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Accueil du site > Tribune Libre > Energie atomique : de la chimère à la démesure

Energie atomique : de la chimère à la démesure

Pierre Simon de Laplace, qui révolutionna la mathématique en son temps par la Théorie analytique des probabilités, soulignait toujours que celles-ci, même si elles arrivaient à cadrer la régularité d’un phénomène, elles n’en étaient pas moins dépendantes d’une ou de plusieurs constantes aléatoires, d’une équation imprévue ou inconnue. Certes, le calcul des probabilités peut prévoir, mais uniquement ce qu’il intègre. En ce sens, la quête du savoir reste un processus d’intégration de nouvelles variables dans un calcul jamais terminé. Or la vision prométhéenne du monde, celle qui nous régit, a tendance à considérer le connu comme définitif et à sous-estimer ce qu’il ne connaît ou n’intègre pas volontairement. 

Ce qu’il ne connaît pas est connu. Des centaines de milliers de chercheurs ajoutent, chaque jour, leurs découvertes issues de l’inconnu.

Ce qu’il n’intègre pas ce sont ce que Laplace lui-même définit comme les inconvénients du changement. C’est-à-dire tout ce que le domaine de l’inconnu perturbe notre fonctionnement. Tout ce qui est considéré comme convenant à notre vie, à nos habitudes, à nos certitudes et nos intérêts. 

Lorsque par exemple le président de la République et la patronne d'AREVA exhibent leur tropisme de marchands de tapis pour indiquer que, face à une catastrophe imprévue, ce qu’il y a de mieux à faire c’est de vendre un produit intégrant plus de variables que celui des concurrents, ils refusent d’intégrer les équations imprévues ou inconnues, ils déterminent les variables au sein d’une connaissance finie. Où plutôt, ils tordent la théorie analytique des probabilités en fonction du rythme des résultats de la recherche existante et non pas ceux de la recherche pure, c’est-à-dire celle qui prend en compte l’inconnu. 

Cependant, le désastre japonais est dû non pas à une malversation ou un refus de modernisation technologique, ou même à un mauvais calcul des probabilités mais, justement, au refus de prendre en compte la fraction, la variante inconnues, voire l’improbable. S’agissant d’un processus, les variables improbables seront toujours là, quel que soit le calcul ou les mesures de protection, et leurs combinaisons resteront innombrables. Aussi bien du domaine du connu que de l’inconnu.  

L’esprit prométhéen étant ce qu’il est, moins on sait et plus on est sûrs de son savoir et des décisions qui en découlent. Ce n’est qu’à la fin de sa vie que Socrate avait probablement (sans jeu de mots) dit : je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien. Ainsi, toute décision stratégique, impliquant le long terme, devrait être remise en cause en tant que telle, de manière périodique, à la lumière des savoirs émergeant. Toute crise, qu’elle soit énergétique, financière, économique ou sociétale devrait participer à une mise en cause radicale de ces décisions et ne pas se limiter aux applications épiphénoménales qui en découlent. 

On peut aisément admettre que la décision du « tout nucléaire », prise à peine quelques années après la fusion de l’atome était cohérente. Elle participait à la fascination d’un exploit scientifique qui non seulement avait conclu, de manière effroyable, la seconde guerre mondiale, mais laissait entrevoir la toute puissance de l’homme dans sa quête d’énergie. L’aspect métaphysique n’était pas non plus absent : la fission de l’atome entrouvrait une porte vers l’inconnu maîtrisable, vers le contrôle absolu de la mort mais aussi, à travers la théorie de la relativité, de l’histoire de la vie elle-même.

La guerre la plus dévastatrice que l’humanité ait connue paraissant comme terminée par une prouesse technologique, il était naturel que l’homme ait confiance en celle-ci pour résoudre dans le proche futur les problèmes connus (stockage des déchets radioactifs par exemple) mais aussi inconnus. En effet il semblait à l’époque que ces derniers, concordaient aux rythmes de la recherche pure, étant donné la fascination déformante générée par l’accumulation vertigineuse des découvertes et de leurs applications. Mais, ces certitudes remplaçant la réalité, réalité que Hegel définit déjà comme quelque chose qui peut paraître mais qui n’est pas en soi et pour soi réel, ont été ébranlées par le fait même du progrès technologique.

Ce n’est pas contradictoire d’affirmer que les avancées technologiques ouvrent chaque jour un peu plus le domaine de l’inconnu mais aussi et surtout la perception plus généralisée de ce dernier. Ainsi, ce qui, hier encore, était une chimère, devient aujourd’hui une hubris. Tout comme l’homme soviétique, the american way of life, l’homme unidimensionnel si critiqué par Marcuse, ou, sur un autre registre, la très belliqueuse conquête de l’espace, pourtant immensément plus vaste que les steppes russes. Car après tout, et en suivant le raisonnement de Laplace, rien n’exclut la réapparition des irruptions volcaniques aux trapps sibériens, responsables à la fin du Permien de la quasi disparition de la vie sur terre. Ce dernier exemple, est justement le résultat de l’avancée des sciences qui expliquent ce cataclysme par l’action de la Terre elle-même et non pas par des causes exogènes (en l’occurrence un météorite), si chères à l’entendement humain.

 Ce n’est pas tant la gestion mercantile et ses aléas qui sont responsables du manque de mesure. L’esprit mercantile a de tous temps été un vecteur de communication et d’échanges (certes inégaux la plupart du temps). C’est plutôt le culte de l’immédiateté, la contraction du temps, l’impossibilité d’attendre les conquêtes sur l’inconnu et de vérifier celles du connu. C’est l’abandon de l’anticipation comme élément constituant de la gouvernance, la sublimation du résultat aux dépens des moyens, qui créent un espace dangereux entre le connu et l’inconnu. Lorsqu’on privilégie le parc de centrales nucléaires existant comme unique objet de l’espace de la recherche et comme argument pour son développement et son exploitation commerciale, on est même plus dans le domaine du possible. Car aujourd’hui, et suivant les progrès technologiques réels et à venir, ce qui existe ne sera plus : L’unique se devra multiple, ce qui était simple évoluera en complexe. Ces variables, scientifiques, économiques et de gestion, font partie du domaine du connu. Seules des certitudes frileuses, des intérêts visant l’immédiat et des arrière-pensées a-historiques peuvent expliquer que l’on ne les prend pas, ces possibles, en compte. 


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57 réactions à cet article    


  • pissefroid pissefroid 18 mars 2011 09:16

    Le calcul de probabilité prend en compte les probabilités des défaillances élementaires ainsi que leurs combinaisons imaginables compte tenu de la connaissance de l’ensemble du système.

    Actuellement cette connaissance du système est fortement dégradée à cause d’un entretien qui n’assure plus l’état de sureté initial. Cet entretien est réalisé par un personnel précaire soumis à l’arbitraire de l’économie de marché, c’est marche ou prend la porte.

    Dans le documentaire de ARTE, « RAS nucléaire, rien à signalé », un intervenant racontait que certaine personne de l’installation contrôlée lui suggérait fortement de signer un état RAS pour un examen que lui, professionnel de ce contrôle, jugeait défectueux.

    C’est pourquoi je pense que le risque calculé n’a aucune réalité, l’installation n’etant plus dans son état de sureté originel.


    • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 18 mars 2011 09:21

      Parfaitement. La gestion entraîne la routine, celle-ci des gestes et des interventions liées au statut originel. C’est une variante des inconvénients cités ci-dessus...


    • Ariane Walter Ariane Walter 18 mars 2011 09:36

      A l’origine du Mal, la nécessité de faire des économies pour avoir des actionnaires.
      Certes, Michel, toutes vos remarques sont justes et intéressantes mais....il y a depuis peu dans le monde un cancer qui s’appelle « Comment réduire les coûts » ?????

      Là, ça va leur coûter cher...


    • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 18 mars 2011 10:10

      Certes Arianne, certes. Mais quand-même que l’on ne fasse pas d’économies, quand-même que l’Etat en soit leu sul intervenant, le risque est là. Ce que je trouve encore plus scandaleux c’est d’utiliser le desastre japonais comme argument de vente...


    • pada pada 18 mars 2011 16:47

      @ Ariane

      La vrai raison n’est pas faire des économie c’est de satisfaire la cupidité des possédants, l’économie n’est qu’un moyen pour transférer de la richesse de nombreux uns à quelques autres et d’en faire subir les conséquences aux uns. Le titre de l’avant dernier livre de Joseph Stiglitz est emblématique : le triomphe de la cupidité. Certains ont cru que la dernière crise allait aider à corriger un peu cette dominance de la ploutocratie, hélas on doit actuellement déchanter.


    • Alain-Goethe 20 mars 2011 10:39

      20-3 matin
      Leur pb est le RIN N°3 celui qui a été chargé en combustible MOX

      ce sont de sacrés bosseurs ces japonais


    • JL JL 18 mars 2011 10:03

      Bonjour Michel Koutouzi,

      belle réflexion à laquelle je souscris.

      J’aimerais faire deux citations qui vont bien ici :

      « Le mensonge et la crédulité s’accouplent et engendrent l’Opinion. » Paul Valéry

      « Aristote dit : L’homme est un animal qui désire le savoir, c’est faux. L’homme n’est pas un animal qui désire le savoir. L’homme est un animal qui désire la croyance, qui désire la certitude d’une croyance, d’où l’emprise des religions, d’où l’emprise des idéologies politiques. … il y a une phrase merveilleuse de Thucydide : Il faut choisir se reposer ou être libre. Je crois que c’est Périclès qui dit ça aux Athéniens : Si vous voulez être libres, il faut travailler. Vous ne pouvez pas vous reposer. Vous ne pouvez pas vous asseoir devant la télé. Vous n’êtes pas libres quand vous êtes devant la télé. Vous croyez être libres en zappant comme un imbécile, vous n’êtes pas libres, c’est une fausse liberté. Ce n’est pas seulement l’âne de Buridan qui choisit entre deux tas de foin. La liberté, c’est l’activité. Et la liberté, c’est une activité qui en même temps s’autolimite, c’est-à-dire sait qu’elle peut tout faire mais qu’elle ne doit pas tout faire. C’est ça le grand problème, pour moi, de la démocratie et de l’individualisme. » (Cornélius Castoriadis, 1996, Mermet)


      • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 18 mars 2011 10:17

        C’est ça. Un ami chef d’orchestre me disait : le chat qui se chauffe sur les tuiles pénard n’est pas libre. Il n’est pas heureux. Il est inconscient...



      • srobyl srobyl 18 mars 2011 11:35

        Avoir le « sens du possible » n’est pas aussi facile qu’avoir le« sens du réel ». 
        En fait, il ne s’agit pas de prétendre connaître ce qui n’est pas (encore) connu mais de ne pas nier l’existence d’inconnues.


        • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 18 mars 2011 11:45

          Certes. Mais le sens du réel c’est aussi prendre en compte l’inconnu et de ne pas refuser le vécu 


        • cathy30 cathy30 18 mars 2011 12:42

          bonjour michel koutouzis
          d’autres « possibles » à prendre en compte :

          http://video.foxnews.com/v/4586903/sign-of-california-quake-to-come/?playlist_id=87485


          • Julien Julien 18 mars 2011 13:08

            La prédiction des tremblements de terre par les animaux est quelque chose de très sérieux.

            Voir le livre :


          • Razzara Razzara 18 mars 2011 13:11

            Le problème, comme disait l’autre, c’est que l’improbable à toutes les chances de se produire. Oserais-je ajouter cinyquement : la preuve !

            Razzara


            • Oncle Fur Oncle Fur 18 mars 2011 13:21

              « Certes, le calcul des probabilités peut prévoir, mais uniquement ce qu’il intègre. »

              C’est ce que m’a dit un jour Jacques Attali.


              • dogon dogon 18 mars 2011 13:24

                Ce qui « est » peut paraitre improbable, c’est le x% qui manque à une probabilité pour atteindre les 100%, état où elle abondonne son caractère de probabilité pour devenir certitude.
                Si un évènement a 50% de chances de ne pas survenir, c’est qu’il a aussi et obligatoirement 50 autres % de le faire.
                La négation aveugle de ces 50% restant est la mesure « humaine » du risque encouru.
                Aujourd’hui cette négation est le fait des politiques et autres affairistes. Pourtant, c’est sur ces mêmes 50% que la science travaille et avance de façon à atteindre 40%, puis 30%, etc...
                Mais, comme dans le cas des demi-vies des matières radioactives, on ne peut atteindre les 0% et donc la certitude. Le risque est inhérent à toute activité car le futur n’est pas linéaire, sinon il ne serait qu’une projection du passé et le présent n’existerait que pour la philosophie.


                • colza 18 mars 2011 19:48

                  @ dogon
                  Tout à fait !
                  Et comme on ne pourra jamais atteindre 100% de sûreté dans les centrales nucléaires et qu’il restera toujours un delta de probabilité d’accident, on ne peut pas accepter l’énergie nucléaire.
                  Un tel accident engendrerait une pollution radioactive qui se poursuivrait durant plusieurs vies d’homme sur un territoire qui pourrait aller du département à la nation entière et plus même.
                  Cela est-il acceptable ?


                • pierrot123 18 mars 2011 13:51

                  Très bon article...

                  Mais n’oubliez pas d’aller VOTER pour ces cantonales...
                  Ne les laissez pas enterrer la démocratie sous prétexte de vos abstentions.... !!!


                  • Rivière 18 mars 2011 13:55

                    « Au service des imbéciles » : j’espère que ce n’est pas le cas de la totalité des Onusiens.


                    • Slaq 18 mars 2011 13:57

                      Un article charabia .
                      On a l’impression que c’est un mauvais logiciel dédié à la philosophie qui a construit ce texte .

                      L’auteur ne peut rien dire par lui même : il ne peut s’empêcher d’évoquer des grands noms de la philosophie pour donner un peu d’épaisseur à sa prose -Socrate-Hegel-

                      Je dois dire que tout ce jargon pseudo philosophique n’apporte pas grand chose .

                      Si je cherche à comprendre le paragraphe suivant, par exemple :

                      "On peut aisément admettre que la décision du « tout nucléaire », prise à peine quelques années après la fusion de l’atome était cohérente. Elle participait à la fascination d’un exploit scientifique qui non seulement avait conclu, de manière effroyable, la seconde guerre mondiale, mais laissait entrevoir la toute puissance de l’homme dans sa quête d’énergie. L’aspect métaphysique n’était pas non plus absent : la fission de l’atome entrouvrait une porte vers l’inconnu maîtrisable, vers le contrôle absolu de la mort mais aussi, à travers la théorie de la relativité, de l’histoire de la vie elle-même. "

                      J’observe , au moins dans la forme , une expression absurde :
                       quelques années après la fusion de l’atome .
                       c’est plutôt :
                        quelques années après la maitrise (ou la découverte) de la fusion ...

                       En réalité il s’agit de fission . La maitrise de la fusion n’est pas encore là .

                      Puis une autre :
                       à la fascination d’un exploit scientifique qui non seulement ....
                        
                       c’est plutôt :
                       à la fascination exercée par un exploit scientifique
                       
                      l’exploit ne pouvant être fasciné .

                      Et encore une autre :
                       laissait entrevoir la toute puissance de l’homme dans sa quête d’énergie...
                       c’est plutôt :
                        laissait entrevoir le désir de toute puissance de l’homme

                      Etc ....


                      • yvanstanislas 18 mars 2011 21:21

                        Tout à fait...

                        Mais vous, vous n’avez pas dans vos relations : un ami chef d’orchestre confident de chat même pas philosophe.

                      • Slaq 19 mars 2011 00:26

                        à  yvanstanislas

                        Votre réaction m’intrigue . Ce serait sympa. de m’éclairer car nous n’avons sans doute pas la même culture . En tout cas j’ai un chat qui me semble très philosophe - lui ne se trompe jamais .


                      • Slaq 19 mars 2011 05:41

                        à yvanstanislas

                        Votre réaction ne m’intrigue plus .
                        Je viens , en effet , de découvrir le message où Michel Koutouzis parle de son ami .
                        Il a de la chance .


                      • Taverne Taverne 18 mars 2011 14:10

                        Face aux innombrables voies du probable, l’homo politicus préférera toujours le choix étriqué des possibles, du présent qu’il croit maîtriser Le « Tout est possible » est une réduction de la compréhension du monde complexe à l’univers présomptueux du politicien qui se fait fort de tout organiser et qui se porte garant de la gestion des risques.

                        Après Socrate, Jean Gabin a dit « je sais qu’on ne sait jamais ». On ne sait jamais le pire mais on ne sait jamais le meilleur. Qui avait prévu la chute du mur de Berlin ou la révolution arabe, par exemple ? Les probabilités se fichent de l’optimisme et du pessimisme.


                        • sisyphe sisyphe 18 mars 2011 14:13

                          Michel Koutouzis 


                          Très bonne analyse, à laquelle j’ajouterai ceci : 

                          non seulement, la décision politique de développement du nucléaire n’a pas pris en compte l’inconnu, mais, de plus, elle a évacué, par souci de rentabilité (à court et moyen terme) une grosse partie du champ du connu  ; en négligeant, entre autres, la DIVERSIFICATION des sources d’énergie, pour éviter toute dépendance, et toute voie sans issue...

                          Les énergies alternatives ; propres et renouvelables, ont été totalement scotomisées au profit d’un choix unique, qui était, en soi, porteur, des inconvénients et des dangers que nous subissons aujourd’hui. 

                          Sans parler du « pari » d’apprenti-sorcier concernant le traitement des déchets qui n’a toujours, à ce jour, pas trouvé de solution. 

                          Il ne s’agit pas de s’élever frontalement contre toute source d’énergie nucléaire, mais d’en appréhender les problèmes pour les résoudre (chose qui n’a pas été prise en compte, notamment pour les déchets), et, surtout, comme n’importe quelle gestion d’approvisionnement, de diversifier les sources, au risque de se retrouver dans l’impasse où le tout-nucléaire nous a conduit. 

                          Merci pour l’article. 

                          • Taverne Taverne 18 mars 2011 14:20

                            La décision politique, évacuant le connu (zones sismiques, zones inondables, constats d’incidents et de risques d’incidents), est un défi insensé à la Raison et au raisonnable.


                          • ezzteban 19 mars 2011 09:04

                            Vous êtes tellement nombriliste que vous ne voyez que la France. Mais vous savez, d’autre pays n’ont pas voulu cette nucléarisation, et les recherches ont continué dans d’autres voies dans ces autres pays. Malheureusement, en l’état actuel, ces voies ne sont pas au point (et seuls les imbéciles essayent de nous le faire croire) et ne le seront peut être jamais. La recherche n’est pas linéaire, et il ne suffit pas de dire qu’un investissement supérieur dans un domaine va nous apporter des solutions. (actuellement, le gros problème du renouvelable, c’est le stockage de l’électricité, et sur ce point, les US ont investi massivement, via la filière pile à combustible, mais on tarde à voir les applications) C’est la seule raison pour laquelle le renouvelable représente si peu sur terre (Tout au plus, pouvons nous favoriser leur pourcentage) car même si certains adorent croire aux théories du complot, beaucoup d’état ont des intérêts à n’être dépendant que de leur environnement et donc d’aucune ressources coûteuses. Et ne vous laissez pas avoir par les faux chiffres donnés par les sois disant pays défendant la cause verte. L’allemagne ou l’espagne, pour ne citer qu’elles, ont une grande différence entre la puissance installée ( en théorie ce que donnerait le parc si tout les panneaux étaient soumis au même moment au soleil de midi, et si toutes les éoliennes fonctionnaient à plein régime), et la puissance réelle, tellement moindre. Ce qui donne un « pourcentage d’énergie propre » assez comique. D’ailleurs, la France encourage beaucoup aussi la diversification avec l’installation des panneaux solaires.



                            Alors c’est vrais que malgré la rareté d’un accident, ceux ci demeurent « pour l’instant » extrêmement graves (avec la contamination qui s’ensuit). Mais j’insiste sur le « pour l’instant », car tout le monde a l’air de croire que nous ne feront jamais d’avancés techniques en terme de réduction des conséquences (technologie anti radiation, dé pollution de terrain radioactif). Et actuellement personne ne peut spéculer sur les solutions qui arriveront les premières. Si un progrès permettant de limiter extrêmement tout les problèmes dus a la radioactivité arrive dans les 10 ans, les verts auront l’air bête. Alors c’est sur qu’on a peut être été vite en utilisant cette technologie qu’on ne maîtrisait que partiellement lorsqu’on a construit notre parc, mais maintenant qu’on y est, je suis pour continuer à investir massivement dans cette technologie (ne serait ce que parce que passer à une solution « autre » actuellement, ne ferait que renforcer un autre problème encore plus dur à régler que le nucléaire : l’augmentation du CO2 et des gaz à effet de serre)


                          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 18 mars 2011 14:41

                            Avec autant de réacteurs nucléaires dans l’hexagone la « probabilité » est très forte ...

                            Le mal est que les peuples qui n’ont pas cherché l’apocalypse la subiront quand même !

                            C’est cela l’autre côté de la réal politique à la Française qui ne veut rien savoir  !

                            Mohammed MADJOUR.


                            • Traroth Traroth 18 mars 2011 14:59

                              Le fait est que la capacité d’invention de l’homme ne s’accompagne pas d’une capacité de maîtrise de ses inventions. Cette capacité de maîtriser évolue bien plus lentement que la capacité d’invention.


                              Le problème, c’est que l’inventivité humaine produit des technologies de plus en plus destructrice, potentiellement. Au Moyen-âge, une catastrophe comme Tchernobyl aurait évidemment été impossible. Pour la rendre possible il faut bien entendu d’abord inventer les technologies qui peuvent la causer. L’être humain explore maintenant la fusion nucléaire, les biotechnologies, les nanotechnologies. Et ensuite ? On peut évoquer l’antimatière, et d’autres choses qu’on ne peut même pas encore imaginer.

                              On va donc inéluctablement arriver à un point où les technologies seront tellement potentiellement destructrices qu’une seule catastrophe, un seul accident, un seul défaut de maîtrise suffira à anéantir l’humanité.

                              Je pense que c’est quelque chose qu’il faudrait méditer...

                              • Le péripate Le péripate 18 mars 2011 16:32

                                Gouverner les autres est prométhéen en soi je crois. Explorer les possibles, ça a l’air génial à dire comme ça, mais si c’est pour imposer alternativement la bougie ou le nucléaire parce que des crânes d’œufs successifs auront « exploré les possibles », je ne vois pas où ça mène.

                                Ce sont des décisions d’État qui ont crée le nucléaire, ces industriels sont stratégiques, l’État s’est fait marchand. On dit de TEPCO qu’ils gouvernent le Japon. Rumeur, mais les liens sont serrés.

                                Je me demande si un industriel réellement capitaliste, qui n’aurait pas l’État comme assureur, assumerait les coûts d’une centrale longue à rentabiliser et de s’assurer sur le marché privé contre les risques.
                                Non, bien sûr. Sauf si l’innovation progresse, des centrales plus sûres, le thorium, etc...

                                Ah oui, et « les possibles »...
                                Pour découvrir les possibles, on n’a encore rien fait de mieux que la méthode des essais et des erreurs. Et pour découvrir dans tous les essais ceux qui sont réussi, rien de mieux que le marché.

                                C’est triste à dire, je comprends, pour des prométhéens. Mais voila.

                                Laissez faire, laissez passer.


                                • Le péripate Le péripate 18 mars 2011 16:44

                                  Accessoirement je crois que les anti-nucléaires vont déchanter rapidement. Les centrales japonaises ont subi ont subi un choc équivalent à un crash-test d’une voiture à plus de 1400 km/h. Pour des vieux modèles mal foutus, c’est plutôt pas mal.


                                • sisyphe sisyphe 18 mars 2011 17:08

                                  Oui. 


                                  Va le dire aux Japonais ; je suis sûr qu’ils apprécient le « pas mal » à sa juste mesure ... 

                                • sisyphe sisyphe 18 mars 2011 17:18

                                  Par Le péripate (xxx.xxx.xxx.66) 18 mars 16:32

                                  Gouverner les autres est prométhéen en soi je crois. Explorer les possibles, ça a l’air génial à dire comme ça, mais si c’est pour imposer alternativement la bougie ou le nucléaire 

                                  la bougie ou le nucléaire : l’argument ultime des imbéciles qui, justement, évacuent tout le reste (I.E. toutes les autres sources d’énergies propres et renouvelables) du champ des possibles 

                                  Ah oui, et « les possibles »...
                                  Pour découvrir les possibles, on n’a encore rien fait de mieux que la méthode des essais et des erreurs. Et pour découvrir dans tous les essais ceux qui sont réussi, rien de mieux que le marché.

                                   smiley smiley 

                                  Outre la référence obsessionnelle, compulsive, répétitive, lancinante au saint « marché », qui confine à la dévotion (la foi) la plus aveugle, rien de tel que les « essais » sacrifiant quelques milliers de personnes, et condamnant des lieux pour des siècles ; pourvu que ce soit pour le bien du « marché » ; n’est-ce pas ? 

                                  L’intérêt du « marché » (que saint Friedman et saint Hayek le protègent dans les siècles des siècles) est, évidemment, bien supérieur à celui des -pouah- misérables humains, pas vrai, Péripate ? 

                                  Je suis sûr que, pour protéger le saint marché, et affirmer sa primauté, tu es prêt à partir comme volontaire au Japon, pour la décontamination ; c’est beau, la foi ; j’en verse une larme...

                                   smiley 

                                  Bon voyage, Péripate... 


                                • rastapopulo rastapopulo 18 mars 2011 18:54

                                  Marrant comme dans cette réflexion ne rentre pas le progrès nucléaire qui demande des investissements à long terme que refuse le privé !!!!!!

                                  OUi les 4° générations sont beaucoup plus sûres (pour ne pas dire totalement sûre au niveau de l’emballement impossible), oui la transmutation va aider la gestion des déchets, oui le thorium crée moins de radioactivité,... 

                                  A chaque fois, comme depuis le début du nucléaire (dont la recherche a toujours été publique), le privé ne se donne pas la peine d’investir à long terme.

                                  Mais bon, reconnaître que certaines choses (merci d’éviter les comparaisons avec des dictatures omniprésente) sont mieux gérer par un état que par le privé fenderait le cul de certains.


                                • JL JL 18 mars 2011 19:06

                                  « je crois que les anti-nucléaires vont déchanter rapidement. » (péripate)

                                  Je crois que ce type mérite le ponpon du post le plus ignoble : dans cette phrase citée il accuse implicitement les anti-nucléaire de se réjouir de la catastrophe !

                                  J’en viens à me demander si lui et ses semblables ne sont pas des monstres froids.


                                • Le péripate Le péripate 18 mars 2011 19:16

                                  Sysiphe et Rasto, vous devriez vous expliquer ensemble. Vous voulez tous les deux un État fort, l’un pour imposer le nucléaire, l’autre pour l’interdire.

                                  Comme le fait justement remarquer Rasto, l’État est l’unique initiateur du fait nucléaire. Dans ses usages guerriers comme civils.

                                  Une bonne comparaison est la conquête lunaire. Le marché n’aurait jamais envoyé Neil Amstrong. D’accord. Mais ça ne veut pas dire que plus tard il ne l’aurait pas fait. Allez savoir.

                                  Le deal minimum qu’une industrie quelconque (parce que elles sont plus ou moins toutes dangereuses) doit fournir à la population qui l’entoure, c’est du boulot, des produits moins chers, et la garantie juridique d’une indemnisation adaptée financée par le marché des assurances privées. Et pas par le contribuable, ce qui encourage l’irresponsabilité.

                                  Enfin, faites comme vous voulez, mais tous, nous voulons du jus. Pétrole, nucléaire, même Sysiphe qui pédale, ça me va.

                                   smiley


                                • sisyphe sisyphe 18 mars 2011 20:03

                                  Le deal minimum qu’une industrie quelconque (parce que elles sont plus ou moins toutes dangereuses) doit fournir à la population qui l’entoure, c’est du boulot, des produits moins chers, et la garantie juridique d’une indemnisation adaptée financée par le marché des assurances privées. 


                                   smiley smiley 

                                  On vous file du boulot, on vous file des cancers, mais vous devez payer pour vous assurer (auprès d’assurances privées), pour voir, si vos cancers sont reconnus comme « maladies professionnelles » ; (et là, c’est pas le privé, c’est la sécu qui paie) éventuellement ; sinon, c’est pour vos gueules (donc, assurez vous dans le privé) . 

                                  Mais pour la « garantie juridique d’indemnisation », compte là-dessus ; c’est au choix des assurances (privées).. 

                                  C’est exactement ce qu’on appelle un cercle vicieux, où le « privé » a tout à gagner, et les employés et habitants........ peu à gagner et beaucoup à perdre... 

                                  C’est de la logique libertarienne : merci de nous en faire part, il y en a toujours que ça peut éclairer.... (je dis pas irradié, hein....) 

                                • Le péripate Le péripate 18 mars 2011 20:06

                                  Je te l’ai dit : démerde-toi avec Rasto. Entre fondamentaliste, vous devriez vous entendre.


                                • Dogen 18 mars 2011 20:45

                                  Tous nous voulons du jus.
                                  C’est exactement cela.

                                  Et j’ajouterais du jus pas chere svp.

                                  Tout ceux qui ont vecu en Angleterre (qui importe presque toute son energie) ont partage le bonheur des factures d’electricite en livres sterling.

                                  Facture annuelle moyenne :
                                  France : 600EUR
                                  UK : 1350EUR


                                • JL JL 19 mars 2011 08:22

                                  Dogen,

                                  ridicule ! Je vous mets au défi de donner du sens à votre commentaire ci-dessus, et de fournir des preuves.

                                  Le saviez-vous ? Une catastrophe nucléaire n’est pas un événement : c’est un bouleversement gravissime durable de l’écologie terrestre.

                                  Le saviez-vous ? Le MOX est un poison mortel pour la vie terrestre répandu pour des milliers d’années.

                                  Le saviez-vous ? En France on gaspille l’électricité. Les économies d’énergies sont de fait, interdites.

                                  Le saviez-vous ? L’électricité nucléaire représente seulement 15% de notre énergie. Nous consommons autant de carburants fossiles que nos voisins européens qui n’ont pas notre parc.

                                  Le saviez-vous ? L’immigration massive est la réponse des bergers des pays-pauvres-exploités à nos bergères multinationales qui exploitent sans contrepartie, leurs pays - ressources minières, alimentaires, halieutiques, ...

                                  Le saviez-vous ? Nos armées servent à protéger nos multinationales.

                                  Le saviez-vous ? ...


                                • JL JL 19 mars 2011 08:27

                                  A l’instant sur France Culture :

                                  « Il est possible que la catatrophe du Japon vienne booster son économie, ce qui serait uine bonne nouvelle pour l’économie mondiale ». Sic !

                                  @ péripate : pour le coup, vous pouvez dire que les écologistes von faire la gueule.

                                  De fait, pour tous ces criminels du nucléaire, la seule véritable catastrophe c’est leur perte de crédibilité !

                                   smiley


                                • Scual 18 mars 2011 16:34

                                  Le risque zéro n’existe pas... c’est comme de gagner au loto, c’est quasi impossible et pourtant il y a toujours des gagnants.

                                  A ce jeu là il suffit de multiplier les sites nucléaires et de laisser le temps lancer invariablement les dés de la probabilité, seconde après secondes pendant des décennies pour aboutir à ce résultat dramatique : dans 99,9% des cas la catastrophe fini invariablement pas se produire. Toujours.


                                  • gaijin gaijin 18 mars 2011 16:55

                                    le problème avec les probabilités c’est qu’elles engendrent des illusions d’optique
                                    par exemple on peut croire que l’on maitrise le réel. En fait non. Savoir que la pièce a 50% de chance de tomber de l’autre coté ne nous renseigne pas sur le coté qui va sortir la prochaine fois.
                                    De la même manière quand un évènement n’a que 1% de chance de se produire on est tenté de croire qu’il y a plus de chance qu’il ne se produise pas que de chance qu’il se produise : en fait c’est faut.
                                    on est sur que cet évènement va se produire ce n’est qu’une question de temps.
                                    ça ne nous dit même pas quand il va se produire.
                                    La seule information c’est qu’il va se produire.


                                    • Kalevala 18 mars 2011 16:56

                                      ce sont de vulgaire marchant de soupe empoisonner.


                                      • Bardamor Bardamor 18 mars 2011 17:16

                                        Il n’y a pas plus prométhéen - au sens péjoratif - que Laplace, qui prêta assistance à un boucher sanglant : Napoléon Ier. Il vaudrait mieux se référer ici à Auguste Comte qui fustigea l’imbécillité des élèves de polytechniques et de leurs professeurs, ignares en tout sauf en tours de passe-passe mathématiques.


                                        Il est particulièrement maladroit d’invoquer Laplace dans le cas de dégâts causés par une technologie mal maîtrisée, car il fait partie des nombreux mathématiciens qui ont mis leurs compétences techniques au cours des derniers siècles au service de la brutalité politique, trahissant par conséquent l’humanisme. Il faut se méfier des soi-disant savants qui s’accommodent cyniquement des dommages collatéraux de la mécanique.
                                        Claude Allègre aussi défend Laplace, et Claude Allègre dit n’importe quoi dans le domaine de l’histoire des sciences.
                                        Le discours de la probabilité n’a d’ailleurs rien de scientifique : l’ordre du possible est l’ordre politique et non scientifique. L’abus des mathématiques entraîne des formulations anthropologiques de l’univers, à la manière d’Einstein ou des frères Bogdanoff, parfaitement théoriques et indémontrées.

                                        On le voit dans le domaine économique, les probabilités sont une méthode Coué à peine plus sophistiquée.

                                        • Slaq 19 mars 2011 12:50

                                          C’est un peu choquant de mettre sur le même pied Einstein et les Bogdanoff .

                                          L’un est un véritable scientifique dont les théories ont une véritable cohérence et ne sont pas contredites par l’expérience
                                           -ces théories sont démontées dans le système axiomatique qui sert de modèle de représentation du monde physique .
                                           -pour l’instant rien , aucune expérience n’infirme ce modèle
                                           -au contraire toutes les expériences confirment la bonne adéquation de ce modèle à la réalité
                                           -mais ce n’est qu’un modèle qui en tant que tel ne prétend pas englober -ça va de soit-toute la réalité

                                          Les deux autres ,pour sympathiques qu’ils soient , n’ont jamais élaboré de théorie digne de ce nom
                                           -leurs travaux n’ont rien de scientifiques
                                           -il n’y a pas de cohérence interne à leur système de représentation
                                           -aucune expérience ne permet de tester la validité de leurs dires .

                                          D’un autre côté il ne faut pas croire que dés qu’un chiffre apparait il s’agit de mathématiques .
                                          L’abus de chiffres peut servir à noyer bien des poissons et berner bien des gogos ou d’honnêtes gens .
                                          Les mathématiques véritables -et non pas les calculs plus ou moins savants-sont aux contraire
                                          à la recherche de la plus grande cohérence possible et en particulier s’astreignent à bien délimiter le domaine de validité de leurs affirmation .


                                        • Leo Le Sage 19 mars 2011 15:00

                                          Par Bardamor (xxx.xxx.xxx.71) 18 mars 17:16
                                          « les probabilités sont une méthode Coué »
                                          Oh, non...

                                          Dans le domaine de la physique quantique (nucléaire), la probabilité est très utilisée.

                                          Dans le domaine de la gestion de la production d’une entreprise industrielle aussi, notamment lorsqu’il s’agit de chercher à réajuster.
                                          Exemple simpliste :
                                          l’épaisseur d’une feuille d’aluminium doit être entre 0,10 mm et 0,25 mm.
                                          tel ajustement va probablement aider à atteindre le résultat escompté.

                                          En économie, même remarque :
                                          on pense qu’une probabilité que la croissance est de 2% est de 95% à un instant T par exemple (prévision).
                                          Mais parfois la croissance est effectivement de 1,9% ou au contraire de 2,1% lorsque l’instant T est passé (constat).
                                          Ce taux de croissance prévisionnel est indispensable pour connaître le niveau de l’impôt que l’on devrait recueillir et donc, de permettre de définir le budget futur d’un état.

                                          Les exemples sont bien sûr nombreux.


                                        • Leo Le Sage 19 mars 2011 15:02

                                          Par Slaq (xxx.xxx.xxx.205) 19 mars 12:50
                                          « C’est un peu choquant de mettre sur le même pied Einstein et les Bogdanoff . »

                                          Quelqu’un a-t’il réussit à démontrer que les deux frères sont dans l’erreur ?


                                        • Slaq 19 mars 2011 15:32

                                          à Léo Le Sage

                                          Les deux frère racontent des histoires .

                                          Personne ne se fatiguera à démontrer leur erreur tout comme personne ne prouvera les 6 ou 7 réincarnations de Boudha 


                                        • paul 18 mars 2011 17:40

                                          Dans la relation industrie nucléaire / mythologie grecque, vous auriez pu citer entre autres, le rêve
                                          d’ Icare . Le mythe prométhéen est intemporel , comme l’esprit mercantile bien sûr .

                                          De façon plus prosaïque, loin des grecs anciens, des décisions technocratiques et l’abaissement des coûts au détriment de la sécurité ont maintenant des conséquences mondiales .
                                          Les calculs de probalité ne servent qu’à valider des objectifs dans le cadre de risques jugés comme « acceptables » . De plus, le principe de précaution est jugé comme paralysant aujourd’hui ...

                                          Petits détails dans l’article, pour les risques naturels, celui lié au volcanisme est bien délimité et il n’est pas improbable comme la chute de météorite .
                                          « La constante aléatoire » ne s’applique, a priori, que dans les statistiques appliquées aux sciences sociales .


                                          • bonnes idées 18 mars 2011 17:55

                                            Le JAPON comme la FRANCE était considéré au niveau nuclaire comme les meilleurs de la planète.
                                            La catastrophe japonnaise nous prouve encore une fois combien le nuclaire est le pire choix que l’on puisse faire au niveau énergétique.
                                            Le nuclaire ne doit autoriser aucun incident sinon c’est une catastrophe sans précédent et pour de très longues années.
                                            Encore une fois, la FRANCE a choisi le tout nucléaire sans référendum populaire malgré la rétissance du peuple.
                                            L’avenir me donnera t-elle raison ? Et vive la radioactivité synonyme de MORT et de désolation.


                                            • ddacoudre ddacoudre 18 mars 2011 18:34

                                              Bonjour koustouzis

                                              un bon raisonnement qui traite du paradoxe insoluble avec lequel nous devons vivre, la nécessité d’apprendre pour survivre dans un espace sédentaire et concentrationnaire à la poursuite de la production de sa subsistance quelles qu’en soient les représentations.
                                              ceci nous a conduit a la découverte de tout ce qui nous était possible de comprendre que nous avons fixé par le langage, l’écriture aidé de la technologie qui nous permet d’aller vite et qui nous ouvre les portes de l’invisible, et tout cela avec l’usage d’un cerveau attardé, dont nous savons que sa capacité et bien supérieure à l’usage que nous en retirons, mais qui se recroqueville sans cesse sur lui même au service de ses émotions qui lui demande de rassurer son être plutôt que de partir au devant de l’inconnu.
                                              Ainsi ce que tu déplores des deux acteurs que tu cites, malgré leur talent et capacité affiché n’est que le blocage d’un intellect. ce sont des gens brillants au cerveau bloqué.
                                              Il ne s’agit pas pour moi de leur en faire le reproche car c’est la caractéristique commune, car l’on ne va pas vers l’inconnu ou l’incertitude pour eux, sauf si l’on en est arrivé à comprendre que cette marche en avant est commandé seulement par les trois éléments élémentaire que j’indique au début. Ils nous condamnent d’aller de l’avant sans cesse car tout arrêt est une régression qui nous ramène vers l’usage de notre cerveau attardé qui a du s’extraire de sa boite crânienne pour investir des machines inertes.
                                              Nous savons qu’actuellement en informatique, les ingénieurs atteignent leur capacité pour lire tous les langages qu’ils ont inventé (13000), et demain nous devront nous faire aider d’un calculateur quantique.
                                              Pouvons nous ouvrir notre cerveau et tous les cerveaux à cela, je pense que oui, et je milite toujours pour la création d’un enseignement universitaire pour les adultes rémunérés afin de remplacer en partie la réduction inévitable de la croissance basé seulement sur le consumérisme qui s’étend au monde en véritable cancer si nous restons sur nos base
                                              alors les deux acteurs que tu cites ils sont comme les fourmis ils les gardent les rassures pour en retirer le niella. mais il est bien évident que tous ne peuvent être des Laplace ou des Hawkins qui poser cette interrogation :

                                              Comment un flux d’énergie qui s’écoule sans but peut-il répandre la vie et la conscience dans le monde ?

                                              Actuelles. le seul fait de se la poser impose de « désapprandre » tout ce que nous savons, pas pour se suicider, mais pour ouvrir notre cerveau à l’inconnu pour être cette terre d’incertitude que quoi que nous fassions nous la traversons journellement, certains avec le cerveau ouvert, d’autres avec le cerveau bloqué.

                                              Les deux sont nécessaires mais en quelle proportion, c’est la question.

                                              Et quand nous voyons l’accroissement de la fracture intellectuelle, c’est la part des homme bloqué qui l’emporte.

                                               

                                              Cordialement...

                                               


                                              • AniKoreh AniKoreh 18 mars 2011 18:39

                                                Nuage de Tchernobyl en France. Vers un non-lieu ?

                                                http://www.letelegramme.com/ig/gene...


                                                Hasard du calendrier, le parquet général devrait requérir un non-lieu dans l’enquête sur le passage en France du nuage radioactif de Tchernobyl lors d’une audience de la cour d’appel de Paris fixée au 31 mars. Au grand dam des parties civiles.

                                                L’appel formé par le Pr Pierre Pellerin, mis en examen pour tromperie aggravée dans cette affaire, contre le refus de la juge d’instruction chargée de l’enquête d’ordonner un non-lieu sera donc étudié le 31 mars par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

                                                La juge d’instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy a parallèlement été suspendue dans ce dossier dans l’attente de la décision de la cour d’appel. « Cette attitude vise à étouffer l’instruction pénale portant sur la problématique majeure de la communication officielle en direction des populations, lors des catastrophes nucléaires, ce qui est absolument intolérable », réagit Chantal Lhoir, coprésidente de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT). 

                                                L’association demande au garde des Sceaux, Michel Mercier, d’empêcher toute « entrave » au déroulement de l’instruction.

                                                Dans les jours qui ont suivi l’explosion du réacteur N°4 de la centrale ukrainienne de Tchernobyl le 26 avril 1986, le Service central de protection contre les rayons ionisants (SCPRI), dirigé par le Pr Pierre Pellerin, avait diffusé plusieurs communiqués rassurants, affirmant notamment que « l’élévation relative de la radioactivité » en France était « très largement inférieure aux limites réglementaires ».


                                                • Observateur 18 mars 2011 19:04

                                                  Si vous avez à conserver de la poudre et de l’essence, vous allez mettre la poudre à côté du poêle pour qu’elle reste sèche et l’essence dans le grenier.

                                                  Ainsi, si l’un des deux prend feu ou explose, vous profitez gratuitement de l’autre. C’est exactement le système de sécurité des centrales atomiques :

                                                  On met le réacteur au-dessus du niveau de l’eau pour éviter de mouiller le mécanisme des pompes et le combustible usagé dans une piscine au-dessus du réacteur avec un toit pour la protéger de la pluie. Et on colle plusieurs centrales les unes à côté des autres.

                                                  Comme cela, quand il n’y a plus de courant ou plus d’eau, tout saute. C’est la réaction en chaîne.

                                                  Alors que si on avait tout installé de façon à ce que ce soit inondable par gravité en cas d’urgence...

                                                  Maintenant sortez vos mouchoirs pour pleurer sur la fatalité et n’oubliez pas d’aller voter.

                                                   


                                                  • Observateur 19 mars 2011 09:17

                                                    Pour stocker mon fuel, j’ai installé une grande baignoire dans mon grenier. Je me fais livrer par hélicoptère en ouvrant le velux juste au-dessus ou par un camion de pompier qui vise le velux avec sa lance à incendie. C’est copié sur le système de secours des centrales nucléaires car c’est plus pratique qu’un tuyau qui part de devant chez moi pour aller directement dans la cuve.


                                                    • Ecométa Ecométa 19 mars 2011 10:39

                                                      Je vous rejoins relativement mais il faut aller bien plus loin encore ... car nos problèmes sont surtout de nature fondamentale : ils relèvent des fondements mêmes de notre savoir !

                                                      Vous écrivez : « Cependant, le désastre japonais est dû non pas à une malversation ou un refus de modernisation technologique, ou même à un mauvais calcul des probabilités mais, justement, au refus de prendre en compte la fraction, la variante inconnues, voire l’improbable.

                                                      Le phénomène du tremblement de terre ou celui du tsunami sont loin d’être du domaine de l’inconnu, ou de celui de l’improbable. Ce qui se passe au Japon relève de la négligence humaine pure ! On pourrait même parler de la cupidité humaine à laquelle les hommes et femmes politiques devraient s’attaquer au nom de la démocratie républicaine, des principes de la Républiques, ou encore du principe d’humanité qui les rejoignent !

                                                      Si nos gouvernements dits « modernes », luttaient contre la spéculation, contre la cupidité humaine en fait, ceci au nom de la société de la même façon qu’ils luttent contre l’inflation, les choses iraient déjà nettement mieux !

                                                      Vous écrivez encore : « Toute crise, qu’elle soit énergétique, financière, économique ou sociétale devrait participer à une mise en cause radicale de ces décisions et ne pas se limiter aux applications épiphénoménales qui en découlent ».

                                                      Toute crise, quelle qu’elle soit devrait participer à une remise en cause avant tout « fondamentale » des choses : il nous faut venir à des fondamentaux, non pas de simplification simpliste, de simplisme, mais de complexité ! Venir à des fondamentaux réellement intelligent, qui relèvent de l’entendement entre les choses, entre les gens, entre les systèmes humains,  et non de leur opposition dichotomique sans nul doute vieille résurgence de l’antédiluvienne lutte entre le bien et le ma voire du plus récent manichéisme !

                                                      Paranoïaque et schizophrénique ce monde est « savamment » et « délibérément » malade ; il est malade de son savoir et de sa culture : de son savoir exclusivement rationalo technoscientiste et de sa culture individualiste ! Le terme même de « société individualiste » relève de l’antinomie.

                                                      Totalement indépassable, c’est la raison qui fait la logique, qui elle-même fait le savoir qui fait la culture et la civilisation dans laquelle nous vivons ; à raison, logique, savoir et culture paranoïaque et schizophrénique : civilisation et société forcément paranoïaque et schizophrénique !

                                                      Pour paraphraser Einstein, le plus grand scientifique de tous les temps :  « Nos problèmes actuels, et quels qu’ils soient, sociétaux, comme écologiques,  ne pourront pas être résolus par le niveau de conscience qui les a engendrés ;  la résolution de ces problèmes nécessite un état de conscience bien supérieure...  et l’écologie, ou l’écosystémie, la logique d’ensemble, l’entendement entre les choses, entre nos différents savoirs : tout ceci participe de cet état de conscience supérieure » » !

                                                      Une question se pose : pourquoi la science et la technique ne seraient pas de conception écologique ? C’est une affaire d’état d’esprit de simple éducation : changeons d’éducation et état d’esprit ! Tout est relatif et pourtant nous enseignons l’absolu ; tout d’abord celui de la religion et ensuite celui de la science !

                                                      Le temps est dialectique disait Plotin, autrement dit, c’est la temporalité humaine qui fait l’intelligence humaine ! Enseignons le doute raisonnable, le relatif, la complexité, la temporalité humaine en lieu et place du temps de la science et de la technique. Enseignons les acquits intellectuels du 20 è siècle : les principes d’incomplétude, d’incertitude et d’impossibilité ; observons la nature et les états de nature au lieu de les nier, au lieu de la nier,  et non cette certitude technoscientiste !


                                                      Inventons une science raisonnée et raisonnable, écologique, écosystémique, liée à la complexité des éléments composant et composés ... à leur unité systémique ; à partir d’un savoir « relativement possible » et non « absolument impossible » : un savoir basé sur l’entendement et non la dichotomie !


                                                      • gaijin gaijin 20 mars 2011 08:52

                                                        « .....car nos problèmes sont surtout de nature fondamentale : ils relèvent des fondements mêmes de notre savoir ! »
                                                        bravo (comment on fait pour applaudir sur un post ? )
                                                        Connaissez vous les travaux d’A Korzybski ?
                                                        Si non penchez vous dessus ça devrait vous plaire
                                                        je vous met un lien en guise d’apéritif
                                                        http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9mantique_g%C3%A9n%C3%A9rale


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