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Accueil du site > Tribune Libre > Mort d’une enseignante...

Mort d’une enseignante...

On a des difficultés à se l'imaginer mais en France, le travail peut tuer et amener des gens au suicide : le métier d'enseignant n'est pas épargné par ce phénomène et l'actualité nous prouve, une fois de plus, les difficultés et les souffrances inhérentes à ce métier. Une enseignante d'un lycée professionnel de Béthune dans le Pas-de-Calais est décédée dimanche, après une tentative de suicide liée à des conditions de travail difficiles. "Mariée et mère d'un garçon de 14 ans, l'enseignante âgée de 48 ans a passé une semaine dans le coma après sa tentative de suicide, le 15 octobre, et est décédée à l'hôpital. "

Comment ce métier dont beaucoup jalousent les prétendus "privilèges ", vacances, horaires, peut- il conduire au suicide ? Comment ce métier qui assure une "sécurité" dans le travail peut-il amener quelqu'un à se suicider ? Comment cette profession si noble, si belle peut-elle devenir un cauchemar ?

Les enseignants considérés parfois comme des privilégiés, des fainéants, des parasites de la société peuvent donc en arriver à se suicider ? oui car leurs conditions de travail sont parfois à la limite de l'acceptable... Classes surchargées, élèves qui sont des cas sociaux, poids de l'administration qui ne soutient pas toujours les enseignants, pression des parents qui réclament des résultats : ce métier est a u fond, un métier de solitaire : même si le professeur se retrouve devant de nombreux élèves, il est seul, livré à lui-même face à ses classes...

Quand les difficultés pèsent, l'enseignant doit affronter les parents, la hiérarchie, les élèves et en général il trouve peu d'appuis et de soutiens.

On a retrouvé sur l'ordinateur de la défunte un brouillon de courrier électronique dans lequel elle évoque clairement sa souffrance professionnelle... elle y expliquait que"ça n'allait pas cette année parce qu'elle avait des classes surchargées à 36, qu'elle avait un emploi du temps assez lourd et qu'elle se sentait oppressée par la hiérarchie de l'établissement".

L'enseignante redoutait également la suppression de son poste à la prochaine rentrée scolaire, ce qui l'aurait contrainte à redevenir titulaire sur zone de remplacement (TZR), c'est-à-dire destinée "à parcourir les deux départements du Nord/Pas-de-Calais, ce qu'elle ne voulait pas. Elle avait déjà vécu cette situation pendant près de dix ans, précédemment, se retrouvant à faire de longs déplacements" explique une syndicaliste...

Les enseignants sont soumis à des condtions de travail de plus en plus dures, pafois de plus en plus précaires : il serait grand temps de revaloriser ce métier, de ne plus accabler les professeurs, de ne plus les rendre responsables de tous les malheurs de la société : il serait temps que les parents, l'administration, la société dans son ensemble reconnaissent leur rôle primordial, les soutiennent quand des difficultés se présentent.

Certains professeurs accablés de travail, qui exercent leur métier dans deux établissements différents, qui ont des classes surchargées ne peuvent plus assumer leurs tâches...

Une enseignante est morte, une de plus....

Source : Le Parisien

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Mort d'une enseignante... Mort d'une enseignante...

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145 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 24 octobre 2012 09:44

    Bonjour, Rosemar.

    Le métier d’enseignant est malheureusement l’un de ceux qui exposent le plus à la dépression et, dans les cas aigus, au suicide, avec celui de... flic. Deux métiers caractérisés, dans des conditions très différentes, d’une part, par la confrontation avec les réalités sociales et les rapports humains ; d’autre part, par des exigences hiérarchiques et des conditions de travail de plus en plus contraignantes. Ceci explique sans doute cela. 

    La dramatique histoire de cette femme est tristement banale. Au point que cela ne fait même plus la Une des médias. Et c’est bien là le problème car moins on parle des sujets qui dérangent, moins on cherche à leur apporter de solution. C’est pourquoi votre article est utile. Puisse-t-il contribuer à éveiller les consciences de nos gouvernants.

    Un mot sur les enseignants : leur salaire est historiquement bâti sur 10 mois de travail mais réparti sur les 12 mois de l’année. Reprocher leurs congés aux enseignants n’a donc aucun sens, une partie de ces congés étant de facto du « sans solde ».


    • rosemar rosemar 24 octobre 2012 09:58

      Bonjour Fergus


      MERCI pour ce message de soutien:les enseignants souvent sous pression en ont bien besoin :dans une société de compétition permanente ,les professeurs sont soumis parfois à la vindicte des parents ,des élèves ....il est vrai que les médias ,la télévision n’ont pas évoqué ce fait divers :il n’est pourtant pas unique et isolé...
      Et déjà des votes négatifs sur cet article alors qu’on évoque la mort d’une enseignante !!

    • oncle archibald 24 octobre 2012 11:56

      « Et déjà des votes négatifs sur cet article alors qu’on évoque la mort d’une enseignante »

      Non Rosemar, vous vous trompez, les votes négatifs ne sont pas sur le sujet précis que vous traitez, ils sont sur les incessantes jérémiades des enseignants ...

      Dans quasiment tous les métiers il y a du bon et du mauvais. Les enseignants ne sont pas plus à plaindre que les cadres qui travaillent dans l’industrie ou dans la vente ou dans plein d’autres domaines où le travailleur est pressé comme un citron jusqu’à la dernière goutte. 

      Quitte à vous faire hurler à nouveau, objectivement, je trouve que les enseignants ont bien plus de possibilités de se défendre face à leurs employeurs que bien d’autres salariés occupant des postes à responsabilité.

    • rosemar rosemar 24 octobre 2012 12:09

      à oncle archibald


      les enseignants ne sont peut être pas plus à plaindre que certaines professions :sans doute mais le problème ,c’est que justement ,on les considère comme des privilégiés et ils n’ont pas le droit de parler des difficultés du métier qui sont bien réelles...
      La mort d’une enseignante devrait au moins inspirer la compassion et le respect mais ces valeurs disparaissent de notre monde ! Hélas !

    • oncle archibald 24 octobre 2012 12:35

      « ils n’ont pas le droit de parler des difficultés du métier qui sont bien réelles... »

      Vous plaisantez sans doute, ou pire vous ne vous rendez même pas compte qu’on n’entend que les enseignants en train de se plaindre ... 

      Les cadres du privé ils essayent de serrer les dents et de ne pas se faire virer quand ils ont des emmerdes .... Vous en voyez souvent au 20 heures des ingénieurs harassés de travail par leur hiérarchie dires leurs souffrances ?

    • rosemar rosemar 24 octobre 2012 12:41

      Je vous retourne le compliment ,oncle archibald : vous plaisantez ! vous en voyez des enseignants harassés venir témoigner au journal de 20 heures :la nouvelle de la mort de cette enseignante n’a même pas été transmise par la télévision !!




    • Surya Surya 24 octobre 2012 12:58

      Oncle Archibald, c’est absolument vrai que beaucoup de cadres en bavent, les suicides chez l’opérateur de téléphonie (on cite pas de nom) en sont la preuve, mais bien que nous soyons en temps de crise, l’ingénieur a toujours (enfin non, pas toujours, pas s’il est un sénior par exemple, mais je pense que le boycott des séniors à l’embauche est un problème particulièrement grave en France) la possibilité de la mobilité. Mobilité d’une entreprise à l’autre, il envoie des CV, il cherche ailleurs, mobilité géographique même, incluant parfois même l’expatriation. Surtout des ingénieurs, ils sont tellement demandés partout, ce serait dommage de rester dans une boîte où on en bave au quotidien.
      Les enseignants ont fait des études pour enseigner la matière qu’ils ont choisie. Que faire avec un diplôme de lettres ? Pas facile. La mobilité est quasi inexistante, il suffit d’aller voir sur le site de l’éducation nationale pour le constater, et sur les forums beaucoup d’enseignants sont très angoissés à l’idée de ne pas parvenir à changer le métier. Et pas seulement parce que leur diplôme ne leur permettra pas une reconversion facile, mais parce qu’il semblerait que l’éducation nationale leur mette tous les bâtons dans les roues possibles pour les empêcher de s’en aller.
      Au moins si vous donnez votre démission d’une boîte parce que vous avez trouvé autre chose, votre employeur vous laisse partir et ne vous menace pas de sanctions (du genre ils refusent de vous « détacher ». Lisez les forums) On dirait que les enseignants sont considérés, et traités, comme des enfants !


    • Richard Schneider Richard Schneider 24 octobre 2012 17:16

      Bonjour Fergus,

      Entièrement de votre avis. 
      Pendant cinq ans, les sarkozystes ont durement dénigré les profs et les instits. Ils n’ont pas hésité à opposer (on dit « cliver » maintenant) les différents corps de métiers. 
      Certes, les enseignants ont souvent cherché le bâton pour se faire battre - les « pédagogistes » ont parfaitement joué leur rôle de « briseurs » de l’école républicaine - cf. :
      Les raisons de l’impossibilité d’enseigner. - Le Pédagogisme - Blog
      Mais occulter des faits objectifs quand il s’agit de décrire les conditions matérielles, sociales, psychologiques des instits et des profs est assez scandaleux.
      Vous rappelez à juste titre que les enseignants sont rémunérés 10 mois sur 12, pour des raisons historiques datant du début de l’École de Jules Ferry. On pourrait encore ajouter qu’ils sont évidemment à la fois un peu méprisés par les « gens de la haute » (qui ont surtout fréquenté les écoles dites libres) et fortement jalousés par ceux qui sont au moins aussi mal lotis qu’eux.
      Rosemar a bien fait d’écrire cet article. Mais je ne me fais pas d’illusion : les Français n’aimant plus leur pays, n’aiment plus leur école et leurs enseignants.
      Amicalement,
      RS

    • oncle archibald 24 octobre 2012 17:42

      Les cadres dans certaines boites (notamment celle ou travaille un de mes fils) on leur fait signer un contrat qui précise les objectifs à tenir, et ces objectifs sont fixés au de la de ce qui est réalisable .. Comme ça ils sont virables sans indemnité au bon vouloir de l’employeur pour insuffisance des résultats .. 

      Et puis les cadres du privé, à 45 ans, ils savent qu’ils ont l’épée de Damoclès juste au dessus de leur tête ... Des jeunes aux dents longues, ce qu’on ne saurait leur reprocher, sont derrière la porte prêts à accepter un salaire beaucoup moins élevé que les « vieux » ...

    • appoline appoline 24 octobre 2012 20:45

      Oncle Archibald n’a pas tort, les enseignants n’ont certes pas un métier facile mais c’est le cas de la majorité des gens qui travaillent. Dans le privé, la pression est autrement plus difficile à gérer, pas uniquement les bruits de couloir.


      Ils ont un salaire tout à fait correct compte tenu du nombre d’heures effectuées et un tas d’autres avantages ; donc quand vous n’avez déjà pas à vous inquiéter pour votre job et votre salaire, c’est déjà un gros poids en moins. Les personnes fragiles nerveusement existent dans tous les corps de métier et il leur suffit d’un problème dans l’entourage ou d’un mal -être récurrent et ainsi éprouver de grandes difficultés dans leur milieu professionnel

    • rosemar rosemar 24 octobre 2012 20:48

      Apolline 

      il n’est pas question de minimiser les difficultés des autres métiers mais il ne faut pas minimiser celles des profs ,comme on le fait trop souvent !!

    • velosolex velosolex 24 octobre 2012 22:15

      Richard Schneider

      les Français n’aimant plus leur pays, n’aiment plus leur école et leurs enseignants.

      Je doute que cet exercice de logique soit très savant.

      L’argument de départ est contestable : Quid de ces Français n’aimant plus leur pays, ceux du front, ou alors ceux qui n’y sont pas, ceux qui ne regardent plus le tour de france ? Ceux qui vont planquer leur fric en suisse ?
      Quand à la cause à effet, elle est étrange. On comprend qu’un homme aveugle, parce qu’il est aveugle, a besoin d’une canne, mais quel est le rapport entre quelqu’’un qui n’aimerait pas son pays, et l’école.

       Il faudrait qu’un français qui « n’aime pas son pays » soit un imbécile pour ne pas choisir d’instruire ses enfants, afin de leur donner toute facilité pour plus tard au moins en partir, avec un bon diplôme.
      Sans doute sera t’il exigeant alors, sur la qualité des enseignants.
       En ça ils rejoindra d’ailleurs ceux qui aiment leur pays, mais quel de pays au fait parlons nous ?
      Celui des sans-abris , ou des cent familles ?
      du PSG, des boursicoteurs, celui d’AREVA, ou celui de la diversité, de la contestation sous toutes ces formes de tous les pouvoirs, et de toutes les idées préconçues qu’ont tente de nous imposer à la moulinette médiatique,
      et du bien pensant évidemment. Des évidences sous toutes leurs formes.


    • brieli67 24 octobre 2012 10:23

      La plus défoncée, la plus alcoolisée , la plus divorcée ....

      c’est la gente médicale.

      réponse sur toutes les lèvres  : qu’ils se soignent entre-eux !


      • rosemar rosemar 24 octobre 2012 11:12

        Bonjour brieli


        le milieu médical lui aussi n’est pas épargné ,parfois ,par une surcharge de travail...l’hôpital souffre de carences en tous genres...

      • Georges Yang 24 octobre 2012 14:12

        Brieli

        Le meilleur moyen de ne pas se rater, c’est de connaitre les bons moyens D’où le nombre « réussi » de suicide chez les médecins (surtout les anésthésistes), les policiers et les militaires

        Par contre, les paysans de la Creuse qui ont souvent des fusils de chasse se ratent souvent et s’arrachent le maxillaire (selon les stats médicales du département)

        Il faudrait scier le canon


      • spartacus spartacus 24 octobre 2012 11:20

        Le premier facteur de suicide au travail est la solitude.

        Le second est le changement d’organisation, des changements de missions.

        Le premier secteur d’activité concerné par le suicide est l’agriculteur ou le taux de suicide est 3 fois plus élevé que l’enseignant.

         
        C’est tabou de ne pas oser parler de l’entourage sociologique de l’éducation nationale ?

        La sociologie de l’éducation nationale est l’archétype d’une résistance aux changements.

        Les parents, l’administration, la société sont des boucs émissaires faciles, ils évitent une remise ne cause de la sociologie des obligés de l’éducation nationale.


        • rosemar rosemar 24 octobre 2012 11:26

          Bonjour spartacus


          Résistance aux changements ?L’enseignant est bien obligé de s’adapter à des classes de plus en plus chargées ,à des conditions de travail plus difficiles ,à des élèves eux mêmes en difficulté...

        • lemouton lemouton 24 octobre 2012 18:03

          J’allais plusser Spartacus à la lecture de son commentaire qui rappelait la solitude des petits paysans, mais arriver à la moitié ..
          Pouf !!! son naturel ..
          bouffeur de fonctionnaires, ancien élève frustré qui reprend le dessus..

          mais je plusse quand même, à la mémoire des paysans oubliés, pendus au fond d’une grange, et dont même plus personnes ne parle......


        • Surya Surya 24 octobre 2012 11:51

          Rosemar, je vous signale que je viens de voter votre article en « oui », et c’est un « non » qui a été enregistré ! C’est la troisième fois que ce bug m’arrive depuis que je suis sur Agoravox, statistiquement ça n’arrive donc pas souvent mais tout de même, donc si la rédaction pouvait voir le problème avec le webmaster car je ne suis sans doute pas la seule à qui c’est arrivé, et si ça continue je ne vais plus voter aucun article, car en effet, et d’une c’est grave que des votes négatifs soient enregistrés sur des articles comme le vôtre, et en plus en règle générale j’en ai un peu assez de cliquer en croisant les doigts pour que mon vote soit enregistré correctement.

          Ceci étant dit, je suis très touchée par cette triste nouvelle. Je suis justement, depuis deux jours, en train de lire sur internet les forums pour enseignants car j’essaye de comprendre pourquoi ce métier est si dur, si éprouvant, et je lis beaucoup de détresse, beaucoup de mal être, beaucoup de volonté de se reconvertir, sans malheureusement pouvoir toujours le faire. Parfois les posts sont de véritables appels à l’aide !! C’est dramatique, et qu’on ne parle pas suffisamment dans les média du courage des enseignants d’affronter de telles conditions de travail, avec des ados parfois très difficiles qui poussent à bout les adultes qu’ils ont en face d’eux, c’est honteux. Il est temps que les enseignants soient de nouveau respectés dans nos sociétés.
          Je lis aussi beaucoup de mal être dû au fait que les non enseignants sont en permanence en train de renvoyer à la figure des enseignants leurs fichues vacances, qu’ils disent utiliser en réalité pour travailler. Ils annoncent un nombre d’heures hebdomadaires de travail qui ferait hurler n’importe quel délégué syndical dans d’autres corps de métiers !
          Combien d’heures de préparations, de corrections, effectuées le soir chez soi et non payées ?
          En plus ils ne sont payés que dix mois répartis sur douze ?
          Et on les appelle des privilégiés, des gens qui passent tous leurs loisirs à bosser chez eux sans être payés sur ces heures sup, et qui ne sont payés que 10 mois ?


          • rosemar rosemar 24 octobre 2012 12:00

            MERCI Surya 


            pour ce soutien aux enseignants :certains connaissent des situations vraiment difficiles,travaillant sur deux établissements...,dans des lycées professionnels avec des classes surchargées ,donc un surcroît de travail...Quand le professeur se trouve en cours devant les élèves ,il se doit d’être présent à 200% ...
            Pour le vote sur AGORA ,il serait bon de le signaler à l’équipe du journal:il m’est arrivé de voter et mon vote n’était parfois pris en compte...
            Bonne journée

          • BOBW BOBW 24 octobre 2012 20:58

            À propos des erreurs d’imputations des plussages sur A.V. celles-ci sont fréquentes et faussent les résultats . Ceci ne devrait pas exister sur un site « citoyen » comme le nôtre.

            Il est urgent que les« devs » s’attellent et corrigent cette anomalie sans que nous soyons obligé de le signaler systématiquement.

            Aprés tout les administrateurs ne lisent-ils pas nos articles pour que le bon fonctionnement du cite soit correctement assuré ??


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 24 octobre 2012 11:55

            J’ ai un copain , il s’ est pendu .

            Sa femme tenait un salon de coiffure qui marchait très bien .
            Au moment où il s’ est suicidé il ne travaillait pas , n’ avait pas de problème
             d’ argent ni de stress de travail .

            Elle est con la vie , hein  ?


            • lemouton lemouton 24 octobre 2012 18:05

              Bonsoir rocla

              « .., il s’ est pendu ..il n’ avait pas de problème.. »

               —> et vous croyez que vous avez connaissance, de toutes les pièces du puzzle.. ??


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 24 octobre 2012 18:23

              Bonsoir et bééééééééééééé le mouton ... smiley

              Sûrement que non , je n’ ai pas connaissance des tenants et des aboutissants
              qui l’ ont font décider à en finir .

              Quelques pistes tout au plus .

              Il serait très prétentieux de savoir dire ce qui se passe à l’ intérieur d’ un cerveau
              humain concernant le passage à l’ acte .

              Je pense simplement que chaque personne envisage un jour d’ en finir , pour
              de multiples raisons , car en réalité que faisons nous en attendant la mort ?

              Certains remplissent leur vie en forme d’ aboutissement , d’ autres , malgré 
              des réussites certaines ne trouvent pas leur compte .

              Je regrette seulement d’ avoir perdu un très bon copain , guitariste hors pair ,
              charmant très sympa et maintenant plus là .


            • lemouton lemouton 24 octobre 2012 18:56

              Je ne sais si la formule est adaptée..

              mais Rocla sincérement, je vous présente mes condoléances..

              J’ai aussi connu la peine de perdre un ami trés proche, à des âges où nos seuls préoccupations n’étaient que scolaires et sorties du jeudi..


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 24 octobre 2012 19:09

              Merci le mouton béééééééééééééééééé ,

              Vous avez un naturel gentil et j’ apprécie .
              Le mauvais côté du suicide est pour les enfants , je crois que statistiquement 
              l’ exemple donné par le parent inciterait le jeune .
              Comme tous les êtres chers disparus au cours de ma nie ,
              eh bien je pense à eux .

              Ma sympathie aussi pour votre copain disparu .

              Bien cordialement à vous .


            • magma magma 26 octobre 2012 07:58

              une jeune ado que je connais est entrée a vu son père pendu... quelques mois après c’etait sa mère.. pas de misère spécifique, les raisons en tout cas pour le père j’en sais rien... mais l’enfant...


            • kalagan75 24 octobre 2012 11:58

              ton analyse est simpliste : tu ne fais que de parler « des enseignants » .
              ici il faut distinguer une enseignante en LEP qui se retrouve dans des conditions difficiles . Quand on connait le public fréquentant ces établissements , ce métier n’est pas enviable .

              On ne peut comparer le boulot d’un enseignant en lep ou en collège situé en zone défavorisée avec celui d’un enseignant d’un lycée de centre ville .


              • rosemar rosemar 24 octobre 2012 12:04

                Bonjour kalagan


                Ce que vous dites est vrai :il y a des situations différentes dans l’enseignement mais il faut savoir que maintenant la plupart des établissements sont touchés par des difficultés :dans la plupart des lycées et même de bons lycées de centre ville ,arrivent des élèves qui n’ont pas le niveau et dans certaines classes ,il est difficile d’imposer une discipline...
                Etes vous enseignant ?

              • ZenZoe ZenZoe 24 octobre 2012 12:09

                Bonjour,
                Vous savez Rosemar, le travail est difficile dans de très nombreuses professions, et les suicides touchent tout le monde. Les bénévoles dans les associations de soutien psychologique ne vous diront pas le contraire. La détresse frappe enseignants, travailleurs agricoles (on l’a dit), employés administratifs, chefs d’entreprise (si, si), et, on les oublie trop souvent, tous ceux qui sont privés d’emploi. C’est l’ensemble des conditions de travail pour tous et des relations humaines qu’il faut revoir. Et il y a du boulot. Commençons d’abord par nous réconcilier les uns avec les autres et nous « réunir ». Ceci passe un postulat de base : toutes les professions ont la même valeur et personne n’est plus méritant que les autres par la seule force de son métier.
                Et c’est là où je veux en venir : j’écris ce commentaire parce que chaque article de soutien écrit sur les enseignants ça et là part avec l’idée sous-jacente que leur métier serait plus noble et utile que les autres, et que par conséquent nous devrions tous nous mobiliser pour les soutenir eux. Et je tique à chaque fois. Dans un pays où les gens sont de plus en plus divisés, pourquoi toujours tenter de faire croire que certaines professions valent mieux que d’autres et méritent plus d’être défendues ? Je n’ai rien contre les profs, j’en admire même certains dont la vocation ne fait aucun doute (pas tous, il y a aussi des fumistes). Mais je ne peux pas m’empêcher de penser aussi à l’employée qui travaille dans un service contentieux et en prend plein la poire, à l’ouvrier qui travaille de nuit et ne voit personne la journée, à la femme de ménage qui vide des corbeilles à longueur de jour et de nuit dans l’indifférence générale, à l’éleveur célibataire qui se demande comment il va faire pour nourrir ses bêtes au train où vont les choses, à l’assistant de vie qui croule sous les malades grabataires, à tous ces gens qui sont en général oubliés de tout le monde et même méprisés un tout petit peu et se fanent au fil de années. Eux aussi se suicident, ne les oublions pas.


                • rosemar rosemar 24 octobre 2012 12:16

                  Bonjour Zen Zoé 


                  je n’oublie pas tous ces gens qui souffrent au travail :d’ailleurs mon article commence par l’idée du travail qui tue...Mille professions sont difficiles mais l’enseignant considéré comme un privilégié vit parfois des difficultés insurmontables :je parle ici d’un métier que je connais...Tant qu’on n’a pas exercé un métier ,on n’en connaît pas toutes les composantes et les difficultés...

                  Merci de ce commentaire qui permet de nourrir le débat...

                • Surya Surya 24 octobre 2012 12:30

                  ZenZoe votre commentaire est tout à fait intéressant et juste. Mais, à la lumière des lectures que je suis en train de faire (voir mon com plus haut), je pense que ce qui différencie l’enseignant et les autres, c’est que l’enseignant est jugé non seulement pour la qualité de son travail, et ça c’est le lot de tout un chacun, mais également sur sa personnalité. C’est lui même que l’on remet en cause, ce qu’il est à l’intérieur, et qui fait que oui, il va tenir le coup devant 25 ou 30 ados qui, sans réelle méchanceté pour la plupart, cherchent à le déstabiliser, à l’enfoncer...
                  La dame qui s’en prend plein la poire au service contentieux a une vie professionnelle très dure, en effet, mais on s’en prend à « la dame du service contentieux » et non à Mme ou Melle Untel qu’on n’aime pas personnellement.
                  La dame qui vide les poubelles a peut être une vie triste (peut être pas, après tout, certes son job n’est pas le plus intéressant du monde, mais ça n’empêche pas d’être heureux dans la vie) mais ce n’est pas sa personnalité profonde qui est remise en cause dans l’exercice de ses fonctions. Elle ne fait pas face à 30 ados qu’elle doit maîtriser, devant lesquels elle doit s’imposer, même si elle est de nature timide à la base, et en plus à qui il faut qu’elle enseigne.
                  Je pense que le métier d’enseignant est dur non seulement pour la surcharge de travail, mais extrêmement éprouvant nerveusement et psychologiquement. Beaucoup, dans les forums que je lis, disent que c’est « usant », un mot qui revient très régulièrement.


                • ZenZoe ZenZoe 24 octobre 2012 14:09

                  Bonjour Surya,
                  Ce que vous dites est vrai. Certains profs en voient de toutes les couleurs et pire - mais pas tous non plus. Tout dépend de l’endroit où ils exercent. Heureusement, il existe encore de très nombreux établissements calmes dans lesquels enseigner est un réel plaisir et les gamins pas trop stressants. Comme partout.
                  Mais je voulais revenir sur ce que vous dites et qui est très intéressant sur le suicide. Les enseignants sont touchés personnellement. C’est leur personnalité qui est en jeu vous dites. En êtes-vous sûre ? Les petits loubards ne s’en prennent-ils pas d’abord à n’importe quelle figure d’autorité ? Ne s’attaquent-ils pas d’abord à celui ou celle qui va OSER leur faire une remarque, quel culot !
                  Par ailleurs, et bien sûr, on ne fait pas la course pour voir qui a le plus de chance de se donner la mort, mais pour en revenir aux autres professions que j’évoquais dans mon précédent message, je me demande si justement, le sentiment de NE PAS EXISTER aux yeux de autres n’est pas un facteur de détresse tout aussi puissant que celui d’être en ligne de mire comme les profs ? On peut mourir d’être constamment sur le devant de la scène, mais aussi de n’y être jamais peut-être.


                • lemouton lemouton 24 octobre 2012 14:40

                  à Surya

                   « ..l’enseignant est jugé non seulement pour la qualité de son travail,..... mais également sur sa personnalité. C’est lui même que l’on remet en cause, ce qu’il est à l’intérieur, et qui fait que oui, il va tenir le coup .... »

                  trés juste..+1

                  et sans oublier la guerre contre la culture qui a été menée par les ignares à rolex, et les tatcher’s fans pendant une douzaine d’années.. smiley


                • Surya Surya 24 octobre 2012 15:11

                  « C’est leur personnalité qui est en jeu vous dites. En êtes-vous sûre ?  »

                  Je ne peux évidemment pas en être sure car je ne suis pas psy et n’écoute donc pas de patients profs, et pas profs non plus donc je ne vis pas le problème de l’intérieur, mais c’est une impression très forte qui m’est venue en lisant les très, très nombreux témoignages de profs en ligne. Les profs ont l’air fragilisés et souvent leur confiance en eux, leur estime de soi, est cassée.

                  Le problème est aussi que tous les élèves ne sont pas des petits loubards. Il y a bien des caïds dans les établissements, mais je pense que la majorité des élèves sont juste des gamins « de notre temps », pour qui l’autorité, tout d’abord parentale, puis professorale, n’a plus la valeur qu’elle avait autrefois. Penser que ce ne sont que les petits loubards qui sèment la zizanie en classe serait une erreur, parce que si l’on voit les documentaires télé, et j’en ai regardé un certain nombre, la majorité sont des gamins qui n’ont juste pas été suffisamment cadrés, et ont des problèmes à la maison.
                  Ils doivent en permanence obtenir le silence, eux seuls face à trente cinq mômes, mettre les élèves au boulot, ré-obtenir le silence s’ils ont eu la malheur de lâcher la bride ne serait-ce que deux minutes, empêcher untel de se lever sans autorisation, machin, enlève ton manteau en cours, truc, éteins ton portable... S’ils ne sont pas suffisamment respectés, c’est sur eux mêmes qu’on leur dit de s’interroger. Alors que le problème à la base ne vient pas d’eux. Ils sont supposer savoir faire face à toutes les situations, être infaillibles. Il faudrait que ceux qui croient que c’est facile mettent les pieds ne serait-ce que deux minutes dans une de ces classes pour voir ce que c’est, personnellement j’essayerai même pas, j’en serais incapable.
                  L’autre jour je regardais un court reportage sur internet sur la violence à l’école, faudrait que je le retrouve, et la présentatrice se tenait devant la porte d’un couloir derrière lequel on entendait les élèves du collège littéralement hurler, c’était même plus un simple chahut, c’étaient de vrais hurlements. Ce doit être ça le quotidien de pas mal d’enseignants, pour ma part, je ne pourrais même pas ouvrir cette porte et entrer dans le couloir.

                  Alors oui, tout à fait, il y a sans aucun doute des endroits où ça se passe bien, tout comme il doit y avoir des cadres super bien dans leur boulot, mais je m’intéresse aux enseignants qui en bavent, car vous parlez de gens qui vont mal parce qu’ils n’ont pas l’impression d’exister, et c’est exactement ce qui arrive à ces enseignants, car sous prétexte qu’ailleurs ça peut bien se passer, sous prétexte qu’ils disposent de plus de jours de congé que les autres, on nie purement et simplement leurs souffrances.

                  Personne ne trouverait normal sans se plaindre de devoir ramener du boulot tous les soirs à la maison et bosser jusqu’à pas d’heures sans être payé pour ça, les enseignants, eux, ne semblent pas avoir le droit de se plaindre de cela. On dirait que la société considère qu’ils sont à l’entière disposition de leurs élève, des parents, de leur établissement scolaire...

                  Il y a un autre mot qui revient très souvent dans les forums : sacerdoce.

                  Ca me rappelle quand j’étais petite, j’avais été éberluée de rencontrer un jour ma maîtresse dans la rue en train de faire ses courses de fruits et légumes. Je croyais qu’elle vivait à l’école et n’en sortait jamais. 


                • rosemar rosemar 24 octobre 2012 15:29

                  Merci pour cette remarque Lemouton


                  la culture a été mise à l’index ou presque ....pendant ce dernier quinquennat...

                • rosemar rosemar 24 octobre 2012 15:43

                  Zen Zoe 


                  même les établissements « calmes » sont maintenant touchés :de plus en plus d’élèves arrivent en seconde de collèges différents ,les classes sont surchargées :36 élèves...

                • velosolex velosolex 24 octobre 2012 21:56

                  zenzo
                  Tout à fait d’accord avec vous
                  Le clivage est organisé au sommet de cette société aux fins que l’on devine. Pas besoin d’avoir lu Machiavel pour en connaitre la finalité
                  L’esprit de corps est tout à fait détestable. Le sophisme de certaines constructions est navrante.

                  Un peu de distance par rapport à cet événement douloureux ne ferait pas de mal à certains qui s’honorent pourtant de réfléchir.
                  Le suicide d’une personne met en jeu beaucoup de tenants.
                   Il est évident que basculer d’une façon si définitive n’est pas l’aboutissement unique de difficultés professionnelle. Alors il me semble qu’une instrumentalisation dans ce sens est douteuse.
                  Doit-on désigner des coupables, en l’occurrence une classe, comme ça s’était vu d’une façon assez honteuse, dans le cas de cette enseignante, qui était venue s’immoler dans la cour de son lycée, sans que personne ne pousse à un esprit minimum de retenue, la récupération étant parfaitement ignoble ?
                  ( Je vais me faire moinser comme on dit, par certains profs debout sur leur souris, comme dans « question pour un champion »- coté parfaitement ridicule d’agoravox, ces avis qui ne sont pas circonstanciés et qui obéissent à des réglements de compte la plupart du temps,)

                  Ce qui est vrai, c’est que certaines professions, par leur esprit de corps et par leur lobbying parviennent à provoquer un état de sidération et de silence, même parmi les journalistes. Qui oserait en effet oser le petit doigt, pour tenter de pousser à la clairvoyance et à un esprit de retenue, ou simplement de pudeur.
                  Si par exemple je m’insurge contre tout passage à l’acte, je suis surpris de constater que ne remontent dans les médias, que ceux qui se passent sur les enseignants.
                  Quid des agents de police, des pompiers, des infirmiers, des médecins, des facteurs parfois, et j’en oublie, en souffrance psychique, du fait de ces agressions ?

                  J’ai entendu ainsi sur france inter l’autre jour, un enseignant déplorer que l’école ne serait plus un sanctuaire, à travers l’agression d’un lycéen sur un prof, « pas une citoyen lambda » a t’il cru bon d’ajouter, semblant ignorer que les auditeurs composent cette population « lambda » plus susceptible semble t’il d’encaisser des coups.

                  Il ne peut y avoir une hiérarchie de tolérance par rapport à toute agression, au lycée, à l’usine, à l’hôpital, etc...
                  A ce propos, il est illusoire de croire que l’on peut remettre de l’ordre à l’école sans le généraliser à l’ensemble de la société. Pensez vous sérieusement que l’école aurait le pouvoir, en vertu d’un code moral, et de punitions, de formater un élève pendant son temps de passage entre les murs, avant qu’il ne retourne à « la vie sauvage », face à d’autres personnes contre qui il pourrait se défouler, exutoire soudainement toléré.

                  Il y eut un temps pour croire que l’église était un espace intemporel, où les passages à l’acte et les actes licencieux n’étaient pas tolérables. Un lieu sous la haute protection de dieu. Véritable hypocrisie qui cachait les commandes d’un pouvoir qui déférait là ces commanditaires de l’âme et de la loi : Le reste de la société pouvait se véroler grâce à cette construction bancale, qui faisait l’affaire des puissants.
                  Le progrès donc doit être universel, et ne pas se ramifier dans ses prétentions, car tout esprit de clivage fait office de boomerang !


                • rosemar rosemar 24 octobre 2012 22:30

                  Velosolex 

                  il ne s’agit pas d’esprit de corps :une enseignante s’est suicidée :elle a laissé des témoignages disant qu’elle souffrait dans son travail ...vous ne la croyez pas ??Elle est morte et ce n’est pas le premier suicide d’enseignants...
                  Il ne s’agit pas d’établir des hiérarchies dans les intrusions :il faut les condamner dans tous les cas :chacun doit pouvoir travailler sans courir le risque d’être agressé ...NON ?
                  des enseignants ont été agressés par des élèves ,des parents...C’est admissible ??

                • velosolex velosolex 25 octobre 2012 00:42

                  On ne peut prendre la relation des fait qu’avec une extrême prudence, et tout autant établir des conjonctures à partir d’un écrit réactionnel ;
                   il est un fait connu de tous, qu’on appelle « la goutte d’eau qui fait déborder le vase », et l’état émotionnel d’une personne désemparée.
                  Mais alors quid de ces difficultés d’avant, et de sa personnalité. Nous ne saurons rien.
                  Il me semble que l’esprit de récupération ne fasse pas trop dans la nuance, sous couvert d’un drame, sensé nous mettre dans un état de sidération peu propre à l’analyse et au recul.
                  Je ne prend pas pour autant à la légère les difficultés des enseignants. Un métier qui demande des qualités spécifiques, en particulier pour ceux travaillant en milieu difficile, pour utiliser un euphémisme.

                  Mais quid alors du recrutement, qui ne tient guère compte de ces qualités, mettant l’accent sur le parcours d’étudiant modèle. Envoyer des jeunes diplômés dans les zep, c’est vraiment souvent les envoyer au casse pipe.
                  Quitte à déclencher encore une volée de boucliers, il ne me semble pas vraiment absurde de faire comme tant de pays, où les directeurs d’établissements ont la responsabilité du recrutement des enseignants : Ils sont le mieux placés pour connaitre le terrain,et les qualités requises.
                  Mais en France, pays réactionnaire et conservateur, cette logique passe très mal, on préfère l’ancien à la nouveauté, même si le vieux modèle offre des absurdités dans son fonctionnement : Ainsi une amie prof ne peut se rapprocher de son conjoint, dans un autre département, ayant perdu son capital de points d’ancienneté accumulé lors d’une précédente mutation.
                  Bon, en tout cas, que faire. Mettre tous ces petite graines de violence en prison, augmenter les peines, et se perdre dans un surenchère.
                  La violence, puisque c’est de ça qu’on parle.
                   Violence des autres, violence que l’on récupère, violence qu’on transfère, ne peut se résoudre sans se remettre en cause soi même. Ainsi, il est vrai que l’école actuelle est de plus en plus celle de l’exclusion,. Ce n’est pas moi qui le dit mais tous les rapports internationaux, mettant en évidence l’aggravation des clivages, par le rapport de l’éducation et de l’école, non seulement dans sa diplomite aigue, mais aussi par sa conception éducative d’un autre age.
                  Bien sur, ces mouvement telluriques ne sont pas trop perceptibles par ceux qu’elles privilégient. ( inutile de dresser la liste, il suffit de consulter ces rapports, cent fois publiés, mais il n’y a pas plus sourd, que ceux qui se bouchent les oreilles)

                  . Il n’est donc pas étonnant, même si on le déplore, évidemment, que la violence qu’elle crée se reporte contre ses agents, qui n’en peuvent plus, mais......

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