Une recherche est parue il y a quelques temps, qui bouscule les croyances habituelles. L’hypothèse est que les femmes auraient inventé la famille nucléaire non pas avec des hommes alpha, des dominants, mais avec des hommes capables de prodiguer des soins à leurs proches et de les nourrir.
Le machisme : mauvais pour la reproduction de l’espèce
A un moment de l’histoire humaine le machisme aurait été perçu comme non rentable ou même mauvais pour la reproduction - et donc pour la survie de l’espèce. Les hommes chétifs auraient été préférés aux gros bras et aux visages sombres et sans sourire. Les femmes auraient choisi les bons pères qui entretiennent et protègent leur famille. Les frimeurs conquérants, les semeurs de sperme, ceux qui accumulent les aventures et se battent contre les plus faibles pour conquérir une femelle, auraient été largués il y a longtemps au cours de l’évolution. Et ce sont les femmes qui auraient procédé à ce choix déterminant.
Une équipe de l’Université du Tennessee à Knoxville, dirigée par Sergey Gavrilets, biologiste et professeur, a produit une étude dont le résumé est celui-ci.
Initialement les société humaines auraient été organisées selon le modèle des grands singes. La sexualité n’était pas attachée à un couple durable et les mâles se battaient entre eux pour accéder aux femelles. Mais comment expliquer le développement vers les familles nucléaires, avec deux parents stables et les enfants ? Comment la société des mâles alpha est-elle passé à celle des compagnons et pères ?
Une révolution sexuelle aurait eu lieu. Un déclic, comme au début de 2001 l’Odyssée de l’espace. Les mâles chétifs, trop malingres pour gagner au combat, auraient développé d’autres compétences, dont le soin et l’apport de subsistance. Ils seraient devenus des pères de famille attentionnés et des compagnons de vie sûrs. Grâce à ces compétences ils auraient pu trouver plus facilement des femelles, sans avoir à dépenser leur énergie dans des batailles permanentes. La faiblesse rend intelligent.
Les femelles y auraient rapidement vu l’intérêt de l’espèce. Plutôt que d’avoir des mâles paradant et exhibant leur pouvoir, mais sans sécurité pour les petits, elles ont préféré ces nouveaux mâles moins scintillants mais plus fiables et plus coopérants : des pourvoyeurs.
Le contrat social initial

Cette théorie de la préférence des femelles serait l’explication du passage du clan formé de mâles alpha, vers la constitution de communautés beaucoup plus égalitaires, dans laquelle tous les mâles ont une femelle. Selon le chercheur c’était en quelque sorte le premier contrat social : les femelles demandaient aux mâles d’être stables et bon pères. Les mâles s’investissaient si en échange les femelles leur accordaient une préférence, soit la fidélité. C’est ainsi que serait née la famille moderne.
La période où aurait eu lieu cette révolution n’est pas datée. Ses conséquences sont inégales. D’une part on ne sait pas si cela s’est produit partout en même temps. D’autre part il reste une ambivalence. Certains hommes ont besoin de se comporter en dominants, et certaines femmes sont titillées par les mâles alpha même si elle ne les choisissent pas forcément pour compagnons durables. Le mâle riche et puissant attire toujours une certaine catégorie de femelles. La nature ne se change pas si rapidement. Enfin les raisons qui auraient conduit à cette préférence ne sont pas connues. Cela s’est-il produit lors d’une période de menace sur l’espèce, comme lors d’un « goulet d’étranglement » démographique ? Il aurait été nécessaire de disposer du plus grand nombre de petits et surtout de leur prodiguer soins, affection et nourriture pour leur donner plus de chances de survie. Il aurait donc été nécessaire de profiter de tous les mâles disponibles et de privilégier les bons pères plutôt que les chefs de bande.
Il est également intéressant de penser que les relations humaines puissent avoir été contractualisées par les deux partenaires. La contractualisation semble évidente : elle se voit partout dans les cultures qui ont privilégié la structure familiale avec engagement (le mariage). Si la relation sexuée est le fruit d’un contrat entre deux partenaires comme le suggère l’hypothèse du chercheur de l’Université du Tennessee, la théorie d’une supposée domination masculine s’effondre un peu plus.
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franchement article pas mauvais mais les femmes ont toujours préféré les dominants ou (...)
17/08 21:46 - wolf4100Article instructif, mais qui donne l’occasion à des personnes agressives et probablement (...)
19/07 23:16 - Gaspard DelanuitD’ailleurs vous auriez lu jusqu’en bas, vous seriez tombée sur la dernière phrase (...)
19/07 21:30 - hommelibreVous m’inventez des contradictions là où elles ne sont pas. J’en ai ailleurs, (...)
19/07 21:27 - hommelibre« RIen n’y personne ne dit qu’elles en sont incapables... » je vous cite : « (...)
19/07 20:55 - LoatseJ’ai pas lu l’article qui semble passionnant mais je vais donner mon avis . Un (...)
19/07 20:49 - chantecler
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