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Accueil du site > Tribune Libre > La Loi El Khomri : du Code du travail au Code de non-droit ! Volet N° (...)

La Loi El Khomri : du Code du travail au Code de non-droit ! Volet N° 3

Le projet de la loi El Khomri pur produit de la doctrine archaïque de "souveraineté patronale", vient en quelques textes démolir le travail de 150 ans de luttes sociales.

Soyons-en sûrs, la destruction de tous les droits et du Code du travail est désormais assurée dans le privé, le public, jeunes et moins jeunes, si cette loi devait passer.

Mais pour mieux nous en rendre compte, voici le décryptage des points principaux de cette loi. Je m'appuie pour le faire, sur un document très détaillé du Syndicat CGT/ Bouches du Rhône, diffusé en mars 2016.

Sur la Durée du Travail :

Actuellement, la durée MAXIMALE du travail est de 10 heures par jour, et peut aller jusqu'à 12 heures, l'autorisation de l'inspection du travail est un préalable obligatoire.

Avec la loi El Khomri  : la durée sera toujours de 10 heures, mais pourra monter jusqu'à 12 heures par simple accord d'entreprise.

Actuellement la durée quotidienne légale EST DE 35 HEURES par semaine, LA DUREE MAXIMALE elle, est de 48 heures par semaine (en moyenne 44 heures sur 12 semaines), elle peut dans certains secteurs atteindre une durée maximale de 60 heures mais avec l'autorisation expresse de l'inspection du travail.

Avec la loi El Khomri, elle sera toujours de 35 heures, 48 heures durée maximale, (44 heures sur 16 semaines, contre 12 aujourd'hui). Les 46 heures pourront être atteints sur simple accord d'entreprise.

Le FORFAIT-JOUR étendu : 

La France est le seul pays d'Europe a conserver le forfait-jour. En effet, le temps de travail n'est plus défini en heures, mais en jours, sans protection contre les durées ou charges de travail excessives. A telle enseigne que la France a été condamnée 4 fois sur ces dispositions dignes du XIXe siècle, par le Comité Européen des Droits Sociaux. Sans résultat.

Les forfait-jour conduisent à travailler 46 h 30 en moyenne, induisant des effets sur la santé.

Avec la future loi, les entreprises de moins de 50 salariés n'auront plus besoin d'accord collectif. Les 11 heures de repos quotidien consécutifs cumulables pourront être " fractionnés au bon vouloir du Chef d'Entreprise au mépris du droit de déconnexion". Et l'obligation donnée à l'employeur par le code du travail, en matière de santé et de sécurité ne pourra plus être remise en cause. Cette loi ne préserve pas les salariés, mais les intérêts des chefs d'entreprises. Et si un salarié ne peut prendre ses temps de repos, la reponsabilité n'en incombera plus à l'employeur.

TEMPS DE TRAVAIL CALCULE SUR TROIS ANS !

Actuellement, afin de se dégager du paiment des heures supplémentaires sur la semaine (au delà de 35 heures), le Chef d'entreprise calcule le travail sur une période plus étalée. (Les heures supplémentaires sont payées au-delà de 1607 heures /an).

En l'absence d'accord (les heures supplémentaires sont payées au-delà de 151,6 heures par mois).

Mais avec la loi El Khomri, cela pourra se faire sur une durée allant jusqu'à... 3 ans !

LES ASTREINTES :

De nombreux métiers spécifiques nécessitent des temps d'astreintes, de nuit, les jours feriés, etc....

Les temps d'astreintes doivent obligatoirement s'ajouter aux temps de repos.

Avec la future loi : le temps d'astreinte sera déduit des temps de repos.

Les APPRENTIS-MINEURS :

Le temps de travail des apprentis de moins de 18 ans ne doit pas dépasser 18 heures par jour. 35 heures par semaine.

Avec la future loi  : le temps de travail des apprentis mineurs pourra atteindre 10 heures par jour et 40 heures par semaine sur simple décision de l'employeur.

A ce stade-là de la loi, un autre aspect non néligeable doit être mis en exergue.

C'est ce que l'on appelle la hiérarchie des normes.

Elle sera inversée.

Explications. Jusqu'à présent, la loi primait sur l'accord de branche qui primait sur l'accord d'entreprise et c'était l'accord le plus favorable aux salariés qui devait l'emporter.

En 2008, la loi Fillon coupe l'herbe sous les pieds au législateur, en donnant un véritable coup d'arrêt à la "hiérarchie des normes".

Désormais, la loi El Khomri entérine la loi Fillon, ce sera l'accord d'entreprise, qui prévaudra sur l'accord de branche.

Car actuellement, les négociations en entreprise comportent plusieurs niveaux :

1/ les accords nationaux interprofessionnels transposés dans la loi

2/ la branche professionnelle

3/ L'Entreprise et l'Etablissement.

Avec la Loi El Khomri :

Des accords de groupe seront possibles, mais sans critères de représentativité bien spécifiques. Or, la financiarisation du monde de l'entreprise devenu volatile et instable avec rachats, regroupements, montages financiers, actionnariat, etc... la liberté restera entière au patron de définir lui-même le niveau de négociation qui lui sera le plus avantageux possible.

LES LICENCIEMENTS.

C'est un des morceaux des plus indigestes de la loi El Khomri, un recul social de grande envergure. Avec la précarisaion du travail, le chômage exponentiel, le chantage à l'emploi s'est généralisé. C'est d'ailleurs devenu le crédo patronal.

"En cas de difficultés conjoncturelles", l'employeur négociait avec les syndicats un accord de maintien de l'emploi, avec ou sans diminution de salaires, hausse du temps de travail, etc... mais sur une durée de 5 ans maximum.

Et si le salarié refusait l'application de l'accord, il pouvait être licencié pour motif économique. Mais l'employeur s'exposait en cas de contestation, à verser auprès du salarié licencié, de très lourdes indemnités après condamnation du juge des prud'hommes.

Avec la loi El Khomri : le dispositif actuel étant conservé vient se rajouter de nouveaux types d'accords de "préservation" ou de "développement" de l'entreprise ou de l'emploi, mais fait nouveau, ces accords ne se limitant plus aux entreprises en difficultés, ils s'étendent aux autres. C'est ainsi que reprenant le principe du licenciement économique du salarié, en invoquant la baisse des commandes, ou autre motifi falatieux, si le salarié refuse de voir son contrat de travail modifié suite à cet accord, il sera licencié pour ... MOTIF PERSONNEL !

La Cause "réelle et sérieuse" du licenciement du fait de la nouvelle loi, rendra impossible pour le juge des Prud'hommes de le démontrer. (A la différence du licenciement économique).Le salarié considéré "dès lors comme fautif par son refus de se voir appliquer l'accord".

Bien sûr, cette disposition n'a pas été prise à la légère, il fait partie de la logique du Patronnat de "tirer vers le bas la qualification et de généraliser les logiques de déclassement".

Nous pouvons d'ores et déjà considérer que la Loi El Khomri LEGALISE LES LICENCIEMENTS ABUSIFS !

Si aujourd'hui, les juges des Prud'hommes déclarent un licenciement abusif sans motif réel et sérieux, l'employeur est condamné à verser au salarié des indemnisations. Elles sont déterminées selon le préjudice subi et prennent en compte la situation personnelle du salarié.

exemple : 6 mois de salaire pour les salariés des entreprises de + de 10 salariés ayant 2 ans d'ancienneté.

2015 : MACRON a fait voter une loi de plafonnement des indemnités.

La loi El Khomri entérine bien entendu la loi MACRON.

Le plancher d'indemnisation du salarié en cas de licenciement abusif ayant 5 ans d'ancienneté ou moins (6 mois). Et 15 mois de salaires pour les salariés ayant plus de 20 ans d'ancienneté !

Le rôle des juges des Prud'hommes sera réduit à sa plus simple expression, puisque ils n'auront plus la possibilité d'apprécier la réalité du préjudice subi dénonce le Syndicat des Avocats de France.

Jusqu'à présent, la protection en matière de licenciement c'était "la clé de voûte du code du travail".

La loi El Khomri musèle le salarié.

MAIS LES LICENCIEMENTS ECONOMIQUES... ne pouvaient se faire qu'en cas de faillite et de fermeture, réorganisation, et il fallait le justifier. Ce ne sera plus nécessaire désormais. Même si le groupe ou secteur d'activité est rentable et bénéficiaire.

Les Conséquences :

Un licenciement pour cause économique dans un secteur-clé d'économie impactera les sous-traitants et l'ensemble de la population, par exemple, dans un bassin d'emplois. Et ce sera à la collectivité et donc aux contribuables d'éponger l'ardoise.

La loi El Khomri s'en prend également aux TRAVAILLEURS INDEPENDANTS.

En effet, jusqu'à présent, ce statut très précaire dès l'origine, sera touché évidemment par la loi.

Il était possible pour un auto-entrepreneur d'être requalifié comme salarié, dès lors que le lien de subordination avec le donneur d'ordre était établi.

Ce ne sera plus possible, d'autant que le statut de travailleur indépendant et d'auto-entrepreneur n'a aucun droit, aucune protection en fin de contrat, tout juste un accès aux minima sociaux.

Pour conclure, je dirais que les ultra-libéraux, les capitalistes n'ont aucune mesure : ils ne comptent certainement pas s'arrêter en si bon chemin, puisque nos différents Codes, issus du droit romain, semblent les gêner grandement. Avec l'arrivée de Tafta, attendons-nous à de profonds bouleversements.


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81 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 29 mars 12:11

    Un article bienvenu pour s’y retrouver dans ce chambardement des valeurs.

    Le salarié, ce galeux, n’est pas un citoyen mais un subordonné, un subalterne, au moins pendant son temps de travail. Il fait ce qu’on lui dit de faire. Celui qui l’embauche est censé s’assurer que le salarié est compétent pour le poste.

    Le code du travail est fondé cette subordination. Il organise et limite l’exploitation du salarié par celui qui détient l’autorité. En théorie, l’employeur est tenu de rendre le salarié dans le même état de santé et d’intégrité physique que lorsque ce dernier s’est mis sous son autorité.

    Les 3 x 8, les 12 heures de travail par jour, le rendement sans repos, le travail à tâche, les travaux si pénibles qu’ils abiment la personne.. devraient être interdits, en France, en 2016.

    Imaginer qu’un salarié peut discuter d’égal à égal avec son patron est une idiotie ou un hypocrisie, humaine et législative.

    Les syndicats, en tant qu’institutions financées par les contribuables ne représentent pas les salariés en général mais parfois leurs adhérents, plus souvent, leurs dirigeants. Tout est fait pour limiter drastiquement leur efficacité et leur influence mais, paradoxalement, ils sont utilisés par le pouvoir et le patronat pour canaliser voire briser les mouvements venus de la « base », comme en 68.

    Les syndiqués sont mal vus par les patrons et promis à des retards de carrières systématiques. Ces retards sont très difficiles à faire reconnaitre par les juges du tribunal d’exception que sont les Prud’hommes.

    Les salariés, syndiqués ou non, qui font grève pour obtenir quelque chose ne sont pas payés, même en cas d’abus manifeste et de provocation patronale. En cas d’accord, ce dernier s’applique à tout le monde, y compris à ceux qui ne sont pas syndiqués.

    Imaginez que les syndicats, même majoritaires, vont pouvoir s’opposer longtemps à un référendum d’entreprise organisé sous la pression d’un chantage à l’emploi est une idiotie ou une hypocrisie.

    Dans ces conditions, que devient l’égalité des citoyens face à la loi ? L’égalité des droits et des devoirs ?

    Il est vrai qu’il n’y a pas de citoyens en France, mais des assujettis.

    Espérons que le salarié gardera au moins le même niveau de protection légale qu’un animal domestique, qu’il est interdit de faire souffrir.


    • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 29 mars 12:33

      @Daniel Roux

      Bonjour et merci de ce commentaires qui équilibre le débat, et vient contrecarrer l’offensive des commentaires d’hier et d’aujourd’hui de certains réactionnaires qui fréquentent le site. Ce fut la curée !

      Le patronat, même s’il a subi quelques mutations dues au travail extérieur des forces de progrès, reste crispé sur ses acquis, ceux d’un pouvoir sans partage. La loi MACRON/EL KHOMRI reste tout de même endogène de la mentalité patronale non encore consciente du changement de mentalité des êtres humains, qu’ils considèrent comme du vulgaire bétail, leur appartenant d’ores et déjà. Mais les populations ont changé elles-aussi, et les jeunes particulièrement, et sont plus aptes à se battre front à front contre ces lois iniques. Le patronat n’a jamais renoncé à imposer son mercantilisme insatiable au monde du travail. Je ne vais pas mettre tout le monde dans le même panier à crabe, bien sûr, mais à côté d’un petit nombre de patrons honnêtes et respectueux de leurs employés, existera de plus en plus une race de patrons formatés par les casseurs de lois, des « casseurs », oui.C’est pour cela qu’il ne faut jamais baisser les bras, et la remise en cause du projet de loi MACRON/KHOMERI est salutaire, nécessaire.

      Un référendum d’entreprise, ce sera là avec les modalités de licenciement que j’évoque dans l’article, une des grandes scélératesses de cette loi. MEDEF, MACRON, la droite la plus réactionnaire (pléonasme) et la gauche des sociaux-traîtres, pourront se vanter plus tard d’avoir bien préparé le XIXe siècle et les futurs désastres humains qui en découleront. 

      Cordialement.


    • joletaxi 29 mars 12:33

      @Daniel Rouxle

       même niveau de protection légale qu’un animal domestique, qu’il est interdit de faire souffrir.

      mais pourquoi croyez-vous que les patrons(oups les salauds) engagent des employés( oups des esclaves) sinon pour les faire souffrir ?
      Déjà le fait de reconnaître les statut de patron(oups de salaud) est pour l’employé(oups l’esclave) est une souffrance,
      le seul but du patron(reoups du salaud) est de faire en sorte que cette souffrance soit silencieuse, vrai que c’est désagréable d’entendre les cris déchirants de ces ouvriers( oups serfs) lorsque l’on donne une « party » dans sa gentilhommière


    • tf1Groupie 29 mars 14:17

      @Nicole CHEVERNEY

      « Ce fut la curée ! »
      Bon, on va pas vous déranger, hein.
      On va laisser vos copains venir vous féliciter, puisque les autres ne sont pas invités.

      Sinon l’article il est super, vraiment super, je suis d’accord avec tout et moi-même je trouve choquant que certains n’aient pas voté « parfait » pour votre article.

      Je crois qu’il est important qu’ Agoravox mette en place un système de traçage des votes pour répérer les indélicats.

      Excusez-moi, je referme la porte en entrant ? Encore désolé d’avoir dérangé .


    • Robert GIL Robert GIL 29 mars 16:04

      @Nicole CHEVERNEY
      c’est pour cela qu’il est indispensable de s’approprier les moyens de production, surtout que ceux qui les possedent, les possedent illégalement !


    • Daniel Roux Daniel Roux 29 mars 16:08

      @joletaxi

      Vous faites de l’ironie (oup ! de l’esprit) mais, sans le vouloir (oups, peut-être que si), vous énoncez un phénomène très réel, celui de la souffrance silencieuse de nombreux salariés.

      Si vous connaissiez le monde du travail et les statistiques, vous sauriez que les ouvriers et employés, vivent bien moins longtemps que les autres catégories de salariés ou vieillissent avec les séquelles physiques et psychiques de leur exploitation.

      Dans la vraie vie, les ouvriers à vies courtes financent les retraites des cadres supérieurs.

      Oui, nous vivons dans un monde à structures féodales, avec ses serfs et ses saigneurs (oups ! Seigneurs) et oui, il y a des « Joletaxi » (oups ! des esprits forts) pour en rigoler.

      Si vous regardiez plus loin que votre nez, vous reconnaitriez que la classe dominante, la bourgeoisie, vit en parasites sur notre société et bénéficie de privilèges, comme l’aristocratie d’avant la Révolution de 1789.


    • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 29 mars 19:56

      @Robert GIL

      Bonsoir,

      Les SCOP semblent être un préalable. Mais un peu timides, et puis, le jour où les salariés auront l’audace de licencier leur patron licencieur, et de s’approprier les moyens de production, qui leur appartiennent, là nous pourrons observer le début d’un changement de mentalité, mais tant que le salariés se comporteront en moutons, et feront montre de ce grand fatalisme, ce ne sera pas la veille que l’on verra la moindre évolution.


    • Le421 Le421 29 mars 20:21

      @Daniel Roux
      Les larbins sont là et se gobergent d’adoration pour leurs bons maîtres.
      Dur de rester, ne serait-ce que, un simple être humain digne et fier.

      Certains ramassent des millions pour virer à tour de bras sous les applaudissements des actionnaires.
      Les actionnaires, vous savez ??
      Pas vous ni moi, bien sûr.
      On n’a pas de compte aux Bahamas ou aux iles vierges britanniques...


    • Pascal L 30 mars 13:37

      @Nicole CHEVERNEY
      Les Scop ou des structures équivalentes. Je travaille dans l’informatique et le capital immatériel n’est pas reconnu comme possédant de la valeur pour un actionnaire (sauf s’il a été préalablement évalué par une transaction). Je développe avec d’autres un projet innovant et j’ai eu la chance que mon projet ne soit pas accepté par les fonds qui financent habituellement l’innovation (trop long, trop technique donc incompréhensible pour un financier, pas de valeur financière préalable de l’entreprise…), je suis donc parti sur un autre modèle économique. Pour l’instant le projet se développe sur le temps libre et je créerai une structure lorsque le projet sera prêt à être commercialisé. Cette structure ne sera pas basée sur un capital financier, secondaire relativement au projet, mais sur l’apport immatériel des personnes qui participent au projet. Je ne connais pas encore la structure juridique parce que je ne connais pas encore le pays dans lequel je la développerai. Le pays du premier client sera bienvenu (pour l’instant, cela peut être les USA ou un autre pays européen, la connaissance ne connait pas les frontières) et cela n’empêche pas le développement depuis la France ou d’autres pays). 


    • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 30 mars 14:51

      @Pascal L

      Bonjour,

      Je connais très mal le secteur que vous évoquez, le capital immatériel, je ne sais pas si cela est bon qu’il soit reconnu en actionnariat, instinctivement je dirais non. Par contre, je sais que la Loi El Khomri touchera très certainement à ce domaine puisque les "travailleurs des plateformes numériques (Uber) sont sortis du champ du salariat, et que les travailleurs indépendant qui sont des salariés déguisés ne bénéficient que d’une retraite et une sécurité sociale à minima, pas de couverture accident travail, pas de protection en cas de baisse d’activité (chômage), etc...

      Votre statut relèvera-t-il de l’auto-entreprenariat ? Vous ne le dites pas dans votre commentaire.

      Cordialement.


    • Pascal L 30 mars 16:10

      @Nicole CHEVERNEY


      Le problème du capital immatériel est qu’il est parfois reconnu et parfois il n’a aucune valeur, ce qui crée des déséquilibres entre les entreprises. D’autre part, nous entrons dans une société de la connaissance et il me semble malsain de ne pas reconnaître ce qui fait la richesse des entreprises. Pour pouvoir développer, il faut commencer par reconnaître la valeur de ce qu’on développe.

      « Votre statut relèvera-t-il de l’auto-entreprenariat » 
      L’objectif n’est de faire une sous-économie, mais de rémunérer les participants à leur implcation réelle au projet et non d’autres actionnaires que ceux qui apportent de la plus value à l’entreprise. Dans le cas de mon projet, il est hors de question de faire entrer des financiers au capital et donc de les rémunérer. Sachant que le capital financier n’est qu’accessoire, on peut imaginer pour le chapeau une société qui détourne le statut des sociétés financières, dont le capital financier serait très faible et calculé au prorata des apports immatériels pour permettre à chaque participant de devenir actionnaire et se rémunérer sur les bénéfices. On peut aussi imaginer une coopérative de petites entreprises où les transferts financiers se font par facturation. 
      En aucun cas, il ne peut s’agir d’une überisation du travail dans la mesure où tous les participants on accès à l’information. Le problème des plateformes numériques n’est pas que les participants sortent du salariat, mais qu’il y ait un équilibre entre entre le niveau d’information, le niveau de responsabilité et le niveau de rémunération. Dans le cas d’Über, le problème est que les chauffeurs n’ont pas le même niveau d’information que les analystes et ne peuvent pas profiter de la vrai source de cash-flow de la société : l’exploitation des données personnelles des chauffeurs et des clients.
      Dans un sens la loi El Khomri ne va pas assez loin, puisqu’elle ne permet pas l’équilibre et rend possible l’exploitation des chauffeurs. On ne peut pas demander à des énarques de comprendre ce qui va bouleverser la société puisque la plupart ne peuvent se projeter que dans le passé.

    • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 30 mars 17:54

      @Pascal L

      Le problème avec le loi El Khomri, c’est que il sera désormais impossible à un auto-entrepreneur d’être requalifié comme salarié, s’il le désire. Ils seront sortis du champ du salariat !

      C’est là tout le problème.


    • Pascal L 30 mars 19:44

      @Nicole CHEVERNEY
      Cette loi n’est ni faite, ni à faire. Raison de plus pour moi de créer l’entreprise chapeau à l’étranger. Rien ne m’interdit alors de faire cette transformation si nécessaire.


    • joletaxi 29 mars 12:26

      juste une question, ....pour commencer

      comment et sur base de quels préceptes, expliquez-vous que l’employé(oups l’esclave) a un droit sur l’entreprise, qui oblige un patron à justifier un licenciement ?

      lors d’une interview, Mme Elcomic avait comparé l’engagement d’un employé(reoups, décidément, un esclave) au mariage, et effectivement, il est plus difficile et souvent plus coûteux de licencier que de se séparer.
      Dans un monde, où à part certaines communautés, le mariage est devenu « hasbeen » cette situation est grotesque.
      paraît que, du moins dans la ligne de vomigorax, c’est l’employé(mais je suis incorrigible... l’esclave) qui fait la richesse de l’entreprise, c’est lui, et lui seul, en dépit du patron,qui le spolie au travers de gargantuesques émoluments et dividendes qui assure la survie de l’entreprise.
      On ne comprend pas, au vu de ceci, en quoi la facilitation des licenciements profiterait aux patrons( oups, les salauds) qui au contraire devraient engager en masse, on ne scie pas la branche sur laquelle on est installé.

      demain on parlera du travail(oups l’esclavage) dont j’ai lu au détours d’un commentaire, que c’est un avilissement


      • tashrin 29 mars 17:11

        @joletaxi

        comment et sur base de quels préceptes, expliquez-vous que l’employé(oups l’esclave) a un droit sur l’entreprise, qui oblige un patron à justifier un licenciement ?
        C’est la base même du droit du travail, qui vise à protéger celui des deux qui est dans une position economique inferieure. Le pouvoir et l’autorité induisant une responsabilité, et l’etre humain etant ce qu’il est, on ne peut pas ne pas mettre de garde fous. L’etude de l’histoire vous apportera toute reponse utile

        il est plus difficile et souvent plus coûteux de licencier que de se séparer.
        Vous n’avez certainement jamais divorcé...

        c’est l’employé(mais je suis incorrigible... l’esclave) qui fait la richesse de l’entreprise, c’est lui, et lui seul, en dépit du patron,qui le spolie au travers de gargantuesques émoluments et dividendes qui assure la survie de l’entreprise.
        C’est le capital de l’employeur, et le travail/savoir-faire de l’employé. On peut ne pas placer les deux sur le même niveau ET reconnaitre cependant que l’un ne doit pas être completement défavorisé au profit de l’autre pour autant, surtout si c’est celui qui au départ était dans la position la moins avantageuse

        On ne comprend pas, au vu de ceci, en quoi la facilitation des licenciements profiterait aux patrons( oups, les salauds) qui au contraire devraient engager en masse, on ne scie pas la branche sur laquelle on est installé.
        Ben soit vous le faites expres, soit on peut rien pour vous, mais c’est juste évident. La finalité, c’est la disparition du CDI, qui sera facilitée par les licenciements rendus plus simples et moins couteux.

        Apres, à terme, la suppression du CDI pourquoi pas... Perso j’ai jamais compris l’attachement des gens au CDI en matière de protection juridique : le CDD est bien plus protecteur qu’un cdi, qui peut s’arreter en un mois...

        Le probleme n’est pas tellement là mais dans la capacité à se projeter à moyen long terme, et dans l’ensemble du tissu économico social qui fait du CDI un sesame indispensable... N’en ai rien à foutre de pas être en cdd si ca ne m’empeche pas de me loger, d’emprunter ou d’acheter une bagnole...


      • Daniel Roux Daniel Roux 29 mars 18:47

        @joletaxi

        Sur quelle base, quels préceptes, fondez-vous le droit d’un homme à salarier et à exploiter le travail d’un autre homme ?

        L’association humaine, la réunion des forces et du savoir, le partage équitable des richesses produites devraient être la base d’un société humaniste et apaisée.

        Il se trouve que les rapports de force sont inscrits dans nos comportements comme dans celui des autres animaux. Manger et/ou être manger, tel est notre destin.

        Permettez à ceux qui le déplore de vouloir y échapper en évoluant.


      • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 29 mars 19:47

        @ Daniel Roux,
        @ Tashrin
        @ Jo le taxi,

         Les dirigeants d’entreprise, peu ou prou, ont la même démarche. Ils ne sont pas là pour faire de la philanthropie, mais du BÉNÉFICE. Depuis les patrons du XIXe siècle et les différents modèles du genre, paternalistes, ou négriers, les choses ont-elles évolué ? Non ! Car la mentalité intrinsèque du dirigeant d’entreprise ou de société est basée sur le CALCUL.
        Car ils calculent tout le temps.
        Pour dégager des marges bénéficiaires importantes, il va falloir sacrifier quelque chose qui a un coût. Le matos, l’outil de travail, la chaîne de montage, d’extraction, etc... etc... sont des objets « mobiles » qui ont un coût, et qui se doivent d’être rentables et ont vocation à être remplacés si obsolètes, dépassés, etc... Un objet, du matériel, ça ne parle pas, ça se déménage comme on veut, on peut l’envoyer à l’autre bout de la planète ce sera sans conséquences.
        Mais à l’autre bout de la chaîne, il y a les salariés, ceux qui font vivre l’entreprise, l’animent, l’actionnent, en sont comme pour un corps vivant, le système sanguin. Et ce sang-là a un prix !
        Toujours dans l’esprit du Chef d’Entreprise, le raisonnement se tient, le chef d’entreprise considérera l’ouvrier, le salarié, le bout de la chaîne comme la deuxième partie « mobile » de l’équipement de son entreprise. Il considérera donc le salarié, SON agent de production, en tant que partie « mobile », « déménageable », quand il veut, comme un objet d’utilité personnelle ! Tout en prenant en compte la nature humaine de son objet. Ce qui rendra effectivement sa démarche un peu plus délicate que pour du matériel ou du matériau. Tout en sachant que des lois entraveront ses désirs de débarrasser l’espace de ce qui ne lui convient plus, pour en réduire le nombre et le remplacer souvent, toujours, pour, ne perdons jamais cela de vue, FAIRE UNE MARGE BENEFICIAIRE IMPORTANTE.
        Car, dans ses rêves les plus fous, l’Entrepreneur, qu’il soit son propre patron, ou PDG d’un grand groupe, aura auparavant évalué les risques financiers qui sont la plupart du temps, moindres, s’il se débrouille tant soit peu pour que sa masse salariale soit toujours « low coast », et qu’il puisse rogner sur la sécurité, les droits des salariés en entreprises, museler les syndicats trop vifs, il aura pris en compte tout cela avant de se lancer, sinon c’est un couillon qui ira vers une faillite à très court terme.
        Car l’humain, a un coût et il le sait. Alors, avec ses copains du MEDEF il se débrouillera POUR NEUTRALISER TOUT SYSTEME REPRESSIF CONTRE L’ENTREPRENEUR, c’est-à-dire REGULATEUR, c’est à dire LA LOI DU TRAVAIL qui lui imposera de respecter l’humain qui se trouve derrière son « objet d’usage personnel de SON entreprise », le salarié. Et plus l’entreprise sera grande et anonyme et plus il se détachera complètement de cette notion d’humain des « objets » qu’il emploie, puisque il n’aura devant lui ce qu’il considère comme une masse informe d’individus réunis en PERSONNEL d’entreprise. Plus audacieux que jamais, il n’inversera jamais la donne : je dois faire du bénef, je dois agrandir, multiplier, me diversifier, bref... peu importe le contenant, si la coupe est pleine. Dans sa quête au profit, l’entrepreneur ne prendra pas autant de risques financiers qu’il le prétend, puisque devant l’importance de son entreprise, la banque sera toujours là pour pallier à des baisses de profit, et surtout l’Etat, qui aura la générosité d’accorder de généreuses donations pouvant aller jusqu’à plusieurs milliards d’Euros, pour les entreprises du CAC 40.

        Que fait le Chef d’entreprise entreprenant ?

        La première de ses victimes, sera la masse salariale et les normes de sécurité, ainsi que pour certaines sociétés, les normes environnementales qui lui permettront de saccager, l’eau, l’air, le sol ! Rien ne le dérangera, pas d’état d’âme particulier, car il doit dégager des marges pour lui-même, et ses actionnaires du CAC 40, en rognant sur tout ! Salaires, contrats, mobilité des agents de production, normes de sécurité et environnementales, il n’hésitera sur rien : licenciements, changements de personnel, car cette masse informe, ces salariés, ces « objets-humains » qu’il a devant lui ont vocation à être renouvelables comme les armoires à dossiers !
        Ce n’est pas de sa faute ! Il est ainsi fait, se sont le système qui le conforte dans cette mentalité et les experts financiers qui le lui conseillent, il brasse de l’argent, à millions, des sommes astronomiques qui lui valent d’être parfois en couverture de Challenge, etc...
        Seulement voilà, il y a en France des lois, le Code du travail, les prud’hommes, les juges, tous ces empêcheurs de tourner en rond dans la vie d’entreprise ! Comment dans ces conditions faire du salariat-low-coast ? Impossible !
        Une seule solution, pour lui, changer la loi ! Ou alors de délocaliser pour aller exporter au loin, dans les pays lointains sa conception très humaine du salariat low-coast, où adultes et enfant se prêteront à ce jeu de massacre, pour quelques roupies et un bol de riz.

         


      • Vlad Vlad 29 mars 20:22

        @Nicole CHEVERNEY

        Arlette Laguillier, sors de ce corps !

        Désole, mais c’est vraiment ce qui m’est venu à l’esprit après cette longue tirade dont j’espère qu’elle n’est qu’une posture.

      • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 29 mars 21:14

        @Vlad

        Mais c’est que bientôt il faudra même s’excuser de ne pas partager la joie des salauds !

        Sachez pour votre gouverne que j’ai été un temps de ma vie professionnelle syndicaliste, et fière de l’être, et que je me suis consacrée à défendre mes collègues contre les saloperies de leur hiérarchie infâme !
        Comme celles de laisser un employé asthmatique au dernier degré, dans un bureau de fumeurs invétérés malgré la loi Evin ! Et d’une hiérarchie qui faisait la sourde oreille, malgré ses étouffements lorsqu’il demandait à changer de bureau !
        Je l’ai soutiré de cet environnement morbide.

        Voilà... Et je ne vous donne là qu’un tout petit aperçu de mes dons pour faire « plier » les salauds !

         


      • joletaxi 29 mars 23:11

        @Nicole CHEVERNEY

        bon
        vous n’avez répondu à rien, mais comme d’hab, vous radotez toujours les mêmes rengaines éculées

        dites moi en quoi le fait de proposer à un « esclave en devenir » d’échanger ses immenses et inestimables qualités, sa probité exemplaire, son attachement à accomplir une tâche toujours pénible et ingrate avec pugnacité, contre une obole dérisoire justifie-t-il une obligation à son tortionnaire de le maintenir dans cet état de soumission, et d’exploitation ?
        je trouve cela à la limite pervers non ?
        d’ailleurs, notez que les salauds de patron n’engagent qu’à minima, preuve qu’il leur reste un soupçon d’humanité

        mais vous avez raison, le fait d’endosser le costume de patron vous fait basculer dans l’ignominie
        j’ai connu des dizaines d’esclaves qui ont basculé du côté obscur,et qui sont devenus des monstres.
        pour résoudre le petit problème qui devient de plus en plus préoccupant du chômage,les limites des capacités de la fonction publique de masquer le désastre ayant été atteintes, dépassées, je ne vois qu’une solution :
        obliger toutes les entreprises à engager dans des emplois bien payés, valorisant écodurablement compatibles, et de préférence ne générant aucun bénéfice,
        avec quel argent ?
        mais avec les miiiaaards de miiiards que l’état leur donne
        il est chouette l’état
        l’autre jour il m’adonné 50 euros, juste comme ça>.
        j’ai eu une prune(52 ...)et j’ai reçu 50 euros, j’ai payé 130 au lieu de 180, chouette hein ?

        encore une fois, si, pure hypothèse hein, les ouvriers( oups les esclaves, je suis incorrigible) sont la seule source de richesse d’une entreprise, je ne parviens pas à comprendre ce qui pousserait un patron(oups un salaud, je n’y arriverai jamais à ce truc)à se séparer aussi cavalièrement de la poule aux oeufs d’or

        les collégiens manifestent dans la rue pour leurs droits...dont ils ne feront sans doute jamais usage, car avec des mentalités aussi passéistes, ils ne travailleront jamais


      • joletaxi 30 mars 16:08

        @Daniel Roux
        tiens je l’avais pas vue celle-là

        elle est belle la syndicaliste tiens
        car il ne lui est pas venu à l’idée à la Che du bureau du troisième étage, que les gentils employés fumeurs, ( ils fument évidemment pour oublier leur condition d’esclave , encore une ignominie) auraient pu, devant un tel drame, éviter de fumer en présence du dit tousseur cracheur ?
        Hein ?
        le patron n’a pas immédiatement ouvert un bureau paysagé avec petits zosiaux, renoncules et zones humides pour le pauvre homme.
        Mais quel salaud.

        Le pauvre patron qui a eu dans sa fine équipe la bonne Nicole, il a du rafler toutes les boites de temesta de la pharmacie centrale


      • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 30 mars 17:39

        @joletaxi

        Vous vous plaignez que je ne vous réponde en rien !

        Je vous réponds donc. En fonction de ce que vous dîtes, vous êtes un « libéral » qui refuse toute régulation de l’Etat en particulier, donc adepte de la libre concurrence sans entraves.
        Partant de ce postulat, moi si je suis ultra-libérale sans entraves ni régulation, je m’arroge le droit de débarquer chez vous, quand je veux, si je juge que mes intérêts financiers l’exigent, et toujours sans entrave ni régulation, je m’installe.. Ou plus exactement, je décide de construire chez vous ! mon usine de TEMESTA, et même je décide, toujours sans entrave ni régulation, d’empoisonner tout le village, avec mon « djihad économique », et mes milices « privées » ! et de m’approprier le bien des autres. D’aller forer mille lieux sous les mer, si cela me chante, moi et ma société et jusqu’à la stratosphère que je privatise, si tel est mon intérêt et quant bien même cela aille à l’encontre des vôtres et de quiconque se mettra en travers de mon chemin !, forte que je suis des lois qui me protègent, libérales et privées il s’entend, si vous n’obtempérez pas ! Privatisation, pas d’opposition tolérable, je vous mettrai dehors de chez vous et même si vous prétendez avoir le droit de votre côté, il n’y a aucun droit qui vaille contre la libre-entreprise sans entraves ni régulation ! et si vous tentez de revenir récupérer votre bien, Moi, l’entreprise, je vous attaquerai à l’aide de mes tribunaux privés, avec dommages et intérêts, pour entrave à la bonne marche de l’entreprise.

        Mais de quoi vous plaignez-vous, @ Joletaxi ? Bientôt vos vœux seront exaucés avec TAFTA ! Un peu de patiente, que diable.


      • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 30 mars 17:47

        @joletaxi

        C’est amusant comme vous renversez la problématique. Le « pauvre » c’est le patron, et la victime du non respect de la loi Evin, c’est un « tousseur cracheur ? »


      • COVADONGA722 COVADONGA722 30 mars 18:01

        @Nicole CHEVERNEY
         bonjour , Madame il m’arrive souvent quand je tombe sur un dérégulateur forcené et dogmatique de souhaiter bien fort qu’il rencontre un « régulateur » au sens westernien du terme.



        asinus .

      • joletaxi 31 mars 00:07

        @Nicole CHEVERNEY

        ce que vous décrivez là, ce ne serait pas la dictature du peuple ?
        c’est en gros ce qu’ils font partout où sévit la justice « prolétaire »

        mais vous avez raison, toute discussion est vaine et inutile, avec des gens obtus, qui ne voient pas le monde autour d’eux.,ni l’extraordinaire accroissement de richesses et partant de qualité de vie partout de par le monde, où le libéralisme a heureusement peu s’imposer.


      • joletaxi 31 mars 00:14

        @Nicole CHEVERNEY

        c’est plutôt inquiétant de constater que pour vous, la première chose à laquelle vous avez pensé, c’est d’accuser la direction, alors que, pour autant que votre analyse soit fondée, il me semble que les premier à incriminer, ce sont les collègues, pas vraiment solidaires non ?Ce serait pas eux les « salauds » ?à moins que les collègues ne se soient pas sentis concernés par la gravité prétendue du cas de votre protégé ?
        Car si cela était aussi grave, ces collègues sont de vrais tueurs non ?

        comme c’est beau la solidarité des « esclaves »


      • MagicBuster 29 mars 13:35


        Oui pour le droits de licencier les binationaux.

        Ainsi c’est plus honnête :
        On prend les étrangers pour baisser les prix des salaires de français,
        Puis on les licencie — sur le budget des français qui n’ont plus de travail.

        Les coupables ne prévoient pas à quel moment ils seront guillotinés... Ca viendra  !!


        • Crab2 29 mars 15:37

          Loi Khomri : Une entreprise est le lieu où les gens sont réunis pour travailler, pas pour imposer du dieu à tout un chacun

          http://laicite-moderne.blogspot.fr/2015/04/signes-religieux-ostensibles-dans-les.html


          • Robert GIL Robert GIL 29 mars 15:59

            Et le FN ? Il est ou le FN quand la finance, le capitalisme, le gouvernement et le Medef s’attaquent au monde du travail ? Aux abonnés absent qu’il est le FN dans ces cas la ! Y’a t-il encore des BdB pour croire que le FN est le parti des salariés et des travailleurs ?


            • rocla+ rocla+ 29 mars 16:08

              Vive la gauche 


              Vive  le chômage 

              Vive la Rance .

              • foufouille foufouille 29 mars 16:52

                @rocla+
                vives les retraités assistés du RSI
                vives les retraités agriculteurs assistés de la MSA


              • rocla+ rocla+ 29 mars 16:20

                La Rance  avec sa SNCF en grève , est un bon exemple de ce que

                fait la gauche  . 

                La grève .


                Et ça pond des articles  de  gogols parlant de travail . 

                Là c ’est la troisième strophe  : le code le code le code . 

                Les esclaves , les larbins du patronat  ,  les mêmes  handicapés continuent 
                leur maladie . 

                Aucun pour sortir de sa condition d’ esclave , de vraies taches critiquant
                sans arrêt leur situation , mais qu’ elle est tellement bien leur petite  vie
                de larbins qu’ ils ne tentent jamais autre chose . 


                Alors ça parle de Le Pen , de la peine , de c ’est pas la peine , râlent 
                parlent , parlent , parlent  aucun d’ entre eux  n’ a l’ orgueil et la fierté 
                de dire merde à son patron , nullards comme ils sont ils préfèrent une sécurité 
                 minable à la perspective  de vivre une vraie vie . 

                La gauche de cet article c’ est la tocardise  institutionnalisée .

                De la gueule , juste de la gueule .


                Vive la Rance Gauche .



                • Robert GIL Robert GIL 29 mars 16:36

                  @rocla+
                  j’astique ma pique ... quand je travaillais chez toi, ta femme m’astiquait ma queue !


                • rocla+ rocla+ 29 mars 16:45

                  @Robert GIL


                  Commentaire de dégénéré mental .

                • Robert GIL Robert GIL 29 mars 19:54

                  @rocla+
                  le pire c’est quand l’agent EDF venait relever les compteurs, tu te souviens ?..il ne relevais pas que les compteurs...c’est pour ça que tu en veut a tous les agents EDF ! T’es un peu vache, parce que il n’y en a qu’une poignée qui ont beneficié des faveurs de ta dame, les autres n’y sont pour rien.


                • francesca2 francesca2 29 mars 20:05

                  @rocla


                  ça fait longtemps que je n’avais lu un commentaire aussi misogyne. Ce n’est pas seulement un dégénéré mental, c’est aussi un sexiste débile. 
                  Pauvre con de Robert Gil...

                • Robert GIL Robert GIL 29 mars 20:26

                  @francesca2
                  t’a pris un pseudo ? je pari que c’est toi la « dame » de rocla ... et tu fait la becheuse ? Rappel toi des bons moments et laisse tomber le reste, a l’epoque fallait pas longtemps pour que tu laisse tout tomber ... ah, souvenir souvenir !


                • Le421 Le421 29 mars 19:20

                  La petite idée du jour !!
                  Le salaud d’ouvrier de base passe deux heures par jour sur internet (site de cul ou autre Facebook) pendant le temps d’activité professionnelle payé par les malheureux patrons qui n’en peuvent mais...

                  D’ailleurs, j’ai vu, pas plus tard qu’hier, des ouvriers maçons assis sur le mur, une truelle à la main et le portable dans l’autre, en train de discuter sur MSN !!

                  Nan... Je déconne.

                  Au fait, comme disait Coluche...

                  Jusqu’où s’arrêteront-ils ??

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