Devant tant de souffrances, de désespoirs, d’exaspérations aussi devant la lenteur, la difficulté et le manque de coordination des secours, on reste sans voix, partagés entre accablement et espoir, le chaos étant aussi dans nos esprits et dans nos coeurs meurtris.
Accablement devant l’ampleur du drame qui affecte ce pays déjà trop injustement et si souvent frappé par la nature aveugle et les événements de l’histoire.
Espoir, face à la réaction internationale, relativement rapide et large, qui donne à penser que la solidarité internationale, malgré les rivalités, les querelles de préséances et de prestige, peut se montrer efficace et pourrait l’être tout autant pour tant de tâches urgentes plus "ordinaires" de par le monde...
On se prête à rêver, comme toujours après des traumatismes de ce genre, comme après une guerre, que le cours des choses pourrait changer et que cette opération, inédite par son ampleu, pourrait être le signe d’une remise en question fondamentale des instances internationales
Mais n’est-on pas là en train de rêver les yeux ouverts, comme hallucinés par ce qui nous frappe tous au coeur de notre humanité ?
Le processus de mondialisation sans règles ni contraintes est à juste titre souvent dénoncé comme facteur de déstabilisation (délocalisations, notamment) et de crises, dans ses aspects financiers. La réaction internationale, rarement aussi large, au drame haïtien, donne à penser et à espérer une autre forme de relations entre grandes puissances, qui ne se fassent plus sous le seul signe de l’intérêt, de la rivalité ou de l’affrontement armé L’ONU y retrouverait son vrai sens...
Si les grandes nations sont inefficaces devant les grands problèmes peu spectaculaires et durables que sont la sous-nutrition d’une partie de l’humanité, par exemple,la réactivité internationale a été impressionnante face à cet événement ponctuel
"...La réaction internationale à ce séisme, considéré par l’ONU comme le pire désastre depuis sa création, a été rapide. L’organisation a déjà reçu 268,5 millions de dollars de promesses d’aide, et espère atteindre la somme de 562 millions de dollars (391 millions d’euros). Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, est arrivé dimanche en Haïti. Il a qualifié le séisme de "plus grave crise humanitaire depuis des décennies". A l’initiative du Mexique, le Conseil de Sécurité de l’ONU se réunira lundi pour étudier la situation en Haïti. La présence de Ban Ki Moon est attendue, d’après un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Mexique.___Si les Etats-Unis ont pris la tête de l’aide en Haïti, l’Union Européenne compte annoncer des engagements financiers pour la reconstruction du pays. Une réunion des ministres européens de la diplomatie de l’UE est prévue lundi. L’union appellera à une conférence internationale sur le sujet, et montrera sa "volonté de travailler sur les besoins immédiats du pays mais aussi sur l’avenir et la reconstruction", a indiqué la porte-parole de la présidence espagnole de l’UE à Bruxelles, Cristina Gallach, dimanche." (Europe1)
Cependant on a manqué l’occasion d’agir de concert, comme le remarque La Croix :
"...Le quotidien belge Le Soir déplore, pour sa part, qu’à l’heure des secours, « l’Union européenne a raté une occasion d’exister ». « Et ce n’est pas sans effet pour les Haïtiens, écrit Maroun Labaki, car une aide européenne « unifiée » aurait été infiniment plus efficace que les déploiements parallèles, voire concurrents auxquels nous assistons. Las ! Les discours incantatoires sur l’Europe se fracassent trop souvent sur la réalité, aussi vite que les édifices affolés de Port-au-Prince ». A l’appui de ses propos, le commentateur relève que la Commission européenne a reconnu vendredi avoir appris « par la presse » l’initiative de Nicolas Sarkozy, proposant à Barack Obama la tenue d’une conférence internationale pour la reconstruction et le développement d’Haïti. « Interrogé, le porte-parole de Catherine Ashton, la nouvelle haute représentante de l’UE, a simplement répondu : « je ne suis pas au courant ».
Peut-on craindre des risques de mise sous tutelle d’un pays longtemps dominé ?
Rony Brauman répond face à l’urgence :
"...Les différents intervenants que sont les donateurs, les organisations internationales et les agences des Nations Unies, devront se rendre au siège de l’ONU pour annoncer ce qu’ils font. Ils seront répartis dans les zones géographiques où ils pourront entrer en action. C’est comme cela que marche la coordination. Nous sommes pour l’instant au stade où les gens font ce qu’ils peuvent à l’endroit où ils peuvent et, compte tenu du chaos, c’est de toute façon, beaucoup mieux que rien.
Pensez-vous qu’il y ait un emballement et une course effrénée à la générosité de la part de ces donateurs ?
Il y a un emballement bien sûr, mais je ne le dirais pas de façon trop critique. La situation impose d’aller vite et, entre la rapidité et l’emballement, la nuance n’est pas toujours très facile à faire. Les besoins sont énormes et urgents en Haïti. On se précipite à travers le monde pour tenter d’y répondre. Il y a certes des arrières-pensés de positionnement et de stratégies d’images de la part des grandes puissances, mais n’oublions jamais qu’un pays qui aide est un pays qui affirme sa puissance. Cela fait tout simplement parti du jeu politique.
-Un pays comme Haïti peut–il être un terrain d’affrontements diplomatiques pour les puissances occidentales dans ce moment précis ?
Je ne parlerais pas d’affrontements mais de rivalités. Je prends l’exemple de la Chine qui envoie des sauveteurs et des soldats en Haïti. Elle entre en rivalité directe avec les États-Unis dans ce qu’il est convenu d’appeler leur arrière- cour.
Les catastrophes naturelles permettent toujours aux stratégies politiques et diplomatiques de jouer. Il n’y a pratiquement pas d’exception à cela, dans la mesure où le pays sinistré est ouvert. Il y a eu des catastrophes à guichet fermé si l’on peut dire, comme celui qui s’est produit en Chine en 1974 et qui a fait entre cinq cent mille et un million de victimes selon ce qui a été rapporté. Personne n’en sait vraiment rien, parce que c’était la grande époque maoïste et les choses se sont passées à huis clos, parce qu’on ne pouvait pas entrer dans le pays. Mais dans un pays ouvert, on observe des rivalités et des jeux politiques.
Cela fait partie de la catastrophe elle-même. Ce serait naïf d’attendre d’un pays qu’il se comporte comme une ONG. Un État défend un certain nombre d’intérêts... "
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Par balthasar1er(xxx.xxx.xxx.189)18 janvier 2010 11:02
@Nestor le rêveur
"On devrait se réjouir que tout le monde se soit mobilisé, ben non c’est
pas le cas, on voit par ce mouvement de solidarité un enjeux politique
et économique ... Ce monde est dingue obnubilé par le concept de
stratégie de concurrence, toujours elle que l’on retrouve à tout les
niveaux même dans celui-là ... c’est pitoyable !"
Parce que vous pensez sincèrement que les états unis ne sont pas dans une logique de retour sur investissement,je ne sais comment on peut faire preuve d’autant d’aveuglement ! Pourquoi personne ne s’est préoccupé plus tôt des populations haïtiennes ? On s’en fout royalement de tous les damnés de la terre,ce qui est important c’est de se positionner sur les marchés de la reconstruction,de libéraliser l’économie de ce pays de privatiser tout ce que l’on pourra privatiser,d’installer des bases militaires, vu que l’ancien pré carré Sud Américain à fait un retour en force vers le socialisme au cours des dernières années, il faut trouver de nouveaux alliés dans la région et quoi de plus efficace que la dette pour faire pression sur une nation et la transformer en simple colonie de l’empire.
A joke ? Attitude très française : discourir sur le discours sans s’engager personnellement tout en faisant la morale Une réforme de l’ONU = sexe des anges ?
Jean-Paul C’est fait, je n’ai pas attendu vos bons "conseils"... Plus jeune que moi, vous pouvez aussi aller sur le terrain, ce qui serait mieux On peut facilement soulager sa conscience par un somme d’argent Cela ne dispense pas de réfléchir
Croisons les doigts pour que ce désastre puisse servir de leçon aux nations afin de promouvoir une branche humanitaire disposant d’un véritable rôle de supranationalité avec un commandement en stand-by permanent et surtout des moyens de réaction immédiatement mobilisables.
Pas sûr pourtant que les Etats-Unis voient pourtant les choses ainsi. Particulièrement dans leur zone d’influence où ils ont soit des intérêts économiques, soit la crainte de voir arriver sur leur sol des dizaines de milliers de clandestins chassés par la famine ou la misère. Leur attitude en Hazïti est à cet égard significative.
"Il y a certes des arrières-pensés de positionnement et de stratégies d’images de la part des grandes puissances, mais n’oublions jamais qu’un pays qui aide est un pays qui affirme sa puissance. Cela fait tout simplement parti du jeu politique. -Un pays comme Haïti peut–il être un terrain d’affrontements diplomatiques pour les puissances occidentales dans ce moment précis ? Je ne parlerais pas d’affrontements mais de rivalités. Je prends l’exemple de la Chine qui envoie des sauveteurs et des soldats en Haïti. Elle entre en rivalité directe avec les États-Unis dans ce qu’il est convenu d’appeler leur arrière- cour. Les catastrophes naturelles permettent toujours aux stratégies politiques et diplomatiques de jouer. Il n’y a pratiquement pas d’exception à cela, dans la mesure où le pays sinistré est ouvert."
Voilà la vision du monde telle qu’elle est malheureusement.
On aide pas par compassion ou par pitié, mais pour attendre un retour ... pfffffffff
On devrait se réjouir que tout le monde se soit mobilisé, ben non c’est pas le cas, on voit par ce mouvement de solidarité un enjeux politique et économique ... Ce monde est dingue obnubilé par le concept de stratégie de concurrence, toujours elle que l’on retrouve à tout les niveaux même dans celui-là ... c’est pitoyable !
Bonjour Fergus,
"Croisons les doigts pour que ce désastre puisse servir de leçon aux nations"
Malheureusement je crois que c’est inutile, car apparemment eux n’y voient que du positif, je parle des États, pas des gens.
Une illusion de compassion qui cache des enjeux politiques et économiques.
Par balthasar1er(xxx.xxx.xxx.189)18 janvier 2010 11:02
@Nestor le rêveur
"On devrait se réjouir que tout le monde se soit mobilisé, ben non c’est
pas le cas, on voit par ce mouvement de solidarité un enjeux politique
et économique ... Ce monde est dingue obnubilé par le concept de
stratégie de concurrence, toujours elle que l’on retrouve à tout les
niveaux même dans celui-là ... c’est pitoyable !"
Parce que vous pensez sincèrement que les états unis ne sont pas dans une logique de retour sur investissement,je ne sais comment on peut faire preuve d’autant d’aveuglement ! Pourquoi personne ne s’est préoccupé plus tôt des populations haïtiennes ? On s’en fout royalement de tous les damnés de la terre,ce qui est important c’est de se positionner sur les marchés de la reconstruction,de libéraliser l’économie de ce pays de privatiser tout ce que l’on pourra privatiser,d’installer des bases militaires, vu que l’ancien pré carré Sud Américain à fait un retour en force vers le socialisme au cours des dernières années, il faut trouver de nouveaux alliés dans la région et quoi de plus efficace que la dette pour faire pression sur une nation et la transformer en simple colonie de l’empire.
"Parce que vous pensez sincèrement que les états unis ne sont pas dans une logique de retour sur investissement,je ne sais comment on peut faire preuve d’autant d’aveuglement !"
Relit bien ce que j’écris avant de t’enflammer !
"Ce monde est dingue obnubilé par le concept de stratégie de concurrence, toujours elle que l’on retrouve à tout les niveaux même dans celui-là ... c’est pitoyable !
Une illusion de compassion qui cache des enjeux politiques et économiques."
Ou t’as vu que je pensais que les États-Unis n’était pas dans une logique de retour sur investissement ?
C’est justement ce que je dénonce et il n’y a pas que les États-Unis qui sont malheureusement dans cette logique.
Par balthasar1er(xxx.xxx.xxx.189)18 janvier 2010 14:11
Je tiens à signaler que j’avais mal interprété les propos de Nestor,Il fait une interprétation à mes yeux correcte de la situation en cours, cela dit ceci n’enlève rien à la pertinence de mes propos quant à la stratégie de prédation mise en place par les états unis depuis des décennies.
Bien évidemment, les USA vont appliquer une fois de plus la stratégie du choc, histoire de profiter du désarroi, pour s’installer comme en Irak. Et hop ! à eux les chantiers de reconstruction !
L’Europe pendant ce temps-là, ben, on oublie de la mettre au courant. Sarko est tellement pressé de se faire bien voir et surtout de placer Bouygues, qu’il en oublie de téléphoner. Ah c’est pas comme la Géorgie, où Sarko avait tiré l’Europe vers l’avant !
Par Philippe D(xxx.xxx.xxx.87)18 janvier 2010 10:56
Il y a des situations d’URGENCE et de détresse où la polémique ferait mieux d’accepter (provisoirement) de céder la place à l’EFFICACITE.
Cela a déjà été dit maintes fois : Quel pays dispose d’autant de moyens rapidement mobilisables. Quel pays est le plus proche géographiquement. Quel pays se retrouve ipso-facto avec le plus grand nombre d’intervenants sur place.
Philppe D Bonjour C’est exactement ce que dit Rony Brauman, sans illusion sur les motivations et les arrière-pensées Si les intentions humaines individuelles penvent être désintéressées et vaiment compassionnelles , il n’en est pas de même de l’action des Etats en tant que puissances
Par Philippe D(xxx.xxx.xxx.87)18 janvier 2010 11:09
Bonjour Zen,
C’est ce que dit Brauman. Voir en ce moment des digressions convenues sur la stratégie du choc, alors qu’il s’agit d’apporter immédiatement une aide d’urgence aux conséquences d’un cataclysme imprévu et dramatique par ses dimensions, à quelque chose ..... d’inadapté. (je pèse mes mots)
Philippe D Exact, la théorie du choc, au sens kleinien, ne peut convenir ici, car elle suppose préméditation et organisation (comme au Chili en 1973) et ne peut s’appliquer sans non sens à des phénomènes naturels
C’est pour cela que la pire des choses serait d’avoir justement ce que recommande Fergus une branche humanitaire avec un rôle supranational. La coordination a un prix, financier bien sûr, mais aussi en terme de bureaucratie, d’inertie et surtout sur le plan des choix d’intervention stratégiques et politiques. Il faut savoir distinguer entre ce qui est proposé par R. Brauman, à savoir toutes les agences rendent compte de leurs activités sur le terrain et coordonnent leurs interventions, et une coordination préalable qui détermine qui seront les intervenants, à quels endroits et avec quels moyens. C’est dans cette direction que voudraient aller l’ONU et les pays occidentaux. Ce jour là, ce qu’il reste d’indépendance aux ONG humanitaires aura vraiment disparue.
Bonjour Annie On peut concevoir une indépendance relative de certaines ONG (en excluant celles qui font surtout du lobbying) et une instance internationale humanitaire, non chapeautée par les usa, en veille permanente, très réactive,chargée d’intervenir immédiatement pour les premiers besoins et de coordonner l’action des ONG , qui, souvent se contrarient ou, pire, se concurrencent, comme on l’a vu lors du tsunami La bureaucratie existe aussi dans certaines ONG
Zen, Cette coordination existe déjà : cela s’appelle les "clusters" ou groupes sectoriels amorcés par le projet de réforme humanitaire lancé par Jan Engerland. http://ocha.unog.ch/humanitarianreform/ Il y a plusieurs problèmes à cette approche : d’abord elle coûte très cher, elle est très bureaucratique et elle est donc très longue à se mettre en marche. La coordination marche au niveau national mais pas en aval, parce qu’il peut y avoir plusieurs paliers de management. Si mes souvenirs sont exacts, lors du tremblement de terre au Pakistan, entre les "clusters" opérant à Islamabad et les travailleurs de terrain, il y avait 6 paliers de management. La coordination suppose également l’uniformité des modes d’intervention et la compatibilité de l’équipement. L’UNICEF vient de dépenser ces dernières années des millions de dollars au renforcement de ses capacités dans le secteur eau, assainissement et hygiène dont il est le chef de file, et l’on a vu à Haïti que le système ne marchait pas puisque que le PNUD a dû le remplacer au pied levé, parce qu’il n’était pas prêt. La notion de coordination est séduisante parce qu’elle donne l’impression qu’il est possible de mettre de l’ordre dans le chaos. Il s’agit d’une satisfaction purement intellectuelle parce que dans la réalité, réforme humanitaire ou non, on ne fait pas mieux aujourd’hui que ce qui était fait il y a 20 ans, et cela pour bien moins cher. Mais c’est le secret le mieux gardé.
A joke ? Attitude très française : discourir sur le discours sans s’engager personnellement tout en faisant la morale Une réforme de l’ONU = sexe des anges ?
Zen il y a urgence il me semble en Haïti, alors il y a les Américains qui se bougent le cul et les Européens qui en sont encore et compte tenu de la situation à se poser la question :
Par Jean-paul(xxx.xxx.xxx.58)18 janvier 2010 13:19
D’accord avec leJoker , Zen Blablablablablabla.......Sois efficace envoies un don pour Haiti .ce sera une goutte d’eau dans la mer ..............et tu pourras meme en faire un article . Les Haitiens te remercient pour ta generosite .
Jean-Paul C’est fait, je n’ai pas attendu vos bons "conseils"... Plus jeune que moi, vous pouvez aussi aller sur le terrain, ce qui serait mieux On peut facilement soulager sa conscience par un somme d’argent Cela ne dispense pas de réfléchir
Par latitude zéro(xxx.xxx.xxx.145)18 janvier 2010 14:38
Gelone
"les peuples ont les gouvernements qu’ils méritent."
Beaucoup ont surtout des gouvernements avalisés par les US.
Rien ne changera en Haiti après l’urgence. La reconstruction au norme antisismique sera juteuse, surtout pour les usa qui se tailleront la part du lion avec l’argent de la communauté internationale . Les damnés rebricoleront leur case comme d’hab avec des bétons plus que pauvre en ciment et en ferraillage. Les "ateliers de la sueur" qui ont attiré des dizaines de milliers d’haitiens de leur campagne vers Port au Prince reprendront de plus belle ! Les haitiens seront de nouveau dépendant de l’alimentaire des US. qui continueront à leur fourguer leur marchandises invendables du style patte de poulet surgelé par paquet de 25 kilo à des tarifs que , même si les occidentaux en voulaient pour en faire des farines, n’en paieraient pas le quart du prix.
Par latitude zéro(xxx.xxx.xxx.145)18 janvier 2010 20:47
Gelone
Si vous pensez que St Domingue est beaucoup mieux qu’ Haiti , il faut sortir des hôtels et voir la misère au fur et à mesure que vous vous en éloignez Des cartons de pieds de poulet US éventrés au fond des congélos rouillés, j’en ai vu aussi, comme à St Vincent, Barbuda, à la Dominique etc.. Tous les pays tier-mondiste des Caraibes sont comme ça. St Domingue est simplement plus "stable" politiquement.
Sur le fond de l’article, je préfère ne pas me prononcer et garder mes illusions.
Pour l’instant les haïtiens attendent de l’aide de l’extérieur. Alors, dans l’urgence, un seul raisonnement : j’aime mieux un homme vivant remerciant les USA, qu’un homme libre mais mort !
Avez-vous vu le navire-hôpital, les moyens mis en place….Merci de sauver des humains !
celui-ci déclare à l’attention de ses compatriotes qu’« en ces moments de souffrance et de deuil », il les assure « de sa totale solidarité ».
Ce grand humaniste, est parait-il bouleversé !!!!! lui qui a fait massacré 60 000 personnes avant de se barrer d’Haïti avec 600/800 millions de $ et en a fait crever 500 000 de faim durant son règne !
Le séisme fera-t-il mieux que les Duvaliers : 60 000 personnes massacrées + 500000 morts de faim sous le règne Duvalier !
Si, Papybom C’est aussi dans le sujet ! Les sinistre Duvallier (appuyés par "le grand frère voisin") ont laissé un pays exsangue, ce qui ajoute au drame naturel. Par exemple, la pauvreté extrême, lié au manque de ressources et de matières premières,a poussé la population à cuisiner presque exclusivement au charbon de bois et à déforester progressivement le pays, ce qui explique mieux les coulées de boue dévastatrices suite aux cyclones, les précédentes calamités L’Amérique, c’est aussi ça
Le voyeurisme n’a aucune pudeur Je ne regarde plus l’actualité sur ma TV Ecouter les infos sur Haïti permet de ne pas céder à la fascination/sidération que donnent les images en boucle
juste témoigner le vomi qui monte aux lèvres quand je vois tout ce débattage médiatique. On dirait une bande de hyènes en quête d’image propre un peu comme ces maffieux qui vont au premier rang à la messe du dimanche et buttent à tour de bras le reste de la semaine !
Le bilan serai-t-il aussi dramatique si cette population n’était pas maintenue dans la pire des misères depuis des décennies ? pas besoin d’être expert pour savoir que non !
après ça je pense que tout le monde peu comprendre pourquoi des gens se retrouve sans papiers en France-voudriez vous vivre sous la menace d’un tremblement de terre ??Ià moins d’etre japonais
Bonsoir, Papybom Merci pour votre appréciation Oui, on peut garder un part d’espoir pour que changent les rapports internationaux, notamment en reconsidérant le fonctionnement du "machin" Cordialement
Excellente idée, si les gens de bonne volonté se passent le mot, ils l’ont dans l’os... à long terme du moins. On va de plus en plus acheter nos produits selon aussi des considérations éthiques. Or les boîtes qui communiquent sur leur supposée éthique n’en ont pas du tout, puisqu’elles dépensent notre argent (le coût étant reporté sur le produit) au lieu de l’utiliser sur des projets éthiques cette fois ci réels. Et les plus belles pubs viennent des pires boîtes : « l’eau, la vie, la santé » sponsorisé par la pétrochimie, etc. Lies, lies, lies... Henri Rollins, Liar