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Lettre ouverte à Henri Guaino

Dans le système de valeurs proclamé par ton patron, Henri, les forts doivent écraser les faibles, les riches doivent humilier les pauvres, les célébrités sont tout et les anonymes ne sont rien.

Henri,

Te souviens-tu du temps où tu étais gaulliste ? Je dis bien « étais », car si tu crois que tu l'es toujours, c'est que les brumes du pouvoir ont obscurci ton entendement.

De cette époque, où nous étions tous deux membres du cabinet de ce terrible M. Pasqua, je voudrais révéler un secret, assez incroyable. Ce secret, l'un des mieux gardés de la République, le voici : au fond, tu es un type bien.

Je sais, c'est assez difficile à croire. Cet Henri Guaino que l'on voit passer dans les médias, relayer la propagande sarkozyste, cassant, arrogant, incapable d'écouter un adversaire, ou même un journaliste, arborant un mépris abyssal pour tous ceux qui ne pensent pas comme lui, est un type bien.

Tu as toujours été peu accommodant, c'est vrai. Mais autrefois, c'était pour la bonne cause : de vraies convictions, appuyées sur une culture de bon aloi, une vraie passion de la chose publique. Tu étais profondément gaulliste, républicain, patriote. D'un gaullisme quasiment historique. Ton intransigeance n'était pas au service de ton intérêt, mais de tes convictions.

C'est pourquoi, comme beaucoup d'autres, j'ai voté pour Nicolas Sarkozy, la dernière fois, à cause des discours que tu écrivais pour lui sur le thème de la Nation. Et je croyais voter en connaissance de cause.

Aujourd'hui, à chaque fois que tu t'assieds dans le fauteuil de ton bureau de l'Élysée, tu violes la constitution du général De Gaulle, puisque tu acceptes la dérive américaine des institutions voulue par Nicolas Sarkozy ; tu avales sans broncher le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN ; tu écoutes l'insulte faite au peuple québécois sans démissionner.

Et tu voudrais nous faire croire que tu es encore gaulliste, alors que Nicolas Sarkozy et le moins gaulliste des présidents de la Ve République, Giscard et Mitterrand compris.

Que s'est-il passé ? Je crois que tu n'as pas compris une chose : Nicolas Sarkozy ne s'intéresse pas à tes idées, mais à la violence avec laquelle tu les exprimes. Il s'est servi de toi pour faire passer, non pas ses propres idées, car il n'en a pas, mais le véritable système de valeurs qui est le sien.

Le style dit « bling-bling », tant décrié et que tu détestes peut-être autant que moi, ne fait que trahir ce système sarkozien. « À 50 ans, si on n'a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie. » Cette phrase extraordinaire de Jacques Séguéla à propos de la montre présidentielle, n'est pas un simple faux pas, elle exprime l'essence profonde du sarkozysme.

Dans le système de valeurs proclamé par ton patron, les forts doivent écraser les faibles ; les riches doivent humilier les pauvres ; les célébrités sont tout et les anonymes ne sont rien.

Nicolas Sarkozy n'est pas seulement le plus inculte des chefs d'État français depuis Vercingétorix. Il se fait gloire, il fait étalage de son inculture et de son manque de goût.

Il affirme, ostensiblement, que le Fouquet's, les yachts de milliardaires, l'augmentation mesquine de son salaire de président, l'exhibition de sa vie privée, une certaine forme de vulgarité assumée dans le propos, la fréquentation des « people », la construction d'un « air sarko one » pour singer le président des États-Unis, son mépris pour la « Princesse de Clèves » (c'est à dire en fait pour toute forme de littérature), bref, que son mode de vie, ses croyances, ses valeurs, sont intrinsèquement supérieurs à la civilisation française, à la culture française, à la tradition française, à tout l'héritage français.

Ce système aurait pu, à la rigueur, faire illusion dans une période de croissance économique effrénée ; mais la crise est venue ou plutôt s'est accentuée, et considérer l'argent comme la valeur suprême a de terribles conséquences lorsque l'argent manque.

La seule présence de Nicolas Sarkozy à la tête de l'État, indépendamment même de l'action du gouvernement mené par François Fillon, fait souffrir les Français. Le simple fait que le Président de la République française affiche de telles valeurs brouille l'image de la France, déboussole les Français et ceux qui aiment la France. Et nous empêche de trouver en nous l'énergie pour le sursaut moral, intellectuel et spirituel qui nous sauvera, peut-être.

Mais sur le fond ? En dépit de son style et de ses valeurs détestables, Nicolas Sarkozy ne serait-il pas l'homme efficace, le réformateur courageux dont nous aurions besoin ?

Sarkozy ne réforme pas, il transforme. Il transforme pour transformer, sans aucun sens de l’intérêt général. Il fait « bouger les lignes » pour les recomposer autour de son Ego sur-dimensionné. Il n'a aucune ligne précise, il n'obéit à aucun principe directeur. Il est capable, un jour, de nationaliser les banques, et le lendemain de privatiser la Sécurité sociale. Il ne sait même pas de quel pays il est le Président.

Sarkozy fait des discours pour dire qu'il ne fait pas de discours. Il affiche les résultats de son agitation dans les médias et tente d'accréditer l'image d'un homme dont on dit : « lui au moins, il fait quelque chose ».

On peut accorder à Nicolas Sarkozy une sainte horreur de l'immobilisme et du conservatisme. Donc, « lui au moins, il fait quelque chose », soit. Mais il fait quoi, et dans quel but, au nom de quels principes ?

Dans certains cas, la société française est tellement bloquée, que les réformes lancées par lui coïncident bien avec l’intérêt général. Parce que ne rien faire est effectivement la pire des solutions. Le non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux, le report de l'âge de la retraite, l'allègement de la fiscalité vont dans le bon sens, selon moi, c'est à dire celui de la libération des énergies françaises.

Mais ces bonnes réformes sont immédiatement discréditées, dans l'esprit des Français par le spectacle de l'argent devenu fou, de la collusion avec les puissants de ce monde, des sur-privilèges accordés aux privilégiés, des rémunérations indécentes dans la banque. Tout cela dans une valse de valises de billets qui donne le vertige.

Le bras qui tend le bouclier fiscal porte aussi une Rolex. Comment les Français pourraient-ils l'accepter ? Sarkozy a du retirer le bras et le bouclier.

« Le droit à la sécurité est le premier des droits de l'homme », disait Charles Pasqua, bien inspiré, comme souvent. Sur ce terrain, le bilan de Nicolas Sarkozy, et comme ministre de l'intérieur et comme président, est catastrophique. Il s'est contenté de gesticulations et de provocations, sans rien traiter sur le fond. Il a provoqué verbalement les caïds et les délinquants de la banlieue pauvre, non comme un chef d’État, mais comme le caïd de la banlieue riche qu'il n'a jamais cessé d'être.

Arrêtons nous sur la politique étrangère et de Défense. Nicolas Sarkozy a d'abord vidé de sa substance et discrédité ce bel outil que demeure le Quai d'Orsay, en y installant ce paltoquet de Kouchner, pour mieux centraliser à l’Élysée une politique étrangère outrageusement atlantiste. Cela n'a rien d'étonnant, quand on pense que, selon les câbles diplomatiques américains révélés par Wikileaks, Nicolas Sarkozy a annoncé sa candidature à Georges Bush plus d'un an avant de s'adresser aux Français.

S'il faut garder une image symbolique de l'abaissement de la France devant les États-Unis, c'est sans doute celle, ahurissante, d'un Président de la République en exercice portant le maillot d'une administration étrangère, le célèbre New York Police Department. Ici, on ne sait plus s'il s'agit de la passion pour une série télévisée culte (au demeurant excellente) ou bien d'une affinité politique, qui motive Sarkozy.

Le mépris des convenances, que l'on peut trouver anodin, a parfois des conséquences inattendues. On ne peut pas oublier le zèle avec lequel la police de New York, dirigée par un ami personnel de Sarkozy, a mis les menottes aux poignets de DSK.

Récemment, ton chef a décidé de mobiliser les électeurs légitimistes comme moi en déclenchant une « bonne guerre ». Le bédouin cocaïnomane qu'il avait reçu comme un prince, et qui avait planté sa tente à deux pas de ton bureau, en a fait les frais. On ne va pas verser une seule larme sur son sort, qui fut réglé avec l'aide des américains, puisque l'Europe n'a pas su s'en débrouiller seule. Mais comment exiger la moindre indépendance de jugement et de stratégie d'un chef d’État français qui confie son propre fils à une académie militaire américaine ?

En revanche, la manière dont le « general in chief » récupère les lauriers de « sa » petite guerre d'Irak, en pérorant à la tête des troupes, doit retenir notre attention. Si Nicolas Sarkozy est responsable des exploits de nos pilotes, il l'est aussi du résultat d'une action de guerre (le tir d'un avion sur une colonne de véhicules) qui se termine par le lynchage d'un prisonnier blessé.

S'il est le patron de tous les soldats, il l'est aussi des agents de la DGSE, présents sur le terrain et qui n'ont pas su informer sur l'endroit où se trouvait Kadhafi. C'était difficile, impossible ? Peut-être, mais quand on est le chef, on est responsable de tout, ou de rien. On n'assume pas simplement la victoire, mais aussi les aspects les moins glorieux d'une guerre.

Ainsi va se dérouler la guerre du bilan de Sarkozy, ce bilan qui est aussi le tien, Henri, puisque tu es conseiller présidentiel dans cette Maison blanche à la française qu'est devenu le Palais de l’Élysée. Le talent indéniable avec lequel vous cherchez à assumer tout le positif, tout le glorieux, toutes les actions spectaculaires, dans la gestion d'une crise économique d'une ampleur inédite, en se défaussant sur les autres, sur le contexte international, de tout ce qui ne va pas, de tout le négatif, de toute la souffrance des temps, doit être décortiqué.

La Crise devrait permettre d'inscrire dans la durée une réforme de l'Euro et de l'Union, dont tu connais mieux que personne les défauts, puisque tu as été un ardent souverainiste. Mais Sarkozy n'y voit que l'occasion de mettre en scène sa « stature » présidentielle comme pur argument électoral. Pour lui, une négociation internationale n'est qu'une série de manœuvres personnelles à court terme, culminant en conférences de presse qui lui permettent de s'afficher avec les grands de ce monde. Il sacrifie tout à l'image d'une entente avec Angela Merckel. Tout, à commencer par l'opinion des « petits » pays européens, qu'il méprise.

La question n'est donc pas de savoir si nous avons bien le président le plus cynique, le plus brutal, le plus rapide, le plus dépourvu de scrupules, dans cette période de tempête, ce qui devrait nous inciter à le garder. Le problème est de savoir d'abord d'où vient cette crise. Ces dérives de la finance, ces sommes colossales qui transitent par les marchés et s'attaquent à la souveraineté des États ne relèvent plus du capitalisme classique, où l'argent était roi, mais d'un Nouveau Monde où l'argent est devenu Dieu.

Or, Nicolas Sarkozy adhère profondément au système de valeurs dans lequel l'argent est Dieu. Cette conception proprement religieuse de l'argent nous vient d'Amérique. Il trouve son origine, comme l'a montré Max Weber, que tu connais sans doute mieux que moi, dans l'idée calviniste de prédestination. Pour les américains, les richesses matérielles sont un signe de l'élection divine. Et pour Sarkozy, les américains ont raison, parce qu'ils sont les plus forts, du moins jusqu'à présent.

Le problème n'est pas tellement que la gauche revienne ou non au pouvoir. Elle serait, de toute façon, limitée dans son action par l'ampleur de la dette, par les agences de notation et par les règles européennes ; non, l'enjeu, c'est que les jeunes Français aient à cœur de créer leur entreprise plutôt que de devenir fonctionnaires. Or, Sarkozy donne une image si caricaturale du « libéralisme » et du capitalisme, que la société française ne peut que revenir, par réaction, à ses vieux démons : l'étatisme, le socialisme réel, le confort d'un État providence à qui l'on demande tout.

La France, Henri, doit envoyer un signal à l'Europe et au monde. Si elle ne se débarrasse pas de l'homme qui de toute son âme adhère au culte américain de l'argent, elle confirme que l'argent est au-dessus de la civilisation, de la culture, du progrès social, de l'éducation, des peuples et des Nations.

Voilà où je voulais en venir, et ce n'est pas la petite Giulia, utilisée comme un vulgaire tract électoral, qui me fera changer d'avis : si Nicolas Sarkozy est, malheureusement, présent au deuxième tour de l'élection présidentielle, nous serons très nombreux, nous serons des milliers et peut-être des dizaines, des centaines de milliers d'hommes et de femmes de droite, à voter à gauche pour la première et sans doute la dernière fois de notre vie.

Si Nicolas Sarkozy est présent au deuxième tour.

Adieu, Henri, et sans rancune.

Pierre de La Coste


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28 réactions à cet article    


  • iris 5 janvier 2012 09:48

    he bien il yen a qui ont voté massivement Chirac contre lepen !! et ils n’en sont pas morts !!
    mais ne pas défendre ses intérèts ! c’est de la bétise pour tous ces petits qui on voté NS !!
    eet gaino régfléchit à nos économies de l’assurance vie !! non contents de déppenser nos impots ils veulent ponctionner nos économies !! insatiables !! ils leur en faut toujours+
    on gagne trop si on épargne unpeu !!!


    • morice morice 5 janvier 2012 10:52

      gaulliste, lui ? Vous rigolez ! c’est le scribe qui se prend pour le pharaon ( écrit le 23 janvier 2008 ).


      Bon, ça y est, on y est : on sait enfin qui dirige la France. Et ce n’est pas notre président, toujours en campagne ou tout occupé à courir la gueuze chansonnesque, ni Claude Guéant, dont la tâche essentielle consiste à minimiser la cacophonie ministérielle, où à mettre des fleurs sur le bureau de Cécilia Sarkozy. L’homme qui dirige la France est avant tout un grand oublié du pouvoir médiatique, et ce ne peut donc être notre fantasque président, qui enchaîne les unes de journaux tout à sa gloire. L’homme qui dirige véritablement la France est Henri Guaino, l’homme par qui les surprenants et déroutants discours présidentiels arrivent.


      • franor 5 janvier 2012 12:02

        Bonjour l’auteur 100% d’accord avec votre article.


        • paul 5 janvier 2012 13:01

          Le rôle du conseiller spécial semblait d’apporter une structure idéologique et culturelle au satrape qui en manque cruellement - même si on peut douter de certaines valeurs du mentor .

          Le problème , c’est que ce n’est pas lui qui a changé Sarko mais l’inverse , car on a assisté à une confusion de toutes les valeurs que peut revendiquer un républicain ( au sens gaullien ) .

          D’où la vérification de la phrase : Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument .
          ( Lord Acton ) .


          • Gnagnagna 6 janvier 2012 00:39

            « ce n’est pas lui qui a changé Sarko mais l’inverse »
            Oui, Sarkozy pourrit tous ceux qui l’approchent. Il y en a des centaines qui peuvent en témoigner.
            Regardez, ne serait-ce que ses anciens ministres...
            Pour déjeuner avec le diable, il faut une longue cuillère. Et personne n’a de cuillère assez longue pour déjeuner avec ce sale type et le quitter indemne ensuite.

            Et on n’est pas obligé de mettre le diable à la place suprême.


          • JL JL1 5 janvier 2012 13:13

            De la part d’un auteur qui écrit : "Le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux, le report de l’âge de la retraite, l’allègement de la fiscalité vont dans le bon sens, selon moi, c’est à dire celui de la libération des énergies françaises."

            autrement dit, venant du camp pour lequel au fond Sarkozy a roulé jusqu’ici, un tel pamphlet dénote que le deuxième tour de la présidentielle se fera sans lui, n’en déplaise à tous ces pseudo-ministres qui ne sont plus que des militants en campagne.

            Parce que Le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux, le report de l’âge de la retraite, l’allègement de la fiscalité sont des idioties dans un pays où le chômage est à un niveau aussi vertigineux et les taux de remboursement de la dette sont aussi ineptes.

            D’autant qu’il existe un moyen très simple de ne refuser ces taux, je renvoies tous ceux qui contesteraient ça à la solution proposée par Larouturou et Rocard.

            Pierre de la Coste ferait bien de nous dire si, pour la France, continuer à emprunter à des taux d’usure ça va, selon lui, dans le bon sens !

             smiley


            • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 10 janvier 2012 01:04

              Continuer à emprunter à des taux d’usure : évidememnt,personne n’est pour ! Mais nous y serons contraints, de plus en plus, si nous ne savons pas diminuer, progressivement, le nombre de fonctionnaires, grâce au non-renouvellement, bonne mesure, mais discréditée par Sarkozy. Il faut des fonctionnaires de qualité et bien payés, mais leur nombre est excessif, et ils obèrent le budget de la France et donc sa capacité à rembourser. Le fonctionnement de l’Etat coute trop cher, je n’y peut rien ! Nous y perdons, en outre, notre capacité à investir.

              Je maintiens que le principe du non-renouvellement est bon, mais j’ai oublié de préciser une idée que je poursuis depuis longtemps. Il doit être accompagné par le développement de l’administration électronique, qui permet de ne pas remplacer les emplois de bureau, dans les tâches de support, sans toucher aux emplois où la présence humaine est indispensable : infirmières, professeurs, policiers...en leur permettant d’ailleurs de se consacrer à leur corps de métier. C’était le sens de mon rapport Hyper-République (lien dans mon profil).


            • J-J-R 5 janvier 2012 13:18

              "On peut accorder à Nicolas Sarkozy une sainte horreur de l’immobilisme et du conservatisme. Donc, « lui au moins, il fait quelque chose », soit. Mais il fait quoi, et dans quel but, au nom de quels principes ?« 

              Remarque bien fondée. Regrettable qu’une petite frange de la France se réclamant de la »droite" n’a pas encore percuté sur ce point. Quelles sont les valeurs de droite défendues par Sarkozy au delà de ses discours ? Où est la cohérence, la ligne directrice de la politique défendue par N. Sarkozy ? Quel pays lègue-t-il en fin de mandat ?


              • Bernard Bougel Bernard Bougel 5 janvier 2012 14:22

                J’aime bien l’expression (nouvelle) de « caïd de la banlieue riche qu’il n’a jamais cessé d’être »


                • Wierko 5 janvier 2012 14:26

                  Magnifique illumination divine.

                  Bravo pour votre travail sur vous même, c’est remarquable de voir qu’un homme d’expérience connaissant le milieu puisse reconnaître s’être fait berné par un expert en la matière sans avoir rien vu venir.
                  Et suite à cet article j’ai décidé de voter pour Guaino en Mai, ça a l’air d’être un type bien, juste un peu naif, mais il doit pas bien connaitre les politiciens pour se faire avoir de la sorte. C’est pas sa faute, les gens naifs se font bouffer quand ils en arrivent là où il en est. Le pauvre, il est vraiment pas aidé.

                  • mrdawson 5 janvier 2012 14:28

                    "Le problème n’est pas tellement que la gauche revienne ou non au pouvoir. Elle serait, de toute façon, limitée dans son action par l’ampleur de la dette, par les agences de notation et par les règles européennes ; non, l’enjeu, c’est que les jeunes Français aient à cœur de créer leur entreprise plutôt que de devenir fonctionnaires."

                    Classe, les mecs se réclamant du Gaullisme de nos jours sont décidément de grands intellectuels... et ce quelque soit le coté duquel il se trouvent par rapport à Sarkozy.


                    • ddacoudre ddacoudre 5 janvier 2012 14:31

                      bonjour pierre
                      çà fait un moment que tu n’étais pas venu écrire un article.
                      j’ai bien aimé car je suis entrain d’en écrire un en ce sens, ou je m’interroge sur ce qu’il en est advenu de l’UMP.
                      j’en ai connu beaucoup de droite également quelques cons bien senti, mais généralement des personne qui pensaient avec conviction que leur choix politique servait l’intérêt commun.
                      globalement il y a plus d’homme politique, (je ne vais pas dire honnête le mot est inapproprié en politique) qui servent leur concitoyen, même parfois si les usages tolérés ne sont pas très « catholique ». il en est de même ailleurs et globalement dans nos rapport humain dont l’émanation politique n’en est qu’une représentation.
                      dans un article j’ai écris que j’espérais un « refondement » de la droite avec de Villepin.
                      le fait que je n’ai jamais été un citoyen de droite, ne fait pas des autres mes ennemies, c’est en cela qu’ils peuvent comme nous tous prétendre à représenter le peuple en visant le bien commun.
                      sauf durant ce quinquennat j’ai peur que comme tu l’écris et que tous les constaté, nous avons eu a faire a un illusionniste dont Guéno a rédigé l’attrape mouche.
                      le premier article ou je qualifié notre président d’illusionniste date de novembre 2007.
                      je suis toujours de ceux qui soutienne que vivant sur le mode échec il est permis de se tromper, mais quand cela dure cinq année il est permis de s’interroger.
                      ddacoudre.over-blog.com
                      cordialement et bonne année

                      bonne année


                      • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 5 janvier 2012 22:06

                        Bonjour dd, effectivement, cela fait un certain temps...

                        Je suis d’accord avec toi, sur tous ces points et je me sens plutôt porté vers une refondation du gaullisme avec Villepin, mais, hélas, je crois que tel n’est pas l’enjeu principal.

                        L’important, dans cette élection, c’est de ne pas avoir, à nouveau pour cinq ans, un président américain pour la France. On en est là, et il faut se rassembler là dessus.

                        Mon article a pour but de sensibiliser à cet enjeu, mais je crains que les questions de souveraineté et de politique étrangère n’interessent personne.

                        Bonne année quand même et souhaitons nous bon courage.


                      • cathy30 cathy30 5 janvier 2012 14:41

                        Houlala
                        Marine Lepen doit être très haut dans les sondages !


                        • dawei dawei 5 janvier 2012 15:49

                          Vous avez pas remarqué que plus un politicien ment ou avale des couleuvres, plus il a de tics et son visage se déforme, chirac et sarko sont connus pour ça, mais gueno ou pecress, on sait plus si on doit se moquer ou avoir de la peine pour eux. smiley smiley


                          • arobase 5 janvier 2012 15:57

                            marine lepen a disparu des radars mon cher. plus rien à vendre, ni sortie de l’euro, ni de l’europe (elle a du un peu réfléchir aux conneries sussurés par ses conseillers, car elle n’y connait rien), 

                            ni défendre les salariés de sea france (puisqu’elle est devenue communiste), ni défendre ceux des raffineries, les salariés et les travailleurs, c’est pas trop son problème !

                            quand à la tva sociale elle doit être pour car c’est là aussi le silence radio. on la verra réapparaître si une voiture brûle en banlieue, là c’est sa spécialité.

                            guéno gouverne le pays. qui lui a donné cette légitimité ? élu par qui ? 

                            ddacoudre :  penser que des gens de droite « des personne qui pensaient avec conviction que leur choix politique servait l’intérêt commun. »  est une totale aberration ! 

                            la philosophie de droite c’est par définition l’égoïsme le plus total ! par définition !! contre l’état, contre bla fonction public, contre la répartition juste des richesses etc... les gaulliste en tête bien sûr, plus amis de dassault que d’un ouvrier de fonderie.

                            d’ailleurs les plus riches et les puissant, les requins , les spéculateurs, ceux qui exploitent la sueur des autres sont -ils de gauche ou de droite ?

                            • Claire29 Claire29 5 janvier 2012 16:50

                              Du temps où il était gaulliste M.Guaino aurait-il accepté ce vote en catimini à l’Assemblée dans le silence assourdissant de toute la classe médiatico-politique et des intellos droitdel’hommistes ?
                              Plus facile de dénoncer ce qui se passe en Hongrie !
                              Le très gaulliste M.Guaino a pourtant reçu des messages de protestation de Français scandalisés par ce vote,mais silence !
                              http://www.cicns.net/communiques_presse_199_MIVILUDES_amendement_loi_impuni te.htm
                               


                              • morice morice 5 janvier 2012 18:19

                                En réalité, la vraie place de Guaino, l’antiracaille élevé par une fille-mère qui faisait des ménages, est au Front National


                                peut pas, sa femme est trop jeune.

                                à noter le 

                                ça aussi pas mal

                                • pens4sy pensesy 6 janvier 2012 05:10

                                  Bon, aussi chez les nazi il y avait des mecs « bien ».
                                  Personne n’est tout noir ou tout blanc.
                                  M’enfin ce Guaino, (j’arrive pas a le trouver sympa cette crotte de mouette) il devrait bien passer en procès, comme ceux de Nuremberg.


                                  • Emmanuel Aguéra LeManu 6 janvier 2012 08:15

                                    lol... ma parole, vous ne manquez pas d’air. C’est l’hôpital qui se fout de la charité, cet article...

                                    La prochaine fois, cher auteur, refléchissez donc à pour qui voter. Et merci pour ces 5 années de chaos social et de déliquescence de l’état.


                                    • Averoux Averoux 6 janvier 2012 11:14

                                      Cher Pierre,

                                      (permets le tutoient...)
                                      Tu mets superbement, et courageusement, les choses au point, dans la perspective des prochaines élections présidentielles.

                                      Ton ami Henri est devenu un faussaire. Son action a contribué à trahir ses convictions gaullistes, à te tromper et à tromper les Français.

                                      Je te recommande chaudement de te renseigner sur la candidature à la présidentielle de FRANÇOIS ASSELINEAU, rédacteur d’Agoravox, inspecteur général des finances, ancien des cabinets ministériels quand tu y étais toi-même (il en a même dirigé un), ancien élu de Paris. Il connaît donc intimement comment fonctionne la haute administration et le monde politique. Tu le connais peut-être.

                                      Il a fondé le 25 mars 2007, jour anniversaire des 50 ans du traité de Rome, l’Union Populaire Républicaine (www.u-p-r.fr/), parti politique dont la charte fondatrice prévoit de quitter l’Union européenne comme l’Otan, qui nous entraînent l’une et l’autre vers la soumission à un empire euro-atlantique dans lequel nous perdons prise.

                                      C’est te dire qu’il n’a aucune crainte, comme le général de Gaulle, de briser les tabous.

                                      Sa candidature porte un programme rassembleur au delà du clivage droite-gauche, inspiré au plus près par le programme du Conseil national de la résistance de mars 1944, qui est extrêmement clair et concret, tout en se limitant, fidèlement à l’esprit de la 5ème république, aux orientation à long terme conformes à la responsabilité du président de la république. Quand on fréquente ses militants, on voit qu’il rassemble réellement les Français de toutes les origines politiques et sociales !

                                      Sa candidature permettra d’élargir nettement l’offre politique des prochaines élections (sortir de l’UE et de l’Otan, personne ne le propose, tous les autre proposent l’« Europe » ou l’« autre Europe », même Villepin que tu évoques dans un commentaire), en faisant revenir la France à sa vocation universaliste (et non plus vassale un bloc occidental, nouvel empire). Elle ramènera les Français vers les urnes.

                                      Cet élargissement de l’offre est absolument nécessaire, car actuellement, les Français ne sont pas du tout satisfaits de ce qu’on leur présente comme offre pour les présidentielles.
                                      La Croix du 28 décembre :
                                      « Aucune personnalité ne répond largement aux attentes des Français »
                                      Dans ce sondage OpinionWay-Fiducial de décembre pour La Croix, les sondés pouvaient choisir 2 candidats parmi 15 proposés. Le meilleur score, de loin, est 29% pour « aucun » ! (le premier candidat cité, Hollande, n’a que 24, non pas sur 100, comme trompeusement présenté, mais sur 128) ! C’est dire la perte de crédibilité des ceux qu’on nous présente !
                                      « La campagne de la présidentielle éloignée du quotidien des Français »
                                      Cette campagne est, pour 72% des sondés, « éloignée de leurs préoccupations » !

                                      La candidature de FRANÇOIS ASSELINEAU est dont absolument nécessaire.

                                      Rejoins le et aide ses militants dans la collecte des 500 signatures !

                                      Proposition très sérieuse de ma part !


                                      • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 6 janvier 2012 13:17

                                        Oui, je connais François Asselineau, et je reconnais sa grande valeur intellectuelle.Néanmoins,je ne suis pas d’accord avec lui sur l’Europe. Sortir de l’OTAN, oui, bravo. Sortir de l’UE, jamais. Ce serait faire un cadeau à l’impérialisme américain. Il faut changer les modes de gouvernance de l’Union, et pas à la manière de Sarkozy qui ne recherche que lamise en valeur de son égo.

                                        Les pays de l’Union ont de vrais interets en commun et la crise nous renforcera ou nous tuera...c’est le grand combat qui vient.

                                        Il n’y a qu’une seule raison valable de sortir de l’UE : que la Turquie y rentre. Mais justement,la crise rend cette hypothèse de moins en moins vraissemblable.

                                        Cela dit, enrichir l’offre politique, pourquoi pas.


                                      • Averoux Averoux 6 janvier 2012 15:19

                                        Je te conseille de méditer les arguments de François Asselineau.

                                        C’est bien gentil de sortir de l’Otan sans sortir de l’UE, mais tu remarqueras que les nouveaux entrants dans l’UE depuis la chute du mur de Berlin, sont tous, absolument tous, passés par l’adhésion préalable à l’Otan. Le message est clair : pas d’UE sans Otan.

                                        Ensuite, maintenant que nous sommes 27, nous sommes pris, comme le dit Asselineau dans le stratagème des chaînes, vieux stratagème chinois. Nous n’avons plus de liberté de manœuvre.

                                        À 27, c’est maintenant un syndic extérieur qui nous met d’accord. Nous ne sommes plus libres. Et en plus, ça l’était depuis de début, même à 6, comme de Gaulle l’a constaté.

                                        Lis le dossier de l’UPR sur de Gaulle.
                                        De Gaulle était-il vraiment pour l’Europe ?
                                        http://www.u-p-r.fr/dossiers-de-fond/de-gaulle-et-l-europe/introduction-3
                                        il y a également un lien vers ce dossier en page d’accueil
                                        http://www.u-p-r.fr/

                                        Asselineau brise le tabou de la construction européenne. Il mérite de présenter au débat la question radicale de l’adhésion à l’UE, qui n’est pas actuellement posée par ceux de l’éventail politique actuel.

                                        « La France, Henri, doit envoyer un signal à l’Europe et au monde. » dis-tu. Et tu crois que ce serait l’élection de Hollande, celui que se prend pour Mitterrand ? Bof, on a vu...
                                        Ce serait mieux en apportant au débat les thèmes profondément Gaullistes, au fond, que porte brillamment Asselineau.


                                      • gorgonzola 6 janvier 2012 20:27

                                        Salut c’est Nicolas, votre Président de la République que vous avez élu en 2007.

                                        Voilà avec mes amis Jacques et François ont voulait vous avouer un p’tit secret. Je sais qu’on vous a fait croire le contraire et je sais que c’est pas bien, mais depuis 18ans c’est plus nous qu’on dirige la France, c’est Bruxelles qui décide. Les cotisations retraites voyez c’est pas moi, c’est Bruxelles qui nous harcèlent depuis 10ans pour qu’on les allonge. Le service publique c’est pareil, ils en veulent plus à Bruxelles c’est fini. J’peux même plus virer quelques Roms pour faire plaisir à quelques électeurs du Front National, j’me fait taper sur les doigts par la commission. Et même quand j’essaye de faire quelquechose de bien comme de donner de l’argent à ceux qui se font virer de chez SeaFrance, l’UE est pas d’accord. Et notre armée c’est plus moi qui la commande non plus hein, depuis qu’on a réintégré l’OTAN c’est Washington.

                                        Alors voilà, maintenant vous êtes au courant. Maintenant vous savez. Et vous pouvez pas savoir comment ça m’soulage de vous dire la vérité pour une fois. Alors en 2012 j’men fiche. Que vous me choisissez moi, l’espèce de mollasson, ou l’aut’ blondasse là... ben ça changera rien pour vot’ pomme.

                                        Allez bonne année les français et bonnes élections. Et n’oubliez pas hein, l’espoir a un nom.

                                        Nicolas S.


                                        • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 8 janvier 2012 17:29

                                          « Nicolas Sarkozy ne s’intéresse pas à tes idées, mais à la violence avec laquelle tu les exprimes. »

                                          En effet, Sarkozy est un peu rusé en affaires (pour ses propres affaires) mais fondamentalement... bête et inculte. Il avait donc besoin d’un Guaino, non pour éclairer son mental obscur mais comme emballage pour dissimuler son absence de vision pour la France. Guaino aurait sans doute préféré être le collaborateur d’un président tel que Philippe Séguin, mais ce dernier a été écrasé par son propre parti car Chirac en avait peur. 

                                          Excellent article. 

                                          • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 8 janvier 2012 19:42

                                            Je pense que c’est pire : NS est intelligent et inculte.il n’a jamais nourri son cerveau d’autre chose que de son ambition. Il n’est donc pas formé ni éduqué à comprendre la France, son Histoire, sa civilisation. Résultat : toute son énergie intellectuelle est orientée vers la recherche du pouvoir, de l’argent, de l’image dans les médias, etc..et non vers un quelconque bien général, notion abstraite qu’il n’imagine peut-être même pas.


                                          • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 1er mai 2012 20:27

                                            « Posez le drapeau rouge et servez la France ». C’est du bon Guaino, aux accents gaullistes. C’est même une référence à Lamartine (le drapeau tricolore contre le drapeau rouge, discours fameux). Sarko aurait été incapable de trouver cela tout seul. Le problème, c’est que son drapeau à lui, le président sortant, c’est le drapeau américain. Le retour de la France dans le commandement de l’Otan, le soutien de l’administration Bush, le fils Louis qui rentre dans l’armée américaine, l’insulte faite aux québecois. Henri, tes discours ne sont que du vent. Il n’y a pas moins national, moins tricolore, que Sarkozy. On ne peut pas faire moins gaulliste.

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