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Accueil du site > Tribune Libre > Mais où était (est) passé l’or de la Banque de France (...)

Mais où était (est) passé l’or de la Banque de France ?

En ces temps de crises financières, où l’on voit les monnaies fluctuer au gré de mécanismes et d’évènements inattendus sinon abstrus cet article pour rappeler l’époque à laquelle la valeur des monnaies reposait sur des concepts moins…virtuels. 

Jusqu’à la fin du XXème siècle, la crédibilité des états en matière d’échanges internationaux était proportionnelle à la quantité d’or dont ils disposaient dans leurs coffres afin de garantir le crédit accordé à leurs monnaies et en justifier les taux réciproques.

De ce fait, lors des conflits entre Etats, essayer de s’emparer du « Trésor » de l’ennemi était un exercice largement pratiqué et… souvent rentable ! (Je ne pourrais à ce sujet trop vous conseiller la lecture d’un bouquin de Pierre Péant : « Main basse sur Alger » dans lequel est relatée l’origine de quelques fortunes dont profitent largement aujourd’hui encore quelques « barons de la finance !)

Le dernier conflit européen n’échappa pas à la règle et l’Allemagne tenta aussi de faire « main basse » sur les trésors des pays qu’elle envahissait.

Mais cette stratégie était devenue tellement commune que les pays en guerre prenaient quelques précautions…

Y compris en France : c’est l’objet de l’histoire suivante.

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Lingot d’or
Le plus gros lingot d’or connu selon Wikipedia

Le 15 juin 1940, alors que la défaite était consommée et l’armistice à peine signé, quatre officiers allemands se présentaient au siège de la Banque de France à Paris pour s’enquérir de la présence des dépôts en or et devises supposés être entreposés dans la « Souterraine », nom donné aux sous-sols de la dite banque. Une visite rapide devait les convaincre que ces sous-sols étaient désespérément vides de toute encaisse de valeur.

Mais où étaient donc passées les 2 700 tonnes d’or réputées gager la monnaie, le « Franc », devant la communauté financière internationale ?

L’affaire ne remonterait-elle pas au conflit précèdent, aux premiers jours de septembre 1914, tandis que quelques détachements de « uhlans » étaient aperçus aux environs de Lagny sur Marne à moins de 50 kilomètres de Paris ? Bien que la victoire de « la Première bataille de la Marne » avait éloigné le péril de voir Paris sous le feu des canons ennemis et le danger d’une invasion de la capitale, nul doute que l’évènement avait suscité chez certains responsables l’idée d’un plan concerté d’évacuation des valeurs entreposées dans les coffres des banques dès les premières menaces d’invasion !

En effet, c’est dans la hâte qu’avaient dû être évacuées en 1914 vers les caches du Massif Central les valeurs détenues dans les coffres de la Banque de France. Toujours est-il que dès 1930 une « Instruction Générale » était élaborée par la Direction de la Sûreté Générale du Ministère de l’Intérieur détaillant « les mesures de sauvegardes à prendre en cas de guerre dans les parties du territoire exposées aux atteintes de l’ennemi. »

Un peu plus tard, en avril 1933, tandis qu’en Allemagne Hitler était nommé chancelier, cette « Instruction » était opportunément transmise au secrétariat général de la Banque de France.

Il s’agissait dans un premier temps d’établir un état des valeurs en or, métaux précieux, devises et titres de garanties détenus par la Banque, aussi bien à Paris que dans les succursales de province, puis dans une seconde phase de désigner les succursales de province, frontalières notamment, les plus exposées aux atteintes d’un envahisseur.

Enfin il restait à établir la liste des établissements de province circonscrits au périmètre « Loire-Rhone-Pyrénées » où seraient repliées les encaisses de la Banque centrale. À la suite de cette instruction, la Direction générale de la Banque devait créer au niveau du secrétariat général une sous-commission de « repliement et d’évacuation ». Les travaux de cette sous-commission la conduisirent à proposer la création d’une deuxième zone d’évacuation dite « zone de sécurité » plus proche des ports de la Manche et de l’Atlantique. C’est ainsi qu’une cinquantaine de succursales ayant pour caractéristique de se trouver à moins de 300 kilomètres d’une côte furent désignées, telles Caen, Saint Malo, Saint Brieuc, Brest, Nantes, Angers, Saumur… mais furent aussi conservés certains comptoirs du centre de la France, comme Moulin, Vichy, Bourges, Limoges… Dans leurs coffres seraient ainsi transférés les pièces et lingots en provenance des comptoirs frontaliers, mais aussi ceux d’établissements supposés être les premiers atteints en cas d’invasion. La sous-commission établissait par ailleurs la liste des itinéraires à emprunter entre établissements pour ces transferts de fonds, désignait les compagnies de transports, fer ou route, à solliciter, allant jusqu’à définir les dimensions d’un modèle standard de caisse destinée au conditionnement des valeurs !

C’est ainsi qu’en 1936, pour l’essentiel, la répartition de l’or sur le territoire était achevée, ces valeurs étant véhiculées principalement par route, mais aussi par chemin de fer, le gros de la manutention s’effectuant par le personnel de la Banque aidé ponctuellement par de la main d’œuvre de sociétés privées sous l’œil protecteur mais vigilant de la gendarmerie.

Cependant, à cette date, la plus importante partie de l’or se trouvait toujours à Paris : 44 milliards en lingots, 8 milliards en pièces d’or, plus de l’argent, du nickel, des billets de banque, le tout représentant plus de 1 500 tonnes !

En 1938, Hitler passait à l’action : Anschluss, Tchécoslovaquie, crise des Sudètes, les menaces de guerre se précisaient, même si les accords de Munich semblaient retarder, un peu, l’embrasement fatal…

À Paris, la situation était jugée suffisamment grave pour justifier l’ordre d’évacuation des valeurs entreposées dans la capitale et c’est ainsi qu’à l’automne, 400 camions et 150 wagons de 5 à 10 tonnes en transportèrent l’essentiel vers les zones dites de sécurité. Seules quelques centaines de tonnes de lingots et pièces furent conservées à la « Souterraine » pour faire face à la panique attendue à la suite de la déclaration de guerre. Dès lors, en septembre 1939 débutaient les premiers « voyages » des valeurs françaises.

Le tout premier fut pour Beyrouth : 8 caisses de billets (2 milliards de francs) pour alimenter les banques de Syrie et Liban alors sous mandat français. Départ de Marseille le 14 septembre sur le torpilleur La Bayonnaise, puis transfert des caisses en rade d’Ajaccio sur le croiseur Émile-Bertin et arrivée à Beyrouth le 21.

Le 13 novembre venant du Massif Central 1 500 caisses d’or étaient chargées à Toulon sur le cuirassé Lorraine et les croiseurs Marseillaise et Jean de Vienne qui, escortés par les torpilleurs Fortuné et Railleuse, puis rejoints en mer par les torpilleurs Lion et Simoun, atteignirent le port d’Halifax le 1er décembre. Il s’agissait de payer le matériel de guerre commandé par la France aux USA, suite à la décision du Président Roosevelt de faire payer comptant les achats de matériel militaire : « cash and carry » !

Un deuxième transport d’or vers Halifax, toujours dans le cadre d’achats d’armements, était organisé au départ de Brest avec les valeurs issues de succursales de l’ouest de la France. Le 9 décembre, 1 500 caisses étaient chargées à bord du croiseur Dunkerque qui quittait la rade le 11 escorté des contre-torpilleurs Mogador, Volga, Triomphant, Terrible, Valmy et du croiseur Gloire, pour accoster aux quais d’Halifax le17.

Vers la fin de l’année, c’est 60 tonnes d’or qu’il fallut convoyer vers la Turquie dans le cadre d’une aide franco-britannique : condition pour que la Turquie resta bien « neutre » pendant le conflit ? Toujours est-il que cette fois, ce fut au tour du croiseur Tourville, escorté des contre-torpilleurs Vauban et Aigle de charger et de transporter les précieux chargements de Toulon à Beyrouth d’où ils furent acheminés par voie ferrée jusqu’à Ankara.

En mars 1940, 150 tonnes d’or quittaient Toulon via Mers el-Kébir vers Halifax à bord des croiseurs et cuirassés Algérie, Bretagne, Victor-Schoelcher et Colbert toujours pour poursuivre les achats d’armements.

À cette époque, le solde des réserves belges soi 120 tonnes d’or, était acheminé vers la France qui ainsi détenait alors la quasi-totalité des réserves belges, c’est-à-dire environ 250 tonnes d’or qui furent expédiées ultérieurement en Algérie. (Pour mémoire, quelques mois plus tard, le gouvernement Pétain- Laval rajoutera une nouvelle infamie au déshonneur, en « restituant » cet or belge aux Allemands au prétexte que la Belgique était alors « administrée » par l’Allemagne !)

Fin mars, 400 tonnes d’or avaient quitté la France, principalement pour des achats d’armements. Mais le 15 mai, les Allemands avaient franchi la Meuse…

À ce moment, la direction de la Banque de France donna l’ordre d’évacuation générale :  environ 2 500 tonnes de métal précieux étaient concernées !

Le 19 mai, 200 tonnes étaient convoyées à Toulon, chargées sur le porte-avions Béarn direction Halifax, tandis que 200 autres tonnes devaient être chargées à Brest sur les Jeanne-d ’Arc et Émile-Bertin avec mission de se joindre au Béarn au large de Madère. Si à Toulon, loin du front, les acheminements ne posaient pas de problèmes, en Bretagne, tandis que les Allemands étaient déjà à Cambrais les affaires se présentaient plus tendues pour regrouper les caisses venues de Paris et de Morlaix, Vannes, Rennes, Quimper, sur des routes déjà encombrées par les militaires en déroute et les civils en fuite !

Surmontant ces difficultés, tous les convois réussirent cependant à atteindre Brest et leurs chargements, rapidement transférés sur la Jeanne D’Arc et l’Émile- Bertin, prirent le large le 21 mai, cap sur Halifax via Madère où les attendait le Béarn.

Le 2 juin, à Halifax, tandis que le Béarn restait à quai dans l’attente de charger une livraison d’avions « Curtiss » commandés par la France, l’Émile-Bertin, à peine déchargé, appareillait cap sur Brest qu’il atteignait le 9 juin.

Pendant ce temps, en France, la situation militaire se dégradait rendant plus urgente encore la mise à l’abri des « valeurs » !

Cette fois, 210 tonnes d’or rejoignirent les soutes du Pasteur, seul paquebot disponible qui quittait Brest le 2 juin pour arriver à Halifax le 7, devant ensuite charger le 13 juin à New York de l’armement (une centaine de canons de 75) et attendre les ordres…

Entre temps, l’Émile-Bertin, arrivé à Brest le 9 juin, recevait 200 autres tonnes d’or tandis qu’à l’intérieur du pays, les Allemands étaient sur le point de franchir l’Oise ! L’Émile-Bertin fit son entrée dans le port d’Halifax le 18 juin sans se douter que cette date serait retenue par les Français, mais pour d’autres raisons !

À cette date, quatre navires français étaient donc amarrés de l’autre côté de l’Atlantique : l’Émile-Bertin et le Pasteur à Halifax, le Béarn et le Jeanne d’Arc à New York.

Pendant ce temps, dans le sud, 200 tonnes d’or issues des comptoirs de Tulle, Brive, Périgueux, Libourne, Rodez, Villefranche étaient acheminées vers le port du Verdon pour y être chargées, le 30 mai, sur le Ville d’Oran, paquebot armé en « croiseur auxiliaire », cap sur Casablanca. Là, l’or serait chargé sur le navire américain, le Vincennes, pour alimenter le crédit français de la Banque de France à New York.

Au même moment, à Paris, le 30 mai, tandis que ça chauffait dur à Dunkerque, la Direction de la Banque prenait la décision d’évacuer la totalité de son or présent sur le territoire.

Il s’agissait premièrement d’évacuer les 900 tonnes encore en dépôt dans les 60 succursales de l’Ouest : Le Mans, Quimper, Vannes, Redon, Saint-Brieuc, Nantes, Cholet, Cognac, Saint-Lô, Rennes, Niort, Saintes…

Au milieu de la pagaille qui s’était installée du fait de « l’exode » des populations et de la retraite des armées, cahin-caha les convois d’or étaient centralisés vers la casemate du Portzic dans la rade de Brest, juste en face de la Pointe des Espagnols, où les dernières caisses arrivaient des Sables d’Olonne le 14 juin : il était temps !

Déjà les avions allemands survolaient Brest et lâchaient des mines magnétiques dans la rade et le « Goulet »… Trois petits paquebots rapides, les trois « El », El- Mansour, El-Djézaïr et El-Kantara, armés en croiseurs auxiliaires, étaient à quais et devaient se joindre aux Ville d’Alger et Ville d’Oran pour le transport.

Le 17 juin, Pétain lançait son premier message à la nation… (« …Je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat… »), message que l’Amirauté devait ignorer en poursuivant les manœuvres de conditionnements et de chargements de l’or !

Le 18 juin, nouvelles attaques de bombardiers sur Brest ! Tandis que les blindés ennemis étaient déjà à Rennes et fonçaient vers les ports bretons. À cet instant, le 18 à 11 h, il restait encore 400 tonnes d’or à charger : ce qui fut réalisé dans l’affolement plus que dans la hâte : Plus d’escorte de gendarmes, un seul chauffeur par camion, plus d’opérations de comptages, plus d’officiers de marine pour surveiller les opérations…

Enfin, vers 17h45, les dernières caisses étaient arrimées à bord de l’El Kantara : Ouf !

 Cependant que tout ce qui était en état de prendre la mer se pressait devant le Goulet, dont le Richelieu encore à demi armé, la Direction de la Banque voyait avec soulagement les navires transportant son or tracer leurs sillages scintillants dans l’Iroise au soleil couchant…

 Les allemands étaient alors à quelques heures de Brest. La flottille aux caisses d’or croisa alors sur sa route le Victor-Schoelcher venant de Lorient chargé lui aussi d’or… Polonais ! 250 tonnes évacuées à la hâte lors de l’Anschluss avaient, après un périple étonnant, été transportées dans les cales de ce navire ! Tous devaient gagner Dakar le 28 juin, après une escale à Casablanca, laissant sur place un chalutier terre-neuvas, le Clairvoyant, qui avait quitté Lorient quelques jours plus tôt avec une tonne d’or et des valeurs en numéraire. Le Clairvoyant fut rejoint dans le port de Casablanca le 25 juin par le croiseur Primauguet chargé d’une centaine de tonnes provenant de tous les fonds de tiroirs raclés en France avant la mainmise par les Allemands. Les valeurs transportées par ces deux navires furent mises en dépôt dans les coffres de la Banque au Maroc.

Entre temps, l’Émile-Bertin arrivé à Halifax reçut l’ordre de ne pas décharger son or : la nouvelle de l’armistice en France changeait en effet la donne tandis que les relations entre les officiers français et leurs interlocuteurs anglo-saxons devenaient plus tendues. Cependant, après accord entre officiers français et autorités « anglo-canado- américaine », il fut convenu que l’or serait acheminé et stocké à la Martinique jusqu’à la fin du conflit.

De même les trois autres navires, Béarn transportant les avions Curtiss, Jeanne d’Arc et Pasteur chargés d’armements, reçurent l’ordre de l’Amirauté de gagner Fort-de-France : avions et armes qui auraient été si utiles quelques semaines plus tôt devaient rouiller là en attendant la fin de la guerre !

Cependant, à Dakar, commençait à se jouer une partie compliquée entre les représentants de la Banque, et les autorités françaises passées quasiment sous tutelle allemande depuis l’armistice.

Par ailleurs, les Français Libres du général de Gaulle et les anglo-américains suivaient de loin les mouvements de ces caisses d’or convoitées par tous. Le 2 juillet, après l’intervention dévastatrice de la marine anglaise à Mers El-Kébir, la marine française à Dakar fut mise en alerte, et l’ordre fut donné de débarquer en urgence l’or de tous les bateaux.

Ce fut le petit fortin de Thiès, à 70 km de Dakar qui fut d’abord choisi pour entreposer les caisses d’or. Tandis que les opérations de comptages s’effectuèrent au calme, un certain nombre de « manquements » furent constatés, mais plusieurs enquêtes diligentées par les services de la Marine permirent de recouvrer la quasi-totalité des pertes.

Constatant la fragilité du fort de Thiès et sa trop grande proximité avec Dakar, où les français libres du général De Gaulle accompagnés des troupes et navires anglais avaient déjà tentés de débarquer le 22 septembre, il fut décidé que l’or serait évacué vers les coffres de la Banque à Kayès au Soudan français d’alors, ville située sur la ligne de chemin de fer Dakar-Bamako construite au début du XXème siècle.

À l’exception de l’or belge ignominieusement « rendu » aux Allemands ainsi qu’il a été mentionné, pas une seule autre once d’or français ne fut utilisée durant la guerre, mais put à la Libération servir pour la reprise économique du Pays.

Sources : Tristan Gaston-Breton, « Sauvez l’or de la Banque de France ! L’incroyable périple. (1940-1945) », Cherche Midi, 2002.

Fin de l’histoire au travers de laquelle nous avons pu constater avec quelle autonomie et quelle indépendance par rapport au pouvoir central a su manœuvrer « La Banque » pour mettre ses sous à l’abri : mais il vrai que les sous de la Banque de France étaient alors aussi ceux de ses actionnaires…

Mais aujourd’hui il reste-t-il encore un peu d’or dans les coffres de la Banque de France ?

Bien à vous.


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23 réactions à cet article    


  • Javascript Javascript 19 octobre 2012 08:23

    Sachant que sous l’ère Sarkozy près de 4 tonnes d’or ont étés vendus a la sauvette je me demande combien il en reste en réserve dans les caves de la BDF.

    Pas 4 tonnes Bodidharma, 500 a 600 tonnes en fait. C’est à dire 1/5em des 3000 tonnes que la France possédait. Une opération ruineuse pour la France dénoncée par la cour des comptes.

    Plus on fait le bilan de Sarkozy plus il apparait que la place de ce bandit est en prison !!

    Détails ici :

    http://www.lepoint.fr/economie/cour-des-comptes-quand-sarkozy-liquidait-un-cinquieme-du-stock-d-or-de-la-france-08-02-2012-1428657_28.php

    http://lci.tf1.fr/economie/la-vente-d-un-cinquieme-du-stock-d-or-epinglee-6975294.html

    http://blogs.mediapart.fr/blog/kakadoundiaye/040512/mais-ou-est-donc-passe-lor-de-la-banque-de-france-msieur-sarkozy


  • OneCroco OneCroco 18 octobre 2012 23:13

    Qui s’est porté acquéreur alors ?

    Les Annunakis ? :)


  • alberto alberto 19 octobre 2012 10:01

    Bonjour à tous, et merci pour vos commentaires...

    Mais Sarko, n’est pas le premier à jouer qui perd gagne avec le prix de l’or : rappelez vous de l’emprunt Giscard : une sacrée ardoise !

    Qui sera le suivant ?
     


    • Le printemps arrive Le printemps arrive 19 octobre 2012 10:02

      Bonjour et merci à l’auteur pour cet article.

      Si je comprends bien, d’un côté les USA gagnaient de l’argent (de l’or) en finançant Hitler dans ses volontés bellicistes et de l’autre ces mêmes USA demandaient un paiement cash en or pour que les français (dans le cas présenté ici) puissent se défendre.

      Bref, qui a gagné sur les 2 tableaux ?
      Ça, c’est de la stratégie rondement menée !


      • Tipol 19 octobre 2012 10:53

        Je propose que le peuple s’organise pour reprendre la main de sa justice, en organisant son réseau de tribunaux populaires plutôt expéditifs, vu le nombre de dossiers en attente.
        Que la peine capitale soit restaurée pour les traîtres en bandes très organisées, et toutes ces associations de malfaiteurs qui réduisent la France au nouveau servage, à l’esclavage moderne soumis à des forces étrangères, pour tous ceux qui organisent le pillage des fonds souverains, de l’or en particulier, et des actes de propriété...
        Que les tribunaux populaires aient le droit et la mission d’expropriation des forces étrangères déraisonnables, des sociétés anonymes qui restent anonymes.
        Que la peine appliquée soit appelée du doux vocable de peine « décapitale » !
        Que cette peine soient appliquée à tous ceux qui dépossèdent le peuple de ses lois, de sa Constitution, et lui interdisent sa liberté, sa souveraineté, son indépendance.
        Que toutes les demandes de règlements internationaux de dettes passent devant ces tribunaux par les demandeurs finaux en personne, ils seront attendus et écoutés. Que les dettes anonymes, de personnes morales, non physiques soient simplement annulées.
        -
        Les traîtres font les lois pour règlementer le peuple, que le peuple fasse ses lois pour règlementer les traîtres.
        càd :
        Que les Tribunaux Populaires aient la mission d’évaluer de tous les gestionnaires délégués du peuple, de leur accorder ou pas le droit de présentation aux élections de la collectivité publique, et aux postes (ministres, hautes administrations, finances...).
        Que les conflits d’intérêts soient gérés par le peuple directement, et pas ceux qui baignent dans la corruption.
        ...
        J’ai d’autres idées, mais ça devrait déjà nettoyer pas mal tous ces terroristes, restaurer pas mal l’ordre populaire, et remettre le fonctionnement de la société dans le bon sens.


        • alberto alberto 19 octobre 2012 11:05

          Tipol : j’ai connu dans le passé une marque de détergeant qui s’appelait comme ça...

          Il faut dire que ça te va bien pour ce qui est de faire du nettoyage !

          Mais, heu... Tu es bien sûr d’être sur le bon fil ?


        • Tipol 19 octobre 2012 11:42

          @alberto(19 octobre 11:05)
          J’ai justement choisi ce pseudo nom de ce dégraissant universel !
          Pour mes petits textes, j’aime bien allier le sérieux du message avec exagération, emphase, humour visuel, auto-dérision.
          J’aime la façon pince-sans rire quand j’y arrive.
          J’ai tendance à être le roi de la guillotine, de la fourche à fumier, avec ou sans s à fumier, c’est pas le même sens... j’aime la pendaison (pour les corrompus ! ), le bucher...


        • anar75 anar75 20 octobre 2012 11:23

          Ahhh je me sens moins seul...


        • alberto alberto 19 octobre 2012 10:59

          @ printemps : Élémentaire !

          Quel marchand de canons n’a pas pour objectif de les vendre aux deux parties en guerre ?

          Nous, on avait la guerre Iran-Irak, qui en son temps avait bien marché....


          • Tipol 19 octobre 2012 11:44

            Merci pour ce beau texte, j’ai tout lu. J’aime ce genre d’écriture.


            • eau-du-robinet eau-du-robinet 19 octobre 2012 12:03

              Le document suivant laisse présager ou l’or français est partie ...

              source site web d’Etienne Chouard

              la réponse se trouve dans le dernier paragraphe ....

              — début de citation —

              De la monnaie d’État à la monnaie privée

              L’étape décisive menant à l’abandon de la monnaie d’État a été la fondation, en 1913, du Système fédéral de réserve des États-Unis. Bien que la constitution américaine ne prévoie que l’or et l’argent comme monnaies légales, un cartel fondé par des banques privées et dirigé par les deux grands groupes financiers Rothschild et Rockefeller a créé une banque centrale privée ayant droit d’émettre sa propre monnaie, devenue moyen légal de paiement et garantie initialement par le gouvernement des États-Unis. Après la Première Guerre mondiale, cette banque privée a racheté les réserves d’or mondiales. Il en est résulté que de nombreuses autres monnaies n’ont plus pu maintenir leur étalon-or et ont sombré dans la déflation (première crise économique mondiale).

              • A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’instauration d’un nouvel étalon dollar-or a été donc décidée en 1944 à Bretton Woods. Pendant la guerre mondiale, les États-Unis ont exigé des belligérants le paiement d’armements en or. L’or de l’Allemagne a dû être remis comme butin. Ainsi, plus de 30000 tonnes d’or venant du monde entier se sont accumulées aux États-Unis, soit davantage que dans tous les autres pays réunis. Cet or a servi de couverture au dollar. Mais comme les banques centrales du monde détenaient une grande partie des dollars à titre de réserves monétaires, les États-Unis ont pu émettre davantage de monnaie que leur quantité d’or. L’étranger avait en effet besoin de dollars pour acheter les matières premières traitées uniquement en cette monnaie. Outre l’or, le dollar est donc devenu toujours davantage une réserve monétaire des autres banques centrales. Le règne du dollar sur le monde avait commencé.

              • En 1971, le président des États-Unis, Richard Nixon, a supprimé l’obligation de convertir le dollar en or (étalon dollar-or) et, simultanément, la responsabilité de l’État à propos du cours du dollar. Depuis lors, la devise américaine n’est plus couverte ni par de l’or ni par la garantie de l’État, mais demeure la monnaie privée libre du Système fédéral de réserve (la Fed). Le dollar et toutes les autres monnaies du monde ne conservent par conséquent plus de valeur, mais est un simple moyen de paiement imprimé et légalisé.

              • Si la loi peut obliger à accepter une monnaie non couverte comme moyen d’échange, il ne peut en faire de même comme moyen de conservation de la valeur. Dans ce cas, la confiance du détenteur de billets que la valeur de sa monnaie est assurée à long terme est nécessaire. A son tour, le cours à long terme – la confiance – d’une monnaie flexible dépend uniquement de la rareté de cette monnaie ou du volume de la masse monétaire. Le problème est que la masse des biens n’a que quadruplé durant les trente dernières années alors que la masse monétaire s’est multipliée par quarante.

              • Or, une augmentation de la masse monétaire implique toujours de l’inflation. Et l’inflation entraîne une dévalorisation de la monnaie. On a recouru à trois solutions pour résoudre ce problème :

              Dès la fondation de la Banque fédérale d’Allemagne, la science financière allemande avait exigé l’établissement d’un « quatrième pouvoir » en faveur de l’institut d’émission pour permettre à celui-ci de résister aux pressions visant à un excès de masse monétaire et, partant, de se fier au maintien de la valeur monétaire. En fait, la Banque fédérale était tenue, de par la loi, de préserver la valeur du mark (théorie de la monnaie neutre) et était indépendante de l’État dans une forte mesure. Dans ces conditions, le mark, monnaie la plus stable du monde, a été utilisé toujours davantage comme monnaie de réserve et monnaie de placement.

              La plupart des autres États ont préféré une monnaie axée sur la quantité. Ils ont obligé leurs banques centrales à déterminer leurs masses monétaires d’après certains objectifs, tels la croissance économique ou le plein-emploi. La politique nationale a profité de cette évolution pour exercer son influence sur la banque centrale et sur la monnaie, ce qui a régulièrement entraîné une inflation de la masse monétaire (exemples : France, Italie, Espagne).

              En revanche, la plupart des dictatures des pays en voie de développement et la Fed ont préféré une « monnaie quantitativement libre », c’est-à-dire une monnaie dont les excès par la politique ou les propriétaires privés du Système de réserve ne sont pas limités par la loi. Une « monnaie quantitativement libre » a toujours signifié « monnaie dont on peut abuser librement » et n’a jamais fonctionné à long terme.

              Point essentiel, il ne faut pas sous-estimer les tensions auxquelles sont soumis les cours des changes lorsque évoluent parallèlement des monnaies, tel le mark, dont les banques d’État émettrices préservent la valeur, et des monnaies de banques d’État assujetties, voire de banques privées, qui sont manipulées selon les objectifs de l’émetteur : comme la Banque fédérale d’Allemagne a maintenu la valeur du mark relativement stable et que celle d’autres monnaies importantes a diminué toujours plus fortement en raison de l’augmentation de la masse monétaire et de l’inflation, les détenteurs de monnaie se sont efforcés tout naturellement d’investir à long terme en monnaies fortes et d’éviter les monnaies faibles.

              • Depuis lors, aucune monnaie du monde n’a plus quelque base de valeur que ce soit, la monnaie mondiale s’est détachée de toute valeur réelle, les billets sont imprimés sans arrêt et leur valeur diminue continuellement en raison de leur augmentation constante. Si les gens croient toujours que le papier-monnaie qu’ils détiennent a une valeur fixe, cela résulte de manipulations habiles des changes donnant l’illusion d’un rapport de valeurs. De fait, les changes sont manipulés par les groupes qui engendrent aussi l’augmentation de la masse monétaire.

              • Pratiquement, le Système fédéral de réserve privé guidé par la haute finance des États-Unis et appartenant à celle-ci a atteint l’importance d’un système de monnaie mondiale :

              Le dollar, monnaie privée de la Fed, domine déjà le monde de par sa masse monétaire. Plus de 75% de la monnaie mondiale sont des dollars.

              La haute finance des États-Unis a obligé aussi les marchés des matières premières qu’elle contrôle à ne vendre leurs produits qu’en dollars. Qui ne vend pas son pétrole contre des dollars sans valeur est déclaré terroriste (Saddam).

              Les banques centrales des autres pays ont été également forcées d’accepter des dollars comme réserves monétaires dans des proportions croissantes (plus de 90% dans le cas de la Banque centrale européenne). La valeur des autres monnaies – tel l’euro – découle donc à raison de plus de 90% de billets en dollars sans valeur, ne reposant que sur la puissance et la volonté de la haute finance américaine.

              Les banques centrales étrangères ont été amenées avec ou sans douceur (Suisse) à céder ou à « prêter » leurs réserves d’or contre des dollars. Ainsi, l’or du monde s’est de nouveau concentré, comme avant la première crise économique mondiale, chez les propriétaires de la Fed, de sorte qu’un système de l’étalon-or ne pourrait être réinstauré que conformément à leur volonté et qu’ils feraient l’affaire du siècle du simple fait d’une réforme monétaire entraînant une nouvelle fixation du prix de l’or (Greenspan : « peut-être jusqu’à 6000 dollars »).

              - fin de citation —


              • Cassiopée R 19 octobre 2012 14:31

                Le krach économique ou l’hyperinflation va montrer la dépendance à l’énergie du pétrole, et de la faiblesse des infrastructures en situation de crise.


                Les infrastructures reposent sur l’exploitation, présence obligatoire d’importation de pétrole sur le lieu d’exploitation (agricole, industriel,...) et sur sa distribution, pour que le citoyen puisse consommer. De plus, la fabrication d’un produit, comme les aliments, peuvent se situer sur divers points de la planète, à cause d’une mondialisation à bas salaire et détruisant le tissu local.


                Les économies reposent sur l’importation, et ne sont plus auto-suffisantes de par cette dépendance. Même des pays qui ont un secteur d’activité comme le riz ou les nouilles, en 1ère place mondial ou incontournable sur le marché, importent en masse de l’étranger. C’est un danger économique puisque la production nationale dépends des importations international, qui aura un impact sur le secteur entier, avec une chute de sa propre production, et du niveau de vie de la population.


                L’adaption a un nouveau circuit d’exploitation et de distribution s’anticipe par avance, surtout que l’économie mondiale a connu plusieurs crises économiques ses dernières années. Le tissu local et la redistribution vers les populations deviennent prioritaires pour maintenir la cohésion sociale.


                • Fergus Fergus 19 octobre 2012 14:38

                  Bonjour, Alberto.

                  Si je connaissais les grandes lignes de cette histoire (et encore, à gros traits !), j’en ignorais les détails. Un grand merci pour cet excellent article qui se lit presque comme un polar d’Henning Mankell. Voilà qui nous change de manière à la fois agréable et utile de la grisaille du quotidien. Voilà également qui montre que les dirigeants des organismes d’Etat ne sont pas uniquement là pour pantoufler mais aussi, le cas échéant, pour faire preuve de clairvoyance.

                  Cordialement.


                  • alberto alberto 19 octobre 2012 14:49

                    Merci Fergus.

                    Tu as bien vu qu’au milieu de ce désastre en 1940, quelques institutions ont su faire ce qui devait être fait pour préserver l’or de la Banque.

                    Ravi de t’avoir distrait.


                  • Fergus Fergus 19 octobre 2012 16:31

                    @ Alberto.

                    Distrait, mais surtout instruit !

                    Bonne fin d’après-midi.


                  • alberto alberto 19 octobre 2012 14:43

                    Merci eau-du-robinet pour cet éclairage.

                    Par ailleurs revenir à de bases plus concrètes pour établir les taux de changes et les valeurs relatives des monnaies me semble moins « casse-gueule » que le système actuel.

                    Ceci dit ça sera toujours le plus riche (le plus fort ?) qui dictera sa loi pour profiter du système.

                    Se rappeler du proverbe :« La règle d’or, est que c’est celui qui à l’or qui établi la règle ».

                    Bien à toi.


                    • simplesanstete 19 octobre 2012 21:34

                      Bon article clair ET lisible.
                      Connaissez vous ce site qui disons développe, le sujet dollar ?
                      http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/sommaire_textes.html


                      • alberto alberto 19 octobre 2012 23:11

                        Simple : Non je ne connaissais pas.

                        Merci de me l’avoir fait découvrir.

                        Bien à toi.


                        • alinea Alinea 21 octobre 2012 01:32

                          J’avoue m’être un peu perdue dans toutes ces transactions, ces déplacements, ces achats et ces planques.
                          Néanmoins, « on » m’a dit que notre ancien Président Nicolas Sarkozy avait vendu pas mal des réserves du pays, pas très cher, car à une période où l’or n’avait pas encore été surévalué en bourse ; je m’attendais à trouver quelques informations sur ce fait dans cet article.
                          En avez-vous ?


                          • alberto alberto 21 octobre 2012 15:20

                            Alinea : Oui, lire plus haut les commentaires de Demosthène et Javascript ...


                            • non667 21 octobre 2012 19:28

                              conclusion ? concrêtement ?
                              votez umpsmodemeelv +fdg les valets du N.O.M. mondialo-capitalistes ?


                              • non667 21 octobre 2012 19:32

                                acheter de l’or ? de l’immobilier ? du réel ?


                              • Lou Frisa 27 avril 2013 11:32


                                 

                                Bonjour,

                                C’est avec intérêt que j’ai lu votre article sur l’Or de la banque de France, dont je connaissais l’essentiel. Ancien commandant de l’Île d’Oléron bâtiment de la Marine Nationale,je vous apporte un petit complément.

                                L’Île d’Oléron, ayant une capacité de 584 couchettes et un volume de cales de 2400 m3, avait été désigné pour rapatrier en métropole les familles et des matériels dispersés et transporter vers l’Afrique du Nord et l’Afrique occidentale les troupes coloniales françaises.

                                L’Île d’Oléron appareille de Saint Nazaire le 12 septembre 1945 avec 348 passagers, fait escale à Casablanca du 15 au 17 septembre et arrive à Dakar le 22 septembre. . Au cours de cette escale, il embarque quelques 6000 caisses d’or (soit 400 tonnes environ). Il appareille de Dakar le 30 septembre (401 passagers) escorté par le DROGOU puis par le CDT BORY, fait escale à Casablanca du 5 au 6 octobre, à Alger le 8 octobre et à Marseille du 10 au 11 octobre. Il arrive en rade des Vignettes le 11 octobre en soirée et s’accoste dans la darse Missiessy le 12 octobre. Tout l’or est promptement débarqué en deux jours.

                                L’or était stocké à  Kayès et j’ai découvert que cet or avait été gardé un temps par Marcel Bigeard qui avait été  affecté en février 1942 au camp de Bandia près de Thiès au Sénégal, dans un régiment de tirailleurs sénégalais.

                                Il y a un excellent livre sur l’épopée maritime de cet or c’est « La bataille de l’or » par l’Amiral Lepotier .

                                Il faut savoir que la Marine Nationale s’est battu pour ne pas se faire voler cet or non pas que par les allemands mais aussi par nos alliés qui convoitaient sans scrupules ce pactole.

                                Arrivé au Canada, les marins ont appareillé de nuit pour éviter de se faire piquer l’or national et finalement l’or est parti au fort Desaix à Fort de France. .Je cite l’Amiral Lepotier

                                L’Emile Bertin, commandé par le capitaine de vaisseau Battet, était, en effet, arrivé à Halifax le 18 juin 1940... Vu la demande d’armistice faite par la France et constatant l’évolution des relations anglo-françaises qui en découlait, le commandant Battet avait cru bon de demander à l’amirauté française s’il devait y débarquer son chargement, ou attendre de nouvelles instructions.

                                La réponse était arrivée le 21 juin sous la forme « Ralliez Fort-de-France avec votre chargement précieux. Stop. Accusez réception. »

                                A ce moment l’amiral anglais commandant la base après plusieurs prétextes « cousus de fil blanc » lui avait avoué avoir reçu de Londres l’ordre d’empêcher l’appareillage des navires français. Aussitôt le commandant Battet avait rendu compte à l’amirauté française :

                                « Autorités navales anglaises me font savoir que, par ordre de leur gouvernement, elles s’opposeront par la force à mon départ. Stop. Ai informé ambassade de France à Washington et amiral Antilles. Stop. Je prends vos ordres pour sortir par la force. Stop. Chances de réussite une sur trois. »


                                Bien cordialement

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