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Accueil du site > Tribune Libre > Il n’y a plus de travail

Il n’y a plus de travail

Je répéterai inlassablement que dans la société moderne, il n’y a plus de travail. Cela signifie qu’il n’y a plus aucune commune mesure entre l’offre et la demande.

Le travail de masse est appelé à disparaître. D’ailleurs, il est facile de voir que beaucoup de gratte-papier dans les bureaux n’ont socialement aucune utilité : on ne les garde que pour ne pas les mettre au chômage alors qu’ils ne servent strictement à rien, même s’il leur est impossible de le reconnaître.

Il faut désacraliser le travail, indemniser les personnes qui en sont privées (ce qui a été fait dans l’urgence avec cette invention récente qu’est le RMI) et valoriser le travail incompressible restant. Si le travail a été jusqu’à présent indispensable du fait d’une faible productivité, il n’est plus nécessaire au troisième millénaire où la vie doit être pensée autrement.

La mauvaise conscience qu’on insinue dans l’âme du chômeur est également un frein à sa créativité. Les chômeurs ne sont pas chômeurs, ils sont « disponibles », et ça changerait déjà tout de les appeler ainsi.

C’est la définition du travail qui est vicieuse : activité rémunérée. Or, un chômeur travaille d’une manière ou d’une autre, dans l’impossibilité où il est de rester totalement inactif des journées entières, mais ses activités ne sont pas rémunérées. Et l’on ose régulièrement inciter au bénévolat alors que le bénévolat est aussi une cause de paupérisation.

L’équation « travail=argent=pain » n’a plus de sens aujourd’hui, « gagner sa vie » non plus, et l’idée d’un dividende universel, c’est-à-dire de rendre la vie définitivement gratuite, émerge et commence à convaincre.

Il faut cesser de croire à la valeur universelle du travail et accepter de diviser le monde en deux : ceux qui travaillent, soit parce qu’ils peuvent s’intégrer dans ce processus, soit parce qu’ils sont en situation de créer leurs propres activités, et ceux qui ne travaillent pas au sens classique du terme mais qui participent à la société par leur présence et leur disponibilité.

Le chômage de masse va très durement s’intensifier au cours des décennies à venir. S’il a été utilisé et volontairement amplifié par une politique d’immigration pour créer une concurrence à bas coûts et à grande échelle, imposer la baisse des salaires et augmenter le profit, il est devenu irréversible et n’est maîtrisé que par le calcul biaisé des statistiques officielles.

C’est tellement simple de comprendre que tout a été automatisé tous azimuts et que ça continue, qu’un ordinateur-robot est plus efficace et plus fiable qu’un humain sur des tâches répétitives (même l’ANPE appelle désormais les candidats par synthèse vocale !), qu’il peut travailler 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, qu’il n’a besoin que d’électricité et d’un peu d’entretien de temps en temps, qu’il n’a aucune revendication d’aucune sorte, sans congé maternité ni vacances, et qu’on peut en construire dix mille, cent mille... Même si ça ne supprime pas mécaniquement dix mille ni cent mille emplois, ça en supprime énormément au bout du compte et ça n’en crée jamais aucun numériquement, c’est mathématique.

Selon les spécialistes, le suicide sera dans une dizaine d’années la première cause de mortalité. C’est d’ores et déjà le cas aujourd’hui pour la tranche d’âge des 24-35 ans, mais ce sera vrai, assez prochainement, grosso modo dans quelques milliers de jours, pour tous les âges confondus. Et bien évidemment le déni de vérité sur des évidences de ce genre ne fera qu’accroître ce phénomène, puisque beaucoup d’exclus sont nécessairement habités par cette problématique. Tout a un prix, l’autruche aura le sien.

On a mis près de trente ans à pouvoir prononcer le mot immigration sans se faire traiter de fasciste, mettra-t-on trente ans à reconnaître qu’il n’y a plus de travail ?


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122 réactions à cet article    


  • (---.---.251.18) 24 novembre 2006 12:17

    un peu pessimiste, non ? OK,OK, je vais me tirer une balle et je reviens


    • (---.---.30.243) 24 novembre 2006 14:03

      @ l’auteur,

      votre article est extraordinaire ! C’est exactement celui que je souhaitais écrire. Il ouvre sur une vie vraiment nouvelle.

      Je pourrais y ajouter ceci : Il y a des gens qui ne travaillent pas depuis longtemps dans notre société ce qui ne présente pas d’inconvénient « moral » parce que tout le monde y est habitué : Les enfants, les malades, les personnes agées, par exemple.

      Vous avez donc parfaitement raison de vouloir l’étendre à d’autres types de personnes : Il n’y a aucune raison de trouver cela moralement choquant. smiley

      Mais j’irais encore plus loin que vous en disant qu’il faudrait PAYER MOINS ceux qui travaillent ( comme moi ) et PAYER PLUS ceux qui ne travaillent pas.

      Cela ne serait pas grave puisque lorsque l’on travaille on n’a pas le temps de dépenser, et lorsque l’on ne travaille pas on a BESOIN de dépenser. Tout irait alors pour le mieux.

      cordialement et encore bravo smiley


    • eugene wermelinger (---.---.117.80) 24 novembre 2006 16:07

      Alors, l’idéal serait des camps fermés pour ceux qui travaillent. Et on leur donne aucun salaire. Cela s’est déjà vu souvent dans l’histoire. Esclavage du temps jadis. Camps de concentration des nazis, camps de rééducation par le travail des chinois, goulag des soviets. Ultra-libéralisme dans nos pays de liberté capitalistique. Il y a aussi les moines et les nones. Tu perds raison. Mais même chez les fous il y a du vrai. Travailler c’est aussi la vie. C’est même un moteur fondammental et une nécessité pour sa survie et son bonheur. Et il y a grand danger à prôner le contraire. Le paradis n’a jamais été dans la paresse.


    • (---.---.242.67) 24 novembre 2006 18:41

      Je ne comprends pas ton commentaire. Pourquoi veux-tu enfermer ceux qui travaillent ?

      Quand tu dis « Le paradis n’a jamais été dans la paresse. », je n’ai jamais dit ça. Tu restes encore dans la vieille pensée « ceux qui ne travaillent pas sont des paresseux ». Tout l’objet de cet article, et de mon commentaire, est d’aborder le problème autrement. Les enfants, les malades, etc. sont des exemples de personnes ne travaillant pas et étant acceptés par la société comme tel. Pourquoi ne pas étendre cette notion à d’autres catégories ? smiley


    • melanie (---.---.121.158) 24 novembre 2006 20:50

      L’auteur ne parle pas d’inactivité mais de travail rémunéré.

      Un « disponible pour l’emploi » est quelqu’un d’actif et de dynamique et non un siesteux perpetuel.

      Pour ce qui est de la disparition du travail rémunéré , il est statistiquement évident , il n’est qu’ à constater le nombre toujours croissant de suppréssions d’emploi par délocalisations :Aubade, Well, Stephane kélian, Kindy et j’en passe des milliers. La désindustrialisation de la France est à marche forcée et rien n’est mis en place pour pallier à cette hémoragie : Il ne peut y avoir à l’avenir que des ingénieurs ou des chercheurs... Ou bien des individus jeunes s’adonnant aux « services à la personne » envers les personnes agées ou les handicapés.

      Les « pôles de compétitivité » sont une vitrine très « frime » mais qui ne crént pas d’emploi.

      Il est mathématiquement impossible de créer actuellement autant d’emploi qu’il s’en détruit. Par suite, il faut effectivement envisager un chômage massif et une rédéfinition de la « valeur travail » comme seul axe de valorisation sociale de l’individu.

      Le seul hiatus est financier : Comment permettre à des individus de vivre décemment dans une société d’entropie consummériste -même si la marchandise est fabriquée en Chine à coûts dérisoires- alors qu’on ne touche pas de salaire ? Et ce alors même que les salaires stagnent, que le nombre de travailleurs pauvres ne cesse de croitre et que le pouvoir d’achat plonge.

      On va dans le mur sociologiquement, climatologiquement et écologiquement.

      Car nous sommes dans ces trois domaines là au sein de processus qui s’emballent mécaniquement , s’accélèrent et que l’homme ne sait pas anticiper la catastrophe si elle n’est pas déjà arrivée une fois. Or ce qui s’est mis en marche -si on reste à l’écoute des mouvements du Monde bien-sûr- est un système en boule de Neige que l’espèce humaine ne sait pas appréhender.

      L’emballement climatique comme la nouvelle donne du travail - grace à l’imperturbable catastrophe économique du libéralisme à l’échelle planétaire- est sans précédent.

      Il faudrait réagir et vite. Les systèmes humains complexes ne savent pas faire. Ca va donc faire mal.


    • U.corsu 8 octobre 2011 22:28

      Bonjour,

      Votre ésprit ne peut concevoir quelque chose d’autre que le fait « établit ».

      Le bonheur ne se trouve pas dans le travail mais dans l’occupation et l’utilité,
      pour sois même et pour autrui.
      Ce qui n’est pas forcément synonyme de travail au sens ou vous l’entendez.
      Quand je m’occupe de mes grands parents, je travail.(solidarité)
      Quand je renove ma maison en ruine, je travail.(valeur ajoutée)
      Quand je fait mon potager et que je donne une partie de ma production aux voisins je travail.(partage)

      etc etc etc....

      Ce n’est pas un problème de « travail », c’est un problème de valeurs de nos sociétés.
      Que vous le vouliez ou non, la technologie effectivement raréfie le « travail ».
      Les gens que je croisent et qui travaillent pour la plupart n’aime pas ce qu’ils font.
      Même si encore beaucoup disent le contraire à leurs voisins (car c’est socialement encore la norme dominante), dans l’intimité il en va bien autrement...
      Pourquoi ? parce ce qu’ils ne sont pas créatifs,
      cantonnés pour la très grande majorité à des rôles « idiots » dans un systeme qui se marche sur la tête à tous les niveaux et n’à aucun avenir perenne à très long terme.
      Quand un ebeniste travaillait ses meubles, il pouvait être fiert de sont travail.
      Il le vendait à son juste prix, il en garantissait la qualité et donc était respecté pour çà
      ou affrontait l’opprobe.
      Rien à voir avec le travail d’aujourd’hui, vite fait, basse qualité, délocalisé,
      mal rémunéré, et dans l’indifference générale.
      Ce qui fait perdurer ce systeme ce sont les guerres et l’olligarchie qui les provoque et les « finances » par notre endettement, ainsi que la compétition organisée par le libre échange total
      et sauvage.

      Dans un systeme finit (la terre), vouloir toujours plus de materiel est une abération.
      A quoi ressemblera notre vie et la terre quand la planète entière vivra à l’américaine ?
      Avec seulement 20% vivant a peu près à l’américaine nous en constatons déjà les ravages.

      Il est grand temps que les pays développés passent à une économie post moderne.
      Ce qui signifie une consommation en baisse et des idées et des recherches positives en hausse.


    • Auxi 26 octobre 2013 23:34

      Le paradis n’a jamais été dans la paresse.


      Bien sûr que si ! Lire le génial visionnaire que fut Paul Lafargue est INDISPENSABLE !!!

    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 octobre 2013 23:39

      La paresse est la seule activité qui vous prends vraiment tout votre temps . 


    • Bill Bill 24 novembre 2006 12:30

      C’est aussi l’idée que défend Maurice Druon : pourquoi ne pas fournir déjà un toit et à manger à tout le monde d’office et on voit après...

      Pourquoi pas, les hommes sont contraints, c’est dans leur tempérament, de travailler. Mais j’ai quelques doutes sur le fait que cela marche. Dans certains pays on trouve sur le bord de la route des gens qui vous font du thé. Peut-être n’est ce qu’une question d’imagination ? Peut être pourrions nous inventer des nouveaux boulots ?

      Bill


      • seb59 (---.---.180.194) 24 novembre 2006 15:49

        @bill

        D’accord, alors je suis volontaire pour rester chez moi, toucher un salaire, ne pas payer d’import et consommer.

        Je laisse aux autres (je suis sympa de nature) mon boulot prise de tete, mes impots et charges, et mon heure de voiture quotidienne.


      • T.B. T.B. 26 novembre 2006 01:25

        Ton commentaire est loin d’être débile, Bill. J’ai une idée qui me trotte moi aussi : donner à chaque enfant qui naît ce qui lui revient car il n’a pas demandé à naître et son apparition sur Terre, pour une courte vie, n’est que le résultat d’un coït.

        La densité française est, actuellement, de 113 habitants au km2. Si on retient les terres arables, bois et forêts traversés par des rivières non polluées ou si nous les dépolluons en arrêtant nos industries, nous avons en équi-répartition ½ hectare par habitant. Soit l’équivalent d’un terrain de fous euh pardon ... de foot. Cinq mille m2 pour chacun d’entre nous à cultiver, ordonner et embellir à sa guise.

        Pour éviter les inégalités en matière d’emplacement il existe un truc simple - et intéressant - à faire : répertorier les emplacements des églises, chapelles, monastères ... Les curés depuis 1000 ans s’étant appropriés les meilleures terres et vues panoramiques. Pour remédier à la répartition forcément inégalitaire, prendre une échelle de 1 à 4. Celui qui ne bénéficiera pas d’un magnifique emplacement disposera de 4 fois plus de terrain, soit 1 hectare. Les meilleurs emplacements « seulement » 2500 m2. Chacun avec son éolienne maison, son moulin à eau (mini-turbine) selon l’hydrographie du lieu pour produire l’énergie nécessaire à ses besoins, chauffeaux solaires naturels ou avec cellules photovoltaïques pour être totalement autonome. Quelques stères de bois en réserve si, éventuellement, hiver très très rude. Le nucléaire pourra aller se rhabiller et ses bombes avec.

        Je sais, je rêve mais ça fait du bien de rêver. J’ai encore une autre idée, tout aussi utopique : Créer un système de communications électroniques permettent à tous les individus sur Terre d’échanger idées et données (si possible en espéranto puisque c’est facile à apprendre au moins pour les idiomes d’origines latin et anglo-saxons) grâce à des petits appareils munis d’un écran comme les téléviseurs, le tout à la vitesse de la lumière. Ce serait très intéressant car cela permettrait à n’importe qui d’apprendre 1000 fois plus vite qu’à l’école ou la fac et augmenterait, par là-même, le savoir général comme jamais l‘humanité ne l‘a connue. On pourrait appeler ça inter ... navigation (un truc dans le genre).

        Quant à Seb59, je ne te retiens pas : laisses aux autres ton boulot prise de tête, tes impôts et charges (vu à quoi ils servent tu peux effectivement laisser tomber), et ton heure de voiture quotidienne : tu respireras mieux, emmerderas moins tes concitoyens et profiteras enfin de la vie.

        Juste un minimum d’activités socio-économiques pour produire les ordis, les pièces élémentaires pour mini-turbines de tous ordre, nourrir les infirmiers infirmières et leurs matériels en cas d’accidents ou épidémies et deux ou trois détails que j‘oublie concernant les matières pour se vêtir et les matériaux pour se loger correctement. Le reste des maladies et troubles divers du comportement ou autres étant le résultat de notre société industrielle avec toutes les inégalités propres à l’Ancien Régime (nous sommes servis !), elles disparaîtront. Il y aura moins de maladies surtout si l’on redécouvre les bienfaits de la phytothérapie maison. Les ministres et généraux pourront aussi aller se rhabiller, eux aussi. Juste quelques élus - mais vraiment bien élus cette fois-ci - grâce à une démocratie directe qui « oblige » chaque citoyen à vérifier 1 fois par mois si tout se passe bien dans sa commune.

        C’était dans les grandes lignes, juste quelques pistes.


      • panama (---.---.198.59) 24 novembre 2006 12:43

        Mais il y a du travail : ma société cherche désespérément... 90 personnes. Il n’y en a tout simplement pas sur le marché de l’emploi avec les qualifications requises : des bac + 2 techniques, avec 2-3 ans d’expérience.

        Du coup, on regarde du côté des pays « Low cost » : Maroc, Tunisie, Europe de l’Est.

        Je suis désolé mais je ne suis pas d’accord avec votre analyse d’état providence. Il y a actuellement 18% de personnes actives en France, dont 9% de ces 18% sont à la recherche d’un emploi.

        Que sont les « chanceux » qui travaillent pour vous ? Des privilégiés qui doivent payer pour tous les autres ? On ne raque pas encore assez vous trouvez ?


        • Bill Bill 24 novembre 2006 12:49

          Et oui Panama, c’est la formation qui déconne chez nous ! Il faudrait reformer l’école, on fait comme si on avait besoin de Bac +5 en littérature et que de ça...

          Cordialement !

          Bill


        • tmd (---.---.5.58) 24 novembre 2006 13:13

          « Mais il y a du travail : ma société cherche désespérément... 90 personnes. »

          Alors recrutez-en 45 avec un salaire double de ce qui etait prevu. Vous en trouverez plus certainement ...


        • yann (---.---.77.204) 24 novembre 2006 13:34

          Et de plus, il faut arreter de demander de l’experience, car c’elle-ci vient en travaillant, et pour travailler il faut de l’experience. le cercle vicieux qui bloque beaucoup d’emploi.


        • faxtronic (---.---.127.45) 24 novembre 2006 14:01

          A bill :

          Cést vrai, c’est la formation qui merde en France. Je l’ai deja dis et je continue a le dire. Tant qu’il y aura pas de formation pour les adultes (pas a apprendre a lire ou faire du macrame, mais faire evoluer les gens dans differents metiers), facilement accessible, la France sera merdeuse. On change de metier tous les 5ans ou 10ans. Ceux qui ne peuvent pas sont dans la merde, Ceux qui ne veulent pas n’ont qu’a de flinguer.

          mais il y a aussi l’offre qui est deseperante de platitude en France... Vois tu j’ai un diplome d’inge de l’ecole centrale, et un doctorat, 7 ans d’experience, sais couramment parler 4 langues (francais, anglais, allemand, japonais) et me debrouille dans deux autres (italien et neerlandais). En fait, question technique, je sais strictement tout faire.

          Ok, du taf, il y a en France.... Mais dans des boites d’abrutis, avec des projets en general minable et sans envergure, sans vision d’avenir. Tant qu’il n’y aura pas plus d’ambition en France , des types, qui ayant l’argent, se disent : « je faire cela en grand, en tres tres grand », alors se sera la merde. Putain j’ai envie de conquerir le monde moi, avec les nouvelles technlogies que je developpe, et je le ferais. Des que j’aurais terminer de terminer le developement de la version beta de ma technologie, c’est a dire dans 2 ans.


        • Jade Jade 24 novembre 2006 14:16

          @ panama> et si vous faisiez sauter de votre recherche d’emploi les 2/3 ans d’experience pour former les gens que vous souhaitez embaucher ?
          vous pensez que coté pays « low cost » vous trouverez des gens plus qualifié dans votre secteur d’activité ? d’ailleurs pour quel emploi vous rechercher 90 personnes ? des hotliners ?


        • panama (---.---.198.59) 24 novembre 2006 14:32

          @ Jade et tmd :

          - doubler les salaires : si seulement les clients acceptaient qu’on double nos devis !! Les marges sont de plus en plus basses.

          - former les gens : on le fait, mais à très petite échelle, parce qu’économiquement ça coûte très très cher. Actuellement, on a environ disons 2% de l’effectif dans ce cas.


        • Jade Jade 24 novembre 2006 14:57

          @ panama> vous n’avez pas répondu a ma question. dans quel secteur d’activité travaille votre entreprise ?


        • faxtronic (---.---.127.45) 24 novembre 2006 15:05

          A panama :

          Combien vous coute votre probleme d’embauche ? Quelle type d’emploi est-ce (formation necessaire sur une echelle de 0 a 10) salaire proposé, valauer ajoutee, etc...


        • panama (---.---.198.59) 24 novembre 2006 15:16

          @ Jade : on recherche en majorité des bac+2 projeteurs CAO. Salaire : dans les 1700/1800 euros brut, voire plus suivant expérience et spécialités. Pas des hotliners à temps partiel donc !


        • faxtronic (---.---.127.45) 24 novembre 2006 17:16

          1700 euros brut, c’est pas bezef. Je debute a 4200 brut et je trouve que c’est limite pour vivre normalement. Mais bon ca va. C’est quoi un projeteur CAO bac+2, il fait quoi au fait ?


        • L'enfoiré L’enfoiré 24 novembre 2006 17:27

          @panama,

          « Nous sommes tous responsables » était mon premier blog (URL). Rien a changé depuis sinon en pire. C’est à tous les niveaux. Petits et grands. Sur Internet ou ailleurs. Des DVD que l’on trouve en grandes surfaces à 1 euro et bien d’autres. On ne se pose plus la question d’où vient les différences de prix. On ne veut plus payer pour les biens et dans le même temps, gagner le maximum. C’est un peu protectioniste mon article et à contre courant de la mondialisation.


        • veridian (---.---.77.222) 24 novembre 2006 20:13

          et ca fait combien de temps que vous cherchez ... 2/3 ans ?

          Sans rire, je crois que l’un des plus gros problèmes concernant l’emploi en France est cette satanée expérience !

          J’ose croire que nombreux sont ceux qui en 1/2 mois serait parfaitement performants si vous les formiez ...

          Je comprends bien sur qu’il est plus facile d’embaucher un type immédiatement performant, mais quand il en manque 90, ne peut-on pas embaucher quelques jeunes diplomés et les former ? Quitte à un peu moins les payer pendant quelques mois.


        • melanie (---.---.121.158) 24 novembre 2006 21:02

          Ne crie pas trop fort ce type de prétentions salariales quand une grande partie des français gagne à peine le SMIC et que la moyenne nationnale est de 1700 net, ça fait provocation de petit bobo surtout si par ailleurs tu avoues ne pas connaitre le métier de projeteur CAO....


        • Doumé (---.---.217.108) 24 novembre 2006 21:39

          Bac+2 avec 2-3 ans d’expérience, y’a longtemps que ça n’existe plus.

          Ils les feraient où leurs 2-3 ans ??? réembauchez ceux qui ont 30 ans d’expérience et que vous avez virés pour des jeunes que vous espérez pouvoir payer au lance-pierre.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 24 novembre 2006 22:28

          Il paraît qu’il y a un marché des exploités et des esclaves, pourquoi n’allez vous pas recruter là bas ?


        • Jules Lebenet (---.---.3.70) 28 novembre 2006 21:48

          C’est n’importe quoi pour justifier soit une incompétence notoire de celui qui recrute, soit un alibi de recherche.

          La dernière fois il y en a un qui prétendait qu’il cherchait une compétence depuis 1 an, je lui ai trouvé en 15 jours.

          Il suffit de savoir ce que l’on cherche et de savoir chercher, ensuite s’il y a des manques on cherche les formations.


        • Auxi 26 octobre 2013 23:37

          Mais il y a du travail : ma société cherche désespérément... 90 personnes.


          Et pour quel SALAIRE, je vous prie ? Marrant, ces patrons que ne « trouvent pas » de personnel sont toujours d’une discrétion de violette sur ce sujet…

        • lasconic (---.---.202.18) 24 novembre 2006 13:04

          C’est une constatation faite il y a plus de 50 ans par Jacques Duboin. Les idées et réflexions tirées de ce constat foisonnent dans son oeuvre et dans le journal qu’il a fondé aujourd’hui encore dirigé par sa fille : La Grande Relève. http://economiedistributive.free.fr/

          Ce constat de la grande relève de l’homme par la machine devrait nous amener à redistribuer les richesses differement, A ne plus concevoir l’Etat comme l’Etat providence auquel fait reference Panama (l’appeler ainsi donne autant envie que le mot chomeur). L’Etat c’est nous (ou ça devrait l’être), c’est donc pas de la providence c’est de la solidarité ou de la recherche de l’égalité.


          • René Job (---.---.131.99) 24 novembre 2006 13:12

            @ Gilles L.

            Merci de cet article.

            Il est temps que les gens se réveillent.

            Je viens d’écrire un commentaire dans l’autre article « imbécile » qui prône la violence envers les RMIstes sous la forme de la contrainte étatique. Dans ce commentaire, je rappelle un fait simple qui va dans le sens de ce que vous dites : en 1800, il y avait environ 20 millions de français et 85% d’entre eux étaient paysans. Ils arrivaient à peine à se nourrir. Aujourd’hui nous sommes 63 millions et seulement 3-4% des français sont agriculteurs. Ils nourrissent sans peine toute la France ET d’autres populations. Le progrès gagnant les autres secteurs économiques (Secondaire et Tertiaire) le phénomène se propage normalement. Conclusion : à long terme, le travail est en voie de raréfaction.

            Du coup si on pousse le raisonnement en appliquant la théorie micro-économique en vigueur : le travail étant en voie de raréfaction, il devrait avoir un prix. Autrement dit, on devrait payer pour travailler et non l’inverse. Mais d’une certaine manière le fait qu’il faille présenter de nombreuses qualités à l’embauche traduit bien cet état de chose. C’est une façon de payer pour accéder à l’emploi.

            Pour ceux qui prétendent qu’il y a de l’embauche mais pas de gens qualifiés : recourir à la formation professionnelle est une possibilité. mais les entrepreneurs préférent taper dans le stock de gens qualifiés en faisant le moins d’efforts financiers possibles. Bref leur manque de clairvoyance, leur égoïsme sans borne sont les causes de l’absence de personnel qualifié.

            On se reporte sur l’éducation nationale dont la mission première et nécessaire n’est pas de former des gens à tel ou tel métier mais des citoyens. Les métiers sont évolutifs et il est techniquement impossible de « produire » des gens opérationnels pour un type d’emploi précis. ce qu’il faut c’est « produire » des gens conscients, dynamiques et prêts à s’adapter. Ce qui suppose une culture générale étendue pour opérer les choix et les conversions nécessaires à tout changement de situation tout au long de la vie.


            • caturia (---.---.2.20) 24 novembre 2006 18:40

              Petite mise au point historique. En 1800, il y avait 25 millions de Français dont + ou - 85% de paysans. A l’époque la France était déjà en retard en matière agricole et devait importer du blé de l’Allemagne, de la Baltique, du Levant etc. De plus le réseau routier était si mauvais qu’il était très difficile d’envoyer les céréales du Nord vers le Sud de la France chroniquement déficitaire. L’alimentation de l’immense partie de la population était le pain fabriqué pour l’essentiel au départ du seigle. La soudure entre les récoltes était difficile de manière récurrente. La France était déjà en retard vis - à vis de l’Angleterre, de certaines régions d’Allemagne et de Suisse dans des domaines comme l’industrie textile, l’acier, les banques etc. On pourrait ajouter que ni Louis XVI ni Napoléon n’avait l’electricité etc.


            • René Job (---.---.132.30) 24 novembre 2006 19:35

              @ caturia

              Recensement 1801 : 27 349 631 habitants en France.

              Vos données sont aussi fausses que les miennes. La différence, c’est que je raisonne par souvenir et sur de grands ensembles. Je ne fais pas dans la casuistique et dans le tatillonnage.

              Ce que vous dites est plus précis mais çà ne change rien aux proportions et au mouvement général.

              Mais si vous voulez, je peux faire une étude très précise et vous démontrez que ce que j’avance est juste.

              Ce mouvement est inexorable. pour l’arrêter, il suffit de tous se mettre d’accord et d’arrêter toute recherche nouvelle, tout progrès texhnologique.

              On fait comme les amisch aux USA :

              http://pdc.wikipedia.org/wiki/Amisch

              Pour le reste sur les rapports que vous indiquez, çà fait partie des connaissances historiques normales.

              Toutefois, à trop se focaliser sur les détails, à trop collectionner les faits, on oublie les grands mouvements et on ne voit pas les synthèses à faire.

              L’auteur de l’article, nous rappelle à cette dimension.

              On pourrait dire qu’il nous décroche les nez des guidons.

              Sortir des effets « loupes » est le sens de cet article.

              Nous devons en effet trouver des solutions immédiates à nos problèmes sans nous leurrer. Tôt ou tard, le problème du travail se posera de manière différente et insoluble si nous ne nous y préparons pas par la mise en place de dispositifs sociaux intelligents, c’est-à-dire qui permettent une transition rationnelle entre deux grandes étapes de développement.

              Pour le moment, la plupart des gens n’envisagent le chômage que dans le sens d’une mauvaise gouvernance. C’est vrai mais le mouvement de fond ne l’est pas moins.

              Que fera-t-on quand dans 10 ans environ, des automates (robots) ferons nos travaux ? Y compris les services ?

              Car les premiers appareils apparaissent en ce moment même. Il faudrait avant d’intervenir s’inquiéter des évolutions technologiques en cours. Des produits dérivés qui sont mis sur le marché au moment où j’écris.

              Après on pourra envisager le problème avec sérieux. Ce n’est pas lorsque un automate humanoïde vous proposera un café dans une de nos gares ou dans un de nos aéroports ou bien dans une grande surface commerciale qu’il faudra se réveiller. C’est maintenant. Au Japon, ce que je dis est déjà en cours. Et de manière de moins en moins expérimentale. Chez nous aussi des produits intelligents apparaissent...dans le secteur des services.

              Quant aux usines, aux fabriques, elles sont déjà automatisées. Seuls quelques ingénieurs et techniciens de maintenance sont nécessaires. Pas de quoi vider les ANPE. Les machines fabriquent des machines.

              Ces êtres animés artificiels vont nous remplacer avec efficacité. On aura encore des gains de productivité. Le discours consistant à indiquer les niches d’emplois dans le secteur des services ne tiendra pas.

              Ce qui tient, c’est de former les gens là où les machines ne peuvent nous rattraper pour l’instant : la créativité. Tous les métiers de conceptions, d’information, de réflexion. Voilà où est l’avenir. Nous en sommes loin. Etant donné les performances de nos systèmes éducatifs.

              Il est donc rationnel de penser à distribuer des revenus sociaux décents déliés de toute considération en terme de valeur travail. Il faut aussi penser aux manières de vivre des gens autrement en effet le vide existentiel peut en conduire quelques uns à certaines extrémités.

              Mais encore une fois, nous pouvons collectivement décider de vivre comme les Amisch. C’est un choix politique.


            • veridian (---.---.77.222) 24 novembre 2006 20:17

              la lecture de votre commentaire m’inspire un profond respect. Je suis parfaitement en phase avec votre raisonnement.


            • Yvance77 (---.---.234.111) 24 novembre 2006 23:03

              Cela fait un moment que je suis vos commentaires, e, 2 mots chapeau bas !


            • (---.---.141.147) 24 novembre 2006 13:15

              Il y a dans votre article, à mon avis une intuition juste. Je pense effectivement comme vous que plus la productivité globale augmente moins il est nécessaire à l’ensemble des personne d’une société à travailler. A terme il n’y aura plus de travail, ou plus exactement de travail contraint par la nécessité de vivre parce que des machine le feront à notre place.

              Il faut pour cela répartir les richesses aux sens large pour permettre à chacun de vivre et là vous vous heurter à certaines réalités économique et géopolitique. Le travail est de plus en plus productif, cela signifie que davantage de richesse sont concentrées dans un plus petit nombre de main. Cette richesse pourrai alors être récupérées par la société et redistribuées, mais les personnes possédant ces richesses ont tendance à vouloir les conserver et donc partir dans un endroit, pays ou on en laissera la jouissance.

              S’il on essaie de récupérer les richesses les plus concentrées elles fuient parce qu’elle en on les moyens (ce sont les stars, chefs d’entreprise ou autres grosses fortunes qui partent en suisse, Californie ou autre paradis fiscaux). Les richesses les plus diffuses sont plus facilement captables, (vous comprendrez alors pourquoi c’est la classe moyenne qui paie les impôts). Enfin il ne faut pas oublier que ce sont les richesses les plus concentrées qui font les investissements productifs pour la société.(vous comprendrez pourquoi il est intéressant pour une société de défiscaliser les plus riches).

              En somme pour améliorer notre sort, nous n’avons d’autres choix que d’accepter le travail contraint tant que celui-ci n’est pas suffisamment productif pour faire vivre l’ensemble de la planète pour presque rien. Alors il ne sera plus nécessaire de « gagner son pain » ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas encore là !

              Quant au suicide, je pense que la difficulté de vivre ne se limite pas au fait d’avoir assez d’argent pour vivre il serait réducteur d’en faire porter la cause à l’économie seule, même si elle peut être une des causes.


              • jcm (---.---.225.118) 24 novembre 2006 13:32

                Disparition du travail = disparition de subvenir correctement à ses besoins, quelle que soit l’ardeur et l’acharnement qu’on y mette.

                Et j’insiste bien sur ardeur et acharnement, car j’ai l’occasion d’en savoir quelque-chose.

                Oui, le travail disparaît et disparaîtra de façon plus marquée encore dans les années à venir SI NOUS NE FAISONS RIEN pour qu’il y ait re-création d’opportunités de travail.

                Or l’effort que nous devrions faire pour stopper des émissions de gaz à effet de serre en augmentation constante et qui présentent de graves dangers pourrait être l’occasion de relancer la demande en emplois : visiblement les politiques n’ont pas examiné cet aspect des choses.

                Mais cet effort ne conduirait probablement pas au plein emploi, reste alors une solution pour que tout le monde puisse vivre de façon plus décente : L’alocation d’existence, à condition que son montant soit suffisamment élevé.


                • melanie (---.---.121.158) 24 novembre 2006 21:24

                  Avec quels impots l’Etat paie l’« allocation d’existence » ?

                  Puisque les robots ne cotisent pas, ne coûtent pas de charges sociales ?


                • FYI FYI 27 décembre 2007 11:19

                  Il faut trouver une valeur commune de taxation entre l’homme et la machine facilement quatifiable ....

                  Je pense à la valeur ajoutée.

                  Mais le soucis comme le dis certain commentaire, c’est la volatilité des moyens de productions, car tant qu’il y aura des « paradis fiscaux », cette forme de redistribution échouera.

                  Seul les US et la Chine pourront l’imposer au monde, l’UE s’y rangera, résultat tout le monde le fera...

                  On en est loin encore.

                  Avant les US étaient un pays démocrate-social, maintenant entièrement néo-libéralisme financier, résultat des bataillon de pauvre et d’exclu, chez eux et maintenant chez nous.

                  En fait je pense que l’UE et les US devraient faire partie d’un même ensemble politique et économique. Avec une décentralisation locale forte des régions(éducation, service etc...) mais tout centraliser la partie régalienne. Avec comme priorité, une langue « de travail » et une même monnaie et donc une même fiscalité. La Chine dans ce cadre suivra, le temps qu’elle mette en place cette politique pour ces bataillons de population...

                  Naïf ?

                  C’est ça ou la rupture entre les peuples et le système...

                  Résultat encore du chaos...

                  J’espère que les peuples vont arrêter de penser révolution, ça ne marche pas, on le voit, mais plutôt d’INSURRECTION ....


                • U.corsu 8 octobre 2011 23:05

                  Si tu étudie l’histoire depuis deux siècles,
                  tu t’apercevras que :

                  -Les guerres ne sont quasiement jamais le fruit des peuples.
                  -Que ceux qui les crées sont la finance.
                  -Que les mêmes familles et entreprise sont ceux qui en récoltent les benefices grace à notre endettement sur des génération et grace à la conquète de nouvelles ressources prises chez les autres depuis 2 siècles.
                  -Que les US (gouvernement) et Rockfeller et JP Morgan en autre ont financés Hitler depuis 1926 jusqu’à 1944.
                  -Que les US (gouvernement) et Rockfeller et JP Morgan en autre ont financés Trosky puis Staline.

                  Tu pourras prendre d’autres exemples, et tu retrouveras.... les mêmes......

                  Une Olligarchie financière et industrielle manipulant les peuples pour le profit et surtout le pouvoir.
                  Une Olligarchie financière et industrielle manipulant les peuples pour le monopole absolu
                  et non la concurence.
                  Une Olligarchie financière et industrielle manipulant les peuples pour le monopole absolu
                  et non la concurence.
                  Une Olligarchie financière et industrielle avec une vision pour le monde, qui n’est que la leur.
                  Une Olligarchie financière et industrielle dont le but actuel est la constitution de quelques blocs avant une fusion globale.

                  Si l’histoire nous montre quelque chose, c’est bien que :
                  « Le pouvoir corrompt, et que le pouvoir absolu corrompt d’autant plus. »

                  Débarassons nous de ceux là, remettons l’ Olligarchie financière et industrielle a
                  à sa juste place et nous retrouverons des politiques capables de vraie démocratie
                  avec une influence forte et positive sur le reste du monde.

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