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Accueil du site > Tribune Libre > Manifeste du Parti Ouvrier (8)

Manifeste du Parti Ouvrier (8)

Nous poursuivons la publication d’une série de neuf (9) articles portant sur quatre questions fondamentales pour la gauche internationale...

1) Nous avons traité des questions de sectarisme, d’entrisme et de dogmatisme 2) Nous avons abordé la question de l’unité des forces de la gauche. 3) Nous avons présenté la lutte de classe telle qu’elle se mène dans trois instances. Les textes sont » http://www.les7duquebec.com/author/... 4) Enfin, à l’approche du 97e anniversaire de la Révolution d’Octobre 1917, nous présentons aujourd’hui six leçons acquises de la Révolution bolchévique.

*********

CHAPITRE 4 : APPRENDRE DE LA RÉVOLUTION D’OCTOBRE

Depuis la Révolution d’Octobre 1917

En octobre 1917 c’est l’annonce des grèves et des mutineries, en Russie notamment, qui contribua à la fin de la Première Grande Guerre mondiale, la première boucherie impérialiste mondiale de l’ère moderne. La Révolution d’Octobre fut un événement majeur dans l’histoire de la classe ouvrière, une tempête de classe qui reste largement inconnue et incomprise.

Presqu’un siècle depuis la Révolution d’Octobre

Lorsque l’URSS et le supposé camp-socialiste s’effondrèrent en 1989, la bourgeoisie internationale entonna le requiem du socialisme et surtout du communisme. L’oraison funèbre servit à démontrer comment la faillite de l’Union Soviétique, prétendument communiste, prouvait que, hors du capitalisme, aucune autre forme d’organisation sociale ne pouvait ni ne pourrait jamais exister.

Le mode de production et les rapports de production et d’échanges capitalistes seraient la seule forme possible d’existence économique et sociale dans le monde entier pour le reste de l’éternité. Tout le reste ne serait, au mieux, qu’utopie, et au pire, le « réalisme socialiste inhumain » qui n’aura apporté que misère et oppression aux prolétaires qui s’y aventurèrent.

L’expérience bolchevik

L’expérience bolchevik a fait faillite bien avant 1989 et l’effondrement du social impérialisme russe. Le Parti Bolchevik dirigé par Staline a présenté la construction du capitalisme monopoliste d’État comme étant la construction du socialisme en URSS, ce qui a ouvert une époque de confusion idéologique et politique sans précédent pour des millions de prolétaires à travers le monde. La conséquence tragique de cette confusion fut la plus importante défaite idéologique qui n’ait jamais marqué le mouvement ouvrier. Presqu’un siècle après cette révolution il est temps de mettre fin à cette confusion. La gauche communiste et les communistes révolutionnaires, ont l’obligation de tirer des leçons à partir des nombreux enseignements de cette expérience ouvrière.

Une première leçon historique – les soviets

La première leçon que la Révolution d’Octobre nous a léguée concerne l’organisation de la classe ouvrière. À l’évidence, notre classe est capable de faire et de marquer l’histoire. Nonobstant un siècle de cynisme à propos de l’incapacité légendaire de la classe ouvrière (sic), les travailleurs russes découvrirent la forme par laquelle une société capitaliste pouvait être renversée et comment ils pouvaient s’organiser pour tenter d’ériger une société nouvelle. Dès 1905, les soviets émergèrent de leur lutte collective gréviste contre l’exploitation, la spoliation et l’aliénation en tant que solution organisationnelle pratique aux problèmes de coordination des divers comités de grève ouvrière, de résistance et de défense populaire. En 1917, les soviets (les conseils ouvriers) furent recréés et firent la preuve qu’ils constituaient la structure organisationnelle et de pouvoir qui structurait et représentait directement la classe ouvrière en guerre contre la bourgeoisie. Tandis que les syndicats ouvriers intégrés à l’appareil d’État tsariste furent plutôt des entraves au déploiement de la révolution. Nous y reviendrons.

Lénine disait que « L’écurie du parlementarisme bourgeois » est la démocratie pour les riches, rejetant ainsi le crétinisme parlementaire. Les représentants bourgeois sont élus grâce à l’argent et aux médias des riches pour des mandats de plusieurs années. Ils peuvent ignorer les revendications de leurs électeurs tandis qu’ils font des courbettes devant les intérêts du capital. C’est ce chemin notamment qui mena à la corruption de la social-démocratie en Allemagne avant la première guerre mondiale.

Le soviet, tout comme la Commune de Paris de 1871, fut un organe à la fois exécutif et délibératif (législatif). Ses membres étaient délégués par leurs électeurs et pouvaient être révoqués à tout moment s’ils ne respectaient pas leur mandat (limité dans le temps et non renouvelable). En clair, les travailleurs de Russie ont donné au monde la forme politique qui devrait être la base de la société sans classes de « travailleurs librement associés » (Marx).

Les soviets ont décliné au fur et à mesure que les travailleurs révolutionnaires périrent au cours de la guerre civile contre l’impérialisme mondial et ses « Gardes blancs » envahissant. À mesure aussi que le pouvoir d’État soviétique, accaparé par le parti bolchevik, s’empara des leviers du pouvoir pour en évincer les soviets. Les soviets constituèrent la forme politique du pouvoir collectif ouvrier, de la dictature du prolétariat sur les reliquats de la bourgeoise ancienne, toujours présents dans la société soviétique pluriethnique et multinationale. Cependant, les soviets n’ont pas su constitué le modèle de pouvoir économique collectif prolétarien pour l’édification d’une économie et d’une société socialiste en marche vers le communisme. C’est l’appareil d’État soviétique qui constitua ce pouvoir et cette gouvernance économique sous laquelle se constitua une caste d’apparatchiks divisée en factions querelleuses, caste qui à partir des privilèges acquis se transforma en une nouvelle bourgeoisie, celle qui mena une première escarmouche pour le partage du pouvoir en 1953, à la mort de Staline, celle qui mena une second grand combat de partage à la mort de Brejnev et celle dont le pouvoir politique s’effondra définitivement en 1989-1991, pour mieux se constituer en classe capitaliste monopoliste formée de propriétaires privés des moyens de production, d’échanges et de communications dans l’ex-URSS devenu la Russie et la Communauté des États Indépendants (CEI).

La deuxième leçon concerne les conditions de la révolution prolétarienne

La deuxième leçon nous indique que la révolution est un événement exceptionnel, qui requiert pour survenir le genre de conditions singulières existant dans la Russie en guerre. La condition nécessaire et indispensable qui détermine le mouvement des contingents de travailleurs tient essentiellement aux conditions économiques dans l’approfondissement de la crise du capitalisme à l’étape de l’impérialisme. Il n’y a point d’acte de volonté (volontarisme et manipulation dans le déclanchement de l’insurrection sont bannis), ni d’inspiration géniale, ni aucune autre force déterminante qui peut remplacer l’impulsion des conditions matérielles objectives et concrètes, quand la bourgeoisie elle-même en tant que classe hégémonique ne maîtrise plus ses différentes factions ni ne maîtrise plus totalement l’appareil d’État, ni la conjoncture économique et sociale.

En Russie, la crise économique qui avait abouti au premier conflit mondial, aux destructions physiques massives et à une société affamée soulevèrent des millions de paysans (25 millions) et des millions de prolétaires (7 millions) contre la guerre et enclencha la lutte frontale contre ceux qui en étaient responsables. Comme Lénine l’a souligné, la guerre mondiale fut la force motrice, le grand accélérateur qui propulsa les masses russes (même si le prolétariat était minoritaire) sur la scène de l’histoire, dans le premier acte de ce qui aurait dû être une explosion de lutte des classes à l’échelle internationale… mais ne le fut pas car la société capitaliste recélait encore des capacités productives inexploitées, des forces de production et d’échanges, des capacités de tempérer ses contradictions qu’elle n’avait pas encore épuisée dans tous les pays et sur tous les continents. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. La société impérialiste a atteint la limite de ses capacités. Pour paraphraser Marx, l’impérialisme a développé toutes les forces productives que ses rapports de production obtus et obsolètes sont assez large pour contenir et de nos jours l’impérialisme a tendance à tituber, sans s’arrêter, dans le monde entier (1). Cependant, l’accoucheur social – le prolétariat – devra lui asséner le coup de grâce sans quoi l’impérialisme décadent nous entraînera vers une guerre nucléaire mortifère. Et surtout, que nul n’argumente que les capitalistes ne pourront jamais se résigner ni nous astreindre à cette extrémité. À ceux-là nous répondrons « Rappelez-vous Hiroshima et Nagasaki ».

Mais les conditions matérielles ne sont pas suffisantes en soi. Les crises économiques dévastatrices, avec leur cortège de guerres entraînant les masses paysannes et ouvrières à l’action ne suffisent pas à définir une situation révolutionnaire. La présence d’un parti révolutionnaire, qui concentre l’expérience de la classe et sait comment lier la spontanéité fébrile des masses et des luttes spontanéistes sur le front économique au programme politique révolutionnaire de classe, est absolument nécessaire. Lorsque le prolétariat se décide à agir, il le fait en partant spontanément de revendications économiques défensives et de luttes de résistance revendicative. Il peut se mobiliser instinctivement contre la guerre et ses conséquences qui tuent et affament. Il peut être attiré par la perspective du changement social. Il peut même renverser un régime politique croupissant, mais il a surtout besoin d’un programme politique fondé sur les gains idéologiques et théoriques de sa propre expérience historique. Le porteur de ce programme révolutionnaire de classe est le parti politique révolutionnaire de classe du prolétariat et nul autre. Sans cet état-major et cette mémoire des luttes de classe, au service de la classe révolutionnaire unique et de ses objectifs, l’insurrection mènera chaque fois au remplacement d’une classe exploiteuse par une autre.

Il est totalement erroné de croire que la lutte gréviste pour des revendications, le combat contre les effets de la crise économique ou le refus de continuer la guerre peuvent par elles-mêmes élever spontanément le niveau de conscience politique des masses prolétariennes jusqu’au programme politique révolutionnaire « pour soi » (c’est-à-dire pour la conquête de tout le pouvoir politique d’État et le pouvoir économique et pour l’instauration de la dictature du prolétariat). Les prolétaires de Chine, de Corée, du Vietnam, de l’Albanie, d’Afrique du Sud, ceux d’Égypte et ceux du Népal pour ne citer que quelques exemples relativement récents ont fait la preuve qu’il ne peut y avoir de dictature du « Front uni » des paysans, des petits-bourgeois et du prolétariat qui soit révolutionnaire et salvateur. La Révolution bolchévique nous enseigne que seule la dictature de la classe authentiquement révolutionnaire, jusqu’au bout, assure le succès de l’insurrection mais quelle n’assure pas pour autant le succès de l’édification socialiste si les autres conditions économiques et sociales ne sont pas réunies et à maturité.

C’est plutôt le contraire qui est vrai. Si, les masses n’ont pas créée leur avant-garde – le parti révolutionnaire ouvrier – (2) lorsqu’elles se mettent en mouvement, même la révolte ou l’insurrection la plus pugnace et la plus déterminée est destinée à l’échec. En 1917, il n’y a qu’en Russie que s’est effectuée la synthèse entre les conditions objectives – qui menèrent les prolétaires à se soulever – et les conditions subjectives – représentées par les masses elles-mêmes et par la présence active du Parti bolchevik qui guida politiquement le mouvement. Sans ces deux conditions aucune révolution prolétarienne n’aurait pu vaincre. Si l’un de ces deux facteurs est absent, il n’y a pas de perspective de dénouement favorable de la révolution prolétarienne. Si les conditions nécessaires sont absentes, le prolétariat ne se soulèvera pas ; si le parti est absent, tout indique que les résultats de la lutte des classes seront négatifs. Les nouvelles générations de communistes ne peuvent absolument pas négliger cette leçon de la Révolution d’Octobre. Si elles le font, elles risquent de s’orienter vers les théories idéalistes qui font du spontanéisme, de l’ouvriérisme, de l’économisme, du réformisme, de l’anarchisme leurs cris de ralliement.

Cependant, nous le réitérons, conquérir le pouvoir hégémonique et s’asseoir à la tête de l’État prolétarien ne donne pas l’assurance de l’édification de la société socialiste si le mode de production capitaliste-impérialiste n’a pas atteint sa totale maturité et qu’il n’a pas commencé à péricliter, ce qui est aujourd’hui assuré pour l’ensemble de la société impérialiste mondialisé et globalisé.

L’internationalisme prolétarien

La troisième leçon que nous enseigne l’expérience de la Révolution d’Octobre est que la révolution prolétarienne doit être internationale ou elle est destinée à l’échec, enfermée à l’intérieur des frontières nationales dans lesquelles elle est née. Toute la stratégie du Parti bolchevik et de la Troisième Internationale – avant son repli sur des positions contrerévolutionnaires basées sur la théorie du socialisme dans un seul pays – fut fondée sur la nécessité qu’il y aurait d’autres éruptions révolutionnaires internationales ou plus exactement, que le confinement de la Révolution à un seul pays, la Russie, annoncerait sa défaite inéluctable.

Pour la Russie révolutionnaire, l’isolement politique et économique auquel elle a été condamnée par l’absence de révolutions en Europe de l’Ouest notamment signifiait que son sous-développement économique et l’encerclement économique, politique et militaire, par les pays capitalistes qui considéraient le bolchevisme comme l’ennemi à abattre, quel qu’en soit le prix et par tous les moyens, lui seraient fatales. Une des causes déterminantes de la tragédie de la Révolution d’Octobre est que l’un des deux facteurs qui devaient donner une dimension internationale au processus révolutionnaire entrepris en Russie était bancal.

Le premier facteur, objectif, – la nécessaire condition de la crise économique et/ou de la guerre impérialiste – était présent férocement et sans précédent et avait entraîné tous les pays d’Europe et au-delà. Les masses prolétariennes (dans certains pays de l’Europe de l’Ouest du moins) s’agitaient aussi, particulièrement en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie. Par contre, le deuxième facteur, la présence concrète de partis communistes expérimentés ne s’est pas manifestée à temps. Bien sûr, des partis communistes se sont formés mais ils avaient du retard sur le développement des événements. En retardant la rupture du cordon ombilical, qui les liait aux partis réformistes de la Deuxième Internationale, jusqu’au reflux de la lutte prolétarienne, les futurs partis révolutionnaires manquèrent leur rendez-vous avec l’histoire et par conséquent l’entreprise bolchevique se retrouva isolée et plongée dans une série de contradictions insolubles à la fois à l’intérieur de son cadre politique national, et à l’intérieur de ses forces productives et de ses rapports sociaux de production archaïques, en partie préindustriels et semi-féodaux. Le processus est long et douloureux pour faire d’un amalgame de millions de paysans analphabètes, des prolétaires alphabétisés, industrialisés, modernisés, formés et urbanisés.

Ainsi, l’échec de la Révolution d’Octobre, suite à l’échec des autres expériences révolutionnaires européennes, devint total dès la première décennie d’existence de l’URSS, et non pas trente années plus tard comme le soutiennent les réformistes et les révisionnistes de tout-acabit. Les événements qui eurent lieu par la suite, la brutale réaction politique, les purges sanglantes au sein même du Parti bolchevik, l’élimination physique de toute opposition de gauche, les attaques économiques contre le prolétariat qui avait accompli la révolution, furent les conséquences économiques et politiques de cette défaite internationaliste mais surtout de cette impossibilité matérielle, systémique de forger le socialisme à partir d’une société paysanne-rurale-agraire-semi-féodale-illettrée-arriérée. Trente années plus tard, la Chine maoïste refera la preuve que l’on ne peut édifier une société socialiste en se reposant sur un « Front uni » de bourgeois nationaux, de paysans pauvres et de prolétaires inféodés aux premiers et à partir d’une économie agraire et semi-féodale.

De cette défaite post-révolution, inéluctable, provient la construction d’un capitalisme monopoliste d’État dans un seul pays que le régime bolchévique, sous Staline, présenta comme du socialisme d’État, une illusion que les partis communistes de la Troisième Internationale propagèrent parmi les masses ouvrières du monde entier et dont il nous faut aujourd’hui nous extirper.

(1) Karl Marx (1859) Préface à la contribution de la critique de l’économie politique. (2) Manifeste du Parti ouvrier (2014) http://www.publibook.com/librairie/...


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26 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 30 juillet 2014 19:57

    « La troisième leçon que nous enseigne l’expérience de la Révolution d’Octobre est que la révolution prolétarienne doit être internationale ou elle est destinée à l’échec, enfermée à l’intérieur des frontières nationales dans lesquelles elle est née. »

    c’est l’inverse. une révolution mondiale est impossible. peut être dans 1000 ans.


    • Frédéric MALMARTEL Le Kergoat 30 juillet 2014 21:53

      J’avais rien lu d’aussi passionnant de puis le Coran !


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 30 juillet 2014 21:58

        Vous vous trompez

        Ce volume n’a rien à voir avec le CORAN

        Et pour ce qui est de 1000 ans - je ne crois pas que le système économique capitaliste puisse survivre tout ce temps ( smiley)

         


        • lsga lsga 31 juillet 2014 12:00

          Bon, lors de nos premiers échanges, vous aviez réagi violemment à mon utilisation du concept de « prolétariat réactionnaire ». Force est de constater que vous refusez de regarder cette réalité en face. Sur la partie de votre article concernant les Soviets notamment, vous oubliez d’indiquer que les élections de 1917 ont été largement favorables aux partis réactionnaires (type SR) :

           
           
          Ainsi, l’assemblé sera dissoute par les Bolchevicks et le résultat des élections non respectée. Cela aboutira à la révolte de Kronstadt, en 1922, qui réclamait que les conseils ouvriers puissent déterminer librement le déroulement de la révolution (déroulement qu’ils voulaient réactionnaire). Cela aboutira à un bain de sang, et à l’écrasement des Menchevicks. 
           
          De manière générale, chacune des progrès démocratiques apporté par les révolutions des 18ème, 19ème, 20ème et 21ème siècles se sont traduit par la victoire démocratique des forces réactionnaires. La première Révolution Française a amené Napoléon (très populaire), celle de 1848 a amené à l’élection de Napoléon 3, la Révolution Russe et les élections soviétiques ont d’abord amené les SR, puis finalement ce sera Staline qui prendra le pouvoir, et même la toute récente révolution tunisienne a amené à l’élection des Islamistes. 
           
          Le prolétariat progressiste révolutionnaire est MINORITAIRE. Quand il fait la Révolution pour tous, et qu’il obtient des progrès démocratiques, finalement, le reste du prolétariat aliéné vote massivement pour les courants les plus réactionnaires. Voilà la vérité qu’il est temps de regarder en face, et non pas uniquement le poncif que l’URSS n’était pas communiste.


          La lutte des classes produit la conscience de classe. L’exploitation, elle, produit l’aliénation. La classe ouvrière, dans son immense majorité, est aliénée, et donc réactionnaire : TOUJOURS. Les ouvriers révolutionnaires progressistes sont minoritaires : TOUJOURS. Le travail révolutionnaire et les avancées démocratiques qu’il amène favorise l’arrivée au pouvoir de la Réaction la plus dure, de la contre-révolution : TOUJOURS. Cette idée, bien que très largement explorée par les différents théoriciens révolutionnaires, n’est jamais exprimée si clairement.
           
          Ce point est pourtant le plus important. Si nous l’ignorons encore une fois, alors la prochaine révolution démocratique amènera encore au pouvoir la Réaction la plus dure et la plus violente. 

          • soi même 31 juillet 2014 12:12

            C’est facilitent comme vous décrivez un événement profondément destructeur comme étant une avancer indéniable de l’humanisme et de la tolérance.

            Il y n’a plus noir que ces manifestations et cette révolution pour le genre humain, on est presque à regretter l’ancien régime Tsariste au vue des monstruosités que cette révolution à commis !
            Les nazies au fond non rien inventés, ils ont justes copies et améliorer le système Soviétique !

              


            • lsga lsga 31 juillet 2014 12:13

              « La deuxième leçon nous indique que la révolution est un événement exceptionnel, qui requiert pour survenir le genre de conditions singulières existant dans la Russie en guerre.  »

               
              Certes, il faut des conditions singulières, mais pas uniquement celles de la révolution Bolchévique. Il y a eu bien d’autres révolutions. Les printemps arabes, qui sont incontestablement des révolutions (et qui en Tunisie ont d’ailleurs été lancées et organisées par les Communistes), ont été le fruit de conditions qui n’avaient rien à voir avec celle de la Russie.
               
              Si vous vous contentez d’attendre les bras croisés une 3ème Guerre Mondiale en espérant que le prolétariat en arme renverse les pouvoirs bourgeois, vous risquez d’être déçu : la 3ème Guerre Mondiale durera moins d’une journée, et consistera à raser les agglomérations urbaines des puissances impérialistes concurrentes avec de bombes nucléaires. 
               
              Toutefois, on peut aussi considérer que nous sommes en plein dans la 3ème guerre mondiale, et qu’elle commence avec la première guerre d’Irak. Dans ce schéma, auquel j’adhère, il n’y a pas plus de front susceptible de générer une armée bolchévick. Pire : comme la Guerre made by Obama le montre clairement, les drônes et les robots sont destinés a totalement remplacer les forces humaines terrestres (et les robots sont peu sensibles aux arguments des communistes). 
               
              Ce que nous ont montré les printemps arabes et le mouvement des 99%, c’est qu’un niveau d’éducation élevé couplé à un chômage de masse peut amener à des révolutions visant authentiquement le renversement du pouvoir et rien d’autre. 

              • lsga lsga 31 juillet 2014 12:31

                « Cependant, nous le réitérons, conquérir le pouvoir hégémonique et s’asseoir à la tête de l’État prolétarien ne donne pas l’assurance de l’édification de la société socialiste si le mode de production capitaliste-impérialiste n’a pas atteint sa totale maturité et qu’il n’a pas commencé à péricliter, ce qui est aujourd’hui assuré pour l’ensemble de la société impérialiste mondialisé et globalisé. »

                 
                Vous oubliez complètement que l’Afrique n’est pas encore totalement entrée dans le marché mondial. L’Afrique représente la nouvelle réserve de « croissance » pour le Capitalisme mondial. L’Afrique est la prochaine Chine.
                 
                Toutefois, cela n’empêche absolument qu’une grande révolte peut se produire dans l’ensemble de l’Occident, où la surproduction et la baisse tendancielle du taux de profit amène à une politique de terrible écrasement du prolétariat par la bourgeoisie (la fameuse « austérité »). Toutefois, si en Occident, chaque petit État Nation à son propre parti prétendu communiste, qui vise uniquement à la prise de contrôle de l’État Bourgeois pour le renommer « État Prolétaire », ces mouvements de contestations iront droit à l’échec. 
                 
                Il faut une internationale, comme vous l’expliquez dans votre 3ème partie. Or, cette internationale ne peut pas viser à la création de 1000 petits États Nations divisés entre eux : il est impossible de gérer scientifiquement & démocratiquement la production & la distribution dans ces conditions. Elle ne peut pas non plus viser à la création d’un super État centralisateur. La loi de Plotnikov : vous en avez entendu parler ? Elle fait partie intégrante des conclusions de l’échec de l’URSS :
                 
                « Les coûts de planification croissent au carré de la production »
                 
                Autrement dit, plus on tente de centraliser sur des échelles géographiques larges, pour des productions complexes, plus la centralisation devient impossible. (il faudrait remplacer le concept de coût par celui d’entropie). 
                 
                En informatique, cela fait bien longtemps que nous avons compris qu’un nuage de petits calculateurs est plus puissant et plus efficace qu’un super calculateur. Quand Engels explique que l’instauration du conseillisme EST la mort de l’État, il ne veut rien dire d’autre. 
                 
                Non, nous n’avons pas à courir après l’État Bourgeois pour le renommer État Ouvrier. Nous devons renverser la multitude des petits États Nations Bourgeois (ce que les libéraux, progressistes malgré eux, sont en train de faire par eux-mêmes d’ailleurs), pour instaurer les conseils internationaux. 
                 
                 


                • lsga lsga 31 juillet 2014 12:41

                  « De cette défaite post-révolution, inéluctable, provient la construction d’un capitalisme monopoliste d’État dans un seul pays que le régime bolchévique, sous Staline, présenta comme du socialisme d’État, une illusion que les partis communistes de la Troisième Internationale propagèrent parmi les masses ouvrières du monde entier et dont il nous faut aujourd’hui nous extirper. »

                   
                  Quand vous courrez après l’instauration du fameux « État Prolétaire », vous êtes vous-même victime des restes de la propagande soviétique du Capitalisme d’État. 
                   
                  ABOLITION DE L’ÉTAT
                  ABOLITION DU SALARIAT
                  ABOLITION DE LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE DES MOYENS DE PRODUCTION
                   
                  Que l’on peut résumer simplement par :
                  INSTAURATION DU CONSEILLISME MONDIAL. 
                   
                  Et qui est le strict opposé d’un État, le strict opposé d’un gouvernement. 

                  • soi même 31 juillet 2014 14:43

                    Et le bonheur de ISGA, seul sur une ruine fumante de la merditude calciné !

                    Risible comment tu t’aimes mon pauvre Isga !


                  • Gnostic GNOSTIC 31 juillet 2014 14:02

                    Monsieur Robert Pipeau au moins vous participez au débat et avec des sacrés débateurs

                     smiley

                    • chapoutier 31 juillet 2014 14:52

                      Robert Bibeau
                      je ne vous lisais plus car j’avais fini par vous cataloguer de stalinien indécrottable et je constate que je m’étais trompé sur toute la ligne !

                      à quand un article   sur ’’La Révolution trahie ’’ de Trotsky


                      • chapoutier 31 juillet 2014 14:53

                        et bon courage avec le CIA-ISGA


                      • Robert Bibeau Robert Bibeau 31 juillet 2014 14:59

                        @Isga

                        C’est le déluge ce matin... faut prendre le temps de souffler. Je me lance, un pas à la fois. Ta première intervention tu mentionnes ceci « La lutte des classes produit la conscience de classe. L’exploitation, elle, produit l’aliénation. La classe ouvrière, dans son immense majorité, est aliénée, et donc réactionnaire : TOUJOURS. Les ouvriers révolutionnaires progressistes sont minoritaires : TOUJOURS. Le travail révolutionnaire et les avancées démocratiques qu’il amène favorise l’arrivée au pouvoir de la Réaction la plus dure, de la contre-révolution » 

                        Tu as raison...La question devient donc COMMENT EMPÊCHER LA RÉACTION DE SE RÉINSTALLER AU POUVOIR ? 

                        Tu oublies que l’insurrection crée une situation révolutionnaire (ce que n’a pas réussi à faire le prolétariat tunisien - égyptien ni aucun prolétariat arabe au cours du printemps arabe) Une situation RÉVOLUTIONNAIRE (donc appelant l’e renversement de la structure d’État au complet et son remplacement total ce qui ne s’est produit dans aucun pays arabe) entraine une avancée - un mûrissement très important et instantané de la conscience de classe ouvrière.

                        Si la révolution peut offrir une perspective d’avenir - si la classe ouvrière perçoit cette perspective d’avenir (et ici le travail du parti de classe d’avant-garde est crucial pour diffuser les mots d’ordres adéquats - combattre la réaction qui se lève appelée par la classe renversée mais pas disparue), si la révolution peut bénéficier du soutien des forces révolutionnaires des autres pays alentour empêchant la réaction de s’organiser à l’extérieur pour attaquer à l’intérieur et enfin si les forces productives sont complètement développée et DONC LES RAPPORTS DE PRODUCTION COMPLÈTEMENT DÉVELOPPÉ SOUS CE MODE DE PRODUCTION ET N’OFFRANT DONC PLUS AUCUNE PERSPECTIVE D’AVENIR DE RECULER EN ARRIÈRE (comme on dit au Québec ( smiley) alors la révolution sera victorieuse.

                        La Révolution française remplissait TOUTES ET CHACUNES de ces conditions et la prise de pouvoir de Napoléon constitua la réponse spécifique de la RÉVOLUTION BOURGEOISE - CAPITALISTE - à la nécessité de défendre le nouveau pouvoir bourgeois et capitaliste français contre la réaction monarchique européenne.

                        La réinstallation d’un monarque de pacotille à Paris ne constitua pas un retour au mode de production féodal-servage et si bien qu’un peu plus tard la RÉVOLUTION CAPITALISTE BOURGEOISE française compléta son périple avec la Commune puis la République bourgeoise capitaliste.

                        Le fait qu’une telle transformation réellement révolutionnaire s’étale sur quelques décades - avec des haut et des bas - à l’échelle d’un continent tout entier (car la Révolution française fut le signal de bouleversements semblables dans toute l’Europe sauf en Grande Bretagne qui avait déjà fait sa Révolution capitaliste bourgeoise un siècle plus tôt).

                        La Révolution bolchévique se heurta aux limites absolues tracées par l’État totalement arriérée des forces productives - du mode de production capitaliste bourgeois en Russie. De cet état arriéré découlait l’état larvaire de la classe ouvrière, de son immaturité de classe, de l’immaturité (en terme socialiste prolétarien) des conditions économiques, sociales, politiques.

                        De fait, le Parti bolchevique et cette concentration extraordinaire de révolutionnaire mâture, conscient, avancée, prolétarien était une incongruité dans un pays agraire semi-féodale (ouvriers = 7 millions Paysans 25 millions) et le PARTI bolchévique n’était pas représentatif de l’État d’immaturité des conditions de production, des rapports de production et de la classe mandatée pour faire la révolution.

                        Enfin, l’ensemble du mode de production capitaliste bourgeois n’avait pas atteint son état d’expansion et de développement maximal - le point de rupture où plus rien n’est possible d’autre que la révolution mondiale (car un mode de production remplit tout et chasse tout autre mode de production -tout autre système de rapport de production pour le laisser que lui-même)

                        Il était clair qu’en 1917 le capitalisme en montée vers l’impérialisme (mais auquel il restait de belles années d’exploitation) n’avait pas terminer sa course historique mondiale.

                        Voilà pourquoi l’histoire dû reculer d’un pas pour reprendre sa marche. Staline et le Parti bolchévique ne pouvait pas et n’ont pas réussit à forcer la main de l’histoire et ils se sont arc bouter pour construire le socialisme dans un seul pays une aberration anti marxiste, a-historique, une triste utopie.


                        • lsga lsga 31 juillet 2014 15:25

                          La situation en Tunisie n’était pas révolutionnaire ? Renverser un dictateur en place depuis des décennies, ce n’est pas révolutionnaire ? 

                           
                          Les forces réactionnaires viennent de l’intérieur, pas de l’extérieur. Par exemple, Lénine a reçu le soutient financier de l’Empereur Allemand, car cela permettait de mettre fin au front de l’Est. Ce sont bien les russes eux-mêmes qui ont soutenu les forces réactionnaires, de la même manière que ce sont les français eux-mêmes qui ont voté pour Napoléon III après la révolution de 1848. 
                           
                          Les travailleurs sont réactionnaires, car aliénés. On ne peut pas ignorer ce phénomène. On ne peut pas plus prétendre que les Révolutions mettent fin à leur esprit réactionnaire, car TOUTES les révolutions ont prouvé le contraire. 
                           
                          La perspective d’avenir de reculer en arrière (j’aime beaucoup l’expression) est toujours présente pour la masse imbécile crétinisée par l’exploitation. Il est toujours, en permanence, à chaque instant de l’Histoire, impossible de retourner en arrière. Pourtant, vous avez toujours des masses de crétins pour dire : « c’était mieux avant ». D’ailleurs, comme l’avait prévu Ernest Mandel, les politiques keynésiennes d’inflations viennent de provoquer une crise économique énorme. Il est impossible de continuer ces relances keynésiennes de l’économie : IMPOSSIBLE, on atteint la limite. Que réclame le prolétariat européen ? L’avenir du retour en arrière vers le Keynésianisme.
                           
                          Nous vivons sur une planète de cons aliénés : merci de le prendre en compte. 
                           
                           



                        • Robert Bibeau Robert Bibeau 31 juillet 2014 16:52

                          @ISGA

                          C’est un peu énervant d’avoir à tout t’expliquer.

                          RÉVOLUTIONNAIRE pour un communiste - pas pour un petit bourgeois effarouché - ça signifie RENVERSER UN MODE DE PRODUCTION DES RAPPORTS DE PRODUCTION - UN MODE SOCIAL pour en implanter un autre.

                          En Tunisie ils ont renverser leur trou du cul pour lacer un autre trou du cul - tout aussi incompétent - bourgeois - pourri - et en plus ils l’ont fait entériner - approuver - sanctionner - par les urnes populaires comme pour bien mettre le nez des tunisiens dans leur CACA = leur disant vous voyez vous avez demandé une réactionnaire pour remplacer un assassin et bien fermer votre gueule maintenant vous l’avez choisi.

                          Cela s’appelle l’insurrection trahie (je n’ai pas écrit RÉVOLUTION ils n’ont pas été jusque là). L’armée est restée en place et n’a pas été désintégrée. Les bureaucrates d’état sont resté en place, la structure d’État - le réseau des banques - les grandes entreprises impérialistes n’ont pas été inquiétées et tout est rentrée dans l’ordre sous un nouveau sous-fifre qui s’est empressé de lancer ses sbires contre la rue EN FAISANT MINE DE S,EN PRENDRE AUX ISLAMISTES-AUX INTÉGRISTES OU aux casseurs etc.

                          IDEM absolu en Égypte

                          Fou moi la paix STP avec tes élucubrations à propos des prolétaires réactionnaires. Les prolétaires - salariés - travailleurs - sont le sel de la terre et ils nous revient non pas de leur cracher dessus (crétin) mais de les aider à cheminer sachant que la situation concrète - palpable - dans la vraie vie les forcera - les poussera vers la révolution comme la bourgeoisie y fut poussé en 1789 - contre sa volonté.

                          La véritable question à ce moment la sera RÉUSSIRONS NOUS À NEUTRALISER DES CRÉTINS COMME TOI - DES ENFARGES PSEUDO COMMUNISTE mais très très petit bourgeois pour qu’il ne vienne pas semer la pagaille dans les forces RÉELLEMENT RÉVOLUTIONNAIRE. Pas des « indignés » en sit-in devant la bourse et quémendant au Président américain, le roi des larbins, de bien vouloir passer des lois pour civiliser les banques (pauvres cons le chien ne mord jamais la main qui le nourri).

                           


                        • mmbbb 31 juillet 2014 21:34

                          « le socialisme dans un seul pays une aberration anti marxiste, a-historique, une triste utopie ». Cet argument est ressorti a chaque foi pour justifier le totalitarisme de Staline . Vous et les autres, vous voulez nous resservir la soupe froide en nous disant que la prochaine revolution sera la bonne ; celle qui respectera tous les grands principes enonces dans la grande bible de Karl Marx mais helas cela finira toujours en eau de boudin Vous etes des theoriciens comme l’autre journaliste du PCRF mais pas des plitiques La politique est une arene et elle amene aux pires exces Staline l’avit compris Atalli veut le siege de la gouvernance mondial en Israel vous le votre vous le voulez dans le meme pays Votre siege du Colonel Fabien Mondial 


                        • Robert Bibeau Robert Bibeau 31 juillet 2014 15:08

                          @ISGA

                          Par moment tu me fait l’effet d’un enfant impatient. J’ignore ton âge, mais tu réfléchis comme un ado. Tu écris « ABOLITION DE L’ÉTATABOLITION DU SALARIATABOLITION DE LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE DES MOYENS DE PRODUCTION Que l’on peut résumer simplement par :INSTAURATION DU CONSEILLISME MONDIAL. »

                          Tu as raison, c’est le point d’arrivé de la traversée. Indubitablement. Mais constituer un tel Conseil ouvrier Mondial - Une internationale des mégalopoles ouvrières mondiales qui ne virent pas à l’ONU des impérialistes sera l’aboutissement d’un long processus qui n’est pas encore débuté.

                          Ce processus ne débutera qu’avec la prochaine révolution prolétarienne dans un pas comme les USA (je crois que c’est la que les conditions sont les plus mures) puis s’étendra dans des dizaines d’autres pays impérialistes importants, le capital n’ayant plus nul part ou se terrer alors un certain nombre de conditions seront requises pour que ct éclatement (peut-être conséquence d’une 3e guerre mondiale - les capitaliste sont assez fous pour la déclencher)

                          La condition importante sera l’existence d’une internationale prolétarienne révolutionnaire capable de coordonner les activités en terme de mot d’ordre révolutionnaire.

                           


                          • Robert Bibeau Robert Bibeau 31 juillet 2014 15:59

                            @Chpoutier

                            À Quand « ’’La Révolution trahie ’’ de Trotsky ? 

                            Jamais d’article sur ce volume car le titre lui-même indique que TROTSKY n’avait rien compris pas d’avantage que Staline et les autres factions en guerre au sein du PCUS.

                            Ces factions se battaient pour le contrôle du parti - qui avait aboli les SOVIETS (en tant que pouvoir effectif) et par le contrôle sur le Parti le contrôle sur le nouvel appareil d’État (voilà une révolution - Changer Moubarak pour le maréchal SISSI ce n’est pas une révolution soi dit au passage)

                            Mais la Révolution n’a pas été trahie - pour être trahie ca signifie que la révolution bolchévique avait différentes voies devant elle et qu’elle a emprunté la mauvaise plutôt que la bonne.

                            Je m’évertue à redire TOUT CELA EST FAUX. La société semi-féodale russe formée de 25 millions de serfs et quasi serfs agraires - illettrés - miséreux - avide de devenir propriétaire capitaliste terrien avec une majorité de prolétaires (7 millions) travaillant bine souvent dans des ateliers plutôt que dans des usines hyper industrialisés (comme on en voit en Europe de l’Ouest - USA et Chine de nos jours) NE POUVAIT PAS PRODUIRE ET MENER À TERME UNE RÉVOLUTIONS SOCIALISTE PROLÉTARIENNE

                            Pour voir la victoire d’une telle révolution le mode de production capitaliste doit être rendue au niveau de développement et sa classe embaumeuse- rendue au niveau de développement qu’ils ont atteint de nos jours

                            Idem pour la révolution démocratique bourgeoise en Chine propulsée par des centaines de millions de paysans sans terre. L’impérialisme chinois qui est en train de produire 500 millions de prolétaires modernes - industriels authentiques - surexploités - totalement aliénés -jetés à la rue par moment - sans logement VOILÀ la force révolutionnaire dont le monde ouvrier-socialiste a besoin

                            ALORS les conditions objectives et subjectives de la révolution prolétarienne socialiste sont en place - ET si nous manquons notre coup la prochaine fois ALORS IL SERATOUT À FAIT JUSTIFIÉ DE COMPOSER

                            « La Révolution trahie » À la place de Trotsky j’aurais écrit « La révolution prolétarienne impossible sans prolétariat ».


                            • chapoutier 31 juillet 2014 17:11

                              Robert Bibeau
                              concernant la ’’réussite de la révolution de 17’’ Lénine et Trotsky ENSEMBLE n’ont jamais dit autre chose que ce vous découvrez aujourd’hui à savoir que la révolution doit , pour être victorieuse, être internationale, que le socialisme dans un seul pays ne peut résister aux offensives du capital international. ce que Trotsky à développé dans son livre La révolution permanente.

                              Contrairement à ce que vous semblez penser, ces deux dirigeants bolchéviks, avaient pleinement conscience des faiblesses du prolétariat russe rapporté à l’immense population de paysans. Ils ont même expliqué que la révolution aurait du se produire partout ailleurs sauf dans la Russie attardée de l’époque. d’où la position de Lénine qui attendait avec impatience la Révolution allemande.

                              une grosse nuance avec vous : vous êtes persuadé que la révolution de 17 portait en elle la dégénérescence et la faillite, mais il y a des raisons objectives à la dégénérescence de l’état ouvrier , et vous l’évoquez très justement, la défaite de la révolution allemande est l’un facteur principaux, à cela il faut prendre en compte le lourd tribu payé par les bolchéviks lors de la défense contre les blancs et les alliés.

                              La maladie et la mort de Lénine a également pesé de manière terrible, permettant à Staline de prendre la direction du parti, ce dernier à ouvert la porte du parti à tous les parvenus qui ont voulu monter dans le train en marche, créant ainsi cette caste ou couche bureaucratique sur la base des nouvelles adhésions au parti de types qui lui étaient redevable.

                              Trotsky, contrairement à ce que vous semblez penser, s’est refuser à jouer un rôle quelconque lors de la prise du pouvoir par Staline, il a jouer loyalement son rôle jusqu’au bout : la défense inconditionnelle de l’état ouvrier à la tête de l’armée rouge.

                              C’est à dater de la prise du pouvoir par Staline que le Parti a failli, dans le cadre de la troisième internationale, infléchissant toujours plus à droite les partis communistes du monde entier, s’opposant à toute révolution prolétarienne dans le reste du monde.

                              Je maintiens, contrairement à vous, que si le parti n’avait pas failli, le déroulement de l’histoire humaine aurait été différente, peut-être pas victorieuse en dernier ressort, mais la dégénérescence de l’état ouvrier n’était pas inscrit dans ces gènes.

                              Il est certain que sans la prise du pouvoir par Staline et sa clique, le PC allemand n’aurait pas capitulé en rase campagne sans se battre devant les nazis.


                            • Robert Bibeau Robert Bibeau 31 juillet 2014 16:37

                              @ ISGA

                              Je remercie Isga, il me donne de belles occasions de clarifier certaines choses.

                              Aujourd’hui nous allons étudié le concept d’IMPÉRIALISME absolument incompris de la plupart des gauchistes et de tous les autres.

                              ISGA dévoile son ignorance dans cette phrase :

                              « Vous oubliez complètement que l’Afrique n’est pas encore totalement entrée dans le marché mondial. L’Afrique représente la nouvelle réserve de « croissance » pour le Capitalisme mondial. L’Afrique est la prochaine Chine. »

                              L’impérialisme ce n’est pas une politique agressive promue par des pays dit « impérialistes » méchants et cruels qui envoient leurs armées occupée-guerroyée dans les pays d’Afrique ou aux pourtours de la Chine.

                              L’IMPÉRIALISME c’est le mode de production - le système capitaliste globalisé, mondialisé - totalement intégré ou toute les grandes corporations multimilliardaires de la planète sont imbriquées les unes dans les autres en un tout incohérent - anarchique - traversée de convulsions - de spasmes de crises économiques mondiales incontrôlées - incontrôlables et qui n’est plus en période de « croissance » depuis quelque temps déjà. Il est en période de déplacement. 

                              La Banque Paris-Bas possède des actifs dans des sociétés américaines et la Banque CITY-Groups possède des actifs dans AIRBUS etc. etc. etc. en un vaste réseau inter-mondialisé. La politique des États est déterminée par cette toile de réseautage intercapitaliste.. et non l’inverse. Les marionnettes politiques (et ça comprend votre pantin Hollande cher français) obéissent aux ordres des multimilliardaires et pas le contraire.

                              Dans cette immense réseau interconnecté des alliances de circonstance se nouent et se dénouent s’affrontent ou s’allient pour le contrôle des ressources, de l’énergie, et l’exploitation de la force de travail mondialisée (500 millions de prolétaires en Chine bientôt et autant en Afrique plus tard-peut-être, rappelez-vous la note précédente)

                              L’AFRIQUE de l’ami ISGA que vient-elle faire ici ??? L’Afrique est TOTALEMENT entrée dans cet immense système qui se développe doit-on le dire de façon INÉGALE-COMBINÉ ET PAR BONDS SACCADÉS.

                              L’Afrique a depuis des lustres un rôle - une mission capitaliste précise à jouer dans ce vaste concert- marché capitaliste. L’Afrique intégrée depuis que le capitalisme existe à ce marché avait à fournir du minerais - des matières alimentaires - de l’énergie - du bois et (au début des esclaves classiques - aujourd’hui surtout des esclaves salariés -que les riches obligent à migrer à leur risque et péril sur des pirogues et des rafiots meurtriers = la sélection naturelle jusqu’aux villes du NORD ou ils ont mission de créer une pression à la baisse sur les salaires ouvriers prolétarisés).

                              ISGA découvrant que ce rôle ancestral de l’AFRIQUE capitaliste change peu à peu - dans le sens que plus de transformation des matières premières a lieu sur le continent africain avant d’exporter les produits (non plus à l’État brut) mais semi-ouvrés ou ouvrés (chaussures, bas, chemises, etc) alors ISGA dit l’Impérialisme arrive en Afrique.

                              L’IMPÉRIALISME COMME mode de production a depuis longtemps totalement intégré l’Afrique. Ainsi depuis toujours les multinationales capitalistes du diamant exploite cette ressource en Afrique du Sud et depuis toujours le prolétariat sud africain se bat et est trahi (la on peut parler de trahison) par ses clercs bourgeois (Mandela) qui les ont vendus pieds et poings liés pour obtenir le douteux honneur de gérer l’État (mais pas l’économie) bourgeois capitaliste d’Afrique du Sud. C’est l’Oncle TOM avec son droit de porter caleçon dans la maison de son maître s’il sait fouetter le mauvais esclave des plantations (ou des mines) (tuerie de dizaines d’ouvriers sud-africains en grève sauvage sublime. J’aime ces hommes ouvriers qui n’ont pas dit leur dernier mot).

                              L’AFRIQUE est appelé à voir son rôle quelque peu modifié au sein de l’immense système impérialiste mondial qui ne réussira pas par cette tactique de déplacement des zones et des populations d’exploitation à renouer avec la « croissance » (dixit ISGA) se sortir du marasme anarchique mondial dans lequel il s’enfonce à partir de la bourse de New-York jusqu’à la bourse de Joannesbourg en passant par la bourse de Shanghai...

                               


                              • petit monier tomek 1er août 2014 11:54

                                Bonjour l’auteur, je vous lis depuis quelques années, et je vous remercie pour votre travail, qui m’a beaucoup apporté, étant moi-même le produit d’une génération dépolitisée nourrie à la prop capitaliste. J’en profite pour vous demander si possible de développer, même sommairement, votre opinion au sujet du trotskisme, et quel écueil vous voyez dans le concept de révolution permanente.
                                Merci d’avance, au plaisir de vous lire.


                                • Robert Bibeau Robert Bibeau 1er août 2014 15:36

                                  @Chapoutier Vous écrivez « C’est à dater de la prise du pouvoir par Staline que le Parti a failli, dans le cadre de la troisième internationale, infléchissant toujours plus à droite les partis communistes du monde entier, s’opposant à toute révolution prolétarienne dans le reste du monde. »

                                  Les staliniens errent en disant que Staline a construit le socialisme en URSS - ET VOUS errez en disant qu’un homme, un chef, totalement coupé du peuple et de la classe ouvrière a fait l’histoire à lui tout seul. Vous errez encore davantage en disant que un autre homme Trotsky ou Lénine aurait pu faire la différence - faire l’histoire autrement.

                                  Vous vous comportez de la sorte exactement de la même façon que ceux que vous dénoncez L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ EST L’HISTOIRE DE LUTTES DE CLASSE. 

                                  La preuve que le socialisme ne pouvait pas être construit en URSS c’est qu’il n’a pas été construit et 1953 et 1989 l’ont démontré à l’évidence. Il est totalement faux de dire que Staline ou le Parti bolchevik s’opposait à la révolution dans d’autres pays. QU’Ils l’aient voulu ou non c’était impossible et la preuve que c’était impossible c’est que ces révolutions n’ont pas eu lieu.

                                  Vous devez apprendre camarade quelle est la place et l’importance des facteurs subjectifs par rapport aux facteurs objectifs - nécessaires de la révolution.

                                  Nul empereur, nul dieu, nul sauveur - Nous ferons l’histoire de nos propres mains collectives - de classe quand les conditions objectives seront à maturité et pas avant.

                                  1917 les conditions objectives n’étaient absolument pas rassemblées (pas même en Allemagne-Grande-Bretagne-France).

                                  1917 a été un essai de l’histoire - un test tout comme la Commune.

                                  La prochaine devrait être la bonne mais peut-être pas car CETTE FOIS - LES CONDITIONS OBJECTIVES ÉTANT TOTALEMENT À MATURITÉ - COMPLÈTEMENT DÉVELOPPÉES - LES FACTEURS SUBJECTIFS DEVIENDRONT DÉCISIFS - et je dois dire à mon plus grand désarroi - que les conditions subjectives n’ont jamais été aussi anémiques, ridiculement pauvres, quasi insignifiantes.

                                   


                                  • chapoutier 1er août 2014 16:49


                                    Nul empereur, nul dieu, nul sauveur - Nous ferons l’histoire de nos propres mains collectives - de classe quand les conditions objectives seront à maturité et pas avant
                                    .’’

                                    OK mais si cela était aussi simple aussi mécanique, nous serions en plein socialisme, bien que la classe ouvrière n’a aucun besoin du parti révolutionnaire pour faire la révolution, mais il en besoin pour prendre le pouvoir et le conserver et ne pas le remettre aux mains des bourgeois.
                                     la faillite de l’URSS ne se résume peut-être pas à la faillite exclusive du PC et de la 3eme internationale, mais cette dégénérescence et cette faillite historique ont eu comme conséquences directes la trahison de la direction du PC allemand face à hitler.

                                    ce que j’essaie de vous dire c’est que Staline est devenu le fossoyeur de la révolution de 17 et de la révolution mondiale.

                                    ce que j’essaie également de vous dire c’est que Staline et son parti stalinien ont œuvré à la restauration du capitalisme en URSS.

                                    les conditions objectives de la Russie de 17 n’étaient peut-être pas idéales pour la révolution, mais elle à eu lieu et elle a été victorieuse, et Lénine s’est décarcasser y compris contre le BP et le CC du parti bolchevik qui étaient loin d’être partisan de partir à l’assaut du pouvoir.

                                    qui a eu raison ? en vous lisant, j’ai l’impression que vous pensez qu’il ne fallait pas y aller, qu’il aurait mieux valu attendre des conditions plus adéquates, une classe plus instruite.

                                    Quand à moi, je suis convaincu que Lénine avait raison à 100%, pas un homme providentiel mais un révolutionnaire qui a changé la face du monde et ouvert l’espoir à des générations de prolétaires, dont on peut dire qu’il est et restera le grand dirigeant de la révolution bolchévique.

                                    et , contrairement à ce que pensez, les conditions objectives de la révolutions étaient à maturités en 17, mais aujourd’hui elle sont putréfiées.

                                    j’ai l’impression ( on discute, je donne mon avis, ce n’est pas une attaque) que vous voyez les choses de manière mécanique sans tenir compte de l’activité humaine.

                                    c’est pourquoi je répète, les conditions étaient mures et plus que mures pour la révolution mondiale, mais la mort de Lénine à porter un coup terrible au parti au pire moment. faillite de l’internationale et du PCUS.

                                    Malgré votre désaccord, la contribution la plus importante de Trotsky a été la continuation du combat pour (re)construire le parti mondial de la révolution sur la base des acquis théoriques de 17.

                                    Trotsky à passé ses dernières années avec un seul objectif, jeter les bases pour la reconstruction du parti et de l’internationale ( en l’occurrence la IVeme) avec un outil le programme de transition. son but et unique but était de permettre l’émergence d’une véritable direction révolutionnaire forgé au combat qui assurerait le lien avec le marxisme d’avant la trahison stalinienne.
                                    Pour Trotsky les conditions objectives de la révolutions étaient mures, il manquait seulement une direction d’où cette phrase de Trotsky.
                                    La crise historique de l’humanité se réduit à la crise de la direction révolutionnaire.
                                    par cette phrase Trotsky veut démontrer que si la révolution n’a pas lieu ou n’est pas victorieuse, la faute n’en reviens pas au prolétariat mais à la direction révolutionnaire qui n’a pas été à la hauteur de la tache à accomplir.
                                    tout le contraire des staliniens qui envoient les masses à l’abattoir et qui ensuite explique que les travailleurs sont des petits bourgeois réactionnaires.

                                    nota bene le npa n’est pas et n’a jamais été qu’un cache sexe de l’appareil stalinien contre révolutionnaire.


                                  • Robert Bibeau Robert Bibeau 1er août 2014 19:50

                                    Nous ne pouvons nous entendre monsieur car vous n’écoutez pas ou vous ne lisez pas votre interlocuteur.

                                    « ce que j’essaie de vous dire c’est que Staline est devenu le fossoyeur de la révolution de 17 et de la révolution mondiale. Ce que j’essaie également de vous dire c’est que Staline et son parti stalinien ont œuvré à la restauration du capitalisme en URSS. Les conditions objectives de la Russie de 17 n’étaient peut-être pas idéales pour la révolution, mais elle à eu lieu et elle a été victorieuse, et Lénine s’est décarcasser y compris contre le BP et le CC du parti bolchevik qui étaient loin d’être partisan de partir à l’assaut du pouvoir. et La crise historique de l’humanité se réduit à la crise de la direction révolutionnaire. »

                                    Nous avons assez de matière ci-haut pour pousser plus avant notre débat de contenu. Bravo à vous car nous ne sommes dans les insultes ici mais dans la substantive moelle de l’histoire révolutionnaire.

                                    1) Je crois sincèrement que Louis Blanc et les Communards ont très bien fait de pousser l’insurrection populaire d la Commune jusqu’à son terme L’Histoire l’exigeait même si la défaite était inéluctable. Des choses ont été apprises par notre classe à travers cette lutte.

                                    2) Je crois que LÉNINE et le BP du Parti bolchévique ont eu raison de lancer le mot d’ordre tout le pouvoir aux soviets YES. Gloire au Parti bolchévique et à Staline et Trotsky pour ce mot d’ordre extraordinaire - révolutionnaire.

                                    3) Que Lénine survive que Trotsky s’empare du pouvoir, que Staline soit assassiné l’histoire aurait fondamentalement la même. Possiblement que sans Staline l’État capitaliste d’État soviétique (qui aurait été tout de même un État capitaliste d’ÉTAT - je sais que vous ne parvenez pas à comprendre cela emmuré que vous êtes comme Trotsky à radoter que la crise de la Direction révolutionnaire - loin des masses ouvrières - est le facteur décisif = MOI JE N’Y CROIS PAS) Donc sans Staline l’État capitaliste d’État soviétique n’aurait pas été aussi prêt à participer à la guerre impérialiste (la Seconde)

                                    4) Staline a tout le « mérite » d’avoir par des moyens drastiques mis les nations soviétiques au travail pour construire une grande puissance impérialiste (capitaliste d.État) en un temps record. Je crois que nul autre n’aurait fait mieux en si peu de temps. Je pense même que Staline croyait ériger une société socialiste et qu’il s’est totalement fourvoyer. Personne n’a de modèle à désigner pour nous montrer ce qu’est une société socialiste en marche vers le communisme.

                                    5) Le reste est question de variance dans le déploiement du capitalisme d’État sous Lénine, Sous Trotsky, sous Zinoviev, sous Boukharine etc. etc.

                                    6) Vous devez comprendre que l’histoire de l’humanité est histoire de lutte de class pas, de lutte de héros - de personnalités - de direction révolutionnaire même pas de peuple comme disait Mao mais bien de classes sociales (et la classe sociale d’avenir c’est le prolétariat POINT BARRE). Pas Trotsky ou ses thuriféraires mais la classe ouvrière.

                                    7) Moujiks, serfs, paysans, Koulaks ne peuvent que mener jacquerie et ériger un mode de production agraire-paysans semi-féodal. Staline s’appuyant sur 7 millions de prolétaires a réussit à leur imposer dans le sang et la terreur l’édification d’une société industrielle capitaliste d’État qui s’est révélé au monde en 1953 après avoir vaincu un grand rival l’Allemagne NAZI - arrachant son masque social-impérialiste et s’exposant sans fard. Peu d’intérêt à étudier cette phase POURQUOI CE MASQUE JETÉ ? Etc. 

                                    8) Actuellement les conditions économiques objectives de la révolution communiste sont enfin réuni - à maturité totale - pleinement épanouie de décrépitude mais les conditions subjectives (REQUISES, VOUS AVEZ RAISON) sont à mille lieus d’être réunies. Le débat même que je mène ici le prouve à l’évidence. À L’ÉVIDENCE la faute de l’immaturité de l’économie capitaliste tsariste ne revient pas au prolétariat ni à Staline, ni a Lénine ni à Trotsky ni au PCUS etc. Je vois bien que vous voudriez nous ramener ici aux débats sectaires a-scientifique de l’époque de la 3e internationale - AVEC QULLE SECTE COUCHES-TU ? Je ne couche avec aucune secte - je suis ailleurs. L’avenir me préoccupe, moins le passé.

                                    Rendez-vous lors du déclanchement de la prochaine guerre nucléaire


                                  • chapoutier 1er août 2014 20:30

                                    RB
                                    nous conclurons donc sur une divergence de fond quand à la nature de l’URSS, du rôle de la direction révolutionnaire , et des conditions objectives

                                    bonne journée

                                    PS

                                    ’’’3) Que Lénine survive que Trotsky s’empare du pouvoir, que Staline soit assassiné l’histoire aurait fondamentalement la même’’’
                                    Trotsky ne disait pas autre chose lorsqu’il a refusé de s’appuyer sur l’armée rouge pour prendre le pouvoir


                                  • Robert Bibeau Robert Bibeau 1er août 2014 15:43

                                    @TOMEK

                                    Vois-tu mon problème avec le trotskysme c’est peut-être moins TROTSKY lui-même (quoique) mais surtout le trotskysme tel qu’il est devenu.

                                    Ici au Canada si tu voyais les organisations trotskystes - les lignes politiques défendus par les trotskystes - Ce sont objectivement des fascistes, qu’ils en soient conscient ou non. Sectarisme, subjectivisme, communalisme, entrisme, dogmatisme, collaboration avec les sociaux-démocrates, ils n’en ratent pas une que je te dis. Pas un groupe trotskyste qui aient une ligne politique-ouvrière- révolutionnaire. Des groupuscules sous la botte de la petite-bourgeoisie réformiste.

                                    Et quand je regarde le programme politique du NPA en France c’est exactement la même bouillabaisse (on dit GIBELOTTE ici au Québec) que leurs collègues canadiens. Et je ne te parle pas de l’infiltration des flics dans cette bouillabaisse. 

                                    Pour la Révolution permanente je n’ai jamais lu je vais voir.

                                    Robert Bibeau

                                     

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