Marc-Edouard Nabe : le "no-mén !" de la littérature
Celui qui toujours nie
S’il est parfois, sinon souvent, difficile de trouver chez Nabe une pensée un tant soit peu cohérente, mais bien plutôt des humeurs (souvent "mauvaises") et beaucoup de déception et de colère jusqu’au ressentiment et la tentation du sabordage de soi...
En revanche, il y a chez lui des moments de lucidité bien trop rares dans le monde littéraire ; lucidité sur son Art qu’est l’écriture et sur ceux qui en ont fait leur métier : les éditeurs et les critiques -, sans oublier les lecteurs.
"Ce devrait être une vocation de la littérature, une vocation d’ordre apostolique et évangélique, d’être un don de sa parole à des gens qui ont besoin d’elle pour en être soulagés (....). Le don de son verbe qui échappe à tout contrôle et qui est du côté de la liberté la plus totale (...). Parler pour les autres - y compris de soi, pourquoi pas."
Ou bien encore : "Il y a un écart énorme entre le livre et la littérature dont les écrivains ne sont pas conscients ou ne veulent pas être conscients."
On trouvera aussi chez Nabe un fond imaginaire d’une grande richesse (Florent Georgesco).
"... ce monde littéraire qui décidément aura toujours été un obstacle entre la littérature et son lecteur. Certains sont résolus à faire sauter les intermédiaires. Plus de journal, plus de livre. L’idéal pour un écrivain aujourd’hui serait un texte immanent, suspendu dans l’atmosphère, un texte qu’un avion écrirait dans le ciel avec la fumée de ses réacteurs !"
Nabe sacrifie tout au style, le sens passant à la trappe, le plus souvent.
Or, en littérature, tous les grands stylistes ont aussi une tête bien faite.
Certes, il est dit qu’en littérature, ce qui importe ce n’est pas ce qui est écrit mais bien… comment c’est écrit…
Mais lorsque Nabe abandonne le comment, très vite on se rend compte que le fond de sa « pensée » reste très peu structurée, et relève plus de l’humeur que d’une opinion avisée et informée, fruit d’un vrai travail de réflexion.
Il suffit simplement de revoir le fameux Apostrophe de 1985 qui nous présentait son premier ouvrage publié « Au Régal des vermines » …
Nonobstant la suffisante ou le manque d’ambition littéraire de ceux qui l’entouraient ce soir-là car, c’est bien de Nabe qu’il s’agit, dans cette émission, MEN n’a que l’excuse de son jeune âge et le talent de sa plume.
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Pour le reste…
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Vingt cinq ans plus tard, on retrouve cette même lacune quant à la cohérence et le sérieux de ses analyses et de ses diagnostics.
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Sans doute Nabe a-t-il grandi trop vite, ce qui revient à dire qu’il n’a pas eu le temps de grandir et ce faisant, de mûrir, emporté, très tôt par le tourbillon de la certitude de son talent...
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Oublieux du fait que.. même en littérature, on ne peut décidément pas faire l’économie d’une démarche et d’une dynamique qui soient porteuses de sens ; et plus encore quand on a l’ambition de déchiffrer la réalité.
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Les réactions les plus appréciées
Par sentinelle(xxx.xxx.xxx.207)22 décembre 2009 13:37
@ FRANCK
bonjour
merci pour ce commentaire....je ne peux faire mieux
nabe le plus grand de nos contemporains , nabe sera lu et etudié dans les siecles avenirs....
Par Bardamu(xxx.xxx.xxx.109)23 décembre 2009 11:36
Cette prose approximative participe chez l’auteur de l’article d’un sacré complexe d’infériorité.
Oui, Serge, n’est pas MEN qui veut, ce que vous démontrez à la perfection.
Lire Nabe comme Céline est difficile, certes, mais pourquoi ? Simplement comme devraient l’être toutes lectures, vous renvoyant à l’absolu, au sens profond niché derrière les mots, à la phrase dont la complexité syntaxique en réfère à nos entrelacs de pensées, nos chassés-croisés d’idées... et surtout, je me répète, au sens, au sens, Serge ! Car, à l’inverse de ce que vous affirmez, plus que du style il y a du sens chez MEN !
Ainsi, comparativement à ces deux-là, il est certain que l’on n’a nul mal à vous lire vous, Serge !
Quant aux manques de perspicacité comme de maturité que vous supposez à grand tort à Men, ce sont bien encore ces défauts qui, totalement absents chez Marc Edouard, envahissent le champ de votre non pensée, intellection poussive d’intello sans fond.
Grand Dieu, que d’excellence gagnerez-vous à vous taire !
Les analyses de Nab (contrairement à celle de Soral) ne dépassent guère le cadre de son cas personnel (enfant gâté du show-business), Nab refusant le plus souvent de s’intéresser aux autres, et plus encore lorsqu’ils sont... tout autre, incapable d’envisager une autre expérience que la sienne ; ce qui relativise la portée de ses analyses sur le moyen, court et long termes et les fragilise.
Par johnford(xxx.xxx.xxx.152)23 décembre 2009 12:48
C’est effectivement un grand écrivain ; en souhaitant "qu’il soit lu et étudié plus tard" vous avez trop confiance dans notre système, ce sont des textes de chanson de hip hop commercial et de publicités qu’il liront plus tard comme c’est parti.
Marc-Edouard Nabe n’est pas grand-chose dans la littérature française. Un peu de style et en effet peu de sens. La seule période où il a été (un peu) intéressant : celle des ses provocations chez Pivot il y a de cela bien longtemps.
Pour mémoire, rappelons que Nabe est le fils de Marcel Zanini, un talentueux musicien de jazz qui s’est quelque peu égaré dans la chanson à deux balles : "Tu veux ou tu veux pas ?" Une question qui ne s’adressait pas à son fils, lequel a voulu faire une carrière littéraire qui ne laissera guère de traces.
Par Albatar(xxx.xxx.xxx.191)22 décembre 2009 16:59
Je trouve que Nabe est un sous Soral dans son côté subversif, néanmoins il a le merite d’avoir rédigé quelques textes totalement démentiels sur des themes comme le coup de boule de Zidane ou l’election d’Obama.
Un oubli dans cet article que j’ai posté : "Vingt cinq ans plus tard, on retrouve cette même lacune quant à la cohérence et le sérieux de ses analyses et de ses diagnostics même si Marc-Edouard nabe semble encore capable, le temps d’un tract, d’ouvrir en deux, tel un éclair, le ciel d’une pensée médiatique qui ne s’autorise plus rien, avec un texte comme "Enfin nègre !" qui a pour sujet : l’élection d’Obama.
Par Bardamu(xxx.xxx.xxx.109)23 décembre 2009 11:36
Cette prose approximative participe chez l’auteur de l’article d’un sacré complexe d’infériorité.
Oui, Serge, n’est pas MEN qui veut, ce que vous démontrez à la perfection.
Lire Nabe comme Céline est difficile, certes, mais pourquoi ? Simplement comme devraient l’être toutes lectures, vous renvoyant à l’absolu, au sens profond niché derrière les mots, à la phrase dont la complexité syntaxique en réfère à nos entrelacs de pensées, nos chassés-croisés d’idées... et surtout, je me répète, au sens, au sens, Serge ! Car, à l’inverse de ce que vous affirmez, plus que du style il y a du sens chez MEN !
Ainsi, comparativement à ces deux-là, il est certain que l’on n’a nul mal à vous lire vous, Serge !
Quant aux manques de perspicacité comme de maturité que vous supposez à grand tort à Men, ce sont bien encore ces défauts qui, totalement absents chez Marc Edouard, envahissent le champ de votre non pensée, intellection poussive d’intello sans fond.
Grand Dieu, que d’excellence gagnerez-vous à vous taire !
MARC EDOUARD NABE est le meilleur écrivain que je connaisse.
Je l’ ai découvert, ainsi que sa façon d’ écrire et de s’ exprimer, en lisant son livre UNE LUEUR D’ ESPOIR, paru aux édition DU ROCHER.
Il s’ exprime a sa façon, il ne connait pas le "politiquement correct" don on ou rabat les oreilles dans les médiats et la littérature traditionnelle, bref il est génial !
et qu’il a recupéré les droits sur les livres édités au Rocher et les vend maintenant sur sa nouvelle plateforme de vente ?(au prix bcp moins délirant que sur e-bay et priceminister ?) http://www.marcedouardnabe.com/inde...
et qu’il a un nouveau site des lecteurs où on trouve pas mal d’info : les articles, textes et vidéos inédites ? http://www.alainzannini.com/
Au sujet du site alainzannini.com tenu par des lecteurs de NAB...
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Confrontés à la liberté de penser et au droit à l’opinion, on pourra aisément vérifier que les administrateurs de ce site ont une réaction bien particulière puisque… quiconque tente d’exercer ce droit contre leur Maître NAB, se voit très vite couvert d’insultes ; attitude qui n’augure rien de bon dans l’avenir si, par malheur, ces gens-là avaient la main ; on peut sans trop exagérer affirmer qu’ils ne nous laisseraient pas même un m3 d’air pour respirer ni un m2 pour nous mouvoir.
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Force est de constater que ce site - site tenu par des ados attardés (ados sans doute privés de Père et qui… en NAB, ont trouvé un référant de substitution, mais… que les psys soient assez aimables pour nous éclairer à leur sujet !) n’a de la Culture qu’une odeur et qu’une saveur : celles des charniers et des camps de la mort.
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Comment l’auteur NAB peut-il laisser de tels énergumènes parler et réagir en son nom ?
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La réponse est la suivante : rares sont les bons auteurs qui ont les lecteurs qu’ils méritent – seuls les « mauvais » ont ce privilège.
Je viens de refermer "L’homme qui arrêta d’écrire" !! Ce livre est un chef d’œuvre comme personne ne sait plus en faire !! Un voyage au bout, tout au bout !! On traverse l’époque crevée par la lucidité hallucinée toute nabienne, et quand je dis on traverse, c’est qu’au fond de la noirceur de l’époque on tombe dans les étoiles... C’est magnifique, lumineux, habité de fantômes et symboles, beau comme une forêt !