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Accueil du site > Tribune Libre > Dénoncé pour de bon ... d’avoir ri !

Dénoncé pour de bon ... d’avoir ri !

Nous avons tant de soucis tant de craintes tant de lieux où s'indigner, tant de matière à insurrections.

 

Néanmoins la dénonciation d'une ironie, que je situe au même niveau de démence que l'arrestation de Dieudonné à Hong-Kong, même si cela n'a rien à voir, on trouve, sous-jacent un détail insignifiant dans ce monde de guerres mais qui enfle et enfle à tordre la décence, à nuire.

 

http://www.liberation.fr/france/2016/01/25/bernard-mezzadri-c-est-lui-qui-l-a-dit_1428851?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

 

Estomaquée, vous voyez où niche la délation déjà, mais nous ne sommes pas en régime dictatorial où notre survie dépendrait de la dénonciation d'une vérité pourtant, mais indésirable.

« M'sieur !! il a dit... » ; « c'est bien mon petit, on s'en occupe.. tu seras décoré... ».

Certains s'en offusquent et pétitionnent ; la plupart s'en fout.

Ainsi vous êtes la majorité dénonçante, ou consentante, assignée à résidence de votre prison mentale, décorée des ors de la lâcheté, nourrie des ratas de l'indignité.

Ce prof a une belle inspiration, il s'adresse à ses collègues, amis égaux ; lui a-t-on ri au nez ? L'a-t-on contredit, conspué, chahuté ?

Non, on l'a dénoncé.

Cela est ignoble immonde intolérable, cela n'a pas de nom, c'est innommable.

Oh, on verra s'il écope plus que l'auteur du « casse-toi pov'con », vous vous souvenez, je veux dire le plagiaire. Nous verrons alors si l'on est tombé encore plus bas.

On va laisser faire jusqu'au fond ?

Quelle complaisance, quelle complicité inquiétantes, quelle peurs sourdes, irrationnelles étreignent nos universitaires, à eux on confie nos enfants ? À ces pleutres, ces collabos...

Laissez moi hurler.

Et sachez que les tribunaux n'ont rien d'autre à faire.

Fermez-la, nous, nous défendons la liberté d'expression. La nôtre.

On est libre de s'exprimer, mais pas de dire n'importe quoi à n'importe qui. Bon, sauf si on est Charlie. Mais ce que nous propose cette histoire comme champ de réflexion, n'a rien à voir avec cette liberté là, élastique, capricieuse, c'est selon. Elle nous plonge dans l'angoisse de la désormais attitude juste autorisée, voire encouragée, car affronter un collègue ou ami, la gueule ouverte, n'est pas donné à tout le monde, en revanche trahir en se cachant derrière le pouvoir, l'administration, la Justice, quelle assurance !

Aveu de faiblesse, oh combien, mais tellement partagée que la meute silencieuse a le dessus.

Avignon, c'est pas Jussieu, c'est pas Vincennes ! Les gens se connaissent, et ce que l'on peut supputer sans hardiesse de cette affaire, c'est qu'il s'agit bien d'une question personnelle ! L'histrion malgré lui n'a pas, j'en donne ma main à couper, idée en faisant son bon mot qu'il met sa tête à prix. Sans doute peu avisé et perspicace sur la nature humaine, il n'a jamais décelé la pleutrerie chez son pourtant président ; or, celui-ci, en lisant ce machin a le sang qui bout, les jambes qui flageolent à la simple évocation de l'idée que le Ministre, lui faisant l'honneur de visiter sa bâtisse, puisse apprendre qu'ici même en ces lieux, quelqu'un, dont lui-même a le devoir de surveillance, s'est gaussé de Lui. L'affaire lui paraît trop lourde à porter, il ne peut s'acheter toutes les consciences et bravache comme pas deux, prend les devants. Mince, le faisant, il fait le buzz !! En tout cas, blanchi à la chaux, il peut présider en paix, on s'est donné le mot dans la fac : botus et mouche cousue, c'est notre venise !

Creusons un peu ; ceci aurait-il été possible il y a peu, quelques années, disons, avant 2007 ? N'y a-t-il pas eu là, tout soudain, une magnifique licence pour les graines de collabo qui ont trouvé terroir à s'épanouir ? On ose tout quand on sait qu'on peut !!

Mais cela évoque d'autres choses aussi, certes le côté enfantin de qui veut plaire au pouvoir n'est pas très reluisant, mais s'il y avait la peur ? Elle n'est pas réservée aux illettrés des rues, la peur, bien au contraire. Surtout celle-là ! Peur d'être mal notée, hein, mal famée, peu aidée, la fac. Tout ça pour un mec qui vit dans son monde antérieur, on dit " rêveur" par ici.

Il n'a pas exprimé " nous sommes tous des blancos", au Ministre, le blanc président, il a laissé entendre, assez fort cependant pour qu'on le comprenne, " nous sommes bien d'accord avec vous", à moins de ne pas s'en mêler.

Car on ne peut pas prendre au sérieux l'accusation dont le professeur est l'objet : incitation à la haine raciale ! Ça ne tient pas debout, et pourtant, n'ayant pas sous la main une loi qui interdise la répétion des paroles - qui n'étaient pas ministérielles à l'époque - il a bien fallu trouver quelque chose. Ne me dîtes pas que j'ai mauvais esprit, ne me dîtes pas que le recteur a pris ces lignes au premier degré ! Car ce serait encore pire, dans la bêtise ; mais pas de risques, les engagements de l'anthropologue étaient connus de tous ; nous avons bien affaire à l'ignominie la plus complète, la mauvaise foi, l'abjection de la délation.

On peut supposer, qu'en prenant au mot le coupable de bons mots, on s'en soit référé à la bulle éclatée à la Cour Européenne au sujet du pov'con, et qu'il fallait couper court au recours !

https://www.contrepoints.org/2013/03/18/118579-casse-toi-pauv-con-devant-la-cour-europeenne

 

Éviter la jurisprudence et aller dans le sens du vent ! Ce n'est donc pas une indignation qui provoque l'impulsion. Mais un calcul, une belle occasion de nuire. Peu importe le mensonge.

Avignon, ville des bobos qui exultent, spectaclant des qui se dépoilent sur la place publique, y pissent y chient, seulement couverts d'art.

Avignon, ville de gauche, comme le Ministre. On a son honneur et sa place à tenir, sans doute. Avignon, la ville de la liberté d'expression !!! Expression artistique bien sûr.

Dans la ville d'un Palais, d'un Pont et d'une danse en rond, au tribunal le 27 janvier, une amende de 2000 euros avec sursis a été requise ; demain, aujourd'hui, le 10 février, le jugement sera rendu.

On ne s'inquiète pas pour le porte-monnaie de l'hélléniste, ils se sont mis nombreux pour payer les frais d'avocats ; on s'inquiète que l'on puisse porter au tribunal un bon mot que l'on n'a pas apprécié ! On s'inquiète que l'affaire soit traitée. Pour arrêter cette hémorragie du bon sens et du respect, il faudra un Procureur sans influences, sinon, tout sera permis.

En attendant, et pour contrer cette possibilité par la submersion, écrivons nos ironies, braillons nos colères, plutôt que se taire. Inondons les tribunaux d'affaires de ce tonneau.


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46 réactions à cet article    


  • jocelyne 11 février 16:55

    Je prends connaissance de cette affaire, c’est au delà de tout....  smiley merci ALinea


    • Doume65 11 février 18:57

      @jocelyne
      « c’est au delà de tout »
      Oui, mais tellement prévisible sous Valls !


    • Le p'tit Charles Le p’tit Charles 11 février 17:14

      Avignon avec son pont cassé...comme la France d’aujourd’hui..de gauche et de droite toute turpitudes confondues..La caste politique est au dessus des contingences et surtout des lois sauf celle de la « Raie-Publique »...celle d’une certaine idée de la délation sport national des Français baratineur mais läche devant la vérité.....l’histoire se répète en fait...sans fin !


      • MagicBuster 11 février 17:22

        La justice est super efficace contre Dieudo.

        A quand la même justice pour Sarkozy Chirac Cahuzac Tevenoud Copé . . . . . Taubira Belkacem etc etc etc etc etc .....

        Ce qui est génant c’est le 2 poids 2 mesures.
        Sinon, jouer au con .... c’est osé avec cette bande de brankignolles !!!


        • oncle archibald 11 février 17:28

          « Bernard Mezzadri a fait l’objet d’un « signalement » - il dit « dénonciation » - du président de son université, Emmanuel Ethis, promu recteur depuis. »

          Ben la voilà l’explication ... Pour les promos il y en a qui n’hésitent pas à coucher, d’autres qui n’hésitent pas à dénoncer. Ah les pauvres !


          • oncle archibald 11 février 17:33

            Le plus étrange et significatif n’est pas la dénonciation de Monsieur Ethis, c’est qu’elle ait eu une suite. A priori c’est un classement vertical, direct dans la corbeille à papier, qui aurait du être appliqué à ce genre de poulet ....

            Oui mais, il y a sans doute longtemps que Bernard Mezzadri devait être repéré comme trublion et l’occasion fait le larron. Ca y est on le tient, on va le coincer ... Quelle pitié ! Ils n’ont rien de mieux à faire, pas d’autres arguments à mettre en avant les présidents d’université qui aspirent au poste de recteur ?? C’est pitié !


            • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 11 février 17:44

              Avant 2007 cela aurait donc été impossible ?
              Pour rester dans le « milieu », voyez le cas Reynald Secher qui n’a jamais pu faire carrière dans le supérieur, parce qu’il soutient, avec raison, la thèse d’un génocide vendéen et chouan-breton, victime d’une campagne de calomnies qui dure depuis les années 80, organisée par de bons pourris de marxistes-robespierristes, gardiens de l’histoire officielle, qui doivent certainement trouver des qualités à Mélenchon la truelle de Bouygues et de Merkel.
              L’extermination planifiée des Vendéens par les colonnes infernales de Turreau, les noyades de Nantes de Carrier (qui annonçaient le bolchévisme et le nazisme) = génocide !

              La délation est une « constante anthropologique ».


              • alinea alinea 11 février 18:44

                @Jean-Michel Lemonnier
                Ce n’est pas tout à fait pareil si c’est aussi inacceptable ; je ne pense que parce que c’est habituel c’est normal, mais on sait qu’en toute carrière ( et universitaire, ah la la !) il faut être conforme au moule !
                Dans cette histoire « à tiroir », le trublion ne risquait pas gros, c’est l’ambiance dans notre société qui inquiète !


              • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 12 février 15:05

                @alinea
                Oui, enfin ce que l’on peut dire c’est qu’il n’y a pas pénurie de petites chiures prêtes à lécher l’arrière-train même très sale de tous les pouvoirs, de toutes les administrations, de tous les chefaillons... Quand on sait ce dont sont capables certains en démocratie libérale, en temps de paix. En cas de grise grave...


              • bakerstreet bakerstreet 11 février 19:43

                Peut on rire de tout ?..On ne connait pas toute l’histoire, il y a surement règlement de compte. Mais les temps sont bien bas. On vous cherche des poux maintenant pour la moindre phrase ironique ! Beaucoup de gens actuellement ne supporte pas la moindre critique, cherchent la procédure, le manquement « au devoir de réserve », le trouve.... Les paranos ferment leurs volets, vous envoient les chiens et les gendarmes au moindre sarcasme. Pourtant le rire est le témoin de la démocratie, et de la santé générale. Il y a moins d’un siècle, les journalistes et les politiques assassinaient à tour de bras dans « l’assiette au beurre » ou « l ’action française...Pas un numéro sans qu’on appelle à l’assassinat de Léon Blum...On ne regrettera pas cette horreur, mais par contre, les procédures lancées maintenant envers n’importe quel esprit frondeur, refusant les »garde à vous« , le consensuel mou, sont vraiment préoccupantes, et signe que les extrêmes se rejoignent...Il faut faire l’apologie du dérangement et des emmerdeurs, refuser ceux qui vous imposent de penser en rond, dans un jeu du mouchoir truqué !
                 »Le rire, le sens de l’humour, c’est la raison qui danse !"...Loin d’être irrationnel, le rire est un signe de santé général, un amortisseur. Car plus on est rationnel, plus on voit le coté absurde et comique des choses. L’humour et la raison sont de même essence, se déroulant à des vitesses différentes. C’est pourquoi les gens qui manquent d’humour devraient être considérées comme non-fiables. On comprendra pourquoi les dictatures n’aiment pas l’humour, car antinomiques avec leur système de valeur.

                • alinea alinea 11 février 19:58

                  @bakerstreet
                  On suppose qu’il y a règlement de compte ou une jalousie ou une haine sournoise qui trouve à se venger ; cela n’allège pas le tableau !
                  Cette histoire - et surtout le relai vers la Justice qui acquiesce- évidemment me touche puisque c’est aussi la mienne mais au moins pouvais-je, socialement parlant, me « rassurer », du fait que la partie adverse frise la folie et qu’elle travaille au tribunal.
                  Ici, c’est carrément méchant, et que la Justice relaye, carrément inquiétant ! Même s’il a fallu mentir pour cela.


                • franc 12 février 12:47

                  @bakerstreet

                  -

                  pertinente remarque sur l’association entre la raison et l’humour .


                • JMBerniolles 11 février 20:52

                  J’ai signé la pétition de soutien à Mezzadri.

                  La France ne s’est pas vraiment remise de la collaboration. Faire passer Mitterrand la francisque pour un éminent leader de gauche n’a pas aidé de ce point de vue....

                  Dans le genre, pitoyable et triste, je voudrais citer la pétition Bard/ Masson Delmote ( Bard académicien et Masson Delmotte une figure de la science du climat) adressée à Valérie Pecresse alors ministre pour faire taire de manière autoritaire ceux qui contestent d’un point de vue scientifique l’influence de l’homme sur le climat.

                  On a dit qu’elle était dirigée contre Allegre, mais en fait celui qui etait visé. était Vincent Courtillot un scientifique sérieux.

                  Cette pétition du niveau maternelle a été signée par 600 scientifiques français du climat.

                  Dans ce domaine il y a une véritable collaboration des spécialistes français avec la ligne politique officielle qui amène à l’absurdité de pretendre que l’homme (politique qui plus est) est capable de reguler la température moyenne à la surface du globe.

                  Dans tous les autres pays, il existe un débat scientifique sur le sujet. Un leader de la contestation aux USA, Richard Lindzen, est un climatologue reconnu.

                  Cette affaire est donc malheureusement bien révélatrice d’un mal français.


                  • Fergus Fergus 11 février 22:49

                    Bonsoir, Alinea

                    Bravo pour ce coup de gueule : notre Justice se grandirait en ne dévoyant pas les moyens de la nation sur des affaires aussi insignifiantes. Qui plus est, ce professeur n’a injurié personne : il n’a fait que brandir un carton portant une citation !


                    • Fergus Fergus 11 février 22:53

                      Euh... je faisais allusion à l’affaire de Sarkozy, et je n’avais pas terminé le commentaire.

                      Pour ce qui est de celle de Bernard Mezzadri citant Valls, il va de soi que c’est tout aussi con et pitoyable !


                    • alinea alinea 11 février 23:13

                      @Fergus
                      Je suis pour la punition des délateurs, mais depuis tout petits, à l’école, on écoute ceux qui « rapportent », on ne leur dit rien ou on les félicite !
                      Et que le procureur ne jette pas ça au panier avec une moue de mépris... elle n’est pas près de se grandir, la Justice, malgré sa majuscule !


                    • oncle archibald 12 février 10:24

                      @alinea : nous ne sommes pas allés dans les mêmes écoles. Dans la mienne les « kafteurs » et les « lécheurs » étaient de la même façon mis au banc de la société des élèves et parfois aussi se faisaient rabrouer par les enseignants. Un peu d’honneur quand même ! Maintenant je ne sais pas.


                    • alinea alinea 12 février 10:35

                      @oncle archibald
                      Les élèves n’aimaient pas kafteurs ! mais les kafteurs étaient des gentils qui voulaient être bien vus, l’instit en était touché !!
                      Ils sont minoritaires, ces gens-là, mais quel mal ils font ! Tous les contrôles de quelle administration que ce soit, se font sur dénonciation, ou « signalement », et j’aimerais connaître le nombre de procès qui ne tiennent qu’à une dénonciation.


                    • bakerstreet bakerstreet 12 février 11:18

                      @alinea
                      Il y a un fond de méchanceté naturelle chez certains, de bons pervers qui adorent salir, dénoncer, se réjouir de mettre les autres dans l’embarras, surtout s’ils les envient secrètement. D’autres sont partagés entre des principes de devoir, liés à une morale civique, et l’envie de protéger ceux qui « osent », les frondeurs, les casses-cou, les casses-couilles.

                      Leur inclinaison, à se taire, ou non, dépendra des injonctions gouvernementales, de la morale des temps. L’époque de l’occupation a donné lieu de chaque coté du Rhin, a de beaux débordements C’est donc la personnalité du maître ou du système en place qui va être primordiale, Aucun pays ne pouvant se garantir d’emblée de savoir comment il réagira quand le système orwellien sera mis en place. En Angleterre pendant la guerre il y eut un esprit antinazi et une grande cohésion, un refus de céder à la peur ; pourtant sur l’ile de Jersey qui fut le seul territoire anglais occupé, le nombre de lettres de dénonciations furent sidérantes, et inaugurait bien mal de ce qui se serait passé si le royaume uni aurait été occupé. 
                      Mais il y aurait eu tout de même comme en France une minorité de gens agissants, des résistants, et puis d’autres qui aurait fait le dos rond, qui n’auraient rien fait d’héroïque, mais rien n’en plus pour enfoncer l’autre. C’est ce qui nous réconcilie avec l’humanité. Ceux qui ne font pas beaucoup de bruit. Peut être qu’on ne les entend pas assez !

                    • alinea alinea 12 février 12:55

                      @bakerstreet
                      Ceux qui dénoncent ont envie d’être proches du pouvoir, d’être bien vus, et protégés !! Bizarrement, ils restent ou voudraient rester toujours anonymes !
                      Personnellement je me méfie de « la masse silencieuse », je l’associe à la lâcheté ; cette majorité ira, le temps voulu, d’un côté ou d’un autre selon le rapport de force ; si ce sont les résistants qui ont l’air de gagner du terrain, ils verront venir à eux les « indécis » ( bel euphémisme) ou bien si c’est le pouvoir qui semble gagner, ils se rapprocheront de celui-ci !
                      Au moins les délateurs font leur choix, même si, restant anonymes, ils sont bien seuls !! Je dis « au moins », c’est pour polémiquer, parce que, hein, ils sont répugnants ces gens-là !!


                    • bakerstreet bakerstreet 12 février 15:38

                      @alinea
                      Ca dépend ce qu’on met dans la masse silencieuse. Il y a la dedans une connotation négative, comme l’était le tiers état. Les gens qui se taisent le font pour différentes raisons : Fatigue, fatalisme, désillusion, les trois notions étant d’ailleurs liées. A tort ou a raison c’est sûr. Il y a ceux aussi qui s’en foutent royalement, qui ne pensent qu’ils ne pourront arriver que par eux mêmes : Une tendance qui se développe beaucoup en ces temps misérables, où l’on clive, où l’on désigne les coupables, à l’opposé des méritants, des bien nés, ceux qui profiteraient du système : Les chômeurs les assistés, alors que ce sont les victimes.

                       Nous sommes les produits d’interactions et on a intérêt à développer des politiques d’entraides, au niveau local, afin de ne pas baisser la tête, de devenirs soumis, écrasés. Le malheur étant les fruit des conduites basses. Le bonheur dépendant d’une politique sociale et égalitaire, mettant les gens en relation.

                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 février 20:24

                      @alinea
                      Je crois que vous confondez la lune et le doigt...Ce ne sont pas les dénonciations (qui ont toujours existé) qui posent problème, mais l’usage qui en est fait. Comme le fait d’assigner à résidence des écologistes lors de la COP 21, comme s’ils étaient des terroristes.


                      Comment se fait-il qu’un Gouvernement dit de Gauche puisse copier le Patriot Act et sortir du Droit ?
                      C’est la question qu’il faudrait se poser.
                      Les USA non plus ne sont plus ne respectent plus le Droit.
                      La France de Hollande/ Valls/ Fabius est vautrée aux pieds d’ Obama.
                      Il est là le problème, dans la mise en place d’une dictature qui ne dit pas son nom.
                      Et dont chaque citoyen peut être victime.

                    • alinea alinea 12 février 20:29

                      @Fifi Brind_acier
                      Cette histoire en est un des effets !
                      Je parle de dictature au début de mon billet : officiellement nous ne sommes pas en dictature puisque nous avons voté.
                      Qu’on y réfléchisse ; mais le comportement des gens du peuple, fussent-ils président d’université ou recteur, trahit la dictature.
                      Ici, la Justice a fait son boulot. Ce sont les gens qui déconnent ; il n’est qu’à voir ce qui se passe sur ce site !
                      Donc, je me situe hors votre cadre pour ce coup-là !


                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 février 06:47

                      @alinea
                      La Gestapo a reçu 4,5 millions de lettres de dénonciation, soit environ 10% de la population de l’époque. Et 90% qui n’a dénoncé personne. Donc rien de nouveau sous le soleil.

                      Je crois que vous ne comprenez pas comment fonctionne le Justice en France. Elle n’est pas indépendante, elle est régulièrement condamnée par la Cour européenne des Droits de l’ Homme.


                      S’il y a eu procès, c’est qu’il y a eu des ordres donnés au procureur pour poursuivre. Ce n’est pas une dénonciation, ni même une plainte qui déclenchent la poursuite, c’est l’avis du procureur.
                      Le procureur est sous les ordres hiérarchiques du Garde des Sceaux, c’est à dire du Ministre de la Justice, en l’occurrence, c’était la chouchou de la Gôooche : Taubira.

                    • alinea alinea 13 février 08:51

                      @Fifi Brind_acier
                      Le problème c’est que le proc d’Avignon, n’a pas téléphoné à Taubira pour savoir quoi faire ; c’est dans la loi que l’on poursuit des incitations à la haine raciale ; avant l’instruction, le proc ne sait rien de l’affaire si ce n’est la plainte ! Le juge a jugé, la proposition d’amende avec sursis faite par le proc n’a pas été retenue par celui-ci.
                      C’est un peu spécieux de dire que ce n’est pas la plainte qui déclenche la poursuite : sans la plainte comment le proc serait-il au courant ?
                      Vous me donnez comme exemple l’Allemagne nazi ; vous auriez pu me donner la France collabo !
                      Je sais tout ça, mais je ne minimise pas cette affaire parce que cela était courant à cette époque !


                    • aimable 13 février 09:17

                      @alinea
                      vous voyez une personne en assassiner une autre que faites vous ?
                      parce que si vous la dénoncez vous êtes une délatrice !
                       il faut surtout leur apprendre ce qui est bien ce qui est mal après , ils feront peut être la différence
                      je parles pour les tout petits , parce que pour les autres la cause est perdue !!!


                    • alinea alinea 13 février 09:25

                      @aimable
                      Je vais me proposer comme témoin d’un meurtre ; dénoncer, là, c’est beaucoup dire, à moins que l’assassin ait oublié sa carte d’identité sur le cadavre ! smiley
                      Et puis si j’entends le mari de ma voisine lui taper dessus toutes les nuits, je ne vais pas chez les flics, j’essaie de trouver le service social compétent, après en avoir discuté avec mes connaissances !


                    • leypanou 12 février 00:42

                      Mais cela évoque d’autres choses aussi, certes le côté enfantin de qui veut plaire au pouvoir n’est pas très reluisant, mais s’il y avait la peur ? : vous n’avez aucune idée de ce que certains sont prêts à faire pour plaire. De toute façon, pour arriver à certains postes, des fois, quelques-uns mettent leur fierté dans leur poche.

                      Je verrais bien quant à moi le Syndicat de la Magistrature mettre sur leur mur ceux qui sont impliqués de près ou de loin dans cette affaire grotesque.


                      • solomonkane 12 février 05:33

                        depuis cette affaire impliquant un directeur de collége dénoncant a la police deux de ses éléves pour une « quenelle » dans la cour de recré, et les envoyant pour ce motif devant un tribunal, sous l accusation d « apologie de crime contre l humanité », je crois malheureusement que le doute n est plus permis quand a la bassesse et l ignominie de certains responsables du systeme educatif francais ...

                        Et pire encore, que cette sinistre affaire ait pu se produire sans declencher un tollé de protestations de la part des associations de parents d éléves, voila qui me semble trés revelateur du niveau de veulerie ou en est rendu la société civile francaise.
                        Alors cessez de vous offusquer braves gens, et dormez tranquille, vos concitoyens veillent sur et pour vous, et les pantalonnades de ce genre sont promises a un bel avenir.


                        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 février 20:32

                          @solomonkane
                          C’est plus grave que ça.
                          Quelle est donc cette dérive anti démocratique qui condamne Dieudonné pour antisémitisme alors que le Gouvernement soutient les néo nazis de Kiev ? C’est quoi cette Gauche qui s’en prend à un documentaire qui démontre le rôle des néo nazis de Kiev ?


                        • solomonkane 13 février 14:52

                          @Fifi Brind_acier
                          excuse moi Fifi, mais j ai pour ma part du mal a trouver quoi que ce soit « plus grave » qu un pays qui laisse ses enseignants renier leurs roles de guides et de vecteurs d eveil de nos enfants, au profit de celui de delateurs ou d assistants de police de la pensée, et ceci dans la plus parfaite indifference .

                          « Apologie de crime contre l humanité », repetez cette expression plusieurs fois dans votre esprit, impregnez vous bien de son sens, et appreciez en toutes les implications, puis imaginez vos enfants en supportant le poid devant un tribunal au grand complet, pour un crachat ou un bras d honneur en cour de recré, ce qui, a mon sens et malgré la propagande du crif et de la lycra, est du meme niveau que la quenelle ...
                          Non vraiment, cette affaire restera pour moi un symbole, une date clé dans l evolution de la société francaise en ce debut de 3eme milleneaire, et je m inquiete de n avoir vu presque personne s en emouvoir outre mesure .

                        • Iren-Nao 12 février 09:26

                          Chere Alinea.
                          Bravo et merci pour ce nartic.
                          Vous avez levé la un lièvre qui pue encore une fois.
                          Les collabos se portent de mieux en mieux.
                          Iren-Nao


                          • alinea alinea 12 février 10:42

                            Bernard Mezzadri a été relaxé ; c’est déjà ça ! Après, comme il le dit lui-même, c’est la fac qui est entachée, et lui, là au milieu, pas très à l’aise.
                            Les mots font du mal, et celui qui a passé des années de taule sur dénonciation, même si on révise son procès et qu’il est déclaré innocent, aura sa vie foutue ! Le mal est moins profond bien sûr pour une dénonciation de cet acabit mais on ne revient jamais « avant »...


                            • JMBerniolles 12 février 13:08
                              @alinea

                              Je suis heureux qu’il ait été relaxé.
                              Mais celui qui se met en marge du système fait un choix.
                              Pour un intellectuel c’est celui de son intégrité morale et de sa liberté de pensée. Je ne dirais pas d’expression puisqu’il y a une censure féroce.
                              Cela signifie un combat. Les coups montrent simplement que l’on a une position juste.



                            • Taverne Taverne 12 février 12:42

                              Dans la France d’aujourd’hui, une simple citation peut vous valoir une citation...à comparaître !


                              • bakerstreet bakerstreet 12 février 16:56

                                @Taverne
                                « Donnez moi un texte anodin, écrit de quelqu’un racontant sa journée, je me fais fort de trouver dix raisons de le condamner à mort »

                                Je ne sais plus qui a fait cette déclaration. Richelieu, Staline, ou Machiavel ?

                              • alinea alinea 12 février 17:26

                                @bakerstreet
                                Moi je dirai Richelieu !!


                              • bakerstreet bakerstreet 12 février 18:21

                                @alinea

                                En tout cas ça fait froid dans le dos ! Remarquons qu’au delà du raccourci fulgurant de ce que cette phrase représente au niveau de la pensée totalitaire, c’est à dire faire en sorte que chacun se sente coupable, il y a là une jubilation perverse : On sait que les coupables désignés sont innocents, mais la mégalomanie du pouvoir est exacerbée par le fait de définir le bien, le mal, à l’insu de toute justice, et de toute possibilité aux victimes de se rattacher à une quelconque rationalité, une loi tangible. 
                                Cela débouche sur des états de sidération, d’états de choc, et de régression. Orwell a beaucoup développé cette notion dans 1984 : La vérité d’un jour n’est plus celle du jour d’après. La seule qui tienne, c’est de se mentir, de s’estropier de son jugement, d’adhérer à la meute, qu’elle que soit sa direction. Un cervelet suffit pour marcher au pas. J’aime beaucoup Orwell car il a connu le trimard, la guerre, la misère, ce qu’il fait que ce type ne reste jamais tout à fait un théoricien, se méfiant d’ailleurs de toute théorie, préférant l’homme. Le fait qu’il était boursier à Eton, très méprisé déjà dans le collège qu’il fréquentait avec le même statut l’a fait réfléchir aux notions de mépris, d’exclusion, et de bouc émissaire.  « Such, Such were the Joys. » : Récit autobiographique publié après sa mort, mais qu’on ne trouve pas malheureusement en poche. Le regard résilient, sans amertume, qu’il jette en 45, sur ses années de jeunesse pas vraiment cool, sont confondantes de résilience. « En gros, ce qui ne t’abat pas , te rend plus fort ! » 

                              • alinea alinea 12 février 19:27

                                @bakerstreet
                                Oui !! les états de sidération et les états de choc, je connais ; quand on connait pas, on imagine pas !
                                Le délateur, lui, n’est jamais puni !!
                                Il n’y a pas de pardon possible, juste, si on ne retrouve pas toutes les cinq minutes des souffrances de la même famille, une vie qui renait !


                              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 février 20:46

                                @alinea
                                D’habitude je vous suis, mis pas là. Vous faites de la politique ou vous êtes entrée en religion ?
                                Un délateur qui n’est suivi ni par la police, ni par la Justice, n’a aucun intérêt, sa déposition est classée sans suite.


                                S’il y a une suite, c’est que des ordres ont été donnés, des lois sécuritaires votées, et que nous ne sommes plus en démocratie.

                                Et c’est la soumission de l’ UE à Washington qui nous vaut ce cadeau empoisonné.
                                  « L’ Europe : la mise en place d’une dictature ».

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