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La situation économique et sociale en Grèce devient une « urgence humanitaire »

En Grèce, les ressources des retraités ont été divisées par deux, par trois pour certains, et parfois plus. Les services médicaux ont dépassé le seuil du « signal d’alarme » déjà actionné plusieurs fois, certains médicaments n'étant plus disponibles. Le taux de chômage est officiellement de 23%.

Comme l’a rappelé le vice-ministre des Finances allemand, Jens Spahn, l'agonie de la Grèce continue. Pour lui, il est exclu d’accorder à la Grèce une "caution" qui impliquerait que les créanciers subissent une perte sur les prêts qu’ils ont financés.

Le Fonds Monétaire International souhaite que la Grèce bénéficie d'un allégement de sa dette, le « capital souscrit » ayant perdu objectivement une partie de sa valeur. Mais l'Allemagne s'y oppose, non seulement parce que les banquiers et les financiers de ce pays représentent la majeure partie des créanciers de la Grèce, mais aussi parce que c’est le pays qui impose le dogme du « mécanisme européen de stabilité » à l’ensemble des membres de la communauté européenne. Le fonds de réserve de la zone euro doit verser l’été prochain un nouvel acompte à la Grèce pour permettre au pays de continuer à respecter ses obligations. Cela signifie en clair que la Grèce rembourse des créanciers privés (en commençant par les intérêts à un taux exorbitant) en utilisant des fonds publics accumulés par les contribuables de l’UE. Une équipe de négociateurs européens, accompagnés par leurs camarades du FMI, devrait retourner à Athènes cette semaine pour tenter de conclure un accord. Or, si le gouvernement grec et ses créanciers ne sont pas sur la même longueur d’ondes, les différents créanciers n’ont pas non plus ni les mêmes points de vue ni les mêmes intérêts.

L'équipe de négociation européenne, dirigée en fait par l'Allemagne, prétend que le problème n'est pas l'ampleur des dettes de la Grèce, mais la »lenteur de la croissance » du pays et l'absence des réformes demandées par l’Europe, telles que la « loi travail » en France et une « ubérisation » généralisée. Pour eux l'Espagne connaîtrait une forte croissance (3,2% l'an dernier) parce qu’elle a mené des réformes économiques massives (alors qu’aucune élément ne permet de faire la corrélation entre les deux réalités, l’économie espagnole sortants d’une crise spéculative immobilière majeure). Pour eux, donc, accorder un répit à la Grèce ou effacer une partie de a ses dettes serait une injustice vis-à-vis des autres pays européens..

Or, il ne s’agit pas seulement d’une question d'équité, mais d’une question de cohérence que les banquiers allemands ont bien perçue : si la dette du gouvernement grec est inférieure à sa valeur nominale, il est difficile de comprendre comment ce pays pourrait rester dans la zone euro. La Banque centrale européenne opère sur la base du fait que la dette de tous les Etats membres est 100% sécurisée. D’ailleurs, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, était prêt à voir la Grèce quitter la zone euro lors de négociations antérieures. Depuis lors, le soutien à la monnaie commune s'est affaibli avec le Brexit et la menace d’un effet domino sur d’autres pays européens comme la France, les Pays-Bas et l’Italie.

Pourtant la véritable question qui se pose aujourd’hui n'est donc pas seulement une question technique concernant la forme la plus appropriée d'allégement de la dette pour la Grèce, ni une question d' »équité » dans le traitement des différents États membres de la zone euro, il ne s'agit même pas de l'avenir de la zone euro, ni même de l'économie d’une manière générale. Ce qui importe le plus aujourd’hui, c’est tout simplement une question « humanitaire », car le peuple grec est confronté à une catastrophe sociale et humaine.

Le PIB grec a diminué de plus d'un quart au cours de la dernière décennie. Les conséquences douloureuses sont assez évidentes, mais que la douleur n'est pas partagée d’une manière égale par tout le monde. Les retraités ont vu leur revenu réduit de moitié, parfois plus. Les services médicaux ne sont plus en mesure d’assurer correctement leur mission. Le taux de chômage est officiellement de 23%, celui des jeunes étant le double. Pour les jeunes qui ont une qualification ou un diplôme reconnu, la meilleure solution est d'émigrer aux Etats-Unis (ils ne sont pas musulmans), en Grande-Bretagne ou en Allemagne, solution perverse qui prive le pays du retour sur les investissements publics consacrés à leur formation. Pour les plus âgés et les moins fortunés, il n'y a pas d'autre issue que de s'en remettre à la charité. Il est évident que cette situation trouve son origine dans une mauvaise gestion de l'économie grecque, mais ceux qui ont mal géré ne sont pas ceux qui souffrent actuellement.

L’absurdité est que la Grèce n’a aucune marge de manœuvre pour redresser son économie. « Normalement », si on écarte la guerre civile et/ou la révolution, un pays en difficulté financière peut agir sur trois leviers :

- l'allégement de sa dette

- la dévaluation de sa monnaie

- la mise en œuvre de réformes structurelles.

La Grèce n’a accès qu’au troisième, car son appartenance à la zone euro fait que les deux premières options ne sont pas disponibles. À un certain moment, il faudra pourtant alléger la dette, et beaucoup pensent qu'il y aura également une dévaluation. Mais d’ici là, l'agonie continue, et les victimes sont ceux qui sont le moins en mesure de le supporter.


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26 réactions à cet article    


  • baldis30 27 février 2017 13:44

    Que l’Allemagne règle sa dette de guerre vis-à-vis de la Grèce : 180 milliards !

    Si elle ne le fait pas il y a un risque d’embrasement qui touchera probablement les intérêts ( et qui sait peut-être les vies) des allemands....

    On savait que merkel était là pour réaliser le rêve bismarcko-hitlérien d’asservissement des peuples et de confiscation de leurs biens et de leurs vies .... seuls les politiciens n’ont pas compris  !


    • Zolko Zolko 27 février 2017 16:25

      @baldis30 : « il y a un risque d’embrasement... »
       
      en fait, c’est plus qu’un risque, c’est une certitude. En effet, après avoir été dépouillé pendant des années par une caste liée au capitalisme international, et donc à l’UE, les Gracs ont voté extrême-gauche. Ce gouvernement a tenté de négocier avec l’UE, et ils ont eu en retour une fin de non-recevoir. Quand je dis l’UE, c’est surtout l’Allemagne.
       
      Alors que le début de la crise était pour sauver les prêts douteux que les banques Européennes - surtout Françaises et Allemandes - avaient investi en Grèce. Et qu’ils auraient du TOUT perdre, au lieu de quoi ils en ont perdu la moitié, l’autre moitié étant prise en charge par les finances publiques de l’UE.
       
      En même temps, la politique internationale et d’immigration de l’UE a créé une crise humanitaire en Grèce, qui se retrouve avec des milliers de gens dont ils ne veulent pas, et qui, de toutes façons, ne veulent pas rester en Grèce ? Mais qui saccagent tout quand-même. Enfin, quand je dis que c’est la politique internationale de l’UE, c’est surtout la politique d’immigration de l’Allemagne.
       
      Du coup, les Grecs se font saigner par l’UE avec un gouvernement d’extrême-gauche, et devinez qui ils vont voter la prochaine fois ? Eh ouais, l’Aube Dorée. Et les politiciens Européens accuseront encore les citoyens d’être des fascistes. Alors que c’est clair aujourd’hui ce qui va se passer, et c’est entièrement la faute à l’Allemagne. Oui, les Grecs ont triché, mais tous le savaient et ont laissé faire.
       


    • moi29 moi29 27 février 2017 16:34

      @Zolko

      « Mais qui saccagent tout quand-même... »

      Ils saccagent ? Vos sources ? Les liens pour qu’on aille voir ?
      Ou alors, y’a qu’à dire ?

    • howahkan 27 février 2017 17:41

      @baldis30

      Oui mais c’est pas nouveau déjà vers 1550 Étienne d la Boétie écrivait

      - Chose vraiment surprenante (...) c’est de voir des millions de millions d’hommes, misérablement asservis, et soumis tête baissée, à un joug déplorable, non qu’ils soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et, pour ainsi dire, ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient redouter, puisqu’il est seul, ni chérir, puisqu’il est, envers eux tous, inhumain et cruel"

      -Mais ils ne font guère mieux ceux d’aujourd’hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux

      -Vous vous affaiblissez, afin qu’il soit plus fort, plus dur et qu’il vous tienne la bride plus courte : et de tant d’indignités, que les bêtes elles-mêmes ne sentiraient point ou n’endureraient pas, vous pourriez vous en délivrer, sans même tenter de le faire, mais seulement en essayant de le vouloir.

      Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres.

      Je ne veux pas que vous le heurtiez, ni que vous l’ébranliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez. comme un grand colosse dont on dérobe la base, tomber de son propre poids et se briser

      -Pauvres gens et misérables, peuples insensés, nations opiniâtres en votre mal et aveugles en votre bien, vous vous laissez enlever, sous vos propres yeux, le plus beau et le plus clair de votre revenu, piller vos champs, dévaster vos maisons et les dépouiller des vieux meubles de vos ancêtres ! vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il se1nble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies.

      ETC...ce fut pareil depuis en gros 3000 ans selon degré de mensonge de l’histoire officielle..celle qui ment donc...comme la télé

      tout ça parce que la masse joue eu monopoly, au casino, à la roulette et refuse de cooperer et de partager équitablement en paix ce qui est simple et faisable de suite, là...et le maître est alors fini..de suite

      il y a des causes mentales non perçues car non recherchées car on ne sait pas quoi faire, derriere cela...bon déjà que ce qui est superficiel n’est pas perçu....

      au stade ou en est la masse, je crois qu’elle devrait accepter le plan du maître car elle n’a strictement rien de différent à proposer...à part l’idée de Sarkozy : moralisons le capitalisme..ce qui veut dire en clair soyez gentil maître ! ! pitoyable oui je sais..

      vous ballez voir que les humains vont encore rater la « fenestre » d’éveil qui s’offre à nous ...

      Mais pour avoir le pouvoir la masse ne l’a que si sur des bases volontaires parce que on a grandis, on a compris un minimum..que si elle coopère, partage équitablement etc etc tout ce qui est du domaine de survivre ensemble..

      or vous êtes d’accord que la masse ne veut pas de cela..

      bon le maître lui il sait TOUT ce que je dis là qui n’ est pas de moi....car nous ne trouvons jamais rien du tout...

      etc...

      dommage car même le maître dément comme le pauvre dément , c’est pas réservé au haut du fossé, d’ailleurs trouverait que une société coopérative et partageuse volontaire sur de bons projets en paix etc comme base, car cela n’est qu’une base minimum concernant la survie seulement..est incroyable..car comme nous , il est comme nous sauf riche et avec du pouvoir mais sinon nous sommes fabriqués de la même façon, car comme nous il commet exactement les mêmes erreurs.dont celle de baser une vie sur la continuité absolue....or la vie elle dit : non non, !! impossible .

      dont celle de chercher la sécurité dans le conflit entre tous = guerres etc

      diem perdidi...tu l’as dit bouffi !

      On passe à coté d’un truc énorme entre autre par peur., par ignorance de ce que l’on est, de soi même, de la vie, etc .bien sur vous savez que la peur est fuite..et vous savez quoi fuit quoi ...

      alors tout est possible tout est réalisable car c’est le jeu de la vie

      bon je fatigue d’avox , raison personnelle mineures rien à voir avec le site et ce qui s’y passe , la saison de préparer le jardin est là je vais prendre une bonne pose..RDV après la déconfiture habituelle des élections....soupe à la grimace pour tous...car plus ça change moins ça change

      bises à tout le monde... smiley


    • baldis30 27 février 2017 21:18

      @howahkan
      bonsoir,

      merci pour ce beau texte de La Boétie. Encore un oublié par les inspecteurs généraux qui ont foutu en l’air l’Instruction Publique !

      « ils ne font guère mieux ceux d’aujourd’hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux »

      Toute ressemblance avec une situation réelle serait de pure fiction et du plus parfait hasard .. il faut le préciser !


    • velosolex velosolex 27 février 2017 14:20

      « Le PIB grec a diminué de plus d’un quart au cours de la dernière décennie. »

      Remarquons qu’il avait augmenté d’un quart entre 99 et 2008 tout de même, de même que les salaires. Tout cela basé sur une économie aux chiffres truqués, grâce aux bons services de Goldman sachs. Ce qui avait permit par exemple aux salaires grecs de suivre la plus grande progression en europe. C’est sûr que les lendemains de cuite sont durs. La faute à l’Europe ?...Le problème, c’est que ce pays s’exclut d’emblée des causes du problème, et ne se voit pas non plus comme acteur de la solution, préférant cultiver un syndrome de persécution, ou le déni se potentialise à l’amnésie. 
      Qui ne compatirait pas pour autant au sort des pauvres ?...Il existe pourtant de grandes niches d’exploitation qui n’ont pas été mises à jour : Les armateurs, car la grèce est tout de même la première marine marchande au monde : Sans parler du clergé, non imposé, alors qu’il est le premier propriétaire de biens immobiliers du pays...On préferera faire des plans sur la mendicité, comme en france la FNSEA met en avant dans les manifs les ramasseurs de chataignes, pour quémander des subventions qui profiteront aux gros céréaliers

      • Séraphin Lampion Jeussey de Sourcesûre 27 février 2017 15:16

        « @velosolex

         »ce pays s’exclut d’emblée des causes du problème,« 


        un pays n’est pas une personne
        il est constitué de catégories sociales hétérogènes
        vous auriez pu attribuer à »La France« le comportement des collabos entre 1939 et 1944, puisque c’était eux qui étaient aux manettes et se »goinfraient" comme vous dites.
        or, à la libération, ce n’est pas l’ensemble de lapopulation qui a payé ce comportement, mais les intéressés eux-mêmes (et encore, pas tous), ce qui est la moindre des choses.

      • velosolex velosolex 27 février 2017 16:15

        @Jeussey de Sourcesûre
        Le taux de fonctionnaires en grèce représente la plus grosse majorité des pays de l’ocde. Les impots sur les revenus et locaux étaient ridicules, il n’y a toujours pas de cadastre. Ce pays se comporte avec l’europe comme elle se comportait à l’époque de l’occupation turque, le grand trauma national, qui a engendré une vision du monde victimaire et justifiant la tricherie, avec un occupant qu’il fallait rouler dans la farine ; Remplacez empire ottoman par OCDE, et Istanbul par Bruxelles, et vous aurez la dynamique névrosée de l’ensemble. Ce pays n’avait pas vocation de rentrer dans l’Europe. Elle y parvenu par un lobbying acharné, dans laquelle la France est certainement coupable. Giscard a été le maître d’oeuvre de cet enfumage, avec l’achat des premiers mirages, un avion qui porte vraiment bien son nom. La Grèce au début des années 2010 était le quatrième acheteur de matériel militaire au monde. Vraiment délirant, pour un si petit pays. Alors oui, certains européens se sont rendus volontairement coupables de malversation, en toute connaissance de cause, et par là même corrompant l’idée d’Europe, et menaçant de couler le navire. Le parti du bien et du mal sont loin d’être clivés, dans cette affaire, où je vous l’accorde, au fond, c’est tout un peuple maintenant qui paye l’addition, faute d’avoir vécu sous anabolisant. 

        Jean GADREY » Blog Archive » Prêter à la Grèce, augmenter sa dette .

      • velosolex velosolex 27 février 2017 17:25

        @Jeussey de Sourcesûre
        Votre exemple ne tient pas debout, et tient du sophisme, figure rhétorique que nous devons aux Grecs, c’est vrai. Il existe bien dans un pays, ce que nous appelons une opinion, au delà des périodes troubles des guerres, absolument pas représentatives, qui en raison des régimes illégitimes impose des diktats, fait des crimes, comme ce fut le cas de vichy....

        Les grecs sont très forts au niveau de la mémoire sélective....
        L’opinion, dans un pays démocratique, comme la Grèce, c’est bien elle qui choisit les hommes politiques, qui répond aux référendums, pas une minorité qui agirait en la trahissant sans arrêt. L’Europe a été désigné comme le diable, en particulier Merkel, que l’on a caricaturé en nazie..Alors que c’est l’Allemagne qui a accueilli les syriens, et les grecs d’aube dorée, qui ont rendu là bas la vie impossible aux immigrés, par des exactions en grand nombre. En vérité, la Grèce ce ne veut absolument pas quitter l’Europe qu’elle exècre, mais adule pourtant l’euro, comme une bouée de sauvetage qu’elle ne veut absolument pas perdre. Cherchez l’erreur. 
        Voilà une comportement parfaitement psychotique, du moins apparemment. 

      • Séraphin Lampion Jeussey de Sourcesûre 27 février 2017 17:32

        @velosolex

        L’anglais a le sens de l’humour,
        le noir américain a le sens du rythme,
        l’italien ne pense qu’à s’amuser,
        l’allemand est lourd,
        les chinois se ressemblent tous,
        le japonais est fourbe,
         et, forcément, le grec ... adore ceux qui viennent se faire voir chez lui !

        Vous voyez, moi aussi je connais.


      • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 27 février 2017 18:39

        @velosolex

        Remarquons qu’il avait augmenté d’un quart entre 99 et 2008 tout de même, de même que les salaires. Tout cela basé sur une économie aux chiffres truqués, grâce aux bons services de Goldman sachs. Ce qui avait permit par exemple aux salaires grecs de suivre la plus grande progression en europe.

        Goldman Sachs a dissimulé de la dette publique.

        En quoi dissimuler de la dette publique, influe sur le PIB ou encore plus, sur les niveaux de salaire ?

        Comment cette magouille aurait-elle pu faire monter les salaires dites moi...

        Ce pays se comporte avec l’europe comme elle se comportait à l’époque de l’occupation turque

        Et vous sortez ça d’où ?

        En vérité, la Grèce ce ne veut absolument pas quitter l’Europe qu’elle exècre (...) Voilà une comportement parfaitement psychotique, du moins apparemment.

        Elle exècre Bruxelles, mais si les grecs ne quittent pas l’UE c’est qu’ils croient naïvement faire partie de l’Europe des Lumières


      • velosolex velosolex 27 février 2017 20:06

        @La Voix De Ton Maître

        « Comment cette magouille aurait-elle pu faire monter les salaires dites moi... »

        Tout simplement en permettant de continuer à tirer sur la ligne de crédit, financée par l’Europe, de plus en plus considérable, jusqu’au moment où ce n’était plus tenable, quand le ministre des finances Grecs, a avoué que le déficit grec n’était pas de 4 %, comme il l’affirmait jusqu’alors, se faisant valeur d’exemple, mais de plus de 10%....

        Pas difficile à comprendre..... C’est comme si un smicard mentait sur ses dettes, et fournissait des feuilles de paye trafiquées à sa banque, à raison de 5000 euros par mois, pour obtenir de nouveaux crédits.....

        Platon, l’europe des lumières....Tout cela c’est du cosmétique, de la démagogie. S’il fallait donnait une ligne de crédit à chaque pays qui avait collaboré à la modernité, il faudrait faire un chèque aux chinois, pour avoir inventé l’imprimerie, et les feux d’artifice,, pour illustrer de la meilleure façon les éléments en jeu dans cette histoire matoise.


      • velosolex velosolex 27 février 2017 22:41

        @Jeussey de Sourcesûre
         Ca se passe au salon de l’auto : Comment reconnaître les nationalités des visiteurs du Mondial de l’Automobile ?

        - L’Allemand examine le moteur

        - L’Anglais examine les cuirs

        - Le Grec examine l’échappement

        - L’Italien examine le Klaxon

        - Le Portugais examine la peinture

        - Le Suisse examine le coffre 

        - Le Chinois examine tout

        - Le Belge examine rien

        - Le Français examine la vendeuse


        - Le grec se prend pour la figurine de samothrace qui décore le bouchon de radiateur d’une rolls
         

      • velosolex velosolex 27 février 2017 22:44

        @velosolex
        Je sais, il y a deux grecs dans mon histoire ; une erreur de casting, ou la preuve qu’ils ont le don d’ubiquité, à la fois dans le mensonge et la vérité. 


      • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 28 février 2017 03:49

        @Sharpshooter - Snoopy86

        Pas difficile à comprendre..... C’est comme si un smicard mentait sur ses dettes, et fournissait des feuilles de paye trafiquées à sa banque, à raison de 5000 euros par mois, pour obtenir de nouveaux crédits.....

        Ne confondez pas dettes publique et privée. En tout cas votre exemple peut prêter à confusion.

        Même si l’état a pu employer des fonctionnaires supplémentaires, l’essentiel de ses dépenses était essentiellement dû à d’autres choses : les JO, des aéroports, des autoroutes, du métro, achetés aux allemand et aux français construits essentiellement par des albanais et des pakistanais, et sans oublier, bien sûr l’armement.
        C’est les commerciaux de l’étranger qui débarquaient avec leurs banquiers. Le responsable grec prenant son enveloppe au passage.

        Donc votre généralisation sur le fait que chaque grec en ait profité est fausse. A commencer par un employé du privé lambda, lui n’a pas vu la couleur de l’argent de la dette.

        Platon, l’europe des lumières....Tout cela c’est du cosmétique, de la démagogie. S’il fallait donnait une ligne de crédit à chaque pays qui avait collaboré à la modernité, il faudrait faire un chèque aux chinois, pour avoir inventé l’imprimerie, et les feux d’artifice,, pour illustrer de la meilleure façon les éléments en jeu dans cette histoire matoise.

        D’accord, mais l’acharnement à vouloir rester est le fait que l’UE et la surtout la France soit encore considérée comme le haut lieu du bon sens, je vous l’accorde, c’est très naïf de la part des grecs.


      • rogal 27 février 2017 15:06

        Qu’attendent les Grecs pour reprendre leur liberté ?


        • Séraphin Lampion Jeussey de Sourcesûre 27 février 2017 15:23

          @rogal

          comme l’a expliqué VeloCipaid dans son commentaire ci-dessus, une partie de la population s’est « goinfrée » au passage. Il serait à parier que ceux qui sont à la tête du pays et leurs amis continuent à le faire. Malheureusement, au dernier référendum sur la question de l’austérité, Tsipras a obtenu la majorité. Les électeurs avaient-ils compris les enjeux ?


          En tous cas, ceux qui se font des coucougnettes en plaqué or au vu et su de tout le monde et le reste en diamants par dessous la table n’ont pas envie que ça s’arrête et sont des virtuoses de la flûte de Pan (le bouzouki étant réservé aux touristes).


          • BA 27 février 2017 18:36

            « EXPLOSIF ! Les Pays-Bas enquêtent sur la possibilité d’abandonner l’euro. »


            Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,


            Dans les médias français ? Silence radio. Tout va bien. Le nuage radioactif s’est arrêté à la frontière. Vous avez, comme à chaque fois, les sources tout en bas de cet article, tout à la fin, pour les incrédules qui pensent encore que la presse et les médias les « informent » pour leur « plus grand bien ». Vous avez même trois sources étrangères différentes.

            C’est un véritable coup de tonnerre symbolique parce qu’à ce stade, évidemment, rien n’est fait, mais c’est tout de même explosif. Pour la première fois de l’histoire qui sera vraisemblablement assez courte de l’euro, un pays du tout premier cercle et à la rigueur relativement exemplaire et ayant toujours eu une « monnaie forte », les Pays-Bas, se pose le plus sérieusement du monde la question de savoir s’ils vont ou pas rester dans l’euro.

            Officiellement donc, ils enquêtent désormais sur la possibilité d’abandonner l’euro !! Rien que cela mes amis.

            Les autorités néerlandaises ont approuvé le lancement d’une étude sur s’il était possible et raisonnable pour les Pays-Bas, l’un des pays phares de l’UE, de quitter la zone euro.

            La crise de la Deutsche Bank révèle les dysfonctionnements de la zone euro.

            Les milieux politiques des Pays-Bas ont demandé une étude sur la question de savoir si le pays devait rester membre de la zone euro ou non.

            Ils ont également l’intention de lancer un « débat approfondi  » à ce sujet juste après les élections législatives qui auront lieu le mois prochain.

            Une motion présentée par le principal parti d’opposition, les démocrates-chrétiens, a été adoptée à l’unanimité jeudi, autorisant le lancement de l’enquête, qui sera supervisée par le conseiller juridique du gouvernement, le Conseil d’État.

            « L’enquête examinera s’il est possible pour les Néerlandais de quitter la zone euro, et si cela est possible comment », a déclaré le député Pieter Omtzigt membre de l’Appel chrétien-démocrate (CDA).

            Il a également indiqué que l’initiative avait été motivée par des inquiétudes sur les taux d’intérêt ultra-bas de la Banque centrale européenne (BCE) défavorables aux épargnants néerlandais, en particulier aux retraités, ainsi que par des doutes concernant la légalité de ses programmes d’achat d’obligations.

            L’idée de quitter la zone euro a été soulevée dans le contexte de la vague montante d’euroscepticisme en Europe, y compris aux Pays-Bas, où les partis politiques ne ratent pas une occasion de jouer cette carte en leur faveur avant les élections législatives qui auront lieu le 15 mars.

            En France, aucun débat possible : si vous êtes contre l’euro, vous êtes un fasciste, un raciste, un xénophobe…

            Je vous invite à remarquer ici le pragmatisme de nos amis néerlandais. Comme je le dis et le répète en citant Churchill régulièrement, l’euro c’est comme le changement et Churchill disait qu’il « valait mieux prendre le changement par la main avant qu’il ne vous prenne par le cou ».

            Que se passe-t-il du côté des Pays-Bas ? Rien d’autre que du bon vieux gros bon sens, le BVGBS quoi ! À savoir, encore une fois, que comme me le disait mon pépé, « un homme averti en vaut deux et mais un gars préparé en vaut 4 » ! Bon, je précise que le grand-père a repoussé les Allemands à lui tout seul (plus quelques gars de son 57e régiment) pendant plusieurs jours à seulement 25 ans alors que tous les officiers étaient soit morts, soit déserteurs.

            D’accord, il n’y a pas de rapport direct, mais c’est juste pour insister sur le fait que dans la vie, on se prépare au pire même si l’on peut espérer le meilleur.

            Ce qui est valable au niveau individuel l’est tout autant au niveau collectif, et gouverner c’est prévoir.

            Le problème qui saute aux yeux de tout observateur objectif et lucide est que notre pays est toujours, toujours dans le déni de toutes les réalités dérangeantes et que nos élites fantasment une réalité qui n’existe juste pas.

            Ils se battent pour devenir le président qui devra vraisemblablement affronter la fin de l’euro, une catastrophe financière et la faillite du pays.

            Franchement, de vous à moi, il faut être totalement inconscient et inconsistant pour vouloir de ce poste-là à ce moment-là. C’est un sacerdoce et, pour poursuivre dans la métaphore chrétienne, ils boiront le calice jusqu’à la lie.

            Oui l’euro va exploser et votre épargne avec !

            Ce que cette information vous apprend, alors qu’évidemment sous nos latitudes aucun média dit « sérieux » ne vous en parle, c’est que oui, l’euro va sauter et exploser. Votre épargne sera prise dans la tourmente.

            Alors ceux qui n’ont rien pensent naïvement, et j’ai toujours des commentaires de ce type, qu’ils ne risquent rien. « Je m’inquiéterai quand je ne serai plus à découvert. » Ils se pensent en plus très intelligents en sortant ce genre de sornettes !

            Le problème, voyez-vous, c’est que moins vous avez d’argent, plus vous êtes fragile.

            Moins vous êtes préparé, plus vous êtes fragile.

            Avez-vous la moindre idée de ce que peut vouloir signifier une explosion de l’euro ? Avez-vous la moindre idée des conséquences concrètes d’une sortie non préparée de l’euro et dans la panique ? Que les « pauvres » se rassurent en se disant qu’ils n’ont pas d’épargne à perdre, car ce n’est évidemment qu’une partie des problèmes incommensurables que nous devrons affronter en cas de sortie de l’euro non contrôlée.

            L’État français serait bien inspiré de se préparer lui aussi à une telle éventualité.

            Pourtant, il n’en fera rien.

            Il n’en fera rien comme pour le sang contaminé.

            Il n’en fera rien comme pour le nuage de Tchernobyl.

            La seule chose que sache faire notre État, et ce qu’il a démontré à travers les décennies, c’est organiser la protection de sa petite caste de mamamouchis pour qu’ils ne risquent rien. Ils se protègent et, pour le reste, mentent effrontément à la population.

            Ne soyez donc pas dupes.

            Charles Sannat.

            Sources :

            http://www.atlantico.fr/pepites/pays-bas-commandent-rapport-sortie-euro-2974761.html

            http://www.independent.co.uk/news/world/europe/netherlands-holds-inquiry-into-whether-to-ditch-euro-a7599401.html


            • Pere Plexe Pere Plexe 27 février 2017 18:49

              On voit combien les tenants d’une économie orthodoxe (sans mauvais jeu de mot) sont dans la réalité.

              Nul part les recettes du FMI et de la troïka n’ont fonctionné.
              Raison de plus pour n’en pas changer...
              Le malade meurt. 
              Mais il mourra guéri !

              Dire que certains osent encore nous vendre la solidarité européenne...

              • pallas 27 février 2017 18:59

                Bonsoir,

                Donc d’un coté la fin de l’Euro et de l’autre la fin du franc CFA, avec en plus une animosité envers la France de la plupart des pays Africains, La Chine, Russie, USA et maintenant la Grèce, la liste devient longue.

                C’est interessant comme modèle d’intelligence géopolitique. Nous arriverons dans l’universalisme de la détestation de notre nation à ce niveau.

                Salut


                • bonventatous 27 février 2017 19:01

                  C’est curieux que les allemands préfèrent aider généreusement les migrants économiques plutôt que d’aider des grecs en difficulté quî pourtant font partis de l.UE !


                  • alinea alinea 27 février 2017 20:40

                    @bonventatous
                    haine viscérale héréditaire. L’Allemagne a saccagé la Serbie, la Yougoslavie au passage, et veut « se faire » la Grèce ! Tous les autres étaient des fascistes, sauf l’Angleterre, mais difficile de la détruire ! et la France collabo, ça va !!


                  • baldis30 27 février 2017 21:37

                    @bonventatous
                    bien calculé...

                    on importe de la main d’œuvre formée ( pas de frais de formation) sous-payée, et on encaisse les bénéfices et les profits . On délivre aux immigrés de vagues certificats de bonne conduite comme un hochet de naturalisation pour qu’en cas de conflit ils aillent exposer leur peau et ainsi on protège les grands blonds aux yeux bleus dans des sites blindés ....

                    C’est exactement la forme du STO ... et par les hochets distribués la constitution de quelque armée Vlassov ( ou équivalent). Comment faisaient les romains ? quel était le hochet au bout de vingt ans de guerre ?


                  • Ouam (Paria statutaire non vacciné) Ouam 27 février 2017 21:26

                    Si nous ne sortons pas rapidement de l’Europe ET de l’Euro,
                    nous rejoindrons nous aussi l’etat de la Grèce.
                     
                    FREXIT Viteeeeeeeeeee !
                     
                    Les Anglais etant plus libres et moins c.ns que nous...
                    Euxs, sonts déja barrés de ce raflliot vermoulu qui nous entrainera tous innéxorablement vers le fond.


                    • izarn izarn 27 février 2017 23:17

                      Ce n’est pas une question humanitaire, c’est une question de taré du ciboulot.
                      La Grece EST en faillite. La Grece DEVAIT sortir le l’euro et de l’UE.
                      Parceque les règles internes de l’euro n’acceptent pas, par traité la faillite.
                      Le reste c’est de du baratin idéologique sur l’UE. Cela n’a AUCUN SENS économique.

                      "Si la dette du gouvernement grec est inférieure à sa valeur nominale, il est difficile de comprendre comment ce pays pourrait rester dans la zone euro"
                      Tu l’as dit bouffi !

                      La plupart de vos lecteurs n’ont rien compris et vous non plus visiblement. Meme moi, j’ai eu du mal à comprendre vu le contexte non financier de votre texte. Mais c’est révélateur (Du copier collé des incompétents) :
                      Cela veut dire que la valeur de la dette grecque sur les marchés est largement inférieure à sa valeur faciale. C’est à dire que sur un bon du trésor marqué 1000 euros, le marché vous en offre 100. OK ?
                      La le lecteur commence à comprendre. La dette grecque ne vaut pas tripette et personne veut preter, d’ou faillite ! Simple, non ? La finance c’est simple !

                      De fait des taux trés élevés pour trouver le fric pour boucler le budget grec...D’ou faillite...Ou coupes insupportable dans le budget de l’état. L’état n’étant qu’un percepteur pour les banquiers.
                      D’ou que la BCE par l’intermédiaire des banques allemandes achetent de la dette grecque à sa valeur faciale, alors Que sur le marché ça vaudrait pas tripette. D’ou le concept fort bien connu d’Olivier Delamarche de planche à billet !

                      Mais ce ne sont pas les retraités allemands qui risquent...Mais la BCE. Et donc par extension le mark. Vous croyez que ces banquiers achètent réellement de la dette grecque ? Hahahahahahha !
                      Pauvre naifs ! Mais ces dettes se trouvent dans les coffres de la BCE ! Et ne valent pas tripette ! Insolvables !
                      Bref, ce sont tous les connards de l’euro, toi et moi qui sommes garants...

                      Alors ? Mais Tsipras nous les casse, mais alors menu menu, c’est lui qui appauvrit son peuple et le fait souffir. pareceque ce connard ne veut pas sortir de l’UE !
                      En plus il va faire ami ami avec Porochenko : La totale !
                      La soumission n’a plus de limite...Le retour de l’esclavage !
                      Votez Merluche ! Hahahaha !
                       smiley

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