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Accueil du site > Tribune Libre > Nucléaire : la 3ème voie ?

Nucléaire : la 3ème voie ?

Mercredi 8 octobre 2014 une équipe de physiciens italiens et suédois a rendu public un rapport d’étude dont les conclusions sont proprement renversantes. En effet, les chercheurs ont abouti à la conclusion que le réacteur « E-Cat » de l’inventeur italien Andrea Rossi fonctionne réellement. Ce réacteur exploite un phénomène mal connu et largement incompris que l’on a baptisé, sans doute improprement, fusion froide(ou Low Energy Nuclear Reactions). Le carburant utilisé (de la poudre de nickel mélangée à du tétrahydruroaluminate de lithium ) aurait une densité énergétique environ cent mille fois plus élevée que celle de l’essence et ne produirait aucun déchet. L’article original (en anglais) est disponible ici. Je vous en propose un résumé simplifié assorti de quelques informations complémentaires.

Réacteur E-Cat : qu’est-ce que c’est ?

Maîtriser la fusion est le graal des physiciens nucléaires. Toutes les étoiles de l’Univers connu fonctionnent sur ce principe. Recréer une étoile artificielle sur Terre permettrait d’atteindre l’âge d’or… Ceci dit, il y a loin de la coupe aux lèvres puisque maîtriser ce processus est un horrible casse-tête scientifique et technique sur lequel butent les chercheurs et les ingénieurs depuis plus de 50 ans malgré les centaines de milliards de dollars investis en recherche développement. Un réacteur à fusion, tel qu’envisagé normalement, est une machine très complexe de la taille d’une cathédrale devant contenir un plasma surchauffé à plusieurs centaine de millions de degrés. A contrario le réacteur dont il est question ici fait figure d’invention bricolée à la Géo Trouvetou.

Ce réacteur, au fonctionnement si controversé donc, est le résultat de recherches menées principalement par l’inventeur et entrepreneur italien Andrea Rossi et aussi par le professeur Sergio Focardi (aujourd’hui décédé). Basé sur l’exploitation d’une réaction entre le nickel et l’hydrogène en présence de lithium, la première annonce publique concernant ce dispositif date du 14 Janvier 2011 (1). L’annonce qui est faite est simple : le réacteur est branché sur une prise de courant (en l’occurrence ici il s’agit d’une alimentation triphasée) et celui-ci semble libérer bien plus de chaleur qu’il ne consomme d’électricité. Le réacteur, qui existe sous différentes versions, a subi de nombreuses modifications et a fait l’objet de nombreux tests (2)(3)(4) au fil des années. Ces tests étaient, jusqu’à présent, considérés par la majorité de la communauté scientifique au mieux comme incomplets, au pire comme truqués. Aujourd’hui le réacteur est la propriété de la société Industrial Heat LLC (États-Unis) à laquelle l’inventeur a cédé ses droits de propriété intellectuelle.

Cœur du réacteur E-Cat posé sur une balance

(photo issue du rapport)

 

Qui a réalisé cette étude ?

Les auteurs de cette étude sont les six chercheurs suivants :

  • Giuseppe Levi de l’Université de Bologne (Italie)
  • Evelyn Foschi Bologne (Italie)
  • Bo Höistad, Roland Pettersson , Lars Tegnér de l’Université d’Uppsala (Suède)
  • Hanno Essén Institut Royal de Technologie de Stockholm (Suède)

Les financements nécessaires à l’étude ont été apportés par :

  • La société ELFORSK AB (équivalent d’AREVA en Suède env. 77000 employés)
  • L’Académie Royale des Sciences de Suède (Ceux qui attribuent chaque année le prix Nobel de physique)

 

But de l’étude

La même équipe avait déjà mené deux tests du réacteur « E-Cat » en mars 2013(3). Lors de ceux-ci l’équipe n’avait pas eu toute la liberté requise pour réaliser toutes les mesures qu’elle aurait aimé effectuer pour vérifier la validité des annonces faites par son inventeur.

 Les tests de 2013 souffraient ainsi de plusieurs lourds handicaps :

  • Aucun membre de l’équipe ne pouvait, à aucun moment, avoir accès au contenu du réacteur
  • Les appareils de mesure n’appartenaient pas (du moins pour les plus importants) à l’équipe chargée du test
  • Les tests étaient effectués dans un local choisi par l’inventeur
  • Les tests étaient relativement brefs (4 jours et 5 jours)

Ces contraintes étaient imposées par l’inventeur Andrea Rossi car celui-ci craignait un vol de secret industriel. En effet, puisque basé sur un principe de fonctionnement inconnu, l’office des brevets américain a toujours refusé d’attribuer un brevet pour ledit réacteur. 

Lors de ces tests l’équipe ne pouvait donc qu’effectuer des mesures de calorimétrie (mesures de chaleur dégagée par le réacteur) et des mesures concernant l’énergie électrique consommée par le réacteur. Bien que les résultats furent positifs (l’équipe mesura que le réacteur libérait environ 3 fois plus de chaleur qu’il ne consommait d’énergie électrique), leur accueil par la communauté des physiciens fut plus que mitigé du fait des restrictions imposées. Aussi l’objectif initial de l’équipe était de réaliser de nouveaux tests dans leurs locaux, avec leur instrumentation, sans restriction ni de temps ni d’accès aux différentes parties du réacteur. Sur ce dernier point cependant leur désir se heurta encore au refus de M. Rossi pour les mêmes raisons que pour le test précédent. L’étude fut donc réalisée pendant 32 jours (en continu) dans les locaux de l’Officine Ghidoni basée à Lugano dans le canton du Tessin en Suisse.

L’objectif était de répondre aux questions suivantes :

  1. Le réacteur « E-Cat » libère-t-il plus d’énergie qu’il n’en reçoit ?
  2. Le réacteur est-il stable dans le temps ?
  3. L’éventuelle énergie excessive a-t-elle une origine nucléaire ?
  4. Le réacteur produit-il des radiations dangereuses ?

 

Par contre la question « Comment fonctionne le réacteur ? » n’était pas dans cette liste. Les auteurs ne désirant pas, ici, s’aventurer sur le terrain théorique. 

 

Protocole suivi

À première vue la première question était superflue puisque la réponse avait déjà été donnée dans le précédent rapport. Cependant, à la publication de ce dernier, des remarques, fondées, émanant de collègues sceptiques avaient fait naître un doute sur la validité des mesures effectuées.

Ainsi l’alimentation du réacteur à l’aide d’un courant continu non détectable avec l’appareil utilisé aurait permis de simuler un excès d’énergie. Un wattmètre à large bande fut donc branché en amont et un autre en aval de l’alimentation du réacteur pour détecter tout apport d’énergie suspect.

Dispositif expérimental utilisé pour tester le réacteur (photo issue du rapport)

 

D’autre part, dans un souci de précision, les auteurs ont apporté les améliorations suivantes :

  • Des calculs plus fins que ceux du précédent rapport ont permis de tenir compte du phénomène de convection. 
  • Une meilleure procédure d’étalonnage des capteurs de rayonnement (test avec un réacteur non chargé de combustible).

La procédure était donc la suivante :

  • Mesure de la quantité d’électricité consommée par l’ensemble réacteurs + fils + alimentation à l’aide des Wattmètres à raison d’une mesure toutes les deux secondes
  • Mesure du rayonnement en différents points du réacteur avec la même fréquence à l’aide de deux caméras thermiques convenablement étalonnées.
  • Détermination de la puissance surfacique rayonnée en utilisant la loi de Stefan-Boltzmann pondérée en considérant le réacteur comme un corps gris et non comme un corps noir. L’émissivité étant réajustée en fonction de la température mesurée. Une analyse effectuée par un chercheur extérieur à l’équipe a permis de vérifier que le revêtement recouvrant le réacteur était bien constitué d’oxyde d’aluminium et donc que les valeurs prises pour l’émissivité étaient correctes.

En ce qui concerne le deuxième point, l’équipe a décidé de tester le réacteur en continu sur une durée de 32 jours. La stabilité fut testée avec deux régimes de fonctionnement différents. Bien que l’inventeur ait annoncé depuis longtemps que son réacteur pouvait fonctionner avec une alimentation électrique intermittente, l’équipe de chercheurs a choisi délibérément de laisser le réacteur fonctionner en continu pendant toute la durée du test. Le but de l’étude n’était pas de tester les performances optimales de la technologie.

En ce qui concerne le troisième point une analyse isotopique du carburant a été réalisée avant et après le test de 32 jours. Cette analyse a été effectuée avec cinq méthodes différentes par trois équipes indépendantes et spécialisées : analyse dispersive en énergie, spectroscopie par torche à plasma, spectrométrie d’émission optique, spectrométrie photoélectronique X et spectrométrie de masse à ionisation secondaire.

Enfin pour connaître l’éventuelle dangerosité du processus, différents instruments ont été utilisés : une sonde à scintillation, un détecteur de neutrons, un compteur Geiger et plusieurs dosimètres thermo-luminescents. Les mesures de radiations ont été effectuées sur le carburant avant, pendant et après le test. La radioactivité naturelle du site où s’est déroulé le test a également été dûment mesurée pendant la même période.

Résultats

Voici les réponses des chercheurs aux différentes questions :

  1. Le réacteur « E-Cat » libère-t-il plus d’énergie qu’il n’en reçoit ?

Oui environ 3,5 fois plus.

  1. Le réacteur est-il stable dans le temps ?

Oui au moins sur la période testée de 32 jours. L’arrêt du réacteur a été effectué alors que celui-ci ne montrait aucun signe d’affaiblissement.

  1. L’éventuelle énergie excessive a-t-elle une origine nucléaire ?

Oui si l’on s’en réfère aux analyses isotopiques qui indiquent toutes clairement une origine nucléaire du phénomène. L’origine chimique du phénomène a été exclue du fait de la quantité d’énergie libérée au vu de la quantité de combustible utilisé.

  1. Le réacteur produit-il des radiations dangereuses ?

Aucune trace de radioactivité supérieure à la radioactivité ambiante n’a été détectée pendant toute la durée du test.

Conclusion du rapport

Les chercheurs n’expliquent pas comment ce dégagement de chaleur extraordinaire est possible. Ils chiffrent la densité énergétique massique du carburant utilisé à 5,8.106 ± 10 % MJ/kg. L’hypothèse d’une réaction chimique exothermique est exclue tandis que l’hypothèse d’un processus nucléaire inconnu est proposée. Prudente, l’équipe se borne à constater les résultats de ses mesures sans avancer de modèle explicatif du fonctionnement du réacteur.

Et après ?

Diffusé sur arxiv.org (site de référence qui archive les papiers des chercheurs avant publication dans des revues à comité de lecture) le 8 octobre 2014 ce rapport est passé totalement inaperçu dans tous les médias y compris les médias spécialisés sciences et technologie. Le lendemain de la publication le PDG de la société Elforsk, M. Magnus Oloffson, annonçait que les résultats de l’étude étaient tellement prometteurs que d’importants moyens allaient être mis en œuvre pour exploiter le phénomène mis en évidence. Assez rapidement cependant, une critique acerbe du rapport est venue du physicien suédois Stephan Pomp de l’université d’Uppsala. M. Pomp faisait remarquer que la poudre de nickel avait été introduite et ensuite extraite un mois plus tard, par l’inventeur Andrea Rossi en personne ce qui rendait l’étude caduque car non indépendante. M. Bo Höistad (qui figure parmi les auteurs de l’étude) a récemment confirmé la présence d’Andrea Rossi sur les lieux au moment de l’extraction de la poudre mais a affirmé que celui-ci n’avait pas extrait lui-même la poudre du réacteur. M. Bo Höistad exclut donc l’hypothèse d’une manipulation frauduleuse de la part de l’inventeur. Il est à noter que M.Pomp ne se prononce pas sur les mesures de calorimétrie effectuées mais juste sur l’analyse spectroscopique du carburant (nickel+lithium+hydrogène) avant et après utilisation.

Si la quasi-totalité de l’humanité n’est pas au courant de cette histoire, certaines personnes (et non des moindres…) suivent l’affaire avec un grand intérêt.

Ainsi :

  • M. Bill Gates, que l’on ne présente plus, a, le 14 novembre dernier, visité 3 heures durant le laboratoire de l’ENEA à Frascati (Italie)(video). Visite au cours de laquelle il a pu s’entretenir personnellement avec les spécialistes les plus éminents des LENR.
  • Steven Chu, ancien secrétaire d’état américain à l’énergie, s’est entretenu avec Robert Godes de la société Brillouin Energy. Société qui développe un réacteur concurrent basé sur le même principe que celui qui fait l’objet de cet article. (lien)
  • Pekka Haavisto, ancien ministre finlandais du développement (parti écologiste), a également rencontré, avec d’autres représentants officiels M. Godes de Brillouin Energy. (lien)
  • Les cadres dirigeants de la principale société pétrolière norvégienne Statoil ont également rencontré M. Godes. (lien)
  • Srikumar Banerjee ancien président de la commission à l’énergie atomique indien tente d’alerter le gouvernement de New Delhi sur l’urgence de réactiver le programme de recherche indien sur les LENR (5)
  • Matteo Renzi, actuel Premier Ministre d’Italie, apporte son soutien à la tenue de 19ème conférence sur la fusion froide (ICCF-19) qui se tiendra à Padoue du 13 au 17 avril 2015 sous son haut patronage.(6)

D’autre part, sur un plan purement scientifique, il est très important que l’expérience soit reproduite par d’autres chercheurs pour que la validité de la découverte soit reconnue. Deux équipes (au moins) s’y attèlent actuellement. Le 25 décembre 2014 le physicien nucléaire russe Alexander Gheorghievich Parkhomov de l’université Lomonosov de Moscou publiait un rapport aboutissant à la même conclusion que l’équipe italo-suédoise. Le protocole employé est plus simple que celui utilisé à Lugano (lien). L’autre équipe, qui porte le nom de Martin Fleischmann Memorial Project (MFMP) est constituée d’ingénieurs, chercheurs et étudiants états-uniens (mais aussi français et suisses) qui travaillent depuis plusieurs années sur un projet open source de réacteur LENR financé par des dons (lien). Leur bel enthousiasme n'a, malgré les multiples expériences tentées, pas permis d'aboutir au résultat escompté mais les efforts se poursuivent...

Conclusion

Que penser de tout cela ? Lorsque j’évoque le sujet avec mon entourage souvent on me rétorque que tout ceci est trop beau pour être vrai. Mais ici il n’est pas question de promesses d’homme politique avant des élections. Non, ici il est question de lois de la Nature, lois que nous ne connaissons qu’imparfaitement. La physique de la matière condensée recèle encore bien des mystères : trouver des solutions analytiques à des problèmes à n corps reste encore et toujours une gageure. On peut citer d’autres énigmes contemporaines relatives à cette discipline :

  • La supraconductivité à « haute » température qui n’a toujours pas de cadre théorique satisfaisant 30 ans après la découverte de son existence.
  • La découverte récente et totalement inattendue des matériaux « spontélectriques » (lien)
  • La transmutation à froid testée indépendamment par les deux sociétés japonaises Mitsubishi Heavy Industries et Toyota (lien)

En ce qui me concerne, je pense qu’il faut savoir rester humble devant la Nature à laquelle nous devons tout. Même s’il est vrai que ce prétexte est régulièrement avancé par beaucoup de professeurs cosinus et inventeurs ratés, il n’en est pas moins vrai qu’historiquement les plus grandes avancées scientifiques ont souvent été le fait d’individus isolés. Ainsi Galilée a-t-il ouvert la voie à Newton qui, lui-même, a défait deux mille ans de dogme géocentrique. Lavoisier en reprenant l’expérience de Priestley et en la réinterprétant correctement a-t-il mis à bas la théorie quasi centenaire du phlogistique jusqu’alors unanimement acceptée, etc… Les hommes qui ont réalisé ce réacteur ont peut-être fait l’une des plus grandes découvertes de l’histoire de l’humanité (rien de moins). Le nombre et la qualité grandissante des acteurs de ce dossier me rendent optimiste sur la possibilité que tout ceci soit réel. Et si c’est vrai alors notre futur a beaucoup plus de chance d’être beau.

Références et bibliographie

  1. http://phys.org/news/2011-01-italian-scientists-cold-fusion-video.html
  2. http://phys.org/news/2011-08-controversial-energy-generating-lacking-credibility-video.html
  3. http://arxiv.org/abs/1305.3913
  4. http://www.elforsk.se/Global/Omv%C3%A4rld_system/filer/LuganoReportSubmit.pdf
  5. http://blogs.economictimes.indiatimes.com/Sigma/how-unexplained-anomalies-are-keeping-scientists-interested-in-low-energy-nuclear-reactions/
  6. http://iccf19.com/home.html

CV de Giuseppe Levi : http://www.unibo.it/SitoWebDocente/default.aspx?UPN=giuseppe.levi%40unibo.it&View=CV

Mes précédents articles sur le sujet :

http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/vers-un-nucleaire-vraiment-propre-94583

http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/l-humanite-vat-elle-rentrer-dans-l-10174

http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/remous-autour-de-la-fusion-froide-120749


Moyenne des avis sur cet article :  4.39/5   (46 votes)




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91 réactions à cet article    


  • colere48 colere48 2 janvier 2015 11:49

    Une belle histoire en forme de conte de Noël...
    En même temps l’humanité a souvent progressé parce-que l’homme garde en lui l’enfant qu’il fut et ses rêves, alors pourquoi pas... smiley


    • Uncommon Uncommon 5 janvier 2015 11:50

      Merci pour l’article !!!!!


    • JL JL 2 janvier 2015 11:56

      Bonjour Rémi André,

      peut-on connaitre la quantité d’énergie libérée pendant ces 32 jours, ou, ce qui revient au même la puissance de l’appareil ?

      Deuxième question : quel sont les buts poursuivis par les propriétaires du réacteur ? Quel est leur projet ?

      Troisième question : si ce réacteur est suceptible de révolutionner la planète, comment se fait-il qu’il ne soit pas protégé par la meilleure armée du monde ?


      • Rémi André 2 janvier 2015 12:17

        Bonjour JL et bonne année !

        Pour répondre à vos questions :
         
        1/ d’après le rapport la quantité d’énergie dégagée en 32 jours est de 1,5 mégawatt-heure pour 1 g de combustible (le combustible n’ayant pas été totalement consommé visiblement).

        2/ La société Industrial Heat LLC détentrice des droits de propriété intellectuelle sur le réacteur a annoncé vouloir produire un réacteur de 1 MW à destinations des industriels. À terme ils aimeraient pouvoir également commercialiser une version domestique de beaucoup plus faible puissance (env. 1 à 10 kW).

        3/ Je n’ai pas de réponse à cette question. Tout au plus une suggestion : pour la majorité de la communauté scientifique le fait que ce réacteur puisse réellement fonctionner est une telle aberration que les autorités continuent de le considérer comme une arnaque et donc n’y prêtent pas une grande attention. Mais cela pourrait changer vite si d’autres réplications étaient avérées


      • Alain94360 2 janvier 2015 14:39

        pour la réponse 3, je sais que des amis sur le coup sont surveillés, mais juste pour être au courrant



        .les applications militaires sont/seront controllées par des gens « de confiance », et peut être même que le premier et le seul E-cat vendu (un proto pas très bien fini il semble, fait avant cherokee) est vendu a des militaires US... juste pour tester. pas de preuves mais le scénario extrait des bavardages et des discussion de gens bien informés donne une image crédible at pas très idyllique(nb : les 11 autres réacteurs ont été des précommandes jamais honorées faute d’avoir corrigé des défauits de jeunesse)


        Les militaires via le Navy Spawar, le navy NRL sont avec l’ENEA et le SRI parmis les gros labo sur le coup.l’E-cat est bien fait mais avec du budget il n’y a pas de doute qu’on arrivera a faire mieux, et pas de doute que les informations utiles sont publiques ou faciles à reproduire... a quoi sert de cacher tout ca ?en plus si ca a des applications militaires (drones, bases autonomes) ca n’a rien d’explosif (tout au plus ca fond comme le premier test indépendant de l’E-cat)mais mon idée clé c’est que c’est juste de la stupidité organisationnelle qui fait que l’armée n’a pas pu cherche plus que dans quelques labos militaires un peu trop libres (le spawar a arrêté avec un changement de chef malgré de très bons résultats).


        Ainsi au début de la fusion froide, le CEA indien, le BARC a répliqué la fusion froide, identifié la production de tritium, et ils ont poursuivi malgré la fatwa de l’APS parce qu’ils étaien convaincus que les américains conspiraient pour leur cacher les applicatiosn militaires. quand ils ont compris que c’était juste une idiotie académique, ils sont suivit la mode. idem en france, russie.... pas au japon ni en chine.


        on ne peut pas comprendre le délire collectif autour du rejet de la fusion froide si on n’a pas lu la vrai histoire de la science, lu thomas kuhn, feyerabend, et lu ce petit article de Roland Benabou sur la pensée de groupe

        si le sujet vous intéresse, le livre « Excess Heat » de Charles Beaudette est vraiment le livre à lire



        l’idiotie collective poussé au plus haut point est indiscernable d’une conspiration mondiale.


        ca explique que les gens inexpériementés croient aux théories de la conspiration. Dur d’accepter la bêtise, le conformisme, l’inculture, l’égoisme, l’aveuglement, des autorités scientifiques, politiques, qui nous gouvernent et décident de la vérité, et ce indépendemment de l’intelligence infinie qu’ils peuvent déployer pour le cacher.

      • JL JL 2 janvier 2015 19:04

        Merci à vous deux pour les réponses.


      • Alren Alren 4 janvier 2015 12:14
        1 500 KWH dégagées par le dispositif en 32 jours sous forme calorique et tout n’a pas fondu ???
        Quelle a été la température atteinte ?
        Il semble qu’il y ait contradiction entre ce nombre énorme et le fait que le système produise 3,5 fois l’énergie électrique qu’il faut fournir pour amorcer la réaction.
        Les riches aussi, qui ne sont pas plus intelligents que la moyenne, se font arnaquer !

      • JL JL 4 janvier 2015 12:22

        Bonjour Alren,

        je ne sais pas ce qu’en diront les spécialistes, mais je remarque que c’est en gros le dégagement de chaleur d’un radiateur domestique.

        32 jours, c’est 768 heures. Cela fait donc près de deux kW par heure. Il n’y a rien d’énorme là-dedans.


      • Zip_N Zip_N 2 janvier 2015 12:04

        Une chute d’eau artificielle de 300 mètres produit plus d’énergie que le mécanisme d’extraction dont il a besoin pour continuer le cycle.(en apesanteur).


        • non667 2 janvier 2015 12:08

          autre approche !
          suivre les cours des actions des mines de nickel de monsieur Rothschild en nouvel Calédonie
          et celle des société pétrolière du même  !  smiley  smiley  smiley  smiley


          • Alain94360 2 janvier 2015 14:55

            pas vraiment car la quantité de nickel utilisée est ridicule (il suffirait de 1% de la production mondiale pour toute l’énergie consomée sur la planete).


            mieux vaut regarder les futures sur le pétrole, les ventes de champs pétrolifèreset là c’est clair


            que depuis quelques années le compagnies pétrolières vendent aux fonds de retraite :->


          • Le p'tit Charles Le p’tit Charles 2 janvier 2015 12:24

            Donc sa fonctionne mais on ne sait ou le faire fonctionner.. ?


            • Montdragon Montdragon 2 janvier 2015 14:05

              Autre approche, repérer les étudiants chinois, coréens, russes ou américains autour de cette équipe de chercheurs.
              S’il y en a pas, ça marche pas.
               smiley


              • Alain94360 2 janvier 2015 14:23

                tom darden le boss du Fond Cherokee qui a racheté la technologie E-cat a lancé en Chine un partenaria de transfer terchnologique aux alentours de Tianjin 


                http://www.e-catworld.com/2014/05/09/tom-darden-involved-in-opening-of-nickel-hydrogen-energy-research-center-in-tianjin-china/

                Initialement ils parlaine de la HIDZ de baoding, mais c’est peut être la même entitéces partenariat sont public coté Chinois.quelques références en chinois 
                http://www.icebank.cn/news/detail_2.php?id=113



                http://www.icebank.cn/news/detail_2.php?id=121

                ils parlent d’énergie Nickel Hydrogene mais c’est pas des batteries NiMH (confirmé via des forum de chinois)


                a noter que le brevet de Brillouin sur son réacteur est accepté en chine... les brevets ne prouvent rien, mais leur rejet est souvent le symptome d’un problème, coté auteur ou coté bureau des brevets.


                a noter qu’en Asie, Chine/Japon, la fusion froide n’a jamsi été déclaré tabou, même si c’est un domaine assez peu productif.

                l’université de Tsinghua a hébergé une ICCF (ICCF9) et a fait quelque réplications dont celles des « gas permeation » de Fralick (Nasa89), répliqué plus tard par Biberian et a nouveau la Nasa en 2008.

                les wikipedia Chinois et Japonais on envoier paitre les mindguard US quand ils ont voulu fermet les articles fusion froides.

                sur, la chine est sur le coup, comme sur l’EmDrive d’ailleurs. ils sont pas très regardant et semblent chasser le cygne noir avec méthode. le contraire de la méthode Francaise.


              • Le Corbeau Magnifique Le Corbeau Magnifique 2 janvier 2015 14:24

                «  Ce réacteur exploite un phénomène mal connu et largement incompris »

                Donc, le Principe de précaution l’interdit !

                Le Principe de Précaution, c’est une invention des Zécolos qui nous ramène à avant la Préhistoire ! C’est un dogme à côté duquel la Charia fait figure de modernisme !

                Si on avait appliqué le Principe de Précaution à l’époque du Corbeau des Cavernes, on aurait jamais utilisé le feu ! Comprenait-on ( à l’huile ), il y a 30.000 ans, ce qu’était le feu ?

                Tout ça pour dire : bravo de lancer le débat sur ce sujet. Bravo pour cet article où, que tu aies raison ou tort, tu penses par toi-même, au lieu de répéter les inepties médiatiques ! Evidemment les gens qui vont te répondre sont pas tous des Lumières, mais c’est quand même sympa d’aborder ces sujets !

                Moi-même, je prépare un article sur l’Energie du Vide. Pour ce faire, je relis les écrits de François Hollande !


                • Alain94360 2 janvier 2015 15:00

                  C’est pour celà que la pression cityenn est essentielle pour envoyer les prêtres de l’apocalypse au bucher.


                  C’est aussi pourquoi il faut faire de la recherche (principe de vigilance).

                • Martha 3 janvier 2015 13:03


                  Pourquoi parlez-vous ici du principe de précaution ?

                   Le respect de celui-ci est une avancée considérable. Voit-on les OGM et leur culture avec les mêmes yeux que dans les années 90 ?

                   Votre voix déraille, mieux vaut se taire.


                • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 4 janvier 2015 14:18

                  Le progrès toujours le progrès , le progrès au dessus de tout, même de l’homme à qui il est censé profiter.


                  Quel beau projet !!!!

                • Martha 4 janvier 2015 19:03


                   @ Jernicoton,

                   Le principe de précaution est une acquisition récente et mérite tout le respect qui lui est dû. C’est une plante fragile, n’y marchez pas dessus.
                   C’est l’attitude scientifique raisonnée et responsable que devrait avoir le législateur face au pouvoir du business.

                   C’est irresponsable de s’en moquer de façon aussi vulgaire.

                   Cela dit, c’est de plus hors sujet, que vient faire cette question ici ?

                   Ce qui est central dans ce débat, c’est la validité de ces expériences. Le phénomène mis en examen est à ce point étonnant que nous avons de façon urgente besoin de savoir si c’est crédible.
                   Jusque-là, ce n’est que par internet et en serrant de près le sujet que nous sommes informés de l’existence de cette avancée scientifique étrange.

                   Le problème est de savoir si cette affaire est sérieuse ou pas.


                • bourrico6 5 janvier 2015 11:46

                  Le Principe de Précaution, c’est une invention des Zécolos qui nous ramène à avant la Préhistoire ! C’est un dogme à côté duquel la Charia fait figure de modernisme !

                  aaah, voila qui fait plaisir, relire les débilités des plus cons m’a manqué pendant ces quelques jours d’absence.
                  Le niveau n’a toujours pas dépassé la cuvette des chiottes.

                  A l’opposé, on donc le sieur Corbeau, roi du : « vive les cons qui font n’importe quoi sans réfléchir ».. normal, il n’ont pas de quoi réfléchir, sont pas équipés.

                  Allez tas de connard attardés, à la prochaine.


                • christophe nicolas christophe nicolas 2 janvier 2015 15:39

                  Bel article et belle synthèse.


                  Thomas Darden, le PDG Industrial Heat LLC à mis 20 million de $ sur la table, Andréa Rossi avait besoin de financement. Il est le président de Cherokee qui faisait des briques à l’origine et dont Wienerberger est actionnaire majoritaire.

                  On comprend qu’il va installer le système dans les usines de brique puisque la cuisson de l’argile demande beaucoup d’énergie. Je serais Imerys, je commencerais à m’inquiéter, la France est un leader du marché de la Brique.

                  Si j’ai bien lu l’article, ils n’ont pas recherché sciemment des transformations nucléaires mais juste des transformations isotopiques car les industriels ont peur du mot « nucléaire » mauvais pour les affaires. On sait cependant par l’inventeur qu’il y aurait des transformations nucléaires basse énergie.

                  J’ai bien étudié son brevet, il est très aisément contournable car ces réactions peuvent être réalisées de beaucoup de manières. Il faut rendre hommage à André Rossi pour son opiniâtreté à convaincre la communauté scientifique car la découverte date de 1989 par Francesco Piantelli. Il leur manque juste un cadre théorique et malgré cela ils ont réussi à développer un produit industriel révolutionnaire. L’histoire leur rendra hommage.

                  Le principal opposant au département de l’énergie, John Huizenga est décédé donc la route est désormais libre. Si le département de l’énergie des USA investit, cela change la géopolitique du monde.

                  Je remercie l’auteur car j’ignorais les termes ferroélectricité, spontélectrique, même si je connaissais les phénomènes, que de mystères... 

                  La solution est évidente, non ? Alors voyons, Imerys a un chiffre d’affaires de 3,7 milliards qui sera réduit à que dalle dans 10 ans s’ils n’investissent pas et ils ont les moyens avec 310 millions de résultats net mais ce ne sont pas les seuls...

                  • popov 2 janvier 2015 16:59

                    Ah voila le-E-CAT qui revient à la surface. 

                     
                    J’ai suivi le développement de cette affaire depuis 2011 sur ce site qui a été mis à jour plusieurs fois depuis. 
                     
                    A l’époque, le protocole utilisé pour calculer la chaleur produite consistait (en gros) à mesurer le nombre de litres d’eau évaporés par le système et de le multiplier par la chaleur latente d’évaporation d’un litre d’eau. 
                     
                    L’objection que l’on faisait à ce protocole était que personne n’avait pu vérifier la composition de la « vapeur ». Il suffit en effet que la vapeur emporte de minuscules gouttelettes d’eau pour fausser tous les calculs. 
                     
                    Le fait que Rossi ait été condamné dans le passé pour fraude ne plaidait pas non plus en sa faveur. Ni le fait que le site sur lequel il publiait avait toutes les allures d’une revue scientifique alors que ce n’était que son blog.
                     
                    Maintenant, on a un nouveau protocole qui détecte une production de chaleur égale à 3,5 fois l’énergie consommée. 
                     
                    C’est bien, mais c’est moins qu’une simple pompe à chaleur qui peut atteindre un rapport de 4,2. 
                     
                    Je m’explique : pour chaque unité d’énergie électrique apportée au système, il dégage 3,5 unités d’énergie sous forme thermique. Pour reconvertir cette chaleur en énergie électrique, on utilise des turbines dont le rendement ne dépasse pas 30% (3,5 x un peu moins de 0,3 cela fait environ 1). Pour que cette machine soit exploitable comme générateur d’énergie électrique, il faudrait un rapport bien plus élevé que 3,5. On n’a donc pas encore une source d’énergie gratuite. 
                     
                    Quoiqu’il en soit, un rapport de 3,5 est en soi un effet qui interpelle. 
                     
                    S’agit-il d’une réaction nucléaire ? Cela semble bien être le cas puisque les auteurs du rapport ont détecté une différence entre la composition isotopique des réactifs avant et après l’expérience. 
                     
                    La seule réaction nucléaire qui peut se produire à basse énergie est la capture de neutron lent.Windom et Larsen (ici et ici) ont tenté d’expliquer les réactions nucléaires de l’E-CAT par une capture de neutrons lents. Il n’y a évidement pas de neutrons lents dans les réactifs, mais voila en bref l’idée qu’ils développent :
                     
                    En physique de l’état solide, les électrons de conduction qui se déplacent dans un réseau cristallin ont une masse apparente qui est différente de la masse de l’électron dans le vide. Dans le vide, la relation de dispersion (expression de l’énergie en fonction de la quantité de mouvement) est tout simplement E = p^2/2m, une parabole (pour des vitesses non-relativistes). La dérivée seconde de cette expression par rapport à p vaut 1/m. La masse peut donc être vue comme l’inverse de cette dérivée seconde. Dans le solide, la relation de dispersion n’est pas une simple parabole et sa dérivée seconde dépend de la vitesse d’une façon plus compliquée. L’inverse de cette dérivée seconde donne la masse effective de l’électron dans le réseau cristallin. 
                     
                    On sait d’autre part que le réseau cristallin du nickel absorbe facilement les noyaux d’hydrogène (protons). La masse du proton vaut 938.3 MeV, celle du neutron, 939.6 MeV. La différence vaut donc 1.3 MeV. La masse de l’électron dans le vide vaut 0.511 MeV, mais dans le solide, cette masse peut changer considérablement. Que se passe-t-il si la masse de l’électron passe de 0.511 MeV à 1.3 MeV ? D’après Windom et Larsen, cet électron et un des protons absorbé dans le nickel serait vu par les noyaux avoisinant comme un neutron et pourrait donner lieu à une réaction en tous points semblable à une capture de neutron. 
                     
                    Les résultats de Windom et Larsen ont été contestés par d’autres auteurs (je n’ai pas les références ici) qui ont refait les calculs dans une autre jauge. En électromagnétisme, les potentiels sont définis à une jauge près (jauge de Coulomb, de Lorentz), on peut choisir celle qui simplifie le mieux les calculs. Mais quelle que soit la jauge adoptée, les valeurs calculées pour les grandeurs physiques (énergies, par exemple) devraient être les mêmes. Si les résultats ne sont pas les mêmes, c’est qu’il y a une erreur dans les calculs.
                     
                    En conclusion, il faut rester ouvert, même si Rossi est un escroc reconnu. Le champ de l’LENR est tout neuf et tout reste à explorer.

                    • Doume65 3 janvier 2015 13:55

                      « pour chaque unité d’énergie électrique apportée au système, il dégage 3,5 unités d’énergie sous forme thermique. Pour reconvertir cette chaleur en énergie électrique, on utilise des turbines dont le rendement ne dépasse pas 30% (3,5 x un peu moins de 0,3 cela fait environ 1). Pour que cette machine soit exploitable comme générateur d’énergie électrique, il faudrait un rapport bien plus élevé que 3,5. On n’a donc pas encore une source d’énergie gratuite. »

                      Un peu d’imagination, que diantre !

                      Si ce truc fonctionne réellement, cette chaleur peut faire tourner un moteur Stirling couplé à un générateur, on a de l’électricité gratos. Si on la couple le moteur Strirling à un une pompe à chaleur, c’est 4 fois plus de chaleur qu’on gagne ! (en plus on réduit le réchauffement limatique puisqu’on extrait de la chaleur de l’air).
                      Et tes calculs oublient que par exemple, une centrale nucléaire n’a un rendement que de 1/3, ce qui n’empêche pas son fonctionnement.


                    • Enabomber Enabomber 3 janvier 2015 17:18

                      @popov
                      j’ai été surpris aussi de revoir les aventures de Rossi à Gogoland.


                    • popov 4 janvier 2015 04:05
                      @Doume65

                      Un peu d’imagination, que diantre !

                      Je maintiens qu’un rapport de 3,5, c’est un peu juste. 

                      Le moteur de stirling, que je connais pour en avoir construit, a un rendement qui dépasse rarement 30%, ce qui veut dire qu’il ne restitue sous forme mécanique que 30% de l’énergie thermique qu’il consomme.

                      Donc vous injectez une unité d’énergie électrique dans l’appareil, il vous donne 3,5 unités d’énergie sous forme de chaleur. Vous alimentez votre moteur stirling avec cette chaleur et il vous restitue 1.05 unités d’énergie sous forme mécanique. Cette énergie mécanique vous l’utilisez pour faire tourner un alternateur. L’alternateur a lui-même un rendement inférieur à 100% car il y a des pertes par frottements, par effet Joule dans les bobinages et par courants de Foucault dans les noyaux magnétiques. Si le modèle n’est pas à aimants permanents, il faut en plus de l’énergie pour créer les champs magnétiques. Finalement vous obtenez un peu moins d’énergie électrique qu’au départ.

                      La seconde loi de la thermodynamique fixe une limite supérieure au rendement d’une machine thermique quelle qu’elle soit. Pour une machine qui fonctionne entre une température de 1200 et, disons 20 degrés Celsius, cette limite vaut (1200 - 20)/(1200 + 273) = 80%.

                      Malheureusement, le moteur stirling a un cycle qui est loin du cycle idéal de Carnot pour lequel ce maximum est atteint.

                    • Jean Keim Jean Keim 4 janvier 2015 08:50

                      Une pompe à chaleur prend des calories qq. part et les extrait, l’E-CAT lui « produirait » directement la chaleur, il faut comparer ce qui est comparable.


                    • raymond 2 4 janvier 2015 11:38

                      @ doume65
                      le cop de 3.5 est une expérience de labo conservatrice notament il n’ont jamais coupé l’alimenttat ion électrique Rossi dit que le réacteur est coupé par intermitence.Il n’ont pas cherché à obtenir le cop maxi qui peu selon Rossi atteindre 10 !


                    • Doume65 5 janvier 2015 11:50

                      @ raymond 2

                      On est d’accord : j’ai commencé par « Si ce truc fonctionne réellement »


                    • Doume65 5 janvier 2015 11:54

                      @popov

                      « Le moteur de stirling, que je connais pour en avoir construit, a un rendement qui dépasse rarement 30% »

                      Bon, alors cherchons autre chose. Il doit bien y avoir un système qui permet de convertir de la chaleur en électricité avec un rendement supérieur à 30%, non ?


                    • JL JL 5 janvier 2015 19:12

                      ’’ une centrale nucléaire n’a un rendement que de 1/3’

                      Doume65,

                       il y a rendement et rendement, et en l’occurrence, comparaison n’est pas raison, puisque nous avons affaire à différentes définitions du rendement.

                      Le rendement d’un moteur thermique est défini par le rapport de sa puissance mécanique avec sa consommation en carburant ramenée à sa valeur énergétique.

                      Si nous considérions que la puissance totale produite par un moteur thermique était l’addition de la puissance mécanique et la chaleur produite, alors je pourrais écrire sans risque de dire une grosse bêtise que son rendement est égal à un, 100% ! (cf. les lois de la thermodynamique, le Principe de Carnot, vieux souvenirs ...)

                      Ce serait bien sûr, une lapalissade puisque n’ayant aucune application pratique.

                      C’est pourquoi, il me parait absurde, sauf démonstration contraire, de s’époumoner ici sur le rendement du dispositif présenté aussi longtemps que ce dispositif ne sera pas capable de produire un bilan électrique positif, ou bien une puissance thermique supérieure à une honnête pompe à chaleur.


                    • popov 2 janvier 2015 17:51

                      Il y a tout de même un détail qui me chiffonne. 


                      Pourquoi une machine qui produit de la chaleur a-t-elle besoin d’être chauffée par une résistance chauffante pour fonctionner ?

                      Je comprendrais qu’il faille chauffer au début pour amorcer l’effet, mais une fois que l’effet se produit, pourquoi ne peut-on pas couper l’alimentation définitivement puisque la machine produit plus de chaleur qu’elle n’en consomme ?

                      Rossi serait plus convaincant si, au lieu de mesurer la chaleur produite, il la transformait en énergie électrique et utilisait cette énergie pour alimenter sa machine sans l’alimentation externe. Si en plus le système fournissait un supplément d’énergie électrique, il aurait une démonstration increvable.

                      • totor101 totor101 2 janvier 2015 18:49

                        une machine qui produit une explosion (une bombe) a besoin d’une explosion pour démarrer (une amorce)


                      • popov 3 janvier 2015 03:09
                        @totor101

                        Oui, une bombe thermonucleaire a besoin d’une amorce, mais une fois la réaction en chaine amorcée, elle s’auto-entretient.

                      • Jeff84 4 janvier 2015 12:42

                        Excellente remarque.


                      • Jean Keim Jean Keim 2 janvier 2015 19:10

                        popov, 

                        Produire de l’électricité avec de la chaleur c’est faisable simplement avec un moteur stirling utilisant la chaleur produite par l’E-CAT et entrainant un alternateur ; si le rendement global est réellement de 3,5 pour 1 alors l’énergie électrique peut être renvoyée dans le système qui néanmoins dégage suffisamment d’énergie pour une utilisation extérieure.
                        Le jour un E-CAT fonctionnera ainsi, nous aurons effectivement un générateur d’électricté quasiment gratuit, disponible dans chaque foyer et bon marché si produit en grande quantité ... on peut toujors réver.

                        • popov 3 janvier 2015 03:21

                          @Jean Keim


                          Le moteur stirling est en effet une solution pour convertir la chaleur en électricité via un alternateur. 

                          Je connais bien le moteur stirling, j’en ai construit quelques uns qui fonctionnent avec de faibles différences de températures. 

                          Le rendement était d’environ 5%.

                          Une construction plus professionnelle et des différences de températures de l’ordre de 1000 degrés pourraient en principe faire monter le rendement à environ 40%. 

                          J’ai aussi expérimenté un peu avec le moteur thermo-acoustique qui est un stirling sans pièces mobiles, une onde stationnaire ou progressive servant de piston. L’énergie électrique peut être récupérée au moyen d’un générateur linéaire, une sorte de haut-parleur qui fonctionne à l’envers, en convertissant les vibrations sonores en courant.

                        • christophe nicolas christophe nicolas 2 janvier 2015 19:58

                          Les commentaires de Popov... il ne comprend rien puisqu’il ne comprend pas pourquoi ça marche en coupant l’électricité.


                          Mon cher Popov, savez vous ce qu’est le frittage ? Je ne parle pas de frites mais de métallurgie des poudres...

                          Pour ce qui est des réactions nucléaires, les industriels cachent des choses car ils ne veulent pas se faire piquer leurs idées.

                          Le jour où une pompe à chaleur monte à 1200°, promis, juré, je me rase la tête... le COP d’une pompe à chaleur est en réalité négatif. Il ne faut pas confondre le commercial et la science d’ailleurs, il a déposé un brevet avec un cop de 11.

                          Il en dit le plus possible pour qu’on ait confiance en lui et le moins possible pour ne pas se faire entuber. Evidemment, il y a une catégorie de gens qui provoquent en niant pour avoir des éléments, ça s’appelle du mauvais esprit par cupidité.

                          Vous voulez la solution ? Lisez la théorie de l’intrication. Tant que ce n’est pas compris, vous ne comprendrez jamais rien à la fusion froide ou la fission froide, pas plus qu’Andréa Rossi mais qu’est ce qu’il chante bien... comme un autre chanteur aveugle.

                          Croyez moi, tant que le Cern n’aura pas fait amende honorable, Andréa Rossi est tranquille, tranquille, tranquille....

                          • popov 3 janvier 2015 03:40

                            @christophe nicolas


                            Bonjour
                             
                            Je lis toujours vos commentaires parce que même quand ils sont hors sujet, on est garanti de ne pas s’ennuyer.
                             
                            Ceci dit, si l’énergie électrique injectée dans la machine de Rossi servait à faire passer un courant dans la poudre, ou à la bombarder de micro-ondes, je comprendrais qu’on ne puisse couper l’alimentation.
                             
                            Mais apparemment, l’électricité ne sert qu’à chauffer l’appareil. Une fois qu’il est chaud, il devrait pouvoir fonctionner sans alimentation puisque la réaction est exothermique.
                             
                            J’ai aussi lu votre théorie de l’intrication il y a plusieurs mois, je vous l’ai signalé et j’ai ajouté que je trouvais cela ingénieux. Je vous ai même donné les références d’un physicien avec qui vous pourriez bien vous entendre.
                             
                            J’ai peut-être raté un épisode, mais je ne vois pas comment la théorie de l’intrication explique la « fusion froide » mieux que la théorie de Windom et Larsen. Avez-vous publié quelque chose qui va dans ce sens ?

                          • christophe nicolas christophe nicolas 3 janvier 2015 14:46

                            Popov, vous voyez Lyssenko ? Il ne percevait rien car il n’avait pas travaillé sur son âme.


                            Augmentez la puissance de votre âme et vous percevrez

                          • Doume65 3 janvier 2015 14:48

                            @christophe nicolas

                            La seule chose que j’ai comprise dans ce verbiage sans queue ni tête c’est l’insulte faite à un internaute dont la question était de bon sens et ...

                            1) n’avait aucun rapport avec le frittage (que tout le monde connait),
                            2) ne parlait pas de pompe à chaleur,
                            3) ne demandait pas des explications théoriques,
                            4) n’évoquait pas le CERN.

                            Je suis comme lui : je comprends qu’on injecte de l’électricité pour l’amorçage, mais pourquoi ne pas réinjecter de l’énergie produite dans le système pour le chauffer (d’autant plus qu’il s’agit de chaleur) et rendre le système autonome et, du coup, crédible ?

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