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Accueil du site > Tribune Libre > Macron psychopathe ?

Macron psychopathe ?

« Figurent en vedettes parmi les pervers narcissiques les imposteurs, escrocs et mystificateurs » (Paul-Claude Racamier, Le génie des origines, p. 287).

La question est apparue sur les réseaux sociaux par le biais d’une vidéo réalisée par un psychiatre et psychothérapeute affilié à la droite dure italienne, le professeur Adriano Segatori, juste avant le débat de l’entre-deux tours des élections présidentielles. Diffusée initialement par les sites Égalité & Réconciliation et Agoravox.TV, elle totalise à ce jour près d’un million de vues sur la plate-forme YouTube. Si la question interpelle, a-t-elle été accueillie avec toute l’attention que ce sujet devrait susciter ?

Rien n’est moins sûr !

Le 11 mai 2017 paraissait, sur le site Slate.fr, un article, intitulé « Macron est-il un “psychopathe” ? Pas de doute pour une partie de l’extrême droite », de Mathilde Dumazet qui précisait que, selon le canard enchaîné du 10 mai 2017, « les conseillers de Marine Le Pen ont utilisé l’analyse d’un psychiatre italien affilié à l’extrême droite pour bâtir la stratégie du débat de l’entre-deux tours[1] ». Compte tenu de la teneur de ce débat opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen, force est de constaté qu’il a parfaitement illustré l’ignorance des facteurs psychologiques en politique que je n’ai de cesse de dénoncer dans la plupart de mes articles. Il n’aura en effet échappé à personne, à l’exception de « groupies » inconditionnels (et fortement conditionnées), que la prestation déplorable de Marine Le Pen n’a pas manqué de surprendre bon nombre de ses propres sympathisants à l’instar d’Alain Soral qui, dans l’une de ses vidéos, prophétisait l’écrasante domination de sa « protégée » face à son adversaire. Le pari de remporter la mise en cherchant à faire craquer Emmanuel Macron était une stratégie totalement débile.

Cela signifie-t-il pour autant que le diagnostic du psychiatre italien soit erroné comme semblent l’indiquer tous ceux qui ridiculisent son analyse ?

Pour le savoir, il faudrait déjà que l’on connaisse précisément ce que désigne, aujourd’hui, le concept de psychopathie. Or, le problème avec cette terminologie, c’est qu’elle se réfère essentiellement aux travaux de Robert Hare et Hervé Cleckley dont les recherches sont issues d’une psychologie cognitiviste et matérialiste éludant de fait tout un pan des différentes formes actuellement recensées de psychopathie (cf. l’article de Robert Balcon paru en 2008 sur Agoravox synthétisait très bien le genre de psychopathe étudiée par R. Hare et H. Cleckley). Notons également qu’il n’en a pas toujours été ainsi puisque le concept de psychopathe recouvrait, à la base, tout en ensemble de troubles mentaux (Les personnalités psychopathiques, Kurt Schneider, 1950 – 1955 pour la traduction française[2]).

Pour être tout à fait honnête, on ne peut pas dire que le portrait des psychopathes dressé par R. Hare au moyen de sa PCL-R corresponde à proprement parler au cas d’Emmanuel Macron, ce qui ne veut pas dire qu’il n’en soit pas un.

Si l’on s’en tient au diagnostic de psychopathie selon la PCL-R mise au point par R. Hare, c’est-à-dire si l’on aborde ce problème d’un point de vue matérialiste et cognitiviste, Emmanuel Macron ne correspond pas totalement au portrait type du psychopathe. Mais si l’on considère les dernières avancées de ce même chercheur qui fait désormais état d’une distinction entre les « successfuls » et les « unsuccefuls » psychopathes (cf. « Le math : psychopathes Vs pervers narcissiques ») et qu’on les compare aux travaux des chercheurs en psychanalyse groupale et familiale, nous retrouvons la description des traits de personnalité de notre nouveau président sous la forme du psychopathe « successful » dont la littérature anglo-saxonne fait également mention en criminologie derrière l’appellation de « criminel en col blanc ».

Ce sujet est peu connu en France. Seuls quelques rares professionnels s’y intéressent de près. Je les cite souvent dans mes articles, mais il faudrait accorder une mention particulière aux travaux d’Ariane Bilheran qui a consacré pas moins d’une vingtaine d’ouvrages sur des sujets connexes tels que le harcèlement, la manipulation, l’autorité, le totalitarisme, le suicide, les risques psycho-sociaux, etc., bref... tout ce qui concerne de près la psychologie et la pathologie du pouvoir, car l’une des principales caractéristiques du « criminel en col blanc » reste son attirance pour le pouvoir.

Force est de constater qu’il y a une véritable « omerta », particulièrement en France, sur ce trouble de la personnalité qui constitue, je me répète, « le plus grand obstacle aux développements de la personnalité et des groupes sociaux » (cf. « La ponérologie politique : étude de la genèse du mal appliqué à des fins politiques »).

Néanmoins, nous commençons à bien connaître ce trouble puisque nous en entendons parler souvent sous le terme, aujourd’hui galvaudé, de « pervers narcissique ». Or, il faut savoir que cette théorie trouve son origine dans les travaux pionniers de psychanalystes qui, pour des raisons « mystérieuses » ont quelque peu été « oubliés ».

Mais avant de vous en parler, je dois apporter quelques précisions.

J’ai souvent pu écrire que la perversion narcissique était une défense de survie psychique qui s’active à l’occasion d’un deuil, d’une grave désillusion ou de lourdes difficultés, etc. Ce style de défense est d’autant plus inviolable qu’il est le dernier rempart avant l’entrée en psychose. D’où le fait qu’elle soit souvent assimilée à une pathologie « limite ». Du point de vue psychanalytique « les concepts d’organisation défensive, de style défensif, décrivant des combinaisons de mécanismes de défense, relativement stable et caractéristique de la personnalité d’un sujet, apparaissent comme une dimension majeure du fonctionnement de la personnalité, du normal au pathologique[3] ». Autrement dit, c’est le style de défense psychique mise en œuvre lors de conflit qui, pour les psychanalystes, détermine le fonctionnement de la personnalité. Or, nous savons bien qu’exceptés les cas les plus pathologiques notre vie n’est pas faîte uniquement de conflits intrapsychiques que l’on exporte – projette – sur la scène sociale de notre quotidien. En effet, toujours selon le Pr Henri Chabrol : « Notre résilience, notre capacité à faire face aux tensions, aux conflits, aux dangers perçus à l’intérieur de nous ou dans le monde extérieur, mobilise 2 types d’opérations mentales, les mécanismes de défense et les processus de coping. Les mécanismes de défense sont des processus mentaux automatiques, qui s’activent en dehors du contrôle de la volonté et dont l’action demeure inconsciente, le sujet pouvant au mieux percevoir le résultat de leurs interventions et s’en étonner éventuellement. Au contraire, les processus de coping, mot traduit en français par stratégies d’adaptation ou processus de maîtrise, sont des opérations mentales volontaires par lesquelles le sujet choisi délibérément une réponse à un problème interne et/ou externe. Les mécanismes de défense ont été découverts par la psychanalyse et occupent une place importante dans les théories et les thérapies psychanalytiques. Les processus de coping ont été étudiés par les méthodes de la psychologie scientifique et font actuellement l’objet principalement de l’intérêt des psychologues de la santé et des thérapeutes cognitivo-comportementalistes qui leur accordent une place importante dans leurs théories et leurs thérapies[4]. » De plus, « défense et coping peuvent être des processus adaptatifs ou mal adaptatifs. Ce caractère fonctionnel ou dysfonctionnel dépend à la fois du type de défense ou de coping, de l’intensité et de la durée de sa mise en jeu, mais aussi du contexte interne et externe de leur mobilisation et des interactions éventuelles entre défense et coping. Enfin, défense et coping s’activent habituellement conjointement ou successivement et contribuent ensemble à notre adaptation aux difficultés de la vie[5]. »

Il n’est pas ici le lieu de revenir sur la « guerre » que se sont livrés, et se livrent encore, les tenants de ces deux disciplines – j’ai pour ma part une nette préférence pour les approches dites « intégratives » qui associent, au lieu de les diviser, les différents courants des sciences humaines –, mais il est important de bien connaître ces détails pour le cas qui nous intéresse ici puisqu’en définitive la question qui s’impose et que se posent de nombreuses personnes intéressées par cette problématique consiste à savoir comment diagnostiquer une perversion narcissique chez un individu qui maîtrise parfaitement ses attitudes en société ?

Nous touchons là à un point essentiel de ce concept si répandu aujourd’hui, car contrairement aux idées reçues et à ce que tente de nous faire croire une certaine presse, sauf à posséder une grande culture philosophique et de nombreuses connaissances psychologiques – et encore... –, il est quasi impossible de reconnaître un pervers narcissique avant qu’il ne nous ait piégés et ne mette en place ses stratégies de défense psychique.

On comprend bien dès lors toutes les réticences exprimées et les rationalisations qui s’ensuivent sur le fait de porter un jugement a priori sur l’une des figures les plus emblématiques de notre 5e République (le cas s’était posé pour nos deux présidents précédents et il se pose aussi à l’étranger pour de nombreux dirigeants à commencer par le très controversé président américain Donald Trump). D’autant plus que, difficulté supplémentaire, le « trouble » de la personnalité dont est atteint notre président est qualifié d’« asymptômatique » par les rares spécialistes qui se sont penchés sur le sujet. Il est pourtant extrêmement intéressant de relever le fait que Rama Yade, parlant d’Emmanuel Macron, ait pu suggérer à propos des élections présidentielles que « notre pays devrait ajouter un autre critère : l’équilibre psychologique… ».

Compte tenu de ces divers obstacles, en quoi la présidence d’Emmanuel Macron montre des signes inquiétants d’un danger potentiel pour la France et les Français ?

À vrai dire et sans entrer une fois de plus dans les détails cette théorie, nous en avons tous les ingrédients à l’exception de l’opportunité[6]… que nous venons de lui offrir en l’élisant comme président.

Nombreuses sont en effet les caractéristiques d’une telle personnalité décelable chez Emmanuel Macron, à commencer par son double discours qui, comme le résume François Baroin  : « Il [Emmanuel Macron] a changé d’avis sur tous les sujets. Il ne dit rien sur rien et n’en pense pas plus. Il est temps de dénoncer cette imposture qui pour moi représente un saut dans le vide ! »

J’ai déjà longuement présenté, dans plusieurs de mes articles, cette structure de discours à fort impact manipulatoire que l’on retrouve dans ce que l’on peut qualifier de communication perverse à base d’injonctions paradoxales qui évoquent tout et son contraire (cf. vidéo « Le zapping des matinales » : l’attention sélective ou biais de confirmation également évoquée ici, nous retrouvons là quelques-uns des traits typiques de « L’instrument majeur du pervers narcissique : la parole »).

Une autre particularité de ces personnalités est le pouvoir de séduction qu’ils affichent sous l’apparence d’un charme quasi hypnotique. L’aspect « gendre idéal », archétype du conte de fée, explique très bien que « l’électeur type du nouveau président est plutôt féminin, cadre ou retraité (il réalise un « carton » chez ces derniers), bien diplômé, et habite une ville de plus de 100 000 habitants ».

Enfin, l’impression qui émane de ce genre de personnalité est un étrange sentiment de vide, d’inauthenticité et de mimétisme. Et croyez-moi, ce n’est vraiment pas sans raison[7]. Ce qui fit dire à l’une des premières psychanalystes qui s’est intéressée à ce sujet qu’« extérieurement, la personne paraît normale. Rien ne fait supposer l’existence d’un trouble, le comportement n’est pas exceptionnel, les capacités intellectuelles ne paraissent pas lésées, les expressions effectives sont bien ordonnées et appropriées. Mais en dépit de tout cela, quelque chose d’intangible et d’indéfinissable s’interpose entre l’individu et ses semblables et fait naître invariablement la question : “Qu’est qui cloche ?” » ; « Qu’est-ce qui ne va pas chez lui, ou chez elle ?[8] »

Si l’on ajoute à tout ceci la description que donne Adriano Segatori dans la vidéo cité en début d’article, alors oui, Emmanuel Macron peut être qualifié de psychopathe d’un genre particulier : celui qui a été étudié dès 1925 par August Aichhorn[9] et Karl Abraham[10], puis par Hélène Deutsch (1934 op. cit., 1955[11]), Phyllis Greenacre[12] et Janine Chasseguet-Smirgel[13] (1973, 1984). Si je cite tous ces auteurs, c’est en particulier parce qu’ils ont notamment inspiré Paul-Claude Racamier pour forger son concept de perversion narcissique. Ainsi donc, la boucle est bouclée.

Que peut-on donc attendre d’un tel président ?

La réponse nous est donnée par le mythe de Périandre sur lequel se fonde P.-C. Racamier qui avait l’art d’user de métaphore pour rendre compte de ses travaux :

« Périandre, fils et mère

À peine, en prologue, avons-nous évoqué les véridiques aventures de Périandre. Nous y revenons. Car il n’est rien comme son histoire qui montre combien l’inceste, lorsqu’il n’est pas matière à fantasmes, devient matière à explosions.

Périandre était roi de Corinthe. Il y était né. Il avait une de ces histoires familiales, compliquées comme nous avons accoutumé d’en connaître.

Contrairement à son père, un furieux tyran, Périandre fut un très bon roi. On le rangeait parmi les sept sages de la Grèce antique. Or cet homme, juste, bon mari, bon fils, bon père, ayant succédé (sans l’avoir assassiné) à son père, devait finalement devenir un abominable tyran, un pervers fou. Vois dans quelles circonstances.

Enfant, il avait été adoré par sa mère. Elle le voulait tout à elle. Cependant il grandit. Périandre devenu adulte, sa mère, qui ne voulait le perdre à aucun prix, le désira pour amant.

Elle usa d’un stratagème. Une de ses amies, dit-elle à son fils, brûlait d’amour pour lui. Elle finit par le convaincre de le recevoir. Mais, poursuivit-elle, cette amie, tant elle avait de pudeur, ne voulait absolument pas être vue ni entendue. Il fut donc convenu qu’elle viendrait de nuit, incognito, dans le silence et tous flambeaux éteints. Ainsi fut fait. La nuit fut un enchantement. Il y en eut beaucoup d’autres. À sa mère du jour, Périandre confiait les jouissances extrêmes que lui donnait la femme de la nuit. À la fin, cependant, il n’y put plus tenir. Il voulait savoir qui était une aussi merveilleuse maîtresse. Elle arrive. Il allume. Ciel ! Sa mère ! Il va pour l’abattre. Elle s’empare aussitôt du poignard. Elle se tue : c’est ainsi que, jusqu’à la fin, la mère de Périandre devait conserver l’initiative…

Périandre, lui, allait continuer de vivre et de régner. Cependant, il ne sera jamais plus le même. Il deviendra un tyran absolu, un pervers accompli. […]

Il est une question qu’on ne saurait laisser en suspens. Question toute simple : l’inceste rapproche-t-il Périandre l’incestueux de l’incestueux Œdipe ? Il les oppose. Œdipe a séduit sa mère ; Périandre a été séduit par la sienne. Œdipe « ignore » sa naissance : c’est dire qu’il refoule cette vérité-là, vérité qu’au demeurant il n’est pas le seul à refouler, car ses parents ont commencé, et le refoulement court d’une génération à l’autre. Mais Périandre, lui, ne refoule rien : tout simplement il dénie ; ce que sa mère-maîtresse lui dissimule, d’ailleurs à peine, il ne veut pas le savoir. Œdipe, lui, a voulu à tout prix connaître son crime et il l’expie ; il se crève les yeux et il s’exile ; mais il sait ; et il paie le prix de sa connaissance et de sa culpabilité.

Rien de tel chez Périandre. Ses sujets paieront à sa place… (Paul-Claude Racamier, 1995, L’inceste et l’incestuel, p. 242-243)

Prologue

L’histoire d’Œdipe, c’est l’inceste en acte, en fantasme et en complexe : elle est matière à complexe parce qu’elle se situe à l’exacte jointure de l’acte et du fantasme, de l’inconscient et du conscient.

Incestueux

Tout autre est l’histoire de Périandre. Je ne manquerai pas de la raconter en détail. Mais d’avance elle se dessine en quelques traits. Périandre était devenu roi. Il s’émancipait de sa mère. Elle le voulait tout à elle. Nuitamment, sans se dévoiler, mais non sans se dénuder, elle le séduit. Sans savoir qui elle est, il lui fait l’amour. Enfin, il l’apprend. La catastrophe est lancée : le jeune roi sage qu’il avait été devient un tyran sanguinaire et pervers. C’est le peuple qui souffre. Inceste encore, mais sans conscience, et sans inconscient non plus : rien ici n’est en profondeur, mais tout est en sang. (Ibid., p. 8-9) »

Pour ceux qui souhaitent approfondir l’histoire de ce tyran méconnu souvent présenté comme l’un des Sept sages de Grèce : « Périandre, un sage ? (1), (2) et (3) ».

Reste qu’Emmanuel Macron représente bel et bien un saut dans le vide comme le signifie François Baroin. Toutefois, et pour être tout à fait honnête, un cas de « guérison » de ce type de psychopathe a pu être observé dans un contexte qui, sans être identique, n’est pas sans rappeler celui de notre président. C’est celui que nous a présenté Karl Abraham dans son article de 1925.

Dans la troisième et dernière partie de la série d’articles consacrés à « la ponérologie politique : l’histoire du mal appliqué à des fins politiques » (1) et (2), nous analyserons sous un autre angle cette problématique incestuelle au regard de ce l’emprise et de l’autonomie, deux forces qui président aux destinées des individus et des régimes gouvernementaux.

Philippe Vergnes


[1] Dumazet, Mathilde (2017, mai), « Macron est-il un “psychopathe” ? Pas de doute pour une partie de l'extrême droite », sur le site Slate.fr. Consulté le 11 mai 2017.

[2] L’ouvrage de Kurt Schneider décrit plusieurs cas particuliers de psychopathies qui va des psychopathes hyperthymiques aux psychopathes asthéniques en passant par les psychopathes dépressifs, inquiets, fanatiques, qui ont besoin de se faire valoir, instables, explosifs, apathiques et abouliques. Nous sommes ainsi passés d’une conception très généraliste de la psychopathie à une représentation restrictive de ce concept.

[3] Chabrol, Henri (2005), « Les mécanismes de défense », in Recherche en soins infirmiers n°82, p. 31-42.

[4] Ibid.

[5] Ibid. (C’est moi qui souligne.)

[6] « […] le mouvement pervers s’installe et s’organise […] que si des conditions de plusieurs sortes sont simultanément remplies : les unes de fond et les autres de rencontre, les unes personnelles, et d’autres « situationnelles », tant il est vrai que pour pleinement accomplir une perversion narcissique, il faut en avoir à la fois la nécessité profonde et l’opportunité. » (Paul-Claude Racamier, 1992, p. 280. Les propos sont soulignés par l’auteur.)

[7] Lalo, Vanessa (2009), « Le concept de vide en psychanalyse », sur son site personnel.

[8] Deutsch, Hélène (1934), « Les personnalités “comme si” », in Bela Grunberger (dir.) L’identification, l’autre, c’est moi, Paris : Tchou, 1978-1998.

[9] Aichhorn, August (1925), Jeunesse à l’abandon, ouvrage réédité sous le titre Jeunesse en souffrance, Nîmes : Champ social, 2000.

[10] Abraham, Karl (1925), « Historie d’un chevalier d’industrie », in Bela Grunberger (dir.) L’identification, l’autre, c’est moi, Paris : Tchou, 1978-1998.

[11] Deutsch, Hélène (1955), « L’imposteur : contribution à la psychologie du moi d’un type de psychopathe », in « Les “comme si”et autre texte », Paris : Seuil, 2007. Hélène Deutsch introduit cet article en précisant : « L’année 1925 constitue une étape historique importante pour la recherche psychanalytique dans le domaine de la psychopathie, car c’est à ce moment-là qu’Aichhorn a publié son livre, Jeunesse à l’abandon, et Abraham son article « L’Histoire d’un chevalier d’industrie à la lumière de la psychanalyse », (p. 217).

[12] Greenacre, Phyllis (1934), « L’imposteur », in Bela Grunberger (dir.) L’identification, l’autre, c’est moi, Paris : Tchou, 1978-1998.

[13] Les travaux de Janine Chasseguet-Smirgel concernant l’Idéal du moi et la perversion sont regroupés dans ses ouvrages sur La maladie d’idéalité (1973) et Éthique et esthétique de la perversion (1984).


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47 réactions à cet article    


  • troletbuse troletbuse 18 mai 13:34

    Déjà 2 pédés qui ont voté « moyen »  smiley


    • alinea alinea 18 mai 14:02

      Bonjour Philippe,
      Votre article est une mine que je garde pour en ouvrir les liens en toute tranquillité. J’aime à lire les choses qui confortent mon ressenti.
      La première fois que j’ai vu Macron, au cours de cette campagne, dans une vidéo, je n’ai pu le regarder que quelques secondes. j’avais la même répulsion à l’égard de Sarkozy, et j’y retrouvais les gestes et les mimiques.
      À l’âge que j’ai et avec ce que j’ai vécu ( il y a vingt et un ans je n’aurais pas pu vous dire cela !), je fais confiance à mon ressenti.
      Ce ressenti, peu finalement le partagent, aussi, je crois pour ne pas dire je sais, qu’il faut être allé au fond de l’enfer pour qu’il soit ainsi aiguisé.
      Au point parfois et dans un premier temps, me laisser abuser ; c’est pourquoi ( juste après avoir vu cette fameuse vidéo) j’ai regardé ce débat que je ne voulais pas voir. J’espérais, tant j’espérais que nous ne l’ayons pas comme président, qu’il craquerait !
      Néanmoins son comportement, que personne n’a relevé du moins ici, était étrange, indigne d’un chef d’État. Ses monologues impressionnants qui n’en finissaient plus, ignorant tout autour de lui, semblaient dictés par une force intérieure occulte qui faisaient fi des trois humains à côté de lui.
      Je n’aurais pas choisi Trump, comme pervers comparable, mais Clinton ! C’est une même terreur presque, un même désarroi, face à une folie masquée que les autres ne perçoivent pas !


      • Philippe VERGNES 18 mai 14:34

        @ Bonjour alinea,


        Oui... comme je vous comprends !
        « Ce ressenti, peu finalement le partagent, aussi, je crois pour ne pas dire je sais, qu’il faut être allé au fond de l’enfer pour qu’il soit ainsi aiguisé. »

        C’est malheureusement une constante.

        Concernant le cas de Trump, je le prends pour exemple en tant que dirigeant actuellement en place qui peut peser sur les décisions à venir au niveau international. Et compte tenu du climat mondial actuel... comment dire... méfiance (extrême). Il va de soi qu’il n’est pas comparable, stricto sensus, à celui de Macron. Trump est plus du genre paranoïaque, tel MLP par exemple. Il n’en reste pas moins très dangereux. Et effectivement, à faire une comparaisons, Macron est plutôt du genre Clinton.

        Mais en matière de pathologie du pouvoir (paranoïa et perversion), j’ai adopté depuis longtemps les vues de Racamier comme on peut le lire au travers de mes articles. Pour lui perversion narcissique et paranoïa sont sœurs et très proches l’une de l’autre. Ce chercheur avait évoqué le fait que la perversion narcissique était une porte d’entrée sur la paranoïa autre que le délire. Ce détail est méconnu, voire inconnu, mais je crois bien que c’en est même la principale porte d’entrée. Encore faut-il bien connaître cette théorie. Je rappelle toutefois que la paranoïa est considérée comme la perversion de caractère la plus « aboutie ». Nous sommes donc bien, avec cette pathologie, dans le champ des perversions (de caractère ou morales).

        Sur Macron, je n’ai pas encore eu le temps de recopier l’article de 1925 de Karl Abraham où il étudie, dans un autre contexte, quelqu’un qui me fait intimement penser à notre président depuis que je me suis intéressé à son cas (lorsqu’il s’est déclaré candidat à la présidentielle). J’espère pouvoir le finir ce soir ou cette nuit, si j’en ai le temps. Je mettrais le lien dans mes notes de fin sur mon article de blog dès que j’aurais terminé. Je vous invite à vous y reporter. C’est « bluffant » !

      • alinea alinea 18 mai 14:56

        @Philippe VERGNES
        Juste un petit aparté, mon ’ harceleur’ pervers narcissique, est devenu totalement parano, pas dangereux pour les autres, mais son existence en est complétement bloquée !!


      • Philippe VERGNES 18 mai 15:08

        @ alinea,


        La paranoïa : c’est l’évolution « classique » du pervers narcissique qui a perdu sa « proie », mais cela démontre également qu’il n’était pas « stable » avec ses défenses intrapsychiques. J’ai connu ce cas. Tout comme celui d’un pervers narcissique « accompli » qui lui reste depuis longtemps sur le même registre de défense même lorsqu’il change de « proie ». C’est pourquoi, pour moi, cette théorie est davantage « dimensionnelle » (aspect évolutif) que diagnostique (aspect nosographique et classificatoire). Mais cela, peu de gens l’entendent y compris même (et surtout) parmi les professionnels.

      • Etbendidon 18 mai 14:27

        hé hé etbendidon vous disait dès l’année dernière que MAL-CRON serait l’élu
        Et bien sur les esprits forts qui pullulent sur ce site se foutaient de etbendidon
        Et encore une fois etbendidon a eu raison (ça rime)
        le premier, etbendidon écrivait MAL CRON la malédiction mais le niveau de ce site est tellement bas que personne ne relevait et ne semblait se souvenir du film DAMIEN ... (en 3 parties)
        Et ben etbendidon persiste et signe : MAL-CRON ça craint
        Tremblez gogovoxchiens ah ah ah ah ah ah
         smiley
        Autrement merci à l’auteur pour cet article qui nous change de la ... quoti ..
         smiley


        • Christian Labrune Christian Labrune 18 mai 14:29

          A l’auteur,
          Votre article est tout à fait intéressant, mais je vois qu’à la fin vous reprenez , avec l’histoire de Périandre, le même schéma psychanalytique que cet Italien italien dont les explications m’avaient fait bien rire. Certes, l’épouse de Macron, étant donné son âge, pourrait être sa mère, mais elle n’est pas sa mère, et tout de monde connaît des couples de cette sorte qui ne sont pas plus fous que d’autres.

          Ce qui m’a surtout frappé dans le « cas » Macron, c’est l’incohérence, et c’est probablement ce qui faisait dire à Rama Yade qu’il était fou. Cela dit, Je me rappelle très bien telle déclaration de Bayrou lors de son ralliement, jurant ses grands dieux qu’il ne réclamait rien ni pour lui ni pour son parti, mais qui voyait rouge quelques semaines plus tard parce qu’il n’avait pas du tout obtenu ce qu’il avait espéré. Bayrou est-il fou lui aussi ? Si on commence à faire de la psychiatrie sauvage, il est à craindre qu’il ne reste plus beaucoup de gens dont on pourra garantir la santé mentale.

          J’entendais beaucoup parler de Macron ; je ne m’y intéressais pas et je résumais mon impression en disant qu’il n’était qu’une « baudruche ». Je m’étais quand même fait un devoir de regarder sur la chaîne parlementaire un documentaire intitulé « Dans la tête d’Emmanuel Macron ». J’en avais retiré le sentiment que dans la tête d’Emmanuel Macron, il n’y avait rien du tout. Quelques hurlements hystériques lors de meetings dont la télévision avait brièvement rendu compte m’avaient paru du plus mauvais augure, tout aussi bien que l’espèce de séduction exercée par le personnage sur des spécialistes de la chose politique bien plus compétents que je ne saurais l’être.

          La mort dans l’âme, il aura bien fallu voter pour Macron. L’imitation, devant la pyramide du Louvre, de l’homme à la francisque errant avec sa petite rose à la main dans les caves du panthéon, c’était parfaitement ridicule. Rien à redire de son discours d’intronisation à l’Elysée, contre le déclinisme, mais cela n’empêchait pas de se souvenir que le même, devant la momie du FLN avait salement craché sur son pays qu’il avait, bêtement et odieusement, rendu coupable d’un crime contre l’humanité.

          Finalement, il n’aura jamais été question des problèmes qui déchirent le pays. Le candidat de la presse bobo se fout complètement de la France « périphérique » très bien analysées par Guilluy, et il n’aura jamais été autant question des basses questions de la cuisine des états majors politique que ces derniers jours. Pour quelqu’un qui prétendait s’affranchir de la politicaillerie, il était difficile de faire pis.

          Certains me répètent depuis le début que Macron est un type « intelligent ». Pour moi, l’intelligence, c’est la clairvoyance, ce n’est pas cette « habileté » que les moralistes classiques ont tant critiquée. Mitterrand, selon le mot de De Gaulle pouvait bien être un « Florentin », il ne voyait pas au-delà de ses propres intérêts de carrière. Sur les foires de sa région, il eût été un excellent maquignon, mais sa présidence aura été à l’origine de toute une suite de catastrophes. Ne sutor ultra crepidam ! disaient les anciens. Macron m’apparaît comme un politicard de la même espèce. Certes, il est jeune, mais il arrive sur la scène avec les très gros sabots des anciennes politiques qui ont misérablement échoué.

          L’imitation de l’Allemagne, la glorification hyperbolique de l’Europe, cela fait partie d’une très ancienne religion à laquelle personne ne croit plus. Dès la rentrée de septembre, les vrais problèmes vont commencer, et la tendance de Macron, qui se prend déjà en son sérail élyséen pour une sorte de sultan sera probablement d’imiter le Mussolini des Turcs - un vrai fou, celui-là, et particulièrement dangereux ! Sauf que les Français n’ont pas l’habitude de se laisser marcher très longtemps sur les pieds.

           


          • Philippe VERGNES 18 mai 15:02

            @ Bonjour Christian Labrune,


            Merci pour votre commentaire argumenté auquel je n’ai malheureusement que peu de temps pour répondre. Si je suis assez d’accord avec vous sur le fond de votre commentaire et que je comprends bien désormais, après nos derniers échanges, « d’où » vous parlez, je ne saurais trop vous conseiller d’envisager le fait qu’il existe d’autres « réalités » tout aussi valable les unes que les autres. Pardonnez moi de ne pas pouvoir en dire plus maintenant, je dois m’absenter, mais si l’occasion vous est donnée, essayer un jour de lire un livre tel que celui de Luc Bigé, La force du Symbolique, c’est un ouvrage que je me suis proposé de résumer depuis déjà fort longtemps, mais le temps me manque justement.

            Dans ce livre, Luc Bigé décrit très bien les quatres formes de logiques qui « gouvernent » la réalité humaine (logiques causale, circulaire, symbolique et analogique). Être spécialisé dans l’une ne fait pas de nous un « humain » accompli, loin s’en faut. Je crois ce livre bien adapté au profane qui garde un œil ouvert sur toutes les dimensions de son environnement. Quelqu’un qui ne se spécialise que dans l’une des quatre logiques qui y sont décrites n’est qu’un humain « incomplet » et quelque part « handicapé », mutilé d’une part importante de lui-même.

          • Christian Labrune Christian Labrune 18 mai 19:37

            Luc Bigé décrit très bien les quatres formes de logiques qui « gouvernent » la réalité humaine (logiques causale, circulaire, symbolique et analogique). Être spécialisé dans l’une ne fait pas de nous un « humain » accompli, loin s’en faut.
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            @Philippe Vergnes

            Que Macron paraisse ne pas avoir accès à certaines dimensions de l’expérience humaine, c’est plus que probable ; en ce sens je veux bien admettre qu’il soit un psychopathe. Mais ce qui m’inquiète aussi grandement à ce compte-là, c’est la fascination qu’il peut exercer sur bon nombre de nos contemporains ; celle-ci relève tout autant de la pathologie.

            On aimait encore, au XVIIIe siècle (Dumarsais) rappeler telle proposition de la République de Platon posant que les peuples seront heureux quand les rois seront philosophes ou quand les philosophes seront rois. Cette belle utopie, qui présuppose chez le philosophe cette plus vaste étendue du champ de conscience que vous paraissez évoquer, l’histoire l’aura assez constamment invalidée, et on ne peut guère attendre d’un Président de la république qu’il soit un philosophe capable de s’élever au-dessus des passions ordinaires : on n’arrive jamais à ces sortes de postes si on n’est pas animé par des ressorts qui relèvent plus de l’art de la manipulation qu’est l’exercice du pouvoir que d’un pur souci de la Connaissance.

             Quand Macron ira barboter avec de l’eau jusqu’aux cuisses, comme Paul Deschanel, dans le bassin des jardins de l’Elysée, quand il grimpera dans les arbres du même parc dont ses proches le supplieront de descendre, quand il trouvera bon de bisser un discours qu’on aura applaudi et enfin quand on le trouvera tombé du train et complètement égaré au bord d’une voie ferrée, je dirai qu’il est fou.

            Ca viendra peut-être mais on n’en est pas encore là. Pour l’instant, on a un président de la République qui se comporte comme un acteur : il a repéré qu’il y a dans son jeu des choses qui marchent, et d’autres qui sont sans effet, voire contre-productives. Il est capable de se corriger, mais ce qu’il croit voir en face de lui, c’est un public en quête de divertissement, et pas du tout un pays traversé de difficultés multiples. Il emprunte à gauche et à droite les vieux couplets bien connus et souvent joués qui peuvent encore séduire, mais en même temps, il paraît ne rien voir au-delà des projecteurs qui éclairent une scène où se joue un simulacre puéril et très simplifié d’un réel complexe dont il ne semble pas avoir la moindre idée.

            « Malheur au pays dont le roi est un enfant », dit l’Ecclésiaste.
            Tout ça finira mal !


          • Philippe VERGNES 18 mai 21:01

            @ Christian Labrune,


            Vos commentaires sont richement étayés et nécessiteraient des réponses qui le soient tout autant.

            Je profite cependant de l’occasion pour transmettre l’une des premières infos qui paraît sur la « méthode » Macron concernant le traitement de l’information (le contrôle de la communication et l’un des « fantasmes » de tout « doctrinaire qui se respecte ») : « Monsieur le président, il n’appartient pas à l’Elysée de choisir les journalistes ». C’est d’autant plus risible que cet article émane du journal Le Monde qui a grandement contribué à la propagande pro-Macron. En matière d’arroseur-arrosé, je trouve cela assez cocasse.

            L’accumulation de ce genre de détails est très révélatrice de la mentalité de ceux qui s’adonnent à ces pratiques. Vous seriez bien naïf de croire, comme certains pourraient le penser, que cela relève d’une « erreur » de débutant. 

            Vous faites peu de cas de la psychanalyse (et je suis moi-même très critique envers une certaine psychanalyse, cf. « Le mystère Freud : Freud Vs Racamier où le mystère de la perversion narcissique »), mais en citant un verset de la Bible, vous vous référez à une lecture symbolique des événements tout comme les psychanalystes le font avec leur « doctrine » (qui connait divers courants et donc interprétations). Pour le coup, vous parvenez aux mêmes conclusions qu’eux. Les psychanalystes, à la différence des psychologues cognitivistes (qui cherchent à répondre au « quoi ») et aux systémiciens (qui cherchent à répondre au « comment »), eux, cherchent à répondre au « pourquoi ». C’est en ce sens que le mythe de Périandre est significatif.

            Vous avez fort bien raison de vous inquiéter de la fascination qu’opère ce genre de personnalité sur une grande partie de la population, c’était d’ailleurs l’objet de mon dernier article portant sur la « servitude volontaire », un sujet que j’avais également traité dans un autre article : « Pathologie du pouvoir : psychologie des leaders psychopathes - Sommes-nous complices ».

            Comme vous pouvez le constater, je n’élude pas la complexité de cette problématique du point de vue psychologique et non pas philosophique (j’ai beaucoup plus de lacunes de ce côté-là).


          • Sergio Sergio 18 mai 15:41

            De qui on parle là, de TRUMP, de KIM-JONG-UN ... et j’en passe. Dorénavant, cela risque d’être compliqué de trouver un chef d’Etat en bonne santé mentale. 


            • amiaplacidus amiaplacidus 18 mai 16:10

              @Sergio
              Peut-être est-ce tout simplement impossible ?

              Ne faut-il pas être un tantinet déséquilibré pour prétendre régir ses contemporains ?


            • Sergio Sergio 18 mai 16:43

              @amiaplacidus


              Réponse spontanée et simple qui dépasse largement toutes les autres analyses, d’ailleurs vous avez été le seul à répondre ! Merci 

            • Rincevent Rincevent 18 mai 16:30

              Pour se permettre de poser un diagnostic, il faut, au minimum, avoir rencontré la personne concernée, ce que ce psy italien n’a évidement pas fait. Donc, validité zéro. Il me fait penser à tous ces « spécialistes » de plateaux télé qui déblatèrent doctement sur les conflits actuels en n’ayant jamais mis les pieds sur le terrain, au maximum depuis le balcon de leur chambre d’hôtel (système BHL).


              • Doume65 18 mai 17:36

                @Rincevent
                « Pour se permettre de poser un diagnostic, il faut, au minimum, avoir rencontré la personne concernée »
                Pour ce qui est d’un diagnostic « mental », c’est la personnalité qu’on interroge, il me semble. Cette personnalité doit pouvoir être cernée à la lecture des nombreuses vidéos dans lesquelles apparaissent notre Président. Certes, on n’est pas dans le clinique, mais rien n’interdit une bonne évaluation, si ?


              • Rincevent Rincevent 18 mai 17:46

                @Doume65

                Ouais, disons que ce monsieur s’est payé son quart d’heure de gloire sur le Net, à bon compte. Pour moi, ça n’a pas plus de valeur que ça.


              • Sergio Sergio 18 mai 18:05

                @Doume65


                Bonjour Doumé

                Justement avec la ministre de la santé récemment nommée, des postes de psychiatres pourront peut être se libérer. Dans le Nord, j’ai déjà vu un psychiatre polonais, consulter avec un interprète. En plus il y a un ratio de 1 psy français pour 4 roumains, et je ne vous parle pas en médecine générale. Imaginez donc la relation patient/soignant. Rassurons-nous, la folie est internationale, peut être plus ici qu’ailleurs. 
                Vous parlez d’évaluation psy chez les politiques, c’est en projet aux Etats Unis, d’ailleurs tout le monde sait pourquoi. Et puis soyons fous, une telle évaluation post électorale pourrait en référence à l’article 20 du code Pénal, dédouaner à souhait un comportement psychopathologique de nos chers élus.

                Et puis balayons chacun devant notre porte, à ce titre je citerai Albert EINSTEIN, référence qui vaut d’ailleurs toute la bibliographie possible sur le sujet, il a dit que :

                 « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent  »

                Cela devrait nous donner à réfléchir !


              • Croa Croa 18 mai 19:55

                J’ai du mal à croire la théorie développée sur la vidéo de référence comme parfaitement exacte mais dans l’idée pourquoi pas ? D’abord personne n’a jamais vu une bonne femme violer un jeune homme. Le viol n’est pas un truc de femme. Certainement a-t-elle su profiter de son charme vers un jeune visiblement facile à troubler, ça c’est possible sauf que c’est tout le contraire d’un viol. Après c’est vrai que les hommes attirés par les femmes mures sont souvent des êtres immatures. Macron avait peut-être un problème, à priori non sexuel, avec sa mère ? Que cela dérive vers une attirance, sexuelle cette fois, vers les femmes mures c’est un truc classique. La dérive vers une forme de perversion narcissique pourquoi pas non plus puisque ce genre de pervers rabaisse les autres par compensation à un manque ce qui peut être par exemple celui issue d’un autre pervers narcissique, le père par exemple (d’où cet ancrage aux femmes protectrices.) On peut imaginer d’autres causes...
                *
                Le fait est que les discours de Macron ont quelque chose de surréaliste. C’est « le printemps » dans sa tête et moi je dirais qu’il a surtout un petit vélo dans la tête !  smiley smiley smiley smiley
                .
                Nous pourrions en rire si ce type n’avait pas fini élu Président de la République. On dit souvent que Hitler lui-même n’était pas tout à fait clair. Différemment... Ce type, qui avait toujours raison, était plus parano que pervers. Il se dit que petit il avait voulu uriner sur une chèvre pour s’amuser, que celle-ci l’avait mordu et que son zizi en gardait la trace !  smiley (C’est peut-être une légende mais bon !) Il se dit aussi qu’il avait voulu être artiste peintre mais que c’était un peintre raté... Hitler est devenu un dictateur réussi par contre !
                .
                Au delà des personnages, c’est le système qui en profitera qui tire les ficelles. Les dictateurs ne sortent pas du néant et derrière la candidature Macron il y avait unanimité des puissances d’argent. Les psychopathes sont une opportunité pour un complot fasciste

                IL SERAIT TEMPS D’EN PRENDRE CONSCIENCE !


                • Philippe VERGNES 19 mai 08:23

                  @ Bonjour Croa,


                  « Les psychopathes sont une opportunité pour un complot fasciste. IL SERAIT TEMPS D’EN PRENDRE CONSCIENCE ! »

                  C’est bien là l’essentiel à retenir. Et c’est aussi, in fine, le but de mes articles.

                  Quant à la vidéo et au point que vous critiquez, c’est bien là ce par quoi elle pêche, ce qui ne signifie pas pour autant que tout soit inexact d’où les précisions que j’apporte.

                • izarn izarn 18 mai 21:46

                  Les psychopathes sont ceux qui ont voté Macron pour faire barrage à Marine...
                  Niveau de connerie assez grave...


                  • Julie 19 mai 01:33

                    Bonsoir Mr Vergnes.
                    Je suis ancienne victime de pervers... Et oui je confirme. La paranoia se met en place lorsqu’il a perdu sa proie.... (Alors quel type de paranoia ?... Ca reste à determiner en psychopathologie...)
                    Et c’est donc cette paranoia qui m’ a mise sur le chemin de la perversion...Dieu que cela prend du temps avant qu’un psy vous le dise !

                    Je ne suis pas là par hasard...J’ai voté, faute de mieux pour le Président Macron...

                    Et... je me suis trouvée en situation paradoxale au moment des legislatives au vu du profil de son candidat...censé voté amen pour lui à l’assemblée....

                    Ca a fait tilt : paradoxe, double contrainte... meme...
                    Ok, langage du vide... alors perversion ou pas ?

                    Mr Cyrulnik désigne la famille Lepen comme perverse (déni d’altérité), mais pas les autres candidats....

                    Mais mon expérience personnelle me montre que les députés traitent les autres comme des laquais... Pour le peu que j’ai fréquenté...Sans trop généraliser mais tout de même... tous ceux que j’ai fréquenté !!!! Je cherche encore l’exception...

                    Un autre truc qui m’a mise la puce à l’oreille. au lendemain du 1er tour... dans son discours qui a été vivement critiqué....de toute part...

                    Il désigne son épouse... « sans laquelle je ne serai pas MOI ! »

                    Epouse psy ? maman, soignante ? censée lui donner son MOI ?

                    Ca laisse songeur... ou se trouve son MOI ???

                    Autre chose... la presse se sent muselée... controlée...
                    Ce qui n’est pas de bonne augure. Et d’autant plus dans un pays ou les partis sont réduits en miettes...
                    La presse vient d’ailleurs de publier un communiquer général pour se révolter sur les méthodes de communication présidentielle et du traitement de la presse....
                    C’est assez inquiétant et RARE. Je tiens à le souligner.

                    La perversion... ca vient ? du président ? du système ? de son entourage ?
                    C’est difficile à discerner... Mais je suis assez inquiète...

                    Néanmoins et pour en avoir fréquenté de près...les pervers ou psychopathes en cravate se repèrent de l’extérieur, dès lors qu’ils flirtent avec les LIMITES.
                    Soient qu’ils les franchissent, les contournent, ou flirtent avec...

                    En tout cas avec la presse c’est fait ! C’est la presse qui rappelle le droit dans notre pays, à quelques jours de son investiture....

                    Au plaisir de vous lire....


                    • Philippe VERGNES 19 mai 08:13

                      @ Bonjour Julie,


                      « Dieu que cela prend du temps avant qu’un psy vous le dise ! »

                       smiley Oui ! Et encore... les choses ont beaucoup évolué ces dix dernières années (j’en reste moi-même surpris). Je vous dis pas avant ! Parler de perversion narcissique, c’était comme évoquer une invasion de petits hommes verts.
                      Sur la question du Moi du président... ben justement... les pervers narcissiques n’ont qu’un Moi d’emprunt, d’où le fait qu’il puisse s’en procurer un de gré ou de force. De force, c’est le cas des victimes que l’on entend témoigner de plus en plus. De gré semble être l’exemple, rare, de notre président. C’est en ce sens que l’article de (1925) de K. Abraham est intéressant (il sera disponible sur mon site d’ici la fin de matinée). Et tout concorde à ce que son épouse lui procure ce Moi d’emprunt. On parlera alors de « perfusion narcissique ».

                      Le cas de la presse : oui ! Je l’ai cité en exemple dans une de mes réponses ci-dessus. Mais est-ce surprenant lorsque l’on connait la personnalité de ces gens-là ? Pour moi, ce n’est qu’un élément de plus qui corrobore cet article et les hypothèses développées.

                      Sur l’exception... que dire si ce n’est de vous parler de mon expérience. La politique, je connais pour avoir occupé pendant des années un poste en lien direct avec elle. Je la connais aussi d’un point de vue familial, j’ai un oncle (mon parrain) qui du temps de son activité occupait l’un des plus hauts grade de la fonction publique en lien direct avec son ministre de tutelle et l’ensemble des élus locaux de son territoire (à l’échelle régionale). Il y a 25 ans de cela. Je prenais conseil auprès de lui pour mon propre travail de directeur. Il m’a toujours confirmé qu’en politique d’une : « la parole donnée n’engage que ce qui y croit » (c’est même lui qui m’a enseigné cette maxime), de deux, qu’il n’y avait pas un seul élu qui ne faisait passer les intérêts de ses administrés avant son intérêt personnel. Et très honnêtement, je ne peux que me fier à son expérience.

                      Ce qui revient à dire que c’est avant tout notre système qu’il faudrait changer, car, comme le soulignait déjà Albert Jacquard dans une vidéo datant de 1994 : « On est en train de sélectionner les gens les plus dangereux ». Alors dans cette problématique complexe, il y a une part due au système et une part due à la personnalité, mais avant de pouvoir changer les choses, il faut d’abord poser le bon diagnostic et rendre compte de ce que le système génère comme type de personnalité pathologique et dangereuse pour la démocratie et les citoyens.

                      Sur la famille Le Pen, oui... mais elle est plutôt dans le registre parano (à l’image de Trump). Or, la parano est la perversion de caractère la plus « aboutie ». Nous restons-là dans le registre des pathologies narcissiques perverses.

                    • Croa Croa 19 mai 08:38

                      À Philippe VERGNES
                      .
                      À l’évidence le système ne « génère » pas de personnalités pathologiques. C’est plutôt qu’il repère les personnalités pathologiques déjà existantes. Le système a besoin de ces profils là en tant que parfaites marionnettes car les personnalités équilibrées pourraient se rendre compte du mal qu’elles font. Ce faisant un psychopathe aux manettes ne risque pas de s’arranger !


                    • Philippe VERGNES 19 mai 09:05

                      @ Croa,


                      Oui et non (je fais du « macronisme »...). smiley

                      Comme vous le soulignez fort justement : « le système a besoin de ces profils là ».

                      La question de fond que vous soulevez est extrêmement importante. Elle pourrait se formuler ainsi : « Peut-on rendre quelqu’un psychopathe ? »

                      C’est un point que je n’ai jamais abordé dans mes articles, car lorsque je le ferais, je prendrais le risque d’être « incompris » ou de me « fâcher » avec une partie de mes lecteurs qui sont encore sous le choc de leur traumatisme. Et pourtant... il faudra bien en passer par là, car la réponse à cette question va à l’encontre des idées reçues sur le sujet : oui... il est possible de « déstructurer » une personnalité au point qu’elle devienne « psychopathe ». Si vous souhaitez vous informez sur la méthode, commencer donc par les travaux de Françoise Sironi sur la torture (cf. son article « Comment devient-on bourreau »).

                      Pour poser la question autrement, cela revient à se demander si un pervers peut rendre sa victime perverse ? La réponse est malheureusement oui. C’est même ce que je constate plus souvent que de coutume chez certaines personnes qui se plaignent d’avoir été victime d’un pervers narcissique. D’où l’utilité de bien discriminer les attitudes qui relèvent de la perversion de celles qui n’en sont pas. Ce point est capital, mais peu développé. Et un système qui pousse les gens à rompre les liens, tels que celui dans lequel on vit est un système pervers qui tend à rendre pervers.

                      Mais au départ, ce processus est transgénérationnel. c’est ainsi qu’il s’alimente et se renforce.

                    • Lugsama Lugsama 19 mai 09:04

                      Pour avoir très brièvement étudié la psychologie je regarde avec beaucoup d’humour les interventions de ce pseudo psychologue affilié à l’extrême droite et toutes ces analyses psycho-politique à peine digne de magasine de beauté pour adolescente.

                      J’invite donc les lecteurs à se procurer un ouvrage ou une page internet qui décris tous ces comportements dit « malade » tel la paranoïa, psychopathe etc..

                      A sa lecture vous réaliserez, peut être avec effroi, que toute vos connaissances et vous même pourraient être classé dans l’un de ce grand comportement maladif.

                      Qu’est-ce qui fait la différence entre le malade et le type de caractère considéré comme socialement acceptable ? Facile, si le sujet demande à être soigné ou si la Justice le fait, il est malade. Dans le cas contraire il est « normal ».


                      • Philippe VERGNES 19 mai 09:08

                        @ Bonjour Lugsama,

                        « Pour avoir très brièvement étudié la psychologie... »

                        Je confirme en effet...

                      • Lugsama Lugsama 19 mai 09:21

                        @Philippe VERGNES

                        Toujours mieux que le néant de votre « article » basé sur du vent.


                      • Philippe VERGNES 19 mai 09:36

                        @ Lugsama,


                        Le « néant » de mon article n’est là que pour faire écho au vôtre... 

                      • sokom 19 mai 11:21

                        Je crois que vous vous creuser tous trop la tête. Tout le monde a sa part de folie, peu devenir totalement fou. La santé mental ne tient qu’à un fil.

                        Macron c’est bien plus simple. J’ai moi même un Macron au boulot. Un Macron c’est une espèce de manager, d’ailleurs je l’ai surnommé « Macron » mon chef.
                        C’est le genre de mec qui parle le « vide » ! Ca parle, ça dit rien, ça dit beaucoup, ça se comprends pas vraiment. On a l’impression d’avoir quelque chose de complexe, mais en réalité c’est le flou artistique, l’incohérence total.
                        Le problème avec ces gens là, c’est qu’ils ont le sentiment d’être l’élite intellectuel, le 0.000001% des gens les plus intelligent du pays. Sauf que quand on sais que 80% de la population n’a pas un QI hyper élevé... bin se faire élire par des simple d’esprit, ça fait pas de toi un génie.

                        Et pour finir, d’après mon expérience personnel, ces gens là ont tendance à générer le chaos, a faire n’importe quoi, donc ça promet. Moi je m’agace assez vite avec ce profil, je les envois se faire... mais la majorité des gens baisse la tête.

                        • Philippe VERGNES 19 mai 12:02

                          @ Bonjour sokom,


                          C’est un point de vue... mais la compréhension est le préalable à l’action et si la majorité des gens baisse la tête, c’est qu’elle n’a pas encore compris à qui elle avait affaire.

                        • Yanleroc Yanleroc 19 mai 13:13

                          Il y a peut-être plus grave que psychopathe, c’est sociopathe, 


                          c’est le passage à la vitesse supérieure, 

                          celle qui nous mets tous dans le bain, à coup sûr !

                          • JL JL 20 mai 13:24
                            Bonjour Philippe Vergnes,
                             
                            votre article soulève à mon avis trois questions :
                             
                            - la première a trait à la stratégie des conseillers de Marine le Pen ; 
                            - la seconde pose la question de la personnalité d’E. Macron ;
                            - enfin, une troisième concerne l’intérêt de dresser les portraits des psychopathes et des pervers narcissiques.
                             
                            Sur la troisième question, vous avez déjà beaucoup donné, et moi aussi, je n’y reviendrai donc pas.
                            Concernant la question de la personnalité psychique d’EM, je crois que beaucoup de choses ont été dites ici et ailleurs, et je ne saurais en rajouter.
                             
                            Mon commentaire sera donc relatif à la première question : bonne ou mauvaise stratégie conseillée à la candidate FN pour le débat du deuxième tour face à E. Macron ?
                             
                            Sauf erreur de ma part, il est extrêmement difficile voire impossible de déstabiliser un psychopathe ou pervers narcissique sur son propre terrain. D’un autre coté, si EM n’est pas ce qu’en a dit ce psychiatre italien sur lequel vous fondez votre article, la stratégie était naturellement vouée à l’échec et l’arroseur devenait infailliblement l’arrosé.Ce qui a été vu.
                             
                            Il est par conséquent impossible de décider au vu de l’échec constaté, si E. Macron est ou non ce qu’en a dit ce psy ; ce que vous avez très bien perçu vous-même.
                             
                            Je pense que ce qui nous a été donné à voir ce n’était pas un personnage sur la sellette, mais deux et qui jouaient devant nous à une drôle de pièce, dans la série « je t’aime, moi non plus ».
                             


                            • Philippe VERGNES 20 mai 16:09

                              @ Bonjour JL,


                              Merci pour ce commentaire étayé.

                              Avant de discuter du point que vous soulevez ici, je vais tout de même répondre très succinctement aux deux dernières questions (la seconde et la troisième) : l’intérêt d’évaluer psychologiquement nos futurs dirigeants, comme le souhaiterait Rama Yade que je cite, réside dans le fait qu’un certain Kazimierz Dabrowski, auteur de la théorie de la désintégration positive et du concept de psychopathie essentielle ayant collaboré avec Andrezj Lobaczewski sur l’étude de l’origine politique du mal, ait pu écrire, à la suite de ces recherches : « L’incapacité générale à reconnaître le type psychologique de ces personnes [i.e. les psychopathes] provoque d’immenses souffrances, la terreur de masse, l’oppression violente, le génocide et la décadence de la civilisation... » (cf. « La ponérologie politique : l’étude du mal appliquée à des fins politique (1/3) » pour la suite de la citation). Ce constat a été maintes et maintes fois posé par de nombreux professionnels qui se sont intéressés à cette problématique. J’en cite quelques-uns dans mes articles. Cela me paraît suffisamment important pour être connu, même si, il est vrai, ça n’intéresse pas grand monde. Là n’est pas la question !

                              Concernant la stratégie des conseillers de MLP, si ce que révèle le Canard enchaîné s’avère être exact, on a vraiment affaire à une bande de... je n’ai pas de qualificatif : neuneux... à défaut de mieux. Dire que ces gens réussissent à capter une bonne partie de l’électorat et font ainsi barrage à de véritables projets d’avenir beaucoup plus élaborés m’interpelle quelque part. Mais ce qui m’interpelle encore plus, c’est désormais l’absence de véritable choix à chaque élection.

                              « Sauf erreur de ma part, il est extrêmement difficile voire impossible de déstabiliser un psychopathe ou pervers narcissique sur son propre terrain. »

                              C’est exact ! Il en existe une toutefois qui est extrêmement difficile à manier : c’est la technique du contre-paradoxe développée par l’école de Milan représentée par Mara Selvini-Palazzoli. Mais impossible de parvenir au résultat qu’escomptaient les conseillers de MLP en 1 heure de temps de parole.C’est dire la « connerie » (l’ignorance de ce genre « d’expert »).

                              Quoiqu’il en soit, tenir un débat en misant sur une telle stratégie relève pour moi de l’incapacité du FN à diriger un pays, et qu’EM soit ou non psychopathe, ne change rien à l’affaire, il était évident qu’un tel pari serait perdant (ce qui démontre par ailleurs, les capacités d’analyses politiques d’un Soral et consorts... à méditer pour ceux qui le suivent aveuglément). Ce qui fait dire à certains psys que MLP a commis un acte manqué : du pouvoir, elle n’en a cure seul compte pour elle la confortable place (qui rapporte) de l’éternelle opposante.

                              En résumé, cette stratégie était assurément une stratégie de perdant et ce, qui que soit EM. Ce n’est donc pas un critère valable pour reconnaître la personnalité de notre « oiseau » présidentiel comme étant conforme à la description qu’en donne ce psychiatre italien.

                              Ce qui est par contre valable, c’est le « storytelling » sur lequel on nous a vendu Macron. Là, ça « pique » un peu tout de même. Je ne suis pas d’accord sur tout ce que dit ce psychiatre, mais dans l’ensemble, le portrait est assez juste. Ce cas a longuement été étudié dans des travaux précurseurs sur lesquels se basent P.-C. Racamier pour construire sa théorie de la perversion narcissique et force est d’admettre qu’il y a de nombreuse concordance, même si en l’absence de conflit, il y a toujours incertitude d’un point de vue psychanalytique (défense intrapsychique). Cependant, du point de vue de la psychologie comportementale et cognitive (processus de coping), je dois dire que j’ai rarement rencontré un « surdoué » tel que Macron en ce domaine : il est capable d’imiter n’importe qui et la facilité avec laquelle il a endossé le costume de « président » et à, tout le moins, remarquable.

                              Reste à espérer qu’il n’aura jamais l’opportunité de mettre en place ses défenses intrapsychiques. Mais ça me paraît déjà mal engagé : petite vidéo instructive (c’est, il me semble, un extrait du reportage de F. Ruffin) ; et dernière nouvelle du journal Le Monde : « M. le président, il n’appartient pas à l’Elysée de choisir les journalistes » (c’est assez ironique compte tenu du rôle de cette presse dans l’élection de Macron).

                            • JL JL 20 mai 18:49

                              @Philippe VERGNES
                               

                              ’’... impossible de parvenir au résultat qu’escomptaient les conseillers de MLP en 1 heure de temps de parole.’’
                               
                              Et surtout, et c’était l’objet de mon intervention, MLP n’était clairement pas la bonne personne capable de mener à bien une telles mission - qui le serait ? - pour la raison que nous avons communément invoquée, mais aussi et peut-être surtout parce qu’elle-même et ses équipes laissent à désirer ...
                               

                            • Philippe VERGNES 20 mai 19:49

                              @ JL,


                              Clairement pas... c’est certain !

                              Si avec ça les partisans de MLP n’ont pas encore compris qu’elle n’a jamais eu l’intention de diriger un pays et que son fond de commerce se limite à jouer le rôle (qui rapporte gros) d’épouvantail lors des élections en surfant sur les vagues de la démagogie, ce n’est même pas la peine de tenter de leur expliquer.

                            • Julie 20 mai 14:08

                              Bonjour,

                              Pour la stratégie de destabilisation...

                              Mon avis personnel.
                              Je pense en effet que la stratégie de l’entourage de Madame Lepen est une très mauvaise stratégie. On ne destabilise pas un pervers si facilement. Et encore moins en cravate.^^

                              Dans le cas où il serait pervers... seule sa femme aurait le pouvoir de le destabiliser en cessant d’ etre sa mère... ou d’accepter ce rôle. Enfin, destabiliser un pervers... c’est aussi le rendre potentiellement dangereux... Pas évident.

                              Pour la prise du Moi ou par la force ou la prise du Moi tout en douceur...

                              Ben... C’est pas antinomique.. Par la force, c’est si il y a résistance...
                              Donc à l’heure actuelle... on ne peut pas savoir... L’avenir nous le dira...

                              Pour les victimes qui deviennent psychopathes...

                              Evidemment que oui ! Et je ne vois pas pourquoi on n’en parlerait pas... Au contraire.
                              Non, c’est pas tabou pour moi...
                              Et c’est donc tout l’interêt de les soigner à temps, et surtout de les croire..
                              Prise en charge des victimes... Dans les meilleurs conditions.
                              ... Bref, ne pas laisser pourrir les situations. Au risque de les survictimiser.
                              Et encore plus en amont... c’est la famille. Oui c’est transgénérationnel.

                              Pour ce qui concerne le système dans son ensemble...

                              Je ne suis pas calée en systémie. Mais si on bouge un élément, soit tout change, soit il y a résistance... Je pense que c’est évidemment une approche systémique de la société française et des institutions qui me dépasse un peu pour le coup...
                              En tout cas, l’autonomie ne peut pas faire de mal...


                              • Philippe VERGNES 20 mai 16:24

                                @ Julie,


                                Je plussoie en tous points... et particulièrement ceci : « Dans le cas où il serait pervers... seule sa femme aurait le pouvoir de le déstabiliser en cessant d’être sa mère... »

                                C’est très exactement ça... mais c’est un rôle qu’elle ne semble pas vouloir quitter. Donc...

                                On pourrait aussi réussir en utilisant la technique du contre-paradoxe, mais dans un cas aussi exceptionnel que celui de Macron, je doute que quelqu’un y parvienne.

                                Pour ce qui est du sujet des victimes qui deviennent psychopathes... et ben merci, parce que vous venez de me donner les arguments pour finir l’article que j’avais en réserve sur le sujet, car pour en avoir fréquenté de nombreuses dans des associations d’aide aux victimes, je restais sur une impression de « tabou » à ne pas aborder pour ne pas leur infliger plus de peines qu’elles n’en ont déjà.


                              • Eschyle 49 Eschyle 49 20 mai 16:15

                                Lisez d’abord ceci , visionnez les annexes , puis rédigez une critique argumentée ( 21.092 vues ) :


                                • Philippe VERGNES 20 mai 16:52

                                  @ bonjour Eschyle 49,


                                  Wouah... un article richement documenté !

                                  Merci pour le lien. Je crois qu’il recense bien tout ce qu’il y a à savoir sur le cas Macron. Pas le temps de tous les consulter pour rédiger une critique, d’autant qu’il me semble que nous sommes bien d’accord, mais c’est assurément un aide-mémoire précieux.


                                • Le Gaïagénaire 20 mai 21:08

                                  @Eschyle 49 20 mai 16:15
                                  « – ce que Sophocle (né en -495 et mort en -406), dans Œdipe roi (- 425), et dans Œdipe à Colone (pièce créée à titre posthume en – 401 par son petit-fils), expose magistralement, et qui constituera d’ailleurs l’axe essentiel de l’œuvre de Sigmund Freud (1856 – 1939), c’est que le complexe d’Œdipe, qui consiste à vouloir tuer son père, puis épouser sa mère (pour les garçons), schématiquement, de la part d’un enfant, s’opposer affectivement au parent du même sexe, avant de vouloir s’unir affectivement au parent du sexe opposé, est une étape fondamentale dans la construction de l’être humain ; »

                                  Le vieux Freud a caché le plus important c.à.d l’oedipe inversé. C’est le fait que la mère permet à la rivière de remonter à sa source. Elle ne canalise pas vers son mari l’émoi ressentie suite à l’idolâtrie de son bébé-mâle.

                                  Cordialement

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