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L’autre terroriste qui n’embarrasse (pas plus que ça) l’Amérique

Orlando Bosch. Ce nom vous dit quelque chose ? Non ? Et pourtant... Parmi ses crimes connus on compte - à partir des années 1960 et jusqu’aux années 1990 - : plus de 70 attentats à la bombe ; 1 attaque au bazooka contre un navire marchand ; 4 tentatives d’assassinat ; 6 assassinats (dont celui d’Orlando Letelier, ancien ministre d’Allende, à Washington). Son nom apparaît même dans le rapport Warren relatif à l’enquête sur l’assassinat du président Kennedy.

En 1968, il est arrêté et condamné à 10 ans de prison. En 1972, il profite de sa libération conditionnelle pour s’échapper et se rendre au Venezuela. Là il organise, avec Luis Posada Carriles, l’attentat contre un avion civil cubain. Il est arrêté au Venezuela et condamné. En 1983, il est toujours en prison, la ville de Miami organise une « journée Orlando Bosch » en l’honneur de celui que les milieux politiques de Miami considèrent comme un « héros ». Bosch est libéré en 1988 pour des « raisons humanitaires ». Incidemment, l’ambassadeur US de l’époque à Caracas se nomme Otto Reich.

Orlando Bosch retourne aux Etats-Unis où il est de nouveau arrêté. Là il demande l’asile politique (sic) qui lui sera refusé par la Justice américaine. En 1989, le procureur Dick Thornburgh le décrit comme un "terroriste non repenti" et écrit que pendant 30 ans, Bosch a démontré une détermination sans faille à pratiquer la violence terroriste... Il a exprimé et démontré de manière répétée sa volonté d’infliger aveuglément des blessures et la mort. Le Département de la Justice des Etats-Unis le qualifie aussi de terroriste le plus notoire du continent. La Justice demande son expulsion - mais trente pays sollicités refusent de l’accueillir.

Que dire de plus ? Ceci : le 18 juillet 1990, sur intervention de Jeb Bush (le fils) et Ileana Ros-Lehtinen (future élue du Congrès), Bosch se voit accorder de nouveau la liberté conditionnelle sur recommandation (ou sur ordre) de George Bush père. Il vit désormais paisiblement à Miami.

Parmi les coïncidences notables :

- quelques années plus tard, George W. Bush (fils) sera « élu » de façon rocambolesque grâce aux bulletins contestés à... Miami.

- Le gouverneur du lieu se nomme Jeb Bush et une des élues les plus influentes, Ileana Ros-Lehtinen.

- Otto Reich sera nommé responsable des affaires latino-américaines par le président Bush (fils). Il quittera son poste peu de temps après le coup d’état raté contre Hugo Chavez en 2002.

Quant à Orlando Bosch, il accorde encore, de temps en temps, des interviews, où il affirme ne rien regretter.

Orlando Bosch sur Wikipedia



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