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Accueil du site > Tribune Libre > Faillite de la santé publique : l’OMERTA

Faillite de la santé publique : l’OMERTA

Ancienne plume de Lionel Jospin, et maintenant celle du Président HOLLANDE, Aquilino MORELLE avait reconnu en 1996 « la défaite de la santé publique » (Flammarion). Deux ans plus tard, à l’évocation d’une étude comparative sur les taux de décès en Italie, en Grande-Bretagne et en Suède par rapport à la France (étude réalisée en 1992 par l’INSERM et le Haut comité de santé publique, publiée aux éditions Le Monde en 1996), Jacques BARROT, ancien ministre de la santé puis vice-président européen à la justice et à l’égalité et actuel membre du Conseil constitutionnel, avouait en aparté la faillite de la politique de santé publique tout en incriminant la politique vaccinale.

De son côté, Jean de KERVASDOUE, économiste de la santé, déclarait  « La santé intouchable »Pour quelles obscures raisons, cette politique de santé n'a-t-elle jamais été en France un thème de campagne électorale donnant lieu à des débats politiques ?

Un budget le plus élevé d’Europe

Le budget de la santé français est en continuelle augmentation, 30% plus élevé que celui de nos voisins, représentant 12,1% du PIB en 2008 contre 9% en 2003. Les dépenses de médicaments y sont trois fois plus élevées qu’en Italie, passant de 5 milliards en 1980 à 15 milliards en 1990, 25 milliards en 2000 et 33,6 milliards d’euros en 2010 (Le même médicament contre le cancer est facturé 140 euros en France et 40 euros en Italie…).

Une politique de la santé publique en faillite

  • La France se situe au 14ème rang pour la mortalité néonatale et infantile.
  • On assiste à une véritable « épidémie » de cancers (365 000 en 2011 contre 160 000 en 1980), sans réelle amélioration du pronostic, tandis que la morbidité par cancer est supérieure à celles de nos voisins.
  • La fréquence des maladies neuro-dégénératives et auto-immunes subit une évolution exponentielle : 20 000 scléroses en plaques en 1994 contre 83 000 en 2006 ; 750 000 maladies d’Alzheimer en 2010 avec 250 000 nouveaux cas annuels ; augmentation régulière de la fréquence du diabète, des pathologies thyroïdiennes, de l’autisme, de l’hyperactivité…
  • Augmentation considérable de la fréquence des allergies respiratoires et digestives, de l’hyperactivité, de la schizophrénie, de l’épilepsie.
  • Avec la médicalisation de la société, les Français sont aussi les plus gros consommateurs, de tranquillisants, d’antibiotiques (dont la consommation s’était réduite ces dernières années avant de reprendre de plus belle), de pesticides, de vaccins, de césariennes, de péridurales, d’appendicectomies, d’ablation des végétations, de paracenthèses, d’amalgames au mercure….

La constante dégradation de la santé des adolescents

 88% de nos adolescents seraient en bonne santé (A. Bodechon, Infirmière Magazine, 1997) alors que 63 % d’entre eux ont des conduites violentes le plus souvent occasionnelles, 50 % consomment de l'alcool (surtout de la bière), 50 % se disent fatigués, 20 % se plaignent de céphalées, de douleurs digestives et de réveils nocturnes, 23 % ont des idées suicidaires, 9 % y pensent fréquemment, 7 % ont fait une tentative de suicide, 17 % ont pris des médicaments contre la nervosité, l'angoisse ou pour mieux dormir et 7 % ont une pathologie dépressive.

Dans son rapport annuel pour l’année 1998, le Haut comité de santé publique reconnaissait que : « L'état de santé des jeunes dans la tranche d'âge de 15 à 24 ans est préoccupant : chez les garçons, les accidents sont à l'origine de plus de 70 % des décès, le suicide de 15 %, et les maladies de 12 %. » Pour nos experts, quelque peu réductionnistes, ces troubles seraient liés notamment à « de nouveaux problèmes médicaux tels que les affections respiratoires favorisées par la pollution ou les déséquilibres nutritionnels ».

De plus, « des générations de teenagers se préparent à subir une sénilité précoce dans la première partie de leur vie, du fait de l’usage du téléphone mobile et des nouvelles technologies sans fil… L’exposition volontaire du cerveau humain aux micro-ondes du téléphone est la plus grande expérience biologique jamais réalisée in vivo… avec l’avènement des technologies de communication sans fil, les gens vont baigner dans un océan de micro-ondes  » (Pr. Leif Salford, Université de Lund, Suède).

Une politique de santé inféodée aux lobbies pharmaceutiques et à la Bourse

Dans son rapport sur le budget de la Sécurité sociale, la Cour des comptes avait reconnu en septembre 2001 que : «  la politique du médicament est inféodée aux lobbies pharmaceutiques tandis que la formation et l’information des médecins sont assurées essentiellement par les laboratoires pharmaceutiques  ».

Un rapport du Sénat reconnaissant de son côté en juin 2006 que « la formation médicale continue - à la charge du Conseil de l’Ordre - est assurée à 98% par les laboratoires  » (rapport Hermange et Payet).

Selon les commissions, 65 à 91% des experts de l’Afssaps sont liés par des liens d’intérêts aux laboratoires pharmaceutiques tandis que les députés sont « sous influence » – quand ils ne sont pas fantômes – sous la coupe du « vrai pouvoir des lobbies à l’Assemblée nationale » (V. Nouzille et H. Constanty, Editions Fayard, 2006).

Alors que la publicité est interdite pour les médicaments remboursables, la promotion commerciale des vaccins est libre de tout contrôle permettant mensonges et dramatisation, comme ce fut le cas pour le vaccin hépatite B, voire contre le cancer du col : « dans le domaine des vaccinations, les adolescents sont un domaine très porteur, il faut dramatiser… faire peur avec la maladie » (Note interne d’Aventis Sanofi-Pasteur).

Championne d’Europe pour les scandales sanitaires, la France nous a apporté la preuve de ce qu’il ne fallait pas faire avec le Médiator suspendu beaucoup plus tard que dans les pays voisins et malgré 17 alertes au niveau de l’Afssaps, sciemment occultées par ses membres, jusqu’au coup de force médiatique du Dr Irène Frachon avec son livre dont la censure du titre - « Combien de morts ? » -jugé « outrancier et disproportionné » par Servier a été levée en novembre 2010, obligeant l’Afssaps à développer ses investigations.

L’utilisation sans contrôle de produits de synthèse reconnus pourtant toxiques

Alors qu’une directive européenne sur le droit à la consommation précise qu’un produit de consommation est défectueux dès lors qu’il n’offre pas la sécurité à laquelle chacun est en droit de s’attendre, notre environnement est assailli de produits chimiques (engrais et pesticides), d’additifs alimentaires, d’aliments dénaturés et de métaux toxiques préjudiciables pour les systèmes enzymatiques et immunitaires.

Environ 200 000 enfants sont ainsi exposés en France au saturnisme (intoxication au plomb). A proximité des usines de recyclage de batteries, le cadmium est responsable de graves pathologies neuro-dégénératives dans la population. Reconnu responsable de l’autisme et d’autres pathologies neuro-dégénératives, le mercure est utilisé dans les vaccins et surtout les amalgames dentaires en France, alors que son emploi est interdit en Russie depuis 1975 ainsi qu’en Suède et en Suisse.

Utilisé notamment dans les laits maternisés, les médicaments, le traitement de l’eau et la majorité des vaccins, l’Aluminium, est incriminé dans le développement de maladies auto-immunes associées une fois sur trois à une sclérose en plaques notamment. En Californie, 258 cliniques vétérinaires ont mis en évidence une augmentation considérable de cancers des tissus mous chez les chats vaccinés. Entre 1983 et 1994, la fréquence de ces cancers a été multipliée par 18,3 à proximité du point d’injection avec présence d’aluminium dans les macrophages voisins. (Shane Ryan in Singapore Veterinary Journal, 1998).

Vaccinations : un rapport bénéfice/risque particulièrement négatif, occulté officiellement

Alors que le Pr. Jean-Michel Dubernard, présidant de l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé (Opeps), reconnaissait en juin 2007 que « l’utilité des vaccins n’est pas prouvée scientifiquement », de plus en plus d’études scientifiques mettent en évidence une morbidité et une mortalité sensiblement plus élevée chez les populations vaccinées.

Il est ainsi clairement établi que les enfants allemands vaccinés ont 2 fois plus d’allergies que les non-vaccinés (22,9% contre 10,6%). Pour le rhume des foins, on trouve 10,7% contre 2,6%, pour l’asthme et les bronchites chroniques 18,4% contre 2,4%. Diabète, épilepsies, problèmes thyroïdiens et hyperactivité sont également plus fréquents chez les vaccinés (Etude KIGGS, réalisée par l’institut Robert Koch et publié dans le Bundesgesundheitblatt, vol. 49, N° 10, 2006).

Alors que le taux de pollution y est le plus bas du Royaume-Uni, les Highlands ont cependant le taux d’asthme le plus élevé. Sur 446 enfants nourris au sein jusqu’à 6 mois, 243 ont été vaccinés contre la coqueluche. Les 203 enfants non vaccinés ont présenté 5 fois moins d’asthme et 2 fois moins d’otites (Cf. Dr. Odent, M & al., Jama, 1994).

En Guinée-Bissau, les taux de décès chez les enfants vaccinés contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche sont deux fois plus élevés que chez les enfants non vaccinés (British Medical Journal, 321 : 1345-21 ; 2000).

Chez les Amish en Pennsylvanie, comme chez les enfants du Homefirst Health Services de Chicago qui ne sont pas vaccinés, l’autisme est pratiquement absent, alors que dans le reste des USA sa fréquence est passée d’1 cas pour 2 000 enfants en 1970 à 1 cas pour 1 000 en 1990 à 1 cas sur 110 en 2010, tandis qu’une étude sud-coréenne parue dans l’American Journal of Psychiatry en mai 2011, révèle qu’1 enfant sur 38 serait atteint de ce syndrome.

 

Toute amélioration de la santé publique passe inévitablement par une réforme en profondeur de la politique de santé publique et de celle de la Sécurité sociale, libérées du joug criminel des industries chimique, agro-alimentaire et pharmaceutique, par l’application stricte du devoir d’information « claire et loyale » auquel sont tenus fabricants, médecins et tous ceux qui réalisent les prescriptions, ainsi que par la stricte indépendance de l’enseignement médical et de toutes les autorités sanitaires, sans oublier la réforme en profondeur de l’Ordre des médecins « contraire au droit et hors-la-loi », né sous Vichy et qui – toujours – « colle aux labos ».

 

 Dr Marc VERCOUTERE

Cri-vie@neuf.fr


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5 réactions à cet article    


  • leypanou 3 décembre 2012 11:25

    @auteur :

    Votre conclusion devrait être affichée dans tous les hôpitaux, salles d’attente des médecins, etc, etc.

    Mais ce ne sera pas avec un gouvernement social-libéral tel qu’on a maintenant que cela risque de changer : a spécialité est plutôt « l’emplâtre sur une jambe en bois », dont tout le monde a constaté l’inefficacité, sauf pour que de plus en plus, la santé à deux vitesses se généralise et que de plus en plus de Français n’arrivent plus à se soigner correctement par manque de moyens, sans parler des délais scandaleux dans les hôpitaux publics.


    • l AGCS A encore frappé...« 

       »accord général pour le commerce des services"

      après les transports...la poste ...la santé

      bientot l’école...la prévoyance mutuelles et assurances privéeset LES RETRAITES


      • Le péripate Le péripate 3 décembre 2012 12:34

        Propagation de fausses rumeurs : la Sécurité Sociale va bien, très bien même.


        La preuve c’est que ce qui se passe à l’UMP est beaucoup plus intéressant.

        • leypanou 3 décembre 2012 15:02

          Et la natalité chez les catholiques fondamentalistes en France ? Moi personnellement, j’ai connu une famille avec 5 enfants !!!

          Allons, allons : les cerveaux lobotomisés anti-immigrés, on les connaît : répéter comme un perroquet des contre-vérités écrites ailleurs !!!


        • auguste auguste 3 décembre 2012 17:03

          @ leypanou

          Vous avez abordé un sujet primordial que l’auteur a omis de traiter dans son article et je vous en remercie.

          Notre « santé à deux vitesses » qui fait « que de plus en plus de Français n’arrivent plus à se soigner correctement par manque de moyens ».

          Je sais bien que les jeunes ont de plus en plus tendance à mépriser leurs vies et leur santé, qui sont leurs biens les plus précieux.
          Ce même état d’esprit les conduit à haïr les vieux, qui coûtent trop cher à la société, toute considération politique mise à part.
          Admettons qu’il ne fasse pas bon se retrouver confronté à une vie de merde, que l’on soit jeune ou vieux.

          A l’ère du grand gaspillage et de la désinstrualisation, tous nos énarques n’ont qu’une idée en tête, augmenter le débit des pompes à fric.

          Ce faisant, ceux qui n’ont plus les moyens de se soigner sont de plus en plus nombreux.

          Moins ils se soignent et plus ils sont malades.

          Ne pas avoir accès aux soins dentaires, hors de prix, est annonciateur d’une catastrophe sanitaire aux conséquences insoupçonnées.

          Qui pourrait croire que des caries laissées à l’abandon sont génératrices de cancers, de graves troubles cardiaques ou, moins onéreux pour la collectivité, d’une septicémie foudroyante ?

          Non, ce n’est pas en raisonnant en comptables que les gestionnaires de la Sécurité Sociale vont renflouer leurs caisses.

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