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Faut-il supprimer le ministère de la Culture ?

 Interrogé sur sa suppression éventuelle, Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre, estime que la question peut se poser même si elle est politiquement taboue. Depuis de longues années, selon lui, l’action de ce ministère serait devenue incompréhensible et perçue comme injuste. A la Culture, la difficulté serait que le ministre a beaucoup de mal à prendre ses distances par rapport aux populations qu’il administre (Le Monde du 19/12/08). 

On ne peut pas être plus clair. Ce ministère ne sert à rien d’autre qu’à présider en se substituant aux élus qui ne demandent que cela, à accorder des subventions alors que les caisses de l’Etat sont presque vides et à soutenir des corporatismes sous prétexte de défendre la Culture.

Question de bon sens, rendons aux autres ministères ce qui leur revient. Laissons l’animation culturelle aux collectités locales, le suivi du patrimoine classé à un secrétariat du tourisme et les questions législatives à la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Et puis, supprimons les Directions Régionales des Affaires Culturelles qui ne remuent que du vent tout en faisant double emploi avec l’organisation préfectorale et les collectivités territoriales.

Quant à l’archéologie et à son organisation, il me semble qu’un audit ne serait pas une mauvaise chose.

En 2003, encouragé par plusieurs élus dont je peux montrer les courriers, j’ai posé au ministre de la Culture une simple question qui me semble pourtant importante. Force est de constater que le dossier a été mis sous le coude par son directeur du patrimoine suivant les mauvaises habitudes de notre administration.


Cette demande avait été, elle-même, précédée en 2001, d’une question écrite à la ministre Catherine Tasca, laquelle, dans une superbe réponse "langue de bois", s’était défaussée sur le collège de France en la personne de son professeur titulaire de la chaire des Antiquités Nationales.

La ministre de la Culture serait-elle aux ordres du collège de France ? Dernier vestige de la monarchie, le collège de France échappe aux règles de la République et n’a de comptes à rendre qu’à lui-même. Et le brave citoyen en est à se demander qui dirige l’archéologie en France : le professeur titulaire de la chaire des Antiquités Nationales ou la Sous-directrice de l’Archéologie du ministère de la Culture ?

Faut-il rappeler mes articles qu’Agoravox a bien voulu publier sur ce sujet ?

Si la ministre de la Culture s’occupait vraiment des dossiers importants de l’archéologie française, elle serait allée sur le chantier du futur parc archéologique d’Alise-Sainte-Reine où les experts en tous genres pataugent pour donner l’explication de la bataille alors qu’à l’étranger on l’a parfaitement comprise Batalha de Alésia. Aux dernières nouvelles, on laisserait aux visiteurs le choix entre plusieurs scénarios. En revanche, pas question de relocaliser Gergovie au Crest malgré l’article de Gasty et mon explication de la bataille reprise par un site italien : Battaglia di Gergovia.

Par respect pour le contribuable, il faudrait exiger de la ministre qu’elle mette un terme à l’interminable et très coûteuse campagne de fouilles menée sur le mont Beuvray, fausse Bibracte, vrai site stratégique de l’oppidum boïen de Gorgobina selon moi, fouilles qui n’ont pratiquement rien donné de plus que celles de Bulliot sous Napoléon III.

Mais quelles sont donc les réussites dont peut se prévaloir ce ministère de la Culture ? Serait-ce les très étranges œuvres d’art moderne de Jeff Koons exposées dans les grands appartements du château de Versailles ? Triste bilan, en vérité : beaucoup de visiteurs scandalisés et une image dégradée de la France auprès des étrangers qui étaient venus dans la capitale pour voir, non des baudruches, mais la splendeur artistique du siècle de Louis XIV.
 

par Emile Mourey (son site) jeudi 1er janvier 2009 - 43 réactions
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  • Par Emile Mourey (xxx.xxx.xxx.186) 1er janvier 2009 13:50
    Emile Mourey

    @ Gasty

    Merci, cher Gasty, pour vos voeux et votre attachement à la liberté d’expression. Mon voeu pour 2009 serait qu’Agoravox fasse "plier" les médias et l’institution sur cette question bien précise de la localisation de nos anciennes capitales gauloises. C’est une question de morale, de déontologie et cela serait une preuve éclatante du rôle positif qu’un site citoyen peut avoir dans une société de liberté.

    Au vu des critiques que me vaut cet article, ce qui me fait un peu sourire, c’est que je ne fais, en introduction, que reprendre les déclarations d’un ancien ministre de la Culture.

  • Par Illel Kieser ’l Baz (xxx.xxx.xxx.56) 1er janvier 2009 12:27

    @Direction de la Publication Agorvox et auteur,
    On se demande comment lire ce texte. Au premier ou au sixième degré. Vous supposant l’humour d’un colonel en retraite, je le prendrai au premier degré et, là, je suis soucieux.
    Je fais référence à cela car vous l’indiquez dans votre fiche de présentation mais je connais aussi, pour l’avoir longuement fréquenté, l’ambiance des anciens de St. Cyr et autres écoles militaires.

    Ce n’est pas tant le contenu qui pose problème, on connaît la position d’une frange néo-royaliste de la population sur la culture. En fait, en dehors des fastes d’antan, il lui est impossible de reconnaître d’autres cultures. C’est le propre des idéologies nostalgiques.

    Ce qui m’interroge, c’est la dérive lente mais marquante de l’interface de publication de Agoravox. J’en parle comme d’un sujet impersonnel car on ne sait pas trop comment cela se passe. Est-ce un robot, un stagiaire que l’on aurait placé là sans consigne réelle ? On ne sait pas.
    Mais après l’article justifiant l’existence scientifique des races - ce n’est pas le seul article au contenu révisionnsite, que nous reste-t-il comme sujet à débattre ?
    Dans la lignée du thème de l’article, la suppressions définitive, en ces temps de crise majeure, des indemnités aux artistes de tous genres
    La création d’un Ministère de l’Identité culturelle chrétienne, il serait chargé d’acorder un label qualité à toute initiative tendant à enrichir le patrimoine chrétien de la Nation française
    La laïcité, coûteuse et dérivant vers un appauvrissement de l’enseignement
    La pauvreté et l’errance sur la voie publique au rang de délit majeur, vu que le plus fort doit l’emporter sur le plus faible et que les lois sont faites pour protéger la propriété privée (dogme de base du libéralisme)
    Une répression accrue pour tout les délits et si l’on ne rétablit pas la peine de mort, on pourrait instituer une peine de léthargie : mettre en léthargie les criminels multirécidivistes, les pédocriminels, etc.
    Le rétablissement de l’enseignement du catéchisme à l’école et le lever de drapeau chaque matin
    L’abollition dela mixité dans les écoles, les collèges, etc.
    La suppression des Etudes Orientales,
    Suppression de l’Institut du Monde Arabe et autres institutions qui ne rende pas compte de l’héritage identitaire du peuple français
    La création d’un fichier d’identité chrétienne
    Suppression des allocations sociales aux familles ne pouvant justifier de racines chrétiennes depuis trois générations, au moins...

    La liste est ouverte.

    Ce qui me gêne, ce n’est pas tant le contenu de l’article mais la dérive progressive des articles de la Une de Agoravox. L’auteur a écrit ce qui lui paraissait juste, et il est normal qu’il puisse l’exprimer et le soumettre à débat. Cependant, le silence assourdissant du Directeur de la publication de Agoravox sur la création d’un comité (ou autre) des auteurs, chargé d’inscrire la publication dans une ligne cohérente (je n’ai pas dit monolitihique)

    Certains articles disparaissent de la Une au bout de deux heures, d’autres y demeurent plus de 48h...
    Quels sont les critères ? Quels objectifs derrières ces alléas apparents.
    Certains articles soumis à examen ne paraissent jamais, pourtant leur contennu mérite la publication..

    Or, on croit discerner une certaine typologie de contenu dans chacune des catégories, sans doute est-ce un effet pervers d’une tendance parano ? Je ne sais...
    La direction de publication de Agoravox, mutique, compte-t-elle n’intervenir que lors de la production d’un nouvel outil de publication, toujours plus de progrès, de mise en ligne, etc ?
    Il apparaît cependant légitime de se demander comment cette direction inscrit ses auteurs dans une ligne éthique ? Je veux dire : les scribes ne sont-ils que des instruments ?
    Je n’attends aucune réponse de la direction de publication de Avox.

  • Par ZEN (xxx.xxx.xxx.194) 1er janvier 2009 13:29
    ZEN

    "Je n’attends aucune réponse de la direction de publication de Avox."

    Vous avez raison , car il n’y en aura pas..
    Le problème a déjà maintes fois été soulevé

  • Par Antenor (xxx.xxx.xxx.118) 1er janvier 2009 14:18
    Antenor

    @ Zen

    Le problème en ce qui concerne les travaux d’Emile Mourey est que le "procès" n’a tout simplement pas eu lieu étant donné que ses "adversaires" sont à la fois juges et partis.



    Bonne année à tous.

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