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La canonnière libérale

C’est le surnom qu’ont donné les chercheurs Raoul Marc Jennar et Laurence Kalafatidès à une énorme machine de guerre économique, conçue hors de tout contrôle démocratique, dont ils détaillent le fonctionnement et la finalité dans un livre paru en juillet dernier aux Editions Raisons d’Agir, fondées par Pierre Bourdieu : L’AGCS. Quand les Etats abdiquent face aux multinationales. L’objectif final de cet Accord général sur le commerce des services, mis en œuvre dans le cadre de l’OMC par phases de négociations successives, est l’annihilation des services publics par leur totale libéralisation ; il menace donc à terme la santé, l’enseignement, la culture, comme l’accès à l’eau potable. Plus d’autorité publique pour abriter l’intérêt général ; tout sera marché, l’être humain y compris, pour le plus grand bénéfice des actionnaires des plus puissantes firmes mondiales. On dévore les 117 pages de ce petit livre avec une colère croissante, et une fois informé des rouages de la monstrueuse dérégulation que l’oligarchie mondiale est en train de nous concocter, on a l’impression d’avoir avalé un gros caillou d’indignation ; solidement enkysté désormais dans le tissu de notre conscience morale et politique, il n’est pas prêt de passer. Ceux qui tiennent pour avéré que modernité et progrès ne font qu’un et escomptent que demain ne sera pas pire qu’aujourd’hui, passeront leur chemin ; ceux qui préfèrent la connaissance à la candeur ou à la quiétude ne manqueront pas de méditer cet indispensable ouvrage dont voici les grandes lignes.

Retour sur la genèse de l’AGCS. C’est au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale que les Etats-Unis entreprennent de mettre en place un système favorable à leur expansion économique ; pour ce faire, des organisations internationales telles que le FMI sont créées, et des négociations sont entamées pour faciliter les échanges de biens et de marchandises en réduisant voire en supprimant toute réglementation à effet protectionniste ; l’ensemble est consigné dans un traité, connu sous son sigle anglais GATT. Le but est d’augmenter le nombre de produits et de pays concernés, en procédant par cycles de discussions. A partir des années 1970, les plus grandes firmes américaines s’organisent en puissants lobbies pour inclure dans les négociations ce qu’on appelle désormais le « commerce » ou la « libéralisation des services », les grands médias, auxquels ils ont facilement accès, se chargeant de vulgariser les mots et les concepts. Les pays en voie de développement se cabrent, arguant que la libéralisation des services profitera essentiellement aux multinationales qui dominent le marché mondial. L’Union européenne, d’abord réservée, bascule sous l’ascendant d’organisations patronales comme l’ERT (l’European Round Table rassemble les dirigeants des 45 firmes européennes les plus importantes, leur but étant de modeler la construction européenne dans leur intérêt en influençant les décideurs politiques ; en 1991, son rapport Remodeler l’Europe présentait par exemple de fortes similitudes avec le traité de Maastricht adopté peu après). En 1985, le Conseil européen des ministres, sur proposition de Jacques Delors et de Willy De Clerq, annonce l’engagement de l’Europe en faveur d’un accord sur les services. « Sans les énormes pressions exercées par le secteur des services financiers américains, [...] il n’y aurait eu aucun accord sur les services », dira David Hartridge, un des dirigeants de l’OMC.

L’ordre du jour du cycle 1986-1994 du GATT englobe ainsi des champs s’écartant du commerce des marchandises comme règlementations sanitaires, propriété intellectuelle (le « commerce des idées »), investissements, subventions, etc., et un certain nombre de services (services financiers, télécommunications notamment). Les pays capitalistes avancés mènent le jeu, semant la division entre les pays du Sud pour venir à bout de leur résistance. Il s’agit en outre de créer une nouvelle instance internationale dépassant le cadre du GATT et intégrant l’ensemble des services : en 1994, les représentants de 124 gouvernements et de la Communauté européenne créent l’Organisation mondiale du commerce. Le changement de paradigme est considérable. Alors que les Etats ayant accédé au GATT étaient des « parties contractantes » adhérant volontairement aux accords, les pays « membres » de l’OMC sont tenus d’en respecter toutes les règles ; une plainte devant l’organisation conduit à des sanctions, la partie gagnante recevant l’autorisation de pratiquer un « droit de rétorsion » contre la partie perdante. Les implications sont tellement importantes « qu’il est pertinent de parler de révolution néolibérale », soulignent les auteurs ; « après l’effondrement du totalitarisme étatique en URSS, un nouveau totalitarisme émergeait : celui des marchés. Contrairement à la comptine journalistique, il ne découle pas d’une évolution inéluctable, mais de choix politiques délibérés effectués par tous les gouvernements occidentaux ».

L’AGCS, dont le premier cycle officiel est entré en vigueur en 2000 et doit s’achever fin 2007, est donc un accord programmé de négociations périodiques et obligatoires jusqu’à ce que tous les services soient entièrement libéralisés. Il ne constitue pas un traité avec des clauses précises, mais un processus ininterrompu auquel à terme aucun secteur ne peut échapper, y compris ceux où l’égalité des droits entre citoyens ne devrait jamais être remise en question, comme l’éducation ou la santé. En effet, le texte fondateur indique que sont seulement exemptés les « services fournis dans l’exercice du pouvoir gouvernemental », à savoir la justice, la police, la défense, ultimes territoires régaliens de l’Etat ; tous les autres, considérés comme des « marchés » à partir du moment où coexistent déjà des fournisseurs publics et privés, sont impliqués (ce qui est le cas presque partout, écoles et cliniques privées coexistant par exemple avec écoles et hôpitaux publics). Toute législation, réglementation, norme, jadis adoptée dans chaque pays au nom de l’égalité et de la protection du citoyen est assimilée à une « entrave au commerce » qu’il convient de lever.

Pour réaliser à quelle sauce piquante nous nous apprêtons à être dévorés, il importe de comprendre comment fonctionne l’AGCS - et ce n’est pas le moindre des mérites de Jennar et Kalafatidès que de mettre ses mécanismes et sa technolangue absconse à la portée du lecteur. Tous les pays membres de l’OMC sont tenus de fournir l’ensemble de leurs réglementations liées à la fourniture de services. Vient ensuite « l’engagement » : un pays indique le niveau de libéralisation qu’il concède dans un secteur donné, le degré d’application faisant l’objet de négociations. Il ne peut à partir de ce moment-là imposer aucune nouvelle protection ou restriction dans ce secteur. C’est l’effet cliquet de l’AGCS. Un gouvernement, quelle que soit l’orientation politique privilégiée par les électeurs qui l’ont porté au pouvoir, est obligé d’appliquer l’engagement pris par son prédécesseur. Ce qui est adopté dans le cadre de l’AGCS est en outre prééminent sur toute autre disposition locale, nationale et internationale.

Lorsqu’un Etat engage une activité de services dans le processus, celui-ci est dit « consolidé » si aucune limite n’a été fixée, et «  non consolidé » si l’Etat en question a indiqué un degré de libéralisation souhaité (quatre modes progressifs sont distingués) ; ces « limitations » ne sont en aucun cas taillées dans le marbre, mais destinées à être remises en cause dans les cycles ultérieurs de négociations. Celles-ci se déroulent souvent sur le principe de l’offre et de la demande : je dérégule un des mes secteurs et tu dérégules un des tiens. Deux acrobaties supplémentaires cuirassent la force de frappe de l’AGCS. Le « traitement de la nation la plus favorisée » oblige chaque pays à étendre à tout fournisseur de services des Etats membres le traitement le plus favorable accordé à l’un d’entre eux. La « règle du traitement national » consiste à accorder à tout fournisseur, étranger ou national, privé ou public, d’un service impliqué dans le processus, le même traitement. Les effets sont ravageurs : un pays ne peut plus développer un service public ouvert à la libéralisation sans offrir exactement les mêmes moyens aux entreprises privées du même secteur économique.

Il n’est pas donc besoin de se demander d’où viennent par exemple l’initiative du groupe UGC de porter plainte contre la mairie de Montreuil (93) parce qu’elle projette l’extension du cinéma art et essai municipal, ou le débat actuel sur le zonage et les jours d’ouverture des supermarchés (réglementations considérés par l’OMC comme « des obstacles non nécessaires au commerce des services ») ; ni de quelle farine était pétrie la fameuse « directive Bolkenstein » de cette Constitution européenne dont nous n’avons pas voulu goûter et qui nous est resservie de force en perfusion. Elle correspond au mode 4 de libéralisation des services de l’AGCS, ou programme d’importation du « capital humain », selon la délicate terminologie de l’OMC, qui devrait permettre d’embaucher une personne en contrat temporaire selon les conditions sociales de son pays. Cette libéralisation-là n’est pourtant qu’un prélude ; la fugue est plus corsée : il s’agit en effet d’un préalable à la « libéralisation du mouvement de la main-d’œuvre » à l’échelle mondiale. « Il serait en effet impensable », expliquent Jennar et Kalafatidès, « d’accorder à des entreprises étrangères venant s’installer sur le sol européen le ’’droit’’ d’importer des employés selon le mode 4 sans avoir accordé ce même ’’droit’’ aux entreprises locales » ; ce sera un spectacle impressionnant que de voir l’éléphant Dumping s’asseoir sur les genoux de chaque employé...

Dans d’autres domaines régissant la vie quotidienne, la canonnière néolibérale, au fur et à mesure de l’avancement des négociations de l’AGCS, lancera de rudes bordées. Sa finalisation obligerait par exemple les collectivités locales à accorder à toute entreprise privée les moyens financiers et humains qu’elle consacre habituellement au service de ses administrés ; les auteurs en fournissent des échantillons édifiants ; retenons ceux-ci : « une multinationale pourra poursuivre pour concurrence déloyale une commune qui subventionne sa cantine scolaire ; [...] les clauses éthiques incitant les établissements publics à acheter des produits labellisés "commerce équitable" seraient considérées comme discriminatoires ». Est déjà venu le tour de l’éducation publique de sentir le vent du boulet, secteur que l’OMC a décrété en 2000 « mûr pour la libéralisation ». La liste des demandes de libéralisation émanant de plusieurs pays est à cet égard significative : certains visent l’enseignement pour adultes, l’enseignement supérieur et technique de troisième cycle, mais d’autres souhaitent libéraliser également les enseignements primaire et secondaire... Je laisse aux futurs lecteurs de l’ouvrage le plaisir de découvrir également ce que la marchandisation radicale fera de l’environnement, de la culture, de la santé, mutation accélérée par le creusement délibéré des déficits publics... ; notons seulement la classification de l’eau potable comme un service et comme une marchandise à privatiser, nappes phréatiques y compris, et la spécification que toute norme en matière d’eau ne peut en aucun cas primer sur les règles de la concurrence commerciale. Et mettons cela en perspective avec la récente enquête d’UFC Que Choisir qui épingle les marges « astronomiques » réalisées sur la facturation de l’eau par les prestataires privés Veolia et Suez. « La clé d’une meilleure gouvernance de l’eau reste dans les mains des élus locaux qui [...] lors de la renégociation de leur contrat [...] doivent envisager sérieusement l’opportunité d’un retour en régie publique », affirme l’association. Sauf qu’au regard des règles de l’AGCS, le retour est impossible...

De larges pans de notre histoire économique et sociale contemporaine peuvent se comprendre au travers de la progression souterraine de l’AGCS - à laquelle gouvernements de droite comme de gauche ont prêté la main -, et dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne fait pas l’ouverture des JT... Derrière cette machine sévissent évidemment ses pilotes, dont Pascal Lamy, ancien commissaire européen au Commerce extérieur, directeur de l’OMC, membre du Parti socialiste pour autant que cette appartenance ait encore le moindre sens dans un tel contexte. Les méthodes néocoloniales de M. Lamy pour faire capituler les délégués de certains pays sont d’une courtoisie sans pareille : « tous les moyens sont mis en œuvre pour forcer les pays en développement, et en particulier les pays les plus pauvres, à accepter ce qu’ils refusent », expliquent les auteurs. « Ainsi, lors de la conférence ministérielle de Doha, chaque délégation des pays en voie de développement, au premier rang desquels les pays africains, a été priée de se présenter dans la suite de Pascal Lamy où furent proférées promesses et menaces. Au cours de réunions informelles convoquées soit par M. Lamy soit par son homologue américain, entourés chacun d’une armée d’experts, les ministres invités qui n’appartenaient pas au groupe des pays industrialisés n’ont pu recevoir le concours de leurs propres experts, voire de leurs ambassadeurs à l’OMC ; ils étaient interdits d’accès. » Plus fort : comment faire passer un texte de mise en œuvre de l’AGCS quand il est vivement critiqué par une majorité d’Etats ? La technique Lamy est imparable. Il suffit de le faire précéder d’une note précisant qu’il ne s’agit que d’un document exprimant la position de quelques-uns et aucunement une décision arrêtée. Puis à la conférence suivante, à Hongkong (2005), retirer purement et simplement la note introductive : le projet est considéré comme ayant fait l’objet d’un accord préalable, et adopté dans la foulée...

Les pays du Sud ne manquent pas de protester contre les « pressions » et les « manipulations flagrantes » (déclaration de Cancun, 2004). L’Organe de règlement des différends, le tribunal de l’OMC, dans lequel siègent à huis clos des « experts » sans aucune légitimité élective, ne manquera pas de leur faire rentrer leurs doléances dans la gorge : le « droit de rétorsion » qu’il accorde est réservé de facto aux nations riches. Si certains pays renâclent devant l’AGCS, d’autres en sont le fer de lance : les Etats-Unis, le Canada, le Japon et l’ensemble de l’Union européenne, ce quadriumvirat constituant le directoire de l’OMC. « Dans ces tractations commerciales, l’Europe compte au nombre des négociateurs les plus agressifs et les plus favorables au libre-échange sans entraves », soulignent les auteurs. Du point de vue communication, ce sont paroles lénifiantes et mensonges flagrants (« on n’adresse aucune demande aux pays les plus pauvres » disait par exemple la ministre belge du Commerce extérieur en 2003 au micro de la RTBF) ; les négociations et leurs enjeux s’abritent dans la discrétion et le secret, à l’abri de l’opinion publique comme du contrôle parlementaire. En 2005, quelques-uns de nos députés ont demandé à avoir accès aux données de l’AGCS. Le ministre délégué à l’Industrie leur permit de venir consulter, pendant une semaine, dans un bureau du ministère des Finances, un document de plus de 400 pages rédigé en anglais commercial sans avoir le droit de prendre des notes ou de faire des photocopies... Outrés, les députés écrivirent au ministre pour dénoncer « cette parodie de consultation et d’apparente ouverture, inacceptable d’un point de vue démocratique ». La lettre ne reçut aucune réponse.

C’est bien là l’effet dinde de Noël de l’AGCS : comment vider le ventre de la démocratie pour le remplir d’une lourde farce de despotisme. « En acceptant de négocier les accords de l’OMC, les gouvernements se font les complices des seules bénéficiaires de la dérégulation globale : les firmes privées transnationales », concluent les auteurs. « Par faiblesse ou par intérêt, les Etats souverains n’ont rien tenté pour réguler les activités de ces entreprises dans un cadre juridique international. Au contraire, ils en sont devenus les instruments. [...] Désireuses de placer les dérégulations obtenues à l’abri de toute remise en question, elles favorisent la création de centres de décision qui échappent au contrôle démocratique. [...] Une oligarchie s’est ainsi mise en place. L’ordre mondial qu’elle entend instaurer se fonde sur la hiérarchie, la technocratie et la fortune. » Des résistances se sont organisées (voir par exemple www.portail-hors-agcs.org), la première étape étant bien entendu l’information : on ne peut s’opposer à ce qu’on ne connaît pas. Quand on fait sortir de l’ombre la scandaleuse réalité de l’OMC, il est possible de la faire reculer. En 1998, une mobilisation associative et politique, notamment en France, a permis de faire retirer un projet baptisé Accord multilatéral sur l’investissement, destiné à démanteler les politiques publiques de tous les pays et permettre aux firmes transnationales d’opérer partout sans se soumettre aux lois en vigueur. Tel un vampire, il n’a pas résisté à la lumière... Si de nos jours certaines communes se déclarent « zone hors AGCS », l’effet est pour l’instant principalement symbolique ; cette initiative a en tout cas pour bienfait de sortir l’accord de l’obscurité médiatique totale et de l’accueillir dans le débat public ; sommer nos responsables politiques de prendre position ne pourrait-il pas d’ailleurs se révéler utile pour tamiser les faux des vrais démocrates ?

Quelles que soient nos opinions politiques, il n’est pas concevable en effet que l’on puisse se résoudre à cette négation de la souveraineté des peuples à disposer d’eux-mêmes et à opter pour un projet de société, à la substitution souterraine de la démocratie par la ploutocratie la plus cynique et la plus inégalitaire. Antihumaniste, hyper-individualiste, conservatrice, totalitaire, l’idéologie qui sous-tend l’AGCS est un véritable fléau. Combien serons-nous donc à nous dresser devant la gueule obscène du canon ?...


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141 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 14 novembre 2007 12:47

    Merci, Sophie , pour cette synthèse d’un livre que j’ai lu récemment avec beaucoup d’intérêt...et parfois d’effarement.

    Jennar est un excellent connaisseur des instances européennes et des arcanes de la bureaucratis bruxelloise (vois son livre : « La trahison des élites »)

    « La technique Lamy est imparable. » Elle est aussi d’une hypocrisie sans nom et d’un cynisme peu commun.


    • Céphale Céphale 14 novembre 2007 13:15

      Merci Sophie pour cet excellent article. L’essentiel est dit, mais j’espère que les agoranautes voudront en savoir plus en achetant ce petit livre. Comme dit ZEN, c’est effarant !

      Quand on lit ce livre, tous les événements rapportés par la presse écrite, du traité de Maastricht à la directive Bolkenstein, s’éclairent d’un jour nouveau. Oui, il y a bien un complot des grandes multinationales.

      Ne parlons pas de Delors et de Lamy, qui se disent chrétiens et socialistes. Un journaliste anglais a proposé de décerner à Lamy le Prix Nobel de l’hypocrisie.

      Ce livre montre en particulier le rôle important de la Commission de Bruxelles dans le complot. Le dernier chapitre « les résistances » laisse une lueur d’espoir.


      • jcm jcm 14 novembre 2007 13:16

        Oui, ce n’est pas un hasard si ce monde tombe de plus en plus sous la coupe d’intérêts privés qui n’ont que faire de l’intérêt général.

        Mais comment désamorcer ces mécanismes aujourd’hui puissants et cette idéologie du « tout marché » ?

        Attendre que la crise des subprimes provoque (peut-être ?) un effondrement de nos économies ne suffit évidemment pas et rien n’autorise à penser que la « reconstruction » qui suivrait n’emprunterait pas les mêmes voies qu’aujourd’hui.

        Quelles solutions ?

        Ce pourrait être un thème de réflexion à l’occasion de la journée mondiale de mobilisations et d’actions du 26 janvier 2008 : « Un autre monde est possible ».


        • imarek imarek 14 novembre 2007 14:02

          >>> « Un autre monde est possible »

          Oui celui des bisounours.

          En chine aujourd’hui 400 000 machines à laver sont installées chaque jour et autant de téléphones portables. Allez dire à ces gens là : « Non non, arrêtez, la mondialisation libérale c’est mal, un autre monde est possible !!! ». Je pense que vous allez les faire beaucoup rire smiley .


        • Emmanuel 14 novembre 2007 14:17

          Et alors, en quoi la lessiveuse AGCS/OMC empecherait d’installer des machines à laver et des téléphones ?


        • Emmanuel 14 novembre 2007 14:37

          Les solutions, elles nous sont fournies par la pensée libérale elle-même, voici une remarque sur la fable des abeilles de Mandeville, précurseur libéral :

          "Ensuite, c’est l’insatisfaction qui semble être un des déterminants « psychologiques » de la croissance : Mandeville affirme que le plus grand ennemi de l’activité économique (Industry) n’est pas la paresse (Laziness), mais la satisfaction (Content) qui est une véritable plaie (the Bane of Industry). En effet, alors que le paresseux a des besoins qui le forcent à travailler, même à contrecoeur, celui qui est satisfait n’a pas de besoins, ou en tout cas pas assez pour qu’il ait besoin de travailler. Il est mauvais que le peuple adopte une attitude de satisfaction stoïcienne."

          Et pour se contenter de ce qu’on a, il devient nécessaire de se réapproprier les moyens de production, notamment ceux qui satisfont les besoins primaires.


        • Philou017 Philou017 14 novembre 2007 15:07

          C’est toute la perversité de l’argumentation libérale qui s’attribue le progres.

          Le developpement des pays asiatiques réside d’abord dans le développement des moyens de communication, un etat de paix depuis 1945(sauf au vietnam), le développement des industries.

          Si le liberalisme a joué un certain role là-dedans, on aurait pu s’en passer en établissant une veritable politique de partenariat avec cette région et non en laissant prospérer un libéralisme sauvage qui amene la perte d’emplois en europe, une forte dependance de ces pays vis à vis des economies occidentales, sans parler de la pollution à tout va. L’ideologie Libérale se veut irremplacable, sauf que c’est la seule qui a été mise en oeuvre, pour le bénéfice des financiers et des multinationales principalement. Bien d’autres politiques auraient été possibles, seulement les Etats-unis ont oeuvré pour imposer leur modele. Et nous avons laissé faire.


        • Relka Candide 15 novembre 2007 12:32

          En Chine, où j’ai travaillé et où le capitalisme d’état fait des ravages désastreux, il faut savoir que cette classe moyenne qui s’équipe représente environ 200 millions de personnes, et le fait au détriment de plus d’un milliard de personnes qui vivent autour du seuil de pauvreté (voir très en-dessous). Sans compter les deux ou trois cents millions d’individus non répertoriés, des sans papiers de nationalité chinoise sur le territoire chinois, qui sont les enfants de la loi sur le contrôle de la natalité appliquée au campagne avant qu’elle ne soit révisée. Ces chinois qui s’équipent le fond dans une véritable jubilation où se mélangent hyper nationalisme et capitalisme le plus cynique, le tout bousculant fondamentalement une société traditionnellement fondée sur l’entraide et la solidarité (je parle pas politique là. Faut-il alors regarder cette dérive avec tendresse ? N’est-ce pas dans ce commentaire presque admiratif qu’il faut voir la plus grande naïveté, tant cela conduira à un désastre certain ?


        • Relka Candide 15 novembre 2007 12:34

          Et, au passage, bravo Sophie pour cet article aussi édifiant que clair qui oblige à lire l’ouvrage cité. Merci encore.


        • Le péripate Le péripate 14 novembre 2007 13:26

          Que voilà un « résumé » qui dispenserait presque de lire cette excellente charge contre l’ordre libéral !!!


          • alberto alberto 14 novembre 2007 14:10

            Bravo, Sophie, pour cette présentation très imagée qui incitera, espèrons-le, nombre d’Agoravoxiens à se procurer ce livre.

            J’y pensais, hier, en lisant sur AgoraVox un article de Michel Monette : « Québec, le financement privé de la santé est un poison ». Je n’ai pas eu l’opportunité de lui laisser mon commentaire, mais celui-ci aurait été dirigé vers l’OMC et la culture de la marchandisation tout azimut que répend cette organisation sur la planète entière.

            Vous écrivez que seules les fonctions dites « régaliennes » des états seraient laissées hors du champ de la concupiscence de l’OMC, encore que : voir les USA et la privatisation en cours de la guerre en Irak !

            J’ai trouvé votre présentation excellente tant sur le plan des idées que sur celui de l’écriture avec des comparaisons savoureuses telle que celle du vampire qui ne résisterait pas à la lumière, et aussi le tamisage filtrant vrais et faux démocrates !

            Quant à Pascal Lamy, j’ai toujours trouvé que ce monsieur parlait bizarement pour se prétendre socialiste, me demandant si en fin de compte ce n’était pas un sous-marin infiltré chez les socialistes par les puissances financières pour y mettre la pagaille : peut-être y a-t-il d’ailleurs réussi !

            SVP, faites en d’autres comme ça : bien à vous.


            • Forest Ent Forest Ent 14 novembre 2007 14:51

              Pascal Lamy représentait la tendance majoritaire au PS, comme DSK, Fabius à l’époque, et les Jouyet, Besson, Kouchner, Olivennes, de Margerie, ...

              Ce n’est pas une erreur de casting.


            • Philou017 Philou017 14 novembre 2007 15:10

              Le PS est rempli de sous-marins libéraux et/ou atlantistes. Cest sans doute pourquoi les Francais ont préféré l’original à une pale copie.


            • Emmanuel 14 novembre 2007 14:13

              Oui, merci de nous informer de façon fouillée sur l’incommensurable fléau qui est en train de s’abattre sur les peuples, l’idéologie libérale en action.

              Si par hasard, lecteur, tu as encore quelques penchants pour le libéralisme politique et contre le libéralisme économique, comme c’était encore mon cas il y a peu, voici un excellent remède presenté dernièrement sur Avox, qui secoue jusqu’à la pensée d’extrème gauche :

              Jean-Claude Michéa « L’Empire du moindre mal » Editions Climats.

              http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=30639

              Pour pouvoir affirmer pleinement et sans réserve son anti-libéralisme.


              • Sophie Sophie 14 novembre 2007 14:31

                Un résumé ne dispense heureusement pas de lire un livre ; mais il faut bien commencer par quelque chose : ignorer l’existence du livre est le meilleur moyen de ne pas le lire !

                Informer et contester me semblent être les premières et indispensables étapes d’un changement de perspective. Ce n’est que par la mobilisation que l’Accord Multilatéral sur l’Investissement a pu être combattu. Au-delà des mouvements d’opinion, la solution est assurément politique : voter ou ne pas voter et pour qui, quels sont les choix de société que les différents partis nous proposent, telles sont les questions.

                Le monde est évidemment ce qu’on en fait, et pas ce qu’il est : derrière le système, il y a des gens pour le faire fonctionner. Je n’envie pas ceux pour lesquels la vie ne peut se résumer qu’à arracher sa subsistance en marchant sur la gueule des autres. Ce n’est pas du réalisme, c’est du nihilisme.


                • TALL 14 novembre 2007 14:53

                  Votez Besancenot.


                • haddock 14 novembre 2007 17:06

                  Vous voulez un homme fort choisissez Edgar Faure


                • TALL 14 novembre 2007 20:37

                  Avec la poudre verte Nicolas Hulot, vos couleurs garderont tout leur éclat. Exigez le label vert, le seul qui soit entièrement recyclable.


                • Claude Simon Tzecoatl 15 novembre 2007 11:05

                  @Tall, qui a écrit : « Votez Besancenot »

                  Je suis presque d’accord avec toi, mais il est bien seul le petit, et j’ai bien peur qu’il doive sauver sa tête en vendant son âme au Kapitalisme.

                  En tout les cas, son intégrité pour l’heure séduit à fort bon escient, c’est le dernier refuge politique de la défense de ceux qui subissent la sélection naturelle orchestrée par le libéralisme, sa banciarisation, ses démantelements.


                • TALL 15 novembre 2007 11:16

                  Il est intelligent et il a de l’estomac. Affaire à suivre, n’est-ce pas ? smiley


                • Pierre 14 novembre 2007 14:32

                  Je n’ai pas lu le livre et ne suis pas expert en economie. Je voyage regulierement dans le monde dans le cadre de mon travail et je me suis volontairement installe en Afrique pour y vivre.

                  J’aimerai juste faire une comparaison avec un jeu tres populaire : Le Monopoly.

                  Au monopoly la partie se termine lorsque un des joueur a ruine tous les autres joueurs et rachete tous ces terrains. A ce moment la le jeu se termine par obligation puisque plus aucune transaction ne peut avoir lieu.

                  D’ou ma question vis a vis de la mondialisation et de l’economie liberale : Est-ce dans l’interet des mutinationales de creer un nivellement par le bas de toutes les populations en commencant par les plus pauvres puis en continuant avec les classes moyennes ?

                  Contrairement au monopoly il n’y a pas de fin du jeu. Il faut que les participants soient capablent de payer et gagner de l’argent pour que le jeu continue.

                  Alors faut-il vraiment voir le liberalisme mondial et la mondialisation comme une horreur ? Que ce soit un changement et que comme tout changement cela puisse faire peur je suis tout a fais conscient.

                  Ne serait-ce pas grace a la mondialisation en cours que on commence a parler d’une evolution du monde vers le multipolaire ? (De plus en plus de joueurs participant au monopoly et dont il faut s’assurer qu’ils pourront toujours payer ?)

                  Je serais tres interesse par vos commentaires de toutes sortes...


                  • Forest Ent Forest Ent 14 novembre 2007 14:49

                    Dans la vraie vie, quand tous les joueurs sauf un sont ruinés, il y a des « troubles sociaux » qui redistribuent la donne.

                    Ca peut être, rarement, le fait que les perdants spolient les gagnants. C’est beaucoup plus souvent le fait que les gagnants poussent les perdants à s’entretuer sous de nobles motifs.

                    Historiquement, le principal régulateur du capitalisme, c’est la guerre.

                    Après les guerres, les peuples sont étourdis et reconstruisent sans plus se demander comment ils en sont arrivés là, car ils en sortent tous coupables.


                  • Emmanuel 14 novembre 2007 15:00

                    « Ne serait-ce pas grace a la mondialisation en cours que on commence a parler d’une evolution du monde vers le multipolaire ? »

                    Une douzaine de multi-nationales qui emploient 90% des salariés de la planète, environnement laminé, particularismes effacés, minorités noyées dans la masse, écarts de richesse plus importants que jamais, toutes les véléités éthiques ramenées à la sphère privée, les mêmes centres commerciaux partout sur la planète, un monde régenté par les entrepreneurs et les avocats.

                    Voilà l’avenir que nous présente le libéralisme, un monde unipolaire.


                  • Philou017 Philou017 14 novembre 2007 15:17

                    « D’ou ma question vis a vis de la mondialisation et de l’economie liberale : Est-ce dans l’interet des mutinationales de creer un nivellement par le bas de toutes les populations en commencant par les plus pauvres puis en continuant avec les classes moyennes ? »

                    Le liberalisme ne reflechit en aucun cas en terme d’interêt des peuples ou d’avenir des sociétés. Le libéralisme réfléchit en terme de profits immédiats. Peut importe que le chomage et la pauvreté nuisent à l’activité économique, ce qui compte c’est les bilans à fin d’année. De plus, la concurrence feroce et les conditions difficiles permettent aux plus gros de racheter tout le reste, ce qui permet de s’approprier l’ensemble de l’économie. Ca compense quelques pertes dues à la pauvreté.


                  • Pierre 14 novembre 2007 15:19

                    Autant j’admet que les conflits regionaux est dans l’interet des marchants d’armes autant des conflits majeurs (une nouvelle guerre mondiale si attendue par certains ?) redonneraient le pouvoir aux nations au detriment des multinationales. Donc pas forcement dans leur interet a mon avis...

                    C’est marrant que vous parliez de la « vrai vie ». Car j’ai justement le sentiment de vivre une vraie vie pleine de projets profesionnels et personnels depuis que j’ai quitte la France (qui ne m’offrait aucune perspective de carriere motivante du tout) et que je travaille dans le secteur de l’energie (on ne peut plus liberal), rencontre des gens de tous les continents, partage ma vie avec une personne d’une autre culture et vie en Afrique (liberte de mouvement liee a la liberte d’echange). Et je rencontre de plus en plus de jeunes Francais (« victimes » de la mondialisation ?) qui se rejouisse d’avoir quitte la France...


                  • Le péripate Le péripate 14 novembre 2007 15:29

                    La comparaison/opposition libéralisme monopoly est interessante au niveau formel.

                    Pas de fin de jeu, dites vous ? Les terrains fossiles sont pleins de parties qui ont pris fin. La civilisation de l’île de Paques a disparue. Des étoiles nous la jouent trou noir.

                    Mais, bien sûr, décrire n’est pas prédire.


                  • Philou017 Philou017 14 novembre 2007 15:32

                    Les regles de fonctionnement de la société Francaise sont(etaient ?) basées sur une certaine redistribution des richesses et sur une protection sociale importante (ce qui disparait petit à petit). Par conséquent, nous sommes en decalage complet avec le systeme libéral. Il n’est donc pas étonnant que vous trouviez de meilleures conditions ailleurs, au moins temporairement.

                    Seulement attention, le systeme libéral vous rattrapera un jour avec tous ses vices et ses deséquilibres : inegalitarisme important, pauvreté, chomage, delinquance, morcellisation de la société, racisme, pollution, suppression des garanties sociales etc.. Comme c’est le cas en France depuis pas mal d’années, ou les tares du systeme Americain nous ont rattrapé. Sauf que nous ne pouvons pas vivre à crédit comme les USA se le permettent... jusqu’à quand d’ailleurs ?

                    Prevoyez de vous acheter une villa avec des barbelés et des cameras de surveillance, les pauvres auront trop envie d’aller se servir dans votre frigo..


                  • Forest Ent Forest Ent 14 novembre 2007 15:51

                    @ Pierre

                    « des conflits majeurs redonneraient le pouvoir aux nations au detriment des multinationales. Donc pas forcement dans leur interet a mon avis. »

                    Les multinationales ont profité des conflits majeurs, en particulier ww1 et ww2. Et de l’Irak.

                    « vous parliez de la »vrai vie« . »

                    ... par opposition au jeu de Monopoly.

                    « j’ai le sentiment de vivre une vraie vie depuis que j’ai quitte la France »

                    Ca pose effectivement problème.


                  • Pierre 14 novembre 2007 15:56

                    @ Philou017

                    Si les liberaux prennent le temps d’une construction Europeenne pour transformer le monde et en devenir les « maitres cruels », peut etre ont-ils une vision plus lointaine que la simple ligne de bilan de la fin de l’annee ?


                  • Pierre 14 novembre 2007 16:14

                    Je reprendrais un de mes commentaires d’il y a deux jours a propos des prix des matieres premieres :

                    Beaucoup de Francais ne realisent pas que si le baril de petrole est si eleve (et de maniere plus large toutes les matieres premieres) c’est grace a la mondialisation. Et je dis bien « grace » et non « a cause de ».

                    En effet, meme si j’admets qu’il y a un peu de speculation, la raison principale de cette envolee des prix est que le monde se developpe. Beaucoup de gens accedent a un meilleur niveau de vie (Inde, Chine, Afrique). Le monde connais plusieurs annees de croissance mondiale jamais enregistree depuis les annees qui ont suivie la fin de la deuxieme guerre mondiale.

                    Beaucoup de francais le prennent pour une mauvaise nouvelle. Personnellement je le prends comme une bonne nouvelle ! Les richesses sont, malgre tout, de plus en plus partagees avec les anciens « pays du tiers monde » (Asie, Afrique, Amerique du sud...).

                    Par exemple le nombre d’enfants decedes en 2006 dans le monde vient de passer sous la barre des 10 millions. Bien sur c’est 10 millions de trop, mais il faut retenir que c’est la premiere annee que ce chiffre passe dessous 10 millions.

                    Le monde n’est pas parfait mais il se porte mieux qu’il y a 15 ans ou 20 ans. Encourageons le !

                    Oufff c’est pas facile d’etre le seul a propose un autre point de vue. Mais ca cree le debat smiley


                  • Philou017 Philou017 14 novembre 2007 16:23

                    L’Europe a surtout servi a installer un liberalisme feroce, dont les Francais n’auraient pas voulu autrement, à eradiquer peu à peu les services publiques sous pretexte de concurrence, a aligner les avantages sociaux vers le bas pour beaucoup.

                    Cela permet à des multinationales de s’appropier le marché en etouffant ou en absorbant tout le reste.

                    Bien sur , tout cela s’abrite derriere l’objectif de garantir la paix, d’etablir une concurrence ’bénéfique’ pour tous, d’etablir les echanges entre les peuples.

                    Est-ce que les politiques ont voulu bien faire en etablissant l’europe. Sans doute pour la plupart. Mais c’est ignorer que ce sont les elites économiques qui ont voulu cela pour leur propre profit.

                    J’avais été particulierement scandalisé au temps du référendum de Maastricht de voir que les politiques s’etaient servis de la peur pour pousser au oui. On avait dit, si vous ne votez pas, on retourne vers la guerre en Europe, on avait agité la guerre de 39-45 comme epouvantail afin de faire accepter une evolution liberale. Alors qu’il n’y avait déjà plus aucun risque de conflit en europe de l’Ouest, pure manipulation.

                    Une des raisons de ceci, c’est que certains milieux financiers ont convaincu des politiques que pour concurrencer les américains, il fallait adopter un regime libéral. Ca a d’ailleurs été repris publiquement.

                    Il aurait été tout à fait possible de construire une Europe autrement, y compris en laissant en place les systemes economiques et en passant des accords ponctuels d’echanges et de coopération là ou c’etait nécéssaire et mutuellement enrichissant. Eventuellement en mettant en place des politiques de coopération européenne sur certains domaines (energie, monnaie, transports).

                    Mais les requins qui dirigent la finance et l’industrie l’ont entendu autrement.

                    Il faut se souvenr que c’est la gauche, qui apres l’échec du programme commun, s’est piteursement rabattu sur une politique européenne alignée et ... libérale.

                    La France aurait sans doute eu un grand role à jouer dans l’etablissement d’une europe economique, equilibrée et originale. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet enjeu a été misérablement perdu.

                    Quand à la vision d’avenir de l’Europe, je n’en vois pas, sinon que tout cela finira par s’ecrouler sous sa propre absurdité. A ce moment, il sera peut-être temps de reconstruire.


                  • Forest Ent Forest Ent 14 novembre 2007 16:24

                    « Le monde se porte mieux qu’il y a 15 ans ou 20 ans »

                    Ca ne m’a pas vraiment frappé. smiley


                  • Pierre 14 novembre 2007 16:26

                    @ Forest Ent

                    Effectivement c’est bien malheureux de se rendre compte qu’il faut quitter la france pour s’epanouir.

                    Bp de jeunes comme moi le font. Et ce ne sont pas uniquement des cerveaux ! Je rencontre des jeunes avec differents baggages.

                    Ils sont juste plus pragmatiques, ou debrouillards, ou opportunistes (ou meme des lacheurs diront certains)...

                    Mais sur ce point c’est a la France de trouver une solution. C’est pas le monde qui va changer pour que la France puisse rester toujours la meme.


                  • Pierre 14 novembre 2007 16:34

                    De voir des pays qui etaient ultra endettes (par la volontee de l’Europe et des US ? ? ?) etre maintenant largement beneficiaire grace a leur matiere premiere me fais plaisir pour leur population. Bien sur il y a bp de corruption, mais elle etait tout aussi presente quand le pays devait emprunter pour payer ces traites au detriment de ces citoyens...

                    Je continue a penser que le monde se porte mieux globalement qu’il y a 10 ou 15 ans.

                    Mais j’ai le sentiments que mon propos est plus sur les retombees de la mondialisation au niveau de tous les continents que simplement au niveau de la France ou l’Europe (comme beaucoup d’entre vous commentent). Nous vivons sur la meme planete, et elle est bien petite ! Alors il faut elargir le cadre de la reflexion a sa globalite.


                  • Philou017 Philou017 14 novembre 2007 18:18

                    Il faut vous informer. Bcp de pays continuent de connaitre des problemes par rapport à leurs dettes. Ceux qui s’en sortent par leurs ressources energetiques deviennent tres dépendants des multinationales, ce qui entraine pas mal d’effets pervers. Sur un plan général, il y aurait beaucoup à dire sur l’équilibre de pays ayant choisi l’evolution sur un mode liberal. Des classes moyennes emergent, mais se developpe à coté une pauvreté , dans les bidonvilles notamment, bien pire qu’avant.

                    Le monde va mieux ? D’une certaine maniere , oui, dans certains pays qui ont connu un développement.

                    Mais l’avenir est incertain à cause de problemes financiers enormes, notamment américains et l’essence même du régime libéral amene des sociétés conflictuelles et déséquilibrées. Il faudra se battre encore et toujours plus afin de garder sa place dans un systeme qui deviendra de plus en plus élitiste.

                    Ca ne peut pas s’appeler le progres.


                  • adeline 14 novembre 2007 18:40

                    Mr Forest vous oubliez la chute de la consomation ?


                  • Pierre 14 novembre 2007 19:36

                    @ tous...

                    Premier point :

                    Ce qui me gene beaucoup dand cette vague de commentaire anti-liberalisme, c’est que chacun de vous (oui oui meme le chomeur avec peu de sous !) et moi aussi nous nous retrouvons du bon cote de la barriere !!!

                    Qui d’entre vous va oser se plaindre que le liberalisme sauvage lui a fait plus de mal dans sa vie qu’a un enfant du tiers monde qui bosse depuis l’age de 5 ans pour une de ces mutlinationales !

                    Alors, s’il vous plait, ayez l’honnetete de critiquer, dans vos commentaire, les effets du liberalismes dans certains pays du tiers monde mais ne vous plaignez pas de ces effets sur la France et l’Europe.

                    Car vos 35h, la tele et les medias manipulateurs, votre pouvoir d’achat, votre vie finalement pas si difficile (bas oui vous avez bien le temps d’ecrire des commentaires sur Agoravox !) elle profite bien gentillement des pays du tiers monde exploites...

                    Second point :

                    Quand l’Europe s’est retrouvee en position dominante dans le monde elle s’est immediatement precipitees dans une guerre mondiale (La France et l’Allemagne en tete).... Puis une deuxieme.

                    Depuis que les US dominent le monde (et ont aide l’europe a se recontruire), il n’y a pas eu de guerre mondiale. et ca fait plus de 60 ans maintenant. Une generation entiere sans connaitre de guerre !

                    Alors sont-ils si vilains ???

                    Troisieme point :

                    Les dettes des pays du tiers monde ont ete generes par les anciens colonisateurs. Et, comme par hasard les anciennes colonies anglosaxonnes se portent bien mieux que les anciennes colonies Francaises.

                    Bien sur le modele liberal (Anglosaxon, Americain) n’est pas parfait. Mais ne serait-il pas finalement meilleur que celui qui existait au debut du 20eme siecle ?


                  • Forest Ent Forest Ent 14 novembre 2007 19:56

                    @ Adeline

                    « Mr Forest vous oubliez la chute de la consommation ? »

                    A quel propos ?

                    @ Pierre

                    « Qui d’entre vous va oser se plaindre que le liberalisme sauvage lui a fait plus de mal dans sa vie qu’a un enfant du tiers monde qui bosse depuis l’age de 5 ans pour une de ces mutlinationales ! »

                    Quel rapport ?

                    « Ayez l’honnetete de critiquer les effets du liberalismes dans certains pays du tiers monde mais ne vous plaignez pas de ces effets sur la France et l’Europe. »

                    Ah tiens ? Je ne vois vraiment mais vraiment pas pourquoi.

                    « Car votre pouvoir d’achat profite bien gentillement des pays du tiers monde exploites. »

                    C’est très vrai, mais je ne vois toujours pas en quoi c’est une objection.

                    « Une generation entiere sans connaitre de guerre ! »

                    Il n’y a pas eu depuis 1945 une seule année sans guerre sur la planète, et elles ont fait beaucoup plus de morts que ww2.

                    « les anciennes colonies anglo-saxonnes se portent bien mieux que les anciennes colonies Francaises. »

                    L’Irak, l’Iran, la Palestine, le Pakistan, les Indes, le Bangla Desh, la Birmanie, ... Ca peut se discuter.

                    « Bien sur le modele liberal (Anglosaxon, Americain) n’est pas parfait. Mais ne serait-il pas finalement meilleur que celui qui existait au debut du 20eme siecle ? »

                    AMHA, c’est exactement le même, et il aura les mêmes effets. Nous sommes revenus au capitalisme tel que pratiqué au 19ème siècle. Le même qui a pratiqué la colonisation, l’esclavage, la guerre, etc ...


                  • alberto alberto 14 novembre 2007 21:34

                    @ Forest, cf Charles Péguy (à confirmer ?) :« la guerre est faite par des gens qui s’entretuent mais ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent très bien mais qui ne s’entretuent pas : »



                  • Vilain petit canard Vilain petit canard 15 novembre 2007 09:14

                    ...Boris Vian ?


                  • Relka Candide 15 novembre 2007 12:43

                    Hélas non, justement. Ils ont une absence totale de vision à long terme globale. Ils ont le rêve naïf, presque encore fondé sur la théorie idiote de Fukuyama, d’une éventuelle victoire éternelle du capitalisme dont l’apogée future en fera les maîtres incontesté d’un monde qu’il dirigent déjà mais sans hégémonie totale. Sauf qu’une vrai vision globale à long terme aurait dû concevoir les questions écologiques, les changements artificiels de l’éco-système (voir cauchemar de Darwinn ou dunlop en Afrique), les aspirations des peuples, les mutations géopolitique (moyen-orient... Irak and co, Asie) etc... Et là... Rien de tel n’a été pensé en temps et en heure. C’est bien parce qu’au final, seul la ligne de comte en fin d’année leur sert de repère que la catastroiphe ne manquera pas d’arriver si le mouvement se poursuit longuement.


                  • Relka Candide 15 novembre 2007 12:45

                    C’est notamment parce que le monde se porte « beaucoup mieux qu’avant » que l’Inde, plongé dans la frénésie capitaliste compte 93% de sa population sous le seuil de pauvreté, quand le niveau était en dessous de 80 il y a 15 ans... Ah ces rêveurs.


                  • Pierre 15 novembre 2007 13:26

                    > La canonnière libérale Pierre @ Parkway

                    « Est-ce dans l’interet des mutinationales de creer un nivellement par le bas de toutes les populations »

                    la réponse est oui !

                    « les multinationales financent leurs actionnaires par la paupérisation, c’en est du moins le résultat évident sur la planète... »

                    Mais qui sont ces actionnaires ?? Des affreux martiens de la planete Capitalus ? Ou bien des gens comme vous et moi qui mettent leurs economies en banque et se construisent une retraite future.

                    Lorsque la bourse s’est effondree en 2001 se sont les retraites americains qui en ont le plus souffert. Les retraites Francais ont simplement endette davantage l’etat au detriment des generations futures.

                    Maintenant je suis effectivement partisant d’un actionnariat des salaries.


                  • Forest Ent Forest Ent 15 novembre 2007 13:45

                    @ Pierre

                    Vous n’avez pas pris un rôle facile en vous faisant ainsi l’avocat du diable, mais c’est méritoire, et je respect votre argumentation courtoise. Il est utile de pouvoir débattre de tous ces sujets.

                    « Mais qui sont ces actionnaires ? ? Des affreux martiens de la planete Capitalus ? Ou bien des gens comme vous et moi qui mettent leurs economies en banque et se construisent une retraite future. »

                    Ce sont effectivement des aliens de la planète Capitalus. C’est une nomenklatura qui joue avec un pognon qui ne lui appartient pas, et qui appartient effectivement par exemple à des salariés via des caisses de retraite ou des banques.

                    Cette nomenklatura fonctionne comme une secte, avec ses rites initiatiques comme le MBA, ses dogmes (« la mondialisation est inéluctable et positive », citation de Jean-Marie Messier), sa liturgie, ses temples comme l’OCDE et le FMI.

                    Tout ceci lui sert à préserver son pouvoir propre, qui est construit sur deux monopoles : l’intermédiation financière et la création monétaire.

                    « Lorsque la bourse s’est effondree en 2001 ce sont les retraites americains qui en ont le plus souffert. »

                    Et c’est là tout le fond du problème. La bourse est un « jeu à somme nulle ». Toute perte est un profit et tout profit est une perte. Si les futurs retraités de Floride y ont perdu, QUI Y A GAGNE ??? Vous pourrez constater dans leurs bilans que les établissements financiers ne s’en sont pas si mal sortis, mais surtout les fonds privés.

                    « je suis partisan d’un actionnariat des salaries. »

                    Ceci est pour moi une fausse bonne idée. Tout ce qui est décrit ci-dessus est un problème de gouvernance, et les vautours tirent profit de toutes ces crises grâce à ce que l’on appelle traditionnellement « l’asymétrie d’information ». La nomenklatura peut piller les retraités parce que ceux-ci ne sont pas organisés pour leur faire face, et ça ne s’arrangera pas avec un actionnariat constitué de millions de petits porteurs.

                    En fait, la crise de 2001 a démontré que les actionnaires ne font plus leur boulot d’actionnaire, parce qu’ils sont trop nombreux et anonymes.

                    Mais ce mécanisme, et surtout la création monétaire excessive qui a eu lieu aux US depuis 10 ans, a impliqué que les établissements financiers prennent des parts dominantes dans les entreprises, ce qui est un non-sens économique absolu, puisque ce sont leurs clients.

                    Trouvez-vous normal que les premiers actionnaires de Suez soient des établissements financiers prêteurs de deniers comme BNP, Cradit Agricole, Bruxelles-Lambert et Power Corp ? Si vous travaillez chez Total, ce sont les mêmes, ce qui est amusant pour deux sociétés concurrentes. Et ce sont aussi les mêmes chez Veolia, soiété concurrente aussi.


                  • Christophe Christophe 15 novembre 2007 14:57

                    La nomenklatura peut piller les retraités parce que ceux-ci ne sont pas organisés pour leur faire face, et ça ne s’arrangera pas avec un actionnariat constitué de millions de petits porteurs.

                    Il faut préciser que les groupements de petits porteurs passent par des organismes aguerri aux rouages boursiers ... dirigés par des membres de la nomenklatura. Si le groupement a des placements rentables, la nomenclatura se serre un peu sur les gains, si le groupement a des placements qui s’effondrent, seuls le groupement perd.

                    Vu que cette nomenclatura a les moyens de diversifier ses placements (ses propres moyens et d’autres groupements), elle gagne tout de même la ou la compensation est faite dans le cadre de la théorie des jeux à somme nulle. Non seulement ce sont toujours les petits porteurs qui font les frais d’une chute, mais la nomenclatura ne peut quasiment pas perdre !

                    Elle est pas belle la vie ?


                  • Pierre 15 novembre 2007 15:35

                    @ parkway

                    Donnez moi le lien de votre collegue Frederic s’il vous plait ?

                    merci


                  • Forest Ent Forest Ent 15 novembre 2007 15:46

                    Tant qu’on y est, je vous propose le mien :

                    http://forestent.free.fr/

                    en précisant que je ne suis pas fonctionnaire et fais partie des quelques % de français que la mondialisation gêne le moins.


                  • Christophe Christophe 15 novembre 2007 15:51

                    Frédéric Lordon est directeur de recherche au CNRS au bureau d’économie théorique et appliquée ( voir ici)


                  • Mjolnir Mjolnir 15 novembre 2007 15:52

                    @Pierre

                    « Ce qui me gene beaucoup dand cette vague de commentaire anti-liberalisme, c’est que chacun de vous (oui oui meme le chomeur avec peu de sous !) et moi aussi nous nous retrouvons du bon cote de la barriere !!! »

                    Que de gros poncifs de ce genre. Le terme « libéral » a été tellement déformé que tous les débats autour de ce terme sont brouillés dès le départ.

                    Pour être un poil plus précis, ce qui est surtout criticable, c’est le capitalisme financier qui a remplacé le capitalisme industriel.

                    Vous vous êtes présenté comme non économiste et bien je vous invite cordialement à vous renseigner un peu, par ex, sur les effets de la pression actionariale depuis la crise asiatique : baisse des investissements, de la R&D, pression salariale. (« Désordres dans le capitalisme mondial » par Michel Aglietta et Laurent Berrebi).

                    La paix sur terredepuis la 2ième guerre ? Ce serait une bonne blague si les guerres ne faisaient pas de mort. Les marchands d’armes ne se sont jamais aussi bien portés. Je n’ai aps les chiffres là sous la main mais si vous le souhaitez, on peut développer le sujet.

                    A propos de l’Afrique et de sa dette, lisez par exemple Joseph Stiglitz pour connaître les « bien faits » des « politiques libérales » de la FMI et de la banque mondiale.

                    Il y a aussi « Le capitalisme total » de Jean Peyrelevade, qui est loin d’être un gauchiste, il me semble.

                    Sur la prétendue amélioration générale du niveau de vie dans le monde, je suis plus que sceptique, même les salaires des chinois ont tendance à BAISSER et les inégalités continuent de se creuser.


                  • Christophe Christophe 15 novembre 2007 16:22

                    @Mjolnir,

                    Que de gros poncifs de ce genre. Le terme « libéral » a été tellement déformé que tous les débats autour de ce terme sont brouillés dès le départ.

                    En effet, c’est sans doute là le plus gros des problèmes à surmonter lorsque nous abordons une discussion. D’ailleurs, cela s’applique tout autant à des terme comme modernité, ...

                    Le libéralisme, à mon sens, est constitué de trois composantes : économique, politique et sociologique. Le libéralisme consiste à trouver un juste équilibre entre ces trois composantes.

                    Si la financiarisation de l’économie a poussée dans le sens de la suprêmatie du facteur économique sur les deux autres, l’abdiquation rapide de nos politiques n’a fait que renforcer cette tendance ; les politiques n’étant devenus que des relais de choix réalisés par le monde de la finance pour les intérêts de la finance.

                    Etant un fervent lecteur des oeuvres de nos philosophes grecs antiques, créateurs des idées politiques que nous appliquons encore, je vous recommanderai de lire cette analyse que je juge pertinente.

                    Mais nous revenons toujours au premier point que vous levez Mjolnir, à savoir quel est le sens des mots ! smiley


                  • chris11 15 novembre 2007 21:58

                    oui , sauf qu’au monopoly si tu es a poil , c’est pas bien grave alors que dans la vraie vie ..... Cela amenera donc des guerres , des révolutions car quand tu n’as plus rien a perdre , le sens commun ne veut plus rien dire .

                    Et c’est en jouant sur cette carte là , que les états unis esperent s’en sortir car si l’europe connait des soubresauts leur monnaie de singe redeviendrait attractive . Il faut donc rester le village gaulois que nous avons toujours été et essayer d’entrainer l’europe entiere avec nous .C’est à cette seule condition que nous pourrons regarder avec délectation couler cette canoniere économique et tout son équipage de vampires ...


                  • Forest Ent Forest Ent 14 novembre 2007 14:45

                    Bon article.

                    Le pire est que la plupart des gens décrits s’imaginent sincèrement oeuvrer au bien de l’humanité. Sinon, ils n’auraient pas pu recruter 80% de l’establishment occidental.

                    Seulement en chemin leur intérêt personnel a pris le pas sur l’intérêt collectif et quand ils s’en rendent compte il est trop tard pour eux.

                    Ils partent d’un sophisme : les nations paisibles commercent, donc commerçons et tout sera paisible. Ils oublient juste que le commerce s’est fait la plupart du temps à l’ombre des canonnières, qu’ils préfèrent ne pas voir.


                    • Marsupilami Marsupilami 14 novembre 2007 15:08

                      @ Sophie

                      Très bon article. L’horreur économique néolibérale dans toute sa splendeur. Que pouvons-nous faire pour nous opposer à ça ? Pas grand chose hélas tant les temps de cerveau disponibles sont le lieu d’un bourrage de crâne effrené, d’un matraquage publicitaire selon lequel il n’y aurait pas d’alternative à ce cauchemar drapé de pseudo « pragmatisme ».

                      Ton article clair et précis devrait être lu dans tous les collèges et lycées à la place de la lettre de Guy Môquet. Peut-être que ça réveillerait un peu les consciences citoyennes.


                      • Vilain petit canard Vilain petit canard 15 novembre 2007 09:15

                        Et moi itou.


                      • Pierre 14 novembre 2007 15:25

                        Si les liberaux prennent le temps d’une construction Europeenne pour transformer le monde et en devenir les « maitres cruels », peut etre ont-ils une vision plus lointaine que la simple ligne de bilan de la fin de l’annee ?


                        • Christophe Christophe 14 novembre 2007 16:54

                          @Sophie,

                          Bon article qui donne envie de lire cet ouvrage.

                          Je retiens dans votre introduction Ceux qui tiennent pour avéré que modernité et progrès ne font qu’un et escomptent que demain ne sera pas pire qu’aujourd’hui, passeront leur chemin qui écarte du débat les biens pensants. Cela correspond justement à la terminologie que j’ai employé dans une intervention concernant l’Iran qui s’appliquait à la modernisation de son économie grâce ... à son entrée dans l’OMC. D’ailleurs bien des philosophes défendent cette assertion que le modernisme n’est nullement synonyme de progrès.

                          Cela ne semble pas bien entrer dans les têtes, mais ces organismes que sont principalement l’OMC et le FMI n’offrent des services à une nation en voie de développement que sous conditions ; celles-ci étant bien entendue la libéralisation économique de tous ce qui peut l’être, même au détriment des populations locales.


                          • Aspiral Aspiral 14 novembre 2007 18:12

                            Je pense en effet que nous n’avons pas tiré comme il aurait fallu les leçons de la guerre 40, trop focalisés sans doute sur l’holocauste juif. Nous connaissons en effet actuellement les mêmes prémices que ceux qui ont précédé la guerre 40, mythe scientifique, argument de réalité, toute puissance des « ex-pères » qui au nom des quelques lois qu’ils connaissent se sont approprié, comme de mauvaises mères, « la » loi, et l’ont détournée à leur profit en humiliant le citoyen lambda de la sempiternelle ritournelle : « c’est plus complexe que cela », chaque fois qu’il sont confrontés aux désastres de leurs si belles théories. Le danger n’est plus l’extrême droite où il ne reste plus que des zozos, mais ces nouveaux tyrans psychopathes prêts à tout pour faire du pognon.


                            • Ceri Ceri 14 novembre 2007 19:43

                              ben j’ai l’impression qu’il y a beaucoup plus de points communs avec les années précédant le 2è guerre, comme la spéculation à outrance, le poids du patronat et son idéologie réactionnaire (Banque de France ou BCE... notamment), les tendances fascisantes non seulement dans l’Etat mais aussi dans la population, les tendances sécuritaires et autoritaires, une misère endémique qui touche une part de la population toujours plus importante, les liens inextricables entre la classe politique et le capital... Des fois je me dis qu’on connait la suite...


                            • Aspiral Aspiral 14 novembre 2007 20:18

                              la suite ? La folie des exclusions programmées, scientifiquement, ou la guerre civile qui alimenterait sordidement programmée aussi, les profits de ceux qui répareraient les dégâts, croissance capitaliste oblige ? Ou les deux à la fois !


                            • ddacoudre ddacoudre 14 novembre 2007 18:30

                              Bonjour sophie.

                              C’est très bien ton article. Mais généralement ce type d’info reçois peu d’échos, tu m’as fais resurgir beaucoup de souvenir. En 1969 je me félicitais du de nouvelle société de J. Delors et Chaban Delmas, les plus avertis connaissent son sort, sauf qu’il a finit par voir le jour comme tu le soulignes. Pas grand monde ne faisait attention aux dénonciations du PC quand il parlait des oligarchies qui se constituaient, il semblait que le programme commun puis la victoire du PS allait nous préserver de tout cela. L’illusion aura durée le temps que les structures qu’avait mise en place le président Mitterrand s’écroulent sous les coups de boutoir d’un peuple aux comportements capitalistes guidés par cela même qu’ils voulaient combattre en choisissant Mitterrand. La venu de Delors à marqué la rupture avec le socialisme fondateur, bien qu’il est demeuré une aile socialisant, qui est une des sources des difficultés du PS aujourd’hui. Alors oui je me souviens des bruits de tractations de l’ERT qui me revenaient et même dans le patronat cela avait fait des vagues de la part des moyennes entreprises.

                              Je me souviens du nombre de fois où j’ai expliqué, dans l’indifférence totale des salariés qui étaient à des lieux de cela, le danger de ces groupes, dont tu soulignes à juste titre qu’ils ont influencé les accords européen, et plus particulièrement le renoncement du pouvoir régalien sur la monnaie. Ils se plaignaient qu’à chaque élection se développait une période d’instabilité nuisible au commerce.

                              C’est pour cela que j’apprécie ton article il ne faut jamais renoncer. Ci dessous un lien pour les lecteurs d’ago qui veulent en savoir un peu plus.

                              http://horsagcslogo.chez-alice.fr/

                              Qu’est ce que l’AGCS ? AGCS veut dire Accord Général sur le Commerce des Services. L"AGCS est un accord cadre signé en 1994, actuellement en cours de renégociation dans les couloirs de l’OMC : C’est un accord visant à la libéralisation des Services planétaires. Ces services sont entre autres, l’eau, l’éducation, la santé, le tourisme, l’énergie, le transport... Bien sûr, vous vous dites que de nombreuses choses citées ici sont déjà libéralisées, mais l’ampleur est tout autre. Voici volontiers quelques exemples que nous vous encourageons fortement à diffuser :
                              - A la vue du document de l’OMC S/C/W/50 35,42,47, Salaire Minimum et Sécurité Sociale sont traités par les négociateurs comme des « obstacles techniques au commerce ».
                              - Selon le mode 4 de l’AGCS, document S/C/W/50 26,60 - S/C/W/46 p9 - S/C/W/29,note des Etats-Unis, 12.00, l’OMC prône le recours à une main d’oeuvre étrangère à faible coût, personnel embauché avec des CDD, sur la base légale et salariale du pays d’origine"
                              - Les Etats-Unis demandent l’application du principe de « Neutralité technologique », lequel interdirait à un pays de préférer une source d’énergie à une autre (solaire ou éolien plutôt que nucléaire par ex.).
                              - Selon les articles 6.4 et 23.3, n’importe quelle loi ou mesure d’un pays peut être contestée voire sa suppression demandée si elle « compromet » les « avantages » que des entreprises étrangères pouvaient raisonnablement « s’attendre » à tirer de l’Accord. Cordialement.


                              • Emmanuel 15 novembre 2007 11:21

                                Merci pour ces infos, c’est absolument affligeant.

                                On ne peut raisonnablement pas voter pour un individu politique ou un parti qui accepte l’OMC/ACGS, quel qu’il soit.


                              • Jode 14 novembre 2007 18:49

                                Merci pour cet article très instructif.

                                je ne comprend pas qu’au nom de l’argent, certains humains s’oublient et n’hésitent pas à réduire l’humanité à si peu de choses. J’ai toujours pensé que les agissements des multinationales, rationalisant l’humain, l’objectivant, en faisant un outil jetable, avaient quelque similitude avec ce qu’ont commis les nazis... Maintenant, voilà une certitude : plus de dignité pour l’être humain à exister pour lui-même. Il est l’objet des dirigeants.


                                • Ceri Ceri 14 novembre 2007 19:19

                                  Et dire que c’est Jospin et DSK qui ont signé l’AGCS... vive le PS !

                                  sinon pour ce qui est de la pression US pour nous faire tout libéraliser, ca date au moins du plan Marshall, qui avait des contreparties :
                                  - que l’on créée l’OECE (Organisation Européenne de Coopération Economique) afin que l’organisme gère la répartition des budgets de reconstruction dans les 16 pays destinataires. Ce fut fait en 1948.
                                  - que l’argent serve à acheter des produits fabriqués par les entreprises américaines.
                                  - que l’Europe mène la libéralisation interne de ses échanges.

                                  Et après ca n’a pas arreté, y’a qu’à regarder le TCE et le « mini traité », ou l’"Espace Economique Européen, le Marché Unique et la monnaie unique. Toutes ces super idées datent d’avant 1948, y compris l’AGCS qui en fait était déjà en germe dans l’Esppace Economique Européen de 1992 qui pronait la libre circulation des personnes (des travailleurs en réalité), des marchandises, des capitaux et des services.

                                  Dans le TCE y’avait écrit que les Etats s’negagent à libéraliser au delà des mesures prescrites par la constitution.

                                  Finalement les droits fondamentaux comme le droit à la santé ou à l’éducation sont complètement bafoués. Et c’est légal !


                                  • Sophie Sophie 14 novembre 2007 22:39

                                    A propos de l’attitude du PS, au pouvoir à cette époque, je me permets de signaler un autre ouvrage récent : « Une nouvelle vassalité. Contribution à une histoire politique des années 1980 » (Editions Mille et Une Nuits). L’auteur est l’ex-député socialiste André Bellon. Ce n’est pas dans la même veine que le tir au pigeons actuel entre « camarades », c’est un intéressant travail historique sur le virage libéral de 1983. Extrait de la quatrième de couverture : « Nous élus des années 1980, sommes collectivement coupables d’avoir participé à un jeu politique perverti. Combien exprimèrent-ils leur réprobation d’une politique contraire aux principes affichés ? Que sont devenues les moeurs politiques et les principes républicains censés les régir ? Et la liberté de penser ? Les citoyens ont trop vite et trop bien intégré l’idée qu’aucune autre politique n’est possible. Il fallait se soumettre au nouvel ordre mondial ».


                                  • Ceri Ceri 14 novembre 2007 23:22

                                    merci pour la référence, j’irai jeter un oeil !

                                    c’est clair que Mitterrand a vendu son ame en 83, épaulé par Delors et Fabius, ce dernier, soudain, trouve pourtant le libéralisme européen un peu exagéré.

                                    Quand on voit l’ « élite » du PS aujourd’hui il y a de quoi se poser quelques questions...


                                  • Ceri Ceri 14 novembre 2007 19:34

                                    et puis aussi Jospin, toujours lui, a dit que l’OMC serait un cadre très approprié pour faire passer l’AMI (refusé à l’OCDE après un ramdam pas possible des citoyens)...


                                    • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 14 novembre 2007 19:50

                                      Concernant ce sujet comme concernant les autres questions qui relèvent des décisions politiques, les articles ou les commentaires que l’on peut écrire, sur AgoraVox ou ailleurs, peuvent-ils amener les politiques qui sont au pouvoir à respecter les règles fondamentales de la démocratie véritable ?

                                      La démocratie est assurée par deux conditions indissociables : · La liberté d’opinion doit être garantie : cela signifie que les citoyens sont libres d’exprimer et de propager toutes les opinions quelles qu’elles soient. · Chaque décision politique doit être conforme aux désirs de la majorité des citoyens qui désirent prendre part à la décision.

                                      Le concept de démocratie est ancien. La définition en a été donnée en Grèce il y a des millénaires.

                                      Toutes les redéfinitions, des variantes de sens, qui ont depuis été attachées au mot « démocratie » ne sont donc que des falsifications. La démocratie technocratique, la démocratie des élites, la démocratie des oligarques, la démocratie parlementaire, la démocratie participative, la démocratie représentative - tout cela sont des tentatives de masquer diverses formes de l’oligarchie sous des dénominations « démocratie quelque chose ».

                                      Dans le système politique actuel les politiques sont élus, ensuite ils prennent des décisions, écrivent des lois, signent les traités internationaux, engagent des dépenses que des générations futures devront rembourser etc., sans vérifier si la majorité de la population est d’accord avec chacun de leurs actes, et même souvent en sachant que la majorité de la population n’est certainement pas d’accord avec certains de leurs actes.

                                      Quelles actions faut-il entreprendre pour obliger enfin les politiques au pouvoir à mettre en application la démocratie véritable, la démocratie dans laquelle chaque décision politique répond aux souhaits de la majorité des citoyens qui se sentent concernés par la décision ?


                                      • Céphale Céphale 14 novembre 2007 20:55

                                        Pierre, qui s’est installé en Afrique pour y vivre, dit : « Je n’ai pas lu le livre et ne suis pas expert en economie ». Espérons qu’il le lira et qu’il comprendra que les Africains sont particulièrement menacés par l’OMC.

                                        Les ressources naturelles de l’Afrique sont pillées depuis deux siècles par les Occidentaux, et l’OMC ne fait que favoriser le pillage.

                                        Pierre confond la mondialisation et le libéralisme. La mondialisation, c’est l’abaissement des frontières devant de nouvelles technologies qui facilitent les échanges d’information, la circulation des capitaux, la circulation des biens et des personnes. Le libéralisme, c’est la perte de pouvoir de l’Etat devant les grandes sociétés multinationales. Si la mondialisation est inéluctable, le libéralisme ne l’est pas.

                                        La comparaison que fait Pierre de l’économie mondiale avec le jeu de monopoly est en parfait accord avec le dogme libéral, qui peut se résumer à la célèbre maxime d’Adam Smith : « Laissez faire les intérets privés ; l’économie progressera comme guidée par une main invisible ». C’est faux, évidemment. L’économie mondiale ne semble progresser que si l’on prend pour critère la fortune des plus riches. Et les pauvres continuent de s’appauvrir, et les riches continuent de s’enrichir, parce que ce sont les riches qui fixent les règles du jeu.

                                        Pierre demande : « Est-ce dans l’intérêt des multinationales de créer un nivellement par le bas de toutes les populations en commencant par les plus pauvres puis en continuant avec les classes moyennes ? » La question est mal posée, mais j’y répondrai quand même. Oui, les multinationales ont intérêt à mettre en concurrence les travailleurs des pays pauvres et ceux des pays riches, car ils font ainsi pression sur ceux des pays riches pour réduire leurs salaires.

                                        Ce nouveau moyen de limitation des salaires par les multinationales n’est pas dû à la mondialisation ; c’est la conséquence des règles fixées par l’OMC et la Commission européenne. Voir par exemple la directive Bolkestein.

                                        Mais le projet de l’OMC de supprimer le rôle de l’Etat sur la culture, l’éducation, la santé et l’environnement est autrement plus grave. Le monde entier est menacé.


                                        • gnarf 14 novembre 2007 20:56

                                          La theorie du complot...mais c’est tout neuf ca !


                                          • Forest Ent Forest Ent 14 novembre 2007 21:19

                                            Il n’y a pas besoin de beaucoup de « théorie du complot » pour constater que les choix les plus importants pour notre société n’ont (presque) jamais été présentés aux citoyens.

                                            J’en prends à témoin la dernière élection présidentielle où l’on a parlé de tout sauf du commerce mondial, et où ce petit connard de Sarko s’est même permis des tournées antilibérales qu’il a reniées le 7 mai.

                                            A mon avis, la meilleure raison pour penser que la monsialisation est pourrie, c’est qu’elle est honteuse. Il y a de braves gens qui font notre bonheur malgré nous, et qui sont contents d’eux. Notre avis leur indiffère.


                                          • Dark-Vador Dark-Vador 14 novembre 2007 22:00

                                            Je pensais que la richesse provenait du mouvement ! !! Retirer des freins, barrières, frontières, réglementation, monnaies et autres protectionnismes me semble plutôt intelligent !

                                            Mais il est vrai que si l’on porte un jugement de valeur ! A ce moment les pauvres, sous développés, africains ou autres pays éventuellement moins développés n’ont pas les droits à la liberté dés fois qu’ils deviennent plus intelligents et compétitifs que nous !

                                            Encore un bouquin qui doit être con puisqu’il essaye de prouver que en refusant le libéralisme, donc la liberté et en se mettant une balle dans le pied on marcherait plus vite.

                                            Ça me rappelle la dictature militaire brésilienne qui pendant 20 ans a interdit toute importation et échanges de capitaux. Ils avaient même monté un programme d’état pour protéger l’informatique. Quand tu voyais les pc , c’était a pleurer. Pour pouvoir importer des puces, il fallait être dans la zone Franche à Manaus au milieu de l’amazonie. Quand un mec moins con est arrivé et qu’il a réouvert les frontières et les échanges, il était déjà trop tard 40 millions de pauvres !!!

                                            La canonnière libérale elle fait surtout souffrir les incompétents et les nantis, les corrompus , les castes ou autres corporations qui sont incapables de se remettre en cause.


                                            • Forest Ent Forest Ent 14 novembre 2007 22:26

                                              « La canonnière libérale elle fait surtout souffrir les incompétents et les nantis, les corrompus , les castes ou autres corporations qui sont incapables de se remettre en cause. »

                                              Comme les industriels de la musique, par exemple ? smiley

                                              AMHA, la mondialisation ultralibérale favorise « les incompétents et les nantis, les corrompus , les castes ou autres corporations qui sont incapables de se remettre en cause. »


                                            • Christophe Christophe 14 novembre 2007 22:41

                                              @Dark-Vador,

                                              Encore un bouquin qui doit être con puisqu’il essaye de prouver que en refusant le libéralisme, donc la liberté et en se mettant une balle dans le pied on marcherait plus vite.

                                              Le libéralisme économique porteur du libéralisme sociologique et politique !!! Allez dire cela aux chinois ! smiley


                                            • Relka Candide 15 novembre 2007 12:49

                                              On va dire qu’un message aussi stupide ne pouvait être que de la provocation... Enfin j’espère. Pauvre Vador...


                                            • moebius 14 novembre 2007 22:23

                                              ..alors indigné ? et c’est bon ?


                                              • moebius 14 novembre 2007 22:23

                                                ..alors indigné ? et c’est bon ?


                                                • moebius 14 novembre 2007 22:24

                                                  ...partageons ici notre indignation.


                                                • vivelecentre 14 novembre 2007 22:54

                                                  ’archilibéralisme«  ?????? cela doit etre le neo »ultraliberalisme !!

                                                  rassurer vous , dans un pays ou plus de 50% du pib repasse dans la depense public

                                                  dans un pays ou l’etat , super interventionisme, s’invite dans les negociations d’entreprises ou de branche

                                                  il n’y a pas de « peril » ultra-archi-liberal !! même pas de peril liberal

                                                  les vrais perils de la france sont ses dogmatismes, son conservatisme ,sa peur du changement et ses relents collectivistes

                                                  ces vrais perils qui finiront par completement nous larguer du reste de la planête...


                                                  • Forest Ent Forest Ent 15 novembre 2007 00:28

                                                    « completement nous larguer du reste de la planête... »

                                                    Si seulement ... smiley


                                                  • Relka Candide 15 novembre 2007 12:50

                                                    La question de la France n’a juste aucun rapport avec le débat qui concerne le monde entier.


                                                  • Dark-Vador Dark-Vador 14 novembre 2007 23:03

                                                    en ecoutant cette article internet est une negation de souveraineté, il faut fermer, c’est un dans le complot. agoravox un journal a la solde des liberaux puisqu’il n’est pas ou prou régulé !!

                                                    Misere du monde a venir quand les nationalistes auront tué la liberté de penser, d’entreprendre, de circuler, d’échanger sous couvert d’un « humanisme de facade » qui n’est que peur d’autruit


                                                    • Emin Bernar Pasa 14 novembre 2007 23:30

                                                      boumboumboum


                                                      • zets zets 15 novembre 2007 00:30

                                                        pour ma part, je pense tout simplement que s’avance là le fascime du XXIème siècle, ni plus ni moins, demandons-nous ce qui pourraient raconter les livres d’histoire dans quelques temps à propos de l’élection de Bush, des guerres d’Irak et d’Afrique...et à propos de bien d’autres choses...

                                                        Moi aussi, je trouve que la France est insupportable pour un jeune motivé, et je me suis installé dans un pays dit du « Tiers-monde », avec un contrat local, et une économie ultra-libérale. Finalement ces sociétés aux antipodes de la France ont aussi leurs avantages et leurs inconvénients, mais les agissements de l’OMC (voir aussi les très instructifs livres de Joseph Stiglitz, comme « un autre monde »)et des dirigeants européens me font froid dans le dos. La démocratie n’existe nulle part aujourd’hui...


                                                        • jjnoel 15 novembre 2007 05:19

                                                          la dérégulation, la disparition des services publics, l’oligarchie mondiale, la marchandisation, la déréglementation, les médias ripoux, « une colère croissante », et tutti quanti,... ET ALORS !? pratiquement tout le monde s’en fout : toute votre « colère croissante » ne reste que verbale, sans aucune conséquence pratique et politique : du vent ! ça permet à certains d’occuper des créneaux éditoriaux, à d’autres d’écrire des articles sur Agoravox ; mais dans le concret cela ne débouche sur rien, et on se retrouve à branler du chef. Vous pouvez toujours vous exiter, vous n’avancerez pas d’un poil tant que vous n’aurez pas conscience que MAINTENANT IL NOUS FAUT DES ARMES, que ce soit par la grève générale ou le fusil d’assaut. Alors ne nous faites plus chier avec vos états d’âme et passez à l’acte.


                                                          • Vilain petit canard Vilain petit canard 15 novembre 2007 09:39

                                                            Merci Sophie pour cette excellente introduction, je plusse, et je vais acheter le livre dès réception de ma paye.

                                                            Il est clair que les politiciens ne sont que des pantins servant avec plus ou moins de lucidité ces puissances d’argent (Lamy : plus, Sarkozy : moins). On a donc déjà les « compagnons de route », et on voit déjà apparaître les « repentis » (Bellon).

                                                            Ceci dit, c’est désolant, le pouvoir du citoyen isolé est nul, et les mouvements d’opposition à ce char de Jaggernaut sont impuissants, ne reste que la révolution, et encore, elle sera localisée. Si vous voulez mon avis, les gens ne se révolteront que le jour où on nous installera des compteurs à air pour ne pas contrarier la commercialisation sans contrainte de cette marchandise comme une autre.

                                                            On aura donc un Tiers-Monde en feu, et un conglommérat de pays développés, hérissés de missiles. La Chine aidera le Tiers-Monde (pour de basses raisons économiques, pas d’idéologie) et tiendra pour eux le rôle des USA pour l’Europe après ww2. A la place du plan Marshall, on aura le plan Tchang pour l’Afrique et l’Amérique du Sud. Quelques « petits » conflits « locaux », et dans trente ans, une bonne guerre pour remettre les compteurs à zéro.

                                                            Pas le moral, ce matin... smiley


                                                            • Sophie Sophie 15 novembre 2007 10:05

                                                              Excellent, le compteur à air... Votre scénario de fiction paraît hélas très réaliste, mon cher Canard. Mon moral n’est guère brillant non plus ; mais s’il faut un jour choisir entre la révolution et la résignation définitive, je préfère encore la première...


                                                            • Vilain petit canard Vilain petit canard 15 novembre 2007 10:40

                                                              Ah j’avoue, les compteurs à air, ce n’est pas de moi, mais de Cardon (livré édité en 1973). On ferait bien de le rééditer, d’ailleurs... Pas pris une ride !


                                                            • jjnoel 15 novembre 2007 09:57

                                                              « Qui a du fer, a du pain. » A.Blanqui. « Qui a du fer », c’est-à-dire des armes.Tout le reste c’est du baratin. Qui ne sert qu’à cautionner une inertie bavarde. Ou/et masquer la pleuterie d’intellos petits-bougeois. Faut-il rappeler que Mr Sarkozy a été élu à une franche majorité ? Ou vous l’acceptez et vous fermez votre gueule jusqu’à la prochaine élection ; ou vous ne l’acceptez pas et vous ne faites pas semblant de vous opposer en vous donnant bonne conscience. Mr Sarkozy pourtant nous montre la voie : il a une très nette intelligence de classe, il est offensif et engage la « canonnière libérale » ; qu’attendez-vous pour engager la votre, de « canonnière » ? Vous êtes certainement très intelligents les uns les autres, mais vous n’avez aucun courage.


                                                              • ddacoudre ddacoudre 15 novembre 2007 20:52

                                                                Bonjour jjnoel.

                                                                J’approuve, mais vois-tu il y a un petit problème qu’a soulevé la Béotie. Il disait l’on peut comprendre qu’un homme est peur de la force d’un tyran, voir il peut être plus puissant que deux, mettons de dix ou cent, mais pourquoi effraies-il un millions et plus d’homme ?

                                                                En l’espèce les tyrans sont les groupes oligarchiques et notre président n’en est qu’un asservi, et pour que cela change il faudra attendre que la classe bourgeoise n’est plus rien à perdre, ou que se reconstituent les intérêts de classes. Le monde ne change pas parce que l’on en a envie mais parce que des idées circulent et grossissent pour former par la volonté politique ou les armes le nouveau fait social.

                                                                Aujourd’hui c’est le libéralisme qui a envahie les esprits présentés comme salvateur, le reconnaître n’est pas l’accepter, le combattre n’est pas prendre seul les armes, car le suicide n’a pas fait gagner la guerre au Japonais.

                                                                Mais en débattre c’est le jeu de la démocratie, et s’il n’y avait pas ce jeu là ce ne serait peut-être pas Sarkozy qui serait président. En démocratie le rapport de force n’est pas la lutte armée et il faut parfois avoir la patiente d’attendre.

                                                                Les libéraux attendaient depuis 1929, il pavane depuis 1983, mais comme ceux sont eux qui ont généré le « socialisme » par leur comportement dogmatique ils régénèreront une nouvelle forme d’opposition.

                                                                Ce message là dans l’esprit c’est BILL GATT qui l’avait délivré à la réunion de Davos en 1995 au lendemain des accords de l’AGCS. Quel aspect cela aura je n’en ai aucune idée mais cela a déjà commencé même si tu n’en entends plus parler dans les infos. Il faut seulement que le temps structure les événements qui y concourent et que meurent l’ancienne opposition devenue obsolète. Ce n’est pas seulement une question de courage, car généralement ce ne sont pas se qui sont transgressifs qui en manque mais ceux qui sont obéissant à leur tyrans.

                                                                Cordialement.


                                                              • Nicolas de Pape 15 novembre 2007 10:18

                                                                Cet article fait très « Monde Diplomatique ». L’Afrique souffre-t-elle des Multinationales ? Seuls 5% des flux multinationaux atteignent le continent oublié, ceci expliquant cela. Et les pays africains sont en queue de peloton dans les classements de pays respectant les prescrits libéraux comme la plupart des PVD d’ailleurs. Ceux-ci souffrent davantage de l’absence totale d’un secteur privé digne de ce nom et d’un Etat de droit véritable, soit les deux mamelles du libéralisme économique et philosophique. Ils vivent la plupart du temps d’un étatisme forcené, corrompu et alimenté par une aide internationale mal répartie. En outre, pour les ultra-libéraux, le FMI et la Banque mondiale sont des éléments perturbateurs et superfétatoires dans l’équilibre des marchés. Enfin, quant à la « canonière libérale », elle est loin d’être performante en France où s’afficher libéral est bien pire que de s’afficher communiste.


                                                                • Le péripate Le péripate 15 novembre 2007 12:39

                                                                  Est-ce que dans ton enfance quelqu’un t’as forcé à lire le Monde Diplomatique ? Si c’est le cas,un seul moyen, une cure de n’importe quel journal, le Monde, Libé, le Figaro, voire, mieux, de la télé...

                                                                  Ah, bravo pour l’analyse économique...

                                                                  De la même manière, on pourrait dire : les éléphants se rendent très rarement au pole Nord, ceci expliquant qu’il y fasse très froid.... smiley


                                                                • Nicolas de Pape 15 novembre 2007 16:39

                                                                  J’ai en effet lu Le Diplo pendant 18 ans. Et je suis toujours en cure. Je pense que Sophie devrait prendre un abonnement aux Wall Street Journal, à tout le moins.


                                                                • Le péripate Le péripate 15 novembre 2007 17:29

                                                                  Alors, ça, ça tue... 18 ans de Monde Diplo !!!

                                                                  Genre « mon petit gars, moi aussi, j’ai été jeune et gauchiste, mais maintenant, je suis marié, des gosses, un 4X4,une assurance-vie , je suis proprio, et j’ai pris une carte UMP. Il faut être réaliste, j’ai donc jeté le Diplo, et je lis le Wall Street »

                                                                  Bon, ceci dit, les canards économiques sont souvent pleins d’infos. Les décideurs en ont besoin. Mais ils ne permettent pas de comprendre le monde.

                                                                  Et si Sophie, qui est sage (forcément), a envie de suivre votre conseil, pourquoi pas.

                                                                  Je ne sais plus quel disparu récent disait : on peut accepter le système, mais il faut se révolter contre ses conséquences.

                                                                  Garder sa capacité de se révolter, ça permets de ne pas basculer du côté des vieux croutons rassis, sans vouloir vous offenser.

                                                                  Amicalement.


                                                                • Sophie Sophie 16 novembre 2007 16:01

                                                                  Merci, les gars, de vous préoccuper de mes lectures ! Pourquoi pas le Wall Street Journal, cela ne m’empêchera pas en tout cas de continuer à lire Le Monde Diplo... Sagesse j’essaie, dogmatisme j’évite, idéaux humanistes je tiens bon !


                                                                • Pierre 15 novembre 2007 11:43

                                                                  Vague de commentaires anti-liberalisme.

                                                                  Ca semble si evident que le liberalisme a tous les tords, que je me demande alors pourquoi la France est en retard par rapport au monde sur ces modeles economiques et sociaux... Elle devrait etre le leader !

                                                                  La mentalite francaise est plus communiste que les chinois. Comme me disait un ami ingenieur Iranien vivant a Houston et ayant vecu a Paris : « France is the last communist country in the world after North Corea ».

                                                                  Certains me font effectivement penser qu’ils ne sont pas plus ouverts au monde que la Coree du nord. Malheureusement la coree du Nord c’est en raison d’une dictature. Alors qu’un France c’est la bouche pleine des apports du liberalisme pour la France et l’Europe que les gens se plaignent.

                                                                  Car la France est un des pays qui profite le plus du liberalisme mondial. Heureusement pour vous qui restez en France que de nombreux expatries travaillent pour le succes des entreprises Francaises a l’international.

                                                                  C’est bien pourquoi vous vous plaignez tous la bouche pleine, parlez de revolution, mais ne faites rien de plus pour essayer de changer les choses. Car inconsciemment vous vous doutez bien que vous seriez les premiers a souffrir des resultats d’une lutte contre le liberalisme (ne touchez pas a mon pouvoir d’achat !!!!).

                                                                  De vrai enfants gates (ou vieux gateux ?).

                                                                  Et la fuite des jeunes de notre pays ca vous semble pas beaucoup plus grave ??? Apres mon ecole d’ingenieur j’ai chercher un boulot en France pendant 1 an. resultats : 5 offres d’emploi au cours de l’annee et rien de motivant... Maintenant que je travaille dans le milieu liberal de l’energie et pour multinationale je recois une offre d’emploi par semaine (apres uniquement deux annees d’experience)... Alors continuez a cracher dans la soupe comme des vieux soixantehuitars. La France va souffrir non pas de l’Europe et de la liberte de marche qu’elle offre, mais de son obscurantisme qui effraie les jeunes motives et dont la fuite a l’etranger provoque l’ecroulement du systeme des retraites a la francaise.

                                                                  a bon entendeur.


                                                                  • Sophie Sophie 15 novembre 2007 12:28

                                                                    Merci pour les vieux gâteux, vous êtes très aimable, mais personnellement je n’avais que 6 ans en 1968, donc je ne pense pas rentrer dans votre catégorisation simpliste. La contestation du néolibéralisme ne me paraît pas de toute façon réservée à l’âge mûr, ou alors quel monde bizarre que celui ou les anciens auraient le goût de la révolte et les jeunes la moelle de la soumission !

                                                                    Le néolibéralisme n’a rien à voir avec la liberté. Voir par exemple cette délicieuse citation reprise par Raoul Marc Jennar et Laurence Kalafatides : «  »Quelque chose doit remplacer les gouvernements, expliquait David Rockefeller, fondateur du Groupe Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire.« Laissera-t-on s’accomplir son rêve ? »

                                                                    Quant à croire que la libéralisation totale est systématiquement bénéfique au pouvoir d’achat de l’ensemble des citoyens, c’est à mon avis se ficher bien profondément le téléphone portable dans l’oeil : voir par exemple l’entente illicite prouvée entre les trois opérateurs de téléphonie mobile français pour pratiquer les mêmes tarifs astronomiques et annihiler toute concurrence. Quant à l’idée de faire peser le financement des systèmes sociaux sur la consommation, elle a justement pour conséquence d’amputer le pouvoir d’achat de tous.


                                                                  • Le péripate Le péripate 15 novembre 2007 12:30

                                                                    C’est vrai que les grandes fortunes françaises sont en retard sur les grandes fortunes anglo-saxones. smiley

                                                                    signé : un gauchiste décomplexé, un rouge le couteau entre les dents. smiley

                                                                    ps : sois gentil avec les africains, si tu racontes trop de c..., ils pourraient se fâcher smiley


                                                                  • Pierre 15 novembre 2007 12:51

                                                                    @ Sophie

                                                                    « quel monde bizarre que celui ou les anciens auraient le goût de la révolte et les jeunes la moelle de la soumission ! »

                                                                    Je pense que vous devriez remplace « gout de la revolte » par pessimisme et « moelle de la soumission » par optimisme.

                                                                    Dans ce cas la fracture vieux francais, jeune du monde ne serait-elle effectivement vraie ?

                                                                    J’etait miserabilisme avant de quitter la France. Je me sens optimisme et combattif maintenant.


                                                                  • Marsupilami Marsupilami 15 novembre 2007 13:11

                                                                    @ Pierre

                                                                    Rien que pour te faire enrager, le texte d’une chanson écrite par un affreux coco franchouillard : Dans la jungle ou dans le zoo.


                                                                  • ddacoudre ddacoudre 15 novembre 2007 21:42

                                                                    Bonjour pierre

                                                                    La France n’est pas communiste je les ai assez combattu pour savoir de quoi je parles, mais dans ton commentaire l’on y perçois une grande confusion comme chez beaucoup de français.

                                                                    L’économie libérale c’est la possibilité pour chaque citoyens de pouvoir développer une activité commerciale sans subir l’autorité de l’état. Cette situation là n’existe nulle part.

                                                                    Ensuite se qui font commerce le font dans le cadre d’un rapport d’individus possédant une source d’exploitation nécessitant l’utilisation de main d’œuvre qui de fait par sa rémunération réduit les gains de celui qui exploite sa source et qui de fait essaiera de les rémunérer au moindre coût, ou aura compris qu’en versant un salaire à celui qu’il emploie il lui donne les moyens d’acheter ce qu’il exploite et qui fait sa richesse et ainsi chaque fois récupérer plus que ce qu’il a distribué au travers d’une organisation commerciale basé sur la concurrence, et augmenter son capital. Cela s’appelle le capitalisme.

                                                                    Ainsi combattre le libéralisme ou le capitalisme n’est pas la même chose sauf situ à bien lu l’article et divers commentaire, les nouveau libéraux ont joint les deux options lors de la signature des accord de l’AGCS. Interdire tout commerce à but non lucratif et réduire les charges sociales qui grèvent les gains.

                                                                    Nous revenons donc à une forme de rapport antérieure à la décision de Ford à qui nous devons hormis le travail à la chaîne la notion de paiement convenable des salariés pour qu’ils puissent consommer et entretenir la croissance.

                                                                    L’on peut parfaitement être libéral car j’en suis un, et estimer que la vie n’est pas fabriquer seulement de la monnaie pour elle-même, mais parce qu’elle permet d’être échangée contre des biens et services qui améliorer la condition sociale humaine en fonction des moyens qu’on développé est produit ces mêmes humains en se répartissant de manière inégale les rôles en fonction de leur naissance et des chances d’accéder au savoir.

                                                                    Alors je suis farouchement opposé à tous ceux qui nous font croire que nous ne disposons pas des moyens de la qualité de notre existence particulièrement en ce qui concerne la santé l’éducation, la retraite et l’éradication de la pauvreté ( les problèmes lié à la pollution est autre chose).

                                                                    Toutes ces organisations sociales réduisent de fait les gains direct, mais ce ne sont pas les « patrons » qui les produisent mais ceux qui travaillent, alors explique moi pour quoi les hommes (les français en l’espèce) devraient se priver de ce qu’ils sont capables de produire, et en quoi cela est communisant. Ou alors trouve moi un « patron » qui le jour ou tu seras malade viendra te soigner plutôt que te mettre à la porte.

                                                                    Si jamais tu en doutes repasse toi le film de l’amiante.

                                                                    Cordialement.


                                                                  • Céphale Céphale 15 novembre 2007 12:10

                                                                    J’espère que Sophie va répondre à Pierre, cet homme qui aime tellement la France qu’il va vivre en Afrique pour faire travailler des noirs.

                                                                    Ce monsieur se demande « pourquoi la France est en retard par rapport au monde sur ces modeles economiques et sociaux ». Evidemment, s’il va chercher le classement des performances économiques et sociales à l’OCDE, organisme à la botte des Américains, il peut dire que nous sommes mauvais, très mauvais !

                                                                    Reconnaissons que Pierre a choisi son camp, celui où l’on dit sans complexes, comme son ami de Houston : « France is the last communist country in the world after North Corea ».

                                                                    Ce commentaire est à vomir.


                                                                    • Pierre 15 novembre 2007 12:43

                                                                      Oui j’ai mal a ma France.

                                                                      Mais j’ai prefere partir et vivre une vie que j’adore que de rester en France et devenir miserabiliste.

                                                                      Je crois en ce monde, je crois en une Afrique qui peut se developper dans un systeme liberal (mais avant tout que les populations d’Europe et Ameriques arretent de la traitee comme un sous continent a qui il faut envoyer de l’aide !). Ca fait quarante qu’on parle de « tiers monde » a qui on envoie plein d’aide humanitaire. Quel en ai le resultat ?

                                                                      Et non je ne fais pas travailler des noirs comme vous dites Monsieur Cephale. Je travaille avec des noirs (mais aussi des Iraniens, North Africains, Europeens, Indiens, Pakistanais, Austaliens, Bresiliens, Boliviens, Peruviens, Angolais, Namibiens, libyens et j’en oublie) et la plus par du temps dans les memes conditions.

                                                                      Enfin je ne m’en prends absolument pas a Sophie l’auteur de l’article (qui ne fait qu’un resume d’un livre non ecrit par elle) mais aux mentalites de beaucoup de francais et de beaucoup des commentaires de l’article.


                                                                    • Le péripate Le péripate 15 novembre 2007 13:24

                                                                      Mais Pierre, c’est que tu vas nous faire pleurer ! Un docteur Scheiwtzer perdu dans la Babel Total, contraint de taper ses commentaires avec ses moufles (tu peux aussi couper l’air conditionné).

                                                                      C’est Boris Vian, je crois qui a écrit :

                                                                      "Qu’il soit midi, qu’il soit minuit,

                                                                      Vous nous faites chier, Docteur Scheiwtzer...."

                                                                      A moins que je me trompe.


                                                                    • Sophie Sophie 15 novembre 2007 13:30

                                                                      En effet, Céphale, j’ai répondu à Pierre ci-dessus sous son commentaire.

                                                                      Je n’avais pas remarqué que la France était un pays communiste, quelle négligence...

                                                                      Par contre, la France, c’est encore une société - mais pour combien de temps ?... « Une société, je ne sais pas ce que çà veut dire », disait Mme Thatcher, citée par Denis Clerc dans le « Manière de voir » octobre-novembre du Monde Diplomatique, intitulé « Les droites au pouvoir » (intéressante compilation d’articles dont je conseille également la lecture).


                                                                    • Marsupilami Marsupilami 15 novembre 2007 13:51

                                                                      @ Sophie

                                                                      Thatcher a dit pire que ça : “Society does not exist, only individuals do". Tout un programme de rêve...


                                                                    • Nicolas de Pape 15 novembre 2007 16:43

                                                                      Thatcher a aussi rappelé que l’Etat, c’est nous tous. Je n’ai rien contre la fonction publique mais qui la paie ? La sphère économique. Une partie de la richesse produite finance les fonctionnaires et assimilés. Or, la sphère publique en France se situe à hauteur de 53% du PNB. La part de gâteau financée par l’autre dépasse la moitié du gâteau... Houston, on a un problème.


                                                                    • Céphale Céphale 15 novembre 2007 13:14

                                                                      Tout le monde comprend que Pierre a quitté la France parce qu’il méprise le mode de vie des Français. Il rêve sans doute de grands espaces, d’aventures où des blancs avancent derrière des indigènes qui taillent un chemin dans la jungle à coups de machette. Quoi de mieux qu’une compagnie pétrolière en Afrique pour réaliser ce rêve ?

                                                                      L’idée qu’il se fait de la France est totalement fausse. La France est le pays d’origine de la fusée Ariane, de l’Airbus, du TGV, des thérapies contre le sida. C’est un pays qui compte plusieurs prix Nobel de médecine, de physique, de chimie et d’économie.

                                                                      Chacun son truc. Si Pierre veut savoir ce que je pense de son employeur, qu’il regarde http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31393


                                                                      • Dégueuloir Dégueuloir 15 novembre 2007 13:47

                                                                        Tiens à propos de Greenspan...je ne puis m’empêcher de coller !!! une lettre de l’intéressé ,après sa cessation de fonction....

                                                                        Moi, Greenspan

                                                                        Moi, Alan Aurifericus Nefarious Greenspan, Directeur de la Federal Redserve, récipiendaire de la médaille de la liberté, chevalier de l’empire britannique, membre de la légion d’honneur française, reconnu auprès de mes pairs comme « le plus grand banquier qui ait jamais vécu » vais vous décrire les récents événements de ma vie.

                                                                        Oui, moi, Alan Greenspan ait dirigé le monde financier. Mais qui a dirigé Alan Greenspan ? Je vais y revenir en vous décrivant le plus grand boom économique de tous les temps. J’ai écrit de nombreux texte par le passé, mais j’ai toujours manqué la liberté de m’exprimer librement. Maintenant que je quitte mon poste, je n’ai plus besoin de cacher mes desseins.

                                                                        C’était le 5 décembre 1996 que j’ai eu ma première révélation. C’était cette même année que j’avais fait ma remarque célébrée à propos de la valeur de la bourse. Je me demandais si la bourse ne réflétait pas une sorte d’« éxubérance irrationnelle ». En vérité, je n’en avais aucune édie, mais j’ai réalisé que 1) les gens, particulièrement mes employeurs voulaient que les prix soient éxubérants et irrationnels et 2) ils deviendraient beaucoup plus irrationnels et éxubérants si on y réfléchissait un peu.

                                                                        Les gens n’auraient pas voulu entendre ce que je pensais réellement, alors je ne leur disait pas. Pire encore, la plupart des gens sont prêts à croire ninporte quoi. En quelque sorte, ils croyaient qu’un petit nombre de financiers pleins aux as et des politiciens imbus de pouvoir travailleraient ensemble afin d’opérer la banque centrale dans le meilleur intérêt de la population ! J’ai de petites nouvelles pour vous ; cela ne fonctionne pas de cette manière. L’argent n’a de valeur que par sa rareté, c’est un peu comme des actions dans une compagnie. L’actionnaire est content de posséder quelques actions, mais imaginez-vous comment il se sentirait si la compagnie émettait soudainement quelques millions d’actions additionnelles. Sa part dans la compagnie se trouverait diluée et il se sentirait abusé.

                                                                        Similairement, un banquier honnête ne peut diluer l’argent de ses clients. Il ne peut créer de « vrai argent » par magie comme s’il émettait de nouvelles actions sans flouer ses clients. Mais c’est exactement ce que la banque centrale fait. Elle émet un certain volume de monnaie, puis en émet de plus en plus. Alors les gens qui détiennent cette monnaie perdent un petit peu de la valeur de cet argent à chaque année. En fait, la valeur est transférée des épargnants aux gens qui contrôlent l’émission de la monnaie. C’est réellement une arnaque simple, mais qui d’autre aurait le courage d’en parler ?

                                                                        Les gens d’aujourd’hui agissent comme s’ils avaient inventé la monnaie eux-mêmes, mais l’argent, les banques centrales et la modification de la valeur de l’argent existent depuis longtemps. En 64 avant Jésus-Christ, Néron avait déclaré que le nombre de pièces d’or produites à partir d’un lingot d’or passerait de 41 à 45, réduisant de facto la valeur des doublons de 10 %. Le denarius d’argent a perdu 99.98 % de sa valeur au cours des cinq centenaires avant la mise à sac de Rome. La monnaie de papier a perdu sa valeur encore plus rapidement puisqu’aux États-Unis, le dollar a perdu 95 % de son pouvoir d’achat depuis que la Federal Reserve a établie en 1913.

                                                                        Un banquier central prospère dans l’ère actuelle, est un banquier qui est capable de contrôler l’inflation. En effet, ils croient qu’un peu d’inflation est le signe d’une économie saine. Le fait d’émettre un peu plus de monnaie à chaque année fait en sorte que les gens se sentent un peu plus riches, alors ils dépensent plus, ils engagent plus de gens, construisent plus de maisons. Tout le monde est content, tout le monde se sent plus riche. Quelle fraude élégante ! C’est pratiquement un crime parfait puisque personne ne s’y oppose tant que c’est bien fait.

                                                                        Personne ne semble vouloir d’une monnaie honnête. Les politiciens, les banquiers, les investisseurs, les électeurs ; tout le monde avec une voix désire de l’argent facile, c’est simplement trop délicieux pour y résister.

                                                                        Je savais également que cela ne serait qu’une question de temps avant que la pression éxercée par l’argent facile déborderait la capacité du président de la Federal Reserve. Aucun système monétaire purement basé sur du papier n’a duré. La tentation de créer toujours plus d’argent et ainsi de se sauver de ses dettes est trop grande, et c’est ainsi que le système finit par s’effondrer. Le plus tôt est le mieux.

                                                                        Le gouvernement, les juges, le peuple m’ont tourmenté pour que je continue d’augmenter la masse monétaire et de perpétuer la situation économique.

                                                                        Et c’est ce que j’ai fait.

                                                                        Depuis que je suis président de la Federal Reserve, l’hypothèque des américains a grimpé de $1.8 trillons à $8.2 trillons, la dette des consommateurs est passée de $2.7 trillons à $11 trillons.

                                                                        Mais ce n’est pas tout, la dette du gouvernement a également explosé. Alors que le gouvernement fédéral américain avait moins de $2 trillons sous la deuxième administration Reagan, un chiffre qui était resté relativement constant dans les 40 années précédentes. Mais sous ma direction, l’encre rouge a débordé comme le nil en crue à plus de $8.1 trillons.

                                                                        Durant les deux termes de George W. Bush, le gouvenement fédéral a emprunté plus d’argent des gouvernements et banques étrangères que dans toutes les autres administrations américaines combinées de 1776 à 2000. Ceci signifie qu’en huit ans, la dette a plus augmenté que dans les dernières 230 années. Le déficit commercial a également triplé depuis que j’ai été nommé chef de la Federal Reserve, passant de $150.7 milliards à 757 milliards et est projeté à $830 milliards en 2006. Lorsque j’ai été nommé, les États-Unis étaient encore des créditeurs, maintenant les É-U sont les plus grands emprunteurs d’argent du monde avec plus de $11 trillons d’actifs maintenant en mains étrangères, une augmentation de 500 % depuis 1987.

                                                                        Qui pourrait compétitionner avec un tel record ?

                                                                        Alors que j’ai pratiquement ruiné la nation, je suis révéré comme un maestro et salué comme si j’étais un héro de guerre. Si on distribue le coût des programmes gouvernementaux, promesses, obligations aux électeurs, en plus de la dette des états et des individus, nous sommes tous en faillite. Il est cynique de remarquer que les mêmes gens qui me suppliaient d’augmenter le volume d’argent facile il y a 10 ans maintenant m’encensent comme était le « grand modérateur » ; comme s’il y avait le moindrement de modération dans notre boulimie pour plus de dettes.

                                                                        Je suis satisfait de ce que j’ai accompli, et maintenant les gens vont bientôt voir comment les banques centrales fonctionnent, et le pauvre Ben Bernanke va prendre le blâme. Lui et ses stupides hélicoptères ; il le mérite pratiquement.


                                                                      • Pierre 15 novembre 2007 13:57

                                                                        @ Cephale

                                                                        Je viens d’une grande ecole d’ingenieur francaise (peut etre meme la votre ?). Je suis tout a fait consciens des qualites technologiques des grands chantiers lances dans les annees 70 sur le TGV, le nucleair, l’aviation (pas uniquement francais)... ainsi que dans l’armement.

                                                                        Or la France a ete incapable de les vendres suite a l’arrivee de Mitterand au pouvoir.

                                                                        La France est en position tres favorable pour l’avenir energetique (bon reseau de transports en commun, electricite nucleaire) et devrait servir d’exemple et vendre des TGV et centrales nucleaires partout dans le monde.

                                                                        Mais l’argent est trop sale. c’est pas bien. Et du coup plus il n’y a plus d’argent dans les caisses pour continuer a investir dans de nouveaux grands chantiers technologiques...

                                                                        Nous entretenons une vision nauseabonde du capitalisme qui nous fait perdre de grands marches... et fait rire beaucoup d’etrangers !


                                                                      • Vilain petit canard Vilain petit canard 15 novembre 2007 14:25

                                                                        Pierre, si un jour vous en avez marre de l’Afrique et que vous voulez rentrer en France, allez au Figaro-Magazine, apportez vos commentaires avec vous, vous devriez vous faire embaucher recta. Tout y est : le déclin, la faute à Mitterrand, la peur bien connue de l’argent, la frilosité du pays, et « j’ai mal à la France ». Il ne manque plus que la liquidation de l’esprit de mai 68. Essayez de penser sans clichés, c’est plus dur, mais c’est tellement mieux...


                                                                      • Pierre 15 novembre 2007 14:36

                                                                        @ vilain petit canard

                                                                        Pourtant la perte du contrat des rafales pour le Maroc est digne d’un cliche !


                                                                      • Forest Ent Forest Ent 15 novembre 2007 15:28

                                                                        Le Maroc a acheté des F16, intercepteur de base, et Dassault lui proposait un multirôle assez cher. Le 2000-5 aurait mieux convenu. C’était un deal avec Chirac à l’époque. Ca n’a pas grand chose à voir avec le « mépris des français pour l’argent », loin s’en faut.

                                                                        A propos du Rafale, je me permets de vous recommander cet article :

                                                                        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=30913

                                                                        _


                                                                      • Vilain petit canard Vilain petit canard 15 novembre 2007 15:42

                                                                        C’est justement ce que j’étais en train de répondre (je cherchais la référence de l’article cité) !


                                                                      • Vilain petit canard Vilain petit canard 15 novembre 2007 13:47

                                                                        Rien à voir, Sophie, mais ça ma tarabuste depuis le début : pourquoi avoir choisi un objectif photo pour illustrer cet article ? Comme il est également sur votre blog, j’intuite que c’est vous qui l’avez choisi...

                                                                        Et tant que j’y suis, pourquoi un chou pour le précédent article ?


                                                                        • Sophie Sophie 15 novembre 2007 14:20

                                                                          Cher Canard, je suis une fille ludique, et ces choix sont issus de ma propension à l’allégorie et à la recherche d’analogie... L’article est intitulé « La cannonière libérale » : la photo représente un zoom, donc une partie d’un appareil photo ; cela ne vous fait pas penser à une multinationale connue que je ne citerai pas et dont le nom commence de la même façon ?... Outre le jeu de mots, la chose ressemble bien à une sorte de canon, non ?...

                                                                          Pour l’article « Parlez-vous sarkozien ? », ce n’est pas un chou, mais une bonne grosse laitue, en rapport évidemment avec l’expression « raconter des salades » ; je cite d’ailleurs dans l’article un propos de Sarkozy qui jure qu’il n’en dit jamais... Cette image est donc une bénigne moquerie.

                                                                          Voilà, j’espère ne pas vous avoir causé une migraine...


                                                                        • Vilain petit canard Vilain petit canard 15 novembre 2007 14:30

                                                                          Merci Sophie de ces précisions qui me font du bien, à moi, pauvre palmipède peu habitué aux métaphores... Je comprends mieux maintenant.

                                                                          Et toutes mes excuses pour la salade, je déteste tellement le chou, que de voir d’un seul coup d’oeil ce truc vert et le nom de Sarkozy, j’ai immédiatement identifié un chou. pas doué pour les métaphores, mais pour les associations d’idées, ça marche pas mal, on dirait...


                                                                        • haddock 15 novembre 2007 14:02

                                                                          « Rien à voir, Sophie, mais ça ma tarabuste depuis le début »

                                                                          Petit canard vilain , à quoi pensiez-vous quand vous avez écrit cette phrase ?


                                                                          • Vilain petit canard Vilain petit canard 15 novembre 2007 14:04

                                                                            Visiblement pas à l’orthographe...


                                                                          • dada 15 novembre 2007 14:08

                                                                            ah ce pierre !! avec ton idée du monopoly pour expliquer l’economie mondiale, t’as pas hésité entre ça et la ruche des abeilles nan ?? et puis l’avis d’un type lambda sur le sort (l’iranien) de la france, et le tien, on peut se dire que, à l’instar du foot, y a 6 milliards d’economistes avisés dans le monde !!! ( dans le foot on dit qu’il y a 60 millions de selectionneurs de l’equipe nantionale en france !! ) donc je me demande toujours pourquoi il existe des experts économiques ??? si tout le monde de par son experience personnelle limitée et certainement pas scientifique, peut expliquer ce qui va ou ne va pas dans la politique économique nationale et internationale, à quoi servent ils ? tu ne leur fais pas confiance ? ou alors ce sont les français qui n’appliquent pas à la lettre les réformes qu’ils réclament ? ils faudrait nous forcer au nom du bonheur promis par la libéralisation économique ?? nous forcer contre notre volonté bornée d’arriérés et de faignants profiteurs ?? c’est bizzare mais ça ressemble étrangement à du totalitarisme, avançant à visage masqué derrière les oripeaux de la « science économique libérale »


                                                                            • Pierre 15 novembre 2007 14:51

                                                                              Effectivement je n’ai pas l’expertise et l’experience de l’age de mon cote.

                                                                              J’essaye de m’appuyer simplement sur du pragmatisme.

                                                                              Qui me fait dire au final que :

                                                                              - Bien sur le liberalisme est loin d’etre ideal, mais ne serai-il pas une meilleure direction ?

                                                                              - Que la mondialisation et les technologies de l’information rendent le monde petit et que la France ne peut pas et ne doit pas s’en couper.

                                                                              - Que le modele francais ne me semble pas davantage pouvoir durer indefiniment.

                                                                              Mais je suis un jeune avocat du diable qui cherche a faire ma place dans ce monde sans vouloir tout casser et perpetuellement broyer du noir.

                                                                              Enfin je ne bosse pas pour Total et ne suis en aucun un de leur porte parole. Je bosse pour une boite americaine et suis totalement coupe des avantages francais (mes paroles collent a mes actes).


                                                                            • Forest Ent Forest Ent 15 novembre 2007 15:40

                                                                              J’apprécie la sincérité évidente de vos propos. Il me semble qu’il y a incompréhension sur ce que nous défendons.

                                                                              Personnellement, je suis opposé à l’ultralibéralisme PAR LIBERALISME. Je suis pour la « concurrence libre et non faussée », là où elle est utile et pas partout. Et je suis pour l’étatisme à 100% dans les autres cas.

                                                                              L’ultralibéralisme consiste à mon sens à laisser tout au marché et le marché entièrement à lui-même, ce qui conduit fatalement à la création de monopoles et oligopoles privés et à la disparition de la concurrence.

                                                                              Je ne veux pas imposer le « modèle français » à la planète. Je souhaitais simplement qu’on nous laisse conserver quelques trucs qui ne marchaient pas si mal, en tout cas moins mal qu’ailleurs : l’étatisation de l’énergie, du courrier, du ferroviaire, de l’assurance santé et retraite, l’exception pour copie privée, la non-brevetabilité des idées, des gènes, etc ... C’est trop demander ? Pourquoi la décision inverse ne nous a-t-elle jamais été soumise ?

                                                                              J’ai quand même une petite idée de ce qu’est le business. Ca fait bientôt 30 ans que je bosse dans le privé. La question n’est pas un grand soir capitalisme/communisme.

                                                                              Ce que je cherche en politique et ai actuellement du mal à trouver, c’est :

                                                                              - comment assurer la neutralité économique de l’état et l’absence de prise d’intérêt au sens pénal ?

                                                                              - à quel étage de nos institutions la solidarité entre citoyens va-t-elle s’exprimer maintenant que l’on a dynamité les états ?


                                                                            • Mjolnir Mjolnir 15 novembre 2007 16:13

                                                                              Pierre :

                                                                              « Bien sur le liberalisme est loin d’etre ideal, mais ne serai-il pas une meilleure direction ? »

                                                                              Où est ce prétendu « libéralisme » quand les gouvernements étatsunien et européen subventionnent à fond leurs agricultures pour faire du dumping dans le but de tuer l’agruculture africaine ?

                                                                              La première défaite de ceux qui critiquent le système d’aujourd’hui, c’est qu’ils ont eux même accepté d’être qualifiés d’« anti libéraux » (« ennemis de la liberté » ?) permettant aux barbares financiers de se qualifier de « libéraux ».


                                                                            • Mjolnir Mjolnir 15 novembre 2007 17:28

                                                                              @ dernier treeEnt de la TdM

                                                                              « Je suis pour la »concurrence libre et non faussée« , là où elle est utile et pas partout. Et je suis pour l’étatisme à 100% dans les autres cas. »

                                                                              « concurrence libre et non faussée » sont des termes très ambigus : qu’est ce qu’une concurrence non faussée ?

                                                                              Exemple imaginaire : un artisan français peut il être en concurrence « non faussée » avec un artisan chinois sachant qu’ils n’ont pas les mêmes coûts pour produire ? Pour « compenser » le coût inférieur du chinois, le gouvernement français pourrait subventionner l’artisan français : ce serait équitable si on considère que cette subvention permet au français de produire au même coût que le chinois, mais inéquitable si on considère que l’un est subventionné et pas l’autre.

                                                                              La question revient à se demander ce qui « fausse » la concurrence : est ce l’inégalité des conditions ou la subvention qui tente d’annuler cette inégalité ?

                                                                              En toute rigueur, une concurrence non faussée entre deux entités n’est possible que si ces deux entités sont parfaitement identiques, ce qui est impossible et rendrait le choix absurde (choisir entre X et X...)

                                                                              J’éviterai ce débat sémantique un peu stéril en mettant de coté la question de savoir qu’il faut un système « libéral » ou non, s’il faut que la concurrence soit « libre » ou non, « équitable », etc.

                                                                              Il faut surtout définir un système économique où on serait tous gagnant (ou, au moins, on minimiserait le nombre de « perdants »), càd un système de coopération à la place d’une compétition. (La compétition, c’est bon dans le sport, elle existe dans le règne animal mais il me semble que l’homme est sensé être un peu plus malin que les animaux...)


                                                                            • Forest Ent Forest Ent 15 novembre 2007 17:42

                                                                              @ Mjolnir

                                                                              Fort intéressantes et pertinentes remarques. La mondialisation FAUSSE totalement la concurrence dans la mesure où elle impose des conditions de marché identiques à des régions totalement différentes sur tous les autres plans comme le droit du travail et l’importance accordée à la santé et l’environnement.


                                                                            • Pierre 15 novembre 2007 15:29

                                                                              @parkway

                                                                              Si je mets de l’argent en banque pour ma retraite future c’est bien parce que je ne suis pas dans le systeme des retraites francaise. Je dois me la faire moi meme (comme 95% monde). Ainsi que l’assurance medicale et mon assurance chomage (dans mon cas assurance chomage = education, diplomes, flexibilite sur le marche du travail). Mais l’argent que gere la France, que vous versez au travers de taxes et que vous percevez avec des allocations, l’assurance maladie, l’assurance chomage, une future retraite est liee aux bourses.

                                                                              C’est simplement indirect.

                                                                              Enfin si vous vous inquietez pour ma future retraite en placant dans des banques, sachez que je m’investie egalement dans un petit business de proximite qui peut etre ma ressource finale en cas de gros coup dur de l’economie mondiale. Car je crois effectivement que le systeme de modele des retraites a l’americaine ou a la francaise n’est pas tenable (les gens travaillent 30 ans et vivent de leur rentes 40 ans ? il y a un hic dans la creation de richesse effectivement). On reviendra tot ou tard a un systeme familiale.


                                                                              • Leila Leila 15 novembre 2007 15:55

                                                                                Si Pierre avait vu le dernier film de Michael Moore, Sicko, il saurait que 25 millions d’Etatsuniens vivent au dessous du seuil de pauvreté, et sans soins médicaux. Dans ce grand pays qu’il admire, seuls les riches peuvent se payer une assurance maladie et une retraite décente. Mais Pierre s’en fout : il est riche.


                                                                                • Pierre 15 novembre 2007 16:31

                                                                                  J’aimerai l’avis d’un expert etranger (expert de l’economie anglosaxonne par exemple). Cela permettrait d’approfondir le debat au dela de mes limites.

                                                                                  Tout ceci me donne envie de trouver et lire des bouquins d’experts etrangers sur ce meme sujet. Avez vous des references ?

                                                                                  En tout cas merci pour le temps consacre a repondre a mes commentaires et certaines « piques ». Car j’ai quitte la France decu par les perspectives qu’elle pouvait m’offrir comme beaucoup d’autres jeunes et j’essaye de comprendre cette situation (et oui j’ai encore beaucoup de famille en France dont des plus jeunes que moi et je me demande qu’elle est la solution pour leur avenir). Je ne tourne pas completement le dos a la France (mon investissement dans ce petit debat en temoigne peut etre). Mais ceci est effectivement un autre debat.


                                                                                  • Forest Ent Forest Ent 15 novembre 2007 16:48

                                                                                    Comme d’autres commentateurs, je recommande aussi la lecture de Stiglitz, ancien chief economist du FMI. Par exemple son analyse de la crise de 2001 et de l’affaire Enron : « the roaring nineties ».


                                                                                  • Forest Ent Forest Ent 15 novembre 2007 17:44

                                                                                    Mode blush on.


                                                                                  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 15 novembre 2007 16:35

                                                                                    leila comme souvent pense que pauvre aux etats unis = pauvre

                                                                                    Sinon, ce que je trouve effarant dans cette article, c’est cette apologie des Etats qui soit disant protegeraient les interets de leurs citoyens. Ouvrir un livre d’histoire permettrait de se rendre compte que le 20eme Siecle a ete riche en catastrophes declenchées par des groupes qui ont pris les commandes des Etats (Allemagne hitlerienne, URSS Communiste, Cambodge, et egalement Etats Unis cf leur politqiue exterieure de meurtres politiques sans parler de la France (Algerie Francaise, etc) ).

                                                                                    Ce qui fait peur aussi, c’est cette detestation de la directive Bolkestein qui aurait pourtant permis aux PME et aux entrepreneurs individuels de beneficier des memes droits que les grands groupes.


                                                                                    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 15 novembre 2007 16:37

                                                                                      PS vivre sans soins medicaux = ne pas pouvoir etre en bonne sante , raisonnement typique de riche occidental gavé de medocs remboursés par la Secu qui ignore que la Nature nous offre de quoi nous soigner.


                                                                                    • Pierre 15 novembre 2007 16:45

                                                                                      @ Eleusis

                                                                                      Je ne me permettrai aucunement d’orienter votre propos dans le sens du mien.

                                                                                      Mais je suis content de voir enfin un commentaire faisant une antithese de l’article.


                                                                                    • Forest Ent Forest Ent 15 novembre 2007 16:51

                                                                                      « la directive Bolkestein qui aurait pourtant permis aux PME et aux entrepreneurs individuels de beneficier des memes droits que les grands groupes »

                                                                                      La directive Bolkenstein a été votée et ne permet rien de tel. On lui a supprimé le « principe du pays d’origine » qui était une réelle monstruosité juridique. Chirac s’en était déclaré très choqué alors qu’il l’avait votée un an avant. Le bal des faux culs ... comme le « traité simplifié ».


                                                                                    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 15 novembre 2007 16:59

                                                                                      je suis d accord, on a supprime l essentiel


                                                                                    • Pierre 15 novembre 2007 18:54

                                                                                      @ Forest Ern, Parkway et Sophie

                                                                                      J’arrive pas a mis faire.

                                                                                      J’ai passe quelques heures a discuter avec vous des biens faits ou mal faits du liberalisme. En me disant au final : “bon ils doivent avoir raison, ce sont des experts, plus ages, ils me peuvent pas avoir tord, je vais remettre en cause mon jugement petit a petit en lisant advantage de livres sur le sujet (de preference non francais)”.

                                                                                      Mais a peine je sors la tete de mon ordinateur et sors de mon bureau pour verifier comment le forage avance (et oui je suis en ce moment meme au milieu du desert de Libye en cours de foreage d’un puit de petrole) et toutes mes convictions que le liberalisme peut etre benefique me ressaute a la figure.

                                                                                      Convictions que je me suis forge recemment en voyageant dans le monde et en travaillant dans differents pays (surtout du tiers monde) ces deux dernieres annees après avoir passé toute mon enfance, adolescence et annees d’etudes en France, berce par la mentalite anti-liberalisme.

                                                                                      Voici les principales raisons de se virement et constat actuel :

                                                                                      1. D’abord les criteres de recrutement : La nationalite n’est absolument pas un parametre. En deux ans j’ai voyage dans une dizaine de pays et j’ai rencontre des gens d’une cinquantaine de pays differents et de tous les continents sans exceptions.

                                                                                      Le diplome n’a pas d’importance. Bien sur un technicien avec un baggage universitaire technique va avoir tendance a progresser plus rapidement. Mais absolument pas en raison du diplome intrasequement, en raison de sa competence. Ce qui signifie que je croise beaucoup de managers sans aucun diplome type Master degree ou MBA. Si tu es competent tu progresseras, le diplome laisse le dans ton tirroir, ce n’est pas une preuve de ta competence pour le boulot. Meme si tu n’as pas fait d’etudes.

                                                                                      2. La mise en concurrence des salaries est certaines. Et pourtant il n’y a pas que des philippins a travailler sur les rigs. Et les salaires ne tendent pas vers le bas du tout ¡ Bien au contraire ils augmentent car l’industrie a besoin de main d’oeuvre et d’experience. Et le rythme de travaille est tout a fait supportable. Bien sur il est particulier. Mais au final la majorite des employes, a tous les niveaux, travaillent que 6 a 9 mois sur le rig par ans. Donc trois a six mois de vacances par ans ! encore mieux que les 35 heures ¡

                                                                                      Effectivement en ce moment le marche est tres propice pour le secteur de l’energie. Et les choses se tenderont si le baril de petrole baisse beaucoup. Mais c’est pas plus dans le but des capitalistes et actionnaires a la tete de ces multinationales. La Sante du marche est directement lie a la demande mondiale et donc a la croissance mondiale et a l’acces de davantage de consommateurs de tous les pays aux privileges du monde occidental (voiture, electricite, etc...)

                                                                                      3. Le marche du petrole est probablement le plus ancien et le meilleur sujet d’analyse du liberalisme americain. Ils en sont les peres fondateurs. Il existe depuis un siecle et a explose au niveau mondial il y a plus de 50 ans. Donc ce systeme a une certaine mutarite et legitimite. Je baigne dedans et vie une experience personnelle et professionnelle que je n’avais jamais ose rever en France.

                                                                                      Maintenant je ne parle aucunement dans ce constat des problemes futurs de reserves de petrole et de l’effet d’une civilization basee sur la carbone. C’est un tout autre debat.

                                                                                      Alors vous experts francais, pouvez vous m’expliquer ce fausse entre vos livres et etudes et ce que je vois par la fenetre de mon bureau ¿ Je suis incapable d’expliquer les mecanismes derriere, mais je fais un constat plutot positif pour les personnes qui travaillent dans ce secteur liberalise.

                                                                                      PS : Et pour ceux qui me diront qu’ils critiquent l’ultraliberalisme mais pas le liberalisme je dirais que c’est bien la le piege que tendent beaucoup de conservateurs en France dans leur diabolisation du Liberalisme depuis pres de deux decennies (et d’anti americanisme primaire). Relisez le titre de l’article et imagnez son effet pour le lecteur landa comme moi !!!


                                                                                    • Forest Ent Forest Ent 15 novembre 2007 19:14

                                                                                      « ils doivent avoir raison, ce sont des experts, plus ages, ils me peuvent pas avoir tort, je vais remettre en cause mon jugement »

                                                                                      Non. Nous avançons des arguments, et tu trouveras des arguments en phase avec tes opinions sur beaucoup d’autres sites. Il faudra bien te faire une idée. Ce débat est controversé partout, et pas seulement en France.

                                                                                      « D’abord les criteres de recrutement : la nationalite n’est absolument pas un parametre. En deux ans j’ai voyage dans une dizaine de pays et j’ai rencontre des gens d’une cinquantaine de pays differents et de tous les continents sans exceptions. »

                                                                                      Ca ne me semble pas un critère particulier pour ou contre l’ultralibéralisme.

                                                                                      « Le diplome n’a pas d’importance. »

                                                                                      Les inégalités sociales ont augmenté en occident avec la mondialisation. Il est vrai que la société européenne est très axée sur les diplômes, mais elle n’est pas la seule.

                                                                                      « Le marche du petrole est probablement le plus ancien et le meilleur sujet d’analyse du liberalisme americain. »

                                                                                      Sans doute, et je vais y revenir.

                                                                                      « pouvez vous m’expliquer ce fausse entre vos livres et etudes et ce que je vois par la fenetre de mon bureau »

                                                                                      N’est-il pas surprenant de voir des gens de 50 nationalités travaillant dans le désert de Lybie. Ce pays était il y a peu au ban des nations comme « rogue state », en particulier par les US et la France. Il n’y a pas d’autres gens en Lybie ? Ca ne serait pas légèrement une dictature sur les bords ? A qui on va vendre quelques armes ?

                                                                                      Oui, la marché du pétrole est très révélateur, et je t’engage à toutes fins utiles à lire ce résumé en une page :

                                                                                      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=12129

                                                                                      Il me semble bien illustrer le titre « la canonnière libérale ».


                                                                                    • Mjolnir Mjolnir 15 novembre 2007 20:01

                                                                                      @Pierre

                                                                                      vous ne m’avez pas interpellé mais je me permets de réagir : Vous semblez réduire le libéralisme à peu de chose :

                                                                                      "1. D’abord les criteres de recrutement : La nationalite n’est absolument pas un parametre. [...] Le diplome n’a pas d’importance. "

                                                                                      Quel rapport avec le libéralisme ?

                                                                                      « 2. La mise en concurrence des salaries est certaines. [...] Et les salaires ne tendent pas vers le bas du tout ¡ Bien au contraire ils augmentent »

                                                                                      Vous l’avez dit vous même, vous êtes dans un secteur qui marche particulièrement bien, qui n’est peut être pas représentatif. Peut être qu’il y a un manque de personnels compétents particulier ?

                                                                                      Je peux vous dire que dans mon secteur, on choisit le fournisseur le moins chère, point barre et tant pis pour le coût social !

                                                                                      Et je crois que l’actualité sur les produits « défectueux » (c’est un euphénisme) fabriqués en Chine est assez symptomatique des effets de bord de cette recherche permanente de la baisse des coûts : on réduit les salaires (au détriments du salarié qui est aussi consommateur) et/ou on réduit la qualité des produits, les tests de sécurités (au détriment du consommateur).

                                                                                      « 3. Le marche du petrole est probablement le plus ancien et le meilleur sujet d’analyse du liberalisme americain. »

                                                                                      Pas d’accord, c’est au contraire un secteur très particulier. Si vous parlez du pétrole en tant que matière première, il n’y a pas à proprement parler « production » mais plutôt « extraction » et pour l’extraire, il faut contrôler la source ce qui mobilise des politiques internationales particulières, on est très loin du « libéralisme » dans le sens où il n’y aurait pas d’intervention de l’état ! Et que dire de l’Opep qui fixe les prix ? Elle est où la concurrence ?

                                                                                      « Maintenant je ne parle aucunement dans ce constat des problemes futurs de reserves de petrole et de l’effet d’une civilization basee sur la carbone. C’est un tout autre debat. »

                                                                                      Pas vraiment un autre débat : nous sommes dans une logique de croissance/production/consommation : selon cette logique, il faudrait encourager la consommation pour créer des emplois, même si cette consommation n’est pas vraiment nécessaire et cela a un coût environnemental.


                                                                                    • Krokodilo Krokodilo 15 novembre 2007 17:38

                                                                                      Excellent article. Je rajouterais que les efforts visant à faire de l’anglais la lingua franca de l’UE rentrent bien dans le cadre de cet article, ce sont les mêmes groupes de pression qui le soutiennent, et ont réussi à le rendre quasiment obligatoire à l’école primaire en France sans qu’aucun média écrit ou télé n’en parle ! Vous avez d’ailleurs évoqué brièvement le rôle clé de la langue :

                                                                                      « En 2005, quelques-uns de nos députés ont demandé à avoir accès aux données de l’AGCS. Le ministre délégué à l’Industrie leur permit de venir consulter, pendant une semaine, dans un bureau du ministère des Finances, un document de plus de 400 pages rédigé en anglais commercial sans avoir le droit de prendre des notes ou de faire des photocopies... Outrés, les députés écrivirent au ministre pour dénoncer « cette parodie de consultation et d’apparente ouverture, inacceptable d’un point de vue démocratique ». La lettre ne reçut aucune réponse. »

                                                                                      Il n’existe que deux solutions équitables : la traduction intégrale de tous les rapports et documents dans toutes les langues européennes, ou le soutien à l’espéranto, seule langue non nationale, neutre et démocratique (car largement plus facile et accessible au plus grand nombre), seul en mesure d’assurer le respect de toutes langues et une langue auxilaire entre les européens.

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