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Des petits trous, des petits trous... et l’histoire du nazisme (6)

Les mouvements fascisants, au USA, ont fleuri comme en Europe dans les mêmes années, dans l’entre-deux -guerres. Les Etats-Unis n’ont pas été épargnés par la fascination qu’exerçaient Hitler ou Mussolini, loin de là. Chez eux, les théories racistes et xénophobes avaient bonne presse, et les noirs pendaient régulièrement comme citrons aux arbres comme le chantera plus tard l’une des plus grandes chanteuses de Jazz (Billie Holiday, "Strange Fruits"). Pire encore : historiquement, les thèses hitlériennes, notamment sur l’eugénisme, ne sont pas nées en Allemagne, mais bien sur le sol américain. Hitler reconnaîtra lui-même dans Mein Kampf qui étaient ses inspirateurs. Parmi ceux-ci Henry Ford, qui pendant des années va imprimer un journal notoirement antisémite, à en faire pâlir les publications hitlériennes dix années plus tard. L’Amérique des années vingt est celle du Ku-Klux-Klan, elle est ouvertement raciste et eugéniste. Logique, en ce cas, qu’un bon nombre d’industriels favorables aux thèses hitlériennes ne voient aucun inconvénient moral à vendre du matériel dont on se doute qu’il servira à faire la chasse aux juifs. Et c’est exactement la position qu’aura dans l’entre-deux-guerres Thomas J. Watson, le patron d’IBM, qui sera décoré comme Henry Ford par Hitler, pour bons et loyaux services rendus au Reich. 

 
Thomas J.Watson avait sa vision du monde et son idée du commerce. Une idée du monde que partageront d’autres responsables américains, ou d’autres héros américains Tel Charles Lindbergh (à l’incroyable double vie allemande découverte en 2005 !), qui fit aussi partie des partisans de l’hitlérisme. Un Charles Lindbergh lui aussi décoré de la main même de Goering, dont l’amitié lui joua des tours pendables, notamment dans l’épisode risible de l’envahissement en octobre 1940 par les troupes allemandes d’une de ses propriétés françaises, l’île Illec, dans l’îlot St Gildas (devant Port-Blanc (Côtes-d’Armor). L’île où est installé Alexis Carrel, ce prix Nobel d’avant guerre aux thèses fort controversées : il avait proposé le premier l’usage de gaz pour tuer ceux qu’ils considérait comme "inaptes" ! Ensemble, il y rédigeront "La Culture des organes", qui préfigurera les futures transplantations. Un Lindbergh installé depuis 1935 en Angleterre, ayant fui les Etats-Unis à la suite du meurtre atroce en 1932 de son bébé kidnappé, reçu en grandes pompes aux jeux de Berlin de 1936, et qui envisageait alors sérieusement de s’installer en Allemagne en 1938. Sa campagne de 1940 et 1941 aux Etats-Unis, sous le thème de la Paix, ("America’sFirst") cachait difficilement un non-interventionnisme destiné surtout à protéger ses amitiés nazies plus qu’autre chose ! Lindbergh, raciste, était un partisan des thèses eugénistes et ne s’en était jamais caché. Il n’était pas le seul à penser ainsi à l’époque. Seul le grand Woody Guthrie avait vu clair dans ce jeu de dupes : "And I’m gonna tell you workers, ‘fore you cash in your checks : "Hitler said to Lindy : “Stall ‘em all you can, Gonna bomb Pearl Harbor with the help of old Japan.”In Washington, Washington"
 
En effet, dès 1920, et toujours dans son brûlot raciste habituel , "The International Jew : The World’s Problem", Henry Ford va tracer les plans d’une solution raciste et eugéniste aux problèmes du monde. L’eugénisme n’est pas né en Allemagne sous Hitler, mais bien aux USA au début du XXème siècle. "En 1910, the Eugenics Record Office was founded in Cold Spring Harbor, New York, as a center for the study of human heredity and a repository for genetic data on human traits." Car il n’est pas le seul à proférer pareilles thèses : s’il y a bien un fait marquant à noter, c’est que les théories raciales d’Hitler n’ont pas été inventées par lui, mais bien reprises d’idées d’origines américaines, proférées notamment par Madison Grant, auquel Hitler rendra un hommage appuyé dans Mein Kampf. Madison Grant, auteur dès 1916 du livre "Le déclin de la grande race "(The passing of the Great Race") le véritable théoricien de la suprématie prétendue de la race blanche et de de son soi-disant type nordique : les blonds aux yeux bleus, c’est lui et non Hitler ! Lui et des gens comme Paul Poenoe, partisan effréné de la stérilisation, dont nous reparlerons ici bientôt.
 
Paul Popenoe avait écrit tôt sur l’euthanasie, réclamant l’usage de.. chambres à gaz dès 1918 : "The most commonly suggested method of eugenicide in the United States was a "lethal chamber" or public, locally operated gas chambers. In 1918, Popenoe, the Army venereal disease specialist during World WarI, co-wrote the widely used textbook, "Applied Eugenics," which argued, "From an historical point of view, the first method which presents itself is execution . . . Its value in keeping up he standard of the race should not be underestimated." "Applied Eugenics" also devoted a chapter to "Lethal Selection," which operated "through the destruction of the individual by some adverse feature of the environment, such as excessive cold, or bacteria, or by bodily deficiency." C’est lui qui conduisit les premières expériences de stérilisation, aux Etats-Unis en 1933 : "In 1933 alone, at least 1,278 coercive sterilizations were performed, 700 on women. The state’s two leading sterilization mills in 1933 were Sonoma State Home with 388 operations and Patton State Hospital with 363 operations. Other sterilization centers included Agnews, Mendocino, Napa, Norwalk, Stockton and Pacific Colony state hospitals". Et ce sont ses ouvrages et ses travaux que saluera Hitler en 1924 : "In "Mein Kampf," published in 1924, Hitler quoted American eugenic ideology and openly displayed a thorough knowledge of American eugenics. "There is today one state," wrote Hitler, "in which at least weak beginnings toward a better conception (of immigration) are noticeable. Of course, it is not our model German Republic, but the United States." Certains feront la découverte des horreurs de Popenoe en visitant le musée de Washington... ce n’est certes pas un hasard. Les archives sur l’eugénisme américain abondent. Le rôle d’une pionnière de la contraception comme Margaret Sanger y est décrit... avec toutes ses contradictions.
 
La première conférence mondiale sur l’eugénisme s’était tenue à Londres en 1912 : jusqu’à la quatrième, elle auront toutes lieu à New-York et non à Berlin comme on l’imagine au départ. En 1921, où elle fut présidée par Graham Bell, (autre partisan de l’eugénisme), ou l’on aborda comme pour les autres les thèses scientistes et non scientifiquesen 1932, à laquelle assista un personnage intéressant : Prescott Bush, le grand-père de G.W. Bush. Un homme dont tous les biens furent saisis le 20 octobre 1942... au titre de l’intelligence avec l’ennemi. Les archives révèlent qu’en effet, Prescott Bush, qui ne faisait pas mystère des ses amitiés nazies, entretenait depuis longtemps plus qu’une amitié avec l’industrie allemande et ses industriels nazis. Notamment avec Fritz Thyssen, le propriétaire avec lui de la Consolidated Silesian Steel Company (CSSC), qui extrayait en 1942 du charbon grâce à la main d’œuvre gratuite du camp d’Auschwitz. Bush possédait aussi toujours avec UBC, la banque de Fritz Thyssen que Bush dirigeait aux USA, d’autres entreprises, notamment la Holland-American Trading Corporation et là Seamless Steel Equipment Corporation. L’intermédiaire était Averell Harrriman, l’émissaire en Europe de Roosevelt (un démocrate qui négociera bien plus tard la Paix au Viet-Nam).
 
"En 1922, il rencontre à Berlin Averell Harriman, patron de la société d’investissement W.A. Harriman & Co. Un rapport d’enquête officiel datant de 1942 relate : " Harriman et Thyssen ont convenu de créer une banque pour Thyssen à New York. Des amis d’affaires de Harriman se chargeraient de la direction, avec l’envoyé de Thyssen, H.J. Kouwenhoven, arrivé spécialement aux Etats-Unis à cet effet ". Thyssen finançait ouvertement Hitler : "in 1928 Thyssen had bought the Barlow Palace on Briennerstrasse, in Munich, which Hitler converted into the Brown House, the headquarters of the Nazi party. The money came from another Thyssen overseas institution, the Bank voor Handel en Scheepvarrt in Rotterdam." L’enquête sur Bush avait démarré à la suite d’un article de presse signé de l’Herald Tribune. Les américains étaient en guerre depuis décembre 1941, alors, et les liens sulfureux du passé étaient devenus des liens avec l’ennemi, désormais. "The trouble started on July 30 1942 when the New York Herald-Tribune ran an article entitled "Hitler’s Angel Has $3m in US Bank". UBC’s huge gold purchases had raised suspicions that the bank was in fact a "secret nest egg" hidden in New York for Thyssen and other Nazi bigwigs. The Alien Property Commission (APC) launched an investigation." Si ce n’était pas la Suisse, c’étaient donc les USA. Thyssen avait rejoint les nazis dès 1931, les finançait, et Bush ne pouvait l’ignorer : régulièrement, à la banque UBC de New-York, des cadres nazis débarquaient en grand uniforme. "There is some evidence There is some evidence that that Henry Ford gave Adolf Hitler financial backing when Hitler was first starting out in politics. This can in part be traced to statements from Kurt Ludecke, Germany’s representative to the U.S. in the 1920s, and Winifred Wagner, daughter-in-law of Richard Wagner, who said they requested funds from Ford to aid the National Socialist movement in Germany" 
 
Faut-il en arriver à conclure que le nazisme est né aux USA ? Quitte à en surprendre plus d’un, l’histoire est là pour nous le démontrer en effet, c’est vrai, et c’est bien indiscutable : les pires thèses nazies ne sont pas des inventions, mais des reprises de thèses formulées vingt à trente ans avant aux Etats-Unis ! C’est patent, les Etats-Unis sont lentement montés vers le fascisme avant l’Europe. En 1925, le KKK défile en plein Washington devant 400 000 personnes et ça ne gêne visiblement personne : on parlera longtemps des parades hitlériennes, mais les photos de ce terrible événement parlent d’elles-mêmes  : c’est bien autorisé et c’est dans la capitale !!! Les crimes du KKK restent impunis, totalement alors qu’ils font la une des journaux ! Un coup d’état de l’extrême droite y est toujours possible ! L’ambassadeur US à Berlin, Todd, fort lucide, note avec effarement les liens existants entre des industriels américains fascisants et les extrémistes américains tentés par un renversement du régime, selon lui une véritable "clique" :" A clique of U.S. industrialists is hell-bent to bring a fascist state to supplant our democratic government and is working closely with the fascist regime in Germany and Italy. I have had plenty of opportunity in my post in Berlin to witness how close some of our American ruling families are to the Nazi regime. " Parmi ces "industriels", Prescott Bush, pris des années après la main dans le sac à contacter un Marine pour tenter la prise de pouvoir : "In 1933, Marine Corps Maj.-Gen. Smedley Butler was approached by a wealthy and secretive group of industrialists and bankers, including Prescott Bush the current President’s grandfather, who asked him to command a 500,000 strong rogue army of veterans that would help stage a coup to topple then President Franklin Delano Roosevelt." révèle la BBC. Les Etats-Unis ont failli avoir leur propre Hitler en 1933, l’année même ou le "vrai" hérite des pleins pouvoirs !
 
La tentation fasciste et eugéniste américaine, longtemps méconnue ou ignorée, deux ouvrages fondamentaux sont aujourd’hui là pour l’exposer : "The Nazi Connection" de Stefan Kühl, et "The American Axis" de Max Wallace. La première loi raciale d’exclusion est apparue en effet en 1924 aux USA et non en Allemagne : "l’Immigration Restriction Act (1924), qui interdisait l’entrée des Etats-Unis aux individus souffrant de maladies héréditaires ainsi qu’aux migrants en provenance de l’Europe du Sud et de l’Est." Les USA, premier pays au monde également à avoir mis en place la stérilisation forcée, et non l’Allemagne. Les Etats-Unis ont un problème d’ambigüité morale évident depuis 1900 et les tous premiers écrits sur la prétendue suprématie de la race blanche signés Madison Grant.
 
En fait, les nazis appliqueront à la lettre les phrases terrifiantes de 1935 d’Alexis Carrel, ce catholique fervent qui sera membre du parti de Jacques Doriot et régent de la "Fondation française pour l’étude des problèmes humains" sous Pétain : "Le conditionnement des criminels les moins dangereux par le fouet, ou par quelque autre moyen plus scientifique, suivi d’un court séjour à l’hôpital suffirait probablement à assurer l’ordre. Quant aux autres, ceux qui ont tué, qui ont volé à main armée, qui ont enlevé des enfants, qui ont dépouillé les pauvres, qui ont gravement trompé la confiance du public, une établissement euthanasique, pourvu de gaz appropriés, permettrait d’en disposer de façon humaine et économique. Le même traitement ne serait-il pas applicable aux fous qui ont commis des actes criminels ? Il ne faut pas hésiter à ordonner la société moderne par rapport à l’individu sain". Au procés de Nuremberg, tous les chefs nazis citeront eux le livre d’Henry Ford comme influence principale, et Karl Brandt, le chef du programme d’élimination des handicapés, déclara qu’il avait été marqué par des expériences datant de 1907 et faites aux Etats-Unis. Celles justement, d’Alexis Carrel... faites au Rockefeller Institute for Medical Research, fondé en 1901 par John D. Rockefeller, le magnat du pétrole. Baldur von Schirach, le leader des jeunesses hitlériennes, nommé gauleiter à Vienne, conclura la même chose, toujours au cours du procès de Nuremberg : "Le livre antisémite décisif que j’ai lu à cette époque, et le livre qui a influencé mes camarades, est celui de Henry Ford, "The International Jew". Je l’ai lu et je suis devenu antisémite." Voilà qui ne cesse d’interloquer. A Nuremberg, les bourreaux ont abondamment cité leurs sources d’inspirations, et elles étaient toutes... américaines.
 
Ironie de l’histoire, l’un de ceux parmi les plus en cause décédera de façon bien particulière. En 1946, les services d’information américains, sur les ordres d’Eisenhower, avaient réalisé un film sur la barbarie dans les camps intitulé "Death Stations" et commençaient à le montrer dans les salles. Le film montrait surtout l’ouverture du camp de Maidanek, libéré par les russes, et ses horreurs. Lors d’une projection, quand on va rallumer les lumières, un homme va rester effondré sur son siège, victime d’une attaque cérébrale. C’est Henry Ford. Il ne s’en relèvera jamais et mourra le 7 avril 1947 d’une hémorragie cérébrale cette fois. 
 
Et en 2009 encore, le 10 juin dernier, l’histoire allait se mordre la queue : au Musée de l’Holocauste, un incident gravissime se produisait : un des gardes (noirs) était abattu par une personne (blanche) lors d’un échange de tirs, plongeant le pays dans la consternation. Quelques heures plus tard, on apprenait que l’auteur de l’attaque du musée, James von Brunn, était membre depuis longtemps d’un groupe connu de néo-nazis américains. Une investigation plus poussée découvrait que l’homme avait entretenu une longue correspondance avec un général américain des Marines, Pedro A. Del Valle, un ardent activiste de l’extême-droite américaine, d’origine hispanique, anticommuniste maladif, et proche de David Duke, leader du mouvement racial aux USA, fondateur des Chevaliers du KKK en 1974, mais aussi de l’ American Party et du Liberty Lobby, deux autres groupes néo-nazis. L’histoire est loin d’être terminée, elle perdure... Del Valle a fait une longue carrière, finissant Inspecteur Général des Armées, sans jamais avoir été inquiété pour ses opinions extrémistes. Le 12 avril 1961, Del Valle osa même citer les Protocoles des Sages de Sion, ce faux célèbre et archi-connu utilisé par les nazis, pour justifier son anticommunisme viscéral, ressortant un amalgame juifs-communistes digne des pires délires d’Henry Ford. Un Ford, véritable modèle pour Hitler, dont les thèses ont eu une longue vie, semble-t-il, aux USA. Une très longue vie. Comme pour les cartes perforées, avec lesquelles nous n’en n’avons pas encore terminé...
 
 

Documents joints à cet article

Des petits trous, des petits trous... et l'histoire du nazisme (6) Des petits trous, des petits trous... et l'histoire du nazisme (6) Des petits trous, des petits trous... et l'histoire du nazisme (6) Des petits trous, des petits trous... et l'histoire du nazisme (6) Des petits trous, des petits trous... et l'histoire du nazisme (6) Des petits trous, des petits trous... et l'histoire du nazisme (6) Des petits trous, des petits trous... et l'histoire du nazisme (6) Des petits trous, des petits trous... et l'histoire du nazisme (6) Des petits trous, des petits trous... et l'histoire du nazisme (6) Des petits trous, des petits trous... et l'histoire du nazisme (6)
par morice mardi 4 août 2009 - 213 réactions
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  • Par katalizeur (xxx.xxx.xxx.215) 4 août 2009 13:09

    @ morice

    merci et bravo pour ce puissant eclairage....sur une periode sombre de " notre histoire" il y a encore des hommes debout, monsieur Morice vous en faites partie......

  • Par pyralene (xxx.xxx.xxx.69) 4 août 2009 16:24
    Pyrathome
    L
    e ministère des Affaires étrangères israélien aurait mis sur pied une équipe clandestine spéciale de travailleurs rémunérés dont le travail consistera à surfer sur l’Internet 24 heures sur 24 pour propager des informations positives sur Israël.

    Le soutien passionné à Israël qui s’exprime dans les sections interactives des sites Internet, forums, chats, blogs, Twitters et Facebook, n’est peut-être pas ce dont il a l’air à première vue.

    De jeunes Israéliens férus de l’Internet, surtout des soldats fraîchement diplômés et démobilisés dotés de compétences linguistiques, sont recrutés pour jouer le rôle de surfeurs ordinaires, tout en propageant la ligne gouvernementale sur le conflit du Moyen-Orient.

    "Pratiquement, l’Internet est un théâtre d’opérations dans le conflit israélo-palestinien, et nous devons être actifs dans ce théâtre, sans quoi nous allons perdre", dit Ilan Shturman, le responsable de ce projet.

    L’existence d’une "équipe Internet de combat" est apparue au grand jour depuis qu’elle a été inscrite dans le budget du ministère des Affaires étrangères cette année. Près de 105.000 € ont été réservés à une première phase de développement, et un financement supérieur est prévu pour l’an prochain.

    L’équipe sera sous l’autorité d’un vaste département qui traite de ce que désigne le terme hébreu "hasbara", officiellement traduit par "explication publique" mais qui signifie plus couramment "propagande". Cela inclut non seulement le travail des relations publiques gouvernementales mais des questions plus secrètes que traite le ministère avec une cohorte d’organisations privées et d’initiatives qui font la promotion de l’image d’Israël dans la presse, à la télévision et en ligne.

    Dans une interview accordée ce mois à The Calcalist, un journal d’affaires israélien, M. Shturman, vice-directeur du département hasbara du ministère, a admis que son équipe travaillerait clandestinement.

    "Nos gens ne diront pas : "hello, je suis du département hasbara du ministère des Affaires étrangères israélien et je voudrais vous dire ceci". Et ils ne s’identifieront pas non plus nécessairement comme Israéliens, dit-il ; ils parleront comme des surfeurs et des citoyens, et écriront des réponses qui auront l’air personnelles mais seront basées sur une liste préparée de messages développés par le ministère".

    Rona Kuperboim, chroniqueuse pour Ynet, le site d’information israélien le plus populaire, a dénoncé cette initiative, disant qu’elle indique qu’Israël est devenu "un Etat doté d’une police de la pensée".

    Elle a ajouté que "de bonnes RP ne peuvent pas rendre plus agréables la réalité dans les territoires occupés. Des enfants y sont tués, des maison bombardées, des familles meurent de faim".

    Elle a été contactée par de nombreux intervenants demandant comment postuler à un job dans l’équipe du ministère des Affaires étrangères.

    Le projet formalise des pratiques de relations publiques que le ministère a développées spécifiquement pour l’attaque israélienne contre Gaza en décembre et janvier dernier.

    "Pendant l’opération Plomb Durci, nous avons fait appel aux communautés juives à l’étranger et avec leur aide nous avons recruté quelques milliers de volontaires qui se sont joints aux volontaires israéliens" a dit M. Shturman.

    "Nous leur avons fourni du matériel de contexte et de propagande et nous les avons envoyés pour représenter le point de vue israélien sur les sites web et les enquêtes d’opinion sur l’Internet".

    L’armée israélienne avait aussi un des sites les plus populaires sur le site de partage de vidéos YouTube, où elle chargeait régulièrement des clips, bien que cela fasse l’objet de critiques de la part de groupes pour les droits de l’homme en raison des fausses informations induites à propos de ce qui était montré dans ses films.
  • Par Marcel Chapoutier (xxx.xxx.xxx.5) 5 août 2009 20:06
    Marcel Chapoutier

    Et oui les théories aberrantes de stupidité eugénistes ont débouché directement sur les crimes nazis avec liquidation systématique de tout ce qui ne marche pas au pas de l’oie (n’en déplaise aux nazillons qui trainent leur vide sur ce fil)...Il fallait bien qu’un psychotique très médiocre intellectuellement (au délire paranoïaque) comme Adolf Hitler pour reprendre à son compte ce délire de médecins bourgeois débiles et réac...Quand à H Ford il a financé le fou à petites moustaches ainsi que bien d’autres gros bourgeois comme le banquier suisse Genoux de Lausanne...

    La bête immonde continue à vivre car dés la défaite allemande les services secrets US ont reconverti les officiers nazis génocidaires dans la lutte anti-communiste afin qu’ils ne perdent pas la main...En France les 3/4 des collabos de haut vol ont été reconverti dans la même lutte avec en plus celle contre les indépendances des colonisés. Donc cette décolonisation (souvent sous surveillance quand elles n’ont pas été conqises par les armes), s’est accompagnée de massacres, de génocides perpétué par des barbouzes d’un plus pur style gestapiste dont Aussaresses a constitué un archétype. Il a essaimé et formé des émules aux amériques et cette tradition de barbarie nazie existe encore de nos jours dans toute les trouppes de choc et pas seulement en France...

  • Par kdb (xxx.xxx.xxx.105) 4 août 2009 12:26

     Rockefeller

    avec l’IG Farben de l’Allemagne nazie." La Standard Oil "détenue alors par John D. Rockefeller prit une participation de 15% dans ce nouveau trust germano-américain en 1939. L’industrie IG Farben en Allemagne ne fut pas bombardée pour préserver les intérêts de la Rockefeller. Dès 1932,

    l’industrie pharmaco-chimique IG Farben finança Adolf Hitler, à hauteur de 400 000 Deutsch Mark,

    sans ce soutien selon le tribunal de Nuremberg « la deuxième guerre mondiale n’aurait pas pu avoir lieu... »

    En 1941, IG Farben établît la plus grande industrie chimique du monde à Auschwitz, tirant profit de la main d’oeuvre du camp de concentration fabricant le gaz ZyklonB. Au procès de Nuremberg, 24 responsables de la IG Farben ont été déclarés coupables de génocide, d’esclavage, de pillages et d’autres crimes. Le Tribunal de Nuremberg avait alors scindé la IG Farben en BASF, BAYER et HOECHST. Tous ces anciens responsables furent cependant libérés après leur condamnation en 1952 avec l’aide de Nelson Rockefeller

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