviter que cela se reproduise aujourd’hui l’Europe n’a plus de charbon et importe son acier depuis l’Inde et la Chine. C’est tout de même une belle réussite que Coluche n’eut pas dédaigné ( « Un technocrate c’est un mec tu lui confies le Sahara et cinq ans après t’es obligé d’importer du sable »).

                    On n’est pas loin du même scénario pour le nucléaire ....


                    • Zevengeur Zevengeur 13 juillet 2016 01:19

                      @baldis30

                      En effet, la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier) fut en 1950 le premier test de la « construction » européenne selon l’idéologie Monnet.
                      Le résultat fut visible 60 ans après avec la destruction et la délocalisation de la sidérurgie française par l’indien Mittal.
                      Les allemands, moins niais avaient conservé l’actionnariat suffisant pour garder le contrôle de la leur !

                      Voir ici et ici.


                    • soi même 12 juillet 2016 19:53

                      Je suis sur que vous êtes oublier volontairement dans le lot de cette belle analyse, quel drame , il y a plus de rigueur , il y a plus que des historiettes de point de vue sur l’histoire.


                      • Jean Pierre 13 juillet 2016 00:44

                        Dans les grandes trahisons du peuple Français, il ne faut pas oublier celle de l’aristocratie Française qui s’est alliée avec les royautés Européennes pour tenter d’écraser la révolution. 

                        Si on oublie la période de Jeanne d’Arc dont l’histoire est sujette à caution, on reste à trois grandes trahisons du peuple Français par ses "élites : les aristos, les versaillais, les collabos. Tous à droite évidemment, puisqu’il s’agissait toujours d’agir contre le peuple et le progrès.
                        Quand l’histoire fera le bilan de l’époque actuelle, on ajoutera à ces trois trahisons celle de nos gouvernements contemporains, nouveaux collabos qui se mettent au service de la finance pour satisfaire toute ses demandes.

                        • Zevengeur Zevengeur 13 juillet 2016 01:10

                          @Jean Pierre

                          En creusant, on trouve en effet d’autres cas de trahisons, d’ailleurs Asselineau en dresse une liste plus complète dans sa conférence citée en référence [1] ici.


                        • périscope 15 juillet 2016 08:20

                          @Jean Pierre
                          Vous oubliez, parmi les saboteurs de la France, le parti Franc-Maçon, émanation de l’Angleterre qui a poursuivi, ainsi, son dessein de mettre la puissance Française, en aidant les partisans et, hélas artisans de la révolution française et de ses carnages.

                          Cette fois, elle a réussi, en mettant à bas la concurrence.

                          Ce n’est pas "l’épopée napoléonienne qui a remis le pays à sa place, car il était DEFINITIVEMENT cassé en deux !

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