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 Accueil du site > Tribune Libre > Exceptionnelle découverte archéologique à Autun

Exceptionnelle découverte archéologique à Autun

Des archéologues pensent avoir retrouvé la plus ancienne université de France, datant du Ier ou IIe siècle... Il pourrait s'agir des célèbres écoles moeniennes citées dans des textes de l'Antiquité mais jamais retrouvées jusqu'ici. Tacite, historien latin du Ier siècle, disait qu'elles accueillaient "les plus nobles rejetons des Gaules"... Des tranchées laissent apparaître de larges murs de soutènement, des sols et les restes de vastes portiques : galeries couvertes à colonnades... (AFP 13/06/2011). http://bourgogne.france3.fr/info/su...

C'est en effet une très importante découverte à porter au crédit des archéologues d'Autun, car elle pourrait nous éclairer sur la vie publique gauloise et sur l'enseignement qui était donné aux élites de la Gaule, au début de notre ère. Et cela d'autant mieux que, comme nous avons des textes qui en parlent, leur confrontation avec les vestiges peut être d'un exceptionnel intérêt.

Dans un panégyrique, ou discours public, prononcé vers l'an 298 ap. J-C devant le gouverneur romain de Lyon, l'orateur éduen décrit leur aspect et leur localisation à l'intérieur de la cité.

Le gros problème, c'est que la disposition des bâtiments décrits ne se retrouve pas à Autun mais à Mont-Saint-Vincent, là où je situe Bibracte, l'antique capitale des Eduens ; une Bibracte qui prit ensuite le nom d'Augustodunum, un nom que prit également Autun, car la citadelle et sa ville ne formaient qu'une seule et même cité.

« Or, quel est l'édifice, déclame l'orateur, qui serait mieux situé sur la bouche, sur la face, sur le front de cette cité, que ces écoles moeniennes placées sur le passage même des invincibles princes lorsqu'ils nous honorent de leur visite ? Déjà, ils se montrent si heureux du concours de la joyeuse jeunesse qui se presse sous leurs pas, comme le prouvent et les libéralités et les lettres qui me sollicitent de me dévouer à son instruction ; combien plus grand sera leur bonheur (des princes), lorsqu'ils verront réparé l'édifice où doivent se réunir les élèves !

Très illustre gouverneur, il est encore une circonstance qui rend cette construction plus célèbre et attire davantage sur elle les yeux des Césars et de tous les citoyens : c'est qu'elle est placée dans un lieu particulièrement bien choisi, pour ainsi dire entre les deux yeux de la cité, entre le temple d'Apollon (l'église) et le Capitole. Le voisinage de ces deux divinités, en rendant ce sanctuaire (Mt-St-Vincent) plus vénérable, est un nouveau motif pour le réparer dans toute son étendue ; et il ne conviendrait pas que les deux très beaux temples de cette ville (le temple de Minerve et celui d'Apollon) soient défigurés par les constructions en ruines qui se trouvent au milieu. J'insiste sur cette pensée ; car il me semble que le premier constructeur des écoles moeniennes leur a réservé cet emplacement afin qu'elles fussent soutenues par les étreintes bienveillantes des deux divinités voisines ; et telle est en effet la position de cet auguste sanctuaire des lettres (le quartier des écoles ?) que d'un côté Minerve (le temple de Minerve), fondatrice d'Athènes, le protège de son regard, et de l'autre Apollon (l'église), entouré des Muses.

Cet édifice, placé au front même de la cité, touchera de chaque côté à ces deux temples ô combien remarquables. » (Note : il se pourrait que le capitole soit à situer plus bas, à gauche, hors croquis).

Maintenant, si l'on se reporte au texte de Tacite, il faut admettre que ces écoles existaient déjà en l'an 21 après J.C., mais à Mont-Saint-Vincent.

« Sacrovir avait commencé par se rendre maître d'Augustodunum (Mont-St-Vincent) : c'était la capitale de ce peuple ; il l'occupait avec des cohortes en armes. De cette façon, il tenait en otages les enfants des plus grandes familles des Gaules qui poursuivaient ici des études nobles. Il espérait, par ce moyen, rallier à sa cause leurs parents et leurs proches. En même temps, il armait cette jeunesse en lui fournissant des armes qu'il avait fait fabriquer en cachette... » (Tacite, Annales, III, 40 -43).

Qui était Sacrovir ? Un soldat perdu ? Certainement pas ! Sacrovir était “le Premier des Gaules” et donc le "premier" de la cité éduenne. Velleius Paterculus, qui fut préteur sous Tibère, chantant les louanges de l'empereur, l'affirme sans ambages : « Tibère réprima une guerre d'une extrême gravité contre le Premier des Gaules (principe Galliarum) que l'on appelait Sacrovir... ».

Or, si Sacrovir - in sacro vir, l'homme qui est dans le sacré - est le "princeps" de la cité éduenne, comme l'était jadis le "princeps" des druides, Divitiac, cela ne pourrait-il pas signifier qu'il était encore dans l'héritage druidique, dans l'héritage de l'enseignement des druides ?

Comme je le répète sans arrêt, la Gaule n'avait guère changé sous les règnes d'Auguste et de Tibère. César avaient laissé aux cités gauloises leur organisation : Pendant le petit nombre de jours qu'il passa lui-même dans la province, il en parcourut rapidement les assemblées, y prit connaissance des débats publics, distribua des récompenses à ceux qui l'avaient bien servi (DBG VIII, 46).

72 ans après, en l'an 21, le pays éduen était riche — Tacite l'affirme : Florus et Sacrovir demandaient aux Gaulois de bien réfléchir au fait que leur situation à eux était florissante alors que l'Italie se trouvait sans ressources. Les druides jouissaient encore de leurs prérogatives ; l'empereur Auguste avait seulement interdit la pratique des sacrifices humains à ceux qui sollicitaient le titre de citoyens romains (Amnien Marcellin, livre XV, chap IX). Leurs Premiers défilaient à Rome, en chars, sur le même rang que les grands prêtres flamines romains et jusqu'à Claude, les empereurs recherchèrent leur alliance. Le clash se produisit sous Néron. (Notez que Strabon, si précis sur l'oeuvre d'Auguste, ne dit rien sur ce qu'il aurait fait à Autun et que c'est un pur mensonge que de lui attribuer une quelconque fondation. Le datif du mot latin "augusto" peut tout aussi bien n'être qu'une simple dédicace, pour moi, adressée au dieu auguste du ciel).

Mais alors, que représentent les importants vestiges mis au jour à Autun ? C'est l'orateur éduen, qui nous donne, une fois de plus, la réponse.

Dans un discours postérieur prononcé à Trèves en l'honneur de Constance-Chlore, il évoque une visite que celui-ci avait fait quelque temps plus tôt dans la cité éduenne (la description de l'itinéraire correspond à Mont-Saint-Vincent) : « Nous avions décoré les rues qui conduisent au palais et nos ornements se ressentaient de notre pauvreté... Un petit nombre de musiciens, prenant les voies latérales qui leur permettaient de se trouver plus souvent en ta présence,... notre pauvreté n'a pu échapper à ta clairvoyance...

Puis, dans une deuxième partie, il s'exclame : Très auguste empereur, si Flavie (Autun) cette cité des Eduens qui porte enfin un nom éternel pouvait s'ébranler sur ses fondements et venir en ces lieux, elle se réunirait certainement toute entière dans une commune voix (avec le Mont-St-Vincent) pour célébrer tes grandes et illustres faveurs ; et te regardant comme son restaurateur, ou à dire plus vrai, comme son fondateur, elle aimerait à te rendre grâces, surtout dans une ville (Trèves) avec laquelle tu as commencé à lui donner des traits de ressemblance...

Conclusion : lors de cette visite à Mont-Saint-Vincent/antique Bibracte de Constance-Chlore, nommé Constantin et empereur, abusivement me semble-t-il, la jeunesse enthousiaste du premier discours que j'ai cité n'était plus là (première partie du discours). La deuxième partie du discours explique pourquoi : les écoles n'ont pas été reconstruites à Mont-Saint-Vincent, mais à Autun.

Et l'orateur termine son homélie en disant : « Nous n'avons pas craint de prendre ton nom en mettant de côté l'ancien, car Bibracte (Mont-St-Vincent) s'est appelée jusqu'à présent Julia, Pola, Florentia, mais maintenant, c'est Flavie (Autun) qui est la cité des Eduens. »

Les preuves archéologiques de ce que je viens d'écrire se lisent dans les chapiteaux de la cathédrale d'Autun.     

Pour plus d'informations sur les écoles du temps des Gaules, voyez le texte de Camille Julian, le maître incontesté, souvent trahi, mais jamais dépassé http://www.mediterranee-antique.inf...



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Réactions à cet article

  • Par Jean (---.---.---.205) 2 novembre 2011 11:34

    Pour votre info, et passion

    J’ ai vu quelques vidéos que je n’ ai pas eues le temps de visionner
    http://www.universcience.tv/

    • Par Antenor (---.---.---.146) 2 novembre 2011 12:19
      Antenor

      Interview intéressante.

      Le problème, c’est toujours la distinction entre capitale politique (lieu de décision relativement facile à déplacer) et métropole économique (grande concentration d’artisans dont l’emplacement est contraint par la concurrence entre les acteurs).

      Corent a pu être brièvement la capitale politique arverne, encore qu’il faudrait découvrir des bâtiments administratifs allant dans ce sens.

      Par contre, on ne voit pas pourquoi Corent aurait-été un lieu interessant économiquement pendant un siècle et pas avant ni après. C’est le statut polico/religieux de Corent qui a attiré une activité économique sous-jacente et non l’inverse.

    • Par Emile Mourey (---.---.---.186) 2 novembre 2011 12:43
      Emile Mourey

      @ Jean

      Je viens de visionner la vidéo de Matthieu Poux. C’est très intéressant. Matthieu Poux s’exprime bien et ce qu’il dit est très sensé comparé à ce qu’il disait auparavant. Son évolution me paraît positive, en particulier son interprétation d’une possibilité de théâtre qui serait le lieu de débat public du sénat arverne. Je pense qu’il a raison sur ce point. Moi-même, quand j’ai écrit mes ouvrages, je me suis interrogé sur l’absence d’un théâtre arverne pour les débats publics que je ne trouvais pas au Crest. Sa capacité de 100 places nous donnerait l’effectif du sénat arverne, chiffre qui me parait tout à fait conforme à ce qu’on trouve pour d’autres cités gauloises. Indéniablement, cela conforte l’idée de sa ville arverne implantée à Corent mais cela n’enlève pas au Crest le nom de Gergovie et son statut de capitale que lui a donnés César. Evidemment, si je reste fidèle à mon système citadelle/ville, alias cité double, cela m’amènerait à voir plutôt en Corent la ville par excellence de la cité plutôt qu’ailleurs, et cela, avant que Clermont-Ferrand ne la supplante.

      Là où je suis beaucoup plus réservé, c’est sur sa datation et son à priori qui consiste à considérer que ce qui est en bois est gaulois et ce qui est en pierre est romain. Pour moi, ce qui est en bois n’est qu’une première construction qui n’a été suivie d’une construction en pierre que parce que cela s"est révélé par la suite plus durable. Rien à voir avec un soi disant progrès des connaissances que des étrangers romains auraient apporté au pays, tel l’usage de la chaux ou la taille de la pierre.

      La question est de savoir pourquoi le pouvoir arverne installé au Crest a décidé d’installer le débat public à Corent et quand. Et là, ce serait intéressant parce que cela nous indiquerait une évolution de la politique arverne dans un sens démocratique, voire de décentralisation.
    • Par Emile Mourey (---.---.---.186) 2 novembre 2011 14:49
      Emile Mourey

      @ tous,


      Mes précédents articles, notamment sur Corent.
    • Par Antenor (---.---.---.146) 2 novembre 2011 15:02
      Antenor

      Corent me donne l’impression d’être le fruit d’un compromis.

      Au départ, le gouvernement arverne devait se trouver dans la principale citadelle, Gergovie. Tant que les agglomérations artisanales demeuraient de petites tailles, cela ne posait pas de problème.

      Mais au fil du temps, le dévelloppement des agglomérations de plaine a dû entrainer une demande pour que le siège du pouvoir rejoigne la plaine. Les aristocrates ont refusé mais ont accepté que le « sénat » ne siège plus entre les murs de la citadelle et soit accessible à tous.

      Question : Corent est-il la cause des défaites de Bituit ou au contraire une tentative pour y remédier en améliorant le fonctionnement de la « cité » ?

    • Par Jean (---.---.---.205) 2 novembre 2011 15:32

      En effet l’ affirmation que les gaulois n’ étaient pas maçons est gratuite, la taille de la pierre est même, sans doute, antérieure à l’ époque celtique.
      (Mr Poux parle lui-même d’ un hémicycle bordé de pierres, même si non maçonnés, mais aussi les gallos-romains purent récupérer les pierres d’ une ancienne construction pour reconstruire la leur)

      Y-a-t-il eu également une volonté de centraliser le pouvoir politique, religieux de l’ époque, et militaire ; ce qui est essentiel et évident c’ est la datation précise des différents sites pour comprendre l’ Histoire.

    • Par Emile Mourey (---.---.---.186) 2 novembre 2011 15:44
      Emile Mourey

      @ Antenor

      Contrairement à ce que j’ai laissé entendre à la fin de mon dernier message, il est très possible qu’un débat public arverne ait eu lieu à Corent depuis plus longtemps que le pense Matthieu Poux. Il est vrai que Luern et Bituit ont été considérés comme des rois, mais César dit que le système de gouvernement des Gaulois remontait à très loin, notamment en ce qui concerne les associations qui permettaient aux pauvres citoyens d’être représentés. Dans la ville du Crest, on y devine une place publique qui pouvait servir de forum. On peut penser que les discours publics se tenaient aussi vers l’église - c’est ce que laisse entendre Sidoïne Apollinaire - ou à l’intérieur. En dehors de la ville du Crest, je préfère Corent à un autre lieu parce que, site sacré, c’est de ce mouvement de terrain que semble naître et se développer la plaine nourricière de la Limagne, mais ce débat et cette hémicycle concernaient-ils toute la cité ou seulement les responsables agricoles de la plaine, cela, on ne le saura jamais.


    • Par Emile Mourey (---.---.---.186) 2 novembre 2011 15:57
      Emile Mourey

      @ Jean


      Je suis naturellement porté au scepticisme concernant les datations des archéologues surtout qu’ils ne donnent jamais d’explications à ce qu’ils affirment. Une pierre n’est pas datable par elle-même ni un mortier de chaux en général. La dendrochronologie du bois est souvent sujette à caution ainsi que les tableaux de référence établis parfois sur des interprétations discutables. En revanche, si les textes sont là, ajoutés à la logique notamment militaire, on peut s’approcher de la certitude.
    • Par Emile Mourey (---.---.---.186) 2 novembre 2011 16:24
      Emile Mourey

      @ Antenor

      Enfin, il serait intéressant que des hellénistes se replongent sur la traduction du texte de Platon qui est loin d’être claire. Car Platon affirme que les dix rois, et donc celui de Gergovie, gouvernaient d’une façon absolue mais que néanmoins ils délibéraient entre eux. Il précise « dans le temple de Neptune ». Je doute quant à la traduction du mot par temple. Je verrais plutôt naître les enfants d’Atlas dans l’oppidum même. Un oppidum en forme d’oeuf, cela me semble plus logique. Il faudrait également revoir la traduction concernant le combat des dix rois avec les taureaux. J’ai dit que cela pouvait avoir eu lieu sur le plateau de la Serre. Je ne pense pas que cela aurait pu se passer sur le plateau de Corent mais on ne sait jamais.
    • Par TOUSENSEMBLE retraité FRONT DE GAUCHE EX DP sante social (---.---.---.135) 13 novembre 2011 09:56
      TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE

      antenor et mouriez@

      le jèsuite allemand athanase kircher dit dans son« mundus subterraneus » et voltaire dans

       son « essai sur les moeurs » C’EST DE L’IMAGINATION DES NAVIGATEURS PHENICIENS QUE NAQUIT LE

      MYTHE DE L ATLANTIDE.................NON..L’ATLANTIDE N ’EST PAS LE NOUVEAU MONDE

      MAIS UNE UTOPIE : « madère » « sardaigne » ,,,, ????

      LES OSISMES ET LES VENETES...LES VENITIENS AURAIENT AUSSI DECOUVERT LE NOUVEAU MONDE.. MAROC

      - les marins celtes ont découvert le maroc et plus tard ont peché des langoustes sur le banc d’arguin...

      -au 12 ème siecle les caboteurs bretons allaient jusqu’en syrie.............

      SI LA DECOUVERTE DU BRESIL PAR LES PHENICIENS EST UN PIEUX MENSONGE...le myhe de l’atlantide présente des éléments qui font hésiter....la muraille constituée de grosses roches taillées....a la gamelle...en baie d’audierne peut etre vue par grande marée de 100.112 et par beau temps d’un canot nécessitant 50 cm d’eau pour sa navigation... EST CE LA COTE D IL Y A DES DIZAINES DE MILLENAIRES OU LES FORTIFICATIONS D UNE VILLE...OU PLUTOT D UNE ILE ENGLOUTIE DONT IL NE RESTE QUE L ILE AUX VACHES ET POUSSANT JUSQU A L ILE DE SEIN.....................

    • Par Antenor (---.---.---.101) 14 novembre 2011 12:25
      Antenor

      Entre -2600 et -2300, l’Europe de l’Ouest et le Maghreb étaient occupés par une culture matérielle unique dite « aux vases campaniformes » et d’origine tartessienne. Si le mythe de l’Atlantide a des racines historiques, c’est probablement par là qu’il faut commencer à chercher.

  • Par Antenor (---.---.---.146) 2 novembre 2011 11:34
    Antenor

    Il faudrait voir si les grands bâtiments découverts à Autun sont encadrés par deux temples. Là encore on mesure à quel point les textes sont précieux pour nous guider.

  • Par Cassino (---.---.---.139) 2 novembre 2011 19:15
    Cassino

    Ce qui me chagrine un peu c’est que vous parliez d’Université. À cette époque, éducation et culture étaient réservées à une infime minorité très aisée. L’éducation ne pouvait être qu’individuelle, faite par des précepteurs. La démarche collective d’enseignement est véritablement apparue au Moyen Age avec la Sorbonne.

  • Par Emile Mourey (---.---.---.186) 2 novembre 2011 20:10
    Emile Mourey

    @ Cassino

    Je suis bien d’accord que le mot « université » est impropre. Ce n’est pas moi qui l’utilise mais FR3Bourgogne en introduction à son article que je cite. Concernant les premières écoles en Gaule, voyez le texte de Camille Jullian dont je donne la référence à la fin de mon article.
  • Par jak2pad (---.---.---.85) 3 novembre 2011 02:55

    Bonjour Emile,

    Je vous lis toujours avec ravissement, et cette fois ci, avec passion.

    Vos positions iconoclastes et novatrices apportent un éclairage inégalé sur ces périodes ténébreuses de notre histoire.

    Cependant, et même si vous soutenez de manière convaincante une vision différente des travaux d’Auguste Berdin, ce dernier avait localisé avec une forte probabilité la cité d’Axillodunum,
    Vous n’ignorez pas que William Hare, dans son Tractatus qui fait autorité, avait lui aussi adhéré à cette position, et que même André Galvin y était ( tacitement du moins) favorable.

    Leurs travaux avaient établi de manière probante que la première Université de France était établie à Axillodunum, et ce depuis le 1° siècle après J-C.

    Les documents stratigraphiques et méthodologiques qu’ils avaient pu examiner montraient l’existence de salles de classe, avec des rangées de sièges taillées dans un tuffeau assez mou pour offrir une assise confortable aux postérieurs des futurs diplômés, ainsi qu’une estrade garnie d’un vase ( probablement un crachoir) destiné à l’enseignant.
    De nombreux débris alimentaires ( os de poulet rongés, pépins de pommes, coques de noix éclatées) les ont amenés à se demander si le grignotage était autorisé pendant les cours, ou si le manque de cantoche organisée obligeait les étudiants à se sustenter comme ils pouvaient.

    De nombreuses tablettes de granit portant des signes en écriture gauloise ( non-déchiffrés à ce jour de manière convaincante) mais accompagnés des petits dessins habituels que les élèves font dans les marges lorsqu’ils s’ennuient, prouvent éloquemment qu’il s’agissait sans aucune ambiguité d’un établissement scolaire, peut-être d’ailleurs un établissement d’enseignement technique ou éventuellement d’un LEP.

    Vous pouvez bien entendu vous obstiner sur votre position, que vous êtes le seul à soutenir, mais il me semble que vous devriez accepter cette évidence : la première Université de France était là où elle était, et non la où vous souhaiteriez qu’elle fût été.
    Ce qui n’enlève rien à la valeur de vos travaux, qui ,à défaut d’être vraiment convaincants, garderont toujours à mes yeux leur incroyable fraîcheur.

    • Par Emile Mourey (---.---.---.186) 3 novembre 2011 10:20
      Emile Mourey

       jak2pad


      Bonjour. C’est FR3 Bourgogne qui commence son article ainsi en parlant d’une première université de France. D’abord, le mot est apparemment impropre puisque les textes ne parlent que d’écoles. D’autre part, vu que la Gaule était alors constituée de cités indépendantes, je ne vois pas pourquoi chacune de ces cités n’aurait pas cherché à avoir leur propre école même si celle d’Augustodunum avait la réputation que soulignent les textes. Il ne faut pas non plus oublier les écoles de Marseille. Le texte de Camille Jullian montre bien l’étendue et l’importance du phénomène.
  • Par TOUSENSEMBLE retraité FRONT DE GAUCHE EX DP sante social (---.---.---.135) 14 novembre 2011 09:52
    TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE


    SACRE COLONEL....AUTORITAIRE....

    -fixe pour les barbares celtes ou keltoi...

    la vraie histoire n’existe pas...les religieux nous ont donné des repères...et de siècle en siècle l’enjolivent...
    -le coran dit que jesus a existé et était un disciple de leur dieu...a eux.............que jesus n’a pas été criucifié...qu’un esclave a prix sa place « barrabas,,, ???? » plus facile dans ce cas de« ressuciter »

    comment ils font avec un décalage de 400 ans...pour faire croire a ces sornettes et semer discorde et haine dans le monde entier.
    en haut du mont nebo on ressent quelque chose....comme dans tous lieux de culte celte...christianisés....un silence...et des couleurs trop belles.

    a chacun sa facon de croire et de prier....au début il y avait le « soleil ». ET LUI IL EST TOUJOURS LA QUEL BEAU DIEU !!!!

    • Par Antenor (---.---.---.101) 14 novembre 2011 12:16
      Antenor

      La haine et la discorde existaient bien avant l’apparition du christianisme et de l’islam. Le but des fondateurs de ces religions étaient de donner au monde entier une religion unique pour l’unifier. Les dieux étaient les symboles de chaque peuple. On voit très bien dans l’Iliade les dieux s’opposer selon leur camp. Avec un seul dieu, ils espéraient ne constituer plus qu’un seul peuple.

      En quoi les légendes chrétiennes et musulmanes sont-elles plus des sornettes que celles des Celtes ou des Egyptiens ? Vous croyez peut-être qu’au temps des druides chacun avait le droit de pratiquer la religion qu’il souhaitait ?

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