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Accueil du site > Tribune Libre > Les USA, les pauvres et le crédit

Les USA, les pauvres et le crédit

Un peu de crédit, ça va. Beaucoup de crédits, bonjour les dégâts !

                                           Au pays où le crédit est roi, érigé en quasi vertu, faire des économies est considéré comme peu civique. Le consumérisme est une deuxième religion.

    Avoir une dizaine de cartes de crédit est entré dans la normalité.

 Spend a lot of money is american. Même pour démarrer dans la vie...

La crise des surprimes a montré jusqu'où pouvait aller l'endettement des particuliers, même très modestes, et l'aplomb des banques qui sont sorties des clous.

 Pour faire face à l'urgence, l'américain moyen ne dispose que de peu de réserves...

 Il faut parfois s'endetter pour assurer le minimum vital. Et même pour des soins hospitaliers.

Ne parlons pas des études, cette nouvelle bulle...qui menace.

 Après la crise des surprimes, machiavéliquement organisée pas les banksters, la fièvre acheteuse a repris de plus belle.

 Un Américain dans la norme est un Américain endetté qui rembourse les échéances en temps et en heure...quand il peut. Et pourtant, comme dit Robert Reich, ancien ministre du Travail de Bill Clinton, dans le New York Times « ...aujourd’hui les ouvriers travaillent beaucoup plus pour gagner moins. Le revenu moyen d’un travailleur aujourd’hui, après correction de l’inflation, est moins élevé qu’il y a 30 ans. Et puisque le pouvoir d’achat décline, un ouvrier d’aujourd’hui travaille en moyenne 100 heures de plus chaque année qu’il y a deux décennies pour rester la tête hors de l’eau..."

    Une vieille tradition de l'américan way of live, dont Barber a montré la toxicité.

 Aux USA,"Il faut être riche pour mener une vie de pauvre"

 Car les pauvres paient plus. C'est aisément vérifiable.

 Et on ne prête (bien) qu'aux riches.

 D'une certaine manière, les pauvres sont rançonnés, abandonnés par les banques traditionnelles.

 Le Payday Loan, ( prêt sur salaire), autrefois inexistant,devient courant. C'est un emprunt à ultracourt terme (quinze jours au plus) que l’on rembourse le jour de sa paie avec de gros intérêts. Un client peut ainsi obtenir un prêt de 300 dollars qu’il rembourse 346 dollars le jour où il touche son salaire.

 Une étude publiée par Bankrate.com suggère que 37 % des Américains ont une dette de carte de crédit supérieure ou égale à leur épargne d’urgence, ce qui signifie une facture médicale un peu conséquente, un accident de voiture ou une autre dépense imprévue pourrait les pousser vers un désastre financier personnel. 

 Le crédit devient une servitude dans ces conditions, un instrument de contrôle social.

 La debtocracy a de beaux jours devant elle.

 Encore fort de sa monnaie de référence, de son armée et de sa planche à billets, l'empire fonctionne à crédit...astronomiquement.


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17 réactions à cet article    


  • Robert GIL Robert GIL 3 septembre 2015 15:13

    En fait, la pauvreté connaît une croissance explosive aux États-Unis etla classe moyenne continue à se rétrécir. Malheureusement, la vérité est que les choses ne s’améliorent pas pour la plupart des Américains, et de que de plus en plus de personnes se retrouvent sans abris … il est loin le fameux réve américain, et seul ceux qui sont encore endormis peuvent continués à y croire !
    .
    Et pour eviter de payer correctement leur salariés, les entreprises avec la complicité des politiques les ont dirigés vers les organismes de crédit ...contolé par les memes actionnaires ... ou comment faire d’une pierre deux coups !...lire la suite


    • Radix Radix 3 septembre 2015 15:49

      Bonjour Zen

      C’est un moyen de contrôle très efficace des pauvres, ils sont tellement occupés à bosser pour rembourser leurs crédits à taux usuraires qu’ils n’ont plus le temps de se révolter.

      Radix


      • ZEN ZEN 3 septembre 2015 19:02

        @Radix
        Bonjour
        Oui, et puis, comme le disait en 1907 un certain ministre des Finances de Clémenceau, ledit Caillaux lâcha cette petite perle : « Faîtes payer les pauvres ! Bien sûr, les riches ont la capacité de supporter des impôts bien plus lourds, mais les pauvres sont tellement plus nombreux ». Un constat d’une logique absolument implacable.


      • flourens flourens 3 septembre 2015 15:54

        ben, je comprends pas bien, la dette serait très bonne pour les particuliers et mauvaise pour les états comme la Grèce, tous nos doctes dirigeant n’arrêtent pas de nous dire pour détruire notre système social qu’on ne peut dépenser plus qu’on gagne, y aurait-il deux poids deux mesures, nous mentirait on, je ne peux pas le croire, nos dirigeants des menteurs, incroyable !!!!


        • Rincevent Rincevent 3 septembre 2015 18:52

          Le système bancaire a plus besoin des pauvres, voire des très pauvres que des autres pour s’enrichir et c’est facile à comprendre. Au niveau individuel, prenons un exemple que je connais bien dans le détail, moi !

          Un budget mensuel de 1,4 SMIC, quelques économies, plus de crédits en cours, des enfants autonomes, des besoins d’équipement faibles et une consommation raisonnée, qu’est-ce que je suis pour ma banque, un bon client ? Pas du tout car avec tout ça elle ne peut pas me facturer grand chose ! Alors qu’un pauvre, lui, est obligé de passer sous les fourches caudines de la banque et des tarifications qui vont avec.

          Pour les encore plus pauvres, inéligibles aux prêts classiques, c’est pire. J’ai connu des ménages qui n’avaient plus d’autres solutions pour finir le mois que de recourir au crédit revolving et pas pour s’offrir des écrans plats (comme on l’entend trop souvent) non, pour manger… C’est le début d’une spirale descendante dont ils auront du mal à sortir, le système bancaire, lui, encaissant des intérêts à la limite de l’usure. Il a donc intérêt à ce que ces pauvres restent pauvres.


          • ZEN ZEN 3 septembre 2015 19:11

            @Rincevent
            Bonjour
            Le crédit revolving est une arme dangereuse, un piège pervers
            Un piège à c...
            Mais aux USA, le système bancaire déserte les zônes les plus déshéritées au profit d’agences de prêts aux pratiques mafieuses.


          • Spartacus Spartacus 3 septembre 2015 21:59

            Bof le Francais est juste endetté sur le compte des générations suivantes.....


            L’endettement collectif d’une nation est il plus « noble » que l’endettement individuel ?

            • samuel 4 septembre 2015 10:05

              @Spartacus

              « L’endettement collectif d’une nation est il plus « noble » que l’endettement individuel ? »

              oui

            • flourens flourens 4 septembre 2015 13:18

              @Spartacus
              oui, le français et les autres pues la sueur aiment s’endetter, c’est leur drogue, ils ne peuvent s’en passer et puis on voit que moins on peut payer, plus on paye, un quidam achète sa maison 300000€ comptant, cela lui revient à 300000€, alors qu’un autre pour le même montant en s’endettant à 25 ans, il paiera 520000€
              alors si les pauvres pouvaient se passer du crédit, ils le feraient


            • Pere Plexe Pere Plexe 4 septembre 2015 21:12

              @Spartacus
              On peut effectivement en disserter.
              Mais en préambule il faut avoir à l’esprit que l’endettement est à la source de la création monétaire elle même carburant indispensable à l"économie telle qu’elle est.
              Un coup d’œil à l’evolution des masses monétaires est éclairant
              Les multiples QE (au demeurant bien peu efficace) ne sont qu’une tentative de pallier au ralentissement de l’expansion de la masse des emprunts


            • alberto alberto 4 septembre 2015 14:06

              Salut ZEN

              Et merci pour ton article !
               Je ne savais pas où placer mes (petites) économies, fruits d’une vie professionnelle harassante mais exemplaire smiley et grâce à toi les voici :
              Sofinco
              Cetelem
              Cofinoga
              pour ne citer que les plus présentes sur le marché de la dette.
              Merci pour tes tuyaux smiley
               


              • ZEN ZEN 4 septembre 2015 14:17

                Salut alberto

                Y a pas de quoi ! smiley


                • joletaxi 4 septembre 2015 14:19

                  mais oui, mais oui, sauf que la maison US est loin de fermer boutique, l’emploi est reparti, la croissance aussi, et il y a toujours des milliers d’imbéciles prêts à sauter les barbelés, pour tenter le rêve US, et depuis peu, il s’agit surtout d’asiatiques, plutôt éduqués, et pas des ’djeunes qui branlent dans des cités sordides,.

                  Et je sais que cela est odieux" mais partout où s’établit le libéralisme, la pauvreté recule, le contraire étant suffisamment démontré depuis des décennies.
                  Curieusement, les Syriens ne se précipitent pas chez Poupou, on se demande pourquoi ?
                  ben c’est simple, car la grande Russie, c’est ça( que certains continuent à espérer coco, un comble)

                  http://gocar.be/fr/videos/fun/Le-roi-du-parking-3730592?utm_source=levif&utm_medium=widget_outbrain&utm_campaign=crossmedia&obref=obnetwork

                  ça donne pas envie hein
                  Mais que fait l’armée des propagandistes du net (on parle d’un budget croquignolet) du kapo du KGB reconverti en multimillionnaire ?


                  • ZEN ZEN 4 septembre 2015 14:43

                    @joletaxi
                    Tout à fait !
                    Il n’y a que les gauchistes qui le prétendent...
                    Qui parlait de Russie ou de Papouasie ?


                  • flourens flourens 4 septembre 2015 17:24

                    @joletaxi
                    j’adore l’argument, où est le libéralisme, la pauvreté recule, y a qu’a voir l’inde, le pakistan, haiti et plein d’autres, ce n’est parce que la richesse d’un pays augmente que la pauvreté diminue, exemple
                    dans un bar il y a un clodo, un chomeur, un smicard et une mère célibataire qui bosse à temps partiel, cela fait une moyenne de pauvres, bill gates rentre, automatiquement, si on fait la moyenne, ils sont tous riches, c’est ce qui se passe
                    et puis, l’emploi repart, tu parles d’emplois !!! que du précaire mal payé et la croissance, et bien on attend le nouveau krak qui est cyclique et ne devrait pas tarder, ho oui, ça c’est un rêve et c’est bien pourquoi les pauvres veulent y aller, comme les papillons vers la lumière et comme eux ils se bruleront les ailes, ils ne savent pas ce qui les attend, mais c’est le rêve n’est ce pas, le réveil est toujours dur


                  • BA 4 septembre 2015 22:57

                    En août 2015, un record historique a été battu aux Etats-Unis  :

                    94,031 millions de citoyens étatsuniens n’ont plus été comptabilisés dans la population active !

                    Record historique battu !

                    C’est facile d’obtenir des bons chiffres du chômage : il suffit de faire disparaître des statistiques officielles 94,031 millions de citoyens étatsuniens ! Ils ne travaillent pas, ils sont sans emploi, ... mais ils n’apparaissent plus dans les statistiques du chômage !

                    C’est ça, le plus important !

                    Regardez ce graphique ahurissant :

                    « Not in labor force » = nombre de citoyens étatsuniens qui ne sont plus comptabilisés dans la population active :

                    http://data.bls.gov/timeseries/LNS15000000


                    • Spartacus Spartacus 6 septembre 2015 16:04

                      @BA



                      L’important n’es pas de compter le pourcentage de chômeurs, mais le pourcentage de ceux qui travaillent et dans ce pourcentage déterminer ceux qui sont à charge et ceux dans le système marchand qui créent la richesse....

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