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L’Occident actuel

Terme voué aux pires calomnies si l'on est gauchiste, aux pires gémonies si on lit les 4 temps, il est bien un terme, une culture, qui ne laisse pas indifférent.

Pendant que le monde arabe s'éprend de démocratie et d'idées libérales, aux sens des lumières, comprenons-nous, l'Islam des lumières a bien été forgé par des philosophes musulmans français quelque peu avant que n'éclate les révolutions arabes. Et bien, pendant que nos amis maghrébins s'ébrouent à chasser leurs régimes présidentiels, bref, à stabiliser la démocratie athénienne et que l'Asie s'échine à être victorieuse d'une lutte mercantiliste anglo-saxonne (sans doute une névrose du XIXème à assumer), l'impérialisme occidental, bref, l'in-extenso, ne parvient pas à surseoir ses faiblesses, à savoir l'absence d'intensification de culture occidentale, en crise, qu'elle soit politique, financière, économique ou sociale.

Laissant à nombre de ses sujets (au sens idélogique du terme) uniquement un rêve brisé (tel le rêve américain), nombre d'occidentaux, suffisamment indifférents aux révolutions démocratiques arabes et à l'espérance de liberté, retrouvent du lien social et de la solidarité au sein même de la religion islamique, voire un dogmatisme que certains individus trouveront salutaires face aux moeurs libertaires.

Pourquoi pas, il ne s'agirait in fine qu'un bon échange de procédés, le monde arabe épousant un individualisme libéral, l'occident épousant un conformisme normalisant (le communisme ayant échoué), toute idéologie étant une exacerbation de la nature humaine, celle-ci retrouve in fine son équilibre entre intérêt individuel et intérêt commun (et oui, le communisme est mort), on peut souffler.

Car, qu'apporte l'Asie culturellement à l'occident ? A peu près rien, hormis un paternalisme patronal digne du XIXème, bref, un conservatisme suffisamment nauséabond permettant de corréler la fascination des milieux d'affaires pour l'Allemagne d'Hitler pré-39 avec la Chine actuelle. Bref, rien de bien salvateur, à priori.

Mais la culture de l'Empire du milieu n'a rien à voir avec celle du Rhin et du Danube, la fin ne peut qu'en être différente.

Bref, si le communisme n'a pas survécu (sauf dans une Chine avide de politique emporte-pièces afin de mener la multitude) , pas plus que le nazisme, seules survivant des cultures séculaires adoptant d'autres idéologies séculaires, l'inculturation des modes de vie et idéologies arabes et occidentaux fonctionnent plutôt bien, ou ad minima, coexistent, pendant que l'Asie se cantonne à un rôle d'adoption plus pragmatique et moins idéologique de la splendeur passée occidentale.

Car, il faut bien l'admettre, celui-ci est en crise. On nous le dit et on le répète, même si ceux sont souvent des rumeurs propagées par des financiers pour des financiers, les occidentaux vivant sous le seuil de pauvreté, et ils sont nombreux, faisant moins de tintamarre, hélas. Les politiques, eux, se cantonnent à s'agenouiller au chevet de ce qui fait du bruit, c'est courru. L'Occident, privé de son exutoire guerrier (considérons qu'il est mort en 45 à Nagasaki et Hiroshima, hormis chez les neo-cons et les interventionnistes humanitaires), il s'en est remis à un exutoire économique, qui l'on mis dans une situation tel 29, où les différences sociales se sont exacerbées telles qu'elles cristallisent vies politiques (dualisme droite-gauche), sociales, médiatiques, financières etc.

Il faudrait bel et bien être Madame Irma pour anticiper l'issue de cette crise de l'Occident, où le marketing et la publicité ont focalisé les esprits (et plus vicieusement la vie de couple) sur la réussite matérielle.

Si l'arme nucléaire a permis à l'humanité de mijorer les vélléité belliqueuses, grand bien lui a fait, l'on se demande ce qui pourrait mettre fin à la première guerre mondiale économique à quelle nous assistons, spectateurs victimes de la mondialisation que nous sommes. Peut-être une mondialisation parachevée au sens marxiste où les salaires minimaux sont relativement identiques en tout point de la planète, fonction de la productivité locale, voire si le politique est suffisamment puissant afin de soumettre le capitalisme au pas d'un revenu minimu de subsistance.

Bref, l'Occident est victime de ses solutions, de son impérialisme. Il est en crise lorsqu'il reçoit les effets de ses idéologies dominantes en boomerang. Car il ne sait anticiper les conséquences de ses espoirs, où n'en fait pas grand scrupule. Il est en crise car il ne sait pas anticiper plus loin qu'un axiome action-réaction. Il est en crise car l'espoir occidental est irresponsable et est incapable d'anticipation. Il est en crise car, loin de fonctionner d'un intérêt unifié, il fonctionne par intérêt de classes, de génération, d'individu, fondement de sa culture. et in fine, il est en crise car il ne peut se résoudre à passer d'un statut de travailleur-consommateur à celui d'un improductif-consommateur (improductif au sens privilégiant loisirs, relations, culture, bref, au sens noble), sous les coups de butoir de la productivité.




par Claude Simon (son site) jeudi 8 septembre 2011 - 5 réactions
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