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Le bilan positif du colonialisme (français)

 

Prenons l’Algérie comme cas de figure. La laïcité, la constitution de l’Etat de droit dépassant le stade tribal (que connut la France jusqu’à Louis XIII avec la Fronde des Grands, n’oublions pas que l’Algérie, en tant qu’Etat, par exemple, est une invention « colonialiste »), l’instruction pour tous, et surtout pour toutes, l’amélioration du système de santé, tout ceci permit, malgré les morts des diverses insurrections, l’explosion démographique de la population autochtone et sa sortie de l’état de survie dans lequel les colonisations arabo-islamiques et turques l’avaient maintenue.

Certes, il y eut spolation des terres, surtout après l’insurrection kabyle de 1871 (dont l’origine est bien moins nationaliste que liée à des questions d’honneur) mais dès 1927 "les achats de terres par les indigènes dépasseront ceux des Européens : 500 000 hectares au total en 1954". (Pierre Goinard, Algérie, l’oeuvre française, prix Maréchal Lyautey de l’Académie des sciences d’Outremer, éditions Jacques Gandini, 2001, p.142 ; sur l’insurrection kabyle, voir p. 119 et mon écrit "Les Berbères ou l’auto-étouffement" dans A l’ombre de l’Islam, minorités et minorités, Bruxelles, Filipson, 2005).

Il y eut également la possibilité, en Algérie, (sénatus-consulte du 14 juillet 1865) que les natifs aient le choix "entre continuer d’être régis par la loi musulmane ou de jouir des droits des citoyens français en étant régis par les lois civiles et politiques de la France" ( Pierre Goinard, idem, p. 110).

Cette intégration fut refusée par les Arabo-islamisés (imprégnant également les Kabyles, jusqu’à leur perte actuelle), jugeant incompatibles les avancées civilisationnelles citées plus haut (dont la laïcité, l’instruction pour les femmes, le droit individuel de propriété également) et les fondements de l’arabo-islamité, cette ancienne (et féroce) colonisation qui prétendait encore régir la destinée algérienne.

Elle était aidée en ce sens par le renouveau du nationalisme arabe et de l’islamisme (avec l’arrivée des Saoud). D’où l’orchestration, par la suite, des bains de sang - Sétif, la Toussaint- pour empêcher un tel rapprochement (tel le sens de 1954, ce début du djihad, comme le dit aujourd’hui Ali Belhadj ex n°2 du FIS - fils du FLN) .

Ce processus ne fut évidemment pas freiné par l’illusion des deux Collèges (indigène et européen), un communautarisme avant l’heure.

Pourquoi ?

D’une part, parce qu’il n’y avait précisément pas, parmi les natifs de souche (à part Ferhat Abbas), de volonté réelle d’admettre ce que les Gaulois avaient réussi à concevoir : l’apport positif de la colonisation romaine avec un droit unifié, un désir d’union politique malgré la diversité, une conception de plus en plus démocratique des relations sociales, une organisation urbaine distincte des propriétés féodales et ecclésiatiques.

D’autre part, le refus arabo-islamique d’évoluer identitairement en prenant en compte les acquis indéniables du point de vue de la civilisation humaine, (celle qui pose l’émancipation, l’ouverture, comme conditions de tout affinement singulier),s’alimentait du refus opposé, celui du tout ou rien, ne comprenant pas qu’il fallait appuyer ces autochtones qui cherchaient à la fois à s’écarter de l’arabo-islamité et de l’assimilation pure et simple (à la façon de ce qui s’est passé en France, avec les dégâts que l’on sait).

Sauf que cet intéressant débat, cette mise en perspective, est aujourd’hui noyé par les relativistes d’extrême gauche et de gauche, les communautaristes de droite et d’extrême droite, qui refusent le socle universel, mettent par exemple sur un même pied la sharia et les droits démocratiques fondant de plus en plus la citoyenneté dans le monde.

Il est incroyable, dans ces conditions, que d’aucuns, en France, et au gouvernement, aient réussi à mettre en cause la loi du 5 février 2005, pour "apaiser les tensions", alors que, ce faisant, ils les attisaient encore plus, puisqu’elles sont fomentées par tous ceux qui refusent l’intégration dans le "système" (dit "néo-liberal", pour faire mode) pour les uns (résidus gauchistes ayant aujourd’hui pignon sur rue dans les médias et les universités), système "occidental" pour les autres, remettant en cause les "valeurs" et "l’identité arabe", "islamique", "noire", autant de crispations en réalité, de nostalgie, refusant de concevoir que les traditions culturelles spécifiques évoluent, se nourrissent les unes les autres, se transforment, au lieu d’être pétrifiées dans une espèce de culturalisme grand-papa : " Que voulez-vous, ce sont des musulmans, ce n’est pas leur culture "...

Il est en fait risible d’observer les mêmes individus, qui se sont battu contre l’immobilité, le fixisme, les "valeurs bourgeoises", soutenir aujourd’hui mordicus les revendications identitaires visant à figer une fois pour toutes la condition humaine et ses singularités sexuelles et individuelles dans un moule civilisationnel refusant toute autre innovation que celles inscrites dans un livre écrit il y a treize siècles, ou dans les coutumes ancestrales.

Cette réaction, là, n’est pas dénoncée, sinon par quelques vagues critiques sur "la tentation obscurantiste" mais qui ne vont pas au fond, parce qu’elles ne voient pas que ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est l’avenir de la liberté. C’est-à-dire le devenir de la civilisation démocratique techno-urbanisée, avec ses différences culturelles, nécessaires, mais non suffisantes à elles seules pour penser l’interaction actuelle du devenir mondial, et ceci dans toutes ses dimensions.

Il est dommage que le débat en France et dans le monde en soit réduit à cela, au degré zéro de l’analyse, diabolisant sans cesse l’Occident, au lieu de percevoir aussi en lui un même que soi, qui a été cependant la seule civilisation à se remettre en cause, comme le dit si bien Pascal Bruckner dans son dernier ouvrage, La tyrannie de la pénitence (Grasset).


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354 réactions à cet article


  • tal 16 octobre 2006 11:06

    Encore !Décidément...Si Agoravox reste encore qelques mois dans cette veine raccoleuse, je ne donne pas cher de son avenir. C’est de plus en plus avec ce genre de theme, une copie des Forums de partout et nulle part du style « MSN Libres Propos », ou l’on bouffe du maghrébin, du noir et du métèque à longueur de temps. Pfffff !!!!

    Puisque c’est ainsi, je replace ici mon papier déja sorti sur un autre fil.Pfffff !!!!!

    Venons en à « La Tyrannie de la Pénitence » Pascal Bruckhner , assurément un personnage attachant,Tout à la fois ,écrivain-philosophe,éssayiste et avant tout polémiste Se distinguant surtout par un anticonformisme , mais qui n’est que de façade.J’ai eu le privilège d’un échange de correspondance avec lui, suite a un article qu’il avait publié dans le monde. A ma grande surprise il m’avait alors adréssé une réponse écrite (manuscrite !)à laquelle je dois l’avouer été sensible.J’ai vu dans cette attention, les marques d’un esprit bien élevé. Dans ce fil, Zen a dit, qu’après, il pensait que Bruckhner avait une reveanche a prendre, c’est aussi mon sentiment, étant familier de ses oeuvres. Sa référence c’est l’Amérique,Il déteste la vieille Europe, et le fait savoir en toutes occasions. Cet ouvrage s’inscrit dans la nature pamphlétaire du personnage.

    C’est la raison pour laquelle après la lecture de la « Tyrannie de la pénitence », j’ai décidé trivialement parlant, « de me le faire ! »

    Tout au long de cet ouvrage, il balance entre réalisme et surréalisme, aphorisme et baliverne, vérités et contre-vérités ou mensonges. Le tout devant servir a nous persuader,de notre (ceci),a nous faire prendre conscience de (cela).C’est une psychanalise à la hussarde.Le temps presse,alors pour le besoin, il n’hésite pas a faire appel a Freud,afin de mieux nous convaincre de notre névrose.

    « Nous le savons depuis Freud, le masochisme n’est qu’un sadisme inversé... » Partant sur l’analyse d’un comportement de groupe érigé par lui en fait social majeur,ce genre de raccourci , venant d’une personne aussi cultivé que l’est Pascal Bruckhner, en dit long sur les intentions de l’auteur.

    Des passages d’une grande lucidité :

    « La terible présomption de ce cri : »Nous sommes civilisés « a trop longtemps signifié, à l’époque de l’outre-Mer :  »nous vous sommes supérieurs« .Le système colonial, ne pouvait manquer de dégénérer en ségrégation »

    Ou encore

    « passer le Coran au crible de la raison herméneutique, supprimer les versets douteux sur les juifs, les chrétiens, les homosexuels... »

    Concernant la bible, est-il certain que cela a été fait ? Sodome et gomorrhe, Noé et la malédiction de Cham ancêtre de la race noire, la bible en a-t-elle été expurgée ?

    Suit plus loin (Page 57), un developpement savoureux, sur les notions de remord et repentir,que je recommande tout particulièrement . Ces lignes traduisent bien la contradiction dans laquelle se trouvent enfermés Brukhner , Finkielkraut et consor, au regard de leur propore communauté. Car qu’on ne s’y trompe pas,des ouvrages tels que : « La défaite de la pensée » (Finkielkraut), « Le sanglot de l’homme blanc », « La Tyrannie de la Pénitence » (Brukhner) sont avant tout des ouvrages destinés a déculpabiliser l’occidental, le blanc vis ) vis des peuples du tiers-monde (des métèques),a lui redonner confiance en lui dans ce domaine et rien que dans ce domaine...

    Pour les besoins de la cause, il se fait l’écho des propos les plus insensés , des opinions les plus irrationelles sur une prétendue responsabilité d’Israël dans la propagation du Sida en Afrique, ou sa responsabilité dans le Tsunami en Asie.J’en passe et des meilleurs.Même s’il n’a jamais eu connaissance de telles inepties,il les invente, pour conforter sa thèse d’une hostilité viscérale du tiers-monde Islamo-Africain a l’égard de l’occident blanc et de leur antisémitisme concomitant. Il faut savoir aussi que Brukhner comme Finkielkraut, se reconnaissent comme des militants sionistes actifs, et ce sont eux , en accord avec d’autres « élites » qui ont énoncé la célebre équivalence " anti-sioniste=anti-sémite.

    En conclusion, de contre vérités, de lieux communs de suppositioins, de procès d’intentions,d’affirmations gratuites et souvent invérifiables, habillés de quelques vérités, qui se mêlent et s’entrechoquent tout au long du livre dans le bût de stigmatiser une certaine catégorie de la population. Ce n’est pas un éssai critique, même pas un pamphlet, c’est une diatribe comme Brukhner en a le secret.

    Au vu de ce que nous montrent les média, et ce que l’on entend dire par l’homme de la rue, ce n’est pas l’occident (Europe-Usa) mais plutôt le Tiers-monde qui est présenté et (pire !) perçu comme le monde des ténèbres,axe du mal, veritable pandémonium.

    Messieurs Finkielkraut et Brukhner sont spécialistes en déconditionnement et déculpabilisation du Blanc occidental.C’est auto-investis de cette mission , qu’ils ont entrepris de déculpabiliser « le bon et brave » européen et surtout Français, à qui la communauté spirituelle de ces deux déconditionneurs a pourtant longtemps fait battre leur coulpe sur la question de l’antisémitisme.

    Pour « déculpabiliser et déconditionner » ils leur adresse le méssage suivant :

    « vous n’êtes pas racistes et encore moins antisémites, nous le savons bien.Vous êtes purgés de ces démons ,vous nous acceptez maintenant comme de vrais européens ,des »blancs".Votre repentir est total et sincère et pour preuve, vous communiez chaque année avec nous dans le souvenir de la Shoah. Nous savons que désormais l’ennemi ce n’est pas vous, mais les noirs et particulierement les Antillais., qui avec leurs sacrées revendications mémorielles, nous ont associent nous juifs à cette sale affaire de l’esclavage. Alors nous allons entreprendre de les neutraliser , en banalisant le fait exclavagiste,et par là-même en discréditant la communauté antillaise, et nous garderons ainsi l’exclusivité de mémoire souffrante , avec les avantages que cela comporte depuis 60 ans. "

    Et Finkielkraut de lacher sur les antennes et dans la presse, de temps en temps, ses petites phrases assassines du genre " Les antillais ?! Ah, Ces assistés de la République !!!

    De la même famille que les victimes expiatoires traditionnelles en Europe,ces « penseurs » sont devenus au travers de leurs écrits, des chassseurs redoutables, ayant appris de d’autres, la manière de lever la gibier.. Ainsi bien que fils, petit fils, arrière petit fils de ceux qui eurent a souffrir de la barbarie, ils affichent désormais des idées en parfaite adéquation avec les mouvements de droite et, d’extrême droite européenne.Leurs écrits sont une sorte de faire valoir destiné a s’attirer la sympathie des ennemis d’hier, et exorciser un antisémitisme qu’ils préssentent toujours larvé en occident


    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 16 octobre 2006 11:32

      Point de Godwin atteint !


    • olivier 16 octobre 2006 14:17

      Un point godwin au premier commentaire c’est fort. Et puis le commentaire plus long que l’article c’est vraiment que du bon ! Un lien aurait suffit.

      Monsieur, si vous pensez que le niveau baisse (ce qui reste a voir), peut etre est-ce la faute a des commentaires comme le votre.


    • tal 16 octobre 2006 15:13

      Loi de Godwin Wikipédia, l’encyclopédie libre.

      « Mike GodwinLa loi de Godwin est une extension du Reductio ad Hitlerum faisant partie du folklore Usenet. citation originale : »

      « As a Usenet discussion grows longer, the probability of a comparison involving Nazis or Hitler approaches 1. »

      Pensez vous sérieusement qu’une discusion portant sur les écrits de Brukhner,et accèssoirement de Finkielkraut qui en est un alter ego, puisse entrer dans loi de Godwin.

      Quelle affreuse comparaison ! Et asurément peu flatteuse pour eux...


    • tal 16 octobre 2006 18:08

      @ Olivier

      « Un point godwin au premier commentaire c’est fort. Et puis le commentaire plus long que l’article c’est vraiment que du bon ! Un lien aurait suffit. » (olivier)

      Il y avait les spécialistes en détection des trolls, maintenant voici venu le temps des adeptes de la loi de godwin Assurément le net cultive !

      Mea culpa, car je manie les liens avec parcimonie, rien de plus facile pour l’auteur mais de plus pénible pour le lecteur dans les echanges sur la toile. Par ailleurs, existe-t-il une loi écrite en ce domaine ?

      Un bon point cependant pour la première remarque.Mon texte à vue d’oeil doit probablement faire 5 ou 6 lignes de plus que celui de l’auteur. Compliments ! Toutefois, la pertinence de vos autres remarques ne me semble pas à la hauteur de votre acuité visuelle, et de vos dons arithmétiques.

      « Monsieur, si vous pensez que le niveau baisse (ce qui reste a voir), peut etre est-ce la faute a des commentaires comme le votre » (olivier)

      Maintenant que vous entrepreniez de penser ce que je pense, la c’est une autre affaire !

      Je n’ai jamais prétendu que le niveau baissait sur Agoravox, encore que le fait d’être amené a... vous faire réponse, me conduit a m’interroger.J’ai dit que ce genre de sujet récurrent( invitation a bouffer du Maghrébin, du Noir et du Métèque), risquait de compromettre l’avenir de ce type de média. C’est tout !

      Que mes commentaires ne vous conviennent pas, voir même vous indisposent,( je crois en deviner la raison...), j’en conviens volontiers,entendu que ni vous ni moi ne détenons l’absolue vérité.

      Bien à vous

      Tal


    • 16 octobre 2006 23:12

      Bis repetita. Tal, l’article de cette page n’a rien à voir avec l’antisémitisme, même si c’est votre dada à vous et Bruckner. Je n’ai pas de conclusion à tirer de vos propos, je m’en fous. Je suis seulement irrité que vous vampirisiez le sujet.

      Bah, après tout, si ça vous défoule, allez y, partez encore sur votre dada pour un petit galop supplémentaire...

      Am.


    • tal 17 octobre 2006 16:17

      @ IP:xxx.x28.162.15) le 16 octobre 2006 à 23H12

      « Je n’ai pas de conclusion à tirer de vos propos, je m’en fous. » ***********************************************************

      Tal : réciproquement !

      Je suis seulement irrité que vous vampirisiez le sujet. ***********************************************************

      Tal : Selon vous ? alors zappez !


    • ZEN zen 16 octobre 2006 11:24

      Encore un auteur qui n’as pas regardé de près l’histoire de la colonisation algérienne, qui n’en retient que quelques détails en travestissant certains faits (la scolarisation généralisée, par ex) pour défendre avantageusement une thèse en vogue trop connue. C’est Cambronne qui va être content, qui va répétant :« Vive la Coloniale ! »


      • 16 octobre 2006 11:29

        moi je m’en fous du bilan de la colonisation, je voudrais juste pouvoir aller en Algérie.

        Quand est-ce que les algériens arrêteront leurs conneries et recommenceront à nous laisser aller en Algérie ? smiley


        • 16 octobre 2006 11:34

          Encore, oui, encore... Même qu’en Algérie les coqs réussissaient à chanter « Cocorico !... » comme tous les bons représentants de la race humaine..

          D’un autre côté, la réponse de Tal est lamentable aussi. Un tel article ne permet aucun dialogue.

          8 mai 1945, c’est la date de la rupture. Elle est consommée, plus besoin de s’y attarder, hormis dans des débats d’historien. Passons à autre chose.

          Am.


          • tal 16 octobre 2006 12:59

            @ IP...2816215

            vous dites :

            « D’un autre côté, la réponse de Tal est lamentable aussi. »

            Qu’à cela ne tienne ! Alors développez,argumentez et on verra...

            Ce point de vue(le mien) sur le sujet , est peut-être moins minoritaire dans l’opinion que vous n’aimeriez le supposer.

            Il est vrai que l’on peut avoir raison contre tout le monde, ou...tort !

            Amclmt

            Tal


          • 16 octobre 2006 13:25

            Tal, l’antisémitisme n’a rien à voir avec le sujet de l’article, vous ne faites que vampiriser le sujet pour exploiter un thème qui semble vous être cher. D’ailleurs vous le dites vous-même, vous n’avez fait que placer ici un texte écrit dans un autre contexte.

            Je retiens tout de même de vos propos une phrase tout à fait juste :

            « Nous sommes civilisés » a trop longtemps signifié, à l’époque de l’outre-Mer : « nous vous sommes supérieurs ».

            Am.


          • tal 16 octobre 2006 19:06

            @IP:xxx.x28.162.15

            " Tal, l’antisémitisme n’a rien à voir avec le sujet de l’article, vous ne faites que vampiriser le sujet pour exploiter un thème qui semble vous être cher. D’ailleurs vous le dites vous-même, vous n’avez fait que placer ici un texte écrit dans un autre contexte.( Am ) IP:xxx.x28.162.15 Je retiens tout de même de vos propos une phrase tout à fait juste : « Nous sommes civilisés » a trop longtemps signifié, à l’époque de l’outre-Mer : « nous vous sommes supérieurs » **************************************************************************************

            Vous plaisantez je suppose. Il se trouve que vous vous adréssez a quelqu’un qui a lu et bien lu l’ouvrage de Brukhner dont il est fait référence par l’auteur de l’article du présent fil. «  diabolisant sans cesse l’Occident, au lieu de percevoir aussi en lui un même que soi, qui a été cependant la seule civilisation à se remettre en cause, comme le dit si bien Pascal Bruckner dans son dernier ouvrage, La tyrannie de la pénitence (Grasset ) » Oseriez vous prétendre si vous avez lu cet ouvrage, que Brukhner n’aborde pas encore comme toujours dans ses ouvrages, la question de l’antisémitisme ? Il ne fait même que ça, de parler du sionisme, de l’antisémitisme, du conflit Israélo-Palestinien, développant , argumentant, justifiant ceci, condamnant cela, en s’appuyant sur les exemples les plus percutants, les plus fantasques , mais aussi les plus vrais parfois.

            Lisez d’abord le livre et vous verrez ensuite, si comme vous le prétendez un peu rapidement, que le fait de batir une réponse incluant l’antisémitisme,est dans tel fil « vampiriser le sujet » Oui ce thème m’est cher, et pourquoi ne me le serait-il pas ? Je ne peux pas faire partie de ces minorités nationales qui ont aussi leur mot à dire sur la question ? Faut-il être Arabe, musulman(blanc ou noir) palestinien, Israëlien, Africain,Juif, Catholique, adèpte de la tribu Ka, Frontiste, Dieudoniste ou que sai-je encore, pour être autorisé a donner son point de vue sur ces questions ? Je ne suis rien de tout cela, mais je fais partie d’une catégorie de gens qui malgré tout ont des choses a dire telles qu’il les pense Ce sujet ayant déja été débattu dans un autre fil sur Agoravox, j’ai estimé devoir répéter ce que j’ai écrit sur le sujet, car mon opinion n’a pas changé en 48 h. Asujet récurrent, réponse récurrente c’est tout !

            Quant a la phrase que vous mettez à mon crédit, elle n’est pas de moi mais de Brukhner que je citait.Rendons donc à César... Alors faites de mes écrits l’interprétation que vous voudrez, d’avance je sais d’avance sans coup férir, les conclusions que vous en tirerez...elles sont elles aussi invariables et récurrentes. C’est votre affaire !

            Tal


          • aebc 16 octobre 2006 11:44

            Je suis inquièt à la lecture de cet article... Le cynisme de certains « penseurs » me désole de plus en plus... A qui voulez vous faire croire que les colonisations et les asservissements de l’Homme par l’Homme (ou par qui ou quoi que ce soit) puissent être de bonnes choses.... Regarez 2 secondes ce que sont devenus les colonisateurs et les colonisés et osez encore nous écrire qu’il y a eu un semblant d’égalité entre eux....


            • ZEN zen 16 octobre 2006 11:53

              « ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est l’avenir de la liberté. C’est-à-dire le devenir de la civilisation démocratique techno-urbanisée, avec ses différences culturelles, nécessaires, mais non suffisantes à elles seules pour penser l’interaction actuelle du devenir mondial, et ceci dans toutes ses dimensions. »

              J’aimerais bien que l’auteur m’explique ce qu’il entend par ce charabia...


              • Zen 16 octobre 2006 11:57

                Pour comprendre l’Algérie d’aujourd’hui, regarder ces 2 extraits de vidéos gratuits :

                i) L’avenir des jeunes algériens algériens

                ii) Meurtres entre amis


                • ZEN ZEN 16 octobre 2006 12:44

                  @ TOUS

                  ATTENTION !

                  Ce faux zen (ou nez) est un usurpateur.Vérifiez l’adresse : par Zen (IP:xxx.x02.161.115) le 16 octobre 2006 à 11H57

                  Le vrai ZEN


                • ZEN ZEN 16 octobre 2006 12:51

                  @ Agoravox, la rédaction

                  Faites quelque chose pour éviter l’intervention de ce faux zen, qui, pour la troisième fois au moins, se fait passer grossièrement pour ce qu’il n’est pas...Merci !


                • ZEN ZEN 16 octobre 2006 12:59

                  Cet article, à prétention historique ,est en fait une provocation, un grossier brûlot jeté pour causer le maximum de polémiques et de confusions ..D’ailleurs l’auteur n’intervient jamais en cours de commentaires..

                  Donc, ne tombons pas dans le piège...


                • zaâma ! 16 octobre 2006 12:04

                  Bravo Lucien !

                  Le discours gôcho s’essouffle et les ex-colonisés en ont ras-le-bol de la démagogie pré-électorale ! Bien à toi !


                  • Panama 16 octobre 2006 12:08

                    @ Lucien-Samir : on a tord d’avoir raison contre l’opinion publique - ou des voix les plus puissantes - , vous le savez bien.

                    @ aux commentaires : un peu de tolérance, svp, vous devez bien admettre que l’auteur maîtrise son sujet, et que son article n’est pas de la pure propagande. Les sources sont claires, non ?

                    S’il y a des choses que vous ne voulez pas lire ou entendre, ne venez pas sur un media citoyen.


                    • aebc 16 octobre 2006 12:37

                      @ Panama cela m’a toujour fait rire que les gens qui en appellent à la tolérence sont souvent ceux qui en font le moins preuve... Il n’est pas question de tolérence mais de contradiction on a le droit que je sache dans un média citoyen d’amener de la contradiction que cela plaise ou pas... Si on accepte pas la contradiction on écrit dans les organes officiels...


                    • Serpico 16 octobre 2006 22:17

                      A Panama « vous devez bien admettre que l’auteur maîtrise son sujet »
                      — 

                      Il ne vous en faut pas beaucoup, vous.

                      « Au pays des aveugles, le borgne est roi ».

                      En plus, le borgne est une larve.


                    • Serpico 16 octobre 2006 22:42

                      Lucien, léchant désespérément...

                      « Prenons l’Algérie comme cas de figure » : comme ça, au hasard...

                      « Certes, il y eut spolation des terres, surtout après l’insurrection kabyle de 1871 » : apprécions à sa juste valeur le « surtout après l’insurrection kabyle ».

                      « Certes, il y eut spoliation » : on a l’impression que ce n’est pas grave. On expropriait à tour de bras : tout ce qui était « terres arch » (appartenant à la tribu) fut saisi par l’administration française sous prétexte que le Dey, gestionnaire, n’était plus, l’Etat français prenait sa place.

                      Tous les paysans français sans terre traversèrent la méditerranée pour prendre possession des terres arabes.

                      La France, soucieuse de son honneur n’a jamais été honorable. Le déshonneur était sa seule caractéristique à l’époque : promettant de ne jamais toucher à la propriété privée, elle n’a pas tenu sa promesse une seule seconde.

                      La France a envoyé de véritables bêtes sauvages conquérir l’Algérie. Le pays des « droits de l’homme »..blanc a été d’une ignominie, d’une bassesse et d’une cruauté rarement égalées.

                      — -

                      « En vertu des instructions du général en chef de Rovigo, un corps de troupe sorti d’Alger, pendant la nuit du 6 avril 1832, surprit au point du jour la tribu endormie sous ses tentes, et égorgea tous les malheureux El-Ouffia sans qu’un seul chercha même à se défendre. Tout ce qui vivait fut voué à la mort ; on ne fit aucune distinction d’âge ni de sexe. Au retour de cette honteuse expédition, nos cavaliers portaient des têtes au bout des lances. »

                      Christian : L’Afrique française, p. 143.

                      « Tout le bétail fut vendu à l’agent consulaire du Danemark. Le reste du butin fut exposé au marché de la porte Bab-Azoun (à Alger). On y voyait des bracelets de femme qui entouraient encore des poignets coupés, et des boucles d’oreilles pendant à des lambeaux de chair. Le produit des ventes fut partagé entre les égorgeurs. Dans l’ordre du jour du 8 avril, qui atteignit les dernières limites de l’infamie, le général en chef eut l’impudence de féliciter les troupes de l’ardeur et de l’intelligence qu’elles avaient déployées. Le soir de cette journée à jamais néfaste, la police ordonna aux Maures d’Alger d’illuminer leurs boutiques, en signe de réjouissance. »

                      ( Dieuzalde : Histoire de l’Algérie, tome I, p. 289.)

                      Tais-toi, lucien oulahbib, tu fais honte à tes ancêtres !

                      Tu es ignoble et veule. Tu ne vaux pas le crachat que je te lance à la figure.

                      Tu fais honte à tous ces kabyles, chaouia, arabes et tous algériens morts massacrés par des brutes sauvages.

                      Tu es en dessous de tout en trahissant ainsi leur mémoire.


                    • José w 16 octobre 2006 12:10

                      Comme toujours, l’auteur nous sert une islamophobie rampante, une islamophobie à la droite de la droite...

                      Extrait 1 : « Le bilan positif du colonialisme (français) »

                      Remarquez la parenthèse franchouillardeb dans le titre de l’article : certes, le colonialisme c’est pas bien en général, mais le colonialisme français c’est bien, presqu’aussi bien que le colonialisme israëlien.

                      Extrait 2 : « ...l’état de survie dans lequel les colonisations arabo-islamiques et turques l’avaient maintenue ».

                      Eh oui, forcément, dans l’esprit des néo-conservateurs sionistes, tout ce qui est arabe, islamique et désormais turc est forécement suspect.

                      Toujours la même petite musique, la même qu’on a à la radio, à la tv ou dans les journaux alginés..


                      • CAMBRONNE 16 octobre 2006 12:29

                        BONJOUR A L’AUTEUR

                        La colonisation est un fait historique qu’on ne peut pas effacer , positif ou négatif à la limite on s’en fout .

                        Une fois de plus on veut juger avec nos valeurs et nos connaissances des actes qui ont été commis ou instigués par nos arrières grands parents .

                        Ce qui compte pour moi c’est ce que nous allons faire aujourd’hui de ce passé qui nous colle à la peau .

                        LE COMMUNAUTARISME QUE NOUS CRITIQUONS TANT est déja en place comme il l’est aux US et en Angleterre . Le combat est perdu d’avance , il faut donc faire avec . Comment , ça je n’en sais rien , on peut en discuter .

                        Vive la république quand même .


                        • Anthony Meilland Anthony Meilland 16 octobre 2006 12:46

                          Cher Général,

                          Encore une fois, et malgré nos différences idéologiques je suis d’accord avec toi !!

                          Cela ne rime vraiment à rien de savoir si la colonisation était bien ou pas, si ces peuples auraient été mieux sans,...

                          C’est comme ça un point c’est tout !!!

                          Maintenant on fait quoi ?

                          Je suis par contre en désaccord complet avec la fin de ton commentaire.

                          Il faut lutter contre le communautarisme même si le combat est perdu d’avance (ce que je ne pense pas).

                          Oublies-tu ton pseudo ??? smiley

                          « la garde meurt mais ne se rend pas »

                          Vive la République Universelle !


                        • falloujah 16 octobre 2006 12:32

                          Décidément le Harki scribouillard et inculte de service, à besoin d’une leçon d’Histoire car son aplogisme de l’abjection coloniale de l’Algérie de Papa, et son révisionisme nouvelle droite del vallienne Fascisante, me donne la nausée.

                          Première partie l’insurrection de 1871

                          Elle a une signification éminemment politique dans la mesure où elle se veut une riposte aux mesures injustes prises par les autorités coloniales à l’égard des Algériens et dont le décret Crémieux du 24 octobre 1870, qui déclare en bloc les juifs algériens citoyens français, a été la goutte qui a fait déborder le vase.

                          Ce décret vient s’ajouter aux autres lois scélérates déjà en vigueur, en particulier la loi dite Sénatus Consulte du 22 avril 1863 qui déclare : les terres collectives « arch » accessibles à la propriété individuelle au profit des colons. Cette loi sera d’ailleurs complétée par la loi Warnier du 26 juillet 1873 qui soumet le régime foncier à la loi française. Ces lois injustes sont venues déposséder de leurs terres les fellahs algériens, déjà pénalisés par les conditions naturelles défavorables, en particulier la sécheresse de 1868 qui a fait 500 000 morts dans la population pauvre et indigêne d’Algérie. Avec la chute en 1870 du Second empire dirigé par Napoléon III face à l’Allemagne de Bismarck, la situation est jugée propice par les nationalistes algériens pour déclencher « la plus grande insurrection qui ait secoué l’Algérie ». Selon Mustapha Lacheraf : « Des centaines de milliers de combattants entraînent dans le mouvement les 2/3 du pays » . La grande insurrection de 1871 était d’abord dirigée par Al Hadj Mohamed Al Mokrani qui, sitôt démissionnaire de son poste de bachagha de Médjana inaugure le 15 mars 1871 l’insurrection. Quelques jours après, le 8 avril, se joindra à lui cheikh Al Haddad qui lance l’appel au djihad après la prière du vendredi à Saddouk, fort du soutien des confréries religieuses, en premier lieu celle de la Rahmania à laquelle il appartient. L’insurrection d’Al Mokrani et d’Al Haddad coïncide avec le soulèvement de la commune de Paris, noyée dans le sang par les soldats du régime chancelant de Thiers. C’est aussi par le fer et le sang que ce régime a fait face à l’insurrection de Kabylie en dépêchant comme gouverneur général l’amiral Gueydon qui acquerra la sinistre réputation de sanguinaire. Guidés par la foi et animés de courage, les combattants algériens ont mené près de 340 batailles. Malgré leur volonté et leur bravoure, les 200 000 combattants algériens, n’ont pu tenir devant l’armée coloniale, mieux équipée et estimée à 800 000 hommes. C’est par un véritable carnage que se termine l’insurrection, faisant 60 000 morts du côté algérien, contre 20 000 du côté français, soit 3 pour 1. La répression militaire est suivie d’une oppression forcenée dans le domaine foncier par la confiscation des terres appartenant aux familles d’insurgés et celles des familles manifestant la moindre sympathie avec ces derniers. En tout, plus de 2 640 000 ha sont frappés de séquestre et seront distribués en grande partie aux Français d’Alsace et Lorraine chassés par l’Allemagne et qui sont venus grossir les rangs des colons et se nourrir de la sueur et du sang des propriétaires algériens. A la confiscation des terres, s’ajoutent les sanctions pécuniaires, tribut de guerre estimé par T. Oussedik à 10 238 500 F en Kabylie, 1 228 620 F à Aumale et Beni Mansour, soit au total 11 467 122 F . D’autres auteurs estiment le tribut plus élevé et le chiffrent à 36 000 000 F. La répression judiciaire vient compléter la vengeance aveugle des atrocités coloniales. Une série de procès se tient dans l’Algérois et dans le Constantinois et dont le point commun est leur caractère démesuré et expéditif. Ainsi, après, au champ de bataille d’Al Mokrani, le 6 mai 1871, les chefs de l’insurrection finissent par tomber l’un après l’autre entre les mains de l’occupant. Ce sont d’abord les fils de Cheikh Al Haddad, Aziz (30 juin 1871) et son frère M’hammed (2 juillet) qui sont capturés, puis Boumezrag, le frère d’Al Haddad, qui sera arrêté à son tour, en janvier 1872. Pour faire le silence sur le fondement éminemment politique du soulèvement, les autorités coloniales ont tout fait pour réduire les faits à de banals actes de vol, de vandalisme et de pillage relevant du droit commun. Aussi, les accusés comparaissent-ils devant la cour d’assises siégeant à Constantine, Blida et Alger. Dans son ouvrage consacré à l’événement, appelé d’ailleurs 1871, Tahar Oussedik nous fournit d’intéressantes précisions sur les chefs de l’insurrection jugés par chacune des juridictions évoquées. Ainsi, la cour d’assises de Blida a jugé Si Ameziane Oukezouz et Si Mohand Oubraham qu’elle a condamnés à la déportation. De son côté, la cour d’assises d’Alger s’est occupée des Ouled Mahieddine de Taouarga, du Cheikh Al Djaâdi et d’Al Hadj Mohand Ould Hadj Belkacem qu’elle a condamné à la réclusion à vie. Quant à la cour d’assises de Constantine, c’est devant elle que se sont déroulés les procès les plus retentissants avec le jugement des grands chefs de l’insurrection, à leur tête Boumezrag, Cheikh Al Haddad et ses deux fils Aziz et M’hand. Les procès de Constantine sont les mieux connus pour être couverts par les observateurs et les plus évoqués par les chercheurs. Parmi ces derniers, Mehdi Lallaoui se distingue par son ouvrage édité en première édition en 1994 par Au nom de la mémoire sous le titre Algériens du Pacifique - Les déportés de Nouvelle-Calédonie, et en deuxième édition par la maison Zyrâb (Alger) en 2001. En fait, c’est un travail collectif auquel ont participé chercheurs, enquêteurs, photographes, correcteurs et techniciens en photographie. Publié sous son nom, l’ouvrage de Lallaoui nous fournit d’intéressantes informations sur le procès de Constantine. Avant d’être traduits devant la cour d’assises de Constantine, les inculpés ont fait l’objet d’une information judiciaire instruite par les cabinets d’instruction de Constantine, Sétif, Philippeville et Alger. Puis, dans un souci de regroupement, il y a eu dessaisissement au profit du juge d’instruction de Sétif. C’est ainsi que le 21 septembre 1872, la chambre des mises en accusation de la cour d’appel de Constantine rend son arrêt de renvoi devant la cour d’assises de cette ville. Selon l’acte d’accusation notifié en septembre et en décembre de la même année, les insurgés sont accusés « d’avoir pris part, à des degrés divers, à des actes d’insurrection, exécutés de concert, en diverses localités des provinces d’Alger et de Constantine ». La cour d’assises de Constantine a siégé en trois sessions, l’une ordinaire, marquant l’ouverture des procès le 10 mars 1873, les deux autres extraordinaires se tenant les 31 mars et 28 avril 1873. La cour d’assises est composée de 12 jurés, aux termes de l’article 394 du code d’instruction criminelle. Ce sont tous des colons. Colons aussi sont les témoins au nombre de 600, venus charger les accusés en fermant les yeux sur les terribles vengeances et exactions subies par les Algériens depuis deux ans. Depuis le début des hostilités, 60 000 Algériens ont péri, soit trois fois plus le nombre de Français tués. Malheureusement, le bilan des pertes algériennes en vies humaines ne cesse de s’alourdir depuis la fin de l’insurrection, pratiquement en juillet 1871. Cela explique la politique de la terre brûlée menée par les autorités coloniales qui ont recours à la liquidation physique pratiquée de sang-froid dans les douars et mechtas par la technique de l’enfumage où les insoumis à la tyrannie coloniale Française seront emmenés dans des grottes, pour y être asphyxiés et brûlés vifs.

                          Sélim Sabbah

                          Historien


                          • falloujah 16 octobre 2006 12:35

                            « sic » Son apologisme de l’abjection coloniale de l’Algérie de Papa, et son révisionisme nouvelle droite del vallienne Fascisante, me donnent la nausée.


                          • sihem 16 octobre 2006 13:21

                            merci pour ce cours d’histoire

                            bien cordialement


                          • Corwinhawk 16 octobre 2006 12:32

                            Je suis peut-être naïf, mais j’ai une petite question à poser qui me semble pourtant toute bête.

                            Qu’on se demande si la colonisation a eu un effet positif ou négatif, je comprends, mais pourquoi on oublie qu’aujourd’hui encore la France a encore des colonies. Quel est le rôle positif ou négatif de la colonisation aujourd’hui ?


                            • rousseau 16 octobre 2006 13:01

                              Va faire un tour à Mayotte, puis dans une ile des commorres voisine ; tu auras un élément de réponse. Autre possibilité : la Réunion puis Madagascar


                            • Stravos 16 octobre 2006 13:31

                              Ou la Guadeloupe et Haïti !


                            • Roman 16 octobre 2006 12:41

                              C’est bien parce que la France a été capable de se remettre en cause qu’elle est aujourd’hui le plus grand modèle de démocratie dans le monde. Pourquoi faudrait il arrêter de se remettre en cause ? Minimiser les côtés négatifs du colonialisme qui sont sans commune comparaison plus importants que les bienfaits, même si ces derniers sont nombreux ? Quelle est le prix d’une vie humaine en comparaison aux avantages pour la civilisation de 100 km de route supplémentaire ?

                              Je suis d’accord, il y a bien eu des côtés positifs et des fois très positifs dans la colonisation, mais le moindre des respects pour ces peuples colonisés serait de convenir en même temps toute l’horreur de la colonisation d’une autre manière que dans une ligne de l’article. Ces peuples soit-disant non civilisés avaient une culture traditionnelle aussi, dont quelques principes je le conçoit étaient barbares. Ce n’est cependant pas légitime de vouloir détruire toute une culture à cause de ces prétextes. Ces peuples ex-colonisés étaient eux aussi capable de penser, de réfléchir, d’aimer leurs frères et aussi les étrangers, de rire, de partager avec les autres leurs biens,...

                              Ce manque de respect de l’auteur ne serre qu’à attiser la haine entre les peuples, alors qu’il faut plutôt que les peuples se rassemblent, se comprennent pour vivre en harmonie. C’est la seule voie possible. Si une différence est faite, tôt ou tard cela se paira. Je suis à 100% pour la laïcité. Et je crois que tous les hommes sur cette Terre sont égaux, même si les apparences sont parfois trompeuses. Ceux qui disent être pour la laïcité et qui en même temps critiquent les musulmans sont des hypocrites. On ne dit pas à une personne « je te respecte même si t’es un con ». Ces gens irrespectueux utilisent une couverture pour faire passer leurs messages islamophobes. Je suis pour la laïcité et en même temps ce n’est pas possible que les musulmans aient 10 fois moins de chance d’être recrutés pour un travail pour la même compétence qu’un blanc. La laïcité est un mot, mais dans la pratique c’est bien plus complexe que cela car les gens sont avant tout jugés sur leur couleur, la consonnance de leur nom.

                              Donc oui il est important d’insister sur les côtés négatifs du colonialisme, et il est inadmissible de parler de côté positif en étant aussi irrespectueux envers les ex-peuples colonisés qui ont perdu beaucoup des leurs, dont les ancêtres ont beaucoup souffert, et qui ont perdu une grande part de leur culture soit disant « non-civilisée » mais aussi civilisée.

                              C’est aussi inadmissible que JM Lepen qui dit que les chambres à gaz ne représentent qu’un détail de l’histoire car elles ne représentent que quelques pages dans un livre d’histoire. D’un côté c’est vrai, mais c’est totalement irrespectueux pour les 8 millions de juifs qui y sont passés. Je maintient que contrairement à cet exemple le colonialisme francais a eu des côtés positifs, mais la perte de cultures et de vies humaines est bien plus important pour moi. C’est cela qu’il faut défendre avant tout et ne pas mettre sur un pied d’égalité les côtés positifs et négatifs.

                              Contrairement à ce que l’auteur pense, la France sait parler de ses côtés positifs du colonialisme et elle l’a toujours fait tout en rappelant le côté négatif. Je suis contre cette dissociation qui n’a comme seul but que d’exacerber les tensions entre les peuples en provoquant la partie adverse.


                              • rousseau 16 octobre 2006 13:04

                                Vous ne pouvez mieux le dire... Enfin un post censé.


                              • Stravos 16 octobre 2006 13:41

                                « Elle (la France) est le plus grand modèle de démocratie aujourd’hui ». C’est un rêve en tricolore que vous nous faites, cher monsieur, ou bien vous utilisez la Corée du Nord comme étalon de comparaison. Car un pays où les élus ne sont pas tenus de rendre des comptes et d’obéir à leur mandants, tel la France, n’est pas tout à fait une démocratie... Mais c’est un peu mieux qu’un goulag, c’est vrai !


                              • Roman 16 octobre 2006 14:03

                                J’aurais du dire l’un des plus grand modèle si ce n’est le plus grand modèle de démocratie. Car c’est bien la France qui est désignée comme modèle de démocratie dans le monde, rarement l’Italie, l’Allemagne, la Norvège ou un autre pays, même si d’autres sont meilleurs. Mais ne jouons pas sur les mots, le message que je voulais faire passer est dans la suite de mon commentaire. J’en ai trop marre de ce regain d’islamophobie en France par des gens qui se cachent sous les termes laïcité et égalité en les deshonorant, alors que ces principes me semblent très chers pour l’humanité.


                              • Emile Red Emile Red 16 octobre 2006 12:46

                                De la manipulation ou comment prendre des vessies pour des lanternes.

                                Lorsqu’on parle de « Le bilan positif du colonialisme (français) » serait’il encore nécessaire de le prouver, or n’est visible, dans aucune des ex-colonies, une civilisation conforme à celle qu’on voulut (soi-disant) installer.

                                Et si d’aucun me répondent « ponts », « routes », « hopitaux » avons nous pris les engagements à la formation permanente ?

                                Quoi d’une école sans maître et livre, d’hopitaux sans outil et docteur ? Telle est la preuve de l’échec le plus total et de la non positivité de la colonisation imposée et subie.

                                Et que dire de cette civilisation qu’est la notre qui réfute couramment ce qu’elle a proné 20 ans auparavant, que dire de cette civilisation qui ne prèche que fuite en avant et destruction du milieu aux fins de l’argent-dieu.

                                De quel droit pouvons nous affirmer que cette civilisation est la meilleure et se doit d’être universelle ?

                                Où sont les appareils de mesure, les analysomètres de bonheur, les pesogrammes de richesse humaine, les comparographes de valeurs sociales ?

                                Résolument, la fatuité occidentale est sans borne, oublieuse, perpétuellement nombriliste.

                                La colonisation, la suprême arnaque, qui permet aux petites gens de croire qu’un jour ils furent glorieux.


                                • Stravos 16 octobre 2006 13:44

                                  « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. » Montaignes.


                                • Emile Red Emile Red 16 octobre 2006 16:18

                                  Montaigne ... Maire et fuyard devant la peste.

                                  Mais grand homme de pensée et bordelais, c’est dire s’il fut grand homme, la précursion de Montesquieu tout autant grand homme et bordelais...

                                  Signé : Bordelais jusqu’à bout de souffle d’ongle.

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