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Accueil du site > Tribune Libre > La course à la compétitivité ou Panurge au pouvoir

La course à la compétitivité ou Panurge au pouvoir

Dans un entretien accordé au Financial Times après le Sommet européen de décembre 2012, Angela Merkel a mis les points sur les i quant à l’exigence de compétitivité : pour survivre au défi de la « globalisation », l’Europe devra poursuivre résolument dans la voie de l’austérité et des réformes structurelles, à commencer par celle du marché du travail. « Défi », « survivre », le ton est résolument dramatique et le prix à payer est annoncé : « Merkel warns on cost of welfare ». Quelques jours après cet entretien, les statistiques sur le développement de la pauvreté en Allemagne, depuis la réforme du « marché » du travail des années 2003 à 2005, ont confirmé que, pour une fraction croissante de la population, celle qui paie l’addition, c’est bien, en effet, de « survivre » qu’il s’agit.

Cette « mondialisation » (globalisation pour les anglo-saxons) qui nous défie et qu’il est question de payer de notre bien-être (« welfare ») revêt dans la formulation d’Angela Merkel comme un statut d’intangibilité. Qu’en est-il exactement ?

Intéressons-nous d’abord au « libre-échange ». Souvent perçu comme la composante principale de la mondialisation, c’est lui qui nous confronte à l’exigence de compétitivité puisqu’il implique une ouverture inconditionnelle des frontières aux mouvements de marchandises. La théorisation des débats sur le libre-échange remonte aux débuts de l’ère industrielle. Dans la pratique, il est assez vite apparu qu’il y avait abus de langage car, en fait de liberté, les puissances de l’époque ont surtout pris celle d’imposer leurs produits manufacturés au reste du monde, notamment à leurs colonies, et d’en piller les ressources naturelles. Mauvais début et curieuse conception de « l’échange ». Notons d’ailleurs que les anglo-saxons parlent de « free-trade » (libre commerce) et non de libre-échange, ce qui a le mérite d’éliminer la présomption d’équilibre véhiculée par le concept d’échange.

Amorcée après la guerre de 39-45, avec la signature du GATT (accord multilatéral sur le commerce international), l’évolution vers un « ordre mondial » privilégiant, voire imposant, le libre-échange, a trouvé son couronnement en 1995 avec la création de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce).

Dans l’intervalle, une autre mutation d’importance était intervenue, avec la mise en pratique d’une version extrémiste du libéralisme, prônant une large dérégulation/libéralisation dans les domaines économiques et financiers et une réduction au strict minimum du rôle de l’Etat.

En quelques décennies, le libre-échange, qui était resté une exception, est ainsi devenu une règle internationale, sous-ensemble d’un nouvel ordre mondial, la « globalisation » ou mondialisation ultralibérale, activement soutenue depuis les années 80 par le FMI et la Banque mondiale.

Ce n’était pas une fatalité ni une évolution inéluctable : en 1991 encore, dans son ouvrage « Capitalisme contre capitalisme », Michel Albert, ancien Commissaire général au Plan et Président des AGF écrivait : « Le communisme s’est effondré. Le capitalisme triomphe (…). Il redevient dangereux (…). Notre avenir se joue désormais entre cette victoire et ce danger. (…) Le débat oppose deux modèles de capitalisme : le modèle « néo-américain », fondé sur la réussite individuelle, le profit financier à court terme (…) et le modèle « rhénan » (…) qui valorise la réussite collective, le consensus, le souci du long terme. (…) Tout notre avenir en dépend. »

Désormais, la messe est dite : la mondialisation ultralibérale domine dans les faits et dans les têtes, et la finance est au pouvoir.

Est-ce une réussite ? Laissons George Soros - orfèvre en la matière puisqu’il figure en bonne place dans le palmarès mondial des grands fonds spéculatifs - nous donner la réponse (« On Globalization » - 2002) : « Le commerce international et les marchés financiers globaux (…) ne sont pas en mesure de satisfaire un certain nombre de besoins sociaux. Parmi ceux-ci, on trouve le maintien de la paix, la réduction de la pauvreté, la protection de l’environnement, l’amélioration des conditions de travail ou le respect des droits de l’homme : ce que l’on appelle, en somme, le bien commun ». On ne saurait mieux dire. Et c’était avant la crise actuelle !

A défaut de bien commun, la « mondialisation ultralibérale » est-elle au moins une réussite du strict point de vue économique ? Il est permis d’en douter.

Ses prétentions à l’autorégulation ont été démenties par la succession et l’ampleur croissante des crises qu’elle a provoquées. Le développement des fonds spéculatifs et de l’incontrôlable finance occulte (« shadow banking ») qui, selon un rapport de novembre 2012 du FSB (Financial Stability Board), détient des actifs d’un montant supérieur au PIB mondial, continue à se nourrir de produits « innovants », véritables cocktails Molotov de la finance, généralement sans la moindre utilité pour l’économie réelle. Quant à la durée moyenne de détention d’une action, qui se comptait en années jusque dans les années 80, elle se compte désormais en secondes.

La croissance elle-même n’a pas été au rendez-vous : selon les statistiques de l’OCDE, si le PIB mondial a triplé en volume entre 1950 et 1975, alors que le protectionnisme dominait encore largement, il n’a que doublé entre 1975 et 2000, en pleine période de montée en puissance de la dérégulation. En France, les taux de croissance annuelle, qui s’inscrivaient dans une fourchette de 3 à 7 % entre 1945 et 1975, n’ont plus été que de 0 à 3 % depuis lors. Par contre, l’écart de revenu entre les plus riches et les plus pauvres est allé croissant et l’industrie du luxe, encore aujourd’hui, ne s’est jamais si bien portée…

C’est dans ce contexte général que l’on nous exhorte à être compétitifs.

Pour être dans le camp des « vainqueurs » il faut, nous dit-on, agir sur le « coût du travail ». Face à la menace permanente de la délocalisation ou de la sous-traitance à moindre coût, il faut paupériser ses propres travailleurs et contraindre la consommation intérieure, au bénéfice de l’exportation. Jusqu’où ces enchères à la baisse nous mèneront-elles ? Car il y aura toujours des troupes fraîches, dans de nouvelles zones « émergentes », pour alimenter le chaudron du libre-échange.

Notre salut, nous dit-on aussi, pourrait venir du « haut de gamme ». Aimable plaisanterie, sur fond de morgue « occidentale » : imagine-t-on vraiment que les « émergents » vont durablement se contenter de fabriquer des jouets et de la marchandise de bazar - ils n’en sont déjà plus là - en nous laissant le soin de les pourvoir en machines-outils ? Pendant qu’en Europe on se gargarise avec cette potion euphorisante, la Chine prévoit un triplement de ses exportations de machines-outils et équipements de transport d’ici 2020 et la Corée du sud, la Thaïlande et l’Indonésie affichent elles aussi de vastes ambitions dans ce domaine.

La course à la compétitivité, c’est Panurge au pouvoir.

Pour couronner le tout, le modèle de société auquel aboutit cette course folle est ubuesque. Le libre-échange sans condition ne génère pas de la complémentarité et de la coopération, il génère de la redondance et de l’affrontement : des salades de fruits frais chinoises dans les supermarchés québécois, du granit des Indes et des ardoises du Brésil en Bretagne … Il ne génère pas de la qualité et de la valeur d’usage, il génère du « low cost » et de l’incitation à consommer tout et n’importe quoi, pourvu que cela nourrisse le Moloch.

Cette compétition se développe en un temps où jamais l’humanité n’a disposé de capacités de nuisance aussi dévastatrices. Ce n’est pas la « mondialisation », telle qu’elle est aujourd’hui pratiquée, qui nous préservera des conflits, des émeutes du désespoir et des catastrophes environnementales. Il est beaucoup plus à craindre qu’elle renforce les tensions et les risques qu’il n’est à espérer qu’elle les réduise.

Ravageuse aux plans social et environnemental, médiocre et chaotique au plan économique, la globalisation continue cependant à rallier les suffrages de la majeure partie des analystes et des dirigeants.

On peut y voir deux raisons. D’une part, la simplicité rassurante du dogme ultralibéral, propice à une foi naïve dont il semble difficile de se départir. Milton Friedman, n’a-t-il pas déclaré : « Ce qui est extraordinaire avec la science économique, c'est que toutes ses lois tiennent réellement en une page » ?  D’autre part, un tel degré d’avancement du processus de dérégulation que même ceux dont la foi commence à vaciller ne voient plus trop la possibilité de faire machine arrière.

On peut les comprendre, car la libéralisation à outrance a été opérée avec l’aval et souvent l’appui d’un pouvoir politique fasciné à ce point par les « idées nouvelles » qu’il a fini par abandonner des pans entiers de ses prérogatives (contrôle des mouvements de marchandises et de capitaux), voire de sa souveraineté (pouvoir monétaire). La cohérence des territoires d’exercice des pouvoirs politique, économique et financier a ainsi volé en éclats, mettant le premier sous tutelle des deux autres.

Là est le véritable « défi de la globalisation », car que peut vouloir dire la démocratie lorsque les gouvernants se délestent des moyens de contrôler le modèle de société ?

Deux solutions antagonistes sont évoquées pour l’indispensable remise en concordance des pouvoirs et des territoires : le « gouvernement mondial » et le repli nationaliste.

Ni l'une ni l'autre ne sont crédibles.

Lors du dîner de clôture de la « World policy conference » à Cannes, le 8 décembre 2012, Pascal Lamy, infatigable promoteur du libre-échange en tant que Directeur général de l’OMC, s’est exprimé comme suit : « Je participe, comme quelques-uns ici ce soir, aux travaux du G20 depuis ses débuts. Et je fais un rêve. Et si (…) les dirigeants nationaux (…) exposaient à leurs collègues quelles sont leurs conceptions du développement, de la justice sociale, de la souveraineté, de la soutenabilité environnementale ? (…) ? Et s’ils débattaient d’un nouveau modèle de croissance qui économiserait davantage les ressources rares, celles de la nature, et moins les ressources humaines, abondantes ? Je sais, je rêve. Plus sérieusement, je suis parvenu, après toutes ces années de fréquentation des lieux de la gouvernance globale, à la conviction qu’il y manque pour avancer, un soubassement de valeurs communes de nature à porter une ambition partagée de civilisation. S’attaquer à construire une telle plate-forme représente sans doute un défi considérable. (…) Je crois néanmoins qu’emprunter cette face nord de la gouvernance globale est devenu incontournable. »

Magnifique discours, mais Pascal Lamy a raison : il rêve.

Le jour même où il s’exprimait ainsi, la Conférence de Doha sur le changement climatique, déjà fort peu représentative du concert des nations, se terminait sur un simulacre d’accord. Quelques jours auparavant, la Banque mondiale avait produit un remarquable rapport d’étude sur le changement climatique. Dans sa préface, Jim Yong Kim, son président, évoquait des perspectives « dévastatrices » pour le siècle en cours et l’urgence d’un retour à la raison. Fort bien mais alors il faudra réformer en priorité la Banque mondiale car elle a été jusqu’à ce jour un ardent propagateur de la dérégulation et l’on n’en finirait plus de citer les projets « dévastateurs » qu’elle a financés.

De façon générale, les institutions internationales sont le lieu des grands discours et des grands principes mais elles sont paralysées par l’affrontement entre les intérêts discordants des pays membres. Aucune instance internationale n’est aujourd’hui en mesure d’exercer un pouvoir politique à l’échelle mondiale et les catastrophes évoquées par la Banque mondiale auront largement le temps de survenir avant que cela change. 

La tentation peut être grande dans ces conditions de se replier sur les frontières nationales mais ce serait méconnaître les nouveaux rapports de force. Aucun des Etats européens, pris isolément, n’a désormais la capacité de peser puissamment sur la scène mondiale. La France ne représente plus que 1 % de la population et 4,5 % du PIB mondial, contre 10 % il y a un peu plus d’un siècle.

Seule une puissante fédération d’Etats pourrait développer avec succès une stratégie économique et sociale alternative qui, sans remettre en cause le principe de la libre entreprise, remettrait l’initiative économique au service de la société. Bien loin de se couper du monde, cette fédération pourrait entretenir des échanges fructueux et équitables tant avec les pays développés ou émergents qu’avec les pays pauvres. L’exemplarité de cette démarche pourrait encourager d’autres peuples à s’engager dans la même voie.

Certaines grandes organisations internationales appellent désormais l’attention sur les risques sociaux et économiques qui résultent de la pression sur les bas salaires et du développement des inégalités, dans tous les pays. C’est le cas de l’OIT (Organisation internationale du travail) depuis plusieurs années. Dans son rapport 2012, elle recommande de « refuser de laisser la finance donner le ton pour l’élaboration des politiques. » C’est aussi le cas pour l’OCDE lorsqu’elle écrit, début 2012 : « Le creusement des inégalités est l’un des principaux risques pesant sur notre prospérité et notre sécurité futures ».
Infléchir ces tendances, réformer les conditions d’accès au travail, soulager la funeste pression qui s’exerce sur les bas salaires … tel est, pour l’Union européenne, le véritable « défi de la globalisation », qui ne consiste pas à se soumettre à ses règles mais, bien au contraire, à les remettre en question. Cela suppose d’avoir en mains tous les leviers de conduite de la politique économique et sociale et, en particulier, un meilleur contrôle de l’ensemble des flux économiques et financiers sur le territoire européen.

 En bref, il serait temps que la puissance publique retrouve et le moral, et sa dignité, et ses prérogatives. Si l’abandon du libre-échange inconditionnel s’appelle « protectionnisme », alors il faut le revendiquer et c’est au niveau européen qu’il faut agir.

Disant cela, nous avons conscience de partir de loin puisque les ministres du commerce européens viennent de donner mandat à la Commission pour ouvrir des négociations avec le Japon en vue d’un accord de libre-échange ! Par ailleurs, souvenons-nous de la réaction de Karel de Gucht, Commissaire européen au commerce, aux déclarations d’Arnaud Montebourg évoquant, en octobre 2012, l’éventualité de mesures protectionnistes : « S'il tente de le faire, il va trouver Bruxelles et le Commissaire à la concurrence Joaquin Almunia sur sa route ! » Il faut croire que, pour Monsieur Karel de Gucht, le développement du commerce est un objectif qui se suffit à lui-même et prime sur toute autre considération.

Paradoxalement, la crise actuelle offre à l’Europe une chance historique de se réaffirmer sur la scène mondiale en prenant l’initiative du sursaut. Détricoter l’écheveau que l’on a laissé se développer ne se fera évidemment pas sans difficultés, mais la fuite en avant en annonce aussi beaucoup, et de bien pires. Tant qu’à rencontrer des difficultés, autant que ce soit en poursuivant des objectifs que l’on a choisis plutôt qu’en se laissant porter par un flot dont on ne maîtrise pas le cours.

http://www.citoyensunisdeurope.eu/les-institutions-europeennes/les-etats-unis-d-europe-certes-mais-pour-quoi-faire-t339.html#p563


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26 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 3 janvier 2013 08:58

    « pour survivre au défi de la « globalisation » »

    Le defi de la globalisation n’est pas impossé par des forces divines, c ’est un choix des hommes, le remettre en cause et decider d’une nouvelle orientation depends de notre seule decision. L’avenir sera ce que l’on en fera !

    voir : CONCURRENCE ET MONDIALISATION


    • Jason Jason 3 janvier 2013 09:18


      Excellent article qui met en relief un aveuglement collectif de ceux qui ne voient dans la mondialisation qu’un immense secteur tertiaire hypertrophié (le commerce, le sacro-saint marché), mais se foutent complètement de la manufacture inéquitable. Là-dessus, une finance mondiale qui se moque de ce qui arrive au monde.

      Je ne partage pas cependant votre optimisme d’une Europe qui pourrait réagir, car elle ne possède pas les structures politiques (concurrence déloyale entre pays eropéens, dumping fiscal et du travail, petites méfiances, avantages jalousement gardés) pour faire face aux deux fléaux du nouvel ordre mondial qui sont économique et financier.


      • scripta manent scripta manent 3 janvier 2013 13:10

        @ Jason
        Je comprends votre scepticisme concenant l’Europe.
        Je ne suis pas à proprement parler « optimiste » sur cette question. Je considère simplement qu’il n’y a guère d’alternative crédible à un sursaut européen et que c’est donc cette perspective qu’il faut appuyer.


      • jmdest62 jmdest62 3 janvier 2013 09:57

        @ l’auteur

        Excellent article !

        vous écrivez : "... : imagine-t-on vraiment que les « émergents » vont durablement se contenter de fabriquer des jouets et de la marchandise de bazar - ils n’en sont déjà plus là - en nous laissant le soin de les pourvoir en machines-outils ?.....« 

        d’autant que quand on leur vend un TGV ou un airbus , on se sent (ou on est ?) obligé de leur fournir les plans et de former leurs ingénieurs (le fameux transfert de technologie !). Dans moins de 10 ans ce sont eux qui vendront des TGV et des airbus au monde entier.

        Pour mémoire :
        Dans les années 70 , les anglais et les Zuniens dominaient le marché du 2 roues (Triumph , Norton , Harley etc..) Les japonais sont arrivés avec au départ de pâles copies à la fiabilité douteuse, les puristes de l’époque s’en moquaient .....depuis 25 ans maintenant , Les japonais dominent le marché ......mais , » je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître....«   et que M. Lamy a visiblement oublié.

        il semble que l’industrie automobile française soit déjà »aspirée" par cette même logique.
        et soit appelée à disparaitre comme a disparu l’industrie automobile chez nos voisins grands Bretons.

        @ +


        • scripta manent scripta manent 3 janvier 2013 13:35

          @ jmdest62
          Salutaire rappel sur les transferts de technologie.
          Ils sont un élément essentiel du paysage. Il fut un temps où certaines entreprises s’y refusaient catégoriquement ou les assortissaient de conditions rigoureuses. Désormais, ils sont routiniers. Pourquoi ?
          Parce que les gestionnaires ont l’oeil rivé sur le résultat trimestriel et sur le cours de bourse. L’important n’est plus d’assurer la pérennité et l’investissement d’avenir, l’important est de servir le meilleur profit à court terme. Le gestionnaire d’aujourd’hui, mercenaire d’un nouveau genre, qui sait qu’il ne sera sans doute plus là dans quelques années, n’hésite donc pas à « brûler des actifs » pourvu que cela permette d’emporter un marché face à des concurrents pris de la même frénésie « court termiste ».
          Résultat : 3 à 5 ans plus tard (car les transferts de technologie se « digèrent » de plus en plus vite), on a face à soi des concurrents qui disposent non seulement de coûts de production « compétitifs » mais aussi d’une technologie de pointe. 
          Et après nous le déluge !


        • spartacus spartacus 3 janvier 2013 12:35

          La diversité des articles sur Agoravox...c’est pas maintenant.


          Anjourd’hui comme les autres jours, vous pouvez essayer de chercher un article mettant en avant Sarkozy, Coppé ou un personnage de droite ou une idée politique de droite sur Agoravox, vous n’en trouverez pas. Vous ne trouverez en matière de pensée qu’une pensée unique et dominante de gauche. 
          Si des idées de droite, de liberté individuelle apparaissent c’est obligatoirement à charge.

          Et ce site s’indique comme missions « information à l’égard du public et le soutien à la liberté d’expression ». Les faits indiquent que dans la pratique il en est tout autre. La liberté d’expression est assassinée par la sur*représentation des écrits de gauche. Un sectarisme lamentable.... 

          Un totalitarisme de la pensée, qui n’a pas droit à la controverse que dans les réponses aux articles.

          Contrairement aux clichés évoqués 2012 a été la meilleure année dans l’histoire du monde. 

          Cela ressemble à une extravagance, mais elle est corroborée par des preuves.

           Il n’y a jamais eu si peu de famines, des maladies ont étés éradiquées, la prospérité n’a jamais été aussi grande. Jamais les inégalités ne sont devenues aussi faibles.

           L’Occident reste dans le marasme économique. Particulièrement en France la censure gauchiste ne dévoile pas ces informations. Les politiciens Français, les médias surfent sur la vague de la dénonciation de coupables comme les riches, les propriétaires ou les entrepreneurs, comme aux pires temps du Stalinisme.

          Minoritaire, le communisme, l’autre voie que vous prônez est toujours le pire criminel de la terre. Famine en Corée du Nord, Privations de libertés à Cuba. Génocide des Hmong au Vietnam. Les Kmers rouges sont encore actifs au Cambodge ou le terrorisme des Farc et du sentier lumineux.

          Mais la plupart des pays en développement sont en charge d’avenir, et les gens sont sortis de la pauvreté au rythme le plus rapide jamais enregistré. 

          20% des habitants des pays en développement vivaient avec moins d’1,25$ par jour en 2012, 
          43% en 1990
          52% en 1981.


          Le nombre de morts causés par les guerres est le plus faible jamais enregistré, même avec les soulèvements du Magreb. Nous vivons l’âge d’or de la fin des totalitarismes communistes.

          Vous vous écoutez dans votre propagande socilalo-communiste Française. 
          Ils vous donnent l’impression contraire d’un dangereux, monde cruel où les choses vont mal et s’aggravent. 
          Mais les grands progrès de l’humanité viennent jamais à partir de l’État, mais des gens ordinaires.

          Remercions le libéralisme triomphant et la fin de l’idéologie socialiste qui ne sait que priver de liberté par la coercition des talents et des gens différents. 

          Partout sur terre les gens se libèrent de l’état coercitif, et découvrent l’épanouissement personnel et de leur pays. Il découvrent la prospérité.

          Gageons que l’information vienne aux Français. 
          Que l’éducation nationale forme plus à Hayeck qu’a Marx. 

          Avec 57% du PIB absorbé par l’état, nous allons bientôt rester le dernier pays communiste de la terre. 

          • Robert GIL ROBERT GIL 3 janvier 2013 12:59

            sacré sparagus, toujours la meme rengaine, tu a juste oublié les 100 MILLIONS DE MORTS !


          • scripta manent scripta manent 3 janvier 2013 14:04

            @ spartacus
            Pas de liberté d’expression sur Agoravox ?
            Votre article illustre « brillamment » le contraire.
            Selon vous, il n’y aurait donc aucune voie intermédiaire entre le « communisme » que vous évoquez et le « libéralisme triomphant »
            Plus d’1,25$ par jour, dîtes-vous ?
            Ces gens que vous évoquez, qui accèdent à ce « niveau de revenu » vivaient généralement dans une économie rurale autarcique non monétarisée. Désormais, ils ont quitté leurs lopins pour peupler les banlieues sordides des villes champignon africaines.
            Formidable progrès, ils sont entrés dans les statistiques « triomphantes » de croissance du PIB. 


          • spartacus spartacus 3 janvier 2013 15:47
            @ script manent
            Je persiste et signe sur liberté d’expression sur Agoravox. Les articles d’autres obédiences que la gauche ne passent plus sur Agoravox depuis longtemps
            Preuve d’une censure du sur-nombre des modérateurs de gauche et de la ligne éditoriale d’Agoravox. Les bandeuax de mise en Avant ne sont que des articles de gauche.

            C’est une réponse à un article, pas un article. Il y a longtemps que les miens comme ceux des autres articles d’autres idées ne passent pas la censure.
            Comme l’ensemble des articles de droite que je vois passer en modérateur, systématiquement refusés alors qu’ils sont intéressants. 
            .
            Le « communisme » est une idéologie, le libéralisme est une doctrine de vie.

            Plus d’1,25$ par jour, ce chiffre est tiré du rapport de la banque mondiale. La principale croissance vient des pays du sud est Asiatique, et des anciens pays communistes.

            Mais à cela s’ajoute aussi la maladie qui recule, le niveau de vie, l’éducation...

          • Robert GIL ROBERT GIL 3 janvier 2013 15:53

            sparagus, si ces articles sont interressant a tes yeux, ça fait peur !!!


          • cogno4 3 janvier 2013 16:21

            Mon pauvre Spartacus, quel rôle ingrat qu’est le votre qui consiste à défendre la Peste alors qu’elle fait des ravages aux quotidiens.

            Toujours prompt à honnir le « comminisme » et la « gauche ».... c’est bien d’être critique.
            Mais défendre ce qui s’écroule chaque jour et nous mène vers un chaos de grand ampleur fait de vous un minable pitre, rien d’autre.


          • spartacus spartacus 3 janvier 2013 17:27
            @ cogno4 
            Pourquoi vous obligez vous a qualifier la personne qui vous contredit par des adjectifs méprisants ?
            Encore un pseudo de Gil ou un particularisme récurent communiste ?
            Le mépris de ceux qui ne pensent pas comme vous ?

            Ce qui s’écroule c’est justement ceux qui n’ont pas pris le chemin du libéralisme. Le nord Europe, qui ont mieux géré leurs états s’en sortent mieux que ceux qui ont fait du clientélisme comme la Grèce, l’Espagne ou la France.

            Cameron au pouvoir avec une politique libérale en GB, vient de mettre un fin à la montée du chômage. Il a réussit à le diminuer à 7.8%. 
            En France il y a combien d’années que nous avons eu ce taux ?
            Les états qui s’écroulent ce sont ceux qui ont choisit l’interventionnisme étatique.

          • jmdest62 jmdest62 3 janvier 2013 18:02

            @ Starcapuce

            1) évitez les copier-coller : ce laius vous l’avez déjà servi sur un autre post
            2 ) Peut-être que les gens de droite ne savent plus quoi dire , parce que pas encore remis de la brillante démonstration de « démocratie » et d’union que leurs chefs viennent de leur donner .

            sinon ....les ulcères ça va mieux ?  smiley

            @+


          • scripta manent scripta manent 3 janvier 2013 18:55

            @ Spartacus
            Il est possible que les modérateurs d’Agoravox soient majoritairement « à gauche ». Je n’en sais rien. Je sais par contre que, chaque fois que j’ai vu passer un article construit et argumenté, ou simplement utilement informatif, il a été publié, quelle que soit sa « tendance » politique. Il n’en va pasde même avec les textes qui se limitent à des invectives, éructations, affirmations gratuites ... Tant mieux !
            Que la référence des 1,25 $ vienne de la Banque mondiale ne change rien à l’affaire.
            La Banque mondiale et le FMI ont été créés après la seconde guerre mondiale. Leurs rôles étaient respectivement le soutien à ce que l’on appelait alors les « pays en voie de développement » et la régulation financière pour éviter le retour des crises. A partir des années 80, ces deux institutions se sont transformées en bras armés de l’ultralibéralisme et de la dérégulation. Elles ont trahi leurs mandats, avec les résultats que l’on connait : une succession sans précédent de crises de plus en plus violentes.
            Vous trouvez que « tout va très bien Mme la marquise » ? La Banque mondiale, que vous semblez considérer comme une référence, n’est pas du même avis que vous. Voir sur ce point son rapport de fin 2012 sur les conséquences à venir du changement climatique d’origine humaine. Il y est question de « dévastation » et le compte à rebours fait froid dans le dos. Comme quoi, même les institutions internationales qui ont le plus oeuvré en faveur du libéralisme « triomphant » commencent à trouver que « trop, c’est trop ».


          • julius 1ER 3 janvier 2013 19:00

            @spartacus


            Est-ce une réussite ? Laissons George Soros - orfèvre en la matière puisqu’il figure en bonne place dans le palmarès mondial des grands fonds spéculatifs - nous donner la réponse (« On Globalization » - 2002) : « Le commerce international et les marchés financiers globaux (…) ne sont pas en mesure de satisfaire un certain nombre de besoins sociaux. Parmi ceux-ci, on trouve le maintien de la paix, la réduction de la pauvreté, la protection de l’environnement, l’amélioration des conditions de travail ou le respect des droits de l’homme : ce que l’on appelle, en somme, le bien commun »
            ne cherche pas plus loin spartacus, fais confiance à Soros car lui sait, mais quel aveux, tu vois bien que ton système nous envoie dans le mur !

          • alinea Alinea 3 janvier 2013 21:44

            Spartacus : tdlache et uleski : ils ont le couteau entre les dents ? Pour ne parler que de ceux qui fleurissent aujourd’hui !
            Les gens de droite, les libéraux n’ont rien à dire, même leur idéologie, ils la cachent ! Piller le monde , exploiter ses semblables en laissant sur le carreau quatre-vingt pour cent des humains.. on comprend qu’il n’y ait aucune pub à faire !!


          • spartacus spartacus 3 janvier 2013 23:26

            quelle que soit sa « tendance » politique.

            Hélas c’est faux !
            Jamais un articles pro Sarkozy, une critique de la CGT ou de Mélenchon du PCF n’a passé la barrière des censeurs ces derniers mois. Malheureusement pour l’éthique.. 

            J’ai pris les ref de la banque mondiale parce que ce sont les seules connues et uniquement sur le niveau de ressources.

          • scripta manent scripta manent 9 janvier 2013 11:42

            @ spartacus
            Non, les références de la Banque mondiale ne sont pas les « seules connues ». Il y en a beaucoup d’autres tout aussi officielles (OCDE, OIT ...) ou développant des approches statistiques différentes, qui font apparaître les mesures actuelles de la croissance et du PIB pour ce qu’elles sont : des chiffres à interpréter avec beaucoup de précautions parce qu’ils sont impuissants à exprimer la réalité des conditions de vie. Un seul exemple : quand la malbouffe se développe, il en va de même des soins médicaux (obésité, diabète ..) et tout cela génère de la « croissance ».


          • interlibre 3 janvier 2013 17:22

            Très bon texte, merci !

            Mais le premier problème c’est 80% des politiciens et autres postes à responsabilité qui sont formatés made in Neoliberalisme ou même complètement corrompus. On fait comment ? Au goulag ? au cimetière ? en prison ? à la retraite ? (j’ai une préférence pour les 3 premières solutions)


            • bigglop bigglop 3 janvier 2013 19:38

              Bonjour à tous,

              Merci @Scripta pour cet excellent article, dense, précis, accessible et qui fait un très bon bilan.

              Mais il ne faut pas compter sur l’Union Européenne actuelle qui défend les valeurs idéologiques du néolibéralisme de façon mystique tout parlant de démocratie, de progrès, de liberté.

              A titre d’informations complémentaires :
              Le traité de grand marché transatlantique est très avancé pour 2015
              Fin 2011, les Etats-Unis ont mis en place un accord économique géostratégique de zone de libre-échange pour la zone Pacifique pour contrer la Chine et ses partenaires
              Pour la Chine, les prévisions économiques ne sont pas aussi favorables que l’on veut nous le faire croire.
              Le nouveau gouvernement japonais par sa politique de dévaluation compétitive du Yen, s’engage sur un chemin dangereux au détriment du dollar.
              Enfin, sur le « fiscal cliff » rien n’est résolu, car la décision de coupes drastiques dans le budget est reportée à fin février 2013

              Malgré tout, je vous souhaite à tous une bonne année.....


              • scripta manent scripta manent 3 janvier 2013 20:49

                @ bigglop
                Merci
                Concernant l’Union européenne, il est clair que le virus ultralibéral y est bien installé, mais est-ce une raison suffisante pour baisser les bras ? Quoi d’autre ?


              • bigglop bigglop 4 janvier 2013 02:12

                @Scripta,

                Je n’ai pas dit que je baissais les bras malgré la manipulation éhontée des médias et de la classe politique.
                Actuellement, les propositions du FdG m’intéressent toujours (malgré des points de désaccords, sur l’Union Européenne). Cependant dans les fédérations du PG, un mouvement prend de l’ampleur, l’idée d’un audit de la dette publique et de sa restructuration sur la part illégitime.
                Par ailleurs, je consulte régulièrement le blog de Bruno Bertez car il produit de très bonnes analyses, notamment celle-ci politique, économique, sociale sur la monnaie, notre servitude

                Encore merci pour vos articles.


              • scripta manent scripta manent 9 janvier 2013 11:53

                @ bigglop
                Oui, il suffit de lire vos commentaires et articles pour voir que vous ne baissez par les bras. Je faisais ici uniquement allusion à l’Europe.
                Merci pour les liens.


              • alinea Alinea 3 janvier 2013 21:35

                Tout est excellent mais votre dernière phrase à elle seule dit tout ! Bravo


                • Montagnais Montagnais 4 janvier 2013 04:04

                  La dernière phrase .. Qui est le « on » qui pontifie ?..


                  Aucun pouvoir au monde ne peut désormais contrer le pouvoir de l’oligarchie corrompue, aucun pouvoir au monde ne peut désormais inverser la course à l’abîme, renverser le jeu de bonneteau généralisé, l’économie casino, la prolifération anarchique de l’économie de l’inutile, le modèle de vie de salauds imposé jusqu au fin fond des Banlieues et des campagnes les plus reculées, l’hybris du toujours plus, le goinfrage jusqu’à plus-puis .. 

                  les prolétaires ont comme par enchantement été changés en collabo .. Tout le monde court désormais aux sonnettes, au spectron, aux « vacances de rêve », au saccage de la planète, la « liberté » quoi .. Les « droits » de l’ « homme » quoi ..

                  Allez pas théoriser sur une quelconque possibilité d’inversion de la course à l’abîme ..


                  Nous serions même financés par Soros, que cite l’auteur a point nomme, nous les quelques observateurs désabusés agitateurs amusés détenteurs précaires des derniers espaces de liberté ..

                  C’est dire .. Le temps n’est plus aux illusions.

                  Quant à la distinction « droite » « gauche ».. Une toute dernière mystification.

                  - envoyé avec Google Lorgnon TM

                • scripta manent scripta manent 9 janvier 2013 12:03

                  @ Montagnais
                  Où voyez-vous que le « on » pontifie ? Il n’y a vraiment pas de quoi :
                  Quii est « on » ? La réponse est simple, c’est à peu près tout le monde : les théoriciens et praticiens de l’ultralibéralisme ; les politiciens qui leur ont déroulé le tapis ; les citoyens qui ont voté sans trop se demander pourquoi ; les syndicats qui n’ont pas joué leur rôle ; les médias qui ont relayé tout cela, .. Il y a tout de même eu quelques éclairs de lucidité. Ils ont été rares.
                  On peut bien sûr conclure qu’il n’y a plus rien à faire. C’est une chanson que l’on entend régulièrement dans le cours de l’histoire ... 

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