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Misère de la politique

la délinquance ne procède que très rarement de la souffrance sociale.(...) L’idéologie dominante était fondée sur l’idée que la misère engendre naturellement la criminalité qui ne peut donc être traitée que par des mesures sociales. Je dis exactement le contraire : c’est la criminalité qui favorise la misère en aggravant l’exclusion, et la stigmatisation d’une partie de la société française »(1). Ainsi s’exprimait, en grand théoricien, Nicolas Sarkozy le 28 mai juste avant les élections européennes du 7 juin 2009. Et il poursuit « Une vingtaine de quartiers en région parisienne sont particulièrement victimes de la violence des bandes (...)Les agressions dirigées contre les policiers ou les gendarmes ne sont ni plus ni moins qu’un défi lancé à la République ». Ce discours plaît non seulement à l’extrême droite, à la droite, mais aussi à une partie de la gauche.


En France pour gagner les élections, il faut « taper » sur les plus démunis notamment les enfants et les petits enfants des travailleurs immigrés. Car c’est cette « racaille » là qui est responsable des millions de chômeurs, de la destruction des services publics, de la disparition des libertés individuelles et de tous les malheurs de la France. C’est le mal absolu ! Il faut les pourchasser partout ces voyous des cités populaires et « aucune rue, aucune cave, aucune cage d’escalier ne doit être abandonnée aux voyous. Je souhaite que se multiplient, immédiatement, les opérations “coup de poing” dans les cités » (1). Tous les moyens doivent être mobilisés : les grands médias, les experts en tout genre, tout l’appareil judiciaire, les unités mobiles, la police, la gendarmerie et peut-être aussi l’armée : « Je souhaite une mobilisation complète des forces de l’ordre sur cet impératif majeur » (1). Ce déploiement extraordinaire de la force contraste avec l’impunité et la complicité de ce même gouvernement envers les vrais responsables de la situation de crise dans laquelle se trouve la France aujourd’hui : les dirigeants d’entreprises et la classe au pouvoir. Plus de liberté et de tolérance pour les uns et plus de contrôle et de « tolérance zéro » pour les autres.

Mais la traque ne s’arrête pas là. Elle se poursuit à l’intérieur même de l’école. Préfets, recteurs, procureurs, chefs d’établissement, policiers à la retraite et autres personnes volontaires sont sommés de repérer ces collégiens et lycéens responsables de l’insécurité en France. Entre les trousses, les cahiers et les livres, des révolvers, des bombes et autres explosifs peuvent être dissimulés. Les cartables doivent être fouillés, les portiques de sécurité et la vidéo surveillance installés ; car c’est la sécurité de la république qui est en jeu . Il faut rappeler que l’on voulait même détecter la délinquance dès l’âge de 3 ans c’est-à-dire dès la crèche ou la première année de la maternelle en s’appuyant sur le rapport de l’ INSERM publié en 2005 (2). Misérable politique !

Voilà donc la tonalité de ce discours. Il s’agit de propos vides politiquement, mais chargés de démagogie et de calculs politiciens. Il s’adresse à une partie de la population imbibée d’idées rétrogrades et xénophobes. Cette frange de la population a été éduquée, élevée et habituée à ce genre de discours. A la veille de chaque élection on lui ressasse inlassablement les mêmes mots et les mêmes images : l’insécurité et l’immigration restent et demeurent le problème le plus grave de la France ! Apeurée, elle se jette dans les bras d’un pouvoir qu’elle croit protecteur notamment en période de crise économique. Ce type de discours démagogique arrive, grâce au matraquage méthodique et systématique des grands médias, à transformer l’insécurité sociale, bien réelle, en insécurité tout court ; c’est sa force. Le chômage, la déréglementation et la précarisation de l’emploi, des notions intimement liées au mode de production capitaliste, plongent l’individu dans l’incertitude et l’insécurité économique et sociale. Pour calmer son angoisse, il faut lui présenter, en chaire et en os, les responsables de cette situation. Le travailleur immigré, ses enfants , ses petits enfants etc. sont les parfaits boucs émissaires. On « ne peut accueillir toute la misère du monde » n’est-ce pas ? La désignation et la stigmatisation de l’étranger permettent également de créer un semblant de « cohésion nationale » sans cesse mise à mal par la mondialisation libérale.

Le drame, c’est qu’une partie de la gauche adopte la même position et utilise, elle aussi, à quelques nuances près le même discours. Elle est convaincue que le pouvoir est au bout du chemin tracé par la droite voire l’extrême droite. Il suffit donc de le suivre. Car comme le disait Manuel Valls « Une grande partie des idées de gauche se sont épuisées ». Alors il faut que les idées de gauche deviennent les idées de droite « Nous pouvons faire un bout de chemin avec la majorité(...)Je pense aux moyens qu’il faut donner à la justice, à la lutte contre la criminalité ou encore au dossier de l’immigration » (Le Figaro, 22 août 2007). Plus récemment, il récidive en s’adressant à Christian Gravel, son directeur de cabinet : « Belle image de la ville d’Evry… Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos… »  ! Encore et toujours l’insécurité et l’immigration. La politique est ainsi réduite à ces deux mots. Valls est non seulement dirigeant du PS, mais maire et député. Misérable politique !

Un autre député-maire André Gerin, lui, veut libérer la femme musulmane en décidant à sa place. Il lui choisira ses vêtements, ce qu’elle doit porter et surtout ce qu’elle ne doit pas porter comme le voile dit islamique ou la Burqa par exemple. Pour lui, la libération de la femme passe par les vêtements ! La marchandisation du corps de la femme par la publicité, l’insupportable inégalité de salaires pour le même diplôme, le même niveau de qualification entre homme et femme, la présence ridicule des femmes au sein du parlement et dans toutes les instances de décision, le chômage, la précarité et le temps partiel subi qui frappent davantage les femmes que les hommes etc. sont des vieilleries d’un autre âge pour lesquelles aucun combat digne de ce nom ne mérite d’être mené. Le véritable problème de la France c’est la Burqa ! A. Gerin, incapable d’affronter la bourgeoisie et le capitalisme qui rabaissent l’être humain ( hommes et femmes) à l’état de marchandise, préfère s’unir avec la droite pour mener un combat d’arrière garde en s’attaquant à la frange de la population la plus fragile, la femme musulmane. Mais les Valls et les Gerin ne sont que quelques arbres qui cachent une véritable forêt dans cette partie de la gauche à la dérive, toujours prête à vendre son âme pour plaire à la classe dominante.

Malheureusement les femmes (musulmanes ou non), les « sauvageons » comme disait Chevènement, ne sont pas les seuls à subir les foudres du pouvoir. Les lycéens, les étudiants et tous les jeunes qui contestent la politique de ce pouvoir omniprésent et omnipotent lui ont déjà payé un lourd tribut.

Face aux revendications légitimes des lycéens, le gouvernement oppose répression et brutalité. Combien d’adolescents et d’adolescentes ont été insultés, giflés, matraqués, gazés, humiliés et brutalisés par les CRS pour avoir tout simplement revendiqué dans la rue un enseignement de qualité ouvert à tous ? Que garderont ces enfants plus tard de cette société qui les méprise tant ?

Les étudiants de leur côté, ont mené un long et admirable combat, comme d’ailleurs leurs camarades grecs, espagnols, italiens etc., contre la transformation de l’université en entreprise et le savoir en vulgaire marchandise. La répression, le mensonge et la stigmatisation de la contestation à travers les grands médias tous entre les mains de la classe au pouvoir, sont utilisés comme moyens pour atteindre ces objectifs. La guerre est menée sans trêve contre toute contestation de cette pitoyable et misérable politique du gouvernement.

Pour empêcher la moindre résistance, pour intimider les citoyens les plus conscients politiquement, on invente de toute pièce des ennemis de l’Etat, auxquels on attribue des qualificatifs parfois surprenants : militants de l’ultra-gauche, terroristes, anarchos autonomes, anarchistes, néosituationnistes et même nihilistes nietzschéo-corézienne ! Pour faire peur à la population, on organise des opérations policières spectaculaires médiatisées à outrance. Ainsi le 11 novembre 2008, policiers et journalistes débarquent à Tarnac. Les premiers procèdent à des interpellations musclées (c’est un euphémisme), les seconds braquent leurs projecteurs et leurs caméras sur...des jeunes corréziens parmi lesquels le désormais célèbre Julien Coupat. Il s’agit pour la police comme pour les grands médias, d’un commando violent qui a saboté des lignes TGV : « Le commando avait fait de ce village en Corrèze son QG .(...) Le groupe a décidé de rentrer en clandestinité et de s’installer en Corrèze. Plus de téléphone, plus d’Internet mais des actions comme celles commises sur les voies ferrées » affirmait sans aucune précaution dès le 11 novembre Audrey Goutard journaliste à France 2 (3). Puisque le dossier est vide, il faut absolument trouver quelque chose qui ressemble à « une preuve ».

Le vide sera comblé par... un livre ! Il s’agit de « l’insurrection qui vient ». La justice, la police et les grands médias se précipitent alors sur l’ouvrage comme la meute sur sa proie. On verse carrément un livre au dossier de l’instruction ! C’est un fait rarissime qui en dit long sur l’état des libertés aujourd’hui sous le régime de Sarkozy et de la démocratie bourgeoise. Mais l’opuscule est signé par un « comité invisible ». Eric Hazan auteur et éditeur (La Fabrique) de livres progressistes, antisioniste courageux fut entendu par la Police Judiciaire le 9 avril 2009 sans vraiment savoir pourquoi puisqu’il n’était pas témoin des faits qu’on lui reproche. Il est juste l’éditeur de « L’insurrection qui vient ». Mais le dossier reste désespérément vide. Julien Coupat, le dangereux terroriste, fut libéré le 28 mai 2009 après plus de six mois de détention pour rien. Michèle Alliot-Marie ne sachant comment justifier cette débandade politique , judiciaire et médiatique, déclarait que si Julien Coupat « demeure sous contrôle judiciaire, cela signifie quelque chose » (4). Mais justement que signifie sur le plan du Droit « cela signifie quelque chose » ? En fait cela ne signifie absolument rien, si ce n’est l’arbitraire.

Le 22 juin 2009, Sarkozy a réuni à Versailles ses courtisans dans un faste ( au frais du contribuable) digne des monarques des siècles passés, humiliant ainsi un peu plus une république qui ne lui reste de démocratique que les apparences. Là encore le président a parlé, entre autres, de la Burqa. Emu, A Gerin ne pouvait que saluer « l’attitude positive et pondérée » de Sarkozy (5). Le comble pour un communiste !

En cette période de chômage de masse, l’ insécurité, l’ immigration, le terrorisme, la Burqa, bref des discours et des mots vides, voilà ce que la classe dominante, qui continue à s’enrichir et qui capte l’essentiel des ressources financières de l’Etat, offre à la population comme solution pour la soulager de ses souffrances sociales. Pitoyable politique !

Mohamed Belaali

 

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(1) http://www.elysee.fr/download/?mode=press&

(2) http://ist.inserm.fr/basisrapports/trouble-conduites.html

(3) http://www.acrimed.org/article3152.html

(4)http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200922/coupat-un-fiasco-selon-la-gauche_212914.html

(5)http://www.lemonde.fr/politique/son/2009/06/23/burqa-andre-gerin-salue-l-attitude-positive-et-ponderee-de-nicolas-sarkozy_1210532_823448.html#xt

 

 


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63 réactions à cet article    


  • savouret 9 juillet 2009 12:57

    vous mettez bien en exergue les postulats idéologiques tres conservateurs qui déterminent la politique de sarkozy dans les domaines de la sécurité et de l’immigration
    malheureusement, comme vous l’ expliquez bien dans ce contexte de crise,le sentiment d ’insécurité est exacerbé et cela peut légitimer les politiques les plus repressives, car à défaut d ’etre efficaces, elles ont la capacité à rassurer la population.

    ceci dit je nuancerai un petit peu votre discours lorsque vous stigmatisez manuel valls pour ses propos.ceux ci étaient peut etre maladroits,mais je ne pense pas pour autant que l’on puisse l’accuser d ’extre xénophobe.

    en effet, il est souhaitable de lutter contre toutes les ségrégations, quu’elles soient sociales ou ethniques, afin d ’eviter que ne se constituent des zones de non droit, ou les valeurs républicaines perdraient toute légitimité.

    or ,malheureseument, et ce n ’est nullement etre xénophobe, raciste ou réactionnaire de le penser, un nombre croisant de territoires sont entres dans un processus de segrégation voire de ghéttoisation, qui ne peut que nourrir la violence et la délinquance.afin de combatre la dégradation de la situation dans de nombreux quartiers populaires, il serait nettement plus judicieux que le pouvoir politique s ’attaque aux mécanismes favorisant la ségrégation, mais ceci s ’avére complexe et les résulats ne peuvent s’obsverver que sur
    le long terme.il est donc nettement plus facile pour le gouvernement de jetter l’opprobre sur les délinquants des banlieues et de leur imputer un role prépondérant dans l ’essor des violences

    il reste donc à esperer que les électeurs s ’apercoivent du manque de pertinence intellectuelle du discours tenu par sarkozy pour expliquer le délinquance, et qu’ils se rendent compte des dangers pour la cohésion sociale d ’une politique qui stigmatise certains groupes de la population et tend à accroitre sans cesse le sentiment d ’insécurite ainsi qu’une méfiance croissante entre les gens.


    • Bois-Guisbert 9 juillet 2009 23:42

      il reste donc à esperer que les électeurs s ’apercoivent du manque de pertinence intellectuelle du discours tenu par sarkozy pour expliquer le délinquance, et qu’ils se rendent compte des dangers pour la cohésion sociale

      Il n’y a pas de cohésion sociale possible dans un pays privé d’homogénéité culturelle et « civilisationnelle » par une politique d’immigration démente, à l’enseigne d’un universalisme républicain complètement aberrant, mais partagé par l’ensemble de l’éventail politique, des Le Pen à Besancenot !


    • Massaliote 9 juillet 2009 13:52

      Je ne suis d’accord ni avec l’auteur qui sort une énième lamentation sur les discriminés ni avec l’homme au Karcher en papier. Les zentils z’immigrés victimes de la méchante société et du racisme, tellement victimes que la police ne contrôle qu’eux, qu’elle pousse parfois l’audace de mettre en examen pour des peccadilles des malheureux qui ne demandaient qu’à s’intégrer sans compter les méchants juges qui en mettent en prison CA SUFFIT. Quant au connard qui fait des effets oratoires du style z’aller voir ce que vous allez voir Moi je vais mettre un peu d’ordre, sans donner aux flics et à la justice les moyens nécessaires Y EN MARRE. Tout ce que vous réussirez c’est à donner à la majorité silencieuse l’envie de s’en occuper. Alors les pleureuses merdiatiques habituelles iront de leur couplet éternel. Méchants Français !


      • Reinette Reinette 10 juillet 2009 10:10

        En France pour gagner les élections, il faut « taper » sur les plus démunis notamment les enfants et les petits enfants des travailleurs immigrés.


        non ! non ! et non !

        En France ou ailleurs, pour gagner les élections, il faut « taper » sur les plus démunis - point barre 

        les enfants et les petits enfants des travailleurs « françois » sont autant discriminés que les enfants et les petits enfants des travailleurs immigrés !


        http://cannes-2009.parismatch.com/Actu-Match/Photos/du-22-au-28-Juin/Nicolas-Sarkozy-Carla-Bruni-emir-du-Qatar-Elysee-106524/


      • Annie 9 juillet 2009 14:26

        Il s’agit d’un sujet qui a été maintes fois traité, mais vous le faites très bien et je souscris à pratiquement tout ce que vous dites. En plus les citations sont très bien choisies : « aucune rue, aucune cave, aucune cage d’escalier ne doit être abandonnée aux voyous. Je souhaite que se multiplient, immédiatement, les opérations “coup de poing” dans les cités » » Celle-là me fait penser à Bush après le 11 septembre, lorsqu’il parlait de « smoke out » Al Quaida des caves en Afghanistan, tandis que celle sur Coupat : « Le commando avait fait de ce village en Corrèze son QG .(...) Le groupe a décidé de rentrer en clandestinité et de s’installer en Corrèze » est une leçon dans l’art de la manipulation réthorique, ou comment transformer un épicier de village en terroriste rien que par la suggestion des mots. 
        Il y a un très bon documentaire à voir absolument si nous voulons conserver un peu de notre indépendance d’esprit et je crois qu’il a été diffusé sur les chaines françaises : the power of nightmares, ou comment maintenir des populations dans un état de peur permanent en inventant des boucs émissaires ou des menaces pour leur faire avaler n’importe quelle législation, de préférence les plus liberticides. A méditer.


        • xray 9 juillet 2009 18:06


          La misère est le fondement de la société de l’argent. 

          (Le malade, l’industrie première.) 

          La misère est la base de tout discours politique. 

          Le Grand Guignol politique 
          http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/ 



          • Artius 9 juillet 2009 18:52

            De toute évidence, tenir les allogènes pour responsables de tous les malheurs de la France est d’une mauvaise foi écoeurante.

            De toute évidence, tenir les autochtones pour responsables de tous les malheurs des allogènes est d’une mauvaise foi écoeurante.


            • tvargentine.com lerma 9 juillet 2009 21:25

              Vous écrivez « En France pour gagner les élections, il faut « taper » sur les plus démunis notamment les enfants et les petits enfants des travailleurs immigrés »

              FAUX,car nous sommes tous des fils ou filles d’immigrés (espagnol,italien,arménien...)
              et nous nous sommes tous intégrés à la société française par l’éducation et l’amour de
              son pays : LA FRANCE

              Ont ne peut pas faire 2 ans de service militaire en Algérie ou + en Israel et ensuite se réclamer français !

              La France n’est pas une société communautariste mais un peuple uni

              Votre discours de haine est assez inquiétant pour avoir été « validé » par qui ??????????????

              Je rappelle que le site est responsable de toutes les diffusions qui sont dessus et que vous engagez la responsabilité d’AGORAVOX,mais que votre responsabilité n’est que partager si le « comité de rédaction » a « validé » votre torchon

              Dans notre pays,LA FRANCE,nous aspirons à la sécurité ,car c’est le 1er des droits qu’un ETAT de droit républicain doit appliquer.

              Quand aux délinquants français,ils doivent aller en prison et les délinquants étrangers doivent être expulsé car la meilleure des prisons est à ciel ouvert ,car on réfléchit mieux
              et les personnes peuvent se reconstruire en toute liberté

              http://www.tvargentine.com




              • sisyphe sisyphe 9 juillet 2009 21:30

                Lerma, ta gueule !


              • Le péripate Le péripate 9 juillet 2009 21:41

                Le Furher a parlé.


              • Gazi BORAT 10 juillet 2009 07:35

                «  nous sommes tous intégrés à la société française par l’éducation et l’amour de
                son pays : LA FRANCE »

                Jolie image... mais plus phénomène plus complexe dans la réalité..

                TOUTES les communautés entrées sur le sol français pour des raisons diverses (réfugiés politiques, travailleurs pauvres en quête d’une meilleure qualité de vie) ont été l’objet d’un rejet par la population majoritaire.

                Toutes ont été jugées « inassimilables », porteuses de valeurs contraires aux nôtres, et ceci avec une argumentation, soit relevant du racisme le plus crétin, soit parée d’un discours « scientifique » à la mode de l’époque (biologique, culturel, etc..) ...

                Mais toutes ont fini par se fondre pour créer la « diversité » que l’on observe aujourd’hui..

                N’oublions pas ce qu’a pu vivre la communauté juive, de la complicité des autorités françaises au génocide nazi qui avait suivi plusieurs décennies d’appels à la haine par la grande majorité de la presse d’extrème droite hexagonale...

                N’oublions pas non plus le rejet des réfugiés arméniens, qualifiés alors de « métèques » « levantins » « réparateurs de savates »..

                Dans une interview, l’aujourd’hui bien placé Patrick Devedjian avait cité ces propos d’un Alain Peyrrefite à son sujet :

                « Vous ne comprendrez jamais rien au gaullisme car en 1958, vous étiez à l’école arménienne ».

                Ce phénomène de « fusion » met en jeu un phénomène largement étudié « l’acculturation » des communautés. Celui-ci ne se décrète pas, il s’effectue tout naturellement, avec le temps mais pas forcément de façon linéaire, avec des périodes, lors des crises, de repli sur elles mêmes des communautés fragilisées.

                C’est ainsi, et curieusement, on observera que, parmi les plus excités des xénophobes, on ne compte pas que des « Français bon teint ».

                gAZi bORAt




              • Bois-Guisbert 10 juillet 2009 09:51

                « …toutes ont fini par se fondre pour créer la « diversité » que l’on observe aujourd’hui... »

                Faux ! La diversité qui s’observe aujourd’hui, dont les bobos et les immigrationnistes se gargarisent, est caractérisée par des différences raciales, culturelles, civilisationnelles et...quantitatives. Mieux vaut ne rien dire du niveau qualitatif, cela pourrait être mal interprété...

                Avec les vagues précédentes d’immigration - disons caucasiennes pour simplifier - un terme comme « intégration » n’était jamais utilisé, et à plus forte raison une expression comme « politique d’intégration ».

                Avec le temps, l’intégration se faisait naturellement, à l’insu du plein gré de l’intégré comme des intégrants : un beau jour, l’étranger n’était plus perçu comme tel, sans que personne ne se pose de questions au sujet de ses origines. Même si son patronyme fleurait la Vistule, la Moskova, l’Ebre ou le Pô, plutôt que la Loire ou la Dordogne...

                Avec les allogènes « alterculturels », il en va bien sûr tout autrement. Mais on notera aussi des différences considérables entre eux. Personne ne parle d’intégration et de politique d’intégration, à propos des extrême-orientaux.

                Ils se sont repliés sur le communautarisme pour exprimer leurs qualités et leurs aptitudes, et pour s’insérer dans la société française, plutôt que pour s’y intégrer.

                Leur dynamisme, leur esprit d’entreprise, leur inventivité, leur détermination - qui font cruellement défaut à d’autres – nous permettent d’en dresser un portrait qui est aux antipodes de celui des immigrés « difficiles » que nous présentent le soi-disant Mohamed.

                Sans vouloir allonger, je ferai remarquer que les catégories d’immigrés qui rencontrent et posent des problèmes à la France, rencontrent et posent exactement les mêmes problèmes dans tous les pays d’Europe, même à majorité de gauche, où ils sont massivement présents…

                Je laisse les Borat et autres Sisyphe se débrouiller avec ça. Ce sont leurs potes, après tout… Et la défense de l’indéfendable a ses servitudes.


              • sisyphe sisyphe 10 juillet 2009 10:20

                Ces chiffres proviennent des enquêtes annuelles de recensement de 2004 et 2005.

                Origine géographique [modifier]
                • 1,7 million d’immigrés, soit 35% des immigrés et 2,7% de la population totale étaient originaires d’un pays de l’Union européenne à 25. La baisse progressive du nombre d’immigrés italiens, espagnols ou polonais est compensée par l’arrivée d’immigrés en provenance d’autres pays, en particulier le Royaume-Uni. Le nombre d’immigrés portugais est stable par rapport à 1999. Les immigrés en provenance de pays européens extra-communautaires sont au nombre de 250 000, en forte hausse.
                • 1,5 million d’immigrés, soit 31% des immigrés et 2,4% de la population totale, sont originaires du Maghreb. Ce nombre est en hausse de 220 000 par rapport à 1999.
                • 570 000 immigrés, soit 12% des immigrés et moins d’1% de la population totale, sont en provenance d’Afrique sub-saharienne. Ce chiffre est en hausse de 45 % par rapport à 1999. 2 Africains sur 3 proviennent d’anciennes colonies françaises. Sur les 15 millions d’Africains sub-sahariens qui vivent hors de leur pays d’origine, seulement un sur 30 vient en France.
                • 830 000 personnes, soit 17% des immigrés et 1,3% de la population totale, viennent du reste du monde, principalement d’Asie. La part de l’Asie, Turquie comprise, dans la population immigrée est de 14 % contre 12,7 % en 1999 et seulement 3,6 % en 1975.

                Caractéristiques socio-démographiques des immigrés 

                Le passage d’une immigration de travail, essentiellement masculine, à une politique de regroupement familial au milieu des années 1970 a entrainé une féminisation croissante de la population immigrée, au sein de laquelle hommes et femmes sont aujourd’hui en nombre égal.

                La population immigrée est un peu plus âgée que la population non immigrée, car ses membres sont arrivés en France pour la plupart après l’âge de 15 ans et leurs enfants nés en France sont comptés parmi les résidents non immigrés. L’afflux récent d’immigrés a contribué à maintenir égal l’âge moyen de la population immigrée (45 ans) tandis que l’âge moyen de la population non immigrée augmentait d’un an à 39,4 ans.

                Le niveau éducatif des immigrés est en progression nette. Aujourd’hui un quart des immigrés possède un diplôme de l’enseignement supérieur, soit quatre fois plus qu’en 1982.

                (...)

                Difficultés de l’intégration [modifier]

                Certains groupes d’origine étrangère ont été stigmatisés voire marginalisés (ghettos urbains) et concentrent aujourd’hui un grand nombre de problèmes économiques et sociaux (chômage, scolarisation, délinquance, criminalité).

                Ces difficultés ne sont pas nouvelles. La concentration d’immigrés dans certaines zones urbaines, près des frontières ou des bassins industriels, a toujours existé. Ainsi la France de l’ouest et du centre compte peu d’immigrés alors que la France de l’est et du midi en compte beaucoup plus. La présence de ces groupes d’immigrés a toujours suscité des problèmes d’intégration tant sur le marché du travail que socialement, beaucoup d’immigrés ne parlant pas la langue nationale à leur arrivée et vivant uniquement dans leur communauté d’origine ; d’autre part, des manifestations de xénophobie, ou de racisme, peuvent aussi se produire bien qu’elles tendent à s’atténuer dans leurs excès avec le temps [30][31].

                (...)

                Au début du XXe siècle, la France, a la démographie languissante, fait appel à la main-d’œuvre étrangère, dès la Première guerre mondiale. Ainsi, le ministère de l’Armement recrute des Nord-Africains, des Indochinois et des Chinois [45]. Une carte de séjour est instituée en 1917 [45], tandis que l’immigration se développe particulièrement pendant l’entre-deux-guerres (Polonais, Tchécoslovaques), une partie étant composée de réfugiés politiques (Russes, Arméniens, Allemands, Italiens, Espagnols) [45].

                L’État délègue en grande partie la gestion des populations migrantes aux organisations patronales, en particulier à la Société générale d’Immigration, fondée en 1924 et constituée par les organismes patronaux spécialisés [45]. Dans les années 1920, ce sont les patrons des usines qui organisent, par exemple, les trains faisant venir les Polonais en France par milliers. Ces habitudes ont perduré jusqu’à ce que le gouvernement décide de la fermeture des frontières et de la politique du regroupement familial au début des années 1970.

                Alors, ta démonstration « en quelques mots », Bois Guibert, tu peux la garder pour tes banquets FN...


              • Bois-Guisbert 10 juillet 2009 11:15

                Certains groupes d’origine étrangère ont été stigmatisés voire marginalisés (ghettos urbains) et concentrent aujourd’hui un grand nombre de problèmes économiques et sociaux (chômage, scolarisation, délinquance, criminalité).

                Pourquoi certains et pas d’autres ? C’est la question à un milliard !

                Ensuite de quoi, il faut bien voir qu’ils se sont largement marginalisés eux-mêmes en faisant fuir les de souche, par leurs moeurs et leurs incivilités !!!

                Tant que la pensée (outrageusement) dominante refusera de reconnaître qu’il y a, entre les peuples, des différences colossales de capacités, d’aptitudes, de prédispositions, de potentialités, on n’avancera pas d’un quart de iota dans la solution des problèmes.
                 
                A moins bien sûr que quelqu’un ne prenne l’initiative de faire parler les armes.


              • Gazi BORAT 10 juillet 2009 11:31

                L’argumentation classique de la « hiérarchie des races », plus ou moins ripolinée pour cacher sa source :

                « De l’inégalité des races humaines » du Comte Joseph Arthur de Gobineau.

                Le vocabulaire est quelque peu modifié : on ne dira plus « aryen » trop sinistrement connoté depuis Nuremberg mais « caucasien », qui sonne « USA » (c’est le terme politiquement correct pour signifier « blanc » dans les avis de recherche du LAPD..).

                On essaye ainsi de faire oublier le sinistre Comte, le théoricien de référence de toutes les idéologies racistes du XX° siècle et l’inspirateur, chez nous, des diverses classifications d’anthropologie raciale comme celle du charlatan corrompu Montandon..

                On y rajoute maintenant un soupçon d’économie, arguant des « différence de productivité »
                des différentes « cultures » (car, même dans les cercles xénophobes, « races » est devenu tabou.. et qui donne un curieux effet « marxisant ». Mais bon, l’xtrème droite est familière des concepts « attrape-tout ».

                Fait nouveau : le « Sémite » (effet Nuremberg oblige) n’est plus le démon d’autrefois.. et la religion est mentionnée avec délicatesse (Pour ne pas faire mentir Malraux ?). Par contre, le repoussoir parfois cité est le Pérou, symbole malgré lui de toutes les monstruosités liées à la diversité culturelle..

                Pourquoi le Pérou ? No se.. Sans doute une lubie propre à Mr Bois Guibert, une de ces filles lui ayant déclaré il y a peu être enceinte des oeuvres d’un péruvien..

                Enfin, pour faire bref : toujours le même refrain sur la dégénérescence causée par le métissage et les vertus de la purification ethnique.

                gAZi bORAt


              • Bois-Guisbert 10 juillet 2009 11:58

                 

                «  L’argumentation classique de la « hiérarchie des races », plus ou moins ripolinée pour cacher sa source :

                « De l’inégalité des races humaines » du Comte Joseph Arthur de Gobineau.

                Le vocabulaire est quelque peu modifié : on ne dira plus « aryen » trop sinistrement connoté depuis Nuremberg mais « caucasien », qui sonne « USA » (c’est le terme politiquement correct pour signifier « blanc » dans les avis de recherche du LAPD..).

                On essaye ainsi de faire oublier le sinistre Comte, le théoricien de référence de toutes les idéologies racistes du XX° siècle et l’inspirateur, chez nous, des diverses classifications d’anthropologie raciale comme celle du charlatan corrompu Montandon… »

                Dites Borat, ce n’est pas en niant des réalités que chacun peut constater tous les jours, et en ressortant rengaineusement Gobineau, Nuremberg et Montandon, qu’on peut solutionner les problèmes de la planète, de l’Europe et de la France.

                Alors, il n’y a qu’à continuer à nier les « différences colossales de capacités, d’aptitudes, de prédispositions, de potentialités « et à élaborer des solutions qui se cassent la gueule les unes après les autres, moi j’en m’en fous complètement.

                Gourmet et gourmand, amateur de grands crus et d’eaux-de-vie vieilles de plusieurs dizaines d’années, je ne manque de rien. Ce qui fait que les traîne-patins peuvent traîner et patiner des siècles sous l’égide de mon indifférence blasée. Leur problèmes ne sont pas mes problèmes, et mes problèmes (tendance à l’embonpoint et limites financières) ne sont pas leurs problèmes.

                « Par contre, le repoussoir parfois cité est le Pérou, symbole malgré lui de toutes les monstruosités liées à la diversité culturelle. Pourquoi le Pérou ? No se… »

                Comme vous ne savez pas grand-chose, je vais nous expliquer. D’abord, parce qu’avec ses populations amorphes, résignées, le Pérou est représentatif des ravages du métissage et, ensuite, parce qu’il en est, actuellement, à attraper les niveaux de production agricole qui étaient ceux de l’empire inca. Ce qui est un exemple d’impéritie en tous points remarquables.


              • Le péripate Le péripate 10 juillet 2009 12:04

                Le « sinistre comte ».... Une belle image pour les enfants.

                Loin de moi de vouloir défendre un platonicien antidémocrate convaincu de la décadence de l’humanité, quelques vérités méritent pourtant d’être rétablies.
                Selon Levi-Straus dans « Race et Histoire » la théorie racialiste de Gobineau est plus qualitative que quantitative, évoquant pour les races des aptitudes différentes plutot que semblables et inégalitaires. L’accusation d’antisémitisme est aussi non fondé, Gobineau ayant largement écrit son admiration du judaisme. Il a aussi condamné l’eugénisme de certaines cités grecques, ainsi qu’il s’est opposé au colonialisme.
                Source Wiki.


              • Gazi BORAT 10 juillet 2009 12:14

                @u Peripate

                « Racialiste » : Adjectif cher à la Nouvelle Droite.. et les « aptitudes différentes » sont celles dont se délectait un Jean Marie Le Pen en affirmant que les Africains avaient des aptitudes pour le sport.. Un esclavagiste d’autrefois n’aurait pas dit mieux : excellents sur le plan physiqe et donc, sur le plan intellectuel, je vous laisse compléter..

                L’admiration pour le judaïsme que vous attribuez au Comte permit ainsi d’en faire des adversaires dangereux du monde « christiano aryen » : intelligents, doués pour les études et les langues, capacité à s’adapter.. L’étranger dangereux montre deux dimensions : il s’intègre ? C’est qu’il complote ! Il « refuse de s’intégrer » ? C’est qu’il cherche la confrontation directe.

                L’antisémitisme « pur » et moderne est à chercher chez Montandon.. Affreux individu qui, alors que Vichy l’avait cité comme expert en raciologie, n’hésitait pas à monnayer très cher ses certificats d’aryanité...

                gAZi bORAt


              • Gazi BORAT 10 juillet 2009 12:15

                @u Peripate

                « Racialiste » : Adjectif cher à la Nouvelle Droite.. et les « aptitudes différentes » sont celles dont se délectait un Jean Marie Le Pen en affirmant que les Africains avaient des aptitudes pour le sport.. Un esclavagiste d’autrefois n’aurait pas dit mieux : excellents sur le plan physiqe et donc, sur le plan intellectuel, je vous laisse compléter..

                L’admiration pour le judaïsme que vous attribuez au Comte permit ainsi d’en faire des adversaires dangereux du monde « christiano aryen » : intelligents, doués pour les études et les langues, capacité à s’adapter.. L’étranger dangereux montre deux dimensions : il s’intègre ? C’est qu’il complote ! Il « refuse de s’intégrer » ? C’est qu’il cherche la confrontation directe.

                L’antisémitisme « pur » et moderne est à chercher chez Montandon.. Affreux individu qui, alors que Vichy l’avait cité comme expert en raciologie, n’hésitait pas à monnayer très cher ses certificats d’aryanité...

                gAZi bORAt


              • Le péripate Le péripate 10 juillet 2009 12:22

                Vous me ferez une liste des mots autorisés, je ne manquerai pas de m’en inspirer, afin de parler comme il faut.
                Ce qui plaît en Gobineau pour les « anti-racistes », c’est que c’est un diable tout à fait présentable, sans aucune accointance à gauche. Beaucoup mieux que de rappeler les écrits de Marx, Engels, par exemple. Vous en voulez quelques extraits ?


              • Bois-Guisbert 10 juillet 2009 14:56


                «  Selon Levi-Straus dans « Race et Histoire » la théorie racialiste de Gobineau est plus qualitative que quantitative, évoquant pour les races des aptitudes différentes plutot que semblables et inégalitaires... »

                Je crains, Le Péripate, que vous ne perdiez votre temps. Un type comme Borat, qu’on devine âgé et qu’on subodore hypocondriaque, fonctionne à 80 % aux idées reçues, et toujours les mêmes. Il va donc continuer à vous servir du Gobineau jusqu’à écœurement.

                Pour ce qui est de la question des races et de leur prétendue inégalité, je lui ai déjà fait remarquer qu’on observe des inégalités considérables au sein d’une même « race » (par exemple entre le Nord et le Sud de l’Italie) et que cela même réduit à néant toutes les tentatives de hiérarchisation, de toute façon, il n’en démord pas.

                Et ça se comprend, s’il renonce à ses arguments de prédilection, il n’a plus rien à dire… Il est trop vieux pour modifier son répertoire et peut-être pense-t-il que s’il s’y attelait, la vie ne lui laisserait plus assez de temps pour rentabiliser l’effort.

                Alors usons-le comme il est et, lorsqu’il nous en offre l’occasion, rebondissons sur ses propos comme on ferait avec une sorte de sparring-partner.


              • Gazi BORAT 10 juillet 2009 15:53

                @ Bois Guibert :

                Ridicule !!!

                Les inégalités entre la Padanie et le mezzogiorno liées à des différences au sein d’une même race ??

                Et voilà toute l’histoire de la Péninsule, de son développement économique, de ses différences de structures sociales ramenées à un discours biologiques d’un autre âge..

                @u Peripate

                La question n’est pas celle d’un vocabulaire autorisé ou non, mais d’accepter les connotations que ceux ci transportent, surtout lorsqu’il s’agit de néologismes..

                Et encore, pour vous éviter de me qualifier de « policier d’un NKVD de la sémantique », je ne me suis pas étendu sur certains concepts chers au libéralisme en action tels le « equals but separates » auxquels des termes de ce type pourraient renvoyer..

                gAZi bORAt


              • Bois-Guisbert 10 juillet 2009 16:20

                Les inégalités entre la Padanie et le mezzogiorno liées à des différences au sein d’une même race ? Et voilà toute l’histoire de la Péninsule, de son développement économique, de ses différences de structures sociales ramenées à un discours biologiques d’un autre âge..

                Mais non, pauvre hère, les différences sont psychologiques, culturelles et mentales !

                La biologie n’a rien à y voir.

                Il ne manquait plus au vieux que d’être un tenant du tout biologique. Ca le parachève... A défaut de l’achever... *mdr*


              • sisyphe sisyphe 9 juillet 2009 21:27

                Entièrement d’accord avec cette analyse et cet article.

                On effraye le chaland avec les épouvantails et les boucs émissaires, pendant qu’on lui fait le portefeuille, et qu’on le dépouille de ses droits et de ses libertés.

                Technique classique de la diversion, et du ressort de l’insécurité, pour faire trembler dans les chaumières, et attirer les plus fragiles dans le giron d’un état de plus en plus policier, qui peut ainsi continuer son entreprise de démolition sociale à sa guise.

                Manuel Valls fait effectivement partie de ces petits collabos de l’ordre policier et libéral, qui sont une honte pour tout le mouvement progressiste.

                Et on n’a encore rien vu ; devant la crise qui va continuer à aggraver la situation, notamment en matière d’explosion du chômage, le cercle vicieux paupérisation-délinquance-répression a encore de beaux jours devant lui ; et les épouvantails n’ont pas fini d’être agités...


                • Gazi BORAT 10 juillet 2009 07:38

                  « Vous n’avez en effet encore rien vu : fanatisés par les discours de haine, ceux qui détestent tant la France, car ils n’aiment que le Coran »

                  En attendant, la haine que vous distillez de votre côté fait aussi sentir ses effets :

                  http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article6373

                  gAZi bORAt


                • sisyphe sisyphe 10 juillet 2009 08:50

                  « soutenus dans leur victimisation par les angelots du multiculturalisme exacerbé. »

                   Celle là, elle est bonne : le « multiculturalisme exacerbé » !!
                  La seule « exacerbation » que l’on peut constater, chaque jour, et notamment depuis quelques temps sur AVox, est celle d’un racisme des Dupont-Lajoie FN décomplexés, comme ce Miragne, des « de souche » morte, revendiquant des « racines », comme les végétaux ou les empotés, et qui se plaisent à manier les amalgames, à agiter l’ épouvantail du Coran, quand , pour la plupart, ceux jugés délinquants n’en ont jamais lu la moindre ligne.

                  La technique est vieille comme le racisme et l’histoire de l’extrème-droite ; elle a concerné TOUS les immigrés, de quelque nationalité qu’ils fussent, comme le rappelle ; Gazi Borat ; des émigrés de l’Est, aux Portugais, Arméniens, Juifs, Africains, en passant par les Italiens ; toutes populations qui furent, en leur temps, vilipendiées, dénoncées, voire pourchassées, alors qu’ils n’avaient rien à voir avec le Coran ou autre religion.

                  La vieille technique du bouc émissaire, qui a toujours servi les pouvoirs autocrates, avec le concours des bons petits français « de souche », toujours prêts à la délation, au rejet de la moindre différence, quand il s’agit de fermer les yeux sur les véritables causes des problèmes ; à savoir un système transnational, qui se moque bien des nationalités, des religions, pour faire le jeu d’une caste de voyous à l’oeuvre d’un dépeçage du monde à leur seul profit.

                  Tous ces imbéciles qui font le jeu de leur propre exploitation, en s’interdisant d’examiner les causes réelles de leur paupérisation, les causes de la délinquance, et se focalisent obsessionnellement sur une catégorie de population désignée à la vindicte, renforçant, du coup, forcément, les réflexes de communautarisme, de repliement de ces populations sur elles-mêmes.

                  La France serait donc sous la menace d’une islamisation ?

                  Quand ces imbéciles auront compris que le terreau de recrutement de l’extrémisme religieux, tout autant que le terreau de la délinquance, n’est rien d’autre que l’oisiveté (donc le chomage), et la misère, il sera déjà trop tard ; les conditions d’affrontement entre communautés auront déjà été mises en place, faisant le jeu d’un pouvoir et d’un système qui font leur miel d’une division des français entre groupes antagonistes, pour pouvoir asseoir leur oppression, au bénéfice des forces de l’argent.

                  Diviser pour mieux régner : on sait que la technique a été utilisée, de tous temps, par tous les pouvoirs pour assujettir les peuples, mais les imbéciles ne savent tirer aucune leçon du passé : soit par bêtise, soit par intérêt, soit par réflexe pavlovien, ils ne savent que reproduire les réflexes conditionnés de chasse aux sorcières et de désignation de boucs émissaires, qui ont toujours servi à leur propre oppression.

                  Ils ne savent faire aucune différence entre la réelle nécessité de lutter contre toute immiscion de religion, quelle qu’elle soit, dans la sphère laïque, et l’amalgame entre la dénonciation de populations, fustigées pour leurs simples différences, quant, en fait, leurs intérêts se rejoignent.

                  Décidément, depuis Jean de la Fontaine, rien n’a évolué chez les bons imbéciles de base ; ils en sont toujours aux « Animaux malades de la peste », dont on rappellera, à toutes fins utiles, la moralité :

                  « A ces mots on cria haro sur le baudet.
                  Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
                  Qu’il fallait dévouer ce maudit animal,
                  Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.
                  Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
                  Manger l’herbe d’autrui ! quel crime abominable !
                  Rien que la mort n’était capable
                  D’expier son forfait : on le lui fit bien voir.
                  Selon que vous serez puissant ou misérable,
                  Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »


                • sisyphe sisyphe 10 juillet 2009 09:13

                  Au delà des fantasmes ...

                  (Extrait)
                   

                  La criminalité violente et la délinquance appauvrissent la qualité de vie des citoyens et sont associées à l’accroissement de la peur et de l’insécurité.

                  La violence chez les jeunes, les cambriolages résidentiels, les vols de voitures, la violence physique et sexuelle contre les femmes, les agressions sur la rue et l’abus des drogues sont autant de volets de cette criminalité.

                  La criminalité est coûteuse pour les collectivités, elle met en péril le développement durable et elle fait fuir les investissements. Les efforts en vue de contrer cette vague par le recours à l’application de la loi se sont avérés insuffisants, onéreux et, en certaines occasions, ont mis en danger les droits de la personne.

                  Pourquoi autant de criminalité ?

                  Les causes de la criminalité violente et de la délinquance sont multiples et les mêmes éléments sont identifiés dans les Déclarations des Nations Unies et lors des rencontres de praticiens dans différentes régions du monde.

                  Les maires, les dirigeants policiers, les juges, les leaders communautaires, les représentants et les experts gouvernementaux sont d’accord pour affirmer que la criminalité, est en croissance à cause du peu d’attention accordée à des enjeux tels les besoins des enfants et des jeunes, la désintégration des liens culturels et communautaires, les conflits ethniques, le contrôle des armes et des drogues ainsi que le rôle des médias.

                  Les scientifiques mettent l’accent sur le manque d’un soutien parental continu, sur la pauvreté relative et sur l’exclusion dans l’accès aux services.


                • Le péripate Le péripate 10 juillet 2009 09:29

                  La France serait-elle en voie d’islamisation ? Difficile à dire, mais on peut lire ce qu’en pense les mollahs iraniens.L’excellent site MEMRI publie de larges extraits d’un article du 8 mai 2009, mis en ligne sur le site www.abna.ir, où Mohammad Hassan Akhtari, adjoint aux affaires internationales du bureau du Guide suprême Ali Khamenei, et ancien ambassadeur d´Iran en Syrie, écrit :
                  Une famille [non musulmane] en France comporte en moyenne1.8 membres, comparée à une famille musulmane en France, dont la moyenne est de 8.1 membres…
                  En France aujourd’hui, il y a plus de mosquées que d´églises. Trente pour cent de tous les nouveaux-nés et jeunes gens de moins de vingt ans sont musulmans, mais dans les grandes villes comme Paris, Nice et Marseille, il y a 45% [de musulmans]. La conclusion est que si ces taux ne changent pas, en 2025, un Français sur cinq sera musulman et la France deviendra un Etat musulman.La situation est similaire dans la plupart des [autres] pays occidentaux.

                  Visiblement, c’est un avis différent.


                • sisyphe sisyphe 10 juillet 2009 09:58

                  On laissera la responsabilité de ses sornettes à ce Mohammad Hassan Akhtari, à moins qu’on ne veuille s’en servir pour effrayer le chaland, n’est-ce pas Péripate ?

                  Je ne savais pas que tu accordais un tel crédit à des écrits de propagande islamiste ; une reconversion ?

                  Ces affirmations ne sont que de grossières contre-vérités, évidemment. 

                  Moyenne, de 8,1 membres par famille musulmane en France ; total n’importe quoi.

                  Plus de mosquées que d’églises : totalement faux, et on est très loin du compte.

                  Quant à la dernière, c’est la plus rigolote : « si, etc....... en 2025, un français sur 5 sera musulman, et la France deviendra un état musulman » ; lol de lol ; les 4/5èmes passent donc à la trappe ? Et c’est quoi, un état musulman ? Que je sache, nous sommes dans un état républicain, régi par les lois de la République, avec la séparation entre l’église (quelle qu’elle soit) et l’état ; donc, absolument strictement rien à voir avec un hypothétique « état musulman ».

                  Aller rechercher les délires d’un maboul iranien pour entretenir les fantasmes des Dupont-Lajoie, il fallait le faire : Péripate, ne reculant devant aucun sacrifice, l’a fait ; on l’applaudit bien fort.


                • Bois-Guisbert 10 juillet 2009 10:01

                  « La technique est vieille comme le racisme et l’histoire de l’extrème-droite ; elle a concerné TOUS les immigrés, de quelque nationalité qu’ils fussent, comme le rappelle ; Gazi Borat ; des émigrés de l’Est, aux Portugais, Arméniens, Juifs, Africains, en passant par les Italiens ; toutes populations qui furent, en leur temps, vilipendiées, dénoncées, voire pourchassées, alors qu’ils n’avaient rien à voir avec le Coran ou autre religion. »

                  Borat dit n’importe quoi, en ne retenant que les données fragmentaires qui vont dans le sens de sa démonstration, et je viens de le réfuter (09h51) en bien moins mots qu’il ne lui en faut pour asséner son bourrage le crâne.


                • Bois-Guisbert 10 juillet 2009 10:03

                  « …d’un racisme des Dupont-Lajoie FN décomplexés, comme ce Miragne, des « de souche » morte, revendiquant des « racines », comme les végétaux ou les empotés… »

                  C’est très important, les racines. Et le pot joue un rôle vital pour les fixer.

                  Mis à part les utopiques loufoques qui se la pètent à la citoyenneté du monde, tous les peuples revendiquent leurs racines avec fierté et dévotion

                  « Un arbre sans racines est un arbre mort. L’Association Tine Hinane est là pour rappeler notre Histoire,notre civilisation.Mais aussi notre patrimoine culturel,social et familial. Faire vivre, promouvoir et défendre cette héritage millénaire, c’est notre devoir de berberes en général et d’Ichelhiyenne en particulier. »,lit-on sur le site « ammado.com »

                  « Un arbre sans racines est un arbre mort. », dit maître Saito, l’une des figures de proue de l’aïkido.

                  « Un arbre sans racines est un arbre qui meurt. », dit Harry Constant, l’un des plus ardents défenseurs de l’identité antillaise.

                  « Oublier ses ancêtres, C’est être un ruisseau sans source, un arbre sans racines », dit un proverbe chinois.

                  « On ne peut donner que deux choses à un enfant, des ailes et des racines », dit un proverbe juif.


                • Le péripate Le péripate 10 juillet 2009 10:27

                  Bien sûr que ce sont des contre-vérités, comme celles dont nous abreuvent nos mabouls à nous sur la généralisation de la pauvreté blabla...

                  Le fait est que ces contre-vérités sont dites et pensées.


                • sisyphe sisyphe 10 juillet 2009 10:41

                  Ben oui, sauf que, précisément, l’être humain n’est pas un arbre.

                  Ce qui caractérise l’homme, c’est, justement, sa faculté de se déplacer, de découvrir, de nouvelles terres, de nouveaux horizons, de s’y adapter, d’adapter ce nouvel environnement à ses besoins.

                  Sinon, tu serais, cher Bois Guibert, comme tout le monde, enraciné dans l’Afrique sub-saharienne.

                  Je l’ai déjà dit, et répété ; la notion de racine est totalement impropre en ce qui concerne l’être humain. L’homme n’a pas de « racine » ; il a des SOURCES ; ce qui lui permet de se déplacer, de s’en éloigner, de connaître et découvrir de nouvelles contrées, de se mêler à d’autres sources ; c’est sa spécificité même.
                  Il peut, en cas de besoin, ou de désir, remonter à ses sources, s’y ressourcer, les enrichir de son expérience acquise ailleurs ; en aucun cas, il n’y est figé, comme il le serait avec des racines.

                  Sauf pour ceux qui restent accrochés à leur terre d’origine, refusant toute évolution.

                  Tu peux nous sortir toutes les citations que tu veux, tu ne changeras rien à cette réalité  ; l’homme est un nomade.

                  Les racines, donc, c’est bon pour les végétaux.... ou les empotés.

                  CQFD


                • Bois-Guisbert 10 juillet 2009 10:58

                  « Ben oui, sauf que, précisément, l’être humain n’est pas un arbre. »

                  On appelle cela une métaphore et ça n’existe pas qu’en français, mais dans toutes les langues du monde, comme on peut constater avec les exemples cités.

                  Si on regarde sous nos pieds, on ne voit ni racines ni radicelles. Parce que ces racines sont culturelles, psychologiques, mentales, c’est évident pour tout le monde. Enfin, presque tout le monde...

                  Mé-ta-pho-re ! Vous vous souviendrez ? Sinon, pensez mnémotechniquement, « méthane » et « amphore ».


                • sisyphe sisyphe 10 juillet 2009 11:40

                  Oui.

                  Métaphore.

                  Comme source.

                  Mais, justement, métaphore totalement inadaptée, et qui a des conséquences pas innocentes du tout.
                  La preuve ; tous ceux qui y font référence, le font, quasi systématiquement, dans une optique de revendication de particularisme, donc de rejet des différences.

                  Source, mon gars ; source ; merci d’y accorder un tant soit peu de réflexion, et tu t’apercevras (si tu es d’un minimum de bonne foi), qu’en ces cas là, la sémantique est déterminante de la façon de penser et d’envisager les choses.

                  Pas difficile à retenir, source : t’as qu’à penser à Contrex, Evian, etc....


                • Bois-Guisbert 10 juillet 2009 12:01

                  Mais, justement, métaphore totalement inadaptée,

                  Bon, alors je transmets aussi sec aux Berbères, Chinois, Japonais et Antillais...

                  Bye !


                • Le péripate Le péripate 9 juillet 2009 21:39

                  C’est vrai : on a le choix, ou limiter l’immigration, ou abolir le loto social. Devinez où va ma préférence.


                  • sisyphe sisyphe 9 juillet 2009 22:16

                    Le choix d’un libéral ; la peste ou le choléra ; c’est à dire, de toutes façons, faire payer aux plus défavorisés...

                    Sinon, on a surtout le choix de continuer un système qui va aggraver toutes les inégalités, la misère, la paupérisation, le dépouillement de la planète au profit d’une caste de voyous, sous couvert de pseudo « liberté » (celle, on se répète, du renard libre dans le poulailler pas libre), ou bien changer la donne, et instaurer des organismes des contrôle, de régulation, de redistribution des richesses, de réduction des inégalités ; mais ça, ce n’est pas un « choix » envisageable pour un libéral, engagé dans un total déni de réalité...

                    Loto social, hein ?


                  • Le péripate Le péripate 9 juillet 2009 22:21

                    Quand vous dite « faire payer aux plus défavorisés », merci de précisez la nature de la transaction, le montant, enfin quelques chose pour qu’il soit possible de se rendre compte.... ou avouez que vous êtes un âne.


                  • sisyphe sisyphe 9 juillet 2009 22:41

                    Ne fais pas semblant de ne pas comprendre... ou avoues que tu es un âne...

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Auteur de l'article

Mohamed Belaali


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