
L'industrie nucléaire civile japonaise est née d'une proposition américaine de diversification de l'approvisionnement énergétique de l'archipel dans les années 50. Les USA ont envoyé leurs meilleures sociétés, à savoir, Edison et Westinghouse, vendre leur technologie (1). L'exploitation du site de Fukushima a débuté en 1971, pour cumuler actuellement 6 tranches réparties entre Fukushima 1 et 2 de 460 à 1100 MW (2), toutes mises en service avant 1980.
Les installations n'ont visiblement pas été dimensionnées pour des évènements sismiques majeurs pourtant déjà observés et programmés au Japon. Les experts crient au fou depuis au moins 10 ans quant à la probabilité de la survenue d'une catastrophe nucléaire majeure, au regard des technologies employées et des dangers liés aux phénomènes sismiques dévastateurs. Pour parler plus simplement, cette technologie n'aurait jamais dû être déployée dans cette région de la planète (3) & (4).
Actuellement, les 6 réacteurs de Fukushima 1 et 2 ont des avaries à des degrés divers (5), (6), (7) & (8). L'annonce du rétablissement de l'électricité n'est avérée que pour les réacteurs 5 et 6, également en surchauffe, en aucun cas les autres, et surtout pas les réacteurs 1, 3 et 4 par trop endommagés pour espérer rétablir quelque situation que ce soit (9) & (10). Aux dires des ingénieurs atomistes, nous sommes confrontés au pire cauchemar nucléaire. Les réacteurs sont perdus, hors de contrôle, et seul un confinement définitif type "sarcophage Tchernobyl" pourra remédier à la dispersion des rayonnements et particules radioactifs. Les apparences sont trompeuses, et le réacteur 2, qui semble le moins endommagé pourrait, avec le réacteur 3, être celui qui va poser le plus de problèmes, l'enceinte de confinement et le réacteur lui même auraient cédé (11).
Les USA qui possèdent un satellite capable de détecter le moindre radio-élément sur la planète depuis l'espace recommandent une zone d'exclusion de 80km autour de la centrale, ce qui revient à envisager le déménagement de 7 millions de personnes. Pour compléter les articles déjà publiés sur Agoravox, il apparaît sur la photo du réacteur N°4, que l'on peut voir un espèce de magma dégouliner de l'ouverture béante. S'agit-il du combustible stocké dans la piscine maintenant éventrée, et déjà fondu (12) ? Le Manager général de Tepco, Mr Akio Komiri, n'a pu s'empêcher de fondre en larmes au terme de sa dernière conférence de presse, ce qui illustre la gravité de la situation (13).
Les réacteurs de Fukushima sont les BWR de type Mark 1 de la société Edison, dont 23 sont également encore en service aux USA. Cette technologie vieille de 40 ans, est considérée comme dangereuse, en cause le type de réacteur (1 seul circuit de refroidissement) et la proximité du stockage du combustible irradié usagé, immergé dans des piscines construites dans les hauteurs de la centrale. C'est en tout cas l'avis du Professeur A Makhijani (14). Nous avons aujourd'hui connaissance de la quantité estimée de combustible dans les 4 réacteurs de Fukushima 1, soit 90 000 barres de combustible chargées dans les réacteurs 1 à 3, dont 32 880 de MOX dans le réacteur 3 et pas moins de 490 tonnes de combustible irradié usagé dans les piscines (15).
La responsabilité française ? La société AREVA n'a rien trouvé de mieux que vendre à l'exploitant Tepco du MOX pour charger le réacteur N°3 de Fukushima 1 qui fête ce mois ci son 35ème anniversaire de fonctionnement (16). Cela ne revient-il pas à faire fonctionner un moteur de 2CV avec de l'éther ? on peut légitimement se poser la question. Ce combustible n'était pas destiné à être chargé dans ce type de réacteur. Le MOX est produit en France par AREVA, a partir des déchets des centrales françaises qui produisent des quantités astronomiques de plutonium dans le cadre de leur fonctionnement normal, et dont personne ne sait finalement que faire. Le surgénérateur Superphenix aurait du brûler ce combustible surnuméraire. Sa fermeture (salutaire) a détruit la chaîne de traitement du plutonium imaginé par les ingénieurs du Corps des Mines.

| Don défiscalisé 10€ ou plus |
|
Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.
|
Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
Un Tsunami ne peut pas être responsable de quoi que ce soit : il ne répond de rien. Comme (...)
03/07 22:48 - Lucadeparissalut, pics de criticité impossible ?Pourquoi envoyer, par avion, de l’acide borique ?Si (...)
01/04 10:25 - colasTiens, 1 nouvel apocalyptique ! Bienvenue sur Z’Avox Faut dire, qu’ils Z’ont (...)
28/03 00:06 - Clouz0On aurait "programmé" la catastrophe qu’on ne s’y serait pas pris (...)
27/03 23:54 - JLj’ai pensé exactement pareil quand j’ai vu l’installation sur googlemap... (...)
27/03 23:46 - stabilob0ssPas de problème , çà gaze !!!! :-O http://energie-climat.greenpeace.fr/petrole-de-schiste-les-fora
27/03 11:07 - kéké02360
Pierre Lescure chante le rock
Taddeï l’anticonformiste, de Dieudonné à Chomsky
Violence des jeunes : vrai ou faux problème ?
Akhenaton : rap, religion et politique
Coline Serreau, la belle verte