• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > « L’année de la jupe » avec Isabelle Adjani, ou la tentation (...)

« L’année de la jupe » avec Isabelle Adjani, ou la tentation vénéneuse de répondre par la violence au désordre de l’École

Il fallait s’y attendre : une farce sarcastique était tentante par réaction viscérale, aux antipodes de la guimauve du film « Entre les murs » qui a fait le plein des suffrages et des bons sentiments chez les bobos et les braves gens, pris de sollicitude pour « l’élève en difficulté », mais qui ne laisseraient pas un quart d’heure leur enfant dans pareille ménagerie. Le film « La journée de la jupe » de Jean-Paul Lilienfeld vient de sortir. On y voit une professeur excédée prendre en otages, l’arme au poing, sa classe d’ « élèves en difficulté », c’est-à-dire une bande d’incultes qui font régner leur loi de la jungle.

 
Les élèves à plat ventre… et non plus le professeur

Le rôle du professeur qui braque de petites frappes, a été judicieusement attribué à Isabelle Adjani. Elle joue le rôle de bouclier que le président Sarkozy a attribué à Mme Dati face à la banlieue : impossible de lui faire le coup de l’accusation de racisme entre personnes de même origine immigrée !

Bien qu’on n’ait pas vu le film - On se promet de le voir sur Arte, le 20 mars prochain -, on croit en avoir saisi l’essentiel avec la bande annonce disponible sur Internet. La situation paraît être celle du film « Entre les murs », à une différence près et de taille : le professeur de français est une jeune femme qui ne cède pas à la démagogie comme le ridicule Marin-Bégaudeau. Blessée dans sa féminité par ses petites crapules arriérées, elle la revendique hautement et exige du gouvernement, en échange de la libération de ses otages, l’institution d’ « une journée nationale de la jupe » pour faire comprendre à ces cervelles médiévales que le port d’une jupe n’est pas un vêtement de pute mais de femme !

L’idée est lumineuse. Et on jubile devant ce renversement des rôles auquel on ne croyait plus. Un révolver tombe d’un cartable d’élève. La frêle jeune femme s’en empare et somme toute la classe de se coucher à plat ventre. Elle fait désormais trembler de trouille cette bande de petits mâles qui l’humiliaient de la parole et du regard. Celui qui regimbe et ose encore lui dire de « niquer sa mère la pute », elle l’envoie au tapis d’un coup de boule comme ça se fait au foot. «  Je ne veux plus, prévient-elle, que personne me fasse chier ! ». Et, devant les corps allongés, elle goûte son plaisir : «  Bon ! juge-t-elle. On va pouvoir faire un cours ! Quel était le vrai nom de Molière ? ». Ce sont autant de scènes tragiques et hilarantes à la fois qui libèrent par bouffées, par bouillons, la colère rentrée qu’on ruminait depuis le film « Entre les murs ». Ça fait du bien de voir le monde enfin remis à l’endroit et le professeur respecté.

Le danger d’une barbarie inverse
 
Mais à quel prix ? On verse dans l’excès inverse. C’est tout le danger de la situation présente où les petites frappes font la loi dans un établissement scolaire avec la complicité de l’administration et de professeurs partagés entre la servilité et l’humanitarisme dévoyé. On risque de prendre fait et cause pour une inversion des rôles dont la violence n’est pas plus acceptable que celle qu’elle remplace.

Le film use sans doute les ressorts de la farce qui pousse à la distanciation : la distorsion entre ce qui est ce qui devrait être, est telle qu’elle ne peut que soulever le rire pour soulager le malaise provoqué. L’ironie des scènes poussée jusqu’au sarcasme invite à en comprendre le contraire. On n’a jamais vu et on ne verra pas une professeur braquer de son revolver une classe entière, ou alors, c’est qu’elle aurait perdu la tête comme ici. On ne saurait prendre non plus au sérieux l’outrance de la solution adoptée pour inculquer des règles minimales de civilisation dans ces têtes que des virus paraissent avoir bloquées comme ça arrive dans un ordinateur. 

Pourtant, on n’en est pas si sûr ! Qui sait si la manière forte, se surprend-on à se demander, n’est plus la seule solution ? Pas d’angélisme ! L’action est - hélas ! - binaire et ne supporte pas de troisième voie. On en est venu à une telle démission de l’administration et d’une majorité de professeurs que la barbarie s’est installée « entre les murs ». C’est bien le danger de croire que la méthode forte expérimentée dans « La journée de la jupe » serait la seule issue, au risque de remplacer une barbarie par une autre.

Une parenté avec la tragédie « Prof » de Jean-Pierre Dopagne ?

L’idée serait-elle dans l’air ? Le sujet de ce film s’apparente étrangement à une remarquable pièce de théâtre qui circule sur Internet, intitulée « Prof  » de Jean-Pierre Dopagne. Elle date de septembre 2002. L’auteur du film en a-t-il eu vent ? Il existe, en effet, une certaine ressemblance. Le seul personnage en scène est aussi un prof avec son cartable à la main. Ses premiers mots sont pour déplorer le manque de courtoisie des spectateurs : « Autrefois, leur reproche-t-il, vous vous seriez levés. On se levait toujours quand j’entrais. Je vous aurais dévisagés, d’un large regard semi-circulaire, et je vous aurais dit : Asseyez-vous. Et, dans votre tête, chacun d’entre vous, vous auriez applaudi, dans un respectueux silence, en pensant : Dieu est arrivé. Autrefois, tout le monde était croyant : ça facilitait les choses. Du moins, je l’imaginais. »

Il passe alors en revue toutes les avanies que lui ou des collègues ont subies, des ricanements de petites frappes qui se font en un soir ce qu’il gagne en un mois, au viol dans sa classe de Patricia à qui le chef d’établissement n’a rien trouvé de mieux que de lui reprocher sa tenue vestimentaire en guise d’explication du crime. On n’est pas loin de « La journée de la jupe », y compris dans le choix de cette métonymie de la femme !

« L’histoire qui m’a terriblement touché, explique le prof, c’est Patricia. (…) Les garçons devant, les filles derrière. Elle dit : "Qu’est-ce que vous faites ?" Ils se taisent. Avancent. Avancent. Comme la forêt dans Macbeth. Elle crie. L’un d’eux lui enfonce dans la bouche le torchon du tableau. Quinze paires de mains la touchent, l’empoignent, l’enferment. Les filles s’amusent à rythmer. Mmmh... Mmmh... De plus en plus fort. Le chœur des sorcières. Déjà elle n’a plus de pull-over. On déchire sa blouse. Les filles scandent : "La jupe ! La jupe !"... Un vautour arrache la jupe. Plus haut encore : "La culotte ! La culotte !"... Des pattes puissantes la clouent sur le bureau. Les poignets, les chevilles, la tête. Ecartent les jambes. Et le premier s’avance. Et puis un autre. Et un troisième. Derrière, les filles comptent les secondes. Soudain la porte s’ouvre. Le prof du local voisin, dérangé par le bruit. Bernard, prof de chimie, marié, père de trois enfants. Il regarde et referme la porte... C’est en pensant à Patricia que je ne regrette pas mon geste... »

De quel geste s’agit-il ? À plusieurs reprises, on bute au seuil de la révélation, chaque fois différée pour charger un peu plus la valise de tout ce qu’il a dû supporter pour en venir là. Un jour, n’en pouvant plus d’aller au bahut la rage au ventre quand sa femme, chanteuse à l’Opéra, s’y rend ravie, il entre dans sa classe comme d’habitude et pose tranquillement son cartable. Mais au lieu de ses livres et cahiers habituels, il en sort brusquement un fusil mitrailleur et, de plusieurs larges rafales semi-circulaires, abat toute la classe. Au conseiller d’éducation qui passe pour vérifier si tout le monde est là, il réplique qu’il n’a pas fait l’appel, mais que le compte doit y être ! On en a déjà trop dit sur cette pièce remarquable qu’on aimerait voir monter. La suite est tout aussi surprenante. On ne voudrait pas l’éventer.


Quand l’insoutenable est quotidiennement imposé et consommé, il ne faut pas s’étonner qu’en défense, la victime en vienne à se découvrir une capacité de violence insoupçonnée pour y mettre un terme. Les représentations naïves et mièvres de l’École, à la manière du film « Entre les murs », ne vont pas durer : ce film « La journée de la jupe  » et cette tragédie « Prof » en sont peut-être les prémices d’une nouvelle vision. Mais le jeu dramatique suffira-t-il pour, selon la théorie aristotélicienne de la catharsis du théâtre, purger les pulsions de mort qui se sont accumulées depuis tant d’années dans le huis-clos pervers de l’École ? On peut en douter. Paul Villach




Moyenne des avis sur cet article :  3.27/5   (30 votes)




Réagissez à l'article

51 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 17 mars 2009 11:39

    Léon,

     Je réponds aux articles sans regarder aux commentaires.
     Je vois le vôtre. Quoi, vous n’avez pas encore "déguster" ce film ? 
     Cela fait 15 jours chez nous. Je l’ai vu du débutà la fin. Je ne parlerais pas de quelque chose que je n’ai pas vu de mes yeux vu. Paul, à vous d’expliquer.


  • sisyphe sisyphe 17 mars 2009 12:22

    De la même manière qu’il avait démoli "Entre les murs", sans l’avoir vu, monsieur Villach continue de régurgiter ce succès qui lui reste en travers de la gorge, cette fois-ci en interprétant comme "contre-exemple" un film qu’il n’a pas vu non plus...

    Décidément, monsieur Villach, il faudrait songer à vous défaire de certaines obsessions...
    C’est pas bon pour votre santé mentale...

    Vous en parlez à votre psy ou/et vous en rêvez la nuit, d’ "Entre les murs" ? 
     smiley


  • Paul Villach Paul Villach 17 mars 2009 15:37

    @ Léon

    Il ne vous en faut pas beaucoup pour être sujet à des hallucinations. Voyez si l’origine n’est pas multifactorielle.

    1- J’ai précisé, puisque vous l’avez retenu, que je n’ai pas vu le film, mais seulement la bande annonce.
    J’avais fait la même chose avec "Entre les murs" et mon article après vision n’a pas enlevé un iota à ce que mon article préliminaire avait pu observer.

    2- On est dans un cas de figure comparable, pour peu qu’on ait une connaissance assez approfondie du système scolaire.
    3- Il ne faut pas beaucoup d’images pour comprendre quel est l’enjeu de ce scénario. C’est ce que j’ai développé.
    4- Il va de soi que si j’ai fait contre-sens, je saurais le reconnaître dans un prochain article.
    5- En attendant, il m’a paru intéressant d’attirer l’attention sur ce film qui est programmé sur ARTE, vendredi 20 mars à 20h45 !

    Inutile donc de prendre des cachets pour soigner vos hallucinations. Paul Villach


  • Paul Villach Paul Villach 17 mars 2009 15:44

    @ L’Enfoiré

    Cher L’Enfoiré, c’est vous qui m’avez mis la puce à l’oreille. Et je n’ai pas résisté au plaisir d’attirer l’attrention sur ce film, en n’en ayant vu que la bande-annonce. Que pensez-vous de mon analyse ? Est-ce que ma lecture est en contradiction avec le film que vous avez vu en entier ? Rassurez Léon qui est sujet à des hallucinations. Paul Villach


  • Paul Villach Paul Villach 17 mars 2009 15:51

    @ Sisyphe

    Dans la mesure où je ne m’étais pas trompé avec "Entre les murs" qui continue de vous enchanter, je suppose, et qui vous donne des idées pour mettre vos petits enfants ou vos arrières petits enfants dans de bonnes mains à la Bégaudeau, car vous ménagez vos arrières, j’ai pensé pouvoir renouvelé l’expérience.

    Si je me suis trompé, je l’écrirai, rassurez-vous.

    Vous forcez un peu sur la répression psychiatrique face à un contradicteur : cela à des relents très marqués historiquement. On ne se refait pas ! Heureusement que vous n’êtes pas au pouvoir ! Paul Villach


  • L'enfoiré L’enfoiré 17 mars 2009 16:15

     Paul,

     Je n’ai pas de problème personnel avec le fait que vous ayez uniquement vu la bande annonce et certainement que vous attiriez l’attention d’un film qui vous semblait dans vos cordes pour expliquer celles-ci.
     Vu votre historique, il est clair que vous en avez vu l’évolution de la scolairsation et que, vous connaissant, l’article n’aurait pas mauvaise allure. 
     J’aurais seulement préféré, un petit signe dans le positionnement à l’heure actuelle de vos connaisances au sujet du film.
     Comme je l’ai dit, "heureusement, je n’ai pas dévoilé la fin du film".
     Mais je crois qu’on s’est compris, non ? smiley

     Quand au contenu du film, il n’est pas loin de la vérité et des cas de stress, d’excès de supporter des situations inacceptables ont du et devront éclater. Cela chez vous et chez nous. Le respect aujourd’hui a été très dévalué comme l’a dit Tall. C’est incontestable. Beaucoup de raisons à cela. L’éducation livrée au secteur de l’éducation n’en est qu’un des aspects.


  • Paul Villach Paul Villach 17 mars 2009 16:31

    @ L’Enfoiré

    Cher l’Enfoiré
    Vous me dites, "J’aurais seulement préféré, un petit signe dans le positionnement à l’heure actuelle de vos connaisances au sujet du film".
    Mais je l’ai déclaré d’entrée : je n’ai pas vu le film, je m’appuie sur la bande annonce, je me promets de le voir sur ARTE, vendredi.

    N’est-ce pas suffisant comme
    "positionnement à l’heure actuelle de vos connaisances au sujet du film" ?

    Les images de la bande annonce sont pour moi ensuite autant de métonymies dont je reconstitue les relations de causes à effets. Quand on a le cadre de référence riche de souvenirs, qu’on sait ce qu’est devenu l’École, ce n’est pas difficile.

    Une chose n’apparaît pas, cependant, dans la bande annonce : la responsabilité de l’administration. C’était la même chose avec "Entre les murs", ou plutôt, il fallait savoir lire les quelques images où elle était en scène. Paul Villach


  • L'enfoiré L’enfoiré 17 mars 2009 16:57

    Cher Paul,

    Autant pour moi. Le « Bien qu’on n’ait pas vu le film » m’a échappé, perdu au milieu du texte. Ce n’était pas vraiment d’entrée d’article. Mais passons, cela ne me gène pas trop comme je l’ai dit.

    La bande annonce par contre, je ne l’ai pas vue. Souvent, les morceaux les plus expressifs s’y trouvent. Vous en avez un lien que je puisse en juger ?

    Ce n’est pas uniquement la responsabilité de l’administration de l’école qui est pointée du doigt.

    Mais je vous en laisse la découverte. Ce film pose plusieurs problèmes annexes, je promets. Cela que ce soit entre les murs ou hors les murs. 


  • Paul Villach Paul Villach 17 mars 2009 17:42

    @ L’Enfoiré
    Cher l’Enfoiré, vous tapez "l’année de la jupe" sous Google. Ou vous allez sur le site d’ARTE. Vous allez trouver la présentation du film, bande annonce, photos, interviews, etc. Paul Villach


  • L'enfoiré L’enfoiré 17 mars 2009 18:06

    J’ai trouvé La bande annonce ne va pas jusqu’à la fin, ouf...


  • TALL 18 mars 2009 08:22

    Lorsque vous corrigez une copie,je suppose que vous ne la lisez pas en entier ?

    oh putaaaaiinnnng, ça c’est bien envoyé .... vas-y mon Léon ... smiley


  • Paul Villach Paul Villach 18 mars 2009 09:36

    @ Léon

    Et voilà, attaque personnelle gratuite, tentation de jouer au psychiatre politique selon une tradition bien connue.
    Vous m’affligez par tant de malhonnêteté intellectuelle. Paul Villach


  • L'enfoiré L’enfoiré 17 mars 2009 11:35

    Cher Paul,

    Je vous en avais parlé dans un commentaire d’un de vos précédents articles.
    C’est vrai, ce film « arrache » les idées reçues et les tripes. On ne sait pas vraiment qu’en penser. Nous l’avions vu sur notre antenne belge avant la France. Manière forte contre manière forte. Langage dur contre langage dur. Manichéen dans l’opposition mal-mal. Remplacer une barbarie par une autre, je n’en suis pas sûr. Il y a peut-être cette jouissance de la part de la professeur qui me paraissait déplacé. Il est absolument clair que la vie à l’école n’est plus du tout la même que dans notre temps, cher Paul. Je n’aurais jamais prononcé les paroles qu’on entend aujourd’hui. Cela n’existait d’ailleurs pas dans ces termes. Nous n’étions pas des anges mais on savait jusqu’où aller trop loin.
    Le laxisme du préfet était flagrant. Tenu par l’envie de garder son école, mais pas une ambiance écolière. Mad Max n’est pas loin. smiley


    • Paul Villach Paul Villach 17 mars 2009 15:56

      @ L’Enfoiré

      Si je vous comprends bien, ma présentation au vu de la bande annonce n’est pas un contre-sens.

      Si c’est le cas, rassurez Léon qui hallucine et Sisyphe qui ahanne sous le rocher qui l’écrase et me voue aux gémonies de la psychiatrie. 
      Ces gens ne croient pas aux surprises de l’intuition. Paul Villach


    • sisyphe sisyphe 17 mars 2009 12:30

      Monsieur Piffard a, depuis très récemment, fait connaissance de Diafoirus ; et le voila qui nous le ressort à toutes les sauces... 
      Bon. Pourquoi pas, si ça lui fait du bien....

      Mais vous devriez lire aussi "Le tartuffe", monsieur Piffard : je ne suis pas sûr que vous l’appréciiez autant, mais sa lecture pourrait éventuellement vous être très utile.. 

      Moi, j’dis ça, j’dis rien.... 



    • Paul Villach Paul Villach 17 mars 2009 15:58

      @ Piffard l’intégriste

      Cette incohérence vous définit à merveille, avec en plus la prétention à vouloir à la fois le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière. Paul Villach


    • Paul Villach Paul Villach 17 mars 2009 16:04

      @ Sisyphe

      Il arrive que nous puissions être d’accord. Tartuffe est déjà le compliment que j’ai fait à Piffard, l’intégriste.

      Il faut voir ce qu’il a été capable de sortir depuis quelques jours. Tartuffe ne lui arrive pas à la cheville ! Paul Villach


    • Paul Villach Paul Villach 17 mars 2009 18:22

      @ Piffard l’intégriste

      Oui, je vous sens profondément ébranlé, contrarié, mon pauvre intégriste. Courage ! C’est ainsi que commencent les sursauts salvateurs  !

      "signaler , écrivez-vous, que l’Eglise s’était retranchée de la communauté des humains à cette occasion, tout en signalant plus loin, ultraconforme en cela à la banalisation contemporaine de l’avortement, que "le produit" d’un viol, ne méritait pas non plus le qualificatif d’être humain, mais celui de monstre ! Quelle soif d’exclure l’humanité de l’humanité chez cette belle âme humaniste  ! "

      1- Je persiste et signe évidemment en soutenant que c’est se retrancher soi-même de la communauté des humains que de faire preuve de tant d’inhumanité dans le contexte de la grossesse d’une fillette de 9 ans issue d’un viol. Rassurez-vous ! Point n’est besoin d’un quelconque Saint Tribunal de l’Inquisition pour prononcer la sentence, remettre le coupable au bras séculier, couper la branche morte et la jeter au bûcher.
      Non, la société de la connaissance est plus civilisée  : elle apprend à reconnaître ceux qui s’écartent de la communauté des hommes par leur inhumanité particulière, comme dans ce cas précis d’une enfant de 9 ans violée où certains n’ont rien eu de plus urgent à faire qu’à excommunier et à rappeler urbi et orbi l’interdiction de l’avortement ! C’était en effet le moment ! Mais cela suffit comme symptôme d’inhumanité ! Je crains que la seule nature de l’intégrisme le retranche de la communauté des hommes.

      2- Je ne banalise pas l’IVG pour autant : comme tout acte chirurgical, il présente des dangers, je l’ai écrit, il n’est que l’ultime recours quand une contraception a été mise en échec.

      3- Je rêve évidemment d’une société de la connaissance où on ne procrée plus à l’aveuglette mais en connaissance de cause. Lazaret, tourniquet, orphelinat, accouchement sous X, DASS ne me paraissent pas être les conditions d’accueil idéales pour un enfant. Je sais que ça vous gêne pas, parce que, je suppose, vous y avez échappé !

      4- Il va de soi que l’enfant ne se réduit pas non plus au tas de cellules différenciées qui naît de la rencontre fortuite de deux gamètes. Le projet de procréation que nourrissent ses parents est au moins aussi constitutif de sa personnalité attendue.

      5- La société de la connaissance a permis de libérer la femme de la servitude physiologique qu’elle connaissait dans la société de l’ignorance où votre mythologie, Piffard, est née et qui vous ravit. Cela vous gêne, parce que vous êtes sûr d’y échapper aussi.

      6- Et puis, il y en a ras le bol de ce marketing de la peur, dont la stratégie ecclésiastique de culpabilisation est une variante, pour mieux étendre sa domination sur des esprits intimidés :
      1- Je décide arbitrairement que cet acte est mal ;
      2- Mais grande est ma miséricorde, je te pardonne : vois comme je suis quelqu’un de bien !

      Il n’y a pas mieux pour vulnérabiliser les esprits faibles que de les culpabiliser en inventant des fautes qui n’existent pas. Car dans le cas d’espèce, Piffard, que vous avez remis sur le tapis, l’IVG a été le plus grand acte d’amour que sa mère et les médecins pouvaient manifester envers la fillette.

      En somme, l’Église aura "ajouté de la douleur à de la douleur", comme a dit justement un prélat. Mais marketing de la peur oblige ! Paul Villach


    • TALL 17 mars 2009 11:46

      En Belgique, on voit souvent des films une semaine avant la France. C’est le cas ici, je l’ai vu.
      Et bien, il en fait pas rire, ce film ... ce n’est pas une farce
      Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher le spectacle à ceux que ça intéresse

      En ce qui concerne la discipline, il y a un fait, que la génération 68arde ( dont je suis ) a superbement ignoré : c’est que quand on se laisse manquer de respect pour un doigt, tout le bras y passe très vite après. Surtout chez les ados.

      Back to basics ... une ! deux ! une ! deux !


      • L'enfoiré L’enfoiré 17 mars 2009 11:55

        salut Tonton,

         Oui, nous avons cette chance en Belgique.
         C’est loin d’une farce, en effet. Cela fait réfléchir très, très profondément.
         Je n’en ai pas donné la fin du film, heureusement.
         "Interdire d’interdire" a réveillé les somnolents mais a donné des ailes à ceux qui ne l’étaient pas. 
         Le respect est passé dans le néant. Il ne se retrouve même pas dans le virtuel.
         On ne se supporte même plus.


      • TALL 17 mars 2009 11:58

        encore moins dans le virtuel ...



      • TALL 17 mars 2009 12:38

        note que c’est là-dessus que les barbus se pèteront la gueule comme le vatican
        la liberté sexuelle ... hé hé hé ! smiley


      • daniel daniel 17 mars 2009 12:07

        Cher Paul,
        merci d’attirer notre attention sur un film que je n’ai pas encore vu mais que je vais regarder de près. Ce que vous en dites me rappelle un fim américain, il y a plus de vingt ans mais il était prophétique : Le Proviseur (titre de la version française). L’idée était que lorsque la violence des gangs est entrée dans l’école, la seule solution est de l’affronter et d’être le plus fort. François Bayrou voulait sanctuariser l’école pour la protéger des menaces extérieures. Il est parti avant d’avoir commencé un début d’application. 
        La violence est d’ailleurs dans la classe. Il n’est pas question de l’empêcher d’entrer mais plutôt de l’en faire sortir.
        Vous n’appréciez guère les chefs d’établissements, mais, cher Paul, il y en a encore qui sortent manu militari d’une salle de classe des perturbateurs violents qui ne craignent plus leur professeur (c’est plutôt dans ces cas là le professeur qui craint -à juste titre- ses élèves.) Et puis si vous plaquez au sol un élève dans votre bureau pour lui arracher un couteau,en attendant la police, vous avez intérêt à avoir des témoins qui attesteront que vous n’êtes pas allé au delà de l’immobilisation au sol. Quand la police arrivera, elle demandera au chef d’établissement de décliner son identité : adresse, date de naissance etc...Si vous souhaitez porter plainte pour menaces de mort, il vous faudra passer une demi journée au poste pour la déposition, puis une demi journée dans les bureaux du médiateur qui expliquera à l’élève que c’est pas bien de menacer de mort le principal de son collège et qu’il ne faudra pas recommencer.
        dj


        • Paul Villach Paul Villach 17 mars 2009 13:20

          @ Daniel
          Je vois que vous parlez d’expérience. Je souscris à vos observations. Paul Villach


        • San Kukai San Kukai 17 mars 2009 16:01

           Mwouais… Adjani avec un flingue qui tient une classe en respect… c’est pas très très crédible… Quand tu as une prof comme Adjani, petit caïd ou pas, tu la boucles et tu étudies la plastique. Mais les temps sont loins où les femmes à poigne faisaient taire les mioches d’un mot et où les enseignants de fiction mataient les sauvageons au bazooka.

          Il y a dans un album de Margerin (un dessinateur de bédés des années ’80) la menace suprême pour les enfants récalcitrants : si tu n’es pas sage, tu iras en vacances chez Anne Gaillard ! (Que Séguéla, déjà amateur de formules qui font bien dans les dîners chics, avait surnommée la Hitler de France Inter.) Anne Gaillard, c’était la Laurence Boccolini des années ’70 (en moins drôle). Elle avait de la niaque, du punch ; elle faisait chialer les chanteuses idiotes et bégayer les politiciens sûrs de leur fait. Rien à voir avec la minaudeuse de Pull marine.

          L’Année de la jupe sera-t-elle une version grenadine de Battle Royale (Kinji Fukasaku — 2000), où le grand Takechi Kitano butait sans émotion apparente les élèves insolents dès le début du film ? Pour rappel de l’intrigue : dans une société où les jeunes ont le monopole de la violence, les adultes choisissent chaque année d’isoler une classe de terminale sur une île. Chacun a une arme ; il n’y aura qu’un seul survivant. L’exemple servira à calmer la génération pendant quelques mois… Tant qu’à faire de la fiction à deux balles, autant viser la tête.

          Il y avait aussi eu auparavant Marche ou crève (1979) de Stephen King, autre histoire dystopique, un Punishment Park pour mineurs délinquants, une Croisière jeune où les adultes suivaient sur petit écran l’hécatombe des petit marcheurs à la croix de fer. Ne sais si l’on a transformé les pages en pellicule… Le résultat serait en tout cas bien plus jouissif pour les dindes que la gentille Isabelle avec son petit gun menaçant de sa fluette voix une bande de polissons en survêtements.

          Quoi qu’il en soit, si les jeunes sont devenus plus violents, les fictions cathartiques à leur endroit semblent l’être beaucoup moins. À quand Sébastien Chabal en prof de philo enseignant Descartes à coups de batte en aluminium brossé dans un Boot Camp sur l’île de Koh-Lanta ? Ça, ça calmerait les mioches et ça amuserait leurs mères-grand.

          Si l’on m’avait menacé quand j’étais jeune kid d’aller avec Adjani si je faisais une bêtise (alors que je venais de la découvrir dans Le Petit Bougnat), je les aurais enchaînées jour et nuit.


          • L'enfoiré L’enfoiré 17 mars 2009 16:27

            San Kukai,

            Sorry, vous êtes à côté de la réalité du film. Ce n’est pas Battle Royale, du tout. Et on va de surprise en surprise, au contraire, même si l’on sent que cela va mal finir.

            Isabelle Adjani a choisi ce film, dans lequel on la reconnaît très peu, cela physiquement et fonctionnelle ment pour sortir de ses ornières.

            Les fictions cathartiques dont vous parlez ne sont pas aussi fictives que vous voulez le faire croire.

            Souvent, l’école n’est plus un endroit pour apprendre mais plutôt un endroit où l’on va s’amuser entre copains et faisant ressortir son ego dans le groupe. Je ne suis pas enseignant, mais je n’habite pas loin d’une école. Les gens dans le bus qui s’y rendent n’osent plus ouvrir une conversation.

            Mon prochain article en parlera sans le nommer de cet effet de participation en groupe. Un « team spirit » avant l’heure ? 

             

             


          • San Kukai San Kukai 17 mars 2009 17:34

             Merci de me dire que je suis à côté de la réalité… d’une fiction. Cette remarque embellit s’il en était besoin cette journée de printemps radieux smiley

            Pas merci de me dire qu’Isabelle Adjani ne ressemble à rien dans cette dramatique télé ; je retourne voir L’Été meutrier et La Reine Margot.

            Merci aussi de m’informer sur les dangers de l’école, les jeunes, touça… Il est vrai que dans mon coin, on ne croise plus les jeunes dans le bus… ils l’ont brûlé. Pour la petite histoire, je grenouille un peu dans l’éducation spécialisée (genre délinquants, enfants placés par la DDAS et la PJJ, foyers d’accueil, etc.) et ma moitié est prof dans un lycée avec plein d’ados qui se lèvent quand elle entre en cours… donc, les jeunes (à part nous qui le sommes encore, bien sûr), c’est un peu notre quotidien. smiley


            En fait, mon propos n’avait rien à voir avec le film en question, pour lequel j’éprouve un intérêt équivalent à celui que ressentirait Richard Dawkins devant un épisode des Barbapapa. Il s’agissait juste d’écrire à mon tour un truc sur une fiction dont j’ignore tout, en balançant deux ou trois références un peu plus trash que Jean-Pierre Dopagne. Pour le plaisir de l’exercice de style… pour le fun comme disent les anciens djeunz.


            En fait du en fait, j’adore lire ce que les jeunes d’autrefois écrivent sur les jeunes d’aujourd’hui, comment ils se les imaginent, comment ils craignent de les croiser et se taisent à leur approche histoire de pas se faire voler leur tube de Coréga Super. Continuez d’en apprendre sur les jeunes grâce aux merveilleuses fictions télévisées, aux pièces de théâtre et à ce que disent les gens qui passent silencieusement en autobus près de l’école. Grâce à cette approche sociologique de haute volée, il est certain que l’écart entre générations sera comblé d’un coup d’un seul. J’attends avec impatience votre prochain article qui parlera des jeunes sans les nommersmiley


            [Merci de prendre tout ceci au troisième degré, j’ai l’humeur primesautière aujourd’hui. smiley]


          • L'enfoiré L’enfoiré 17 mars 2009 18:55

            San Sukai,

            Je crois qu’on ne s’est pas compris.
            La réalité d’une fiction, c’est sa vraisemblance. Et je peux dire que c’est très rassemblant. Mais si j’ai pu embellir votre journée printanière, j’en suis très heureux.

            Isabelle Adjani ressemble tout à fait à ce que le film voulait d’elle, bien au contraire. Elle sort de ses rôles habituels, c’est aussi vrai. Rien à voir avec La Reine Margot et l’Eté meurtrier. Il y a un temps pour tout et il faut évoluer en fonction de son âge.

            J’aime entendre l’expérience de votre moitié. Je dis ouf, il y a encore de l’espoir.

            Comme je l’ai dit, nous avons tous été jeunes étudiants et on savait avec qui on pouvait et avec qui cela ne passerait pas. J’ai de belles histoires dans ce régistres.

            Il faut toujours écrire ce que l’on ressent pour le « fun » ou simplement parce que c’est nous et qu’on prend pied dans sa réalité. Donc j’approuve. Ce n’empêche que le monde existe en parallèle et que tout ne marche pas nécessairement comme cela devrait.

            J’aime aussi l’inverse. Entendre ce que les jeunes disent des anciens. C’est absolument très riche d’enseignement. Un espace temps différent avec des danses différentes ou plus rythmées mais le même sort final. Pas de Corega Tab, là dedans, ce serait faire de la pub. Je peux vous dire que j’ai fait le lien entre les générations bien avant de venir sur cette antenne.

            Je ne parlerai pas des jeunes sans les nommer, ce sera bien plus général. Je promets.

             

            3ème degré. No problem. J’aime même la 4ème dimension.  smiley


          • Gazi BORAT 17 mars 2009 16:03

            J’ai comme l’impression qu’on ne sort pas d’une logique "toute puissance de l’élève" contre "toute puissance de l’enseignant".

            Autant l’une que l’autre ne peuvent être souhaitable.

            L’école d’autrefois ne s’encombrait pas des cas sociaux, elle les envoyait vers les filières "métiers manuels" (l’industrie avait encore besoin de manoeuvres) et vers le pré-apprentissage à 14 ans..

            Aujourd’hui, l’Education Nationale cherche à retarder le plus possible l’entrée des jeunes vers le monde du travail qui n’offre plus aucun débouché pour les jeunes de faible niveau.. Ces jeunes qui posent problème se trouvent maintenus à l’école alors qu’autrefois ils en auraient été éjecté..

            Le problème est plus complexe qu’une simple décadence des valeurs ...

            gAZi bORAt


            • Julie Dep Dep 17 mars 2009 16:26

              Merci pour cet article intelligent, nuancé, et aussi à quelques commentateurs bornés qui me renforcent dans l’envie de voir ce film. Rendez-vous au 21.


              • L'enfoiré L’enfoiré 17 mars 2009 16:28

                 Dep, Bonne initiative. smiley


              • Paul Villach Paul Villach 17 mars 2009 16:33

                @ Dep,

                Non, non, c’est sur ARTE, vendredi 20 mars, 20h45 ! Paul Villach


              • french_car 17 mars 2009 17:50

                A part dégueuler sur "Entre les murs" quel est le sens de vos propos ?
                Un prof violent ? Il y en a toujours eu, voire l’un d’eux condamné récemment et défendu ici-même par ses chers confrères corporatistes.
                Un prof méprisant ? C’est également fréquent et l’administration se couche au nom de la défense de l’institution.
                Le vrai problème réside dans le fait qu’une majorité de profs ont été sélectionnés par l’échec. Ils n’aiment pas le métier qu’ils exercent, ils n’aiment pas les ados, l’idée d’une carrière "pliée" dès l’age de 25 ans et une stagnation en milieu clos, sans obligation de mutation à intervalles réguliers font le reste.
                Un prof respecté dites-vous ? Qui respecte un prof qui réclame "que personne me fasse chier " ???
                On regardera le film mais ça s’annonce comme du grand n’importe-quoi.


                • Gazi BORAT 17 mars 2009 18:22

                  A noter toutefois que le corps enseignant évolue..

                  Ce type de scenario, qui semble recueillir les suffrages des défenseurs de l’Instruction Publique, dévoile quand même une américanisation des fantasmes.

                  En effet, la prof qui terrorise sa classe avec un 44 magnum, à part outre-atlantique, cela ne se serait pas imaginé il y a seulement quinze ans !

                  Ou peut-être est-ce du à la généralisation de la culture du porno et son accessibilité via le net et les chaines câblées. On y trouve pléthore de films montrant des professeurs faisant subir les derniers outrages à des "adolescentes" dans des salles de classes désertes. Ce film sera sans doute une version désexualisée des pulsions violentes que le corps enseignant éprouve à l’égard de la jeunesse.

                  Mais, ne rêvons pas : il ne s’agira pas d’un film "trash".

                  Destiné à ARTE, promue par beaucoup "chaine-de-la-bien-pensance-et-des-bobos-angéliques, il y a peu de chance qu’il s’écarte du trsès honni "politiquement correct".

                  gAZi bORAt


                • Gazi BORAT 17 mars 2009 18:52

                  @ alchimie

                  Je n’aurais personnellement pas deviné la chute de l’histoire.. mais apparemment celle-ci n’est pas présentée comme surprenante.

                  Mais alors : encadrement de l’Education Nationale, enseignants, tout le monde semble s’aligner sur une attitude laxiste face au comportement de plus en plus incontrolable des élèves ?

                  Aucune solution, si la situation générale est comparable à cette anecdote qui semble représentative du climat actuel..

                  Ou alors :virer la totalité du corps enseignant actuel, dissoudre l’Education Nationale et remplacer tout cela par des instructeursmilitaires officiant dans des "boot camp " privés.

                  L’Amérique, société pacifiée par le libéralisme économique nous offrirait-elle un bon exemple ?

                  Désolé d’aller vers l’absurde, mais le manichéisme d’une telle fiction ne peut conduire qu’aux fantasmes les plus délirants. D’ailleurs, tout est imaginable car, à part un intervenant, personne sur ce fil n’a vu ce film que tout le monde pourtant commente !

                  gAZi bORAt


                • Paul Villach Paul Villach 17 mars 2009 19:34

                  @ Alchimie

                  Vous décrivez un exemple type de ce qui se passe souvent dans les bahuts.

                  Mieux ! Il arrive que l’administration prenne le parti de la petite frappe (cf. la ritournelle mensongère de "l’élève en difficulté", dont on se sert comme indicateur et provocateur pour tenter de mettre au pas les professeurs indociles). Ne jamais oublier que l’administration vise prioritairement à soumettre les professeurs, en se servant des autres partenaires de l’école : élèves, parents et "chers collègues" courtisans !

                  La situation actuelle n’a rien d’étonnant avec de telles méthodes. Paul Villach


                • L'enfoiré L’enfoiré 18 mars 2009 09:31

                  Alchimie,

                  A lire vos réactions, le film va vous plaire. Les trois points que vous répertoriez y sont avec d’autres.


                • french_car 18 mars 2009 11:44

                  C’est vous qui dites que ce garçon foutait la merde.
                  En êtes-vous sûr ?
                  Car j’ai souvent entendu des profs dire qu’un élève foutait la merde alors qu’il s’agissait de faire valoir son droit. Un élève qui conteste une note ou refuse une sanction injustifiée est vite considéré comme un fouteur de merde.
                  Le vrai fouteur de merde en général se satisfait fort bien d’une exclusion et ne demande pas son reste lorsqu’on le vire.


                • Paul Villach Paul Villach 18 mars 2009 12:31

                  @ french car

                  Vous parlez de ce que vous ne connaissez pas !

                  Vous n’avez aucune idée de la stratégie politique de l’administration de l’Éducation nationale qui a intégré avec habileté votre humanitarisme dévoyé (qui je suppose, à votre grande satisfaction, vous pose en bienfaiteur de l’humanité) pour détruire le service public de l’Éducation, conformément à la procédure défini par le rapport de l’OCDE de 1996, "La faisabilité politique de l’ajustement", et préparer la privatisation.

                  Les petites frappes sont utilisées comme des indicateurs et des provocateurs pour contrer les professeurs conscients de la destruction en cours et qui s’y opposent. En échange de leur oeuvre de destruction, ils peuvent compter sur la plus grande mansuétude, au nom de la protection due à "l’élève en difficulté", appellation non contrôlée pour tromper le monde en mélangeant les élèves méritants qui peinent et méritent assistance et les voyous qui ne méritent rien du tout. C’est la politique de TARTUFFE.

                  Les humanitaires dévoyés sont de précieux auxiliaires pour venir au secours de ces instruments de démolition : ils permettent par leurs interminables palabres psycho-pédagogistes-humanitaires et les divisions entre les professeurs qu’ils entraînent, à la satisfaction de l’administration, de faire en sorte que les fauteurs de trouble ainsi protégés restent dans la place pour perturber plus longtemps le fonctionnement de l’établissement. "La faisabilité politique de l’ajustement" passe par là !

                  Car les parents qui ont les moyens et ne sont pas fous, retirent leurs enfants pour les mettre ailleurs, souvent dans ... le privé. Tant pis pour les autres élèves moins fortunés, obligés de subir la loi de la jungle !

                  L’humanitarisme, comme toujours, sert plus celui qui en use, que celui à qui il s’adresse ! Paul Villach

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès