• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Les ROBOTS seront-ils l’avenir ou le tombeau de l’Humanité (...)

Les ROBOTS seront-ils l’avenir ou le tombeau de l’Humanité ?

Je viens de rencontrer une vieille connaissance. Âgée et ayant récemment été renversée sur un passage protégé, il continue pourtant de conduire. « Pas plus de dix kilomètres. Après ça risque d'être dangereux, pour moi...et pour les autres ! » précise-t-il, réaliste et prudent, ajoutant : « J'attends avec impatience la commercialisation des premières voitures sans chauffeur ». Tu risques de ne pas attendre longtemps, l'ami Henry : elles arrivent.

Une enquête récente souligne que les trois quarts des automobilistes pensent que la voiture 100 % autonome sera une réalité dans un avenir proche. Ainsi, « 81 % des automobilistes espèrent en utiliser une avant 10 ans, 52 % se projettent même d’ici à cinq ans », précise l'étude. Espérons que ces voitures-robots saurons t'éviter sur les passages protégés, Henry !

On touche là un vrai problème. Qui est responsable dans un cas pareil ? Le conducteur, comme dans la législation actuelle ? Il n'y en a pas. Le propriétaire du véhicule ? C'est évidemment le plus facile à trouver et à éventuellement attaquer juridiquement ? Mais c'est foncièrement injuste. Le marchand du véhicule ? Le constructeur ? Le concepteur du logiciel ? Pas facile tout ça…

Les robots sont maintenant partout. Les feux rouges qui règlent la circulation ? Des robots. Les DAB qui vous délivrent de l'argent ? Des robots. Les machines qui encaissent votre fric à la sortie de l'autoroute ? Des robots. Les machines qui conçoivent et qui fabriquent les voitures et autres engins ? Des robots.

Çà, c'est une première génération de robots. La voiture intelligente, c'est déjà autre chose. Et les robots humanoïdes de plus en plus sophistiqués qui voient le jour, c'est encore autre chose. Ils intègrent de plus en plus d'intelligence artificielle, sont de plus en plus autonomes. Il existe déjà des robots humanoïdes d'aide à la personne au Japon. Bientôt un amant infatigable ou une maitresse ne prononçant jamais la terrible phrase pourvoyeuse de divorces : « Non pas ce soir, je suis fatiguée... » !

L'intelligence artificielle fait des avancées fulgurantes. Les robots combinent efficacité et économies dans de très nombreux domaines. La production en usine mais aussi le transport, l'agriculture, les soins médicaux, l'éducation. Ils sont aussi les bienvenus dans des opérations de dépollution chimique, radioactive ou autres en évitant d'exposer les humains. Bientôt des robots flics chargés du maintien de l'ordre ? Qui sait. Les robots-soldats sortent bien déjà, discrètement, des cartons.

Mais parallèlement, les robots remplacent l'homme, ils mettent les ouvriers à la porte des usines, les paysans à la porte des étables, les vendeuses à la porte de la grande distribution. En d'autres temps, les métiers à tisser ont provoqué la révolte des canuts. Y aura-t-il une révolte des humains contre les robots ? Ou bien, ces modernes esclaves permettront-ils un nouvel âge d'or équivalent à celui des Grecs ? Chez les anciens Hellènes la production était réservé aux seuls esclaves humains. Les citoyens avaient ainsi le temps, la disposition d'eux-mêmes pour s cultiver, réfléchir, développer les arts, la philosophie, voire la guerre, pourvoyeuse...d'esclaves ! Système foncièrement injuste. Système qui s'est prolongé avec le prolétariat : le plus intelligent des esclavagistes n'est-il pas celui qui a commencé à les payer ? Peu, mais assez pour qu'ils puissent vivre mal et rester attachés à leurs maîtres-patrons… Mais les robots peuvent remplacer sans problèmes moraux les humains dans la plupart des tâches. Corollaire indispensable sous peine de révoltes graves, il reste à inventer et mettre en place des systèmes de captation et de répartition équitables des bénéfices générés par le travail des esclaves-robots. La réflexion est en route avec les divers projets de revenue universel.

Les robots réfléchissent, apprennent, corrigent leurs erreurs. Ils deviennent de plus en plus...humain. Á quand leur prise de conscience de leur propre existence ? Á quand leur possibilité de reproduction ? C'est le progrès. Mouais… Et s'il y avait un bug ? Et si ces robots étaient « hackés », contrôlés à l'insu de leur « propriétaire » par quelqu'un de mal intentionné ? Et s'il leur venait à l'idée de se révolter contre leurs maîtres humains ? Comme Carl 500 (Hal 9000) dans « L'Odyssée de l'espace » ?

Isaac Asimov, le maître de la Science-fiction y a pensé. Il en a établit plusieurs lois fondamentales :

1 - Un robot ne peut attenter à la sécurité d'un être humain, ni, par inaction, permettre qu'un être humain soit mis en danger.

2 - Un robot doit obéir aux ordres d'un être humain, sauf si ces ordres entrent en conflit avec la première loi.

3 - Un robot doit protéger sa propre existence tant que cela n'entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi. (Voir I. Asimov, Cercle vicieux (Runaround, 1942)).

Et puis la loi 0 - Un robot ne peut faire de mal à l'humanité, ni, par inaction, permettre que l'humanité soit mise en danger.

Çà, c'est une autre histoire… Quant aux robots conçus par et pour les militaires, ils le sont avec des programmations rigoureusement opposés. Leur fonction : tuer…

Il serait peut-être temps de règlementer la construction et l'utilisation de ces drôles mais aussi un peu effrayantes machines, non ? On se bouge dans ce sens en hauts lieux.

Ainsi le Syndicat des machines et technologies de production (Symop) a présenté ce mardi 25 octobre 2016 son Livre Blanc « Droit de la Robotique ». C'est le résultat d’un travail collaboratif de plus d’un an entre le SYMOP, un avocat, Alain Bensoussan, président de l'Association du droit des robots, et un ingénieur, Renaud Champion, dirigeant de Primnext et cofondateur du fonds Robolution Capital. Vous pouvez prendre connaissance de ce rapport Symop ICI.

Le Parlement européen travaille également sur le sujet. Un rapport sous la direction de Mady Delvaux préconise :

- que la Commission propose une définition européenne commune des différentes catégories de robots autonomes et intelligents, compte étant tenu des caractéristiques suivantes des robots intelligents (acquisition d'autonomie grâce à des capteurs et/ou à l'échange de données avec l'environnement et inter-connectivité) ; échange et analyse de données, capacité d'auto-apprentissage, présence d'une enveloppe physique, adaptation du comportement et des actes à l'environnement)

- la création d'un registre des robots avancés,

- la mise au point d'un cadre éthique pour la conception, la fabrication et l'utilisation des robots qui complète utilement les recommandations juridiques du présent rapport ainsi que l'acquis national et de l'Union existant ; propose, en annexe à la présente résolution, un tel cadre, sous forme de charte établissant un code de conduite pour les ingénieurs en robotique, une déontologie pour les comités d'éthique de la recherche lorsqu'ils examinent les protocoles de robotique, et un ensemble de licences-type pour les concepteurs et les utilisateurs,

- la création d'une agence européenne pour la robotique et l'intelligence artificielle,

- l'adoption d'une approche équilibrée en matière de droits de propriété intellectuelle et l'introduction, en accord avec les principes de nécessité et de proportionnalité, de garanties de protection de la vie privée et des données lors de l'élaboration de toute politique de l'Union en matière de robotique.

Mais encore, la responsabilité civile des robots étant une question cruciale, face à la complexité de l'imputabilité des dommages causés par des robots de plus en plus autonomes, il convient de travailler à la mise en place d'un régime d'assurance obligatoire. Mais également, la création d'un numéro d'immatriculation individuel, inscrit dans un registre spécifique de l'Union, afin de pouvoir toujours associer un robot au fonds dont il dépend ; ce numéro permettrait à toute personne interagissant avec le robot de connaître la nature du fonds, les limites en matière de responsabilité en cas de dommages matériels, les noms et les fonctions des contributeurs et toute autre information pertinente.

Enfin, est évoquée la création d'une personnalité juridique spécifique aux robots, pour qu'au moins les robots autonomes les plus sophistiqués puissent être considérés comme des personnes électroniques dotées de droits et de devoirs bien précis, y compris celui de réparer tout dommage causé à un tiers ; serait considéré comme une personne électronique tout robot qui prend des décisions autonomes de manière intelligente ou qui interagit de manière indépendante avec des tiers.

Ce rapport Delvaux devrait être débattu en commission parlementaire le 12 décembre 2016 et voté en plénière début 2017.

Comme on peut le voir, les ROBOTS sont une affaire (importante !) à suivre !

Sources :

https://www.alain-bensoussan.com/wp-content/uploads/2016/10/20161005.pdf

http://www.thierryvallatavocat.com/2016/10/le-regime-juridique-applicable-aux-robots-le-livre-blanc-de-la-symop-devoile-le-25-octobre-2016.html

http://www.symop.com/wp-content/uploads/2016/10/LivreBlanc_Robotique_symop_BD.pdf

http://www.usine-digitale.fr/article/quand-le-droit-des-robots-se-construit-a-bruxelles.N446037

http://dailygeekshow.com/robot-ethique-aide-humain/

Photo X - Droits réservés


Moyenne des avis sur cet article :  3.5/5   (8 votes)




Réagissez à l'article

64 réactions à cet article    


  • sophie 27 octobre 2016 12:19

    triste à dire mais les robots n’ont aucune chance.


    • jjwaDal jjwaDal 28 octobre 2016 06:45

      @sophie

      Je vous envie pour cette croyance énoncée de façon si concise qu’elle en paraît indiscutable. Vous devriez lire Minsky ou Kurzweil et bien d’autre comme le fameux « Why the future doesn’t need us » qui disait il y a près de 20 ans toute la problématique du « qui décide ? » et « quelle perspective pour une humanité en grande partie désoeuvrée ? ».


    • Paul Leleu 28 octobre 2016 07:50

      @sophie

      concurrence technique, concurrence érotique, concurrence sympathique... etc etc

      ça sera difficile de garder tout le monde au bercail...

      en attendant, beaucoup d’humains vivent déjà ’’comme des robots’’


    • Hecetuye howahkan howahkan 28 octobre 2016 09:45

      @ tous............

      Salut excusez moi, mais ce qui nous reste de cerveau soit genre 5% au mieux est une machine programmée, un programme qui enregistre le superficiel avec les yeux, , analyse cet enregistrement en évaluant, comparant, hiérarchisant, classant,éliminant etc.......des concepts , des idées etc pour aboutir à des moyens de survivre, avec art, en paix, et en sécurité relative qui est un des effet secondaires non recherché mais qui est là de lui même, de coopérer...ce qui veut dire partager naturellement bien sur...il n’était pas prévu que ceci s’appliquât aux humains ..

      en l’absence de nos autres capacités sensées s’ouvrir entre age enfant et adulte....non seulement elles ne s’ouvrent plus mais alors nous restons enfants...ce qui n’est pas notre destin....nous ne marchons plus sur le chemin....

      les % manquants ne sont pas pour faire la même chose en pire..mais autre chose..en gros il ne s’agit plus de comparer,d’évaluer, d’éliminer, de hiérarchiser etc....ces autres capacités sont dans le moment présent insaisissables , la pensée elle est toujours le passé , y compris le futur qui n’est alors que un passé projeté...

      je sais cela par « révélations » de ce programme dans certaines circonstances...que j’évoque dans mes articles..

      un tel monde n’a aucun besoin d’argent etc

      NOUS humains depuis genre + ou - 5000 ans refusons cela..pour des raisons X, Y voir Z...

      La Boétie disait que nous chérissons les causes dont nous haïssons les effets....

      effectivement....

      Tout le reste n’est que tentative toujours avortées de fuir une vie de merde en souffrance avec ou sans robot n’a strictement AUCUNE importance, cette vie de merde qui est notre choix....je ne peux fuir une vie de merde car elle est moi et je suis elle...

      que faire avec cela, ? oh a ce stade à quoi bon même essayer de l’évoquer.. ?

      respect et robustesse..


    • Taverne Taverne 28 octobre 2016 10:09

      @howahkan

      « la pensée elle est toujours le passé , y compris le futur qui n’est alors que un passé projeté ». C’est là une affirmation de nombreux philosophes et c’est même devenu un credo qu’ils se répètent sans le questionner. Moi, je soutiens le contraire. Je dis que la pensée s’abstrait du temps. Notre passé n’occupe pas tant notre esprit (à part quelquefois les souvenirs), il intervient surtout de façon automatique (conditionnements). De même nous ne passons pas tant de temps à penser au futur. La pensée est en très grande partie focalisée sur le présent (on y est bien obligé) et un peu sur le passé, un peu sur l’avenir, quand il nous reste un peu de loisir. La pensée abstraite se situe au-delà ou au-dessus du flot temporel. Ce qui fait, qu’à mon avis, seule une petite partie de notre pensée est passé ou futur. Cela se défend, non ?


    • Hecetuye howahkan howahkan 28 octobre 2016 10:46

      @Paul Leleu

      Ah Salut Taverne.... smiley

      cette affirmation, gratuite ici bien sur, je ne la reprends de personne..

      cela nécessiterait un dialogue réel face a face, amical, long etc ....ce que je dis ne vient pas de la réflexion, donc pas de l’intellect, intellect utilisé pour essayer de reproduire au plus prés des visions que je qualifierais d’éclairantes, puissantes etc au delà de la pensée et qui vont influer cette dite pensée........et ni la réflexion ni l’intellect ne peuvent saisir cela d’une manière suffisamment profonde,parce que cela n’est tout simplement pas le travail programmé de la pensée...qui pour moi par vision est bien une bulle temporelle dans l’infini qui est donc ni né ni non né...comment notre pensée finie pourrait savoir cela ? elle ne le peut pas....des visions toujours involontaires qui viennent de cet « infini » inconnu le peuvent, je le sais par expériences comme d’autres aussi...

      ...cette bulle temporelle, dont la nature est isolée de l’infini bien que en étant une « création », est vitale pour la survie et « mortelle » pour la vie si elle aborde des champs où elle ne doit pas aller...et là « on » a tous un indicateur qui nous dit cela, on ne le perçoit que trop tard sans savoir ce que c’est donc il ne sert plus...cet indicateur est le dukkha du bouddha, ou la souffrance mentale pour nous autres..le mot dukkha est bien plus juste, plus complet, plus précis, plus évocateur etc .... , car le fini n’a pas accès à l’infini....et dans notre cas qui est celui d’une espèce qui doit impérativement aller au delà de la pensée, ce que me disent mes expériences toutes involontaires dans ces domaines, dans notre cas, notre « motif » Originel d’être à tout simplement disparu du à nos choix la plupart non conscients, .....d’où cette sensation de non sens, de souffrance, de frustration permanent, de peur, de refus de la mort etc etc etc etc

      dans mon propre disons « voyage »...la rencontre avec cette zone dites inconsciente fut et est vitale, cela fut possible par une hyper sensibilité qui nécessita d’emprunter un chemin ou naturellement « on » ne va JAMAIS...

      bien sur une partie est dans le présent superficiel pratique par nécessité, là est le rôle majeur de la pensée pour survive,sans cela pas de vie au sens ou l’humain et sa pensée l’entendent...la pensée sépare tout, classe, élimine etc elle est incapable de voir l’ensemble ..en soi ce n’est pas un problème, son programme est ainsi....il y a des motifs très précis à cela..

      cela le devient quand elle empêche nos autres « fonctions » d’opérer, elles ne sont pas ouvertes à l’enfance, la pensée à un moment donné doit faire quelque chose que elle ne fait plus...voir Adam et Eve..entre autre......cette ouverture doit se passer entre enfance et ++ ....

      alors ce que on appelle souffrance ( dukkha chez le bouddha) , mot inutile et même répulsif qui est le symptôme que l’éveil est prêt et doit se produire et sur lequel il faut œuvrer,cette souffrance, cette peur, cette frustration doit alors jouer sa partition que la pensée aujourd’hui empêche totalement... etc et

      Mais comme L’Origine est Intelligence pure , ce symptôme est aussi un catalyseur, peut être LE SEUL catalyseur d’éveil,mais est il le seul ? çà je ne sais pas..il est celui que je connais...

      quand à l’avenir il est clair que pour moi c’est une projection de désirs ou « moi je » va trouver son paradis..........demain ça ira, demain on rase gratis etc ....programmer une récolte est une chose, programmer sa vie mentale, son état d’esprit genre « demain ce sera génial », en est une autre...

      nous utilisons le mauvais outil dans le mauvais champs d’application....

      etc.

      désolé d’être aussi...vague...je ne suis pas dans l’humeur d’écrire ce matin..


    • L'enfoiré L’enfoiré 28 octobre 2016 16:45

      @sophie,

       Détrompez-vous. 
       C’est un averti qui en connait les notes de musiques depuis longtemps.
       En fait, c’est plus vicieux que cela.
       Allez lire le S&V du mois de novembre.
       Il y a un article dont le titre est : « Les biorobots débarquent ».
       On mélange les cellules vivantes et du matériau inerte.
       Ce n’est pas de la science-fiction.
       Le fait positif de ces recherches est peut-être qu’ainsi on apprend à mieux connaitre l’homme.
       
       J’ai déjà écrit pas mal d’articles (dont celui-ci) sur ce sujet.
       Demain, j’en publie un autre. 

    • hunter hunter 29 octobre 2016 17:33

      @sophie

      Si, mais au Japon ! Mais pour ici, vous avez raison Sophie, car nous avons choisi une autre sorte de machine mais biologique, le migrant : produit en excès dans bon nombre de contrées, le migrant est pratique par rapport à l’androïde : vous n’avez pas besoin de le brancher sur le secteur ou de prévoir des batteries à longue autonomie, quelques denrées suffisent, un peu de thé, un iphone et une mosquée et l’affaire est dans le sac !

      Le migrant à un avantage par rapport à l’androïde, vous le programmez avec presque rien :quelques promesses d’écrans plats, d’un peu de cash, et de beaux petits culs locaux qu’il pourra utiliser à sa guise, en vous fabriquant en plus de nouvelles machines hybrides que vous donnerez à conditionner/programmer, dans l’Educ’ Nat’, ou bien aux bons soins d’assocs’ humanitaires !

      Eh oui, le migrant lui peut se reproduire, pas l’androïde !

      De plus, pour nettoyer la population locale chiante, gueularde et revendicatrice, essayez avec l’androïde : le machin vaut plusieurs dizaines de milliers d’euros, le gueux local en voie de tiers-mondisation n’a pas les moyens....alors que le migrant, vous le laissez rentrer (il se démerde pour payer ses mafias, donc ça ne vous coûte rien), et après, vous n’avez plus qu’à la répartir ça et là sur le territoire, en demandant aux dits territoires de l’entretenir, c’est à dire payer la carte sim de son iphone, veiller à ce qu’il ait bien le dernier modèle d’appareil tous les six mois, et lui donner un peu de cash pour qu’il aille zoner dans les villes, là où il pourra peloter et violer à sa guise, car après tout, il vient surtout pour ça !

      En parallèle, grâce à son agressivité naturelle et son aptitude à déclencher des rixes, voire des attentats, il permettra l’élimination encore plus rapide de la population locale d’origine !

      Pour la bouffe et les fringues, des associations locales de collabobos tendance bisounours s’en chargeront, le nourrissant et l’habillant avec bonne conscience et bien-pensance !

      Au bout de quelques années, métissage garanti comme disait Sarko, pour combien... ? peanuts, un billet de car/macron, c’est tout ! L’entretien sera assuré par le pognon prélevé dans les régions, via l’impôt que les locaux doivent payer !

      Pas de labos à construire, pas de budgets de R&D, pas d’ingénieurs à former, de spécialistes en mécanique, en informatique, rien de tout ça !

      Avec le migrant, c’est gagnant-gagnant pour l’élite : du larbin qui se contente de peu (tu parles Charles, le minimum d’ici, c’est Byzance par rapport à chez lui, sinon pourquoi viendrait-il.. ?), pas besoin de lui importer ensuite des femelles, il y en a plein ici qui soit seront ravies de se faire défoncer au nom des droits de l’homme et de l’amitié entre les peuples, ou bien se feront prendre de force, si elles refusent de collaborer....suffit de brieffer les poulagas, pour ensuite les envoyer paître, si jamais elles avaient idée de porter plainte !

      Dans quelques années, grâce aux recherches de Google et de ses petits camarades, vous aurez de bons moyens très efficaces pour bien contrôler vos larbins d’importation : implants rfid, hybridation par des prothèses diverses (les modèles les moins chers qui seront fabriqués en Chine), ils accepteront, il suffira de satisfaire une ou deux requêtes quant à la construction de mosquées ou de mise en place de tel ou tel imam, qui leur expliqueront que le rfid, c’est la volonté d’Allah et basta cosi !

      Non vraiment c’est l’avenir....investissez dans les « sociétés » de passeurs, les actions vont monter.....sur « recommandation d’un analyste », comme on entend sur France Inter !

      Qui viendra me dire après que la France n’est pas con-pétitive ? encore ces déclinistes de Perceval ou Spartacus, tellement englués dans leurs dogmes libertariens, qu’ils ne voient pas l’intérêt des choix stratégiques de l’ex-France !

      RIP France, Requiestat In Pace !

      Merci à toute la classe politique, et merci aux collabos bien-pensants, d’assurer la fortune future des exploiteurs gavés depuis des décennies !

      H/


    • mmbbb 30 octobre 2016 16:14

      @hunter vous decrivez le projet a peine voile des liberaux dans Contrepoints une immigration totale . Ils ont a dessein de mettre a bas les structures de l etat et de revenir au droit « naturel »


    • oncle archibald 27 octobre 2016 12:35

      Les robots ne font rien d’autre que de restituer les actions que le programmeur leur a fait avaler. Il est vrai que cette programmation devient de plus en plus sophistiquée.

      Ainsi dans les usines de Monsieur Carlos Gohn il y a désormais des robots « en double file » si j’ose dire pour changer les outils qu’utilisent les robots « producteurs » quand on change de fabrication ... Avant si sur une ligne tu fabriquais des Kangoo et que le mois suivant tu voulais fabriquer des Laguna il fallait soit complètement remplacer les robots soit faire intervenir des monteurs en robotique pour les adapter. Désormais c’est un robot qui se charge d’adapter ! Les roboticiens eux même se font remplacer par des robots ! Trop fort !

      Ensuite sans vouloir vous contrarier Victor, j’observe que vous pataugez un peu entre robots et automates .... Pour traire les vaches se sont des automates, les radars sur les routes et les caméras sur les feux rouges qui foutent des PV aussi, mais je vous pardonne volontiers, le résultat est le même : il y a de plus en plus de taches qui s’accomplissent « toutes seules » sans que l’on ait besoin d’un bonhomme pour les réaliser.

      A contrario je revois avec plaisir dans ma mémoire les images du paysan voisin de mes beaux parents dans les Hautes Pyrénées qui faisait sa traite à la main avec le chat de la ferme juste à coté de lui parce qu’il savait orienter le pis et lui envoyer de temps à autre un jet de lait directement dans la gueule et le chat attendait ça ! A mon avis ce geste précis plus le signal envoyé au chat pour le prévenir que ça va venir doivent être plutôt difficiles à programmer sur un robot !


      • bourrico 7 27 octobre 2016 12:42

        @oncle archibald

        Les robots ne font rien d’autre que de restituer les actions que le programmeur leur a fait avaler.


        Navré mais ce stade peut être à présent dépassé, c’est d’ailleurs l’objet des recherches en intelligence artificielle, en réseaux neuronaux, etc.

      • oncle archibald 27 octobre 2016 12:57

        @bourrico 7 : « l’intelligence artificielle » n’est elle pas elle aussi une programmation, certes beaucoup plus complexe, mais une programmation quand même ? Une machine ne peut que restituer ce qu’on lui a fait avaler, son « intelligence » est d’opérer en une nanoseconde les choix qu’on aura mis des mois à lui préparer. Le seul « avantage » de la machine sur l’homme est là : elle va beaucoup plus vite et ne risque pas d’oublier de tenir compte d’un paramètre pourvu qu’il lui ait été demandé de l’examiner.


      • pemile pemile 27 octobre 2016 13:07

        @oncle archibald

        Une machine intelligente n’est pas censée être strictement programmée mais est censée apprendre, par le biais d’une « digestion » de faits et d’expériences.

        Le petit problème, c’est que cet apprentissage ne fait que « simuler » un comportement intelligent, sans conscience. Les IA n’aiment pas les situations inconnues et ne sont pas vraiment capable de déduction par analogie.


      • pemile pemile 27 octobre 2016 13:11

        PS

        Il ne faut pas non plus oublier que le principal problème lié à des IA dispersées dans la nature est celui de la mise à jour de leur algo/base d’expériences.

        Les IA seront surement « connectées » pour accéder à une base d’expériences partagées et faciliter les mises à jour, cela posera immanquablement des problèmes de sécurité.


      • SamAgora95 SamAgora95 27 octobre 2016 19:06

        @oncle archibald

        Non, l’intelligence artificielle n’est pas programmée dans le sens séries d’instructions, mais se base souvent sur un système de cerveau artificiel composé de neurones artificiels et fonctionnant comme le cerveau biologique.
        Un ingénieur serait incapable de vous dire comment le cerveau artificiel arrive à tel ou tel résultat.



      • Christian Labrune Christian Labrune 28 octobre 2016 00:56

        @oncle archibald
        Non, l’intelligence artificielle qui est actuellement visée par les spécialistes de ces questions n’est pas une « programmation plus complexe ».
        On distingue deux sortes d’intelligences artificielles : l’IA dite « faible », qui simule des fonctions intellectuelles en exploitant des bases de données. C’était le cas des moteurs d’inférences dans les systèmes experts. SImulation du diagnostic médical, par exemple, ou contrôle des processus industriels complexes.
        L’IA forte entend faire parvenir la machine à un niveau de conscience équivalent à celle de l’homme. Ce qui signifie qu’à partir de l’émergence de ses capacités cognitives, elle se connaît et peut travailler elle-même à sa propre transformation. Elle peut modifier sa structure matérielle et se programmer « librement », comme vous et moi. La notion d’émergence est fondamentale : il y a longtemps qu’on a remarqué que dans des colonies de robots rudimentaires, des comportements apparaissaient qui résultaient des interactions et qui n’avaient jamais été prévus et strictement programmés. L’émergence de l’intelligence paraît liée à l’augmentation de la complexité. Le cerveau humain est actuellement ce qu’il y a de plus complexe sur la planète, mais cela ne durera pas : la loi de Moore continue à rester vraie, qui prédit un doublement de la densité des composants dans les processeurs tous les 18 mois à peu près. Ce qui n’augmente plus guère, c’est la f’réquence d’horloge des systèmes, mais cela ne constitue pas un véritable obstacle.

        L’article de Victor est très intéressant, pose d’excellentes questions, mais je ne vois pas ce que viennent faire là les « lois de la robotique » d’Asimov. Cette fantaisie littéraire n’a plus aucun sens aujourd’hui ; elle pourrait s’appliquer à l’IA faible, mais pas à l’IA forte.
        On a longtemps douté de la possibilité de l’IA forte. J’ai encore des bouquins des années 80 où des gens qui sont pourtant des informaticiens mais trop marqués par la tradition spiritualistes pensent encore qu’en dehors de l’homme il n’y a point d’intelligence possible. On n’en est plus là, fort heureusement, et plusieurs projets engloutissent des sommes considérables actuellement pour aboutir à la réalisation d’un véritable cerveau artificiel dans peu d’années. L’erreur de beaucoup me semble quand même de vouloir calquer l’intelligence artificielle sur le fonctionnement du cerveau humain. Simulation de gigantesques réseaux de neurones, par exemple. Alain Cardon, dans un de ses bouquins, proposait même de mettre au cahier des charges de la réalisation d’une machine pensante l’implémentation d’un inconscient(!) artificiel. Il faudrait d’abord, pour ça, prouver la pertinence de la théorie freudienne ! Et pourtant, c’est un auteur extrêmement compétent dans ces domaines, et dont les travaux font autorité.


      • Christian Labrune Christian Labrune 28 octobre 2016 01:19

        Dans le numéro de La Recherche de cet été, il y avait un article très intéressant sur les dernières avancées de l’intelligence artificielle et les nouvelles approches par le recours à ce qu’on appelle les « big data ».
        Pendant longtemps, pour traduire d’une langue dans une autre, on a essayé de comprendre le système de chaque langue, et cela aura donné le résultat que l’on peut voir lorsqu’on a recours aux machines de traduction automatique : c’est souvent incompréhensible et désopilant.
        En revanche, en compulsant des millions de pages dans une langue donnée et leurs traductions dans la langue qu’on souhaite, on trouve immédiatement des équivalents beaucoup plus pertinents, ce qui élimine un travail analytique très difficile qui a toujours mené à des impasses. Après tout, c’est en parlant et en écoutant qu’on apprend une langue, et pas en apprenant par coeur les règles de la grammaire. Sauf qu’il nous faudra deux heures pour lire une seule pièce de théâtre alors qu’en une seconde une machine en « lira » des milliers.
        Ces avancées par le recours aux big data ne concernent évidemment pas que les problèmes de traduction. Dans l’espèce humaine, le développement du cerveau se fait en même temps que celui de la mémoire. Dans le cas des machines du futur, leur mémoire est déjà entièrement constituée, et gigantesque : c’est l’Internet. Imaginons un nourrisson qui aurait tout ça dans la tête dès le berceau.
        L’article est très intéressant mais pas bien précis : c’est de la grosse vulgarisation à la hache, et la revue La Recherche n’est plus depuis longtemps ce qu’elle était il y a trente ans.


      • Alren Alren 28 octobre 2016 13:21

        @SamAgora95

        Un ingénieur serait incapable de vous dire comment le cerveau artificiel arrive à tel ou tel résultat.

        Le cerveau (un bien grand mot) artificiel procède tout simplement par essais à l’aveugle et trie, pour l’avenir, entre succès et échecs. Cette méthode en fait est lourde et lente, même si les machines peuvent se communiquer collectivement leurs succès par internet.

        Mais une programmation par les mots du langage informatique choisi qui donneraient à l’avance les bonnes solutions serait d’une trop grande complexité.
        La programmation par langage informatique n’est pas très adaptée à la robotisation.
        Si l’on veut programmer des automates dans une usine, plutôt que d’écrire un programme avec des mots, il me semble qu’il serait beaucoup plus rentable de téléguider la machine dans un premier temps, qu’elle enregistre les divers mouvements des moteurs mis en jeu pour le travail qu’on lui demande afin de reproduire ensuite le geste nécessaire.
        Les différents mouvements seraient encapsulés dans la mémoire et pourraient être appelés ensuite par une programmation classique.

        Une solution pourrait être l’observation des êtres humains (ou plutôt l’enregistrement de ce qu’ils font. Par exemple en ce qui concerne les véhicules autonomes enregistrer pendant des mois ce que font des milliers de conducteurs (respectant rigoureusement le code de la route !) et en le comparant à ce qui a été enregistré par les capteurs. la machine pourrait ensuite être facilement programmée pour tirer statistiquement des lignes directrices de comportement.
        cette technique a été appliquée avec un certain succès pour la prévision météorologique. les ordinateurs ont comparé les mesures des appareils avec le temps qui a réellement régné.

        D’une façon générale je suis étonné par le manque d’efficacité, de créativité des informaticiens.
        Par exemple, ils ne voient pas que la lutte contre les hackers passe par l’impossibilité pour eux de donner des ordres aux machines qu’ils veulent contrôler (ce sera aussi le cas en beaucoup plus grave pour les robots, ordinateurs pouvant faire effectuer des mouvements aux dispositifs qu’ils contrôlent).
        Alors qu’il suffirait que les ordres auxquels les machines doivent obéir soient codés de manière à ce que chacune d’elle n’accepte que des mots (informatiques) différents.
        Un peu comme si actuellement toutes les portes avaient la même serrure et qu’à l’avenir chacune en possède une spécifique dont la clé ne serait possédée que par le programmeur légitime.
        Alors il serait impossible de programmer collectivement les robots pour les détourner de leurs tâches.


      • pemile pemile 28 octobre 2016 13:55

        @Alren "D’une façon générale je suis étonné par le manque d’efficacité, de créativité des informaticiens. Par exemple, ils ne voient pas que la lutte contre les hackers passe par l’impossibilité pour eux de donner des ordres aux machines qu’ils veulent contrôler"

        Cela existe, ce sont ce que l’on appelle les PKI (Infrastucture à clés publiques), mais cela à un coût administratif.

        Ensuite, le bon vieux hacking social reste toujours facile et efficace !


      • SamAgora95 SamAgora95 28 octobre 2016 15:11

        @Christian Labrune

        J’ai longtemps cru qu’une intelligence artificielle généraliste possédant une sorte de conscience était possible,mais avec le développement du deeplearning, je commence à croire que la conscience est un phénomène particulier qui n’est pas lié directement au neurones du cerveau mais à un système d’intégration des connaissances qui exigent qu’un nombre astronomique de données soient traités simultanément et de façon instantané (cela rappelle un peu les caractéristiques d’un ordinateur quantique).

        Le deeplearning semble indiquer que le cerveau est utilisé comme une machine réalisant des classifications, des statistiques, des filtre...comme si le cerveau n’était qu’un ordinateur au service de la conscience....

        Nous obtiendront effectivement des machines capables de parler, de répondre aux questions, de se mouvoir avec aisance, de reconnaître des objets, mais elles resteront à l’état de zombie, des êtres sans conscience et donc sans sens commun.

        Peut-être que la mise au point d’un ordinateur quantique permettra d’y parvenir, mais pour le moment l’intelligence artificielle dans le sens généraliste n’est pas pour demain.



      • SamAgora95 SamAgora95 28 octobre 2016 15:26

        @Alren

        « ....D’une façon générale je suis étonné par le manque d’efficacité, de créativité des informaticiens.
        Par exemple, ils ne voient pas que la lutte contre les hackers passe par l’impossibilité pour eux de donner des ordres aux machines qu’ils veulent contrôler »

        Etant informaticien (c’est en plus une passion), je vous répondrais que vous pensez bien que le problème est bien plus complexe que ça.

        Pour comprendre le problème lié au piratage, il suffit de se dire qu’en informatique tout est basé sur des tests logiques, je passe ou je passe pas, 1 je passe, 0 je passe pas, l’électronique des machines basés sur des portes logiques impose ce fonctionnement. Un pirate n’a pas besoin de savoir quel mot utiliser pour que le robot réalise tel ou tel mouvement, il va intervenir sur l’instruction finale qui réalise le test, il va fausser le test logique en quelque sorte.



      • oncle archibald 28 octobre 2016 17:00

        @Alren ; « Une solution pourrait être l’observation des êtres humains (ou plutôt l’enregistrement de ce qu’ils font. »

        C’est exactement ce qui s’est passé pour la peinture robotisée des voitures automobiles. Un des meilleurs peintres de l’entreprise a été bourré de capteurs pour mémoriser tous ses gestes, y compris la pression sur la queue de détente du pistolet, puis ont été programmés dans les robots de peinture.

        Pour l’anecdote si certains se souviennent de la publicité ou l’on voit un robot peindre une Citroën Picasso dans un grand hall d’usine .... Il s’agit en fait d’un robot de soudure, choisi parce que ce sont ceux qui ont les plus amples déplacements de bras ! « En vrai » la peinture se passe dans un tunnel en sous pression et avec des robots qui ne ressemblent pas du tout à ceux du « Picasso ».


      • epicure 28 octobre 2016 18:35

        @Alren

        salut
        j’ai l’impression qu’il y a des choses que tu ne connais pas sur le sujet.

        "
        Mais une programmation par les mots du langage informatique choisi qui donneraient à l’avance les bonnes solutions serait d’une trop grande complexité.
        « 

        tout dépend du problème s’il est répétitif comme pour les robots d’usine ou si cela concerne les IA des voitures automatiques.

         »
        La programmation par langage informatique n’est pas très adaptée à la robotisation.

        « 

        pourtant les robots sont actuellement programmés avec des langages informatiques ou automatiques.

         »
        Si l’on veut programmer des automates dans une usine, plutôt que d’écrire un programme avec des mots, il me semble qu’il serait beaucoup plus rentable de téléguider la machine dans un premier temps, qu’elle enregistre les divers mouvements des moteurs mis en jeu pour le travail qu’on lui demande afin de reproduire ensuite le geste nécessaire.
        « 

        Cela existe déjà dans les usines pour les robots, c’est une technique utilisée depuis le début, mais elle a des inconvénients de mobilisation de l’usine, la chaine ne peut pas travailler, et il faut que le système soit déjà en place.
        Il y a des programmes de simulation de robots pour faciliter la programmation des mouvements en dehors de la chaine.
        Actuellement la deuxième solution doit avoir al faveur des entreprises.

        Les automates sont faits pour travailler avec des instructions prédéfinies selon un cycle prédéterminé, et c’est bien adapté pour un travail d’usine.

        Pour une usine d’embouteillage par exemple, pas la peine de tout ce que tu racontes, il suffit de programmer les enchainements de commandes des actionneurs, comme les vérins.

         »
        Les différents mouvements seraient encapsulés dans la mémoire et pourraient être appelés ensuite par une programmation classique.
        « 
        Cela semble le cas, dis toi que si tu y as pensé, des ingénieurs y ont pensé avant.

        un logiciel comme celui ci :
        http://exposant.technotheque.fr/files/docs/logiciel-de-simulation-hors-ligne_1291129306.pdf

        permet de programmer le robot par simulation et programmation, il enregistre donc les mouvements préprogrammés pour les passer dans le robot avec le programme.
        Et sur certaines chaines, le programme peut s’adapter au modèle sur lequel doivent travailler les robots, donc changer de commandes de mouvements.
        En fait il fait des choses que tu reproches aux automates et robots de ne pas faire.

         »
        Par exemple, ils ne voient pas que la lutte contre les hackers passe par l’impossibilité pour eux de donner des ordres aux machines qu’ils veulent contrôler (ce sera aussi le cas en beaucoup plus grave pour les robots, ordinateurs pouvant faire effectuer des mouvements aux dispositifs qu’ils contrôlent).
        Alors qu’il suffirait que les ordres auxquels les machines doivent obéir soient codés de manière à ce que chacune d’elle n’accepte que des mots (informatiques) différents.

        "

        C’est plus complexe que cela.
        Tout dépend comment sont programmés les automates, les robots, la supervision, les protocoles réseau, etc.....

        Un automate qui n’est commandé que par sa console locale, et qui ne fait qu’envoyer des informations à la supervision, ne pourra pas être hacké, sauf à se bancher directement dessus en espérant qu’il n’y pas de mot de passe.
        .
        Par contre si les automates sont pilotés par la supervision, là tout est possible, et ce que tu dis ne sera d’aucun secours. Si la supervision se fait hacker, tu as le contrôle de tout ce qui est piloté par la supervision, chaque automate réagissant aux commandes de la supervision par le réseau. le mieux dans ce cas c’est de blinder l’entrée réseau, ou l’idéal d’isoler le réseau de production du reste.
        Mais chaque ouverture pour l’accès, la commande à distance, etc... est une ouverture au hacking. Ce n’est pas un problème d’automatique ou de robotique, mais d’informatique.


      • Alren Alren 29 octobre 2016 12:32

        @ pemile et SamAgora95

        Je crois que nous ne parlons pas de la même chose.

        pemile  : Les certificats font appel à un tiers ce qui ne serait pas le cas de ma proposition.

        SamAgora95  : Le hacker ne pourrait pas intervenir sur l’action finale du robot car celui-ci ne lui « obéirait » pas du fait que le hacker ne saurait pas quel code d’ordre il faudrait envoyer à la machine pour qu’elle réalise ce qu’il veut.

        La sécurité doit être placée au plus bas au niveau du langage machine qui code les ordres pour les actions fondamentales qu’elle peut réaliser. Il ne faut plus que quiconque, y compris le propriétaire, puisse accéder directement à ce niveau mais qu’il y ait un dispositif intermédiaire qui accepte en entrée un ordre crypté selon une clé secrète connue du seul intervenant légitime et qui envoie en sortie à l’interpréteur de bas niveau l’ordre d’action habituel.

        Autrement dit les ordres habituels de langage machine comme « swap » serait remplacé par un code secret comme « x1veJ » pour que la machine effectue le swap.

        Pour cela il faudrait des puces modifiées partagées en parties séparées de façon à ce que la rom du langage machine ne soit accessible qu’au décodeur effectuant la transcription ci-dessus.

        Ce qui ne devrait pas poser de difficulté avec les processeurs multicœurs. Un « cœur » serait dévolu au code machine et un autre au transcripteur qui servirait de bus au premier.

        Évidemment chaque machine aurait un code différent qui pourrait être modifié par l’intervenant légitime pour que les mots secrets restent secrets. Par ailleurs la nouvelle programmation du robot devrait être effectuée sur place et non par internet pour éviter un espionnage sur ce média.

        Ce que je dis ici est trop simple pour que les fabricants de drones militaires n’y aient pas pensé afin que leurs engins ne soient pas détournés par leurs adversaires.

        S’ils ne sont pas à disposition des civils, c’est à mon sens que la NSA veut pouvoir contrôler cet énorme pouvoir potentiel.

        Mais cette exigence fait le jeu des hackers.


      • Alren Alren 29 octobre 2016 12:46

        @epicure

        J’ai décidé de ne pas répondre aux personnes qui me tutoient et qui plus est prennent ce ton professoral et supérieur pour me réciter ce qui est dans les livres d’informatique et que je connais déjà.

        Je ne répondrai pas point par point à vos objections, car ce serait trop long vu ce qui en résulterait en pratique d’exposer en profondeur sur Agoravox la nouveauté que j’ai peut-être trop résumée de ma pensée.


      • pemile pemile 29 octobre 2016 12:54

        @Alren "pemile  : Les certificats font appel à un tiers ce qui ne serait pas le cas de ma proposition« 

        Non, il a aussi le solution d’un réseau de confiance comme alternative aux autorités de certifications.

         »Ce que je dis ici est trop simple pour que les fabricants de drones militaires n’y aient pas pensé afin que leurs engins ne soient pas détournés par leurs adversaires.« 

        Le principe de »signature" des PKI est bien plus sûr qu’un chiffrage avec une clé secrète partagée.


      • epicure 29 octobre 2016 18:14

        @Alren

        Je t’apporte des informations sur ce que tu ne semble pas connaitre, ou pire que veux ignorer ( au vu de ta réponse ).
        Après tu te débrouilles avec ça, c’est ton problème. Mais ne me reproche pas de te renseigner sur ce que tu ne connais pas manifestement.
        Puisque tu le prends sur ce ton,, allons y, beaucoup de ce que tu dis ce n’est que de l’ignorance de ce qui se fait dans ce domaine.

        Mais au lieu de te focaliser sur la forme tu devrais plutôt t’intéresser au fond.
        Ta nouveauté est déjà dépassée puisque comme je te l’ai indiqué avec le lien que j’ai donné, ce que tu prétends qui manque dans les automates et les robots, existe déjà. Les informaticiens et automaticiens ne t’ont pas attendus.
        Pour certains de tes propos cela ressemble au gars qui dirais que les robinets n’ont pas d’eau tiède, et qu’il faudrait que les plombiers qui ne sont pas malins inventent l’eau tiède.

        En fait c’est toi qui est méprisant envers les informaticiens , automaticiens, en présupposant faussement qu’ils n’ont pas pensés à des choses qui sont des problématiques de bases.
        Manifestement tu ne t’es même pas intéressé au sujet, sur ce qui se faisait avant de rédiger ton message.

        Avant d’affirmer des choses facilement vérifiables, vérifies les !

        On n’est pas dans le domaine des sciences humaiens ou de la religion.
        là tu sera sûr de pas avoir de réponse « sur un ton professoral ».

        Sur quel ton tu voulais que je t’écrives le genre :
        « eh ducon les automates et les robots fonctionnent avec des langages de programmations ! »
        ah oui cela aurait été beaucoup mieux n’est ce pas....

        « 
        que je connais déjà.
         »
        si tu connais déjà pourquoi affirmer le contraire comme si ce n’était pas le cas.


      • epicure 29 octobre 2016 19:42

        @Alren

        "La sécurité doit être placée au plus bas au niveau du langage machine qui code les ordres pour les actions fondamentales qu’elle peut réaliser. Il ne faut plus que quiconque, y compris le propriétaire, puisse accéder directement à ce niveau mais qu’il y ait un dispositif intermédiaire qui accepte en entrée un ordre crypté selon une clé secrète connue du seul intervenant légitime et qui envoie en sortie à l’interpréteur de bas niveau l’ordre d’action habituel.« 

        Dis donc tu es sûr que tu ne confonds pas les robots et automates avec un PC ?

        1 ) Les automates en langage machine, c’était dans les années 80.
        Maintenant les automates et robots sont plus évolués, complexes, et se programment avec des langages de niveau plus élevés, même des langages graphiques.
        Ce sont des logiciels propriétaires des fabricants qui transforment le code de programmation en langage machine. Sur les automates modernes personne n’a accès au langage machine.

        2) tu parles de systèmes temps réels, qui sont souvent choisis en fonction du nombre d’instructions par secondes, où l’on cherche à avoir une durée de cycle la plus petite possible, pour ne pas dépasser certaines limites.
        Alors un système de cryptage et un interpréteur entre chaque instruction et le code machine final, c’est allongement garantie de la durée des instructions, et donc de la durée du cycle.

        3) si le hacking se fait au niveau des instructions réseau, par exemple en piratant le protocole entre la supervision et l’automate, rien de ce que tu proposes n’est utile.
        Hors C’est justement sur ces points là que se font le hacking, par l’infection au niveau de la supervision, ou du poste de l’automaticien qui programme l’automate, ou sur les protocoles réseau dédiés.

         »
        Par ailleurs la nouvelle programmation du robot devrait être effectuée sur place et non par internet pour éviter un espionnage sur ce média.

        "

        Pour les automates , la programmation se fait automatiquement sur site, on se branche en réseau local uniquement.
        Par internet ce n’est pas possible.


      • pemile pemile 27 octobre 2016 13:00

        Pour la voiture autonome, le site du MIT sur le sujet
        http://moralmachine.mit.edu/

        Sinon, Mercedes aurait fait le choix de privilégier la vie du conducteur :
        http://www.nextinpact.com/news/101717-voiture-autonome-en-cas-daccident-mortel-mercedes-benz-prefere-sauver-conducteur.htm


        • Ruut Ruut 27 octobre 2016 15:22

          Le robot ne comprend pas qu’il c’est trompé et il ne peut donc pas évoluer.
          Par contre dans des taches récurrentes il excelle.
          Donc oui les robot sont autant un bien qu’un mal.
          C’est surtout leur utilisation qui en font le bien ou le mal.

          Mais vue la pauvreté du niveau de fiabilité des programmes actuels, il y a du soucis a se faire.

          Sous traitance rime rarement avec excellence.


          • Ouam Ouam 27 octobre 2016 15:57

            Pour a fond SI cela sert l’humain, et tous les humains.

            Contre à fond SI cela ne sert qu’une poignée d’oligarches.


            • Hermes Hermes 27 octobre 2016 18:27

              @Ouam

              D’après toi ? L’humain a des sautes d’humeur, il réclame une part du gateau régulièrement, et, pour cette raison l’oligarque lui préférera le robot.

              Une seule issue : suggérer au robot d’être payé, et lui donner suffisamment d’IA pour qu’il souhaite un bon salaire ! smiley

              Bonne soirée.


            • Ouam Ouam 28 octobre 2016 00:15

              @Hermes :

              bonjour, au vu te ta réponse tu à completement saisi le sens de mes propos smiley

              et bonne journée à toi aussi bien sur,


            • astus astus 27 octobre 2016 16:20

              « La pente naturelle de la machine consiste à rendre impossible toute vie humaine authentique » (Orwell). 

              On ne parle d’ailleurs jamais d’affectivité artificielle ce qui explique que l’intelligence artificielle ne rencontre que la bêtise naturelle. En fait il n’y a pas plus con qu’un ordinateur. (Ou qu’un robot). 

              Ce n’est pas moi qui le dit mais Gérard BERRY, informaticien et professeur au Collège de France, médaille d’or 2014 du CNRS.

              Lien ici : http://rue89.nouvelobs.com/2016/08/26/gerard-berry-lordinateur-est-completement-con-257428


              • Trelawney Trelawney 27 octobre 2016 16:54

                La Cour européenne des droits de l’homme ne sait plus faire face à l’augmentation constante des plaintes déposées à son tribunal.

                Elle vient de se doter d’un robot sophistiqué qui va pré-étudier les procédure et en fonction de la jurisprudence va émettre un attendu de « classement sans suite », « proposition de peine » ou « à débattre collégialement ». C’est une intelligence artificielle qui va enrichir son logiciel avec les nouveaux cas abordés. C’est opérationnel et les résultats sont très encourageants aussi bien sur la qualité des attendus que sur la réduction de l’engorgement du tribunal.

                Les magistrats pensent que d’ici 2 ans, 75% des procédures seront administrées par ce robot. C’est en fait l’adoption de nouvelle loi pour rendre légal le délibéré d’un robot qui freine le processus. mais on n’arrête pas le progrès.

                la plaidoirie d’un Dupont Moretti devant un robot risque d’être cocasse


                • SamAgora95 SamAgora95 27 octobre 2016 19:13

                  Personnellement je ne crois pas aux voitures autonomes, elles resteront dans les labo pendant encore longtemps.


                  Ces voitures sont contrôlées par une forme d’intelligence artificielle de type « Zombie », elles n’ont pas encore la notion de sens commun. Elles risque donc de se retrouver impliquées dans des accidents stupides et aberrants..

                  • jjwaDal jjwaDal 27 octobre 2016 20:19

                    @SamAgora95
                    Ce n’est nullement une affaire de croyance. La très grande majorité des accidents est dû à l’état du conducteur (alcoolisé, sous psychotropes, fatigué, distrait par le portable ou les passagers) et donc un système faillible mais invulnérable à tous ces facteurs sera un élément essentiel de sécurité pour les automobilistes. Bien sûr le logiciel ne saura pas ce qu’est le monde dans lequel il agit, ce que sont les passagers, mais peu importe. En fait d’ores et déjà on sait que ces voitures autonomes sont bien plus sûre en moyenne que les conducteurs humains et cela va empirer.
                    Elles ne seront jamais infaillibles, mais si elles sont seulement dix fois moins faillible que le conducteur humain, la messe est dite.


                  • SamAgora95 SamAgora95 27 octobre 2016 20:26

                    @jjwaDal

                    Même si les voitures autonomes font moins d’accident qu’un conducteur humain, le fait que ces voitures puissent se retrouver une seule fois impliquées dans un accident absurde, du style pour sauver des reflets d’enfants dans un miroir elles en sacrifient des vrais sur le trottoir, psychologiquement ça sera dévastateur.

                  • epicure 28 octobre 2016 19:41

                    @SamAgora95

                    Sauf que l’IA ne travaille pas avec juste la vision mais avec un ensemble de capteur dont des radars. Avec le radar, la voiture ne percevra pas le reflet des enfants, mais les enfants réels sur le trottoir.
                    Par contre la difficulté pour l’IA c’est de tenir compte de certains paramètres qui ne sont pas explicites, comme pour un car ou un camion, la masse, les capacités de manœuvres et de réaction. Ils ont dû changer ça avec les google car par exemple.

                    Une voiture autonome perçoit plus de chose en même temps que nous, de tous les côtés en même temps.


                  • pemile pemile 28 octobre 2016 19:53

                    @epicure « Sauf que l’IA ne travaille pas avec juste la vision mais avec un ensemble de capteur dont des radars. »

                    Ils sont d’ailleurs en train de revenir en arrière sur la priorité des caméras par rapport au radar.

                    « Avec le radar, la voiture ne percevra pas le reflet des enfants, mais les enfants réels sur le trottoir. »

                    Non, avec un radar, la voiture percevra un « obstacle ».

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès