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Accueil du site > Tribune Libre > Le revenu de base, acceptable ?

Le revenu de base, acceptable ?

La société d’aujourd’hui fait face à un problème qu’on avait cru réglé il y a de bonnes dizaines d’années. À l’instar de la révolution industrielle, la société actuelle voit apparaître une énorme disparité entre les riches et les pauvres. Toutefois, le problème présent est encore plus pernicieux : cette fois, l’écart de richesse frôle le point de non-retour. À vrai dire, les 62 personnes les plus riches de la Terre possèdent autant de richesse que la moitié la plus pauvre des habitants terrestres[1], qui représente environ 3,5 milliards de personnes. Il appert que cette disparité est engendrée par le système économique en place, le capitalisme. Le capitalisme a certes ses avantages, mais on commence de plus en plus à en ressentir les désavantages. La disparité économique oppose à grande échelle les pays industrialisés aux pays du tiers monde. Cela dit, il existe également une disparité apparente à plus petite échelle, comme à l’intérieur même d’une population. Pour contrer la disparité sans cesse croissante, une vague de solidarité est apparue un peu partout dans le monde. En effet, on commence à imaginer de nouveaux systèmes économiques qui pourraient éliminer l’écart des personnes riches vis-à-vis les personnes plus démunies. Un de ces systèmes se nomme le revenu de base. En gros, ce système à première vue utopique consiste à fournir une somme fixée à chacun des citoyens adultes d’une population, sans égards au sexe, à la situation financière ou à son statut social. Bien que plusieurs versions de ce système soient analysées, la plus commune va comme suit : toute personne de 18 ans et plus, homme ou femme, recevra un montant qui lui permettra de se tenir au-dessus du seuil de la pauvreté, sans aucune condition. Toutefois, le revenu de base semble inquiétant pour certaines personnes : en donnant à tout le monde une rémunération, on pourrait voir apparaître une baisse du rendement de production, faute de motivation. Plusieurs dirigeants de pays étudient actuellement les effets d’un tel système sur la qualité de vie de leurs citoyens. La Finlande a d’ailleurs annoncé qu’en 2017, elle verserait 560 € par mois à chacun de ses citoyens d’âge majeur. Ici, le ministère en place considère fortement la question : serait-il moralement acceptable d’instaurer un revenu de base pour tous ?

 

Le revenu de base détaillé

Bien que le système semble relativement simple, une foule de facteurs doivent être tenus en compte. Tout d’abord, il est nécessaire de bien comprendre comment le revenu universel fonctionne. Tel que susmentionné, le revenu de base doit être fourni à chaque personne sans exception — tout au long du texte, je fixerai l’âge minimal à 18 ans, bien qu’il existe d’autres possibilités —. Il est nécessaire de bien saisir l’étendue de ce que cette obligation implique : tout le monde doit nécessairement recevoir la somme due, autant le chef d’une entreprise que le mendiant du coin de la rue. Il est également essentiel de comprendre que cette somme doit être égale pour tout le monde, pour qu’aucune injustice ne soit commise. Si ces deux objectifs sont atteints, alors il est permis de commencer à songer au revenu de base. C’est le fondement même du revenu de base : tout le monde doit avoir la même chance. Ensuite, le montant fixe accordé peut différer selon les différentes versions du revenu de base – je fixerai ce montant pour qu’il soit légèrement supérieur au seuil de pauvreté, pour des raisons que j’énumérerai plus tard —. Évidemment, c’est l’ensemble de la population qui est touchée directement par la question du revenu de base. Toutefois, malgré le fait que tout le monde soit touché, ce sont les personnes plus démunies qui ont le plus de chance d’être affectées par l’adoption ou non d’un revenu universel. Bien entendu, en fournissant aux personnes démunies un revenu supérieur au seuil de pauvreté, ils auront selon toute vraisemblance une meilleure qualité de vie. Peut-être que ce montant leur permettra de se sortir de leur misère, et leur permettre de vivre une vie meilleure. Par contre, le revenu de base pourrait avoir un impact autant positif que négatif sur les citoyens de classe moyenne, et même de classe aisée. De fait, en octroyant un revenu permettant de vivre à une personne qui n’aime pas son travail, il est possible que celle-ci décide de quitter son emploi. Peut-être verrait-on des emplois moins intéressants disparaître pour faute d’intérêt envers ceux-ci. D’un autre côté, une personne qui a envie de s’impliquer socialement serait plus encline à le faire, puisqu’elle se verrait recevoir un montant assurant sa subsistance. Les effets de l’adoption ou non du revenu universel sont difficiles à prédire : personne n’en a jamais fait l’essai concret. Nous pourrons, dès 2017, observer les impacts du revenu sur les citoyens de la Finlande. Ainsi, il sera possible pour notre société d’effectuer les ajustements nécessaires pour décider de l’adoption ou non du projet. Deux valeurs fondamentales s’entrechoquent avec le débat du revenu de base : l’égalité et la liberté économique. Cette dernière est l’ensemble de plusieurs autres valeurs, comme le travail, l’argent et le pouvoir. Ainsi, les opposants au revenu universel diront qu’il brisera le travail, puisque beaucoup de gens ne travaillent que pour l’argent, et en recevant un salaire pour vivre, ils quitteront leur emploi. Toujours selon les partisans du contre, en octroyant un salaire à tout le monde, l’argent perdra de sa valeur, ce qui causera un nouveau problème de gestion de l’économie. Ils diront aussi que le gouvernement n’a pas les fonds nécessaires pour donner à tous ses citoyens. Finalement, en offrant à tout le monde une somme d’argent, il y aura une déstructuration de la hiérarchie sociale, qui pourrait éventuellement se transformer en anarchie. Pour leur part, ceux qui sont en faveur du revenu de base garanti croient qu’en adoptant ce projet, les plus démunis seront en mesure de subvenir à leurs besoins vitaux, ce qui augmentera leur qualité de vie. En augmentant la qualité de vie des plus pauvres, la disparité entre ceux-ci et les plus riches diminuera, créant du même coup en sentiment d’égalité général. Ceux qui soutiennent le projet diront que le revenu de base permettra à ceux qui n’aiment pas leur travail de s’en trouver un autre plus plaisant qui n’est peut-être pas aussi lucratif. Il permettra également aux personnes qui ont envie de s’impliquer socialement, de faire du bénévolat, de s’occuper de leur famille ou de vivre des aventures de le faire, parce qu’ils se soucieront moins de leurs finances. Il y aurait donc une amélioration globale de la qualité de vie des citoyens, autant du côté personnel que social. Pour continuer, le projet du revenu de base pour tous suit la ligne de pensée de la théorie morale du personnalisme. Toutefois, il s’oppose au système économique en place dans le monde occidental, le capitalisme. Nous devons jongler avec diverses opinions sur le sujet pour répondre à cette question : serait-il moralement acceptable pour le gouvernement d’instaurer un revenu de base pour tous ?

 

L’égalité de la personnalité

Le revenu de base est un moyen de mettre sur le même pied d’égalité tous les citoyens d’une population. Avec cette affirmation, il est possible de conclure que le revenu universel a pour but de respecter la personne humaine. En accordant le même salaire à tout le monde, il n’y a pas d’injustice qui se crée parce que la personne est considérée pour ce qu’elle est, et non selon ses performances académiques ou physiques, ou encore ses talents. Cette philosophie cadre à la perfection avec la théorie morale du personnalisme. Le personnalisme, créé par Emmanuel Mounier au du XXe siècle, s’oppose autant au capitalisme qu’au communisme. Pour le personnalisme, le capitalisme dépersonnalise la personne pour favoriser le profit. Avec le revenu de base, c’est la personne qui est priorisée face au profit, parce qu’on offre à tout le monde le même montant, ce qui fait en sorte que le profit est relégué au deuxième rang. Le personnalisme s’oppose également au communisme qui fait passer l’État avant la personne. Bien sûr, le revenu universel provient de l’État. Or, les citoyens sont libres de faire ce qu’ils veulent de leur argent, ils ne subissent donc aucune pression provenant d’un État trop contrôlant. Le revenu annuel de base est ainsi un juste milieu entre une société basée sur le profit et un État qui contrôle tout. Ce juste milieu place la personne au centre des préoccupations de l’État et de l’économie. Il s’agit là de la définition même du personnalisme. Le principe de la théorie peut être énoncé ainsi : une action est bonne si elle respecte la personne (liberté, droits) et aide à son épanouissement. Le revenu de base cadre avec ce principe, puisqu’en permettant à tous de subvenir à leurs besoins, on aide son épanouissement. Si l’on continue avec les valeurs que prône le personnalisme, on s’aperçoit qu’il s’agit sensiblement des mêmes que celles engendrées par le revenu de base. La personne est la principale valeur du personnalisme : le but du revenu universel est de permettre à tous d’avoir une chance, une démonstration qui suggère que la personne est la principale valeur du revenu de base. Ensuite, le personnalisme veut instaurer le respect au sein de la population : c’est le même objectif pour le revenu de base, qui permettrait à tous de se sentir respecté. En plus de ses valeurs basées sur la personne, le personnalisme ne tolère pas qu’une personne soit victime de la lourdeur des institutions. Pour sa part, le revenu de base permettrait à tous d’avoir une porte de sortie quand on se sent écrasé par les institutions. D’ailleurs, le revenu de base serait un substitut à plusieurs institutions, telles que l’assurance-emploi ou la litanie d’allocations de toutes sortes. Il y aurait un allègement des institutions, et ainsi la personne qu’est chacun de nous se sentirait plus libre face à l’État. Pour conclure, on peut affirmer sans se tromper que le personnalisme encourage le revenu de base, puisque les deux sont issus des problèmes engendrés par le capitalisme et le communisme.

 

La droite ébranlée

D’ores et déjà mentionné, le projet du revenu de base s’oppose au capitalisme. Cette idéologie politique, qui a gagné la majeure partie du monde occidental, est issue du libéralisme économique. Si l’on regarde la maxime du libéralisme économique, le revenu universel semble y carder : l’État doit rechercher à assurer la sécurité des citoyens et protéger leur liberté. On peut bien voir que le revenu de base semble un projet libéral : en fournissant un revenu de base à ses citoyens, l’État leur assure une sécurité financière, ainsi qu’une liberté, puisqu’il n’y a aucune restriction sur comment dépenser cet argent. Toutefois, la plupart des grandes nations du monde tendent vers un libéralisme beaucoup plus capitaliste. Ce « wild capitalism », présent notamment aux États-Unis, s’oppose au revenu de base. La raison ? Selon les partis d’extrême droite, l’État doit minimiser le plus possible ses interventions dans le domaine économique. Selon le libéralisme économique utopique, une « main invisible » doit réguler les échanges entre l’offre et la demande. Dans ce système, chaque personne doit être en mesure de s’enrichir, tout en bénéficiant aux autres citoyens. Puisque l’État n’intervient pas dans l’économie, il doit nécessairement y avoir une autre régulation du marché, qui passe par l’accumulation du capital. « Par exemple, un boulanger fait du pain du mieux qu’il peut pour satisfaire ses clients. Il ne le fait pas par altruisme, mais afin que ses clients achètent ses produits, ce qui augmente sa richesse personnelle. Néanmoins, en travaillant du mieux qu’il peut, le travail du boulanger bénéficie aux autres membres de la société qui achètent ses produits. »[2] Les droitistes diront que l’instauration d’un revenu de base brisera cette autorégulation du marché. En reprenant l’exemple du boulanger qui gagnerait un salaire universel, on s’aperçoit que la « main invisible » est beaucoup moins plausible. Imaginons que le boulanger gagne un salaire en plus de son travail : il aurait besoin de moins travailler pour subvenir à ses besoins. Par contre, puisque plus de gens pourraient s’acheter du pain en raison de leur revenu, il y aurait une augmentation de la demande. Toutefois, le boulanger n’a pas besoin de travailler plus. Il y a ainsi un débalancement de la régulation du marché, puisque la demande augmentera par rapport à l’offre. Les partisans du capitalisme affirmeront qu’un revenu de base diminuera la volonté des gens à travailler. Beaucoup de personnes effectuent un travail essentiel à la société seulement pour son salaire, c’est un fait. Alors, en recevant une somme additionnelle, ces personnes quitteront probablement leur travail, ce qui brisera le marché. Pour les capitalistes, il est essentiel de faire perdurer l’équilibre dans le marché sans l’aide de l’État. Il est possible de résumer la pensée du libéralisme sur le revenu de base en regardant ses valeurs. Par exemple, ses valeurs fondamentales sont la liberté et la sécurité. Ses deux valeurs sont soutenues par un revenu de base. Toutefois, le libéralisme de l’époque s’est graduellement transformé en capitalisme, avec des valeurs qui sursoient celles du libéralisme pur. Par exemple, une des valeurs les plus importantes du capitalisme est le travail pour assurer une régulation du marché. Le revenu de base, au contraire, élimine en quelque sorte le travail, parce que les gens ont moins besoin de travailler en raison de leur nouvelle situation pécuniaire.

 

L’égalité, une priorité

J’ai une position assez claire sur la situation du revenu de base : je suis totalement pour. Premièrement, le système dans lequel nous vivons commence à avoir plusieurs ratés. Il suffit de réfléchir un tant soit peu pour se rendre à l’évidence que le capitalisme qui contrôle nos vies est responsable de beaucoup d’injustices, comme la tranchée qui se creuse de plus en plus entre les riches et les pauvres. Je crois qu’il est temps de trouver une solution pour régler ce problème, sinon nous nous retrouverons sur une pente fatale. Nous nous devons de changer de direction pour favoriser une société plus égalitaire, et je suis optimiste pour les années à venir. Impossible de ne pas utiliser l’exemple des élections présidentielles américaines de 2016. D’un côté, la version vivante du capitalisme et de l’autre, une femme qui tente d’instaurer plus de politiques sociales. Bien que dans son ensemble, les élections aient été relativement serrées, ce n’est vraiment pas le cas pour des tranches d’âges spécifiques. De fait, la majeure partie de la communauté de jeunes adultes a apporté son soutien à madame Clinton, tandis que la plupart des personnes d’âge mûr ont soutenu Donald Trump. Sans études de quelques sortes, on peut s’apercevoir que les jeunes veulent voir changer le système capitaliste qui règne en Occident. Je fais partie de cette nouvelle vague qui tend plus du côté social. Pour être en mesure de nous extirper des griffes du capitalisme, je crois qu’il faut révolutionner le travail tel qu’il est présentement. Je ne dis pas que le travail doit être aboli : au contraire, le travail permet de donner un sens à nos vies, en plus de nous permettre de subvenir à nos besoins. Cela dit, beaucoup trop de personnes sont malheureuses à cause de leur travail. En effet, cesdites personnes sont prises à la gorge, parce que sans emploi, elles ne pourront plus subvenir à leurs besoins. Il va de même pour les personnes démunies. Il est très difficile pour une personne pauvre de réussir à se sortir de sa misère dans un système capitaliste. C’est pourquoi j’envisage le revenu de base comme une révolution. Le revenu de base changera à jamais notre vision de la vie, j’en suis convaincu. Par exemple, une personne pauvre pourra concentrer ses efforts pour trouver un moyen de s’en sortir, parce qu’elle n’aura plus à lutter pour assurer sa survie. Par contre, il faut instaurer le revenu de façon intelligente. Je crois que nous devons instaurer un revenu légèrement supérieur au seuil de pauvreté, pour ne pas forcer une vague massive d’abandon de travail. Je crois également que plus le temps avancera après avoir instauré le revenu universel, plus nous pourrons observer un changement positif au sein de la société. Nous peaufinerons les problèmes qu’engendra le revenu de base, et nous ferons de ce système un système plus juste. Le revenu universel fait peur à beaucoup de gens, parce que c’est un système qui n’a jamais été testé, et qui en plus est en quelque sorte l’opposé du système actuellement en place. Pour ma part, je crois aux vertus de l’instauration du revenu de base. Sans que ce système bouleverse complètement nos vies, il apportera une nouvelle vision du monde. Ce que j’entends par là, c’est qu’avec une somme légèrement supérieure au seuil de pauvreté, le revenu universel sera un coussin pour ceux qui ont déjà un emploi, et une main tendue pour ceux qui n’en ont pas. Je pense que les gens vont continuer à travailler, parce que le capitalisme a encré la valeur du travail au plus profond de nous. Graduellement, nous réaliserons qu’il y a d’autres possibilités pour nos vies. Par exemple, quelqu’un qui aime voyager pourra se le permettre davantage, ou encore quelqu’un qui aime aider les gens pourra prendre le temps pour le faire. Aussi, quelqu’un qui n’aime pas son emploi pourra en trouver un autre plus intéressant, même si le salaire offert pour ce dernier est inférieur. Si de plus en plus de gens font ce qu’ils ont envie de faire, l’efficacité du travail sera décuplée. Une personne est autrement plus efficace lorsqu’elle fait ce qu’elle aime. Par exemple, un ingénieur qui déteste son travail, mais qui adore fabriquer des meubles en bois pourra passer plus de temps à fabriquer des meubles, et il pourra les vendre. Son travail sera bénéfique pour la société au complet, qui pourra acheter ses meubles. En résumé, le revenu de base permettrait à tous d’avoir une chance égale de s’épanouir, sans être oppressé par le profit. De plus, notre image du travail deviendrait beaucoup plus saine, parce que nous nous sentirions moins obligés de travailler. Notre qualité de vie serait donc amplement améliorée.

 

Nous préparer au futur

Il y a également un autre enjeu qui pèse sur la société, qui est en lien direct avec le capitalisme : l’apparition de robots qui prennent le travail des humains. « Par ailleurs, une étude a démontré que d’ici 2030, la moitié des emplois partout sur la planète pourraient facilement être occupés par des robots dotés d’une certaine IA. Si nous ne prenons aucune décision collective quant à l’avenir du travail sous peu, un problème cyclopéen pourrait survenir. Imaginons-nous en 2030, sans qu’aucune mesure n’ait été adoptée : la moitié de la population aurait un travail stable (tout de même menacé par le développement incessant de l’IA), tandis que l’autre moitié tenterait de lutter pour sa survie, leur carence pécuniaire ne le permettant pas de subvenir à leurs besoins vitaux. Ce scénario catastrophe est plus que plausible : les multinationales verraient les robots dotés d’une intelligence artificielle émerger ; voyant que l’achat de robots augmenterait leur production (un robot peut travailler 24 heures sur 24, sept jours sur sept, sans demander de salaire ou de congés de maladie), décideraient de remplacer l’expertise humaine par des robots. La production en serait grandement améliorée, mais la moitié de la population ne pourrait profiter de cette augmentation de la production, n’ayant même pas d’argent. L’écart déjà substantiel entre les riches et les pauvres serait davantage creusé, créant une disparité énorme au sein de la population, déstabilisant du même coup l’entièreté de la société. »[3] C’est une éventualité réelle. Il faut donc agir le plus rapidement possible, et le meilleur moyen de le faire sera d’adopter le revenu de base pour tous. Ainsi, nous deviendrons moins dépendants du travail, et le choc qui nous frappera lorsque les robots occuperont la plupart de nos emplois sera plus facile à encaisser. Le revenu universel est le meilleur moyen d’être plus indépendants par rapport au travail pour nous tous. À cause de cette menace qui plane sur nous, je crois qu’il faut adopter le plus vite possible le revenu de base, pour avoir le temps d’y apporter des correctifs avant qu’une vague de perte d’emploi due aux robots nous frappe. Si nous sommes bien préparés, l’avènement des robots sera une étape de plus pour nous libérer de l’emprise du travail.

 

 

Conclusion

Nous devons à tout prix trouver une solution aux problèmes qu’engendre le capitalisme. Plusieurs nations songent au revenu de base, et la Finlande a même prévu de l’adopter dès 2017. Nous devons nous poser la question suivante : est-il moralement acceptable d’instaurer un revenu de base à tous nos citoyens ? Les personnalistes vous diront que oui, parce que ce système favorise la personne avant le profit. C’est l’avis opposé des capitalistes, qui vous rétorqueront que le revenu de base va briser l’équilibre entre l’offre et la demande. Pour ma part, je crois que le revenu de base est la solution à adopter pour régler les problèmes d’inégalités sociales. De plus, adopter un revenu de base nous permettrait de mieux passer au travers de la vague de robots travailleurs qui nous guettent. Avec le revenu de base, verra-t-on un jour un monde tel que Paul Lafargue l’avait suggéré en 1880 dans son livre « le droit à la paresse », où il nous serait possible de travailler un maximum de 15 heures par semaine ?

 

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21 réactions à cet article    


  • Francis, agnotologue JL 28 décembre 2016 09:45

    Beaucoup de choses ont été dites au sujet de cette affaire. Je n’y reviendrai pas. 

     
    En revanche, j’ai noté quelques perles. ça :

    ’’... le projet du revenu de base s’oppose au capitalisme. Cette idéologie politique, qui a gagné la majeure partie du monde occidental, est issue du libéralisme économique. ’’
     
     Probablement que pour l’auteur, le libéralisme économique n’est pas capitaliste ! Socialiste, peut-être ?
     
    et ça :
     
     ’’Nous nous devons de changer de direction pour favoriser une société plus égalitaire, et je suis optimiste pour les années à venir. Impossible de ne pas utiliser l’exemple des élections présidentielles américaines de 2016. D’un côté, la version vivante du capitalisme et de l’autre, une femme qui tente d’instaurer plus de politiques sociales.’’
     
     Si Hillary Clinton est socialiste, alors tout devient clair : le libéralisme économique est de gauche. Pouah !
     
     smiley

    • Francis, agnotologue JL 28 décembre 2016 10:12

      @JL

       
       les va-t-en-guerre à la Clinton sont prêts à tout pour reconquérir le pouvoir : le revenu de base pourrait bien être l’élixir de jouvence du Parti démocrate US.

    • Paul Leleu 1er janvier 2017 21:20

      @JL

      bah... ça sera super le revenu de base... tous les dealers et autres petits commerçants poujadistes qui détruisent la société , seront bien énervés... leur empire véreux sera amoindri.

      et pour le citoyen lambda, ce sera cool de plus pointer au Décathlon pour travailler pour un salaire de famine...

      rien que pour cette joie de voir la racaille bourgeoise s’indigner de voir sa poulaille se faire la belle... :)


    • fred.foyn 28 décembre 2016 10:00

      Les politiciens de tous temps, travaillent pour le capital qui gouverne la planète..et les peuples décérébrés se font sodomiser par la mafia internationale sans broncher (ou si peu)...alors le revenu par mois n’a plus d’importance puis que les humains mangent tous les jours du pain NOIR sans rien dire !


      • Paul Leleu 1er janvier 2017 21:26

        @fred.foyn

        la mafia capitaliste s’est trouvé des nouveaux larbins : Trump et Poutine. Les nouvelles vedettes du petit-ecran poujadiste, et des soirées électorales jambon-beurre.

        pour ce qui est de la libération des peuples faudra attendre... alors en attendant le revenu de base ça sera sympa pour nous autres pauvres et précaires... on ira à la pêche plutôt qu’au taf... et ça sera que justice... les bourgeois exploiteurs n’auront qu’à aller se plaindre aux requins de la finance


      • Harry Stotte Harry Stotte 28 décembre 2016 11:30

        « ... la personne est considérée pour ce qu’elle est, et non selon ses performances académiques ou physiques, ou encore ses talents. »



        Comme un chien-chien à sa mémère en somme... C’est gratifiant...


        Si on met sur un pied d’égalité un éboueur bossant à heures fixes et un chirurgien qu’on peut réveiller à deux plombes du mat’, dans la nuit de samedi à dimanche, pour une urgence, il n’y aura jamais assez de poubelles pour occuper tous les candidats...


        « Or, les citoyens sont libres de faire ce qu’ils veulent de leur argent... »


        Vu la somme disponible, dans des limites relativement réduites tout de même.


        « ...quelqu’un qui aime voyager pourra se le permettre davantage... »


        Avec un revenu légèrement supérieur au seuil de pauvreté, le choix des destinations sera relativement restreint... Sauf, bien sûr, à voyager à pied sur des milliers de kilomètres.


        Il faudra, alors, penser à créer un site détaillant les étapes de la fabrication de sandales ho chi minh.

        • Victor 28 décembre 2016 11:32

          Un chômeur coûte à l’Etat 18-20k€/mois
           
          = smic pour une entreprise
           
          => tous les chômeurs peuvent être embauchés gratuitement par les entreprises où l’état peut faire les siennes sans que cela coûte plus
           
          Le travail est l’essence de l’homme (Marx)
           
          Le RU est l’essence de la pute (Hammon)
           
          Le monde capitaliste parfait est un monde de prostituées généralisées (Marx) avachies sur des canapés Darty juste payés à consommer et faire tourner la plus-value du Capital et louer son utérus aux riches pédérastes gogocho pour améliorer les fins de mois .
           


          • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 28 décembre 2016 12:20

            Au
            Revenu de Base financé par la Fiscalitésans Refondation du Capitalisme
            on peut préférer le
            Dividende Universel financé par l’Épargneavec Refondation du Capitalisme

            Je suis candidat à l’élection présidentielle de 2017.http://www.sincerites.org/2016/12/je-suis-candidat-a-l-election-presidentielle-de-2017.html

            • cyril 28 décembre 2016 14:19

              Le capitalisme ne s’est jamais préoccupé de la force de travail, donc de l’humain. Son but est de valoriser l’argent.

              La question du revenu universel n’est pas la bonne question. Car qui dit revenu dit ponction sur la survaleur crée par le travail humain vivant.

              Le contexte est que les gains de productivité ont tellement étaient énormes depuis l’avènement de la micro électronique que le travail humain vivant disparaît à grande échelle. Or c’est ce travail humain vivant qui crée la valeur dans la marchandise. Cette valeur diminue inexorablement à cause de la concurrence entre capitalistes. Cette productivité impactant tout le monde dans l’économie.

              Vous avez donc une dévalorisation générale de la marchandise que vous ne pouvez compenser que par une augmentation de la production, par la création de nouveaux débouchés. D’où le productivisme, l’obsolescence programmée, la destruction des services publics et la transformation en marchandise de beaucoup d’aspects de notre vie.

              Le rôle de l ’Etat est d’assurer la pérennité de ce système en gérant tant bien que mal les nuisances. C’est pourquoi on entend toujours parler de croissance, d’innovations, de talents, de gestion de l’emploi, etc...

              La destruction de l’emploi inhérente au capitalisme fait qu’une marchandise contient moins de valeur du fait de la productivité. Cependant, le système a besoin de plus en plus de ce travail, d’où contradiction fondamentale.

              Nous assistons aujourd’hui au délitement de ce système qu’aucune politique ne saurait contrecarrer.

              La croissance est essentiellement portée par l’industrie financière et ne repose que sur du vent. Il n’ y a pas réalisation dans l’économie productive. La prétendue financiarisation du capitalisme n’est pas la cause de la crise mais le symptôme de la crise structurelle du système.

              Le revenu universel ne permettra que de garder un semblant de consommation, mais ne résoudra en rien le délitement du système. Il fera de nous toujours des assujettis à l’économie avec un petit pécule pour survivre.

              De plus, l’ Etat pour pouvoir fonctionner ponctionne sur la survaleur créée, or cette survaleur diminue, donc l’ Etat doit soit prendre des mesures d ’austérité pour être crédible et pouvoir emprunter sur les marchés et qui nous enfonce dans lé récession ou alors relancer par des mesures keynésiennes, mais augmente les dettes sans créer de valeur ou marginalement.


              • gogoRat gogoRat 28 décembre 2016 14:39

                 J’ai failli ne pas apporter mon grain de sel à ce débat récurrent ... mais l’argutie d’un risque supposé de société à deux vitesses me rappelle au devoir.
                 
                 Le diable est dans les détails dit-on. C’est bien pour cela que, même quant on se sent globalement favorable à un concept, il reste nécessaire de batailler sur les ’nuances’ essentielles qui accordent le relief du réel à l’imaginaire engendré par l’abstraction.
                 
                 Je partirai donc des mots employés :

                - D’abord, plutôt qu’un « revenu de base » ou un « revenu universel » , je préfère envisager un
                 revenu minimun d’existence :

                •  minimum signifiant, au passage, inconditionnel !
                •  d’existence signifiant clairement l’objectif premier (tout aussi inconditionnel) de ne pas laisser mourir ses prochains/compatriotes/frrères-égaux-en-dignité !
                 
                A la question :
                • ’serait-il moralement acceptable d’instaurer un revenu de base pour tous ?’
                j’oppose la question :
                  ’Est-il moralement acceptable de ne pas instaurer un revenu minimal d’existence pour tous ?’

                Non , ce n’est pas une question de chance !!!!
                 Pour que soit honnête l’affirmation d’une volonté d’égale dignité entre chaque Français, cette égalité ne saurait avoir un quelconque lien avec le concept de ’chance’ !
                 ( Sinon instaurons un grand Loto national, avec la même infime probabilité de gagner pour chacun , et l’unique gagnant aura droit, procédurièrement, à toutes les richesses du pays, tous les autres n’ayant plus qu’à pleurer ce concept fumeus d’égalité ... des chances !! )

                 Sous prétexte d’éviter un monde à deux vitesses, les ’chanceux’ se croiront-ils dignes de l’épuration-élimination des celles et ceux à qui ils prétendent éviter la petite vitesse ?
                 Qui ou quoi (quelle idéologie) nous prouve que la ’petite’ vitesse ne saurait être préférable à l’exclusion et à la mort (plus ou moins) lente pour nos concitoyens qui ont le droit et la dignité d’avoir d’autres vues que cette vitesse supposée ’grande’ qui ne s’accomode pas de leur existence ? !!


                • julius 1ER 28 décembre 2016 16:10

                  @gogoRat


                  l’article contient de nombreuses approximations mais il soulève un problème que l’on ne pourra pas ignorer ad vitam eternam, c’est celui de vivre où survivre dans une société où le travail est de plus en plus rare ..... pas parceque celui-ci est en voie de disparition .....mais parceque la rentabilité capitaliste a pris le pas sur la rentabilité sociale et c’est le fait majeur de ces 50 dernières années !!!

                  ce n’est pas du fait de Dieu le père mais c’est un choix politique et idéologique, l’agriculture semble être l’exemple parfait de ce cheminement économique avec la disparition de petites exploitations au bénéfice d’entreprises de plus en plus grandes soit -disant pour assurer la nourriture d’une population mondiale en expansion .... comme- ci l’agriculteur français avait pour mission première de nourrir la planète entière ..... sic !!!!!!!!!!!!!

                  par contre ce que l’on a vu avec le productivisme intensif agricole ou le Capitalisme appliqué à l’agriculture c’est que les exploitations ne sont jamais assez grandes pour satisfaire les critères de rentabilité capitaliste et là bien-sûr au détriment de critères de rentabilité sociale qui seraient largement satisfaits surtout dans le cadre de discussion d’un revenu d’existence universel !!!!

                  car bon nombre de petites exploitations agricoles pourraient vivre avec un RU et nous éviter l’empoisonnement à grand-feux par les tenants de l’agriculture intensive .... mais ce n’est qu’un aspect du problème l’autre étant la production d’une marchandise insipide sur une grande échelle pas pour nourrir le monde mais pour casser les cultures vivrières de trop nombreux pays avec l’effet dumping d’une production à bas-coût qui vient heurter la fragile économie de pays en voie de développement .... car comment produire du poulet en Afrique dans de petites exploitations si l’on vous inonde le marché avec du poulet vendu à perte dans le seul but de casser le marché et de vous rendre dépendant de vos exportations !!!!

                  le revenu d’existence ne peut pas être envisagé hors contexte sans une solide analyse de ce qui constitue les revenus de chacun .... il ne doit même pas être envisagé sans un resserrement de l’éventail des revenus et salaires car si l’on veut qu’il serve d’abord d’amortisseur pour les revenus les plus faibles il serait impensable qu’un individu prenons en un au hasard (Carlos Ghosn par exemple) puisse le percevoir car sinon au nom de quoi, de quelle justice ou équité sociale celui-ci le percevrait il ?????????????????

                  le Droit au Travail est inscrit dans la Constitution il me semble et celui-ci est loin d’être satisfait alors si la Constitution ne le permet plus c’est d’abord la Constitution qu’il faut changer !!!!

                  De même, l’article 21 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 affirme : « Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler. »

                  alors si le RU doit exister il doit être réservé à ceux dont les revenus sont les plus faibles que ce soit par accident où par malchance et doit être d’un montant suffisant pour vivre et non survivre sinon il n’aurait aucun sens !!!!


                • Spartacus Lequidam Spartacus 28 décembre 2016 16:19
                   Milton Friedman Nobel d« économie capitaliste et libéral qui a inventé le concept du revenu universel.

                  L’idée initiale de Milton Friedman était une mesure temporaire pour supprimer l’assistanat et l’empilement de la bureaucratie sociale, le non-recours aux aides et le socialisme interventionniste. 
                  Il a abandonné l’idée quand il vu que les démocrates (socialistes) ont repris son idée pour engendrer un assistanat et une nouvelle union soviétique ou la valeur du travail est tuée par la valeur de ceux qui gagnent à rien foutre.....

                  Il a ramené tout le monde dans la réalité en expliquant : « There is no free lunch ». 
                  Il n’y a rien de gratuit. Le revenu universel n’est pas gratuit.

                  Hazlitt lui a sorti le dilemme de Hazlitt.
                   « Toute allocation de type »impôt négatif" s’avère toujours insuffisante pour les plus pauvres et toujours excessive pour les plus riches ».

                  Et puis il faut bien comprendre que ceux qui font l’éloge du revenu universel ont un espoir secret et intime de se retrouver en passager clandestin de la redistribution pour leur gueule. 
                  La pauvreté n’est une justification fouarreuse du prosélytisme.
                  Ce n’est pas la pauvreté qui est grave, c’est le fait de ne pouvoir en sortir. 
                  Le revenu universel n’est pas une incitation à en sortir mais au contraire une trappe à rester éternellement pauvre.

                  Le revenu ne fait pas le pauvre. C’est dans un cas sur 2, la mauvaise allocation de ses moyens personnels ou la mauvaise anticipation du futur. 

                  Ces pauvres là ne sont que l’excuse des branleurs qui ne rêvent de vivre qu’aux dépens de autres en se donnant bonne conscience, dans une hypocrisie bien séante.



                  • Victor 28 décembre 2016 20:22

                    @Spartacus
                    Friedman n’a rien inventé
                     
                    Existe chez Thomas More Utopia (16eme) ... sujet lors de la révolution américaine, Fourier aussi en parlait.
                     
                    En cherchant bien on doit trouver des philosophe grecques antiques ...
                     
                    Mais ds Utopia, la 1ere chose qu’ils font c’est de creuser un canal pour transformer la péninsule en île ... frontières pas gogoche ...


                  • CN46400 CN46400 28 décembre 2016 16:59

                    Le revenu de base universel est une bonne idée sauf que rares sont ceux qui posent clairement la question du : Qui paye ?
                     -1 Le travail par le « salaire indirect » prélevé proportionnellement à partir du salaire brut ? Entendez-vous les gémissement du patronat ?
                     -2 La fiscalité proportionnelle sur tous les revenus (ex : CSG) ? entendez-vous la « classe moyenne » ?
                     -3 Par ponction progressive sur le capital ? Y aura-t-il assez de paradis fiscaux pour acceuillir les « exilés français » ?

                     A cela il convient de réfléchir au :
                     1- Comment attirer les prolos sur les travaux peu attrayants ?
                     2- Comment, sans la faim attachée à la peur du chômage, maîtriser le prix de la force de travail ?
                     3- Comment calculer le prix de revient d’un produit si le prix du travail nécessaire à sa production est inconnu ou vague ?

                     Autant de pbs qui peuvent faire d’une bonne idée, une usine à gaz qui, pour fonctionner correctement, aurait besoin d’un rapport de force entre capital et travail autre que celui qui prévaut actuellement !


                    • gogoRat gogoRat 28 décembre 2016 17:30

                       A lire les ’réactions’ il est clair que les idées fausses (voire mauvaises ?) vont bon train concernant le Revenu Minimal d’Existence.
                       
                       D’abord, foin des idéologies stériles !
                      La raréfaction du dit ’travail’ n’est pas due à un bouc émissaire genre ’Le grand méchant Capitalisme’. L’humanité doit au contraire se féliciter de la réussite de ses efforts ancestraux ayant enfin amenuisé la charge des corvées incontournables ! 
                       Les robots, contrairement à une idée fumeuse et saugrenue, ne sont pas un mal à combattre par leur taxation : ils nous libèrent d’une charge de corvées qui empêchait une démocratisation de l’otium !
                       (Un sage, grand mathématicien et philosophe, B.R., a très bien su démontrer que la civilisation humaine n’est pas le fruit du ’travail’ mais celui de cet otium ! )

                       Ensuite, dès qu’on est capable de faire abstraction des procès d’intention trop faciles et stériles, lorsqu’on se renseigne sur la genèse du concept de ce RME, on se rend bien vite compte qu’il est amené par un raisonnement tout bête de bon sens :
                       par sa seule existence, un citoyen apporte une valeur économique à son pays ; surplus de valeur qui sera perdu si ce citoyen ne vit plus !
                       Pour en concevoir l’intuition rapide,contentons-nous ici d’évoquer le cas du nourrisson, incapable de ’travailler’ mais occasionnant sans rien produire d’autre que ses pleurs et ses déjections, toute une industrie de couches-culottes, et de soins ...

                       en outre, on sait aussi que les militaires calculent savamment et précisément une valeur chiffrée au centime près pour chaque vie humaine .
                       ( et rappelons cette citation de Jean Bodin :

                      •  ’Il n’est de richesse que d’hommes’ )
                       ..

                       Enfin, les comptes d’apothicaires pour rejeter une bonne idée sous prétexte qu’elle ne serait pas La Perfection indépassable, ne sont pas dignes du tout !
                       « Le mieux est l’ennemi du bien »
                       
                       Le statut quo, la mort des pauvres, pour éviter ce que d’aucuns ont la prétention absurde de diagnostiquer ’assistanat’ n’est pas plus censé que de remettre aux calandes grecques le RME sous prétexte d’une imperfection résiduelle dans la hiérarchie des revenus !

                       Ce qu’il est urgent de comprendre, c’est que la fin du chantage à la misère qui fait mourir, même si elle n’établirait pas illico une Justice parfaite entre les citoyens, serait un bouleversement structurel dont on est bien incapable aujourd’hui de soupçonner toutes les incidences positives.

                       Refuserait-on de passer de l’ordinateur classique à l’ordinateur quantique sous prétexte que ce dernier commencerait avec moins de Qubits que votre bon vieil ordi de dispose de bits ?
                       
                       Pour qui a vraiment des convictions, est-il plus important de disposer du confort conventionnel que la liberté ?


                      • ddacoudre ddacoudre 28 décembre 2016 19:29

                        bonjour A AR.

                        tant que nous ne modifierons pas la ventilation comptable rien ne changera le capitalisme repose sur cette comptabilisation qui est faite pour la recherche du profit des individus qui disposent d’un moyen de production ou de service. le système n’est pas fait pour prendre en compte la collectivité. dans ce cadre là le revenu de base universel ne servira qu’à alimenter l’accumulation de richesse via le plan comptable et relancer une consommation devenu suicidaire. par là je ne n’oppose pas à un revenu pour tout citoyen, mais à une condition qu’il soit rémunéré pour apprendre car c’est vers l’économie du savoir que nous nous dirigeons. il permettra aux hommes de s’épanouir à autre chose qu’à accumuler des biens de consommation et rien n’empêchera qu’ils puissent parcourir le monde plutôt que le polluer. deux option s’offre celle où l’on peut considérer que la désidérabilité n’est jamais satisfaite, dans ce cas c’est la rareté des matière première qui règle le partage sinon il n’y aurait pas assez d’hommes pour travailler à satisfaire leurs désirs. ou l’on considère que l’on n’a pas besoin du travail de tous et qu’il est inutile de faire produire seulement pour faire des revenus, sauf ce choix est un choix politique que nous sommes incapable de faire puisque c’est la comptabilisation de l’existence qui dirige nos vies. mais plutôt que de produire pour faire de l’argent il vaut mieux en distribuer pour incité les hommes à aller apprendre car c’est par leur savoir réorganisé faire à mesure que nous trouverons des solutions qui aujourd’hui ne nous apparaissent pas.http://ddacoudre.over-blog.com/55c7d999-e91f.html
                        http://ddacoudre.over-blog.com/pages/Le-capitalometre-8441227.html
                        https://www.youtube.com/watch?v=yUMGHeLoLbA 
                        cordialement.


                        • Le paysan hystérique Le paysan hystérique 28 décembre 2016 21:29

                          M. Archambault,

                          Belle analyse mais elle n’est qu’une coquille vide face aux défis actuels de nos sociétés.

                          Premièrement elle est dans la suite logique du consumériste, pour que les robots produisent l’humain doit consommer. Nous sommes très sensibiliser au fait que pour faire perdurer l’humanité avec une qualité de vie semblable à la notre, la réduction de notre consommation est un incontournable. Trouver un certain équilibre humain dans une saine consommation est souhaitable, qui devras obligatoirement compensé ce manque sur l’aspect non physique de notre être.

                          Deuxièmement, vous prenez pour acquis que l’organisation sociale de la nation que vous voyez aujourd’hui à toujours exister en mettant l’emphase sur le clivage gauche-droite politique en vous référant à certains historiens, qui est fondamentalement erroné et foncièrement malhonnête intellectuellement, de la part de ses disciples et adeptes. Se clivage naturelle est, entre l’humain et l’organisation sociale de sa collectivité. De nos jours elles se présentent comme les tributaires existentielles de droit civil (banque, entreprise, syndicat, gouvernement et toute autre forme d’organisation), autrement dit elles existent uniquement que pour servir les humains dans l’organisation sociale de leur vie, un tout petit détail que les populations ont majoritairement oublier.

                          Le revenu universelle est intéressant, mais tel que présenter dans sa forme actuelle, elle n’est qu’un simple hochet oligarchique pour faire perduré leur domination complète sur votre vie, est-ce cela que vous souhaiter ? Certainement pas, j’en suis convaincu. Alors vous pensez comme moi, ce n’est pas au commun des mortels de se soumettre au diktats des entités virtuelles du droit civil pour son organisation sociale, mais bien au commun des mortels de réformé son droit civil si les entités qu’il a créer n’est plus adapté à notre conception de l’organisation sociale actuelle. Ce que le peuple veut, ça vous dit quelque chose, le pouvoir législatif. Humainement parlant, toutes les couches de la populations sont esclaves, volontairement pour certaines et exploiter pour la majorité. Mais le fait demeure que personne ne dicte quoi que soit aux entités du droit civil pour son organisation sociale et elle font la pluie et la beau temps (en 2008 too big Too fail, même les plus imminents représentant du droit civil n’ont même pas conscience de ce que je vous ai expliquer dans mon commentaire.) Et s’ils en sont conscient, ils savent surtout que les réformes à appliquer ne doit pas provenir d’eux, mais bien du commun des mortels afin d’éviter des souffrances biens inutiles aux humains de bonne volonté. Au lieu de perdre notre temps sur des propositions bien superficielles comme le revenu universelle, faudrait s’attarder surtout, sur la fondation de l’organisation sociale sur laquelle elle reposeras.

                          Bien à vous !


                          • Ouam Ouam 29 décembre 2016 01:59

                            Bonjour,

                            J’ai lu vos nombreux commentaires, et pas un ne l’évoque.

                            C’est simple, la/les question(s) à se poser est / sonts ?

                            « Que fait avancer l’homme & la femme »

                            et la subsidiaire est (à ce jour) « comment créer de la richessse (ou de la valeur ajoutée) ? »

                             

                            Je vous aide un peu...par une autre question...

                            A votre humble avis ...c’est les pays qui cousent des chemises à la chaine OU ceux qui inventent le monde de demain (les brevets, la technologie, les nouveaux concepts, etc...) qui en seront les rois ?

                             

                            Les pays qui instaureront le revenu universel seront les maitres du monde demain, et ceux qui ne l’auronts pas fait en seront leurs esclaves (les couseurs de chemises).

                            Et ela n’a rien de social, partage des richesses, ni politique, etc...

                            Bonsoir, j’suis reparti....


                            • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 30 décembre 2016 23:07

                              Encore et toujours la même rengaine infantile des « robots » (sic) qui font disparaitre le « travail » (re-sic).

                              « Le poinçonneur des Lilas », il n’a pas été remplacé par un robot : c’est l’usager qui poinçonne lui-même son ticket, qui donc travaille gratuitement, comme un con ; le travail est toujours là mais l’emploi a disparu, faute de réaction de l’usager égoïste.

                              Le pompiste, il n’a pas été remplacé par un robot : c’est l’usager qui remplit lui-même le réservoir de sa voiture, qui donc travaille gratuitement, comme un con ; le travail est toujours là mais l’emploi a disparu, faute de réaction du consommateur égoïste. 

                              Le guichetier à la Poste, il n’a pas été remplacé par un robot : c’est l’usager qui pèse lui-même ses envoi, qui affranchit, qui donc travaille gratuitement, comme un con ; le travail est toujours là mais l’emploi a disparu, faute de réaction de l’usager égoïste. 

                              Le garagiste, il n’a pas été remplacé par un robot : c’est l’usager qui travaille lui-même dans des garages « solidaires » (sic), et qui paie pour travailler, comme un con ; le travail est toujours là mais l’emploi a disparu, merci les associations.

                              J’ai la flemme de vous indiquer des centaines, milliers d’autres exemples similaires où le « travail » ne disparaît pas mais c’est l’usager/consommateur qui travaille gratos à la place.


                              • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 30 décembre 2016 23:15

                                Cette histoire de revenu universel est une foutaise complète, une arnaque monumentale.

                                Pourquoi et encore plus d’argent ? « A qui profite le crime » ?

                                Ce qu’il faudrait, c’est dé-financiariser les besoins de base
                                rendre
                                - l’énergie gratuite (chauffage, lumière),
                                - l’eau potable gratuite,
                                - les transports en communs gratuits,
                                - les soins gratuits,
                                - le logement gratuit,
                                etc...

                                Mais ça, bien sûr, c’est tabou, car ça n’arrange pas du tout ceux qui en profitent déjà, au détriment des autres, et qui sont plutôt nombreux...


                                • crabo21 2 janvier 2017 02:43

                                  C’est sans doute l’idée du siècle ; maintenant , a voir comment géré et calculé car il reste toujours le probleme des disparites des couts de la vie entre les grands centres et la campagne.
                                  S’il s’agit simplement de requalifier un RSA, peu d’interet.
                                  Quant a créer une société a 2 vitesses c’est faux puisque c’est ainsi depuis que les sociétés existent.
                                  Quoi qu’il en soit, il y a toujours eut une partie de la population qui ne veut ou ne peut participer aux grandes compétitions professionnelles et preferent vivre plus chichement.
                                  D’autre part il y aura sans doute un pan de l’activité humaine, un peu intermediaire tel le monde associatif qui sera une sorte de zone tampon permettant de faire des choix complémentaires le cas echeant

                                   

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