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Emmanuel Macron, un putsch du CAC 40

Comment le candidat d’« En marche ! » a été entièrement fabriqué par des médias entre les mains du capital, et pourquoi il est encore temps de résister à ce coup de force. Par Aude Lancelin

 Comment le candidat d’« En marche ! » a été entièrement fabriqué par des médias entre les mains du capital, et pourquoi il est encore temps de résister à ce coup de force.

C’était à la fin de l’été dernier, je venais de rendre le manuscrit du « Monde libre ». Mon regard errait devant les images de BFM TV, dans les vestiges d’une canicule parisienne achevée il y a peu. C’est alors que je compris brutalement que l’année 2017 serait terrible, et que la présidentielle à venir ne ressemblerait à rien de ce que ce pays avait connu jusqu’ici. La première chaîne d’informations en continu du pays, fleuron du groupe Altice-SFR détenu par Patrick Drahi, n’avait pas lésiné sur les moyens en ce 30 août 2016. Le tout pour couvrir un événement considérable, imaginez du peu : la démission du ministère de l’économie d’un jeune baron du hollandisme encore quasi inconnu du public deux ans auparavant. Un scoop d’importance planétaire, on voit ça, qui valait bien la mobilisation générale de toute les équipes de la chaîne détenue par ce milliardaire français issu des télécoms. L’étrange spectacle qui s’étalait sur les écrans du pays ce jour-là, c’était un chérubin en costume-cravate s’échappant du ministère de Bercy en navette fluviale pour remettre sa démission à l’Elysée, poursuivi par les caméras de BFM TV, le tout dans le style flouté et distant caractéristique de la paparazzade, de l’image arrachée à l’intimité d’une personnalité livrée bien malgré elle à la convoitise des foules. Comme l’Hyppolite de Racine, le futur ex-ministre en question, qui n’était autre qu’Emmanuel Macron, semblait ainsi être saisi par surprise en train de « traîner tous les cœurs après lui  » sur la Seine, dans une étrange séance de ski nautique géant national. Ce que le téléspectateur ignorait à ce stade, c’est que ce sont les cœurs des patrons du CAC 40 qui battait la chamade pour lui depuis déjà un petit moment, et que tous avaient un plan pour la France : porter à la Présidence de la République le chérubin si compréhensif aux doléances du capital. A ce stade il n’était rien, mais ça n’était pas un problème. Ses Geppetto, les poches pleines de billets et les rédactions pleines de journalistes, étaient prêts à en faire tout.

La scène, totalement surréaliste, m’est toujours restée en mémoire. De même que la surexcitation des commentateurs en plateau, chargés de faire mousser le non-événement, et de faire passer la dérisoire péripétie pour en faire un événement susceptible de casser l’histoire du monde en deux. Ce jour-là, oui, j’eus le pressentiment que nous nous apprêtions à vivre une opération de propagande d’une dimension et d’une nature tout à fait inhabituelles. Une blitzkrieg médiatique à côté de laquelle les éditoriaux érotiques du « Monde » en faveur d’Edouard Balladur en 1995, ou les tribunes culpabilisatrices de « l’Obs » ou de « Libération » pour faire gagner le « Oui » en 2005, ne furent que de dérisoires et fort rudimentaires précurseurs. L’équivalent d’une longue-vue d’amiral de l’armée des Indes par rapport à un satellite d’observation de l’actuelle US army, pour prendre une comparaison d’ordre militaire.

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Il est certain en effet que la situation dans les médias s’est spectaculairement dégradée depuis ces années là, jusqu’à faire chuter la France au 45ème rang du classement 2016 de la liberté de la presse établi par « Reporters sans Frontières », quelque part entre le Botswana et la Roumanie. Le tout à cause, contentons-nous de citer l’organisme international sur ce point, « d’une poignée d’hommes d’affaires ayant des intérêts extérieurs au champ des médias qui ont fini par posséder la grande majorité des médias privés à vocation nationale.  » Jamais une situation pareille de mainmise quasi totale sur la presse ne s’était vue en France depuis 1945. De sinistre mémoire, le quinquennat Hollande restera du reste comme celui de la victoire par KO du capital sur l’indépendance des rédactions. Le candidat PS s’était fait élire aussi sur la promesse de relever les seuils anti-concentration dans ce domaine. La loi naine dont son règne accouchera fin 2016, dite « Loi Bloche », s’empressera d’enterrer la chose au profit de la mise en place de dérisoires « chartes éthiques » censées garantir la liberté des journalistes. Autant fournir de simples casques de chantier pour protéger des salariés travaillant en zone irradiée. A rebours de ses engagements, François Hollande favorisera en 2015 le rachat de titres historiques comme « Libération » et « l’Express » par Patrick Drahi, géant des télécoms, connu pour ses emplettes par effets de levier hautement destructrices d’emplois, et son contorsionnisme invétéré en matière fiscale. C’est également sous ce quinquennat qu’aura lieu la prise de contrôle du groupe « Canal+ » par Vincent Bolloré avec les conséquences sinistres que l’on sait. Ou encore le rachat en 2015 du « Parisien » par Bernard Arnault, déjà propriétaire des « Echos » et premier annonceur publicitaire de la presse, bien connu également pour son progressisme social, sans parler de sa sympathie pour le populo. Mais aussi, après l’absorption en 2010 du quotidien « le Monde » par un trio d’investisseurs emmené par Xavier Niel, ogre concurrent des télécoms, l’avalement par ce même groupe de la quasi totalité de la presse social-démocrate mainstream, avec le rachat en 2014 de « L’Obs », là encore surveillé comme le lait sur le feu par le président de la République.

Ainsi ce dernier pensait-il encore, début 2016, en dépit de sa popularité exécrable, avoir mis autant d’atouts que possible de son côté pour la reconquête de son fauteuil présidentiel. Las, c’était sans compter sur Emmanuel Macron, le polichinelle que lui avait mis dans le tiroir ses nouveaux amis du CAC 40. Avec son consentement, c’est là toute la perfection de la farce. Il y a quelque chose de biblique dans le châtiment d’un Président qui, après avoir renoncé à faire de la finance son ennemi, confia à celle-ci sa politique économique, et se vit poignardé dans le dos par elle, jusqu’à devoir désormais escorter publiquement ses ambitions élyséennes. Plus précoce que sa dupe élyséenne, il y a des années que Macron plaçait ses pions auprès des géants des médias. Déjà lorsqu’il était banquier d’affaires chez Rothschild, le protégé d’Alain Minc avait conseillé le groupe Lagardère pour la vente de ses journaux à l’international. Excellentes aussi, les relations entretenues par Macron avec le sulfureux patron de Canal+, Vincent Bolloré, dont on connaît la passion pour les démocrates africains et l’indépendance des rédactions. L’ambitieux ne s’en était nullement caché auprès du journaliste Marc Endeweld, auteur de « L’Ambigu monsieur Macron » (Flammarion). Très étroites également, celles qu’il a avec le fils de ce dernier, Yannick Bolloré, PDG d’Havas, géant de la communication mondiale. Avec le groupe de Patrick Drahi, c’est carrément la love story à ciel ouvert, même si en période électorale les pudeurs de carmélite s’imposent. Ainsi le Directeur général de BFM TV est-il régulièrement obligé de se défendre de faire une « Télé Macron », sans convaincre grand monde, tant les affinités électives sont en effet avérées entre le candidat à la présidence et l’entité Altice-SFR Presse. Lorsque Martin Bouygues et Patrick Drahi s’affronteront pour le rachat du groupe SFR, c’est Macron lui-même, alors secrétaire général de l’Elysée, qui jouera un rôle décisif en faveur de ce dernier. Et en retour, lorsque celui-ci décidera de se lancer dans la course à la présidentielle fin 2016, on ne tardera pas à voir rejoindre son équipe l’ancien banquier Bernard Mourad, hier encore directeur d’Altice Media Group, à savoir SFR Presse. C’est du reste « Challenges » qui sortira cette dernière information, le magazine aujourd’hui encore dirigé par Claude Perdriel, autre organe fervent de la macronôlatrie. Un agenouillement public à la fois si étouffant et si peu contestable que même ses rédacteurs, peu soupçonnables de déviances gauchistes, s’en plaindront sous la forme d’un communiqué.

C’est toutefois avec Xavier Niel, à qui le même Perdriel revendit l’Obs en 2014, que les relations avec le candidat Macron sont devenues au fil du temps carrément torrides. Entre capitalistes qui s’assument, désirant pour la France un destin de « start up nation  », peuplée de benêts rêvant de devenir milliardaires, c’est peu de dire que le courant passe. Alors même qu’un reportage diffusé au 20 heures de France 2 annonçait début 2016 que le patron de Free s’apprêtait à financer les ambitions de l’autre, Niel est devenu plus taiseux sur la question. Difficile en effet d’admettre publiquement pour l’homme fort du groupe « Le Monde » son degré de proximité avec le candidat d’En Marche !, alors même que beaucoup accusent déjà le quotidien du soir d’être devenu le bulletin paroissial du macronisme. Interrogé sur LCP le 16 mars dernier, à peine Niel consentira-t-il à admettre que deux candidats pourraient convenir à ses convictions libérales, à savoir Emmanuel Macron et François Fillon. Un second choix qui ne surprendra que ceux qui ignorent que le candidat LR est l’homme qui lui accorda en 2009 la quatrième licence de téléphonie mobile, dans des conditions toujours restées opaques.

Etrangement, le programme de Jean-Luc Mélenchon semble aujourd’hui résonner beaucoup moins favorablement aux oreille de Xavier Niel, qui le comparait même dans une récente interview accordée au « Temps » à celui de Marine Le Pen. Exactement ce que font les éditorialistes du « Monde » à longueur de semaines – simple communion de vues, vous expliqueront les journalistes du quotidien, dont la perspicacité semble hélas souvent peu en rapport avec la fonction revendiquée de vigie démocratique. Une sorte d’« harmonie préétablie » qui arrange décidément tout le monde. Pour le dire avec les mots de Leibniz : la « substance » actionnariale n’affecte qu’elle-même – c’est-à-dire qu’elle ne passe, par exemple, jamais de coups de fils. Et cependant, toutes les « substances » journalistiques qui oeuvrent sous ses ordres semblent interagir causalement avec elle – c’est-à-dire par se mettre comme par enchantement à son exact diapason. N’y a t-il pas là une merveille tout à fait étonnante à étudier pour l’esprit ?

Lui aussi actionnaire du groupe « Le Monde », le milliardaire du luxe Pierre Bergé, n’aura pas réussi à s’abstenir de tweeter sa fougue macronienne pendant la campagne. « J’apporte mon soutien sans la moindre restriction à Emmanuel Macron pour être le président qui nous conduira vers une sociale-démocratie », lira-t-on ainsi le 30 janvier. Là encore, les journalistes du quotidien se sont contentés de détourner le regard. Trop occupés pour certains à scruter les atteintes oligarchiques à la liberté d’expression chez nos voisins. Une imprudence due au grand âge, entend-on mezza voce au « Monde », sans que rien permette de dire hélas que ce jugement soit un simple effet de la terreur subie. La facilité, et en réalité aussi le bon sens, pousserait à penser que les journalistes, sous le joug de leurs bailleurs de fonds n’osent plus bouger une oreille. La réalité est hélas plus complexe. Certains d’entre eux crèvent de peur, c’est un fait. Beaucoup d’autres en revanche ne sentent même pas le poids de leurs chaînes. Ils pensent réellement qu’entre la finance à face de chérubin et le lepénisme à visage féminin, il n’y a plus rien à choisir, à penser, à tenter. Ils ont du reste souvent été sélectionnés pour cette aptitude-là, cette étonnante faculté à faire sien ce qu’on vous commande de penser, cette soumission anticipée aux desideratas actionnariaux qu’il serait en effet malséant d’avoir ne serait-ce qu’à énoncer.

La presse n’ayant quoiqu’il en soit pas été très empressée à fournir la Carte du Tendre permettant de s’orienter dans les relations entre Macron et les tycoons français, les lecteurs vraiment obstinés auront dû se contenter durant toute cette campagne de rabouter des petits cailloux épars. Une enquête particulièrement bien informée de « Vanity Fair » sur la reine de la presse people, Michèle Marchand dite « Mimi », levait début avril un coin du voile sur les dîners privés organisés entre Xavier Niel et le couple Macron un an avant la présidentielle. « Quand lors d’un dîner avec les Macronj’ai entendu Brigitte se plaindre des paparazzis, explique ainsi tranquillement Niel à « Vanity Fair », je lui ai naturellement conseillé Mimi.  » Et la journaliste Sophie des Déserts de préciser que c’est le patron du groupe « Le Monde » qui organisa la rencontre à son domicile. Un hôtel particulier du Ranelagh, où il réside avec la fille de Bernard Arnault, patron de LVMH et autre grand fan du petit prince Macron, dont le CAC 40 voulait faire son loyal gérant élyséen.

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Pourquoi aucun grand titre de la presse n’a-t-il trouvé utile d’enquêter sur ce genre de connivences menaçantes ? Pourquoi a-t-on eu au contraire l’impression étrange d’assister pendant toute cette campagne à un putsch démocratique au ralenti, avec un terrible sentiment d’impuissance ? Davantage qu’une intuition, c’est une certitude : si Emmanuel Macron devait être élu à la Présidence de la République, on se réveillerait en mai avec une nouvelle nuit du Fouquet’s, des révélations feuilletonnées sur toutes sortes de grands donateurs, de premiers cercles rappelant les pires heures du sarkozysme, de collusions d’une ampleur inédite entre très gros intérêts industriels, médiatiques et financiers. Partout l’argent rode autour de cette candidature, tout le monde le sait. Lorsque les conditions concrètes qui ont présidé à cette mise sur orbite sortiront enfin dans la presse, post festum, car elles finiront par sortir, ces choses là finissent toujours par sortir, les Français n’auront alors plus que leurs yeux pour pleurer. Entre temps, l’ISF sur les grands patrimoines financiers aura été supprimé, le code du travail ravagé à coups d’ordonnances, les services publics sévèrement amputés, les dividendes toujours mieux reversés. Un véritable continent oligarchique est là encore à demi-englouti, prêt à surgir sous nos yeux le 8 mai prochain, et personne n’a jugé bon jusqu’ici de le dévoiler aux citoyens. Surtout pas ceux dont c’est en théorie le métier, à savoir les journalistes. Au moment où ces lignes s’écrivent j’aperçois la pétition d’absurdité que celles-ci recèlent : comment la presse entre les mains de ces messieurs pourrait-elle enquêter sur sa propre nocivité et a fortiori sur la leur ?

Un tableau complet de l’ahurissante endogamie macronienne des médias français exige bien sûr pour finir de mentionner la dizaine de couvertures sur Macron réalisées en deux ans et demi par mon ancien journal, « l’Obs », titre historique de la deuxième gauche également tombé dans les mains de Niel et ses associés à la faveur de l’effondrement de la valeur des médias depuis la fin des années 2000. Pendant ce temps, une seule « Une » consacrée à Mélenchon, candidat pourtant surreprésenté chez les jeunes et les intellectuels, dont ce journal aurait eu terriblement besoin pour survivre en cette période, et retrouver un peu de son lustre passé. Une autre à Hamon, candidat pourtant officiel du PS. Un édito sidérant publié à quatre jours du scrutin appellera carrément à voter Macron, en contravention flagrante avec le pluralisme de gauche revendiqué depuis toujours par la direction du journal. On ne pourra décidément pas dire que le job n’aura pas été fait manu militari pour dégager la route à celui-ci. On ne pourra pas dire que tous les helpers milliardaires de la place ne se seront pas mis en marche, et même en déambulateurs, pour le gandin aux envolées oratoires poussives. On ne pourra pas dire que tous les moguls des télécoms qui entravent désormais la libre circulation des opinions n’auront pas tout tenté pour gonfler la baudruche à grand renfort de panégyriques dans leur presse, et d’enquêtes jamais faites.

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Comment se fait-il que dans de grandes rédactions comme « l’Obs » ou « Le Monde », on ne puisse identifier aucun titulaire de carte de presse se réclamant à visage découvert des idées de la « France Insoumise », quand tant de leurs confrères brament sans vergogne leur macronisme sur les réseaux sociaux ? N’est-il pas prodigieux que, dans des journaux se réclamant encore de la gauche, on ne puisse trouver nulle expression, sorti de l’espace dédié aux tribunes extérieures, en faveur d’un ex-sénateur mitterrandiste ne faisant somme toute rien d’autre que de se réclamer des fondamentaux historiques du socialisme ? Hélas j’en connais les raisons. Ce sont déjà celles que je donnais dans le « Monde libre ». Toutes les idées sont tolérées dans ces rédactions-là où, non sans stupéfaction, j’ai par exemple pu entendre un chef de service défendre le programme économique de François Fillon comme étant le meilleur d’entre tous début 2016. Toutes les idées, oui, sauf celles de la gauche debout contre le néolibéralisme. Toutes les idées, sauf celles aujourd’hui portées par un social-démocrate conséquent comme Jean-Luc Mélenchon, repeint par le Président de la République actuel en dictateur et en ennemi de l’Occident. Il est tout de même ironique que de telles paroles viennent justement de François Hollande, ami autoproclamé du « Monde libre  » comme on appelait il y a peu ledit Occident, qui aura passé tant de temps sous son quinquennat à fréquenter les oligarques de la presse nationale pour tenter d’acheter par avance une élection, à laquelle il n’aura finalement même pas pu prétendre.

Entièrement revenus dans le poing du capital, situation inédite depuis les lendemains de la Libération, les médias auront en moins de deux ans réussi à transformer en possible présidentiable un ex-banquier d’affaires à peine sorti de l’œuf, n’ayant jamais décroché le moindre mandat électif. C’est peu de dire que chez le chérubin de ses messieurs, comme dans la philosophie sartrienne, le passage à l’existence médiatique aura de loin précédé l’essence politique. En faut-il d’ailleurs du mépris pour le peuple français, pour tenter un coup de force pareil. Macron, ce n’est pas seulement la continuation de politiques usées, celles qui ont lepénisé les classes populaires depuis trois décennies et rétabli un quasi esclavage pour certains peuples européens. Macron, c’est le retour du tâcheronnage sous couvert de modernité. Macron, c’est le 19ème siècle à travers les âges et son indifférence complète à la souffrance populaire, à peine barbouillé de couleurs acidulées et de Silicon Valley. Macron, c’est en réalité ni plus ni moins que le retour du Comité des Forges, et de sa fameuse presse, entièrement asservie par l’argent de la haute finance et celui de la grande industrie, dont les anciens résistants formèrent le rêve de débarrasser le pays à jamais, une fois les « Jours heureux » venus.

Mais me direz-vous, nombre d’« opérations » médiatiques destinées par le passé à peser sur la présidentielle échouèrent finalement. Une percée spectaculaire de Jacques Chirac, au printemps 1995, eut ainsi raison du sacre attendu d’Edouard Balladur, le candidat que la caste s’était choisi. Et il en alla de même en 2005, alors qu’une campagne d’intimidation littéralement terroriste menée par le « cercle de la raison », s’était pourtant abattu sur les partisans du « Non ». Tout ceci est absolument vrai. Au jeu de la pédagogie à coup de matraque, les médias peuvent parfois rater leur coup, même si pour une opération loupée de temps à autres , on pourrait dénombrer tant de leurs réussites passées inaperçues. C’est la raison pour laquelle l’écriture de ce texte ne m’a pas semblé entièrement vaine, à quelques jours du premier tour d’une présidentielle à nulle autre pareille. Tant que le mal n’est pas fait, tout peut encore être défait. Français, ne vous laissez pas voler cette élection.

Aude Lancelin


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92 réactions à cet article    


  • Harry Stotte Harry Stotte 21 avril 08:46

    Limiter l’activation d’Emmanuel Macron à ses sponsors du CAC 40, est un peu réducteur, et même très réducteur. Macron est le candidat de la mondialisation, telle que la conçoit un homme que d’aucuns qualifient de « Père de la mondialisation » précisément, l’Irlandais Peter Sutherland (71 ans).


    Ecoutons-le, Peter Sutherland, s’exprimer, par le biais du site de la BBC, devant la sous-commission des affaires intérieures de la Chambre des Lords. C’était le 20 juin 2012 :

     « ...il faut détruire l’unité interne des nations européennes afin de les ouvrir à l’immigration de masse, changer la structure de leur population, et générer ainsi plus de croissance économique.  »


    Un très court condensé de son curriculum vitae donnera amplement la réelle dimension du personnage

    Représentant spécial du Secrétaire-Général de l’ONU pour les migrations internationales (depuis 2006)

    — Président de l’European Policy Centre, de Goldman Sachs International (depuis 1995),

    — Président de BP(British Petroleum) (1997-2009),

    — Président d’honneur de la Commission Trilatérale (2001-2010),

    — Directeur non exécutif de la Royal Bank of Scotland.

    — Commissaire européen de 1985 à 1989

    — Président de Allied Irish Banks de 1989 à 1995

    —Directeur général du GATT et de l’OMC de 1993 à 1995.

    Membre du directoire d’Investor AB jusqu’au 11 avril 2005,

    — Membre du directoire d’Ericsson (dont il fut directeur en 1996) jusqu’au 4 mars 2004.

    — Administrateur de alibaba.com, société qu’il dirigea en 2000.

    — Représentant honoraire pour l’Union européenne du Transatlantic Policy Network.

    Consultant de la section extraordinaire de l’Administration du Patrimoine du Saint- Siège

    Ancien membre du comité directeur du Groupe Bilderberg 

    Etc., etc., etc.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 21 avril 08:58


      Fillon ou Macron, pour redresser l’économie ?
      http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/fillon-ou-macron-pour-redresser-l-191786#forum4884684
      Commentaire :
      « François Fillon a la compétence à l’évidence également, sa grande expérience d’homme d’État le rendra opérationnel immédiatement à la tête de l’État ».
      Il l’a largement démontré de 2007 à 2012...
      « François Fillon, lui, propose le plein emploi ».
      ​Non. Il a pour objectif de ramener le chômage à son taux soi-disant incompressible de 5 % (incompressibilité démontrée par personne).

      Macron... a bien perçu que les Libéraux (LE Marché et correction a minima des injustices les plus criantes) et les Socialistes (Fiscalité & Redistribution) n’ont aucune solution à proposer pour résoudre l’éternelle contradiction intrinsèque du Capitalisme, à savoir :
      Faire la synthèse entre sa capacité à créer des richesses (compétitivité) et son incapacité structurelle à répartir cette richesse équitablement (solidarité).
      Mais, que propose Macron de structurellement réformateur ? Rien ! Que des réformes marginales...

      Si la France était en guerre avec un pays frontalier, cela s’est vu dans le passé, la prospérité de son économie constituerait la priorité du pays, sinon la première préoccupation des Français(es), pour soutenir l’effort de guerre (sécurité extérieure), avant les questions du chômage, de la sécurité intérieure et de la sécurité sociale (tous problèmes - effets - qui ne peuvent trouver de solutions pérennes que grâce à une économie florissante - cause). Aujourd’hui, la priorité économique doit demeurer afin de permettre quelque progrès social que ce soit.
      ​Or, aucun des candidats à la présidentielle 2017 ne propose un Programme Socio-Économique innovant, progressiste et réaliste, propre à réaliser la synthèse indiquée ci-dessus.
      1)
      Présidentielle 2017 : Et l’idéologie ?...

      2)
      Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel par l’Épargne.
      http://www.sincerites.org/article-le-dividende-universel-83909790.html
      3)
      En 20 ans, les Français(es) pourraient détenir 51 % du capital social des entreprises du CAC 40, banques incluseshttp://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/en-20-ans-les-francais-es-191020
      4)
      Des peuples socio-économiquement incompétents ne peuvent élire qu’un personnel politique socio-économiquement incompétent.
      http://www.sincerites.org/2017/02/des-peuples-socio-economiquement-incompetents-ne-peuvent-elire-qu-un-personnel-politique-socio-economiquement-incompetent.html


    • Old Dan Old Dan 21 avril 20:38

      @Harry Stotte
      Macron ?
      - Le pur produit du marketing libéral sauvage et suicidaire
      - Une imposture issue de la synthèse médiatique
      - Le « Round-up » des gens normaux qui ont encore des neurones...
      - Une catastrophe environnementale à lui seul !...
      .
      [... Sors de ce corps, Goldman-Sachs, t’es démasqué ! ]


    • Paul Leleu 21 avril 23:05

      @Harry Stotte

      Macron est caricatural... mais quand on entre dans le détail, on s’aperçoit que Fillon est encore plus furieux... d’ailleurs c’est François Fillon qui a signé comme 1er ministre l’union inique avec le Qatar... c’était tellement à la mode. Il ne faut pas se fier aux apparences physiques : Macron n’est pas pire que le dangereux Fillon.


    • Onecinikiou 22 avril 04:02
      « ...des milliardaires possèdent la presse et entreprennent de porter un banquier d’affaire à la présidence de la République. Voilà. » - F. Lordon.

      http://blog.mondediplo.net/2017-04-12-Macron-le-spasme-du-systeme

      Le pire candidat de ce « millésime » est en effet le banquier Macron - suivi de près par Fillon - qui en tant que marionnette caricaturale de l’oligarchie, agent américain (« Young Leader » de la French-American Foundation) et valet de la haute fiance transnationale (Bilderberg/Rothschild), va achever de détruire ce pays. 

      Il est (avec Fillon encore une fois) le partisan fanatique de la dissolution mondialiste des nations et des peuples pour certains millénaires. 

      La question sera donc d’autant vu la danger objectif (peut-être même sans précédent) que représentent ces candidatures : que vont faire nos preux révolutionnaires, nos dissidents gauchistes de la 25ième heure le soir du premier tour ? Pour qui vont-ils appeler à voter ? A faire battre... ?

      Réponse dans 48h.


    • Alice Alice 23 avril 21:44

      Cela fait trois mois que je dis qu’entre Hamon et Mélenchon, le moins bien placé devait se désister.

      Nous aurions aujourd’hui Mélenchon à 26 %

      Remarquons que du côté de la droite c’est pareil : sans NDA, Fillon serait à 24/25 %

      Nous aurions alors au 2e tour un vrai débat démocratique, un vrai choix et une véritable élection.

      Au lieu de cela nous allons avoir un plébiscite. Ils feraient mieux de faire l’économie du second tour.


    • doctorix doctorix 23 avril 23:29

      Bon, on s’est plantés comme il faut. Asselineau était pourtant le plus beau des rêves, mais les media et les incultes ont gagné.

      Tout ce boulot pour rien, ça fait bien chier...
      Consolez-vous, les Mélenchonniens, on ne vous a piqué toutes les voix qui vous manquent.
      Reste à savoir si on va voter MLP en se bouchant le nez ou s’abstenir.
      La sortie de l’UE reste une priorité d’une part, et voter Macron c’est voter Rothschild.
      Alors tout sauf l’UE, tout sauf Macron ?
      Il y a de quoi se poser des questions, je suis trop sonné pour y répondre.
      La nuit porte conseil.

    • Armelle Armelle 24 avril 08:35

      @doctorix, bonjour
      « on s’est planté » et ce n’est pas faute de ne pas avoir été prévenus !!!
      En fait vos espoirs et croyances inébranlables (parce que simplement convaincus), ont fait que vous ne pouviez en aucun cas faire une analyse objective du paysage idéologique Français. Votre enthousiasme vous a aveuglé !!!
      Il est clair cette fois que les Français ont misé pour « l’ouverture sur le monde » et le Frexit n’est encore pas pour demain...
      Il y a peu, je vous disais que face à la défaite inévitable de Asselineau vous aviez encore une chance avec MLP, je vois que j’avais raison de l’imaginer, et ce qui me sonne moi, c’est de constater que vous avez besoin d’y réfléchir...
      La seule chose rassurante étant que le report éventuel d’Asselineau vers MLP ne représente rien ou presque
      Il vous reste encore 13 nuits...


    • Armelle Armelle 24 avril 08:46

      @porcinet
      « il a juste eu tous les médias contre lui »
      Que les médias aient fait gagné Macron je veux bien, mais de là à affirmer qu’ils ont « descendu » Asselineau, vous ne manquez pas d’air !!!
      Quelle magnifique honnêteté intellectuelle !!!
      Les UPR entrent maintenant en mode « caliméro »... Il y a de quoi se moquer de vous franchement !!!
      Doctorix au moins lui est honnête !!!


    • doctorix doctorix 24 avril 08:59

      @Armelle
      Vae Victis : amusez-vous bien, profitez...

      on a eu juste le tort de croire que les Français étaient plus intelligents qu’il y a cinq ans, et c’est là qu’on s’est plantés.
      Les Français sont des veaux, encore et toujours depuis de Gaulle, et ils ont voté pour la une des magazines.
      C’est juste la victoire du quatrième pouvoir, et des 9 milliardaires à sa tête.
      La bulle Macron éclatera, très vite, mais trop tard, et les Français n’auront que leurs yeux pour pleurer devant le désastre. C’est seulement alors qu’ils vont comprendre.
      Il n’y aura pas de majorité à l’assemblée, et Macron gouvernera par ordonnance, avec des 49/3 qui vont pleuvoir. 
      Sans Frexit, la France va mourir. Elle est déjà morte hier.
      Requiescat In Pace. Ou plutôt dans la guerre des uns contre les autres.

    • Armelle Armelle 24 avril 09:14

      @doctorix
      « Les Français sont des veaux »
      Je le prétends aussi depuis longtemps, et ne pas être pour la sortie de l’UE, n’implique pas que ce résultat me convienne cher Monsieur !!! C’est terrible cette manie du raccourci systématique !!!
      Hollande ou Macron, c’est la même "chose, la même saloperie de créature humaine, la perversité narcissique à l’état pur, avide de pouvoir
      Et si vous faisiez attention à ce que j’écris, vous sauriez qu’aucun des candidats ne représentaient mes idée, alors je porterai ce propos maladroit au titre de la colère et du dépit mais ne tombez pas dans l’absurde, pas vous !!!


    • JL JL 24 avril 09:28

      @Doctorix,

       
      Bravo les UPR : belle réussite ! 
       
      L’idée du Mélencho-bashing, c’était de vous les groupies, ou bien de votre champion ?
       
      Parce dans le premier cas, vous vous êtes effectivement plantés : vous avez eu tort de vous croire plus intelligents que vous n’êtes.
       
      Dans le second cas, vous êtes de sacrés cocus.

    • doctorix doctorix 24 avril 10:10

      @Armelle
      Je ne vous ai accusée de rien.

      Je constatais simplement qu’avec 17.000 articles dans les journaux, 75 couvertures de magazines, des centaines d’heures dans les grands media, dont tous les journalistes n’avaient à formuler aucune critique à son encontre alors que tout son discours était vide, tandis qu’on coupait systématiquement la parole à Asselineau, en des termes pleins d’agressivité et de sous-entendus, Macron ne pouvait pas perdre, tandis qu’Asselineau, bien supérieur en qualité, ne pouvait pas gagner..
      C’est ainsi qu’un pantin qui n’avait jamais recueilli la moindre voix va se retrouver à la tête de l’Etat et obéir aux banques et à l’UE (c’est pareil) pendant cinq longues années.
      Sauf qu’à mon avis, d’une manière ou d’une autre, les Français vont le foutre dehors à grands coups de pied au cul bien avant.

    • Armelle Armelle 24 avril 10:52

      @doctorix
      A cela, je vous accorde avec largesse que les médias ont bien évidemment construit la victoire de Macron, c’est flagrant depuis des mois, mais indépendamment du traitement qu’a reçu Asselineau de la part des médias (même si ça ne s’avère pas si flagrant que cela), pour ma part la seule cause d’un tel résultat n’est QUE et SEULEMENT la bêtise du Français !
      A force d’inviter le citoyen à ne plus réfléchir du tout, puisque tout est encadré, légiféré, réglementé, et bien la responsabilité individuelle disparaît, la réflexion avec et le mouton suit alors le courant dominant, sans se poser la moindre question... La presse n’est plus le quatrième pouvoir, elle est le troisième aujourd’hui et celle-ci a de l’avenir devant elle face à ce qu’est devenu le peuple, un troupeau d’écervelé incapable de se démerder seul et encore moins réfléchir lui même.
      On a ce qu’on mérite, nous sommes seuls responsables des conséquences de ces politiques qui lobotomisent l’individu, mais puisque les citoyens sont toujours accros à « l’état papa », et bien continuons comme ça, nous touchons bientôt le fond, sachant que ça ne signifie pas pour autant la fin du fond ; la pelle existe...


    • doctorix doctorix 24 avril 11:21

      @Armelle
      En fait, nous avons cru que les Français réfléchissaient en même temps que les internautes, et qu’internet allait les pousser à s’informer, à découvrir le dessous des cartes, que nous avons tous exposé.

      Mais les Français ne sont intéressés qu’à la couverture des magazines, et à la une de TF1.
      Ils n’ont que ce qu’ils méritent.
      Mais ne nous décourageons pas. Asselineau a 140.000 électeurs de plus qu’il y a 16 mois, soit 329,935. C’est 74,5% d’augmentation. 26.271 adhérents.
      Mélenchon a eu 7,011,590 voix, soit bien plus qu’il y a 16 mois également.
      Cela veut dire que l’idée du Frexit fait tout de même son chemin.
      Macron au pouvoir va d’ailleurs décupler ce désir très rapidement.

    • révolQé révolQé 24 avril 13:14

      @doctorix
      « Sauf qu’à mon avis, d’une manière ou d’une autre, les Français vont le foutre dehors à grands coups de pied au cul bien avant. »

      Si seulement...
      sauf que je ne crois plus au Père Noyèl depuis bien longtemps...


    • foufouille foufouille 24 avril 13:44

      @Armelle
      fais gaffe avec ton macron, tu seras lourdement condamné pour ta fraude fiscale.


    • Armelle Armelle 24 avril 22:46

      @foufouille

      Foufouille se plus tout seul ou « toute seule » on ne sait pas... Elle se congratule, se félicite de ses âneries
      Si vous saviez lire, je veux dire lire et comprendre, vous sauriez que Macron n’est pas du tout ma tasse de thé.
      Vous en tenez une sacrée couche hein !!!
      Et vous c’était qui ? L’un ou l’autre des deux bulots de basse mer que sont Poutou et Arthaud je suppose. Pour vous l’intelligence à l’état pure je suppose
      Et pour le reste, c’est marrant, vous vous inquiétez plus que moi dites donc !!! Je n’ai aucun problème et vous étiez un peu moins benêt vous sauriez que je ne crains ABSOLUMENT RIEN.
      Le fisc ne peut rien face au commerce dématérialisé banane !!! On vous l’a déjà dit, vous êtes con ou quoi ? 


    • foufouille foufouille 25 avril 10:57

      @Armelle
      pourtant macron est libéral comme toi.
      pour ce qui est de ta fraude, il est bien illégale de vendre des produits en france via une société au bélize.
      c’est certain. avec macron, tu pourras toujours dire que tu as fait une erreur d’après son programme.


    • Armelle Armelle 25 avril 13:34

      @foufouille
      Je ne suis pas libérale, je suis libertarienne, tu n’avais pas remarqué ? A moins que tu ne saches pas ce qu’est la différence ! Bah oui l’ignorance fait tjrs dire des âneries, tu en sais qqe chose, n’est-ce pas ?
      Ma vente en France représente 2% de mon CA, de quoi viens tu me parler ? Pourquoi le fisc Français viendrait me racketter sur une entreprise étrangère qui vend à l’étranger ? Tu as un problème de compréhension ou faut-il te le redire autrement ? Pourquoi pas imposer toutes les entreprises du monde aussi pendant que tu y es !!! La boulimie de l’état Français n’a plus de limite...
      Que soit décrétée une loi internationale qui régisse ce domaine et je m’y plierai, en attendant je ne vois pas ce que tu nous racontes comme ânerie, renseigne toi banane avant de râler comme un veau sans savoir de quoi tu parles !!! Tu payes plus d’impôts que la loi te l’oblige toi ?

      Si l’argent n’était pas à ce point gaspillé par ces sacs à merdes de technocrates politiques, je verrais les choses autrement mais quand en France les prélèvements sont les plus élevés d’Europe et que chaque année env 500 personnes meurent dans nos rues de faim et de froid, et que d’autres piquent dans les caisses, c’est vraiment se foutre de la gueule du monde. Alors si il vous plaît de cautionner cela tant mieux pour vous, moi NON !!! 
      Pour ne pas être injurieux, certains disent « vous êtes naïf » pour éviter de dire « vous êtes con », c’est la même chose Foufouille...
      A chacun sa conscience...


    • ratnadass ratnadass 10 mai 23:22

      @Harry Stotte

      BOOOM ! Étienne Chouard brise l’omertà en direct à la télé !!!

      C’était en 2014

      et maintenant c’est évidemment pire. Où sont donc les prophéties de prospérités de Jacques Attali sur l’UE ?????

      Où était-ce seulement un petit, tout petit mensonge....

      https://www.youtube.com/watch?v=vTcFoyMFTmo

    • Remosra 10 mai 23:28

      @ratnadass

      2014  !!??

      Ah ouais, BOOOM, c’est clairement de l’actualité dite d’aujourd’hui !
      Sinon, vous n’avez pas quelque chose d’un peu plus frais ?

      Non parce que là je suis en train de m’endormir en espérant un ressort d’un ou des éventuels protagonistes qui pourraient dénoncer ce qu’il ce passe actuellement !
      Mais rien, nada, que dalle, nietz !
      Ils sont tous muet et nous on a que nos yeux pour pleurer !


    • Bartneski Bartneski 21 avril 08:54

      IL EST TEMPS DE CHANGER D’ERE https://youtu.be/NyZJxEdlDrI


      • P.-A. Teslier 21 avril 17:09

        @Bartneski

        Vous êtes le seul à croire que Mélenchon est un politique honnête !

        En ayant été, presque toute sa vie, un élu, c’est quand même lui qui a le plus gros patrimoine des 11 candidats ! Étrange n’est-ce pas ?

        La preuve ? Même lui a reconnu les faits. Il a reconnu avoir investi cette somme dans sa campagne de 2012. Campagne dont il a été remboursé à 100%. Donc, le voleur investit l’argent volé et, de plus, nous les volés (nous contribuables), nous le remboursons. Magnifique, n’est-ce pas ?

        Mélenchon dit merci aux contribuables (lien)


      • PiXels PiXels 21 avril 18:05

        @P.-A. Teslier
        ..

        .
        « Vous êtes le seul à croire que Mélenchon est un politique honnête ! »

        Cette seule phrase d’introduction permet de situer le niveau d’honnêteté intellectuelle (et de bêtise crasse) de son auteur !

        Comment peut-on espérer être un tout petit peu crédible ensuite en avançant d’entrée avec ce genre « d’argument » ? smiley

      • PiXels PiXels 21 avril 18:28

        @PiXels
        .

        Et lâche en prime ? smiley

        Sinon, à part le moinsagage... un argument contradictoire ?

      • PiXels PiXels 21 avril 18:29

        @PiXels
        ..

        le moinsage

      • gogoRat gogoRat 21 avril 19:42

         Élections, piège à ...  smiley  ;/-)  ;-/  smiley  smiley

         cf travaux de mathématiciens qui l’ont démontré !
         voir ftp://mse.univ-paris1.fr/pub/mse/cahiers2003/B03120.pdf
        (initialement par les démarches de Borda et de Condorcet, ... de Hamilton et de Jefferson).

        ...

        ’la conclusion donne des indications sur le caractère inéluctable des paradoxes en évoquant le célèbre théorème de K. Arrow [1951] et son pendant (M. Balinski et P. Young [1982]) pour les votes à la proportionnelle, ainsi que ceux d’H. Moulin et d’A. F. Gibbard et M. A. Satterthwaite.’
        ....

        _________

         ’Supposons que 27 votants doivent se prononcer entre 4 candidats x, y, z et t
         et supposons qu’ils aient classé les candidats conformément au profil suivant :
        pour 5 votants, x > y > z > t ;
        pour 4 votants, x > z > y > t ;
        pour 2 votants, t > y > x > z ;
        pour 6 votants, t > y > z > x ;
        pour 8 votants, z > y > x > t ;
        pour 2 votants, t > z > y > x.

        => t est élu selon le mode de scrutin à un tour
        => x est élu selon le mode de scrutin à deux tours
        => le vainqueur de Borda est y
        => z est élu avec la Règle majoritaire de Condorcet’

         !!!

         smiley  ;/-)  ;-/  smiley  smiley 

      • PiXels PiXels 21 avril 20:21

        @gogoRat
        .

        Un autre grand scientifique a également démontré « par l’absurde » que
        « si voter servait à quelque chose, y a longtemps que ce serait interdit !! » 

        Sinon, y aurait bien LA solution d’une « vraie » démocratie avec tirage au sort..
        Mais chhuutttttttt !! 
        J’ai entendu dire que Dieu s’était enfin réveillé et nous avait envoyé son deuxième fils (que même les médias nous ont caché pendant 59 ans) qui allait lui aussi « chasser les marchands du temple » ! (évangile selon St François, article 50)

      • gogoRat gogoRat 21 avril 20:44

        @PiXels
         NON !
         une ’La Solution’ n’existe pas !
         L’idéal démocratique n’est pas réductible à un problème mathématique !!
         
         par contre l’intuition de JJ Rousseau (quelque brigues, voire une seule méga-brigue réduisent la force des diverses différences en une ’différence-unique=dictature !))
        et les travaux de Condorcet nous laissent tout de même entrevoir qu’une collaboration collective et sincèrement motivée auprès du plus grand nombre nous laisserait entrevoir la possibilité d’émergences constructives ...

         personnellement je miserais sur des ’cahiers de doléances ’ modernisés plutôt que sur cette fallacieuse facilité (incomplètement analysée) de ces ’tirages au sort’ simplistes ...


      • PiXels PiXels 21 avril 21:10

        @gogoRat
        .


        Le « mathématicien » que j’ai cité s’appelait Michel Colucci.. plus connu sous le pseudonyme de « Coluche » !

        Pour le reste.. chacun son avis.
        Et je veux bien vous accorder que compte-tenu du niveau « médian » de « conscience » politique, le tirage au sort appliqué après-demain présenterait quelques risques.

        Mais à choisir avec l’arnaque actuelle...

      • Ar zen Ar zen 24 avril 08:34

        @PiXels

        Ce sera tellement mieux avec Macron. Nous resterons bien blottis au sein d’une UE protectrice, gage de croissance, de paix et de prospérité. Votre commentaire voit loin. 

        Les évènements des 5 ans à venir donneront, malheureusement, raison au seul qui souhaitait le Frexit.

        Mais, peut être que les législatives pourraient venir brouiller les cartes et mettre en place, en France, un président sans majorité et donc sans aucun pouvoir. C’est ainsi que les alliances « pro UE » et « anti UE » pourraient naître et renverser la vapeur à bâbord toute !

      • Taverne Taverne 21 avril 09:05

        Moi journaliste, je ne prendrais pas mon opinion personnelle pour la vérité,

        Moi journaliste, je ne ferais pas passer mon intérêt personnel (les subventions des journaux de gauche, la promotion de mon livre) pour l’intérêt de tous, 

        Moi journaliste, je respecterais l’obligation d’objectivité et je ne diaboliserais pas un homme en vue pour des motifs inconscients, je saurais faire la part des choses entre les fantasmes et la réalité, je n’emploierais pas des qualificatifs outranciers,

        Moi journaliste, j’évoquerais plutôt les programmes des deux candidats évoqués et je ne craindrais pas d’exposer les propositions de mon candidat pour les comparer à celles du candidat que je jette à l’opprobre populaire. En effet, si le programme de Mélenchon est si excellent, pourquoi le taire et le camoufler derrière un rideau de fumée calomnieux envers un adversaire,

        Moi journaliste, je ferais la différence entre « adversaire » et « ennemi », j’ouvrirais le débat de manière honnête et non pas pernicieuse,

        Moi journaliste...Dois-je continuer ?


        • vachefolle vachefolle 21 avril 09:26

          @Taverne

          MACROLEON n’est que l’avatar du système financier et mondialiste, il est exactement a rebours de tout ce que veulent les Francais qui sont a une trés grande majorité contre le système mondialisé européen qui broit les peuples et les nations.

          C’est pour cette raison qu’il ne peut pas être élu.

          Et puis je vais vous rappeler ce que Mr BAYROU disait de lui il y a seulement quelques mois :

          « Je suis absolument sceptique sur cette affaire, et quand je dis sceptique, c’est le mot le plus modéré que je puisse choisir. Ça ne marchera pas, parce que les Français vont voir ce que cette démarche signifie, ce qu’il y a derrière tout ça, derrière cet hologramme », croit savoir François Bayrou. « D’ailleurs c’est très simple : posez-vous la question du pourquoi ces heures et ces heures de télévision en direct ? Pourquoi ces couvertures de magazines, pourquoi ces pages et ces pages autours de photographies ou d’histoires assez vides ? », s’interroge-t-il, en référence aux diverses publications estivales concernant Emmanuel Macron et son épouse.

          « Il y a là une tentative qui a déjà été faite plusieurs fois par plusieurs grands intérêts financiers et autres, qui ne se contentent pas d’avoir le pouvoir économique, mais qui veulent avoir le pouvoir politique », affirme le troisième homme de la présidentielle de 2007.


        • PiXels PiXels 21 avril 18:09

          @Taverne
          .

          .
          Moi intelligent, j’arrêterais de (ne) dire (que) des conneries !

        • yvesduc 21 avril 19:16

          @Taverne, vous plaisantez ? La loi Travaille ! et le CICE étaient-ils dans le programme de François Hollande ? Le vrai programme de Macron, lisez-le chez les Gracques.


          Le conflit d’intérêt entre l’hologramme Macron et le 1% ne vous apparaît pas, mais celui entre Aude Lancelin et la sortie récente de son livre, si ?

          Aude Lancelin n’aurait pas le droit d’avoir une opinion et de critiquer un candidat, mais le matraquage outrancier des médias en faveur de Micron : tout va bien ?

          Quand Aude Lancelin dit que la droite a « lepénisé les classes populaires », c’est finement observé : il suffit de regarder aux États-Unis l’aboutissement de cette politique… L’élection de Trump ! La paupérisation provoque un repli sur soi, et une attente de retour de l’ordre moral d’autant plus important que l’argent existe mais est concentré dans quelques mains. Vous lisez Piketty ?

        • Fergus Fergus 21 avril 09:51

          Bonjour, Aude

          Beaucoup de vrai dans votre article. Et nombre d’électeurs en ont conscience.

          Le problème est que LR a commis l’énorme faute de ne pas débrancher Fillon après la révélation des nombreuses affaires le concernant.

          Dès lors, le vote Macron apparait aux yeux de nombreux Français allant des hollando-vallsistes aux juppéistes comme le seul moyen d’éviter l’escroc Fillon et la souverainiste xénophobe Le Pen.


          • Pere Plexe Pere Plexe 21 avril 20:23

            @Fergus
            Macron est l’incarnation de ce que le FN appelait l’UMPS...

            C’était plutôt faux à l’époque ou ils usaient de ce terme.
            C’est devenu vrai.
            Pour en revenir à l’article il met en évidence les travers des médias nationaux (bien que Drahi ne soit pas français) mais le cas Macron doit surtout à une oligarchie cooptée dont les médias ne sont que le coté grand publique.
            Le portrait qu’en fait Meyssan est autrement plus instructif.
            On peut débattre des conclusions qu’il en tire mais les faits qu’il relate ne sont pas contestable.

          • francesca2 francesca2 21 avril 20:35

            @Pere Plexe

            Macron est l’incarnation de ce que le FN appelait l’UMPS...

            C’était plutôt faux à l’époque ou ils usaient de ce terme.
            C’est devenu vrai.

             smiley

            dommage que le ridicule ne tue pas.

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