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L’aveuglement idéologique de gauche

 

L'aveuglement idéologique de gauche

 

Introduction

D'abord, pour une question de rigueur, je vais définir la notion « d'aveuglement idéologique ».

L'aveuglement peut se définir comme : un manque de discernement par passion ou par obstination.

Une idéologie peut, quant à elle, se définir comme : un système d'opinion pouvant conduire à une perception faussée de la réalité.

La notion d'aveuglement idéologique peut donc se définir comme : le manque de discernement causé par l'obstination vis-à-vis d'un système d'opinions.

Ici, je dois préciser que, selon moi, les idéologies ne sont pas mauvaises en « elles-mêmes ». Je ne sais plus à qui je dois cette comparaison, mais je considère les idéologies comme des « paires de lunettes intellectuelles ». Elles offrent une vision à la fois pertinente et déformée, incomplète de la réalité. Il est donc important de connaître leur structure, leur fonctionnement et leurs limites.

Ici, il sera donc surtout question des limites induites par une idéologie. Divers aveuglements idéologiques existent, à gauche comme à droite, sur le plan culturel ou économique.

Cependant, l'aveuglement idéologique que j'ai choisi de mettre en lumière est le fait d'une idéologie culturelle dominante (généralement supportée à gauche de l'échiquier politique).

 

Les contours généraux de l’idéologie

Si je qualifie cette idéologie de dominante, c'est qu'elle est surreprésentée dans les médias et véhiculée par l’éducation nationale. Dans les médias, les individus qui soutiennent l'idéologie adverse sont minoritaires et se contentent d'une opposition réactionnaire sans critique de fond sur l'idéologie qui leur fait face. Par ailleurs, les intellectuels, tels que JC Michéa, qui en dressent une critique pertinente sont presque totalement écartés des médias.

L’un des traits spécifiques de cette idéologie est de ne pas être identifié comme idéologie par ses adeptes. Ce système d’opinion est simplement défendu comme vrai et objectif. Il rejette l’appellation « d’idéologie » pour son propre compte, mais en use abondamment pour qualifier les systèmes d’opinions adverses.

À présent, il est nécessaire de dessiner les grandes lignes de cette idéologie culturelle dominante. On peut identifier deux sensibilités : une sensibilité égalitaire et une sensibilité libertaire.

Par avance, il convient de préciser que cette idéologie s'est fondée sur des conquêtes égalitaires droit de vote des femmes, protection sociale, accès à l'éducation...) et libertaires (droit à l'avortement, liberté sexuelle...).

Cet article n'a pas vocation à critiquer ou remettre en cause ces conquêtes.

Cet article a vocation à critiquer les biais cognitifs et les dérives sociales issus d'un excès idéologique.

1/ La première sensibilité pourrait être qualifiée de post égalitaire. Cette notion de « post égalitaire » se caractérise par deux attitudes :

  • La première consiste à nier certaines différences innées (par exemple la négation du caractère inné de certaines différences Homme/Femme ou la négation de l'existence de races humaines[1]).
  • La seconde consiste à faire la promotion de préjugés xénophiles.

2/ La seconde sensibilité pourrait être qualifiée de libertaire. Cette notion de libertaire se caractérise par la mise en œuvre du libéralisme culturel et des diverses attitudes qui en découlent :

  • Promotion systématique du bonheur individuel au détriment du bien commun (familial, communal, national ou autre...)
  • Promotion systématique de la liberté individuelle au détriment du sens moral (chrétien/traditionnel...)

Sur le plan moral, comme l'évoque très justement JC Michéa dans l'empire du moindre mal, le paradigme libertaire (au cœur de cette idéologie culturelle dominante) est beaucoup plus à l'aise pour désigner ce qui est Mal que ce qui est Bien.

L'axiologie désigne la science des valeurs morales. La critique que je formulerai dans cet article sera dite « axiologique » puisqu'elle mettra en lumière les notions de bien et de mal soutenues par cette idéologie.

La dimension « post égalitaire » : désignation du mal et biais cognitif

Le racisme

À l'extrémité du « mal » tel que le perçoit cette idéologie, on découvre notamment le racisme.

Le racisme est une idéologie du siècle dernier consistant à établir une hiérarchie générale entre les races humaines. Cette conception est évidemment fausse, c'est à dire inadéquate sur le plan rationnel. Le problème est que cette idéologie incohérente est devenue un symbole moral.

Comment le racisme est-il devenu un symbole moral ?

Au début du 20 °siècle, certains chefs d'État l'ont utilisé pour justifier certaines de leurs exactions (C'est évidemment vrai pour Hitler lorsqu'il justifiait certaines déportations en camp de concentration, mais également pour Jules Ferry lorsqu'il justifiait la colonisation)

Ainsi, un argument faux est lui-même devenu aussi détestable que les exactions auxquelles il a pu conduire. En matière d'argumentation fallacieuse, on nomme ce procédé « culpabilité par association ».

Cette cristallisation d'une idéologie obsolète en un symbole moral a une incidence majeure :

Si quelqu'un se dit raciste, il ne sera pas considéré comme un idiot nécessitant une pédagogie salvatrice, mais comme un salopard nécessitant un ostracisme social : cela change tout.

Néanmoins, ce n’est que la première étape de cette contamination morale du débat politique.

Dans un second temps, la notion de racisme va être vidée de sa substance, de sa définition originelle, consistant à hiérarchiser les races humaines de manière générale.

Cette altération du mot racisme consiste en un usage extrêmement élargi incluant la notion de préjugés xénophobes, les plaisanteries sur les différences culturelles ou les rejets identitaires. Plus généralement, dans la novlangue de cette idéologie, le mot racisme désigne toutes les attitudes négatives vis-à-vis d’un individu étranger ou d’une pratique étrangère.

Cette altération du langage conduit à l'ostracisme social de toute personne ayant une attitude négative vis-à-vis d'un individu étranger ou d'une pratique étrangère. Les seules exceptions possibles à cette xénophilie étant les pratiques heurtant d'autres facettes de cette idéologie (par exemple l'excision ou la lapidation des femmes infidèles).

La xénophobie

En procédant par amalgame, la condamnation morale du racisme atteint la notion de xénophobie. Étymologiquement, xénophobe désigne la peur de l’étranger. La xénophobie est donc une réaction émotionnelle (la peur) au sujet d’un individu étranger ou d’une pratique étrangère. Personne n’est « xénophobe par nature », la xénophobie est avant tout une question de circonstance.

Par exemple, en France, sur la question de la circoncision, presque tout le monde à une réaction xénophobe, c’est une peur relative à cette pratique étrangère. De même, en France, les attentats s’appuyant sur une lecture très radicale de l’Islam conduisent presque tout le monde à une réaction xénophobe. Ce sentiment n’est pas mauvais « en lui-même », il n’est que le résultat de certaines circonstances.

Au même titre que le racisme, il est donc très discutable d’avoir une condamnation morale de la xénophobie qui n’est qu’une réaction émotionnelle.

Au-delà de cette simple réaction, la répétition de réactions émotionnelles (positives ou négatives) engendre des préjugés (favorables ou défavorables). Ce qui est rarement expliqué dans les médias mainstream, c’est que la survenance de préjugés xénophobes dans les milieux populaires (et de préjugés xénophiles dans les classes moyennes et supérieures) est liée à divers facteurs.

  • Les individus d’origine étrangère rencontrés dans les classes moyennes et supérieures sont ceux qui se sont le mieux intégrés culturellement. Cette intégration culturelle fait ici référence à la culture du pays d’accueil, notamment la langue, mais également à l’idéologie libertaire/post égalitaire. Dans ce contexte d’uniformité idéologique et de relative intégration culturelle, la relique de la culture d’origine est perçue comme une « touche exotique » désirable et porteuse de préjugés favorables.

>> Dans un milieu où l’hétérogénéité culturelle est considérablement amoindrie, relativement uniforme sur le plan idéologique, la culture d’origine est essentiellement perçue comme une source de richesse et génère des réflexes xénophiles.

  • Les individus d’origine étrangère rencontrés dans les classes populaires ne bénéficient pas de cette relative intégration culturelle et idéologique. Par ailleurs, le contexte de misère social stimule des stratégies d’entraide communautaire. Outre une intégration culturelle assez faible à l’origine, ce repli communautaire renforce l’affirmation identitaire et culturelle de la communauté de référence. Cette proclamation identitaire accentue la rupture culturelle entre les classes populaires autochtones et, à terme, établit une forme de rivalité culturelle.

    Pour prendre un exemple, les classes moyennes et supérieures seront beaucoup plus rarement au contact de ces frictions identitaires (remarques/regards désapprobateurs pour un short trop court ou l’absence du port du voile).

>> Cette rivalité culturelle conduit mécaniquement à des préjugés xénophobes.

Ainsi, le contexte social nourrit des préjugés xénophiles dans les classes moyennes et supérieures ou des préjugés xénophobes dans les classes populaires.

Ce mécanisme se transforme en une fracture politique ayant un ancrage profondément culturel, dépassant les seules considérations économiques.

L'immigration

À terme, le thème de l'immigration est lui-même contaminé sur le plan moral. Il devient automatiquement suspecté de racisme et/ou de xénophobie.

Cette condamnation morale de la critique de l'immigration rend beaucoup plus compliquée sa critique, particulièrement sur le plan économique.

 

Dimension « libertaire » : affirmation du bien et dérives sociales

Il est bien plus difficile de développer de grands thèmes relatifs au « libéralisme culturel » puisque son influence se limite à un seul mot d'ordre : suprématie du bien individuel sur le bien commun.

Pour dresser cette critique axiologique du libéralisme culturel, j'ai choisi de m'intéresser à certaines communautés et vertus qu'il altère.

La communauté familiale

Depuis environ 50 ans, on assiste au passage d'une « famille institutionnelle » à une « famille relationnelle ». Ainsi, la formation d’un couple, marié ou non, n’est plus d’abord l’union de deux familles ni un sacrement religieux : elle est avant tout un projet commun de deux individus en vue de leur épanouissement affectif.

Dans un article du Cairn, Wilfried Rault observe que :

« L’individualisation engendre inévitablement une plus grande instabilité du couple et de la famille. [...] C’est en tant que principe qui définirait les comportements que la pérennité pour elle-même est dévalorisée[2]. »

Une tension apparaît sur les rapports de l’individu au groupe conjugal ou familial et sur la diversité des arrangements entre autonomie et vie commune.

Cette fragilité des familles modernes n'est donc pas sans lien avec la sacralisation de la liberté individuelle.

Il ne s'agit pas ici d'un jugement valeur, mais du constat, rarement fait, que cette suprématie de l'individu à un coût en terme d'inflation des divorces[3] et de généralisation des familles monoparentales précaires[4].

La communauté nationale

La suprématie de l'individu sur le bien commun national est visible à travers l'altération des devoirs civiques (au profit de l'intérêt individuel ou communautaire). Les obligations des citoyens peuvent être regroupées en trois obligations essentielles : le respect de la loi, la participation au financement de l'État et la participation à la défense du pays[5].

1/ Respect de la loi : augmentation de la petite délinquance

La notion d'incivilité est apparue dans les années quatre-vingt-dix et vise à décrire « un changement global dans la structure contemporaine de la délinquance et de l'insécurité. Si les crimes de sang ont massivement régressé depuis deux siècles, les statistiques criminelles montrent depuis près de trente ans que l'augmentation de la petite délinquance est une tendance lourde des sociétés libérales[6] »

Plus largement, les incivilités correspondent donc à cette petite délinquance qui reste souvent impunie et qui est très mal vécue au quotidien par les citoyens. Il peut s'agir de petits délits comme les tags, les injures ou encore des petites dégradations de biens (sièges de bus ou de métro lacérés, téléphones arrachés dans les cabines téléphoniques, glaces d'abris de bus brisées...). [...] « La dévaluation sémantique : les autorités françaises ne savent plus appeler les choses par leur nom. [...] On en arrive ainsi à la situation actuelle où, par dévaluation, les crimes deviennent des délits, les délits des contraventions et les contraventions des incivilités. ». Par exemple, l'incendie d'une poubelle d'immeuble et la démolition d'une boîte aux lettres seront qualifiés d'incivilités alors qu'il s'agit de délits.[7]

Évidemment, l'individualisme n'est pas le seul facteur d'explication de cette petite délinquance, mais contribue largement à son augmentation[8].

2/ Participation au financement de l'État et des organismes sociaux : augmentation des fraudes sociales et fiscales

Il est difficile d'apprécier le déclin du consentement au financement de l'État ou aux organismes sociaux.

Néanmoins, on observe que pour le nombre de poursuites pénales pour « délit de fraude fiscale » : « Les poursuites pénales passent de 845 en 1999 à 987 en 2012, soit une augmentation de 16,8 %, tandis que le nombre de propositions de poursuites correctionnelles transmises à la CIF passe de 897 en 1999 à 1126 en 2012, soit une augmentation de 25,5 %en treize ans. »[9]

Plus impressionnant, en matière de fraude sociale, « les redressements, par les URSSAF, au titre de la seule fraude sociale, ont atteint 555 millions d’euros en 2016 contre 70 millions en 2006 », un montant record, en hausse de 793 % en 10 ans. Le nombre de contrôles effectués est d‘environ 7.000 . La moitié (51 %) du travail dissimulé est détectée dans le secteur du BTP.[10]

3/ Participation à la défense du pays

Le Service national a été remplacé en 1997 par la Journée d'appel et de préparation à la défense, puis en 2010 par la Journée défense et citoyenneté.

En 2002, 43 % des gens déclarent que “La défense est avant tout une affaire de militaires spécialisés” tandis que 53 % des gens déclarent que “La défense concerne l'ensemble des citoyens” et 4 % ne se prononce pas[11].

La tolérance, une vertu individualiste nécessaire.

Avant de se lancer dans cette critique, il convient d'établir une distinction entre tolérance et respect.

  • La tolérance fait référence à l'acceptation face au comportement (d'un autre individu) considéré comme relativement négatif.
  • Le respect fait référence à l'assentiment face au comportement (d'un autre individu) considéré comme relativement positif.

Selon Simone Manon, la tolérance est une petite vertu[12]. En effet, un comportement passif face à un comportement jugé négatif peut être qualifié (positivement) de “tolérance” ou (négativement) de “lâcheté sociale”. Cultiver le bien commun consiste à rechercher “le bon comportement” chez les autres et (pas seulement pour soi-même).

Prenons un exemple : pendant que vous attendez le bus, un groupe d'enfant persécute et tourmente (verbalement) un autre enfant. La tolérance devrait vous inviter à respecter leur liberté individuelle, à ne pas intervenir et à laisser l'humiliation se poursuivre. Si, en revanche, vous recherchez le bien commun, vous serez intolérant à ce comportement et vous interviendrez pour ajuster ce comportement qui vous semble excessif et déviant.

Avec l'émergence de l'individualisme, la tolérance a pris de plus en plus en poids. La liberté individuelle étant placée au-dessus du bien commun dans l'idéologie dominante, il est logique de ne pas intervenir y compris face à des comportements jugés négatifs moralement (mais conforme à la loi).

Par ailleurs, notre société se refusant à cultiver le bien commun, elle refuse également de cultiver une identité commune. Ce refus de cultiver une identité commune, solide, enracinée et cohérente implique une montée des distorsions culturelles. Cette diversité socioculturelle, toujours plus variée, implique un accroissement des différences de toute nature entre les citoyens. La gestion sociale des différences entre les citoyens implique une valorisation toujours plus grande de la tolérance (c'est à dire de l'huile dans les rouages de notre immense machine sociale).

 

[1] Les défenseurs de l’idéologie en question souhaiteront probablement entrer dans le débat de l’usage du mot race pour désigner la variété des phénotypes observables au sujet des divers groupes humains. La position hypocrite contribuant grandement à la destruction du langage (c’est-à-dire à la novlangue) consiste à baptiser les divers groupes biologiques humain sous l’appellation “population”, mot ayant des applications diverses et variées. (Cf vidéo de dirty biologie)

[6] Article de référence : Rapport LARSEF, sous la direction d'Eric Debarbieux, “L'oppression quotidienne : recherches sur une délinquance des mineurs”, janvier 2002.

 


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69 réactions à cet article    


  • Sozenz 14 juin 16:19

    c est bien de faire le même jugement que celui que l on fait avec les religions .
     On voit bien que c est l esprit des hommes qui n est pas clair avec les situations .

    Pays laic ou religieux , croyant ou non croyant . avec un texte X ou y .
    l homme sera toujours a coté de la plaque temps qu’ il n aura pas fait le point avec lui même .

    et Dieu sait qu’ il fait tout son possible pour reculer l échéance de faire ce point .


    • Orageux / Maxim Orageux 14 juin 17:26

      100/100 d’accord avec le contenu de l’article !


      • Alren Alren 15 juin 12:27

        @Orageux

        Un long blabla pour dire que les idéaux de justice sociale, d’égalité des droits et des dignités des personnes humaines sont des utopies.

        Je ne pensais pas qu’on pouvait encore pondre un texte aussi réactionnaire après les fantasmes d’un Gobineau sur l’inégalité des « races » dont la génétique a démontré définitivement qu’elles n’existaient pas (système Hela semblable entre personnes très éloignées géographiquement et très différent entre voisins).

        Ceux qui ne pensent pas comme l’auteur sont « aveugles » intellectuellement, autrement dit ce sont des imbéciles.

        Cette pensée que « moi seul pense bien et pas les autres que je domine par ma lucidité, mon intelligence » est typique de ces personnalités égocentrées qu’on rencontre fréquemment à l’extrême-droite ... qui ne réalisent pas que leurs propres croyances sont des fantasmes scientifiquement démontés depuis longtemps mais auxquels elles s’accrochent pour se conforter dans l’idée qu’elles sont supérieures intellectuellement et moralement.

        Les « bien-nés » de l’aristocratie et de la bourgeoisie d’autrefois pensaient aussi que, mieux éduqués et habillés que les prolétaires, ils leur étaient supérieurs.


      • Alban Dousset Alban Dousset 15 juin 12:58

        @Alren
        Je n’ai jamais dit « moi seul pense bien ».
        J’ai moi-même été soumis à cette idéologie pendant 25 ans.
        Etre soumis à une idéologie ne signifie pas être un imbécile.
        Dans mon entourage, je connais des gens très intelligents, probablement plus que moi, soumis à cette idéologie >> ce n’est pas la question.

        Vous déformez mon propos : à aucun moment je ne dis que « la justice sociale, l’égalité des droits et la dignités des personnes humaines sont des utopies ». Ce n’est pas le sujet.

        Des différences existent entre différents groupes biologiques humains (qu’on les nomme races, ethnies ou populations) Cf : https://www.youtube.com/watch?v=7NxgBPoBMT0&t=7s.
        Si vous refusez de constater ces différences alors je crois que vous faites preuve d’un aveuglement idéologique (mais peut-être que je me trompe).


      • laertes laertes 15 juin 13:16

        @Alban Dousset : vous êtes un pur idéologue. Les idéologues peuvent aussi se reconnaître à leur tendance à dénoncer l’idéologie en défendant la............... réalité. C’est bien sûr leur réalité c’est à dire leur interprétation idéologique de la réalité. Il faut se méfier comme de la peste des « pragmatiques » et autres « réalistes » car ce sont des idéologues encore plus virulents que les autres car pour masquer leur « idéologie » terme, qui comme chacun sait n’a pas le vent en poupe ils l’habillent sans vergogne d’un néologisme idéologique quasi totalitaire : réalisme.
        Je ne connaît qu’une seule idéologie (corpus de concepts) proche de la réalité : c’est la physique. Et je puis vous dire que même dans ce domaine, on n’est sûr de rien. Qui dit que dans dix ans la théorie (idéologie) de la relativité générale sera encore appropriée ? Personne.
        Les tenants de la réalité versus idéologie me font doucement rigoler surtout quand comme vous c’est plutôt simpliste (noir versus blanc).


      • Alban Dousset Alban Dousset 15 juin 13:26

        @laertes
        Quelle est mon idéologie ?
        Je me contente de dresser une critique.
        Il n’est pas question de mon opinion personnel ou de mes considérations morales dans cet article.
        Je m’efforce de rester le plus factuel possible, sur le plan argumentatif c’est ce qu’il y a de plus rigoureux.


      • laertes laertes 15 juin 13:36

        @Alban Dousset : de plus, quand vous dites (je vous cite) : « Des différences existent entre différents groupes biologiques humains (qu’on les nomme races, ethnies ou populations)....
        Si vous refusez de constater ces différences alors je crois que vous faites preuve d’un aveuglement idéologique »
         
        cela n’a aucun sens car on peut avoir de multiples interprétations (idéologies) de ces différences qui peuvent faire la différence. Qualifier ces différences est en elle même une idéologie comme les nier car il est absurde de qualifier ou de nier des différences que l’on ne peut EN AUCUN CAS appréhender dans la réalité. Souvent les gens qui comme vous dites un peu abusivement, nient ces différences en fait nient la qualification de ces différences et de son impact dans la société. Dire que je suis différent d’un noir (je suis blanc) n’a pas plus de sens que de dire que je suis semblable à mon frère pour des raisons ethniques, culturelles ou que sais-je encore surtout dans un domaine encore insiffisament exploré et dont le traitement relève plus de l’idéologie qu’autre chose.


      • laertes laertes 15 juin 13:39

        @Alban Dousset :« Je m’efforce de rester le plus factuel possible, sur le plan argumentatif c’est ce qu’il y a de plus rigoureux. » c’est l’argument typique des idéologues. Se cacher derrière des faits qui en fait n’en sont pas (car impossibles à appréhender) mais qui ne sont que de l’interprétation.


      • Alban Dousset Alban Dousset 15 juin 13:56

        @laertes
        "cela n’a aucun sens car on peut avoir de multiples interprétations (idéologies) de ces différences qui peuvent faire la différence"
        >> Avant de se lancer dans les interprétations, il est important de partir des faits.
        C’est mon point de vue.
        Selon un certain point de vue tout est croyance et opinion (donc idéologie).
        Mais on peut dépasser cette problématique en partant des faits.
        Avant de chercher à qualifier ces différences, il est important de reconnaître qu’elles existent sinon l’interlocuteur refusera de les qualifier. C’est une question de méthode.


      • laertes laertes 15 juin 14:08

        @Alban Dousset : ce que vous dites n’a aucun sens. Il faut vous mettre dans la tête que quand on parle de faits comme vous dites, on ne fait qu’interpréter (idéologie) des manifestations observables (c’est à dire limitées) de ces faits. Il n’est pas possible de dépasser la problématique de la croyance et de l’opinion en partant de ce que vous appelez abusivement « des faits ». Toute appréhension des «  »«  »faits«  » n’est qu’une opinion et une croyance dans l’interprétation de ces faits. C’est valable en physique, la science la plus proche pour appréhender les manifestations de la réalité qui s’est construite sur des interprétations (croyances) successives de ses manifestations, souvent contradictoires les unes avec les autres. Cela l’est d’AUTANT PLUS pour les sciences dites humaines................................. A moins que votre article n’aie que pour seul objectif de dire qu’un garçon est différent d’aspect d’une fille comme un noir d’un blanc, ce qu’un enfant de maternelle est tout à fait capable de constater.... mais de constater.......SEULEMENT !!


      • Alban Dousset Alban Dousset 15 juin 14:19

        @laertes
        "Il n’est pas possible de dépasser la problématique de la croyance et de l’opinion en partant de ce que vous appelez abusivement « des faits ».« 
        Je crois que c’est possible.
        Nous avons un langage en commun, il nous permet de communiquer et d’échanger.
        De cet échange d’informations, d’opinions, il nous est possible de valider une version des faits communément admise. >> C’est le sens d’une démarche factuelle.
        Puis, de cette »version des faits communément admise", nous pouvons développer un raisonnement, etc.


      • laertes laertes 15 juin 14:28

        @Alban Dousset
        Décidément ! Il est impossible de valider une version (idéologie) communément admise des faits. Le fait qu’elle soit à la fois une « version » comme vous dites et « communément » admise n’a aucun rapport avec les faits ! Mettez-vous cela dans la tête ! La démarche que vous décrivez comme « factuelle » est une pure idéologie et ne peut en aucun cas être valide. C’est aussi une escroquerie intellectuelle. Au moyen âge la version communément admise en astronomie était que le soleil tournait autour de la Terre. Elle s’appuyait sur un échange d’opinions et d’informations et les personnes qui la défendaient devaient être comme vous à savoir des idéologues des faits.
        C’était bien sûr une pure idéologie, comme vous dites si bien une....opinion qui n’a rien à voir absolument rien avec les...faits.


      • Alban Dousset Alban Dousset 15 juin 14:47

        @laertes
        Notre rapport au monde est subjectif.
        Néanmoins nous pouvons tendre à une certaine objectivité (et nous approcher des faits) par le dialogue.
        Avoir une démarche « factuelle » ne signifie par réellement « détenir les faits » mais « partir d’une version communément admise des faits » pour déployer un raisonnement.
        Cette démarche m’apparait préférable aux autres.
        Si vous remettez en cause cette méthode, je vous prie d’en dresser une critique pertinente et de me soumettre vos propositions.
        Dans le cas contraire, je vous notifie que votre intervention consistant à proclamer « qu’il n’y a pas de faits mais seulement des interprétations » est aussi stérile que la philosophie nietzschéenne.


      • laertes laertes 15 juin 15:12

        @Alban Dousset
        Je vous remercie de me comparer un tout petit peu à Nietzsche. Vous par contre, vous êtes très loin de sa rigueur et profondeur de pensée et si ce philosophe est stérile, le mot qui servirait à qualifier votre ........................ raisonnement n’a pas du être encore inventé.
        Dialogue et objectivité ne vont pas ensemble, car comme vous le dites si bien notre rapport au monde est .......subjectif et uniquement subjectif. Je le répète : aucune version communément admise ne peut être valide dans la description des faits surtout en ce qui concerne les sciences humaines. Ce n’est qu’une idéologie. Et cette démarche n’est pas plus valide que d’autres pour décrire les faits et surtout les interpréter (activité purement idéologique) car souvent les deux se confondent (description et interprétation). L’histoire des sciences nous montre qu’il est impossible d’appréhender la réalité, de la comprendre et ceci est mille fois (si ce n’est plus) valable pour des sciences autres que la physique la chimie et leurs applications. Tout raisonnement à partir d’une version communément admise d’interprétation de faits est purement spéculative et idéologique et la décrire comme factuelle relève, comme je l’ai indiqué de l’escroquerie intellectuelle.
        Votre falsification ne vient pas du fait que vous défendiez une certaine interprétation des faits mais de faire croire qu’elle est factuelle car communément admise alors qu’elle n’est comme les autres qu’une opinion (je vous cite) c’est à dire une idéologie, c’est à dire que vous colorez votre idéologie du mot factuelle pour lui donner plus de crédibilité alors qu’en fait elle n’en a pas plus que les autres.
        Ma proposition est la suivante : la proximité de la réalité et de ses manifestations (les soi-disants faits) avec un système de pensée (idéologie) n’existe pas. Les faits sont impossibles à appréhender. On ne peut qu’en construire des interprétations, comme la Physique nous l’a brillament démontré. Toute personne qui se réclame de réalisme ou de démarche factuelle est un idéologue déguisé. On ne peut clamer à la fois, comme vous le dites émettre une opinion et présenter une critique (ce qui n’a rien de criticable en soi) et le présenter comme factuel.
        C’est de ...l’escroquerie.


      • Alren Alren 15 juin 15:52

        @Alban Dousset

        Curieux cette idée qu’il suffit de donner une référence qui appuie l’opinion de l’auteur pour croire qu’on produit une preuve !
        C’est le cas pour cette vidéo.

        Je le répète, fort des connaissances que nous avons aujourd’hui en microbiologie, il n’y a pas de différences biologiques entre les humains.
        Les différentes couleurs de peau sont dues à l’adaptation de la peau à l’ensoleillement. Les « jaunes » ne sont pas « jaunes » : les Japonais ont une peau aussi blanche que celle des Européens. En revanche les Philippins vivant plus au sud que les Japonais ont une peau beaucoup plus « cuivrée » comme on disait des Égyptiens de l’Antiquité.

        Le caractère « yeux bridés » ou « yeux bleus (dus à une carence en pigment pour protéger l’iris) et cheveux blonds (couleur due aussi à une carence pigmentaire) » ont eu la préférence matrimoniale des dominants, c’est-à-dire que les hommes puissants se sont réservés les femmes ayant cette particularité dans la tribu. Et comme ils ont eu davantage de descendants ces caractères physiques sont devenus dominants dans les régions concernées.

        Mais au niveau du système immunitaire, Human Leucocyte Antigen ou HLA qui sert à chaque organisme à distinguer le soi du non-soi, on s’est aperçu que des humains voisins pouvaient avoir des marqueurs très différents rendant incompatibles les dons d’organes entre eux alors que des personnes très éloignées les unes des autres et appartenant à des « races » différentes étaient très proches sur le plan tissulaire.

        Une telle unité génétique de l’espèce humaine s’explique par le fait qu’à une époque proche toutes les branches du buisson des hominidés se sont éteintes sauf une, peu nombreuse, la nôtre. On estime que toute l’humanité actuelle descend de trente mille ancêtres environ.

        En revanche ce qui distingue les ethnies, c’est la culture.

        Un des sujets de philosophie du bac de cette année est justement de demander : « Peut-on échapper à sa culture ? »
        La réponse est : généralement non, car sa propre culture est sa référence indépassable en matière de culture.
        Autrement dit je n’échappe pas à ma culture parce que je pense qu’elle est supérieure à toutes les autres.
        Attention, ceci n’est pas propre aux Occidentaux que les « Fils du Ciel » considéraient comme des barbares, des « Diables d’étrangers ». Les Indiens d’Amazonie, dans leur majorité, ne veulent pas échanger leur mode de vie contre le nôtre, etc.
         


      • Alban Dousset Alban Dousset 15 juin 16:28

        @laertes
        Avez-vous pris le temps de regarder cette vidéo ? Quels sont vos points de désaccord ?


      • Alban Dousset Alban Dousset 15 juin 16:35

        @laertes
        Votre proposition n’apporte pas de méthode préférable.
        Je persiste à penser qu’une démarche factuel, (c’est à dire une démarche partant d’une version communément admise des faits) est préférable à une démarche se référant directement à une doctrine.


      • laertes laertes 18 juin 14:29

        @Alban Dousset : Non ! Car............................................. une démarche frauduleusement apellée « factuelle » (descriptive de la réalité dans sa manifestation à savoir les faits) n’est en fait qu’une autre démarche se référant à une autre doctrine................. c’est à dire une version (interprétation idéologique) des faits. Et le fait qu’elle soit comme vous dites naïvement « communément admise » n’enlève rien (bien au contraire car on connaît le sort des versions passées communément admises des faits) à son essence purement idéologique.
        Je citerai pour finir ces deux réflexions d’Einstein, lequel , à l’instar de Nietzsche avait oublié d’être.......stérile au niveau de la pensée :
        - «  La réalité n’est qu’une illusion, bien que très tenace »
        - "Quiconque prétend s’ériger en juge de la vérité et du savoir s’expose à périr sous les éclats de rire des dieux puisque nous ignorons comment sont réellement les choses et que nous n’en connaissons que la représentation que nous en faisons."
        Je me garderai bien de rire de vous  !
         


      • Alban Dousset Alban Dousset 18 juin 15:21

        @laertes
        Je ne juge pas la vérité, je la recherche.
        J’offre à la critique mes raisonnements.
        Je m’efforce d’avoir une démarche factuelle sans détenir la certitude que ces faits sont exacts (d’où la nécessité de rechercher la critique).
        Si ma démarche se réfère se réfère à une doctrine, je serais très heureux de savoir laquelle (car je l’ignore moi-même).
        En quoi ma démarche intellectuelle serait-elle moins factuelle qu’une autre démarche intellectuelle ?


      • laertes laertes 18 juin 16:05

        @Alban Dousset : Vous n’avez pas à « juger la vérité » ça n’a aucun sens ce que vous dites.
        Comment vous expliquer ? . La recherche de la vérité fait plus penser à une idéologie sectaire qu’à une explication des faits vous le reconnaitrez non ?
        « Je m’efforce d’avoir une démarche factuelle sans détenir la certitude que ces faits sont exacts » bien sûr et c’est pour cela qu’étiquetter cette démarche comme « factuelle » est une escroquerie vous en conviendrez. C’est ce que je m’époumone de la main à vous dire.
        Vous ne détiendrez JAMAIS la certitude que ces faits sont exacts pour la seule et simple raison que les faits sont impossibles à décrire c’est à dire que toute tentative de description des faits n’est qu’une idéologie, une illusion ou comme dirait Einstein, une représentation.
        Ne confondez pas le factuel avec sa représentation.
        Toute idéologie totalitaire s’est construite souvent sur une interprétation factuelle de la réalité baptisée de force « réaliste » et dans le cas du totalitarisme elle n’a pas été communément « admise » mais « forcément » admise. Mais dans leur nature même elles ne diffèrent pas : ce ne sont, qu’au final des ....idéologies.
        Ne croyez pas que le terme « idéologie » soit péjoratif, bien au contraire. Sans idéologie c’est à dire sans imagination ou construction imaginaire de représentations, la théorie de la relativité n’aurait jamais pu voir le jour. Mais désolé ! Même la théorie de la relativité n’est pas factuelle comme l’a si bien dit Einstein.
        Et si c’est valable pour la physique, c’est un million de fois (chiffre arbitraire) plus valable pour des sujets aussi complexes que les sciences humaines.
        Toute personne qui parle de factualité dans ce domaine n’est qu’un escroc intellectuel... comme Jean Tirole qui prétend mettre en équations une science humaine aussi aléatoire que l’économie. C’est de l’escroquerie qui permet d’habiller en factuelle ce qui n’est en fait qu’une idéologie.


      • Alban Dousset Alban Dousset 18 juin 16:25

        @laertes
        l’idée de « juger la vérité » faisait référence à votre citation sur le fait de « s’ériger en juge de la vérité », puisque qu’un juge réalise l’action de juger...

        « « Je m’efforce d’avoir une démarche factuelle sans détenir la certitude que ces faits sont exacts » bien sûr et c’est pour cela qu’étiqueter cette démarche comme « factuelle » est une escroquerie vous en conviendrez »
        >> Non, je n’en conviens pas. La signification de « démarche factuelle » ne peut qu’être comprise comme partant de faits « probables » puisque les faits « certains » nous sont inaccessibles (du fait de notre subjectivité). Ce que je m’efforce également de vous faire comprendre.


      • abcd 18 juin 16:26

        @laertes
        Sans parler de vérité on peut faire de la factualité en définissant un cadre ou elle est vrai, si 2 est supérieur à 1 alors 2 ne peut être égale à un, si on est un homme qu’on défini l’ouest et l’est, ainsi que le soleil, on peut dire que dans une temporalité proche : « le soleil ce lève à l’Est et ce couche à l’Ouest » en excluant les pôles.
        Et si on fait de la sociologie on peut dire des vérités (les pauvres sont moins riches que les riches) à partir du moment où le cadre est défini, avec la philosophie on peut imaginer des cadres (soit une îles parfaite, l’Atlantide) factuellement faux, mais auquel on espère trouver une vérité au delà de l’exemple, mais c’est aussi casse gueule (puisque des personnes cherchent toujours cette vérité comme factuelle).


      • laertes laertes 18 juin 16:44

        @Alban Dousset : Des faits probables ça n’existe pas ! C’est une absurdité d’écrire de tels choses ! Qu’est-ce qui vous autorise à qualifier de « probable » (rien que ce terme est une idiotie désolé) un fait ? rien ! Il n’y a pas de faits probables ou de faits improbables. Le fait de qualifier toute description de faits comme probable est une escroquerie intellectuelle comme je me tue à vous le dire car.................. (roulement de tambour) les faits ne PEUVENT PAS ETRE DECRITS donc... de dire que c’est probable est une pure illusion car quelque soit la preuve que vous apportiez, elle n’est qu’une construction idéologique (les preuves ET la description) qui pourra être démentie par d’autres preuves et d’autres descriptions car en fait ces preuves n’en sont pas elle ne sont qu’une représentation d’une explication qui n’a bien sûr rien à voir avec la réalité !


      • laertes laertes 18 juin 16:49

        @abcd
        Désolé non ! Car les termes « supérieur » et « égal » ne sont que des conventions illusoires, c’est à dire des constructions imaginaires. Dire que 2 est supérieur à 1 ne veut rien dire stricto sensu, ce n’est que dans le cadre d’une illusion mathématique que cela a son sens.
        Toute définition de cadre est en soi une illusion, c’est à dire une construction de représentations. C’est pour cette raison, pour en revenir à Einstein qu’il a pu construire un autre cadre de représentations à savoir la relativité. Il avait compris que même les cadres précédents n’étaient qu’une illusion et pouvaient être tout à fait déconstruits.
        C’est ce qu’il dit : il est IMPOSSIBLE DE DECRIRE LA REALITE.


      • Alban Dousset Alban Dousset 18 juin 16:54

        @laertes
        Les faits peuvent être probables relativement à ma subjectivité.
        Je vous suspecte d’être un troll, je vais arrêter de vous répondre.
        Bonne journée.


      • laertes laertes 18 juin 17:01

        @Alban Dousset : pour vous montrer que je ne suis pas un troll (ce qui est facile pour éviter toute argumentation) je vais vous montrer que ce que vous dites à savoir « Les faits peuvent être probables relativement à ma subjectivité. » contredit ce que vous avez dit précédemment.
        Les faits ne sont ni probables ni improbables en eux mêmes et comme vous le dites, avec raison, c’est vous-même (subjectivité) qui les décrétez comme tels. Votre subjectivité ne vous autorise qu’une seule chose : avoir une illusion sur la probabilité des faits et seulement cela. Vous ne pouvez donc en aucun cas vous targuer d’objectivité et bien sûr encore moins de factualité, concept qui est très éloigné même de l’objectivité et bien sûr à des années lumière de la subjectivité.


      • Alban Dousset Alban Dousset 18 juin 17:07

        @laertes
        Je n’ai jamais prétendu à l’objectivité ou à la factualité.
        J’ai évoqué une « démarche factuelle » afin de signaler que je m’efforçais de tendre vers les faits, l’objectivité, la vérité. Rien de plus.
        Bonne journée.


      • laertes laertes 18 juin 17:17

        @Alban Dousset : non , vous ne pourrez pas « tendre » vers les faits. Ils n’acceptent pas une telle tension. Toute personne qui dit qu’elle tend vers les faits, l’objectivité pour montrer qu’elle en est plus proche que les autres est une ...idéologue car c’est vous qui dites que vous tendez vers les faits et rien que vous.... C’est votre représentation subjective de ce que vous croyez être les faits qui vous fait croire (croyance, foi...rien à voir avec la réalité)que vous êtes proche de la réalité ...alors qu’en fait vous n’en êtes pas plus proche qu’un nombre est proche de l’infini et cette représentation mathématique est en elle même judicieuse car elle implique une linéarité tout à fait illusoire.
        Pour vous dire qu’il ne faut pas confondre subjectivité , représentations qui est le propre de l’activité intellectuelle humaine avec tension vers la réalité, concept illusoire et bien sûr idéologique.


      • Alban Dousset Alban Dousset 18 juin 17:30

        @laertes
        Un trollsavant


      • laertes laertes 18 juin 17:43

        @Alban Dousset un troll ne peut pas être savant... c’est du moins l’illusion que je persiste à entretenir. Si j’étais un troll, je brouillerais les pistes, je parlerais d’autres sujets, je dirais des généralités provocantes. Ici , non, je reprends point par point votre argumentation...en vous citant.
        Il est bon de discuter et d’avoir des opinions tranchées. Si cela vous rassure, le fait de soutenir que tout est idéologie (ce que je crois) est une forme d’idéologie (construction de l’esprit).
        Mais je me méfie comme de la peste des gens qui se prétendent réalistes ou tendent vers la réalité pour déguiser leur idéologie. Ce sont les plus dangereux car ils ne veulent pas percevoir l’aspect fondammental de leur nature idéologique et bien sûr ils font croire que c’est la vérité ou pour éviter d’être pris pour un sectaire de dire d’une manière plus « politiquement correcte » qu’ils tendent vers la réalité et sa manifestation à savoir les faits.


      • Alban Dousset Alban Dousset 18 juin 20:12

        @laertes
        Dans ce cas, je crains que votre méfiance soit terriblement contreproductive.
        Cette méfiance m’agace profondément et n’apporte ni critique de fond ni critique de méthode.
        Vous me reprochez de donner une forme « trop » rigoureuse à mon travail pour lui donner l’apparence de l’objectivité.
        Ne le prenez pas mal, mais cela me consterne terriblement car j’attache beaucoup d’importance à la rigueur, aux raisonnements solides expurgés d’émotions et de considérations morales (autant que possible).
        J’ai l’impression de perdre mon temps, cet échange ne m’apporte rien.


      • laertes laertes 18 juin 20:44

        @Alban Dousset : la réflexion n’a pas grand chose à voir avec la méfiance , les émotions (quoique) et la morale et si vous lisez bien ce que j’ai écrit c’est une vraie critique de fond de votre raisonnement. Je ne vous reproche pas de donner une forme trop rigoureuse à votre travail c’est plutôt l’inverse : vous manquez de rigueur et c’est pour cela que vous donnez l’apparence de l’objectivité car en matière d’objectivité il n’y a que d’apparence et non d’objectivité réelle.
        Quant à la « productivité » (j’adore ce terme économique) de la méfiance je citerai en paraphrasant le Parrain (3) : « il ne faut pas sous-estimer la productivité de la méfiance ». Elle a permis à Voltaire et à tellement d’autres de réfléchir.... 


      • abcd 19 juin 12:20

        @laertes
        Je m’attendais à des commentaires sur Tocqueville, sur Regis Debray la république et la démocratie, bon tant pis, sinon on sera toujours sur cette tension, l’homme à besoin de droite, de parallèle et d’angle, tandis que le monde n’est que courbe... cela fait pas trop avancer le schmilblick.


      • abcd 19 juin 12:30

        @abcd
        Pour préciser, je suis d’accord, il n’y a pas une particule de justice en ce monde, même si les hommes y croient, il n’y a pas de Vérité (s) de par ce monde, même si l’homme ne peut penser sans, il n’y a un « sens » à la vie, même si tout les hommes espèrent donner ou recevoir ce sens, bien..... bon... à présent que pouvez vous sur cet univers..... Et que pouvez vous pour les hommes, leurs dirent que tout cela est vain... ou vous corrompre à leurs besoins


      • abcd 19 juin 21:51

        @abcd
        Pour Einstein, d’après Étienne Klein, il souhaitait intitulé sa théorie : les invariants (la vitesse de la lumière, l’impossibilité de la dépasser, etc...), l’espace temps est la définition d’un référentiel ou le temps est relatif à l’espace au niveau macroscopique, mais il n’y a pas de temps invariants à l’espace certes, delà à tout relativiser :) il y a d’autres référentiels certains impossible à représenter, le monde quantique, d’autres incomplets mais suffisant pour décrire le mouvement d’une pomme, un cadre n’est pas la totalité d’une monde, juste un moyen de le percevoir, c’est peut-être insuffisant, mais comme dirait Souchon : « dans mon sac vert, il y a de l’air, c’est déjà ça ».


      • abcd 14 juin 22:04

        Je lirai la fin demain, mais le début est une synthèse intéressante de la situation présente (réaction populaire partout dans le monde et incompréhension des élites), c’est froid, dépassionné, sans jugement de valeurs et suffisamment rigoureux pour espérer qu’il soit lu
        (même si d’autres ont le droit de le trouver chiant :) ).


        • abcd 16 juin 12:40

          @abcd
          En survolant les débats, c’est vrai qu’il y a quasiment une exception humaine en terme proximité génétique des humains, indépendamment de leurs phénotypes, l’humain, quelque soit sa provenance, n’est pas un clone, mais il est beaucoup plus proche génétiquement que n’importe quel chimpanzé distant de quelques kilomètres.
          L’ambivalence du mot race, au sens animal, appliqué à l’homme ne fonctionne pas, mais je trouve que ce billet explique bien qu’il a un sens courant de xénophobie et qu’attaquer une émotion avec de la raison est un peu stupide, mais on ce sent surement plus beau à ce donner une posture moralement avantageuse qui n’implique finalement que peu de contraintes.
          (de mon jeune temps, peut-être qu’écouter Noir Désir avait une influence sur le vote, aujourd’hui je crois que cela ne fonctionne plus du tout, un jeune peut écouter une critique du FN dans un concert et voter quand même dans l’isoloir, on est au stade ou les artistes se pavanent : « moi homme/femme de gauche, je te fais la morale, je te dis que voter FN c’est mal », bon 15% de vote FN y à quelques décennies, 35% aujourd’hui et surement 45% demain, y à que les artistes qui croient encore à leurs influences...).
          Sur la critique du critique de l’idéologie par un idéologue, je ne comprend pas y à un paragraphe qui stipule que c’est une grille de lecture intéressante, mais qui comporte des œillères, bon où est le mal, depuis quelques milliers d’années on est obligé d’admettre que l’homme n’est pas mue par des actes raisonnables, croire que cela a disparue sous couvert d’Iphone.... (pour rappel on incite les gens a acheter des grosses voitures tout les jours à la télé, pour les culpabiliser ensuite de polluer, d’un coté on a une idéologie productivistes/consuméristes, de l’autre une vision scientifique de la soutenabilité de nos modes de vies, le mot idéologie est pratique voilà tout).


        • abcd 16 juin 13:28

          @abcd
          Il faudrait aussi préciser que selon les cultures le mot « race » n’a pas la même profondeur, un anglo-saxon y mettra tout un tas de catégories en fonction de l’ethnie (cf rationnement des prisons durant l’apartheid, un Anglais avait 2 fois plus qu’un Indien qui avait 2 fois plus qu’un noir, avec des fractions intermédiaires pour les métis), là ou un Français avait du mal a faire des nuances au delà de c’est nous les blancs.


        • Alban Dousset Alban Dousset 14 juin 22:15

          En me relisant, je viens de trouver une erreur : « circoncision » est à remplacer par « excision ».
          Désolé.

          Merci pour les retours positifs.

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