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L’histoire d’un masque, le principe d’une révolution…

Tout le monde a vu ce masque un peu partout avant la révolte tunisienne et encore aujourd’hui pendant le mouvement égyptien ; pourtant très peu savent l’histoire de ce masque et surtout de quel mouvement il est en train de devenir l’implacable symbole. C’est en 2006 qu’un film met en image une série de bandes dessinées réalisées de 1989 à 90. Le film n’a pas eu le succès qu’il méritait, pourtant comme disent les jeunes, c’est aussi « puissant » que matrix…

Mais comment un masque tiré du film « V comme Vendetta » lui-même inspiré des bandes dessinées du même nom, devient-il le symbole, l’emblème des « anonymous », célèbre mouvement de hacker dont la franchise tunisienne autoproclamée prit une part très active sinon décisive à la chute de Ben Ali le funeste ?

Surtout quand on sait que le film, les bandes dessinées s’inspirent d’un personnage qui a lui, bel et bien, existé : Guy Fawkes, principal responsable du plan connu sous le nom de « la conspiration des poudres » qui visait pas moins qu’à assassiner un roi, sa famille et la plupart de l’aristocratie d’un coup en faisant exploser le palais de Westminster le 5 novembre 1605 lors de la session d’ouverture du parlement.

De là que jusqu’à nos jours, chaque 5 novembre est fêtée la « Guy fawkes night » au Royaume-Uni jusqu’en Afrique du sud et ailleurs... Peu importe, un peu de googlage devrait vous permettre d’en savoir plus, ce n’est pas le sujet. Le sujet étant le masque qui représente ce personnage mais qui désormais représente quiconque adhère à une philosophie de lutte qui n’a plus rien à voir avec la conspiration des poudres qui n’était en réalité qu’une Saint-Barthélemy light où un groupe d’activistes catholiques voulaient en finir avec un roi protestant.

De nos jours, ce masque représente tout à fait autre chose. Il représente la dernière forme de lutte possible contre un système quelconque quand il devient trop puissant et quasiment invincible, une sorte de big Brother, écoutant tout, conditionnant psychologiquement tout, prisonnier de sa propre mécanique au point qu’on ne puisse plus imaginer ce que serait le monde sans lui !

C’est le sujet de ce genre film qu’on appelle dystopique car c’est un « récit de fiction peignant une société imaginaire, organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur, et contre l'avènement de laquelle l'auteur entend mettre en garde le lecteur. »

A voir ou revoir absolument si vous l’avez raté en 2006 ou si vous avez cru qu’il s’agissait là d’un film pour adolescent. Pourtant à l’époque, je me souviens d’un jeune de son temps qui l’a trouvé nul ! Heureusement sinon cela signifierait qu’il est devenu non seulement adulte avant l’âge mais surtout conscient de la mécanique du monde et de l’impuissance des gens de bien…

Toujours est-il que le principe c’est de savoir comment peut-on lutter contre un système monstrueux sans passer par les formes d’organisations conventionnelles où sitôt que vous vous organisez, vous êtes découverts donc pris. Il s’agit de réfléchir à un moyen de combattre un système devenu décadent et monstrueux sans jamais se connaître mais en ayant tous le même but : faire tomber le système !

Qui peut arrêter une conspiration ourdie par des esprits supérieurs pour des gens qui ne se connaissent pas et ne se rencontreront jamais et qui chacun œuvrant de son côté n’a pour unique objectif que la chute du système ? Le combat des anonymes pour le bien de tous !

C’est là un principe révolutionnaire qui sera celui du millénaire qui commence.

Principe redoutable s’il est impulsé par des esprits brillants ayant bien pensé la dynamique et pour laquelle il ne suffira que du soutien d’autres anonymes tout aussi brillants ayant chacun la liberté d’action pour atteindre l’objectif.

Il n’y a aucune place pour la peur ! C’est le combat des désespérés lucides ! C’est le combat d’un reste de bien contre la toute puissance du mal !

Il va de soi qu’une pareille rhétorique peut être reprise par des groupuscules, des sectes, et autres pour semer la terreur ou juste renforcer le système ; c’est là qu’intervient un tout autre élément sans lequel tout le reste devient falsifiable, cet ingrédient naturel c’est la toute simple bonne foi !

C’est compter sur des anonymes en doutant quasiment de leur existence tellement vous pensez être le seul à penser ainsi pour le bien de tous, c’est compter sur la seule force de la vérité dont aucune falsification ou pâle copie ne saurait jamais atteindre la toute puissance de la force de conviction qu’elle apporte à chacun.

Un programme bien ficelé et ciao ciao tout système tyrannique…

Ça laisse rêveur…



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Les réactions les plus appréciées

Réactions à cet article

    • Par plancherDesVaches (---.---.---.12) 2 février 2011 17:03

      Hé bien, même les modérateurs ignorent l’origine du masque...

      Ainsi, c’est en « république » de Gènes qu’apparut le masque en 1653 pour aller revendre des « avoirs » pourris et des biens bien concrets de façon anonyme afin de disposer d’argent frais permettant de se nourrir.
      Nous passerons pudiquement sur la prostitution de la classe « noble » allemande dans les années 1929-1936 afin d’avoir juste de quoi manger aussi...

      Bientôt partout dans le monde... (vu à la télé)

    • Par BOBW (---.---.---.43) 2 février 2011 20:56
      BOBW

      @ vlane : citoyen du monde au nom de la libre expression sans « langue de bois » tu peux trés bien exprimer ton avis selon l’éthique heureuse de ce site à l’esprit Républicain.

    • Par gimo (---.---.---.189) 3 février 2011 00:57

      les gouvernement doivent craindre les citoyens non l’inverse

    • Par parkway (---.---.---.169) 3 février 2011 12:38

      plancher des vaches,

      plus exactement dans le« port » de Gênes, où est apparu le masque à « rades ».

      bon, je vais faire ma sieste, là...

  • Par Fergus (---.---.---.157) 2 février 2011 14:43
    Fergus

    Bonjour, Vlane.

    Excellent article, qui laisse rêveur en effet.

    Car si les désespérés sont chaque jour plus nombreux, il manque encore à beaucoup cette lueur de lucidité qui leur fera prendre conscience de la réalité. Comment pourrait-il en aller autrement dans une société où le consumérisme individuel a pris le pas sur la solidarité ?

    Gardons toutefois espoir, comme le suggère Perseus.

    • Par kemilein (---.---.---.237) 3 février 2011 07:43
      kemilein

      une scission sociétale.

      vous vous partez par la, poursuivez votre chemin de désespoir, nous nous bifurquons, on va par la, ouep, la bas.
      comme dirait le n’indien dedans la ville : chacun sa route, chacun son chemin.

      suffit tout simplement d’avoir la possibilité de mettre en route quelque part un projet alternatif, du genre zeitgeist (-quoi qu’il manque d’être honnête notamment sur la question de limitation de la procréation-)
      la france est un pays un et indivisible ou les lois de la République s’applique partout et a tous. (normalement) notre alternative ne peux donc s’y passer.

      il faudrait juste un lieu, je n’en vois qu’un : les océans !
      les eaux internationales n’étant sous aucune juridiction (sauf internationales... donc pas vraiment légale) il est donc possible techniquement d’y mener un projet de société alternative.

  • Par pyralene (---.---.---.243) 2 février 2011 16:57
    Pyrathome

    Quand le gouvernement viole les droits du peuple,

    l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple
    le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

    Déclaration des droits de l’homme et du citoyen art.35 1793.

    • Par Chris Lefebvre (---.---.---.239) 3 février 2011 00:22
      Jean Lannes

      Mais oui pyralene. Vous faites un drôle de révolutionnaire en venant me traiter de propagandiste quand je défend Dieudonné et quand je cite Soral. Quel bel esprit de résistance que de suivre l’avis des médias concernant deux dissidents du système !

      PS : merci l’adresse IP (et l’analyse des messages postés) pour nous permettre de savoir que le compte « pyralene » et le compte « V » sont la même personne ;) Manquez-vous à ce point de soutien pour vous démultiplier ainsi ?

    • Par kemilein (---.---.---.237) 3 février 2011 07:52
      kemilein

      la 5ième République, forfaiture d’un homme (grand pourtant ,dans sa vision indépendantiste de l’Empire).
      au sortir de la guerre, après le despotisme illégale de pétain, un homme, de gaulle, a décider que cette constitution était la plus appropriée. tel Napoléon et son Consulat, nous avons eu De Gaulle et sa 5ieme, celle du monarque présidentiel élu.
      alors que pourtant dans les formes la constitution ne donne pas tant de pouvoir a l’homme.

      il nous faut reprendre le pouvoir usurper, et pour cella il nous faut nous même rédiger notre constitution spécifiant expressément qui fait quoi comment, qu’est ce que les élu peuvent faire et ne pas faire. bref Une Constituante.

      vous brailler tous contre le Mélenchon, vous vous plaignez tous aussi du peu de démocratie réelle que nous avons, alors puisqu’il est le seul a vouloir donner la parole au peuple...
      si c’est pas lui qui le fait, personne, et alors nous devrons reprendre la France aux tyrans par la force et le sang

    • Par Morpheus (---.---.---.78) 3 février 2011 14:36
      Morpheus

      @ Vlane

      Article 11. Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l’exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force.

      La loi EST arbitraire et tyrannique. Aucune loi n’a jamais - JAMAIS - résolu un problème. Résoudre un problème demande de considérer les causes environnementales qui provoque le problème ; la loi, elle, n’est jamais - ET NE SERA JAMAIS - qu’une action visant à contrer les symptômes du problème, pas ses causes. La loi est donc inadaptée et inappropriée pour résoudre les problèmes rencontré par la société. Concept à revoir.

      Article 21. Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler.

      Voilà une mesure qui agit dans le paradigme d’une société régie par une économie basée sur la monnaie et sur le travail contraint. Le travail est contraint, parce que pour vivre, une personne doit « gagner sa vie » et donc gagner de l’argent. Cela signifie que pour obtenir ce dont il a besoin pour vivre dignement, un être humain, dans cette société, doit se soumettre à la loi du système monétariste, et donc se prostituer. Où comment se tirer une balle dans le pied : il est dit que la société doit pourvoir en cas d’absence de travail, mais cela devient vite impossible dans une société régie par le profit et l’argent. Concept à revoir.

      Une alternative ?

      EBR : économie basée sur les ressources.

      " Une économie basée sur les ressources utilise les ressources existantes - plutôt que l’argent - pour fournir une méthode de distribution équitable de la manière la plus humaine et efficace possible. Dans un système dans lequel tous les biens et services sont mis à disposition de chacun sans l’utilisation d’argent, de crédit, de troc ou toute autre forme de dette ou servitude. "

      Concept à voir...

  • Par Alpo47 (---.---.---.6) 2 février 2011 17:08
    Alpo47

    Oui, bel article ...
    Effectivement, si nous voulons éviter le pire qui se profile, il faut sortir des moyens habituels, qui sont tous sous controle, et innover.
    Tout rassemblement ou organisation « classique » est vouée à être infiltrée, corrompue, trahie.
    Le plus tragique, c’est que les analyses que nous sommes quelques milliers à partager ici, sont partagées par une grande partie de nos concitoyens. Le salut du système actuel est dans la peur, la méfiance, la division et l’ignorance.
    Un moyen de passer outre, va dans la bonne direction. Ce pourrait même être un pas décisif.

  • Par chuppa (---.---.---.137) 2 février 2011 17:21

    Désobéissance civile...... ou si vous voulez « anarchie douce » en guise d’apéro

  • Par JL (---.---.---.22) 2 février 2011 17:25
    JL

    Le contraire de la vérité c’est un mensonge ! mais le contraire d’un mensonge n’est pas la vérité : c’est le plus souvent un autre mensonge. Comment fait-on ?

    • Par JL (---.---.---.22) 2 février 2011 19:07
      JL

      @ Frida, vous écrivez : « c’est là qu’intervient un tout autre élément sans lequel tout le reste devient falsifiable, cet ingrédient naturel c’est la toute simple bonne foi ! »


      Vous avez raison, la foi dit-on, soulève des montagnes. La bonne foi seulement, la mauvaise foi , en tant que « mal diseuse des choses », ajoute aux malheurs du monde.

      Cordialement.

    • Par JL (---.---.---.22) 3 février 2011 10:39
      JL

      Désolé pour ce commentaire qui n’a pas sa place ici.

  • Par OMAR (---.---.---.248) 2 février 2011 18:09

    Omar 33

    Bonjour Vlane.

    Oui, quand on a faim.
    Quand on a froid.
    Quand on est méprisé.
    Quand l’horizin est gris.
    Quand c’est la mort qui nous attend.....

    Il n’y a aucune place pour la peur ! C’est le combat des désespérés lucides 

     

  • Par Ariane Walter (---.---.---.47) 2 février 2011 20:09
    Ariane Walter

    V comme vendetta est un de mes films préférés ! je l’adore ! Quelle excitation ! On a tellement envie de faire pareil et le masque est superbe. il faudrait qu’ils le sortent en France pour les manifs.

    merci de lui faire de la pub !

  • Par yvesduc (---.---.---.4) 2 février 2011 20:28
    Je me souviens encore lorsque j’ai découvert cette BD ; j’avais 23 ans et elle m’avait fait une très grosse impression. Le dessin peut déplaire à certains (moi, il me plaît) mais le scénario est à la fois universel et original. Une BD qui fait partie du petit lot de celles qui m’ont marqué politiquement (aux côtés par exemple des Eaux de Mortelune).

    Le film, très réussi, déroule un scénario légèrement différent afin de s’adapter à la réalité de l’après-11-Septembre. Ça lui donne à mon avis une valeur propre, complémentaire de la BD.

    La BD diffuse un puissant message de résistance à l’oppression, à la dictature et à la corruption qu’elle entraîne, mais message un brin désabusé aussi : la Résistance est un éternel recommencement.

    Le film frappera plus fortement tous ceux qui doutent de la pensée unique diffusée par nos médias, s’amusent de la bien-pensance et de l’arrogance qu’ils répandent et du caractère complètement virtuel de certaines informations (le 11-Septembre en particulier).

    La BD se rapproche plus des récents événements tunisiens (et, je l’espère, égyptiens !).

    La BD existe en intégrale.
  • Par amipb (---.---.---.23) 2 février 2011 20:46
    amipb

    Un billet plein d’espoir, mais un mode de révolution malheureusement très dépendant des moyens de communication, à mon humble avis.

    Pour cette simple raison, difficile d’extrapoler ce genre de mouvement dans un système un cran plus autoritaire que les régimes tunisien et égyptien. Ce type de manifestations ne pourra jamais voir le jour en Russie, Iran, Corée du Nord ou Chine.

    Une chose apparaît malgré tout clairement : tous les peuples oppressés rêvent d’une démocratie, même imparfaite comme celle qui règne en occident.

    Et ce au grand dam de ceux qui répètent à l’envi que ce modèle politique et social n’est pas compatible avec les autres cultures...

  • Par BOBW (---.---.---.43) 2 février 2011 21:02
    BOBW

    vlane : sincères félicitation pour ce trés bel article à la gloire des droits de l’homme et de la Liberté sans esprit partisan !! smiley

  • Par Yoann (---.---.---.26) 2 février 2011 21:25
    Yoann

    Merci Vlane pour cet article, je ne connaissais pas les bandes dessinées, juste le film qui effectivement laisse rêveur ....

  • Par BANANE (---.---.---.243) 2 février 2011 21:35

    dés fois derrière le masque de la révolte... IL Y A ... le dogme... d’un autre âge.

  • Par BANANE (---.---.---.243) 2 février 2011 21:41

    mais sans « révolution »... donc... rdv en 2012 !

  • Par BANANE (---.---.---.243) 2 février 2011 21:52

    rien à foutre d’allah et vu le résultat sous sa coupe... vraiment rien à foutre !
    dehors, de l’air, basta, du balai allah !

  • Par Hige (---.---.---.22) 2 février 2011 21:55
    Hige

    Bravo, je ne peux qu’adhérer à cet article smiley

  • Par ddacoudre (---.---.---.31) 2 février 2011 22:54
    ddacoudre

    bonjour vlane

    tu poses bien la problématique, reste à savoir quand nous pourrons échapper à cette tenaille, je n’en doute pas car tout absolument tout se déconstruit.
    je te colle un article un peu long où j’explique cela.

     

    La décontruction

    Il est devenu commun d’entendre certains hommes dire de leurs prochains, « Ils pètent plus haut que leur cul ». Un tantinet vulgaire certes, mais efficace comme définition.

    En effet, l’homme en découvrant ses facultés s’est installé en maître du monde, illustre produit de grands nombres de Dieux. Ces mêmes facultés l’ont poussé et entraîné en levant les yeux à comprendre son monde, et décrypter en partie l’Univers qui l’entourait. Bien que Tous nous n’ayons pas encore admis que nous en étions une totale partie en tant qu’Être d’une espèce.

     

    Des hommes ont consacré leur temps à comprendre le fonctionnement de cet Univers, et ils nous ont laissé des traces de leur quête par un savoir se précisant sans relâche.

    De telle manière qu’aujourd’hui ces traces nous donnent les ou des clefs pour concevoir y appartenir.

    Ainsi nous avons mis en évidence que notre propre existence est régie par des « Règles », et nous ne pouvons plus les ignorer. Leur validité n’en demeure pas moins toujours conditionnée à la compréhension et aux définitions, que nous en avons donné dans la limite imposée par notre condition humaine. Condition humaine qui nous pousse à élaborer un monde que nous croyons maîtriser ; pourtant nous percevons assez exactement qu’il existe un infini objectif auquel nous n’avons pas accès ; du moins c’est comme cela que nous le formulons.

     

    Chacun dispose d’une vision du monde à partir de ce qu’il a appris, retenu, oublié, mal compris, ignoré, imaginé et vécu.

    Ainsi avec cet acquis individuel et à la fois partagé, de par notre condition humaine singulière et semblable ; il n’en est pas un d’entre-nous qui n’est pas refait le monde dans les soirées entre amis.

    Les lois de la physique que nous avons élaborées, sont des lois non pour tout expliquer, mais des lois aidant à plus de compréhension, relevant de notre regard et de notre technologie, mais qui ne sont pas indépendantes de notre activité culturelle véhiculant un grand nombre de valeurs mystiques et relatives, issue de nos représentations nées du conflit conventionnel permanent de l’inné et du culturel. Elles offrent le caractère de crédibilité de valeurs scientifiques réfutables, car elles sont traduites dans un langage mathématique universel. Langage qui s’offre aujourd’hui à la critique et qui donne lieu à des débats philosophiques. Langage qui lorsqu’il est décrypté, par l’homme médecine Navajo, le Hopi, le moine Tibétain ou l’Aborigène australien, les introduit dans un paysage de connaissances ancestrales que nous avons estimé barbaresques par ostracisme ethnocentrique.

     

    Je considère donc, que les « Forces ou énergies ou flux » qui composent l’Univers, combinent toutes choses. Toutes choses de ce que nous sommes, et que nous assemblons (et non pas créons qui laisse sous entendre que nous partons de rien), même si nous ne pouvons encore en définir certaines, et peut-être ne jamais accéder à l’indéfinissable.

     

    En conséquence, en observant les lois que nous connaissons de cet univers, il est plus aisé de comprendre ce que nous sommes et faisons. Cet effort intellectuel consiste à s’observer, comme étant ces forces, étant dans ces forces, et étant le produit de ces forces, et non soumis à ces forces. D’une autre manière, si nous considérons que l’univers est la circulation d’une information depuis son origine, nous sommes cette information dans l’information, et produisant de l’information, et non pas seulement soumis à l’information.

     La nuance est fondamentale car elle modifie l’image, la représentation que nous pouvons avoir de notre « monde cérébral » à partir du « monde sensible ». Parce que, au lieu d’y être soumis, qui peut être interprété comme une condition irréversible, nous serions sous condition de la connaissance de l’organisation de ces forces, de cette information. Nous serions un Être « conditionnel », conditionné à ce qu’il est capable d’en comprendre. Aujourd’hui nous ne pouvons pas sérieusement penser être tenu en dehors que l’existence de ces lois. (La longueur d’ondes de notre regard nous donne accès à un monde différant des ultras violet ou des rayons X.

    C’est en tenant compte arbitrairement de ces lois et en observant que certains de nos comportements s’y conforment, que nous sommes à la fois des êtres analyseurs et synthétiseurs (des décodeurs et des encodeurs), individualistes et collectivistes.

    Des Etres connaissant la difficulté d’accéder à la « synthèse finale », « à la compréhension finale », « aux raisons de cet univers » dont nous mesurons et cherchons les limites. Tout cela, comme nous nous livrons à la recherche d’une loi d’unification pour comprendre notre Univers.

     

    Il est donc une évidence pour moi de considérer la distinction que nous faisons entre le naturel et le culturel, comme purement conventionnelle, car cela résulte d’une sensation à considérer que nos innovations donnant lieu à des réalisations échapperaient à la « nature », à ses « forces », parce que nous réaliserions des produits qui supposent d’associer, d’assembler ou de combiner une quantité innombrable de connaissances de découvertes de savoir faire que nous nous transmettons.

    Purement conventionnelle, car il n’y a pas « décohérence » entre les deux car cette opposition ne donne pas une valeur nulle, même si nous n’avons pas défini une loi d’unification.

    Nous pouvons le comprendre par la capacité combinatoire de l’intelligence associative dont notre cerveau est doté. Et lorsque celui-ci reçoit les informations envoyées par les cellules de notre organisme qui ont enregistré une ou des perturbations de son environnement, notre structure cérébrale commande alors les comportements qui satisferont à cette ou ces perturbations. C’est ainsi que nous donnons corps à toutes choses matérielles ou abstraites par projection de la pensée symbolique, lorsque les événements favorisent leurs émergences en perturbant notre organisme. Dans ce prolongement ayant conscience de la limite de notre regard, et ayant également par des moyens techniques mis en évidence certaines lois, nous ne pouvons pas contester quelles ne soient pas issus d’autres chose que de la perturbation de notre organisme relayé par le cerveau. Y compris des perturbations liées à des événements environnementaux dont nous ignorons tout. Ce culturel que nous définissons, appartient donc entièrement au naturel, parce qu’il se trouve dans l’univers, et que celui-ci le constitue, et qu’il est bien le produit d’une structure inné qui favorise l’aptitude à l’adaptation.

    Nous faisons cette distinction parce que notre regard, par sa structure sa forme et sa nature, est limité, et donne au cerveau les images de notre monde sensible que celui-ci redistribuera à tout l’organisme.

    Partant de là nos concepts, induit par notre représentation du monde, considèrent comme naturel ce qui est en l’état matériel dans la nature, ou reconnu héréditairement transmissible, ou se manifestant par des régularités observables à notre échelle (la vie, la mort, la pensée, se nourrir etc.…).

    Cela relève du fait que, pour exister nous sommes exemptés, dispensés de connaître, de comprendre et d’établir des repères. Des repères de liens de compréhension normalisateurs, régulateurs de l’émergence d’un Homme qui se dit Créateur. Pour exister nous n’avons pas besoin de comprendre notre monde sensible, c’est « l’état que nous qualifions à tort ou raison d’animalier ». Également peut-être cela relève-t-il aussi du fait d’une approche eschatologique de l’Homme créé, ou à notre ignorance due à nos difficultés à retrouver, ou à vouloir chercher le « réel » dans l’image que nous en construisons.

    Il faut être convaincu pour penser autrement que l’Univers permet toute chose que nous inventons. Telle la voiture qui ne nous paraît pas issue de l’univers parce que nous disons que nous la créons, et ce n’est pas parce que nous réalisons de tels assemblages qu’ils ne sont pas naturels, car tout événement est déterminé par ce qui l’a précédé.

     

    Force est de constater que l’univers autorise des formes bien plus complexes, telle que nous les Humains ou un flocon de neige, dont la structure complexe n’apparaît pas à notre regard. L’univers n’a nul besoin de voiture pour se déplacer, cet outil est inhérent à nos contingences humaines planétaires. Avec une force de gravitation plus faible nous nous déplacerions sans véhicule, où bon il nous semble. Dans de telles conditions, nous n’aurions pas créé de véhicules, les oiseaux n’auraient pas besoin d’ailes, et notre monde serait tout autre, comme il le serait également avec une gravitation plus forte, mais dans ces conditions nous aurions réalisé peut-être d’autres innovations.

    Néanmoins, par nous, l’Univers sous-tend ces créations puisque nous la réalisons, et qu’elle est le produit d’un empilement d’événements successifs. Pour autant nous ne naîtrons pas au volant d’une voiture, de la même manière que notre planète n’est pas apparue spontanément.

    Bien sûr, en l’état cette voiture n’est pas codifiée dans nos gènes. Elle l’était par contre dans la capacité combinatoire cérébrale projective qui a associé inné et acquis au fil du temps, des échecs et réussites. Elle se transmet par l’apprentissage, et par l’information que nous nous enseignons les uns aux autres pour la concevoir, et détermine d’autres événements. Ainsi à un moment donné les comportements culturels vont enregistrer que cet acquis est une exigence vitale pour la survie de son organisme inné ; c’est tout notre discours sur la croissance.

    De telle manière que si nous regardons le culturel comme autant d’essais  : C’est à dire que chacune de nos réalisations, dépendantes de nos capacités créatrices (produit de l’univers et non pas de notre cerveau), ne durera qu’en fonction de son aptitude à subsister, comme constante d’un développement, dans un système d’évolution universel dans lequel la culturalité favorise et facilite l’adaptation, l’acculturation, la régression, la progression, ou son suicide (aptitude à une structure d’engendré son autodestruction).

     

    Alors le culturel peut être regardé comme un événement en soi. Événement en soi « que transmet l’Univers » pour assurer la survie de toutes les espèces dans leur ensemble évolutif, à l’exemple du monde végétal, et dont nous ne devons pas être les dépositaires exclusifs.

    Par événement en soi, j’entends toute l’activité qualifiée de culturelle qui constitue dans son ensemble un événement global.

     Événement capable d’interaction au même titre que l’activité météorologique et l’activité tectonique sont des événements.

    Dans cette perspective, il y a des chances pour que certains de ces essais s’inscrivent dans nos gènes ou dans le substratum qui est à leur origine, ou leur quantum quantique. Ceci si, l’environnement évolutif, le mouvement, la nature, Dieu, la conscience primordiale, l’indéfinissable, l’ordre sous-jacent, la méconnaissance, et quel que soit le nom, que nous lui donnons par nos définitions suivant nos cultures, le retiennent comme une permanence nécessaire à notre adaptation.

    Peut-on douter que l’avenir appartient à notre intelligence.

    Si j’ai pris l’exemple choquant de la voiture, c’est pour souligner que dans notre logique humaine cela est inconcevable qu’une innovation culturelle puisse affecter le biologique. C’est là une partie de notre problème. Nous regardons l’univers avec la logique humaine culturalisée, et nous ne savons pas s’il peut en être autrement.

    Pourquoi ?

    Parce qu’à l’échelle de la durée de notre vie humaine, il nous est difficile de percevoir ou d’admettre notre développement intellectuel comme une évolution que nous vivons en direct, nous devons là, faire le distinguo important entre, être l’acteur participatif d’un potentiel en émergence et penser ou être l’auteur de sa source

    En conséquence, s’il n’y avait pas de corrélation entre des événements, soutenir que le « culturel » est ce qui s’ajoute à la nature, serait avoir trouvé le premier cas d’une, non corrélation dans l’univers. Néanmoins, si notre « culturel » n’imprègne pas toujours héréditairement et systématiquement nos gènes, il se reproduit par l’apprentissage comme une régularité dynamique qui affecte notre évolution biologique et psychique (psychosomatique) suscitant cet événement. L’organe ayant en charge la codification de notre monde sensible « culturel », est le Cerveau.

    D’une certaine manière, nos sens enregistrent les événements extérieurs qui conduisent à la recherche de toute « nourriture » (au sens d’informations aussi) nécessaire pour permettre au cerveau de concevoir ce dont nous avons besoins, en réponse aux informations intérieures qui commande à notre organisme de vivre.

    Cette distinction conventionnelle du culturel s’appuie aussi sur le qualificatif d’apprentissage donné à une fonction. Cette fonction qui consiste à se communiquer, s’enseigner l’usage de nos aptitudes stimulées par les événements environnementaux. L’inverse signifierait que de manière instinctive nous portions tout notre « futur, avenir » déjà élaboré, déterminé dans notre inné primitif. Ce futur l’est certainement, mais sous une autre image, une idée autre que notre vision de la destiné soumise aux erreurs de la définition de nos projections. Il l’est, mais caché pour notre compréhension. Nous devons pour le comprendre, le décrypter, réunir et assembler les pièces détachées de « la connaissance et du savoir » que nous découvrons. Nous en prenons conscience au fur et à mesure en sélectionnant les pièces de ce puzzle qu’est la vie, même si la pièce théâtrale finale est jouée (la mort). Ce futur, nous le portons dans la capacité de modélisation du plus petit élément infinitésimal qui, associé à d’autres donnera la perception de l’image future. Même si nous savons que le futur n’est qu’une capacité de projection cérébrale, dont la réalité repose sur la perception du temps en fonction de la vitesse à laquelle tout se déplace, suivant trois flèches, celle thermodynamique (sens dans lequel l’entropie croît), psychologique (direction suivant laquelle nous sentons le temps passer), cosmologique (direction du sens dans lequel l’univers se dilate). Soutenir que le « culturel » s’ajoute au naturel, c’est comme si nous considérions qu’étaient culturelles toutes les associations auxquelles donnent corps les « particules élémentaires » en mécanique quantique. Ne comprenant pas la loi d’unifications, qui les unis nous dirions quelles s’ajoutent aux autres particules.

    Issue de cet assemblage, notre planète serait donc du « culturel », par conséquent, nous serions donc du « culturel » produisant du « culturel », ou plus justement de l’information produisant de l’information. Une information qui se différencie par des fréquences ondulatoires. Ainsi, si notre vision se faisait au rayon X, nous ne serions que des os s’articulant activement, et pourtant la matière organique qui les enrobe est bien existante. Dirions-nous alors que les perceptions du squelette, qui ressent les conséquences de la matière organique qui l’enrobe mais qu’il ne voit pas tout en la supputant, sont culturelles. Par exemple une vision squelettique qui constaterait la perte de son bras, conduirait inévitablement à la mort de l’être vivant squelettique, puisque ce dernier ignorerait tout de l’hémorragie due à la circulation sanguine qui se serait produite entraînant le décès du squelette. Nous pouvons donc comprendre qu’au-delà de notre perception actuelle, notre organisme puisse contenir des informations qui ne nous sont pas perceptibles, mais que nous supputons en essayant dans donner une définition produite par ce que nous sommes, qui inclus forcément celles que nous ignorons mais qui nous affecte, et constitue l’incertitude et l’aléatoire de l’existence.

    De fait les crises sont permanentes, ce ne sont que des déconstructions de nos ordres, car l’ordre est ce que nous nommons le désordre ou le chaos et chaque fois que nous installons un ordre humain nous ne faisons qui mettre un peu plus de désordonner ou l’accélérer comme nous le vivons jusqu’au boum inévitable car avec la vitesse les éléments s’échauffent.

    Et certains croient en une gouvernance mondiale, quel fou prétentieux peut espérer gouverner le monde.

     

     cordialement.


  • Par V (---.---.---.243) 2 février 2011 23:00

    quel fou prétentieux peut espérer gouverner le monde

    allah ???

  • Par lenonsensdelavie (---.---.---.208) 2 février 2011 23:52

    merci pour cet article,
    je ne sais si Allah a à voir, mais George Orwell le dit très bien :
    « nous tenons pour naturellement évidentes les vérités suivantes : tous les hommes naissent égaux. Ils reçoivent du créateur certains droits inaliénables, parmi lesquels sont le droit à la vie, le droit à la liberté et le droit à la recherche du bonheur. Pour préserver ces droits, des gouvernements sont constitués qui tiennent leur pouvoir du consentement des gouvernés. Lorsqu’une forme de gouvernement s’oppose à ces fins, le peuple a le droit de changer ce gouvernement ou de l’abolir et d’en instituer un nouveau. » 1984 p. 437/438
    certains l’ont fait...
    http://parisseveille.info/quand-l-i...

  • Par Chris Lefebvre (---.---.---.239) 3 février 2011 00:14
    Jean Lannes

    Bel article et merci pour l’histoire de ce masque

  • Par keiser (---.---.---.205) 3 février 2011 01:37

    Alors donc ... Viane .

    Il y aurait des esprits affranchis qui oeuvrerais anonymement pour le bien de ceux qui ne savent pas (par définition) que l’on oeuvre pour leur bien .
    Une sorte de Big-Brother à l’envers et réciproquement .

    Ca pourrait être une bonne idée de scénario pour un film avec un héros anonyme qui oeuvrerait anonymement pour le bien de ceux qui ne savent pas que l’on oeuvre pour leur bien .

     smiley
    Je rigole , bien sur !...

  • Par Gaspard Delanuit (---.---.---.99) 3 février 2011 02:35
    Qaspard Delanuit

    Les véritables bienfaiteurs sont toujours anonymes.

  • Par Anon Commander (---.---.---.34) 3 février 2011 03:51
    Anonymous Republic Punisher

    C’est le message du film : il y a un V (le héros du film qui porte le masque en premier) en chacun de nous c’est pour celà que les hommes meurt mais pas les idéaux !
    Anonymous c’est nous ou n’importe qui, il y en aura tjrs un pour relever l’autre !!! Les actions bonnes seront reconnues par les Anonymous et ils ne participeront qu’à celles-ci, et il sera très difficile de récupérer se mouvement ! Les mauvaises actions de groupuscules se déclarant d’Anonymous seront le fait de quelques illuminés et seront sans doute voués à l’échec... c’est vrai qu’il peut y avoir quand même une dérive imaginons que des terroristes ou des bandits (même si de nos jours ont peu ce demander qui est le bandit entre le braqueur et le banquier) utilisent ce masque... ou on pourrait facilement mettre un attentat sur le dos d’Anonymous....

    La réalité dépasse la fiction une fois de plus !

  • Par Gaspard Delanuit (---.---.---.99) 3 février 2011 09:46
    Qaspard Delanuit

    Ce qui est intéressant, c’est que l’anonymat va dans une direction inverse du désir débile de passer à la télé juste pour passer à la télé qu’ont tous les crétins sans talent qui n’ont rien à dire et rien à montrer. 

  • Par JJSS1979 (---.---.---.53) 3 février 2011 09:46
    Valparaiso

    V pour Vendetta a été un vrai choc. Il est de 2006 il me semble, année où j’ai lu des livres sur le pétrole et les enjeux energetiques. Va savoir pourquoi en 2007 j’ai eu la curiosité de regarder un documentaire sur le WTC7 qui a un peu changer ma vision du monde...

    J’ai adoré la musique de Tchaïkovski et d’Anthony and the Johnson. Et cette scène ou Natalie Portman embrasse le masque.
    Très vite j’ai chargé la version quebecoise, légerement différente de la version française. Finalement j’ai acheté le DVD ))

    « Sous ce masque il y a des idées, et les idéaux sont à l’épreuve des balles ! »
    Cela m’a fait penser à Ben Hur « tu voulais savoir comment combattre une idée ? Eh bien je vais te l’apprendre : avec une autre idée ! »

    Et V est un homme cultivé, qui aime l’art et les livres ! Magnifique plan de Natalie Portman se reveillant parmi les livres...

    Il regarde Edmond Dantès dans le Compte de Monté Christo, j’adore !

    Il cite McBeth « I dare do all that may become a man ; Who dares do more is none »

    Il aime cuisiner. La cuisine c’est de l’amour et de la convivialité.*

    Enfin il dénonce l’utilisation de la novlangue. Des mots dont on vide le sens d’origine et qu’on retourne. Ca nous le vivons déjà. Republique, laïcité, etc...
    Gouvernance, croissance négative, frappes chirurgicales.
    Sans V, aurais-je regardé le dico du Pavé sur la désintoxication du language : http://www.scoplepave.org/

    Ce mec est génial !

  • Par sisyphe (---.---.---.90) 3 février 2011 09:47
    sisyphe

    Vlane, merci pour l’article, et, au delà du masque, soutien total aux anonymous , et leur formidable travail de sape pour la liberté. 

    • Par sisyphe (---.---.---.90) 3 février 2011 14:17
      sisyphe

      Personnellement, je ne suis pas du tout « entré » dans ce film : je l’ai trouvé grotesque ! 


      Une « Marque jaune » outrancière et ridicule. 

      Pour la symbolique, ce n’est pas UN individu qui peut changer quoi que ce soit, par quelque action que ce soit, mais bien, comme l’ont parfaitement compris les anonymous, une concertation d’individus capables d’attaquer le système par ses failles, et mobiliser les masses, et non par des actions pseudo-anarchistes violentes. 

      Bref, le seul intérêt de ce film grand-guignol, finalement, c’est le masque, qui peut être utilisé de façon symbolique. 

      Ce n’est que mon avis, mais je le partage. 
    • Par Morpheus (---.---.---.78) 3 février 2011 14:51
      Morpheus

      Plutôt d’accord avec sisyphe, même si j’aime ce film du point de vue artistique et pour sa critique de la pensée unique.

      Personne ne doutera que, des frères Wachoski, j’ai - et de très loin - préféré la trilogie Matrix smiley

  • Par Hadrien (---.---.---.39) 3 février 2011 11:24

    j’ai adoré ce film...
    merci pour l’article

  • Par Ann O’Nymous (---.---.---.198) 3 février 2011 12:24

    Intéressant.

  • Par Le chien qui danse (---.---.---.70) 3 février 2011 13:03

    Bonjour, très bon film, mais je l’avais compris comme une parabole de ce qui n’arrivera pas ou ne peut arriver.
    V est un sur-homme tel le libérateur dont nous révons tous, intelligent, cultivé, raffiné, élégant, probe, honnète, juste, sans pitié pour qui n’en mérite pas, courageux ( il se permet d’éliminer physiquement) donc pas dévot, mais pas injuste ni violent gratuitement.

    Voilà ce personnage est une fiction, une projection de notre mental qui aimerait la révolution mais on se sent seul, voire isolé, alors on attend le « messie » celui qui va dénouer le sort, on lui donne un blanc seing, ça nous arrange.

    Ah si un tel homme pouvait exister, ça serait super, la révolution se ferait sans moi mais pour moi, trop top.

    Non, seul les scénarios à la tunisienne (s’ils sont réellement spontanés), peuvent faire basculer les choses et encore faut-il un certain assoupissement des « élites » pour se laisser surprendre.

    V est un beau rève, mais les histoires de sauveurs sont des contes pour adultes...

    La révolution, c’est en moi qu’elle doit se faire d’abord et en général on ne connait pas le prix avant de commencer... et vu l’état de l’humanité et de nous même, l’accés à la lucidité au bout de la désillusion coute assez cher, donc tentation de repli sur son petit confort (relatif) de pays riche et la révolution reste dans les films.
    D’ailleurs V représente peut-être aussi les vertus, qualités et aptitudes nécessaire à chacun de nous pour que le changement ait réellement lieu, donc y’a du boulot...

    Merci pour cet article.

  • Par Christoff_M (---.---.---.57) 3 février 2011 14:11
    Christoff_M

    Est ce que les français acteurs en d’autres temps ne sont pas devenus des observateurs, des voyeurs de ce qui se passe ailleurs, endormis, grégaires, se réfugiant dans la petite famille, la petite carrière, le métro boulot, avec le câble, le net, les multichaines chez lui regardant le monde derrière son petit écran...

    Des images bien choisies par les médias, de la suggestion à peine subliminale, les nfos utilisant des conseillers issus du marketing et du commerce...

    le français moyen voit bouger partout les choses mais bien à l’abri chez lui derrière son écran, dans ses pantoufles, c’est le même qui est sportif avec son apéritif devant la télé !! le sport télévisé, l’info et la météo constituant l’excellent soma des médias modernes... les faux débats du soir, Guisbert, Durand, Taddéi Ruquier, sombrant de plus en plus dans un conformisme mou, un people ou un politique étant invité pour se faire cirer les pompes, vendre son bouquin ou relancer sa carrière ( drole de notion du service public qui est devenu l’outil de propagande d’une minorité agissante et limitant tout ce qui ne passe pas par leurs réseaux ou leur sérail doré... les décors ridicules, baroques, à colonnes ou couleurs bariolées étant de mise)....

    Question : sommes nous devenus des moutons, des veaux, des vaches ruminantes mangeant dans des seaux de merde que prennent le soin de nous filer les mondialistes tous les jours...

    Et tels les ruminants regardant partir les trains des autres nations que nous ne conduisons plus, les pieds plantés dans le sol, incapable de bouger après avoir été bien (trop) nourris et gavés de choses inutiles et matérielles pour ce qui nous sert encore de cerveau !!

    Quels pays en Europe ne bougent plus alors qu’ils étaient les meneurs au siècle dernier, la France et l’Allemagne qui sont devenues les vaches obèses et malades des mondialistes...

    • Par Christoff_M (---.---.---.57) 3 février 2011 14:58
      Christoff_M

      Relisez Bilal pour ceux qui peuvent encore) !! ou Huxley, Orwell, Ira Levin, van Vogt, Asimov...

      Bilal, lui voit très bien depuis longtemps sous les façades grandioses des assemblées européennes et mondialistes, dans des bâtiments immenses ostentatoires et clinquants...

      la décomposition latente, qui guette une Europe factice, construite pour le bien être des banquiers, d’une certaine « élite » de plus en plus composée d’héritiers sans morale et cupide (voir Sarkozy Dsk, Copé, Valls, Bertrand, Baroin, Besson ) et autres « gendres idéaux » ou idiots utiles du système... de grands groupes ou actionnaires qui ne pensent qu’a asservir, matriser, faire crever ou absorber les petits concurrents plein d’idées et de talents, pour former des conglomérats ineptes et gérés par des procéduriers à l’image de l’Europe et son euro stupide qui ne plait qu’à des vieux malades mentaux comme mister Trichet, aussi fiable pour dire la vérité et donner un avis personnel et pertinent que mister DSK, par ailleurs obsédé sexuel, bien utilisé par les tireurs de ficelles et les maitres du monde actuel...

      qui prennent bien soin de nommer en haut lieu des gens communs avec des faiblesses voir des tares affichées, ce qui permet de les mener à la baguette...

      Rien ne vous frappe depuis l’avènement de Sarkozy, Merkel, Obama, Berlusconi, Trichet, Dsk, ailleurs, tous ces personnages imbus d’eux mêmes, avec leurs faiblesses, bien choisis pour être guidés dans l’ombre, par les vrais mondialistes...
       (ils se montrent rarement, c’est ce qui fait leur force...)
      ces derniers étant capables de leur choisir une geisha, de blesser un de leurs enfants, d’en rendre un autre addict, pour convaincre le soi disant meneur ou leader d’aller brouter dans le pré carré défini bien à l’avance par les architectes du nouvel ordre mondial...

      Ces manipulations commencèrent à se voir un peu trop sous les Kennedy avec les conséquences mortelles que nous connaissons plus ou moins maintenant...

      N’allez pas croire que les révolutions se font pour le bien des peuples, cela se saurait depuis Jésus !! les architectes de l’ombre ont essayer de détruit le Liban , essayé de convertir l’ Irak et l’ Afghanistan, essayé de soulever les iraniens avec « le net et facebook » leur merveilleux outil de propagande... depuis le Vietnam, mêmes architectes de l’ombre, même obsession,
      memes échecs répétés, donc ils recommencent ailleurs et ils « renversent » un homme de paille en le lachant, pour faire croire aux naifs que ce sont eux qui l’ont renversé... le tyran, le méchant, la caricature, cela revient à l’invention du diable pour certaines religions...

      Mais sont ils cyniques et méchants ces architectes du NOM, pour laisser tuer des centaines d’innocents, pour faire des simagrées d’élections démocratiques... pour remettre un nouvel homme de paille style Karzai ou Ouattara , anciens cadres pour l’un dans les boites de Bush, pour l’autre , ancien directeur dans les instances du FMI, organe des mondialistes, qui vit en endettant les pays pauvres, le gros DSK, imbu de lui meme, étant l’embleme magnifique d’une certaine caste qui s’engraisse ouvertement sur le dos des pays pauvres...

  • Par PtitLudo (---.---.---.144) 3 février 2011 14:42
    PtitLudo

    Merci pour l’article. V pour Vendetta est excellent film qui n’a malheureusement pas eu le même succès que Matrix où le second degré est également omniprésent.

    La plupart des spectateurs doivent en rester au premier degré or Matrix de ce point de vue est largement au dessus de V pour Vendetta il faut bien le reconnaitre.

    Ca m’a donné envie de le revoir en tout cas !

    P.S. : Dans la série des films injustement méconnus, je recommande Moon.

  • Par Christoff_M (---.---.---.57) 3 février 2011 17:08
    Christoff_M

    nos « huiles » et personnalités pseudo élites UMPS sont paniquées...

    la plupart allaient passer leurs vacances dans les palaces dorés du dictateur au frais de la princesse... heureusement qu’il reste les palaces du grand « ami » dictateur déguisé en démocrate, le fils Hassan à la solde des puissances occidentales et franc maçon lui même...

    Gros tracas pour les « grands de ce monde » ils n’auraient plus pu se dorer la pilule pour pas cher ( à nos frais) dans les cinq étoiles palace... ah que c’est bon de parler de ces braves peuples voisins qui se soulèvent, coktail à la main sur une terrasse réservée aux VIP, en faisant mine d’etre contrarié !!

    Ou comme Obama, chemise blanche repassée avant l’émission en direct, saluant ces braves tunisiens, n’osant pas un yes we can, mais souriant et serein, car cela se passe loin de chez lui et une bonne phrase de politique lancée au bon moment, quand on ne risque rien, ça ne mange pas de pain ( il se réjouit surtout d’un nouveau pays à venir qui échappe à l’Europe de l’Ouest et qui sera terre de spéculation et d’implantation, voir de conversion, pour nos bons GI qui n’ont pas changé leurs méthodes depuis 1945 pour se faire du blé par tous les moyens...

    Des mercenaires sont déja envoyés comme se fut le cas en Irak pour piller les musées sous escorte et alimenter les trafics d’art qui font une partie de la richesse avec les ventes d’armes et de pétrole de nos amis mondialistes !!
    our le peuple tunisien, une fois passé l’effet scoop et la pub à facebook, principal outil de propagande des mondialistes, on reparlera plus tard de démocratie et on verra quel pantin importé d’Europe ou des states, pseudo journaliste ou pseudo ancien étudiant tunisien, prendra le pouvoir, appuyé par les memes, les grands architectes du NOM, qui sévissent toujours dans l’ombre et cachés, des satanistes n’ayant jamais amené, après des révolutions controlées que des parodies de démocratie, propres à rassurer le peuple et les non initiés !!

    Regardez chez nous la pantomine de démocratie avec le pantin dictateur qu’on nous a imposé comme président de « démocratie laique » lui même crypto chrétien hypocrite, faisant partie de la grande famille des mondialistes, francs maçons, cercles de pouvoir, instituts politiques, de sondages et de manipulation des crédules, j’en passe et des meilleures...

  • Par zany (---.---.---.15) 3 février 2011 20:07

    On monte a Paris le 19 février ?

    http://www.u-p-r.fr/les-conferences...

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