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Accueil du site > Tribune Libre > Des petits trous, des petits trous... et l’histoire du nazisme (...)

Des petits trous, des petits trous... et l’histoire du nazisme (6)

Les mouvements fascisants, au USA, ont fleuri comme en Europe dans les mêmes années, dans l’entre-deux -guerres. Les Etats-Unis n’ont pas été épargnés par la fascination qu’exerçaient Hitler ou Mussolini, loin de là. Chez eux, les théories racistes et xénophobes avaient bonne presse, et les noirs pendaient régulièrement comme citrons aux arbres comme le chantera plus tard l’une des plus grandes chanteuses de Jazz (Billie Holiday, « Strange Fruits »). Pire encore : historiquement, les thèses hitlériennes, notamment sur l’eugénisme, ne sont pas nées en Allemagne, mais bien sur le sol américain. Hitler reconnaîtra lui-même dans Mein Kampf qui étaient ses inspirateurs. Parmi ceux-ci Henry Ford, qui pendant des années va imprimer un journal notoirement antisémite, à en faire pâlir les publications hitlériennes dix années plus tard. L’Amérique des années vingt est celle du Ku-Klux-Klan, elle est ouvertement raciste et eugéniste. Logique, en ce cas, qu’un bon nombre d’industriels favorables aux thèses hitlériennes ne voient aucun inconvénient moral à vendre du matériel dont on se doute qu’il servira à faire la chasse aux juifs. Et c’est exactement la position qu’aura dans l’entre-deux-guerres Thomas J. Watson, le patron d’IBM, qui sera décoré comme Henry Ford par Hitler, pour bons et loyaux services rendus au Reich. 

 
Thomas J.Watson avait sa vision du monde et son idée du commerce. Une idée du monde que partageront d’autres responsables américains, ou d’autres héros américains Tel Charles Lindbergh (à l’incroyable double vie allemande découverte en 2005 !), qui fit aussi partie des partisans de l’hitlérisme. Un Charles Lindbergh lui aussi décoré de la main même de Goering, dont l’amitié lui joua des tours pendables, notamment dans l’épisode risible de l’envahissement en octobre 1940 par les troupes allemandes d’une de ses propriétés françaises, l’île Illec, dans l’îlot St Gildas (devant Port-Blanc (Côtes-d’Armor). L’île où est installé Alexis Carrel, ce prix Nobel d’avant guerre aux thèses fort controversées : il avait proposé le premier l’usage de gaz pour tuer ceux qu’ils considérait comme "inaptes" ! Ensemble, il y rédigeront "La Culture des organes", qui préfigurera les futures transplantations. Un Lindbergh installé depuis 1935 en Angleterre, ayant fui les Etats-Unis à la suite du meurtre atroce en 1932 de son bébé kidnappé, reçu en grandes pompes aux jeux de Berlin de 1936, et qui envisageait alors sérieusement de s’installer en Allemagne en 1938. Sa campagne de 1940 et 1941 aux Etats-Unis, sous le thème de la Paix, ("America’sFirst") cachait difficilement un non-interventionnisme destiné surtout à protéger ses amitiés nazies plus qu’autre chose ! Lindbergh, raciste, était un partisan des thèses eugénistes et ne s’en était jamais caché. Il n’était pas le seul à penser ainsi à l’époque. Seul le grand Woody Guthrie avait vu clair dans ce jeu de dupes : "And I’m gonna tell you workers, ‘fore you cash in your checks : "Hitler said to Lindy : “Stall ‘em all you can, Gonna bomb Pearl Harbor with the help of old Japan.”In Washington, Washington"
 
En effet, dès 1920, et toujours dans son brûlot raciste habituel , "The International Jew : The World’s Problem", Henry Ford va tracer les plans d’une solution raciste et eugéniste aux problèmes du monde. L’eugénisme n’est pas né en Allemagne sous Hitler, mais bien aux USA au début du XXème siècle. "En 1910, the Eugenics Record Office was founded in Cold Spring Harbor, New York, as a center for the study of human heredity and a repository for genetic data on human traits." Car il n’est pas le seul à proférer pareilles thèses : s’il y a bien un fait marquant à noter, c’est que les théories raciales d’Hitler n’ont pas été inventées par lui, mais bien reprises d’idées d’origines américaines, proférées notamment par Madison Grant, auquel Hitler rendra un hommage appuyé dans Mein Kampf. Madison Grant, auteur dès 1916 du livre "Le déclin de la grande race "(The passing of the Great Race") le véritable théoricien de la suprématie prétendue de la race blanche et de de son soi-disant type nordique : les blonds aux yeux bleus, c’est lui et non Hitler ! Lui et des gens comme Paul Poenoe, partisan effréné de la stérilisation, dont nous reparlerons ici bientôt.
 
Paul Popenoe avait écrit tôt sur l’euthanasie, réclamant l’usage de.. chambres à gaz dès 1918 : "The most commonly suggested method of eugenicide in the United States was a "lethal chamber" or public, locally operated gas chambers. In 1918, Popenoe, the Army venereal disease specialist during World WarI, co-wrote the widely used textbook, "Applied Eugenics," which argued, "From an historical point of view, the first method which presents itself is execution . . . Its value in keeping up he standard of the race should not be underestimated." "Applied Eugenics" also devoted a chapter to "Lethal Selection," which operated "through the destruction of the individual by some adverse feature of the environment, such as excessive cold, or bacteria, or by bodily deficiency." C’est lui qui conduisit les premières expériences de stérilisation, aux Etats-Unis en 1933 : "In 1933 alone, at least 1,278 coercive sterilizations were performed, 700 on women. The state’s two leading sterilization mills in 1933 were Sonoma State Home with 388 operations and Patton State Hospital with 363 operations. Other sterilization centers included Agnews, Mendocino, Napa, Norwalk, Stockton and Pacific Colony state hospitals". Et ce sont ses ouvrages et ses travaux que saluera Hitler en 1924 : "In "Mein Kampf," published in 1924, Hitler quoted American eugenic ideology and openly displayed a thorough knowledge of American eugenics. "There is today one state," wrote Hitler, "in which at least weak beginnings toward a better conception (of immigration) are noticeable. Of course, it is not our model German Republic, but the United States." Certains feront la découverte des horreurs de Popenoe en visitant le musée de Washington... ce n’est certes pas un hasard. Les archives sur l’eugénisme américain abondent. Le rôle d’une pionnière de la contraception comme Margaret Sanger y est décrit... avec toutes ses contradictions.
 
La première conférence mondiale sur l’eugénisme s’était tenue à Londres en 1912 : jusqu’à la quatrième, elle auront toutes lieu à New-York et non à Berlin comme on l’imagine au départ. En 1921, où elle fut présidée par Graham Bell, (autre partisan de l’eugénisme), ou l’on aborda comme pour les autres les thèses scientistes et non scientifiquesen 1932, à laquelle assista un personnage intéressant : Prescott Bush, le grand-père de G.W. Bush. Un homme dont tous les biens furent saisis le 20 octobre 1942... au titre de l’intelligence avec l’ennemi. Les archives révèlent qu’en effet, Prescott Bush, qui ne faisait pas mystère des ses amitiés nazies, entretenait depuis longtemps plus qu’une amitié avec l’industrie allemande et ses industriels nazis. Notamment avec Fritz Thyssen, le propriétaire avec lui de la Consolidated Silesian Steel Company (CSSC), qui extrayait en 1942 du charbon grâce à la main d’œuvre gratuite du camp d’Auschwitz. Bush possédait aussi toujours avec UBC, la banque de Fritz Thyssen que Bush dirigeait aux USA, d’autres entreprises, notamment la Holland-American Trading Corporation et là Seamless Steel Equipment Corporation. L’intermédiaire était Averell Harrriman, l’émissaire en Europe de Roosevelt (un démocrate qui négociera bien plus tard la Paix au Viet-Nam).
 
"En 1922, il rencontre à Berlin Averell Harriman, patron de la société d’investissement W.A. Harriman & Co. Un rapport d’enquête officiel datant de 1942 relate : " Harriman et Thyssen ont convenu de créer une banque pour Thyssen à New York. Des amis d’affaires de Harriman se chargeraient de la direction, avec l’envoyé de Thyssen, H.J. Kouwenhoven, arrivé spécialement aux Etats-Unis à cet effet ". Thyssen finançait ouvertement Hitler : "in 1928 Thyssen had bought the Barlow Palace on Briennerstrasse, in Munich, which Hitler converted into the Brown House, the headquarters of the Nazi party. The money came from another Thyssen overseas institution, the Bank voor Handel en Scheepvarrt in Rotterdam." L’enquête sur Bush avait démarré à la suite d’un article de presse signé de l’Herald Tribune. Les américains étaient en guerre depuis décembre 1941, alors, et les liens sulfureux du passé étaient devenus des liens avec l’ennemi, désormais. "The trouble started on July 30 1942 when the New York Herald-Tribune ran an article entitled "Hitler’s Angel Has $3m in US Bank". UBC’s huge gold purchases had raised suspicions that the bank was in fact a "secret nest egg" hidden in New York for Thyssen and other Nazi bigwigs. The Alien Property Commission (APC) launched an investigation." Si ce n’était pas la Suisse, c’étaient donc les USA. Thyssen avait rejoint les nazis dès 1931, les finançait, et Bush ne pouvait l’ignorer : régulièrement, à la banque UBC de New-York, des cadres nazis débarquaient en grand uniforme. "There is some evidence There is some evidence that that Henry Ford gave Adolf Hitler financial backing when Hitler was first starting out in politics. This can in part be traced to statements from Kurt Ludecke, Germany’s representative to the U.S. in the 1920s, and Winifred Wagner, daughter-in-law of Richard Wagner, who said they requested funds from Ford to aid the National Socialist movement in Germany" 
 
Faut-il en arriver à conclure que le nazisme est né aux USA ? Quitte à en surprendre plus d’un, l’histoire est là pour nous le démontrer en effet, c’est vrai, et c’est bien indiscutable : les pires thèses nazies ne sont pas des inventions, mais des reprises de thèses formulées vingt à trente ans avant aux Etats-Unis ! C’est patent, les Etats-Unis sont lentement montés vers le fascisme avant l’Europe. En 1925, le KKK défile en plein Washington devant 400 000 personnes et ça ne gêne visiblement personne : on parlera longtemps des parades hitlériennes, mais les photos de ce terrible événement parlent d’elles-mêmes  : c’est bien autorisé et c’est dans la capitale !!! Les crimes du KKK restent impunis, totalement alors qu’ils font la une des journaux ! Un coup d’état de l’extrême droite y est toujours possible ! L’ambassadeur US à Berlin, Todd, fort lucide, note avec effarement les liens existants entre des industriels américains fascisants et les extrémistes américains tentés par un renversement du régime, selon lui une véritable "clique" :" A clique of U.S. industrialists is hell-bent to bring a fascist state to supplant our democratic government and is working closely with the fascist regime in Germany and Italy. I have had plenty of opportunity in my post in Berlin to witness how close some of our American ruling families are to the Nazi regime. " Parmi ces "industriels", Prescott Bush, pris des années après la main dans le sac à contacter un Marine pour tenter la prise de pouvoir : "In 1933, Marine Corps Maj.-Gen. Smedley Butler was approached by a wealthy and secretive group of industrialists and bankers, including Prescott Bush the current President’s grandfather, who asked him to command a 500,000 strong rogue army of veterans that would help stage a coup to topple then President Franklin Delano Roosevelt." révèle la BBC. Les Etats-Unis ont failli avoir leur propre Hitler en 1933, l’année même ou le "vrai" hérite des pleins pouvoirs !
 
La tentation fasciste et eugéniste américaine, longtemps méconnue ou ignorée, deux ouvrages fondamentaux sont aujourd’hui là pour l’exposer : "The Nazi Connection" de Stefan Kühl, et "The American Axis" de Max Wallace. La première loi raciale d’exclusion est apparue en effet en 1924 aux USA et non en Allemagne : "l’Immigration Restriction Act (1924), qui interdisait l’entrée des Etats-Unis aux individus souffrant de maladies héréditaires ainsi qu’aux migrants en provenance de l’Europe du Sud et de l’Est." Les USA, premier pays au monde également à avoir mis en place la stérilisation forcée, et non l’Allemagne. Les Etats-Unis ont un problème d’ambigüité morale évident depuis 1900 et les tous premiers écrits sur la prétendue suprématie de la race blanche signés Madison Grant.
 
En fait, les nazis appliqueront à la lettre les phrases terrifiantes de 1935 d’Alexis Carrel, ce catholique fervent qui sera membre du parti de Jacques Doriot et régent de la "Fondation française pour l’étude des problèmes humains" sous Pétain : "Le conditionnement des criminels les moins dangereux par le fouet, ou par quelque autre moyen plus scientifique, suivi d’un court séjour à l’hôpital suffirait probablement à assurer l’ordre. Quant aux autres, ceux qui ont tué, qui ont volé à main armée, qui ont enlevé des enfants, qui ont dépouillé les pauvres, qui ont gravement trompé la confiance du public, une établissement euthanasique, pourvu de gaz appropriés, permettrait d’en disposer de façon humaine et économique. Le même traitement ne serait-il pas applicable aux fous qui ont commis des actes criminels ? Il ne faut pas hésiter à ordonner la société moderne par rapport à l’individu sain". Au procés de Nuremberg, tous les chefs nazis citeront eux le livre d’Henry Ford comme influence principale, et Karl Brandt, le chef du programme d’élimination des handicapés, déclara qu’il avait été marqué par des expériences datant de 1907 et faites aux Etats-Unis. Celles justement, d’Alexis Carrel... faites au Rockefeller Institute for Medical Research, fondé en 1901 par John D. Rockefeller, le magnat du pétrole. Baldur von Schirach, le leader des jeunesses hitlériennes, nommé gauleiter à Vienne, conclura la même chose, toujours au cours du procès de Nuremberg : "Le livre antisémite décisif que j’ai lu à cette époque, et le livre qui a influencé mes camarades, est celui de Henry Ford, "The International Jew". Je l’ai lu et je suis devenu antisémite." Voilà qui ne cesse d’interloquer. A Nuremberg, les bourreaux ont abondamment cité leurs sources d’inspirations, et elles étaient toutes... américaines.
 
Ironie de l’histoire, l’un de ceux parmi les plus en cause décédera de façon bien particulière. En 1946, les services d’information américains, sur les ordres d’Eisenhower, avaient réalisé un film sur la barbarie dans les camps intitulé "Death Stations" et commençaient à le montrer dans les salles. Le film montrait surtout l’ouverture du camp de Maidanek, libéré par les russes, et ses horreurs. Lors d’une projection, quand on va rallumer les lumières, un homme va rester effondré sur son siège, victime d’une attaque cérébrale. C’est Henry Ford. Il ne s’en relèvera jamais et mourra le 7 avril 1947 d’une hémorragie cérébrale cette fois. 
 
Et en 2009 encore, le 10 juin dernier, l’histoire allait se mordre la queue : au Musée de l’Holocauste, un incident gravissime se produisait : un des gardes (noirs) était abattu par une personne (blanche) lors d’un échange de tirs, plongeant le pays dans la consternation. Quelques heures plus tard, on apprenait que l’auteur de l’attaque du musée, James von Brunn, était membre depuis longtemps d’un groupe connu de néo-nazis américains. Une investigation plus poussée découvrait que l’homme avait entretenu une longue correspondance avec un général américain des Marines, Pedro A. Del Valle, un ardent activiste de l’extême-droite américaine, d’origine hispanique, anticommuniste maladif, et proche de David Duke, leader du mouvement racial aux USA, fondateur des Chevaliers du KKK en 1974, mais aussi de l’ American Party et du Liberty Lobby, deux autres groupes néo-nazis. L’histoire est loin d’être terminée, elle perdure... Del Valle a fait une longue carrière, finissant Inspecteur Général des Armées, sans jamais avoir été inquiété pour ses opinions extrémistes. Le 12 avril 1961, Del Valle osa même citer les Protocoles des Sages de Sion, ce faux célèbre et archi-connu utilisé par les nazis, pour justifier son anticommunisme viscéral, ressortant un amalgame juifs-communistes digne des pires délires d’Henry Ford. Un Ford, véritable modèle pour Hitler, dont les thèses ont eu une longue vie, semble-t-il, aux USA. Une très longue vie. Comme pour les cartes perforées, avec lesquelles nous n’en n’avons pas encore terminé...
 
 

Documents joints à cet article

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164 réactions à cet article    


  • Nata Ki 4 août 2009 12:13

     ’Pedro A. Del Valle, un ardent activiste de l’extême-droite américaine’

    Un français membre de l’ultra-droite militant pour la suprématie de la « race blanche » a pris ce nom comme pseudonyme en hommage à ce personnage.


    • morice morice 5 août 2009 20:53

      non, il n’y a pas de rapport entre les deux noms.... L’autre Del Valle est d’extrême droite, mais c’est sans rapport.


    • morice morice 5 août 2009 20:56

      deux cons notoires, oui.


    • lavabo 4 août 2009 12:15

      bonne recherche biblio........ merci morice pour cet éclairage.


      • L'enfoiré L’enfoiré 4 août 2009 12:25

        Bonjour Morice,

         Je ne me doutais pas qu l’informatique et de ses « petits trous » se cachati tout cela.
         Merci.
         Quand Sardou chante son ucronie « si les ricains n’étaient pas là, nous serions tous en Germanie », il se trompait un peu, non ?
         J’ai joué à l’ucronie aussi dans une série d’articles que j’avais intitulé « L’alterologie ».
         Je ne suis pas historien, on peut donc imaginer.

        • L'enfoiré L’enfoiré 4 août 2009 13:13

          sorry, mais j’ai oublié le « h » dans le mot. C’est « uchronie » dont je parlais.


        • Bobby Bobby 4 août 2009 20:39

          Bonsoir,

          Pour info, l’intervention américaine en... 44 (soit 3 ans après la déclaration de guerre par l’Allemagne !) a eu pour effet de raccourcir la guerre de quelques mois, pas plus ! Les dés étaient déjà jetés ! Avec ou sans intervention U.S.

          Elle avait des buts bien différents que de « libérer » une partie de l’Europe...

          Les deux motifs étaient l’arrêt de l’expansion possible communiste, et l’établissement d’un nouveau marché pour les excédants de production de l’industrie américaine...

          Toute la stratégie américaine de l’après guerre a visé ces deux objectifs !

          Par exemple le « plan Marshall » a pris bien soin de « booster » l’économie allemande afin d’en faire ce qui est d’actualité aujourd’hui : le véritable « leader » économique Européen !

          Tout est allé et va dans le même sens !

          Bien à vous !


        • morice morice 5 août 2009 20:55

           « si les ricains n’étaient pas là, nous serions tous en Germanie »

          un de ces quatre je vous ferai écouter la parodie de Renaud, qui s’intiltulait « Si Michel Sardou n’était pas là »... comme refrain y’avait « on viderait nous mêmes nos poubelles »...

        • kdb 4 août 2009 12:26

           Rockefeller

          avec l’IG Farben de l’Allemagne nazie.« La Standard Oil  »détenue alors par John D. Rockefeller prit une participation de 15% dans ce nouveau trust germano-américain en 1939. L’industrie IG Farben en Allemagne ne fut pas bombardée pour préserver les intérêts de la Rockefeller. Dès 1932,

          l’industrie pharmaco-chimique IG Farben finança Adolf Hitler, à hauteur de 400 000 Deutsch Mark,

          sans ce soutien selon le tribunal de Nuremberg « la deuxième guerre mondiale n’aurait pas pu avoir lieu... »

          En 1941, IG Farben établît la plus grande industrie chimique du monde à Auschwitz, tirant profit de la main d’oeuvre du camp de concentration fabricant le gaz ZyklonB. Au procès de Nuremberg, 24 responsables de la IG Farben ont été déclarés coupables de génocide, d’esclavage, de pillages et d’autres crimes. Le Tribunal de Nuremberg avait alors scindé la IG Farben en BASF, BAYER et HOECHST. Tous ces anciens responsables furent cependant libérés après leur condamnation en 1952 avec l’aide de Nelson Rockefeller


          • morice morice 5 août 2009 20:50

            un peu de patience, on n’en a pas fini...


          • m’enfin 4 août 2009 12:29

            sans ce soutien selon le tribunal de Nuremberg « la deuxième guerre mondiale n’aurait pas pu avoir lieu... »


            OUi, on peut ajouter sans le pacte germano-soviétique non plus.


            • viking 4 août 2009 13:33

              Enchanté de faire votre connaissance, Monsieur le nouveau venu sur AVox, sachez donc que ce n’est pas les USA qui déclareront la guerre à l’Allemagne mais le contraire. C’est Hitler qui le fera pour aider son allier japonais en espérant que celui en retour du service attaquera les Russes. Mais les Japs n’attaqueront jamais les Russes. Hitler n’obtiendra donc pas l’ouverture d’un deuxième front contre les Russes. 

              52% des américains étaient contre une intervention militaire en Europe.

              Quand vous défendez Adolphe Hitler vous défendez un imbécile ! Le Pacte de non-agression germano-soviétique était un chef d’œuvre de Ribbentrop. Il fallait empêcher que la France et les Russes ne s’allient ensemble comme en 14 /18 ce que Ribbentrop réussira à faire en évitant que l’Allemagne ne soit pris en étaux entre une armée à l’Ouest et une autre à l’Est. 

              Or Hitler après sa victoire sur la France croyant le front de l’Ouest stabilisé attaquera les Russes. Il vient de se faire prendre en tenaille car le front de l’Ouest existe encore car les Anglais n’ont pas été entièrement vaincus avec les Français en 40. Le front de l’Ouest existe toujours. La suite nous la connaissons.

              Si vous prenez Hitler pour un géni, vous vous trompez. Ribbentrop démissionnera de ses fonctions peu après l’attaque des allemands contre les Russes.



            • m’enfin 4 août 2009 13:41

               Je n’ai pas sonner les cloches.....pourtant il y en une qui résonne !

               Sachez abruti que je ne défend pas Hitler...apprenez à lire et revenez. merci

               m’enfin !


            • amipb amipb 4 août 2009 13:50

              Je crains que le viking se soit perdu en plein Paris-Drakkar...


            • wesson wesson 4 août 2009 14:10

              @ menfin

              Bonjour

              « OUi, on peut ajouter sans le pacte germano-soviétique non plus. »

              et vous pouvez aussi rajouter que sans les soviétiques, leur 21 millions de morts et les ravages qu’ils ont provoqué dans l’armée Allemande, nous serions peut-être en train de nous féliciter en Allemand de l’éradication des juifs ...

              Je suis excédé par ce révisionnisme historique qui nous fait considérer que ce sont exclusivement les Américains qui nous ont délivré du Nazisme, alors que la réalité des faits est que c’est l’armée Russe qui a fait le gros du boulot. 
              Extrait de l’article sur la 2ème guerre mondiale sur la Wikipedia : 

              « La défaite allemande est impensable sans l’Armée rouge, qui fixe en juin 1944 les deux tiers de la Wehrmacht — en général les troupes les plus jeunes et les mieux équipées — et met hors de combat 85 % de ses soldats. »

            • m’enfin 4 août 2009 14:31

               Wesson, il est bien clair que l’armée rouge a saigné la wermarcht, néanmoins j’affirme que sans pacte germano-soviètique Hitler n’avait pas les moyens de ses ambitions à l’ouest. Les oviètiques sont tous aussi responsables que les nazis de la guerre.

               C’est vous qui me fatiguez.


            • Proudhon Proudhon 4 août 2009 15:13

              @m’enfin

              Si il n’y avait pas eu les accords lâches de Munich de 1938, il n’y aurait jamais eu l’accord germano-soviétique de 1939 !



            • m’enfin 4 août 2009 15:22

               Arf. Vous n’avez pas honte ? les seul torts des démocraties étaient de ne pas vouloir la guerre, les nazis et les soviètiques si.

               Hitler l’a dit lui même : « avec les démocraties ont peut tout se permettre ».


            • Proudhon Proudhon 4 août 2009 15:30

              Si ça vous plaît de refaire l’histoire à votre image !


            • Massaliote 4 août 2009 16:33

              @ wesson, essayez de vous informer ailleurs que sur Wikipédia ou dans l’Humanité.

              Même Khroutchev a reconnu que l’hiver russe avait fait plus de dégats que l’armée rouge qui, si ne manquait pas de soldats courageux, devait faire face avec un manque de moyens dramatiques. Khroutchev parlait d’avions délabrés qui très souvent ne revenaient pas dès leur première mission. Sans l’hiver, l’armée rouge aurait été balayée !


            • E-fred E-fred 4 août 2009 18:35

              à Wesson

              Ce n’est pas Von Paulus qui dira le contraire...


            • wesson wesson 5 août 2009 02:04

              @m’enfin

              "j’affirme que sans pacte germano-soviètique Hitler n’avait pas les moyens de ses ambitions à l’ouest."

              Et vous croyez que cela aurait empêché Hitler d’attaquer ? Je vous laisse à vos spéculations, toutefois il me semble que Hitler manquait d’une certaine sagesse qui le poussait parfois à faire des choses qui pouvaient paraitre assez ... osées. Mon avis personnel est que cela n’aurait nullement empêché le personnage d’aller guerroyer en Europe comme il l’as fait, sans que Staline n’y trouve à redire tant que ce n’était pas lui l’attaqué. D’ailleurs ça tombe bien, c’est ce qui s’est réellement passé.

              @massaliote

              Bonsoir,

              ce que vous racontez ne vient absolument pas en contradiction avec la vérité historique que j’ai énoncée. L’hiver y est peut-être pour beaucoup, Joukov y est peut-être pour pas beaucoup, mais cela ne change rien au fait que les Russe ont payé de loin le plus lourd tribut à cette guerre, et on mis en lambeau l’armée Nazi bien avant que les alliés ne daignent débarquer. Et quand à la prospective sur la potentielle défaite de l’armée rouge en l’absence d’hiver, je crois que de Napoléon à Hitler, pas mal ont essayé sans jamais vraiment y arriver.

              Votre intervention n’avait donc qu’un seul but : minimiser la contribution des soviétiques et tenter de discréditer mon propos. ça transpire trop la frustration du collabo qui a dû se cacher et la haine du communisme pour être considéré avec le moindre intérêt.


            • Massaliote 5 août 2009 09:32

              Vos oeillères ne vous autorisent pas à m’insulter, espèce de débile rouge ! VOS AMIS ONT COLLABORE AVANT L’OPERATION BARBAROSSA ET VOUS N’ ARRIVEZ PAS A ASSUMER. MOI JE N’ AI PAS AVOIR HONTE DEVANT LE JUGEMENT DE L’HISTOIRE. 


            • Le péripate Le péripate 5 août 2009 09:38

              Cen’est pas tout à fait exact, Massaliotte. Pour une ultra-collaboration, il faut attendre la fin de Vichy et l’arrivée de l’ultra-gauche. Pendant la drôle de guerre et jusqu’à Barbarrossa, les communistes se « contenteront » d’appeler vigoureusement à un rapprochement avec l’Allemagne Nazie, ce qui est un petit peu différent....lol.


            • morice morice 5 août 2009 20:58

               il faut attendre la fin de Vichy et l’arrivée de l’ultra-gauche


              de l’ultra gauche ?? vous rigolez ou quoi ?

            • Stalker 4 août 2009 12:30

              Tu n’en as pas marre de raconter toujours les mêmes choses ?

              Tu as commencé ta série en parlant des cartes perforées, puis de leur usage par les nazis, puis tu as raccroché IBM à tout ça, et enfin tu rejoins ta thématique favorite : les USA sont des fasciiiiiiiiistes.

              Toujours avec tes gros sabots.


              • m’enfin 4 août 2009 12:40

                Morice semble être un grand malade. Si on suit ses écrit sans les nazis point d’informatique, m’enfin je crois plutôt que le but de cette série est de faire passer les américains pour des nazis.


              • Pyrathome pyralene 4 août 2009 13:47

                m’enfin !! encore un revenant ??....viré et de retour !!


              • morice morice 5 août 2009 20:59

                et vous toujours avec la même connerie : allez fourbir ailleurs vos mitraillettes de la gestapo et n’oubliez pas de lire l’intégrale de Pierre Bellemare...


              • m’enfin 4 août 2009 12:43

                m’enfin, j’ai pas lu, juste le titre suffit, c’est le 4eme article sur les p’tis trous et les nazis, non ?


                • L'enfoiré L’enfoiré 4 août 2009 12:53

                  M’enfin,

                   Je dois avouer que j’attends la suite avec impatience. Une fois sorti de cette période troublée de la guerre et de ses suites. L’informatique, ce n’est pas uniquement des petits trous. Mais, j’ai confiance. Je sens que pendant les longues soirées d’hiver, il y aura encore du monde parloir.

                • m’enfin 4 août 2009 13:39

                   L’enfoiré, je peux me tromper mais je gage que l’histoire n’ira guère plus loin que l’extrème droite et les p’tits trous.

                   M’enfin, on saura peut être si la vaseline était fournie avec.


                • Stalker 4 août 2009 14:12

                  @ L’enfoiré

                  Même si Morice sort de la dernière guerre, il trouvera probablement des biais pour raccrocher l’informatiques à ses thématiques complotistes antiaméricaines, et ce n’est pas les occasions qui manqueront : la guerre de Corée, le développement de la CIA (qu a sûrement eu des ordianteurs dès le début), les tensions de 1962. Morice pourrait nous sortir un article consacré aux bombardements au napalm sur le Viêt-Nam où le brassage des données par les ordinateurs aurait joué un rôle décisif.

                  Vu les opportunités historiques et les idées fixes de l’auteur, le pire est à craindre.


                • L'enfoiré L’enfoiré 4 août 2009 14:29

                  Stalcker,
                   Là, je serais déçu. Parce que le fil, j’aime qu’il ne dévie pas trop et dès le premier article j’avais prévenu que j’étais là pour l’informatique et son histoire auquel j’ai assisté pendant 40 ans.


                • morice morice 5 août 2009 21:01

                  contentez -vous du titre pour aller troller ailleurs, nouvel inscrit maladif.


                • morice morice 5 août 2009 21:12

                  Par m’enfin (xxx.xxx.xxx.47) 4 août 10:19

                  et déjà 40 posts ; tiens, revoilà notre COMPULSIF du post....

                • katalizeur 4 août 2009 13:09

                  @ morice

                  merci et bravo pour ce puissant eclairage....sur une periode sombre de « notre histoire » il y a encore des hommes debout, monsieur Morice vous en faites partie......


                  • Pyrathome pyralene 4 août 2009 13:42

                    Les Etats-Unis n’ont pas été épargnés par la fascination qu’exerçaient Hitler ou Mussolini, loin de là. Chez eux, les théories racistes et xénophobes avaient bonne presse,...

                     Vous parlez d’une fascination !!!!....

                    En ce qui concerne,Lindbergh,il n’a pas été le premier à traverser l’atlantique nord,Nungesser et Coli ont réalisé l’exploit 15 jours avant lui !! le seul problème,c’est qu’on a jamais retrouvé l’oiseau blanc et ses occupants....certainement perdu vers terre-neuve,ou à cette époque régnait la prohibition et les traffiquants d’alcool en direction des états-unis, nombreux à cette époque là,ils ont pu être pris pour des gens comme ça,et la course à la transatlantique faisait rage entre la France et les USA,n’oubliez pas !!’...
                     Suite toujours aussi intéressante,du bon boulot d’investigation !!


                    • Stalker 4 août 2009 14:04

                      Couché pyralene, sinon je vais raconter à tout le monde comment tu sous entends, de manière à peine voilée, que les contradicteurs de Morice font de la prostitution intellectuelle payée par le Mossad.

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