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Accueil du site > Tribune Libre > Emmanuel Macron : sous le lobbyisme actif des services secrets

Emmanuel Macron : sous le lobbyisme actif des services secrets

Emmanuel Macron n’était pas le candidat préféré des services secrets : ceux-ci manifestaient leurs penchants pour Nicolas Sarkozy, François Fillon et Manuel Valls. Ils jugeaient ésotérique la possibilité que l’ancien ministre de l’économie devienne président. Emmanuel Macron pourrait-il être instrumentalisé, comme l’a peut-être été François Hollande ? Du côté de l’équipe Macron, les lobbyist s’activeraient via François Heisbourg, conseiller spécial du président de la fondation pour la recherche stratégique, ou Jean-Claude Cousseran, qui a été à la DGSE et eut, comme Bernard Bajolet, un poste diplomatique. Des réseaux tentent de jouer la carte temps pour empêcher l’unification des 22 structures de renseignement, rendre impossible le contrôle de leurs activités et à mon avis continuer à dénaturer le fonctionnement démocratique. Explications.

 De la loi Macron au programme de « En marche »

Emmanuel Macron a été secrétaire général adjoint auprès de François Hollande de 2012 à 2014, chargé des dossiers économiques et financiers, puis ministre de l’économie d’août 2014 à août 2016 (serré de près par Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics). Il a été le témoin direct de la mécanique ayant conduit à l’état d’urgence, a failli démissionner quand François Hollande a tenté de faire passer la déchéance de nationalité.François Hollande indiquera qu’Emmanuel Macron l’a « trahi avec méthode », ce qui est une sorte de compliment de la part de l’ancien président, et Manuels Valls demandera son renvoi.

Aujourd’hui, François Hollande ne paraît jamais avoir eu cette certitude démocratique que l’on attend d’un garant des institutions. Et Emmanuel Macron ? Sur sa filiation politique, Emmanuel Macron souligne sa proximité avec Pierre Mendès-France et Michel Rocard : pour notre sujet, c’est ce dernier qui a lancé la première modernisation de la DGSE (il a souligné avec malice le paradoxe que cette administration « plutôt conservatrice » se soit faite réformer par un socialiste... qui l’a plus ou moins contrôlée). Emmanuel Macron a été secrétaire du philosophe Paul Ricoeur. Qui est Paul Ricoeur (1913-2005) ? Un philosophe « anthropologist » selon une université américaine où il enseigna, auteur d’une oeuvre énorme, que l’on pourrait essayer de résumer comme la quête avec les outils phénoménologiques, existentialistes, herméneutiques, psychanalytiques de ce qui fait l’identité, la justice, etc., avec des préoccupations politiques et éthiques (l’homme, un protestant, est passé par le personnalisme chrétien d’Emmanuel Mounier). Le conflit des interprétations , Soi-même comme un autre, Le juste, Amour et justice, Le symbolisme du Diable  : voici quelques-uns de ses ouvrages. Dans la phénoménologie, rien n’existe « en soi » ; à l’inverse, chez Carl Gustav Jung (dont Freud se sépara) et ses héritiers, les symboles ou « archétypes » ont une vie distincte, énergétique, d’intentions, de synchronicités et ce sont d’eux que surgissent les phénomènes concrets. En sciences, le monde quantique serait plutôt jungien, et le monde de la relativité de l’espace-temps plutôt phénoménologiste. Chez Jung ce sont les archétypes qui tissent la trame des récits tragi-comiques que sont nos vies, alors que Paul Ricoeur serait plutôt de l’avis que quelqu’un qui dit cela fait de la fiction. Mais Paul Ricoeur montre que la réponse aux problèmes actuels n’est pas purement instrumentale. Il n’est donc pas vraiment « hollandiste ».

Pour autant, raisons théorique et pratique se dissocient facilement.Comment donc apprécier ce que ferait Emmanuel Macron par rapport aux lois sur le renseignement, à la permanence de l’état d’urgence, à la clause du secret-défense, au contrôle par l’état de Droit des services de renseignement ?

 Le problème des agences de sécurité : pérenniser les exceptions aux droits mises en place par François Hollande et Manuel Valls ?

Premier point : pour assurer son héritage sécuritaire, François Hollande a fait prolonger le mandat de Bernard Bajolet à la tête de la DGSE (via un amendement dans la loi Lebranchu du 21 avril 2016), quoique celui-ci ait dépassé la limite d’âge. Son mandat prend fin le... 21 mai 2017 (le jour de son anniversaire). Comme le second tour a lieu le 7 mai, le problème des services de sécurité sera l’un des premiers dans l’agenda présidentiel des nominations... sachant que François Hollande a fait en sorte que l’état d’urgence ne prenne fin qu’en juillet 2017 (sans doute pour épargner à son successeur la peine d’y penser). Donc, très fine lobbyiste, la DGSE peut mettre en avant, sous prétexte de continuité opérationnelle, qu’il faut continuer les principes selon lesquels a été conduite ces cinq dernières années la gestion des services dans leur ensemble, car la situation est 20 fois ou 100 pire que ce que l’on veut bien nous dire (enfin, dira-t-elle. C’est peut-être 1 000).

Pour bien comprendre comment ont fonctionné en phase François Hollande et Bernard Bajolet ces dernières années, le mieux est de regarder le parcours politique de Jean-Jacques Urvoas, devenu ministre de la justice après le départ de Christiane Taubira (également opposée à la déchéance de nationalité et l’état d’urgence permanent). Le parcours qui a mené ce député du Finistère au gouvernement commence un an avant 2012, avant les primaires socialistes de l’époque (Dominique Strauss-Khan faisant alors la course en tête). Armé bien à propos d’un co-auteur, il publie un travail : Réformer les services de renseignements, où il indique que la « France ne dispose pas d’un « cadre normatif adapté », ce qui veut dire à la fois que les agents ne doivent plus oeuvrer dans l’illégalité et qu’il faut les contrôler. Idées que l’on retrouvera dans la commission d’enquête qu’il présidera après l’affaire Merah, et on le verra écrire pour la fondation Jean-Jaurès : Une loi relative au renseignement : l’utopie d’une démocratie adulte ? L’article paraît un mois avant la présidentielle de 2012. L’accueil est tiède dans la communauté du renseignement. Ils considèrent se débrouiller suffisamment bien dans l’illégalité de l’époque et le mot « contrôle » ne passe pas chez eux. Mais, quand on se dit socialiste, c’est une expression à dire. Ensuite, c’est l’emballement : les attentats, les états d’urgence. Il y aura bien une loi, le 24 juillet 2015, où non seulement le contrôle sera oublié, mais régressera. Qu’importe certainement pour Jean-Jacques Urvoas : il deviendra ministre de la justice. En fait, au-delà de son cas particulier, il aura certainement permis de sceller l’alliance indéfectible entre Bernard Bajolet et François Hollande.

J’ose ajouter une hypothèse : toute présidence semble avoir ses crimes d’état. Un conseiller se suicide ou est suicidé à l’Elysée sous Mitterrand ; Méry, au centre des financements de la droite laisse des cassettes vidéo supposées le sauver et se suicide ; sous Sarkozy, il semble que Kadhafi se soit fait exécuter par la DGSE. Rien sous le duo Bajolet-Hollande ? Bon : prenons l’époque. Elle est bien à des affaires Rainbow-Warrior puissance 10 ou 100, non ? Si cela a été le cas, elles seront si grosses qu’elles sortiront par leur propre inertie, et ce sera sous la présidence Macron s’il est élu, la compromettant via les compromis. Celui-ci se retrouverait avec une chaîne au pied le reliant à une sorte de trou noir en expansion. L’héritage Hollande empoisonnerait définitivement sa gouvernance et, au-delà, la démocratie.

 Le programme sécuritaire d’Emmanuel Macron : « la sécurité est la première de nos libertés » (tract diffusé fin mars 2017) ?

Sur le plan des moyens, il me semble que les dispositifs proposés dans le programme de « En marche » soient divers et variés, très détaillés dans le fond et la forme. Je pense qu’à ses postes successifs Emmanuel Macron a pu identifier les aspects déclamatoires et inefficaces des lois sécuritaires et de la tentative de réforme constitutionnelle qu’était la déchéance de nationalité. « La prolongation sans fin de l’état d’urgence pose des questions » ; la déchéance de nationalité n’est pas une « solution concrète » : voici ce que dit à ces sujets l’ancien ministre de l’économie. On peut penser qu’il s’agit d’une conviction. Cependant si, dans le programme de « En marche », on regarde les mesures de contrôle démocratique de l’activité des services secrets, on lit principalement : « offrir aux juges un meilleur accès, protégé, à des données de services » ; « nous renforcerons les moyens du parquet et juges d’instruction ». S’y ajoute la perspective d’un syndicat de la magistrature indépendant. On eût cependant aimé que le renforcement des moyens de la commission nationale informatique et liberté (CNIL) figure en toutes lettres, qu’il soit mentionné la commission jugeant la légalité des écoutes (au moins menées en France, car de l’étranger en France...). Aujourd’hui, il n’est plus possible de savoir si l’on est fiché, cela étant en soi un secret menaçant la « sûreté de l’état ». Oui, Mademoiselle, Madame, Monsieur, vous menacez presque votre pays en tentant de savoir si vous êtes fichés. Et que dire, aussi, de ce qu’il y a dans ces fichiers : les peurs et les préjugés parfois très conservateurs des rédacteurs s’y déchaîneraient, paraît-il.

 La génération Hollande risqueait-elle de mettre en danger une présidence Macron ?

Bernard Bajolet : 68 ans. François Hollande : 63 ans. Jean-Marc Ayrault : 67 ans. Jean-Jacques Urvoas : 58 ans. Jaen-Yves Le Drian : 70 ans. Les hommes au gouvernement représentent une génération de purs politiciens qui ont échoué économiquement, diplomatiquement et peut-être militairement... et même de leurs points de vue, puisque François Hollande n’a pas pu se représenter et que le PS ne sera pas au second tour.

En outre, aucun d’eux ne s’est intéressé à l’innovation en soi, au mieux à travers un entourage, et en tout cas n’a soi-même opéré de capital-risque, ou s’est intéressé à ce qui marche. Par exemple, dans leurs concepts, le changement climatique existe comme représentation électorale, ou risque migratoire, pas comme réalité créatrice d’emplois ; même chose pour les potentiels (et les risques) de la numérisation ; ou le potentiel encourageant et effrayant à la fois des sciences du cerveau, avec le développement des interfaces cerveau-imagerie médicale-logiciels-machines - à part peut-être Bernard Bajolet (le malheur c’est que la DGSE et la DGSI développeront sans contrôle cette science sans conscience quand elle sera mûre, ce qui n’est quand même pas pour demain. Mais à coup sûr ça pourrira la vie des activistes et dissidents politiques quand on les entendra penser en direct). Autre exemple : pour Jean-Jacques Ayrault, faire un aéroport à Notre-Dame-des-Landes est un concept contemporain, puisqu’il est celui de la majorité des élus de Bretagne, dont Jean-Yves Le Drian. Mais il est voué aux déficits. Aucun d’entre eux ne s’est dit que l’élection de Donald Trump était l’opportunité de faire revenir des créateurs en Europe, car il est possible que des scientifiques, entrepreneurs ou d’artistes ne veuillent ou ne puissent plus travailler aux Etats-Unis. Aujourd’hui, le Canada commence à en profiter. Le seul coût, pour nous, c’est l’état des libertés, qui passe par le contrôle démocratique et l’équilibre des pouvoirs. Mais qu’ils s’agissent de Jean-Yves le Drian, Jean-Marc Ayrault, ou de tous les notables « socialistes » et radicaux de gauche qui se sont rallié à Emmanuel Macron (comme le ministre des sports Thierry Braillard), aucun ne porte un tel projet. L’emploi de n’importe lequel de ces hommes ou de leurs affidiés à des postes de responsabilité emporterait tout nouveau gouvernement dans un logiciel du passé qui a gravement échoué.

Mais ce qui est certain c’est, qu’au niveau breton, une région marquée plus que toute autre par l’agriculture industrielle, certaines faillites industrielles, toute la condition ouvrière dans l’agro-alimentaire, des révoltes fiscales et les échecs de la démocratie locale dont le symbole est Notre-Dame-des-Landes, le ré-emploi de cette génération potitique et sa perpétuation au pouvoir local représenteraient une chance historique pour le mouvement citoyen, écologiste, voire même pour les mouvements bretons. Charlotte Marchandise, par exemple, est rennaise ; les Nuits Debout se sont tenues, lors de l’été 2017, dans la forêt de Paimpont ; le front de gauche y est en plein développement, tandis que le parti socialiste apparaît de plus en plus comme un syndicat d’élus défendant les monopoles économiques locaux avec le soutien des préfectures. La foudre découperait en deux le PS breton si les ralliés rentraient dans un gouvernement Macron. Cela pourrait être la possibilité pour ces idées de se réunir.

En conclusion

Quoi qu’il en soit, à ce jour, Emmanuel Macron n’est pas tombé dans les pièges où sont tombés Hollande et Valls, penser que l’on augmenterait la sécurité en reprenant les propositions issues de l’extrême-droite (et qu’on instrumentaliserait l’opinion). A l’occasion de l’attentat au lycée de Grasse, le 16 mars 2017, on a cependant encore entendu François Hollande continuer à soutenir que l’état d’urgence était nécessaire... enfin, les « moyens d’investigation » que permet l’état d’urgence, l’homme semblant en être un peu moins sûr désormais. Oui, cher Monsieur Hollande, il faut avoir une cuillère très longue quand on dîne avec le Diable. Un chaos s’installe, sur fond de changement climatique, de chute de la biodiversité, des rendements agricoles, d’inégalités économiques, de questionnement identitaire, divisions, migrations et risques en tout genre. Cela ne devrait-il pas entraîner la remise à plat de la gouvernance internationale, pour sortir de nos barbaries ? Car aucun de nos problèmes ne paraît avoir de solution nationale ou purement individuelle ; les démocrates, dans les pays, ont besoin d’une profondeur stratégique presque militaire pour se réfugier, résister, parler et surtout convaincre. La capacité de rester démocrate et de rassembler les démocrates, voici ce dont devra être capable Emmanuel Macron s’il devient président, et qui est à mon sens la mère de toutes les solutions.

 


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20 réactions à cet article    


  • cathy cathy 24 mars 09:23

    Emmanuel Valls se retrouve dans le camp de l’opposition de la gauche, lui avait des rêves de grandeurs. J’imagine son état de rage. 


    Il ne fallait pas dire, je serai éternellement reconnaissant envers Israël, mais éternellement reconnaissant envers les banques. Israël n’est qu’un trompe l’œil. Sans doute vient-il de le comprendre. 

    • Daniel Roux Daniel Roux 24 mars 09:52

      Macron n’est pas non plus mon candidat préféré. C’est juste le moins pire.

      Macron va tenter de réformer l’administration territoriale c’est à dire, le mille feuilles administratif des doubles voire triples emplois. Mais il va également s’attaquer à la classe moyenne, celle des petits propriétaires immobiliers, des cadres, pieds et poings liés dans leurs statuts de salariés menacés et de propriétaires de leur logement, pour favoriser les classes supérieures, les plus riches, les plus libres et donc, les plus mobiles, qui menacent de fuir à l’étranger.

      1) Le Pen : Se sert de la démocratie comme d’un véhicule pour arriver au pouvoir, selon une formule de Trump, reprise par Erdogan.

      2) Fillon, co responsable avec Sarkozy du déclassement de la France en Europe et dans le monde. Conservateur rigoriste pour les autres, laxiste et jouisseur pour lui-même. Promet du sang et des larmes pour les plus faibles et du miel pour les plus forts.

      3) Hamon. Candidat du PS, parti félon qui a trahi ses électeurs en votant les lois libérales de Hollande et Valls. Même s’il arrivait au pouvoir, il resterait l’otage d’un parti tenu par Valls et Combadélis.

      4) Mélenchon : L’homme du siècle dernier, qui croit qu’en prétendant annuler des centaines de milliards de dettes, il trouvera des gogos pour prêter les centaines de milliards de crédits nécessaires à la réalisation de son programme.


      • Albert123 24 mars 11:17

        @Daniel Roux


        « C’est juste le moins pire. »

        le plus mondialiste, le plus néo con et le plus collabo, ... bref le moins pire uniquement pour ceux qui trouve formidable le monde actuel, ses réformes débiles permanentes et sans le moindre fond ainsi que cette attirance pour le chaos complet.

        Macron c’est le bobo type du marais libéral libertaire qui fricote avec les petites racailles bodybuildées pro capitalistes de la petite couronne, Un lumpen prolétariat ravagé au service de la grosse racaille financière internationaliste et mondialiste.

        Bref a part ceux qui haïssent le pays, sa culture et son peuple, Aucun électeur d’un tant soit peu sensé et patriote n’appelle à voter Macron 

        « Macron va tenter de réformer l’administration territoriale c’est à dire, le mille feuilles administratif des doubles voire triples emplois. »

        non il va flinguer les communes rurales en les paupérisant, ce qu’il fera quand il dit qu’il va réduire fortement la taxe d’habitation. ce qui est une des grande orientation de l’UE avec son projet des grandes régions

        Non content de paupériser l’ensemble des catégories que vous avez cité, il flinguera également la possibilité pour les communes d’amortir cette paupérisation puis fragilisera l’ensemble du pays tel que l’UE le recommande par ses réformes.

        au final c’est le « moins pire » en quoi ? 



      • izarn izarn 24 mars 11:48

        @Albert123
        « Macron va tenter de réformer l’administration territoriale c’est à dire, le mille feuilles administratif des doubles voire triples emplois. »


        Il me semblait que c’était le programme de MLP ?
        Ségolène en parlait, il y a dix ans...

        C’est le hochet qu’on nous fourgue à chaque éléction...Vous croyez que les politicards vont se suicider ? Il n’y a que ceux qui n’ont pas de députés qui peuvent le faire...Tiens le FN...
        Et encore !
        J’ajoute que Macron a besoin de députés pour gouverner, alors hein ? Il va leur taper dessus ? Eux et toutes leurs amitiés et parentèle locale installés dans le « millefeuille » ?


      • Daniel Roux Daniel Roux 24 mars 12:13

        @Albert123

        Si vous avez le temps de lire les articles que j’ai proposé sur Agoravox, vous verrez que je suis contre cette mondialisation sauvage qui paupérise les classes moyennes dans les pays socialement développés.

        Hélas, il ne suffit pas de dénoncer, de protester, de manifester, de rager, de lutter, pour obtenir satisfaction quelque soit la légitimité des demandes.

        Il y a ce que j’appelle le mur de la réalité. Celui contre lequel s’écrasent les illusions.

        Il n’y aura pas de grand soir dans un pays où 80% des gens vivent correctement et ne souhaitent pas vraiment de changement, hors la fin de la corruption.

        Nous sommes pris au piège de la dette, de l’UE, de l’Euro. L’oligarchie nous tient à la gorge. C’est elle qui a le pouvoir et pas nous. C’est ainsi et pas autrement.

        Que faire ?

        La réalité évolue, les idées évoluent.

        Comme souvent, ce ne sont pas les hommes qui décident mais les évènements.

        Comme beaucoup, j’estime que l’Euro n’est plus tenable, que les décideurs le savent et qu’ils ont commencé à organiser sa fin. Cela ne peut se faire que dans l’ordre sous peine d’entraîner l’explosion de l’UE dans sa forme actuelle, ce qui ne serait pas une tragédie mais ce que ne souhaite pas l’oligarchie.

        Des signes, des commentaires, des petites phrases commencent à se faire entendre dans ce sens.

        Il faudra donc négocier, Sud contre Nord, France contre Allemagne, Dettes contre dettes.

        Les loups vont se disputer le morceau de gras.

        Le moins pire c’est celui qui comprend dans quel monde nous vivons et qui saura faire valoir ses intérêts quitte à montrer les dents.

        J’espère que l’auteur me pardonnera cette digression à la teneur de son article.

         

         


      • Albert123 24 mars 14:38

        @Daniel Roux


        « vous verrez que je suis contre cette mondialisation sauvage qui paupérise les classes moyennes dans les pays socialement développés. »

        je vois surtout que vous appelez à voter macron, le reste n’est que broderie.

        « Il y a ce que j’appelle le mur de la réalité. Celui contre lequel s’écrasent les illusions. »

        non vous êtes couché et comme les autres qui continuent de se battre dérangent votre petit confort intellectuel vous nous jouez la tirade du faux sage.

        « La réalité évolue, les idées évoluent. »

        la réalité est la même depuis plus de 70 ans, l’Europe voulue par Hitler et l’UE sont la même chose, les idées n’ont pas évoluées d’un iota.

        donc votre tirade de progressiste a la sauce gaucho non merci

        « Le moins pire c’est celui qui comprend dans quel monde nous vivons et qui saura faire valoir ses intérêts quitte à montrer les dents. »

        RAB à branler des intérêts de Macron qui consiste au passage à appliquer de manière totalitaire les GOPE et la politique néo con US.

        les intérêts de la France et de son peuple voilà ce qui compte quand on est pas un collabo.



      • Daniel Roux Daniel Roux 24 mars 17:54

        @Albert123

        Exact ! J’appelle à voter Macron, dès le premier tour.

        Cela nous évitera Fillon et Le Pen.

        Ce n’était pas acquis d’avance et je m’en contenterai.

        En attendant que les bavards, les rêveurs et les fiers à bras fassent leur révolution, quand les poules auront des dents.


      • damocles damocles 24 mars 19:20

        @Albert123


        Macron l’ectoplasme pommadé , l’ultra-bright qui nous conseille de penser printemps parcequ’i y a des fleurs ,des papillons ,des freres et des soeurs (sic !) c’est plus que surement LE PIRE qui puisse nous arriver

         Il est pour le CETA qui va eliminer encore plus de nos paysans (ça fait rien ,on fera des parc-center) 

         Il veut faire payer un loyer fictif aux proprietaires ayant fini de payer leur logement cela visant tout simplement à creer une armée de nomades taillables et corveables et transportables à merci ,monde tel que le rêve TERRA NOVA , accompagné de naturalisations massives pour nous deposseder de notre sol ....la MONDIALISATION HEUREUSE quoi !

         Nous aurons comme doctrine l’ APLAVENTRISME devant toutes les institutions supra-nationales non elues ...

        En résumé : TOUT SAUF MACRON

      • Layly Victor Layly Victor 25 mars 11:23

        @Albert123

        Le programme de Macron est on ne peut plus clair, et il faut s’aveugler volontairement pour ne pas le voir :
        1) soumission totale au Reich bruxello-germanique
        2) destruction totale et définitive de la culture populaire française

        l’ensemble du programme aboutissant à la disparition d’un caillou dans la chaussure de la finance internationale : la France.

        Que d’efforts déployés par l’auteur, que d’embrouillaminis, pour nous dire qu’il faut voter Macron !
        Macron, une trouvaille de Hollande pour faire gagner la gauche ratatinée.

      • Layly Victor Layly Victor 25 mars 11:31

        @izarn

        Vous vous trompez.
        Macron va créer ses députés de toutes pièces. C’est ce qu’il a annoncé. Pour être investi, ce sera sur casting (photo+cv).
        Pour réaliser une telle opération, il faut disposer de moyens financiers énormes.
        Et il n’a même pas besoin d’acheter la presse, qui est déjà contrôlée par d’autres forces qui lui sont favorables et qui est mise à sa disposition.

      • Layly Victor Layly Victor 26 mars 11:12

        @Albert123

        vous faites une grosse erreur sur les motivations de Monsieur Daniel Roux, qui sont purement égocentriques.
        Sa seule motivation, c’est de se regarder narcissiquement dans son miroir en se disant « je suis un homme de gauche ». La France, le peuple, l’Europe, il s’en fout.
        Même un petit salopard menteur comme Macron fait l’affaire, du moment qu’il est estampillé « gauche ».
        En même temps, c’est pas con. La combinaison affaire Fillon + lancement de Macron + presse sous contrôle, c’est la martingale qui doit permettre à la gauche impuissante et ratatinée de garder le pouvoir.

        Vous demandez à Roux et aux gauchos de ne pas être des collabos. J’apprécie votre humour triste !

      • Daniel Roux Daniel Roux 26 mars 12:25

        @Layly Victor

        Vous vous trompez.

        Je ne me regarde pas dans le miroir même quand je me rase.

        Je ne me fous pas de la France, du peuple et de l’Europe. J’en fais partie, bon gré, mal gré.

        Quant à Macron, je ne me fais aucune illusion sur sa future politique.

        Il continuera l’oeuvre de Hollande. Il l’a dit. Les victimes de son alignement sur l’Allemagne seront les classes moyennes et notamment les petits propriétaires.

        J’admire la maestria avec laquelle a été construite le personnage. Je me souviens des premiers sondages désignant ce quasi inconnu comme le plus populaire des ministres et le reste à l’avenant. Macron est une construction en urgence pour remplacer Hollande, le fourbe.

        Il n’en reste pas moins qu’entre les 3 qui peuvent prétendre passer le premier tour, c’est le moins pire.

        Pour le laisser aucune chance aux 2 autres, j’invite à voter Macron au premier tour.


      • doctorix doctorix 27 mars 01:00

        @Daniel Roux

        Les cinq candidats présentés par TF1 pratiqueront tous la politique des GOPE, sans exception, et le doigt sur la couture du pantalon.
        Tant qu’on ne sort pas de l’UE, c’est ce qui nous attend.

      • Yvance77 Yvance77 24 mars 10:08

        Macron est le révélateur du système de l’herpès (LR+PS) qui bossent pour lui et ses maîtres de la finance. 


        Mettre sous le même drapeau les individus du pseudo PS et ceux d’une droite libérale, a au moins l’énorme avantage de ne plus tromper personne. Et l’on ne pourra plus nous dire à l’avenir, je suis de gauche et je suis de droite ... car ce sont les mêmes libéraux. 


        Aux benêts qui lancent du « socialopes » du « gogocho » à tout bout de champ et aux autres crétins de cette droite, soutenant un vulgaire Fictif qui les volent sans honte aucune, je vous dis continuez à soutenir ces mecs qui vous ont appauvri pendant 30 ans, et redemandez-en.


        Les classes mineures qui demandent à ce qu’on leur fasse les poches encore plus, là est le tour de force ! 


        Pauvre France qui mérite avant tout une révolte citoyenne et un nouveau Robespierre


        • izarn izarn 24 mars 11:51

          @Yvance77
          Si j’ai bien compris, il faudrait voter Mélenchon ou Marine ?
           smiley


        • Yvance77 Yvance77 24 mars 12:05

          @izarn

          Pas que, il reste des personnes de bonnes intentions (enfin j’espère) et de tous les bords. NDA, Lassale, NDA, Cheminade etc... on s’échine au choix du pire, c’est désolant

        • Layly Victor Layly Victor 25 mars 11:41

          @Yvance77

          Vous faites partie de la génération qui a assisté à la suppression des cours d’histoire !
          Robespierre, c’était la dictature de la bourgeoisie par la terreur. Avant que la bourgeoisie, incommodée par la guerre civile permanente, ne décide de passer à l’empire.

          Pour vous, « Robespierre », ce serait la Merluche, ce bateleur de foire et menteur professionnel qui n’a jamais bossé de sa vie et s’est outrageusement enrichi sur le dos des conseils généraux et des collectivités locales ? Et qui est, comme les autres, pour la soumission au Reich allemand !

          Il y a un type bien, cultivé et intelligent, c’est Jacques Cheminade. Il aura 0% des voix.

        • Ruut Ruut 24 mars 15:23

          L’UPR dispose d’un bon projet :)


          • joelim joelim 24 mars 20:16

            @Ruut
            Oui, l’UPR est le seul vote utile : progression exponentielle, compétence, clarté, absence de clivage. Beaucoup de gens le comprendront. smiley 


          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 24 mars 16:41

            Le peuple français est actuellement mis en « En Marche » forcée dans une ambiance de terrorisme préfabriqué, les journalistes et les médias étant les plus complices !


            Le leurre démocratique démasqué, il ne restait à vrai dire que la « terreur » sous toutes ses formes pour contenir les populations ! 

            - Terrorisme économique : Le chômage comme neutralisation efficace de toute opposition.

            - Terrorisme politique : Pointer du doigt une « menace islamiste » quand l’ensemble des individus terrorisés qui se sont donnent aux réactions terroristes, presque, dans tous les cas en se faisant tuer eux-mêmes, cela justifie le déploiement des arsenaux militaires « demandés par les citoyens eux-mêmes »... Reich et Marcuse avaient bien compris prématurément l’évolution de la société occidentale.

            Une république qui a failli ne doit en aucun cas déboucher sur une « république de Zigotos de l’argent » !

            Les faux socialistes viennent de montrer à la face du monde qu’ils sont UNE VRAIE HONTE : Tout le monde comprend qu’ils ne « soutiennent » pas Macron, mais se mettent plutôt à quatre pattes devant la volonté des milliardaires impérialistes dont ce Macron n’est que le pion !
            Double trahison !

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