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Accueil du site > Tribune Libre > Oui, les banques sont vraiment au-dessus de la loi !

Oui, les banques sont vraiment au-dessus de la loi !

En lisant ce titre, beaucoup d’investisseurs doivent probablement penser que cela est fortement exagéré…Mais, comme le prouve ce qui suit, l’incroyable est souvent vrai !

Ainsi il existe une banque en Suisse nommée « Bank for International Settlements » ou BIS et qui peut être considérée comme la banque des Banques Centrales.
Quelle est l’importance de leur indépendance ?
 Lorsque vous lirez ce qui suit, vous allez vous rendre compte combien certaines banques ont réussi à se rendre indépendantes des lois et des autorités. Ces banques sont vraiment devenues des Etats au-dessus des Etats. Leur liberté dépasse tout entendement.
Continuons :
 Leur quartier général et les terrains avoisinants sont interdits aux autorités suisses. Ceci se trouve tel quel dans l’article 3 de la convention entre les autorités fédérales suisses et la BIS.
Mais cela ne s’arrête pas là.
 Toutes les données que détiennent la banque sont confidentielles et le restent. Aucun état n’a le droit se les approprier ou de les consulter.
 La surveillance de la banque et des terrains est la responsabilité de la banque et d’elle seule. C’est également elle seule qui assure les mesures policières dans son siège et sur les terrains avoisinants.
 L’article 4 stipule que tout ce que font la banque et ses employés bénéficient du privilège d’immunité complète contre toute poursuite judiciaire. Les employés de la banque ne peuvent être accusés par quel pays que ce soit pour un quelconque acte accompli pour la banque. Ni elle, ni ses collaborateurs ne peuvent même être accusés pour un dommage causé par une voiture ou un camion appartenant à la banque.
 Lors d’un conflit entre la banque et ses employés, même les anciens employés, la banque est le seul endroit où ces collaborateurs peuvent introduire un recours. La banque ne dépend d’aucune autorité judiciaire nationale. Uniquement cela montre combien grand est déjà leur pouvoir, car toute autre entreprise est obligée de se conformer aux lois du pays où elle est active.
 La banque est donc à même d’envoyer des colis qui ont la même immunité que le courrier diplomatique. C’est à dire un laissez-passer pour une éventuelle contrebande de grand style puisque personne ne peut contrôler cette très puissante organisation. Elle a donc la possibilité d’envoyer, sans aucune restriction ni contrôle, dans le monde entier, pour eux-mêmes ou pour des clients fortunés : argent, or, armement, drogues…et j’en passe…
 A la lecture de ces accords passés on comprendra que toute entreprise qui peut créer de l’argent à partir de rien, qui ensuite demande des intérêts sur cet argent et bénéficie par-dessus le marché d’une liberté totale sans forme de contrôle, se fiche pas mal de tous les pauvres diables qui, par leur travail assidu, s’efforcent de se constituer une petite réserve. Celui qui croit qu’une puissance absolue ne conduit pas à un abus de pouvoir infini, fait preuve d’une extrême naïveté.
 Est-ce que vraiment nous nous imaginons ce non-sens ? Hélas non !
Voici le lien vers cette convention : http://www.bis.org/about/headquart-en.pdf
 

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41 réactions à cet article    


  • saint_sebastien saint_sebastien 8 mai 2009 11:06

    information très intéressante.
    un jour peut être l’homme se liberera de ce système qui l’asservit et surtout n’a aucun sens, mais pas tout de suite , les banques ne nous ont pas encore assez ruiné pour être remises en question...


    • plancherDesVaches 8 mai 2009 20:56

      Et il faudra, qu’un jour, cet espace de non-droit soit reconquis par les humains normaux.


    • ZEN ZEN 8 mai 2009 13:01

      @ L’auteur
      Vous avez raison
      Les banques (pas seulement dans les paradis fiscaux) : au-dessus du droit commun, du contrôle sérieux, de la gestion prudentielle...

      "...les banques ne disent pas la vérité sur la réalité de leur situation. Et les autorités financières sont complices de ce grand mensonge, pour éviter de créer la panique..." (La Tribune)

      Confessions d’un banquier pourri : la crise financière vécue de l’intérieur


      • plancherDesVaches 10 mai 2009 19:20

        Un truc me gène néanmoins.
        Un truc de cartésien de scientifique réducteur. (quand il y a trop de données : je passe un coup de série de Fourrier. Et lorsque que le résultat semble incertain, je passe par dessus une linéarisation de nuage de points à coup de fouet. Ca les calme.)

        Les banques ne sont pour moins que des outils. Des temples ou églises du dieu argent, mais outils néanmoins.

        Ce sont les riches qu’il faut tuer. Sans actionnaires à qui elles sont obligées de verser des dividendes et qui permettent aux salariés de gagner des sommes honteuses, il n’y a plus de besoin, donc : plus de marché.



        • plancherDesVaches 10 mai 2009 19:04

          J’ai repompé cet excellent texte, comme à mon habitude, pour être certain que des « pressions » supérieures ne le fassent disparaître. J’ai vécu.

          Il semble toutefois évident qu’avant de dire : voilà à quoi a mené l’absence de contre-poids politique....

          Il vaudrait mieux dire : ceci a donné l’absence de contre-poids politique qui a mené aussi à ceci.

          « Il ne faut jamais caresser un cercle sous peine qu’il devienne vicieux » Raymond Devos.

          Et depuis le temps que j’écris que le dieu argent a créé une religion nommée american dream, je commence à ne plus être le seul convaincu. Ca rassure.


        • Tristan Valmour 8 mai 2009 13:40

          Quelle information majeure ! Elle mérite de figurer en tête de page. Je ne connaissais absolument pas la BIS.

          Vraiment, nous allons de révélations en révélations sur la marche du monde. La démocratie n’est plus qu’un vain mot, vidé de toute substance.

          Il faut une reprise en main de l’économie et de la politique par les citoyens.

          J’ai entendu sur France Info qu’un banquier avait sorti un livre où il racontait comment les banques mentent et pillent. Il a révélé avoir lui-même caché 300 millions d’euros. Quelqu’un peut-il me donner le titre du livre (il vient de paraître) ainsi que le pseudo de l’auteur ? Merci d’avance.


          • bobbygre bobbygre 8 mai 2009 20:33

            Voui, ça fait au moins deux/trois ans que j’essaie de m’informer de manière valable et tout particuliérement sur ce qui touche à la monnaie mais je n’avais jamais eu cette info qui semble être effectivement capitale. Merci !
            Mais qu’entendez-vous par « banque centrale des banques centrales » ? Est-ce que cela décrit une réalité institutionelle ?


          • ZEN ZEN 8 mai 2009 14:12

            Bonjour Tristan

            Je pense que j’ai ce que tu cherches
            Voir mon lien plus haut : 2°post : Confession d’un banquier pouri...Edifiant ou terrifiant ?
            Amicalement


            • Patapom Patapom 8 mai 2009 14:29

              BISque BISque rage...
              Mais un jour, BISque sera servie avec son homard. Bien cuite. :)


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 8 mai 2009 14:50

                Bien sûr Luigi,

                mais à votre avis, qui se prosterne à genoux la bouche ouverte devant les banquiers... ? Qui roule en 4X4 dans Paris et travaille la nuit dans les boites de nuit ? Qui se prélasse derrière le papier glacé des magazines à la mode et à poil sur les plages des paradis fiscaux ? Qui fait la « une » des torchons pipole, des émissions de divertissement télé provo et des chaines cryptées ou satellites... ? Les femmes du monde n’est ce pas ! Et bien voilà, le vingt et unième siècle ne sera pas spirituel, mais sexuel. Derrière chaque banquier et chaque homme politique vénal se cache un harem juteux. Le grand maitre en la matière http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/200901/25/42691.jpg&imgrefurl=http://www.cyberpresse.ca/international/europe/200901/25/01-820725-les-propos-de-berlusconi-declenchent-encore-la-polemique.php&usg=__1XFs6getZ1XAvp-QhLobc_GCsyk=&h=290&w=435&sz=13&hl=fr&start=7&um=1&tbnid=va0yaSg4m2Q9mM :&tbnh=84&tbnw=126&prev=/images%3Fq%3Dberlusconi%2Bet%2Bles%2Bfemmes%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26um%3D1 use même d’arguments sournois pour que derrière chaque belle femme se plante un soldat.

                Moi j’ai choisi, c’est Eva Joly.


                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 8 mai 2009 14:59

                  Extrait du lien de Zen :

                  Les dessous de la faillite de Lehman Brothers :

                  Le livre évoque une prostituée de luxe qui a recueilli les confidences d’un important actionnaire saoudien à qui Henry Paulson avait annoncé qu’il allait lâcher la banque Lehman Brothers. Autrement dit, elle accuse l’ex ministre américain au Trésor de délit d’initié.

                  Heureusement, il en est qui se marrent...http://www.toppeo.com/video-aidons-les-banques-7950.html


                • ffi ffi 8 mai 2009 16:43

                  La république a cédée la place à la réprivée


                  • ZEN ZEN 8 mai 2009 16:49

                    Les banques, complices, savaient et organisaient , comme le dit Simon Johnson, comme le confirme aussi cet article de la La LIBRE BELGIQUE



                      • ZEN ZEN 8 mai 2009 16:58

                        Le livre de F.Morin est particulièrement instructif à cet égard :

                        "Depuis les années 1990, quelques dizaines de banques ont ainsi conquis le vrai pouvoir de régulation monétaire : ce sont elles désormais qui dictent effectivement l’évolution des taux d’intérêt, et non plus les banques centrales. En raison de leur petit nombre d’une part et de leurs profits financiers considérables d’autre part, nous défendons l’idée que ces banques forment aujourd’hui un oligopole particulièrement puissant à l’échelle internationale. Reléguant les banques centrales au second plan, c’est-à-dire les cantonnant à de simples pourvoyeuses de la liquidité dont il a besoin, cet oligopole est le véritable régulateur des marchés monétaires et financiers mondiaux. C’est lui qui est le maître d’ouvrage du mur de l’argent qui se bâtit sous nos yeux.Cet oligopole n’est évidemment soumis ni à un contrôle politique, ni a fortiori à un contrôle démocratique. Tout juste est-il contraint par des règlements prudentiels de portée limitée et élaborés pragmatiquement a posteriori, ou encore par des normes issues d’une autorégulation professionnelle, une fois que les difficultés ou les catastrophes ont été malheureusement constatées..."(Attac)

                        - Le nouveau mur de l’argent - Essai sur la finance globalisée :


                        • R.L. 8 mai 2009 17:04

                          Ce qui est formidable depuis le début de la crise (qui date de 2 ans tout de même : gel des prêts inter-bancaires par méfiance réciproque et généralisée des voleurs-de-banquiers entre-eux.), c’est que même les plus écœurés d’entre nous ne cessent de l’être.
                          Il faut pour cela que les raisons d’être révolté soient plus forts chaque jour.

                          Je mettrais ma main au feu que plus de 95 % de nos parlementaires, politicards, journaleux, décideurs de tout poil, membres des conseils d’administration et de surveillance, consultants et autres toquards du monde des affaires, du droit... connaissent cette banque au point de pouvoir dire plus de 3 phrases sur elle.
                          Avouez que ce serait digne de Kafka et Gogol réunis !

                          Questions subsidiaires :
                          Que restent-ils des droits régaliens des États ?
                          Peut-on encore parler de Démocratie élémentaire à propos des États des pays occidentaux -donneurs de leçons au monde avec toute leur suffisance- lorsque ces derniers n’ont plus le droit de frapper monnaie (et doivent emprunter aux riches voleurs), lorsqu’ils abandonnent chaque jour un peu plus la sécurité au privé (la deuxième force militaire en Irak est constituée des sociétés privées anglo-saxones), lorsque exercer des fonctions politiques permet de s’enrichir (voire de pantoufler) en servant ou non le privé... ?
                          L’État américain est déjà un coquille vide. En Europe, il ne sert déjà plus qu’à enrichir -directement ou non- le privé : Bouygues, Dassault, Bolloré, Lagardère, Pinault... et tout le milieu de la finance...


                          • Bleu Montréal 8 mai 2009 18:53

                            Vous pouvez écrire à BIS, leur dire ce que vous pensez d’eux


                            email@bis.org

                            Il faut qu’ils sachent qu’ils sortent de l’ombre (pour les communs des mortels). C’est sûr que nos chers gouvernants qui ont fait un faux cirque par rapport aux paradis fiscaux, connaissent BIS.


                            • Diva Diva 8 mai 2009 19:02

                              Excellent article !

                              Ce qui serait intéressant, c’est que chacun d’entre nous aille vider son compte en banque en même temps !

                              Les banques seraient incapables de rendre à chacun ce qui lui revient, du coup, nous pourrions les réformer intégralement pour qu’elles cessent d’être les casinos (incompétents) obligatoires qu’elles sont devenues !

                              Evidemment nous n’en sommes pas là, et le G20 en les arrosant de milliards de dollars n’a fait que reporter à plus tard, le prochain chaos financier, définitivement inéluctable !

                              Et c’est ces gens là (des banquiers) qui dirigent notre monde !

                              Le sâcre du veau d’or dans toute sa splendeur !

                              Il ne reste plus qu’à imprimer une quelconque foi en dieu sur les billets de banque et la boucle sera bouclée !

                              Mince, c’est déjà fait !


                              • MR MERLIN Perpleks 8 mai 2009 19:02

                                Si cet article est fondé, ce n’est pas une banque , mais un nouvel état !


                                • plancherDesVaches 8 mai 2009 19:31

                                  Et il faudra, qu’un jour, cet espace de non-droit soit reconquis par les humains normaux.


                                  • BA 8 mai 2009 20:37

                                    La Banque des règlements internationaux (BRI), (Bank for International Settlements en anglais ou BIS) a été créée en 1930. C’est la plus ancienne institution financière internationale. Son statut juridique est celui d’une société anonyme, dont les actionnaires sont des banques centrales.

                                    Établie dans le cadre du plan Young, réglant les modalités des réparations de guerre imposées à l’Allemagne par le Traité de Versailles (d’où son nom), elle a servi aussi pour distribuer les financements de la reconstruction européenne. Sa fonction initiale étant devenue obsolète, elle est naturellement devenue le lieu de dialogue des grandes banques centrales.

                                    Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Banque des règlements internationaux, dirigée par Roger Auboin, a continué de fonctionner, ce qui a provoqué diverses polémiques, sur le placement de l’or volé par l’Allemagne par exemple.

                                    Elle est située à Bâle en Suisse, et surnommée la «  banque centrale des banques centrales  » (encore que cette appellation est parfois utilisée aussi pour le FMI).

                                    Rôles de la BRI  :

                                    La BRI a comme fonctions  :

                                    d’une part d’agir de pivot pour les systèmes de transactions monétaires internationales  ;

                                    et surtout d’être l’organisme de coordination entre les grandes banques centrales du monde, lesquelles en sont les actionnaires et forment son conseil d’administration.

                                    Elle prépare des accords au niveau de son comité de Bâle qui précisent un certain nombre de règles prudentielles (ratio de solvabilité, etc.) applicables à l’ensemble des banques commerciales de la planète  : les Accords de Bâle, dont les derniers, les accords de Bâle II.

                                    La réunion mensuelle du conseil d’administration, où se rencontrent les gouverneurs des grandes banques centrales, permet aussi une coordination informelle des politiques monétaires des grands pays.

                                    Enfin, la BRI centralise la collecte et assure la publication de nombreuses données statistiques sur l’activité bancaire et les marchés financiers.

                                    Différents comités traitent des grands sujets bancaires  : Basel committee on banking supervision, Committee on the global financial system, Committee on payment and settlement systems.

                                    Composition du capital  :

                                    Le capital de la BRI est composé d’actions appartenant aux banques centrales, les institutions et personnes privées en étant exclu depuis 2 000. Seules les banques centrales ont un droit de vote.

                                    Ce capital est divisé en 600 000 actions, dont la moitié appartient aux banques centrales d’Allemagne, d’Angleterre, de Belgique, de France, d’Italie et des États-Unis d’Amérique, ou tout autre établissement financier de ce dernier État. Ce sont ces 6 pays qui se partagent la direction de la BRI.

                                    En 2006, le capital est ainsi composé de 55 banques centrales actionnaires de la BRI. Son actif est évalué à 221 milliards de USD.

                                     

                                    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bank_for_International_Settlements


                                    • herbe herbe 8 mai 2009 20:52

                                      Merci !!!
                                      Je ne connaissais pas ...
                                      Le corolaire au vu des évènements récents, c’est qu’on voit qui sont ceux qui « sont vraiment sous la loi » ... En tout cas après son vote ...


                                      • herbe herbe 8 mai 2009 21:02

                                        question à l’auteur : que voyez vous comme piste pour faire revenir ces acteurs à une forme « d’état de droit. » ?
                                        http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_de_droit


                                      • Luigi Chiavarini Luigi Chiavarini 9 mai 2009 09:26

                                        Merci pour la question j’y répond dans le message général .


                                      • Marianne Marianne 10 mai 2009 09:28

                                        Excusez-moi mais la question d’Herbe a son importance et vous bottez en touche. Je ne lis pas dans votre texte une réponse à son interrogation.

                                        C’est d’ailleurs, je trouve le « défaut » général des interventions sur AV et autres forums sur la crise financière et du système capitaliste et ses conséquences sur des millions de gens.

                                        Si les intervenants font souvent le constat alarmant que nous sommes au bord du gouffre, ils ouvrent rarement des pistes (théoriques et pratiques) pour changer la donne...

                                        D’accord pour dire que les acteurs/décideurs (banquiers, actionnaires, patrons-voyous, politiques à leur botte) du système ont failli mais comment fait-on pour les empêcher de nuire ?

                                        Certains diront : il faut les tuer (les juger pourrait suffire non ?)... ou encore : refusons leur système et vivons selon nos propres règles... Mais quelles règles, fixées par qui, au nom de quels principes ?

                                        Pour ma part, je pense qu’il faudrait réfléchir et débattre de l’élaboration de nouvelles règles et lois pour les sociétés humaines qui affirment la primauté de la défense de l’intérêt général sur l’intérêt particulier et qui définissent un nouveau contrat social, en partant de ce postulat simple mais capital de J.J. Rousseau : « Ma liberté s’arrête où commence celle d’autrui ».

                                        « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » est-il écrit dans la « Déclaration universelle des droits de l’homme » de 1789...

                                        A méditer également :

                                        La liberté commence où l’ignorance finit. V. Hugo.

                                        A la vérité, le règne de la liberté commence seulement à partir du moment où cesse le travail dicté par la nécessité... La rédution de la journée de travail est la condition fondamentale de cette libération. K.Marx


                                      • Luigi Chiavarini Luigi Chiavarini 10 mai 2009 09:42

                                        en fait le texte n’est pas parru entièrement car il y a eu un probléme technique.
                                        J’ai reposter le texte complet un peu plus bas dans le flux de réponse.


                                      • Marianne Marianne 10 mai 2009 11:28

                                        « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » est-il écrit dans la « Déclaration universelle des droits de l’homme » de 1789...

                                        Vous aurez corrigé : il ne s’agit pas de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) mais de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789)


                                      • herbe herbe 10 mai 2009 14:40

                                        Merci encore à l’auteur pour cet article et cette ébauche de réponse et à Marianne pour sa persévérance !
                                        Je suis partant pour bâtir un nouveau contrat social ...( Relire le commentaire de Marianne ci dessus ...)


                                      • Marianne Marianne 10 mai 2009 18:22

                                        En effet Herbe, nous pourrions réfléchir à un article à publier sur AV qui aurait pour thème une réflexion collective sur l’écriture d’un nouveau contrat social...
                                         
                                        Cela nous changerait des articles teintés de catastrophisme ou de complotisme, induits il est vrai par l’actualité, qui sont un peu paralysants et cela nous permettrait d’élaborer des réponses alternatives...

                                        Ainsi le sociologue et anthropologue Paul Jorion propose d’écrire une constitution réglementant la sphère économique qui selon lui tient aujourd’hui davantage de la loi de la jungle que de lois inspirées par l’intérêt général. Il propose aussi d’interdire la spéculation...

                                        J’avais pour ma part imaginer que ce contrat social pourrait commencer ainsi :

                                        Art.1 : Est affirmé le droit inaliénable de chaque individu à disposer d’un revenu décent pour vivre

                                        Art.2 : La défense et la protection de l’environnement de la Terre sont des priorités pour l’humanité…


                                      • herbe herbe 11 mai 2009 20:33

                                        Marianne, je reviens sur cet article un peu par hasard et je découvre votre nouveau commentaire, et oui la vie des articles est très limitée aussi sur avx !

                                        Ok pour votre ébauche, je propose que l’on s’inspire de toutes les bonnes idées déjà produites, si vous avez l’occasion de revenir par ici :

                                        http://www.framablog.org/index.php/post/2009/05/04/appel-pour-le-revenu-de-vie

                                        http://cidcspes.free.fr/p343.html

                                        http://www.lautrecampagne.org/article.php?id=34

                                        et même lui en avait parlé (même si j’ai un énorme doute connaissant l’opportunisme du bonhomme et comme on dit si il pleut et qu’il le dit c’est pas forcément faux) :
                                        http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/actualites_20/nicolas_sarkozy_propose_un_ 57529.html


                                      • Le péripate Le péripate 8 mai 2009 21:09

                                        Voilà ce qui arrive quand pouvoir politique et banques mêlent leurs intérêts. Nous n’avons pas besoin de la monnaie, les gens savent très bien sélectionner tout seul ce qui permet d’échanger. L’or, par exemple. Ceci est la vraie monnaie, une marchandise qui a certaines qualités.


                                        • plancherDesVaches 8 mai 2009 23:29

                                          Le péripate qui implore l’or.... Soit, son dieu....

                                          Sonnez trompette, résonnez tambour...

                                          Y’est pas loin du fond, le gars....


                                        • ZEN ZEN 8 mai 2009 22:56

                                          @ Léon
                                          De l’or pour Péripate ! (waouaf !)
                                          Pour les Incas, c’était tout sauf une marchandise...

                                          Une banque de droit divin...


                                          • chmoll chmoll 9 mai 2009 08:19

                                            La banque est donc à même d’envoyer des colis qui ont la même immunité que le courrier diplomatique. C’est à dire un laissez-passer pour une éventuelle contrebande de grand style puisque personne ne peut contrôler cette très puissante organisation. Elle a donc la possibilité d’envoyer, sans aucune restriction ni contrôle, dans le monde entier, pour eux-mêmes ou pour des clients fortunés : argent, or, armement, drogues…et j’en passe

                                            ça s’appelle la fléxibilité


                                            • Marianne Marianne 10 mai 2009 08:51

                                              Oui, c’est pourquoi d’une certaine façon on peut dire que les banques ne sont pas au-dessus des lois mais que les lois du système sont faîtes pour elles...


                                            • Luigi Chiavarini Luigi Chiavarini 9 mai 2009 09:38

                                              Ce qui est gênant dans ce modèle, dans lequel la BRI (ou BIS en anglais) a été mise en dehors de tout contrôle exogène et qui en plus se défini ses propres critères de contrôle (Comité de Bale (Basel))  est que , contrairement à l’affaire Madoff ou la structure pyramidale a pu être démantelée et punie par l’état de droit, aucune aucune autorité qu’elle quel soit n’a de mandat pour intervenir et punir si il est avéré qu’une fraude ait été faite par les acteurs du système. Puisque la BRI est le haut la pyramide constitué en 2éme niveau par les banques centrales nationales, en troisième niveau par les institutions financières privée,... nous pourrions conclure que le système bancaire mondial dans son entièreté est au dessus de toutes les lois et est donc souverain et à ce titre réduit à l’état de serf corvéable à merci la population laborieuse, économiquement mal éduquée et hypnotisée par des média sous contrôle. Prenons comme exemple les milliards de subsides déversés ces dernières mois dans le système pour le sauvé (…en plus) que sont t’ils devenu ? Ses subsides c’est l’argent du contribuable, c’est la dette que nous léguons aux générations à venir ou sont ils ? Comme le dit Jacques Attali « Dès aujourd’hui il y a des tas de banquiers qui sont sortis de la crise parce qu’ils sont entrain de faire fortune sur le dos des contribuables » ou encore comme insiste Frédéric Lordon « les flots de liquidités déversés par les banques centrales s’arrêtent dans les banques et ne vont pas beaucoup plus loin… ». Alors que cet argent doit légitimement éviter de compter les 20 millions de chômeurs qui s’annoncent. Enfin pour répondre à la question comment remettre ce système dans un état de droit, la réponse est simple, elle est la même que celle que nos ancêtres ont donné à la question : comment sortir du despotisme absolu au siècle des lumières ?


                                              • frédéric lyon 10 mai 2009 09:19

                                                Cette banque (la BIS) n’est pas autre chose qu’une « chambre de compensation » internationale comme Clearstream (! !!!!).

                                                On a pas fini de rigoler sur Agoravox, car notre ami va attirer la curiosité de tous les Prix Nobel d’Economie que nous avons ici, qui n’ont pas fini de nous pondre des kilomètres de nartic au sujet de cette honorable établissement qui existe depuis des lustres et qui vivait pénardement jusqu’ici.

                                                Je n’apprendrais pas à quelqu’un qui, sans rire, nous précise qu’il est « professeur d’économie auprès d’investa euronext à Bruxelles » ce qu’est une chambre de compensation internationale.

                                                En revanche je m’etonne qu’il puisse écrire une telle ânerie :

                                                « A la lecture de ces accords passés on comprendra que toute entreprise qui peut créer de l’argent à partir de rien, qui ensuite demande des intérêts sur cet argent et bénéficie par-dessus le marché d’une liberté totale sans forme de contrôle..... »

                                                En effet, contrairement à ce que croient les ignorants, les banques ne créent pas de l’argent « à partir de rien », mais à partir des besoins de crédits de leurs clients.

                                                Alors, à moins de considérer les besoins de crédits des entreprises et des particuliers comme des « riens », il faudra bien que les idiots finissent par se rentrer dans le crâne que les banques créent de la monnaie à partir de quelque chose !

                                                Par ailleurs, La BIS n’est pas une banque au sens classique du terme et elle ne fait pas de crédit, sauf cas exceptionnel, donc ce n’est sûrement pas elle qui créera de « l’argent à partir de rien », comme se plaise à le croire les imbéciles.

                                                Car elle se borne à opérer, à la demande de banques et autres institutions financières, des compensations de mouvements de trésorerie afin de leur éviter d’avoir à procéder entre elles à de mutiples et fastidieuses transactions individuelles dans les deux sens.

                                                Encore un article bon pour la poubelle qui parait en première page d’Agoravox !


                                                • Luigi Chiavarini Luigi Chiavarini 10 mai 2009 09:45

                                                  Puisque vous m’adresser personellemnt permettez que j’en fasse de même.
                                                  votre intervention est tout à fait consternante pour un rédacteur qui se prétend seulement intéressé par ce qui se passe et ayant horreur des idées toutes faites.

                                                  Je sais très bien ce qu’est BIS , ce qui était moins connu est son status particulier « ay dessus de toute loi »


                                                • pdth pdth 10 mai 2009 21:21

                                                   La B.R.I est une institution internationale de régulation et de normalisation de de l’activité bancaire au niveau planétaire. La faire passer pour une banque , au sens commun du terme est un peu gros , ses seuls clients sont ses actionnaires  : les banques centrales (elle gère une partie de leurs réserves en devises étrangères). Un des buts de cet organisme est aussi de tenter une concertation des politiques monétaires.

                                                  Les salariés et les locaux de la B.R.I dispose d’un statut assez proche de celui de fonctionnaires internationaux ou de personnels diplomatiques.
                                                  Cela n’a rien d’original pour une organisation internationale.

                                                  Certains post me font penser à la célèbre phrase de Goebbels « Quand j’entends le mot culture je sors mon révolver » ici on remplace le mot culture par banque .....et nous n’en sommes pas loin.
                                                  La B.R.I est un organisme de régulation de l’activité bancaire dont il est probablement opportun de renforcer la position . Que l’ Etat Suisse n’ ait pas à intervenir dans son activité est normal , de quel droit la Suisse aurait à intervenir sur la régulation de l’activité bancaire internationale ?


                                                  • Furtive Sentinelle Furtive Sentinelle 11 mai 2009 18:54

                                                    Étant béotien en matière économique et à la lecture de certains commentaires, j’en déduis que

                                                    -) la banque centrale européenne BCE  qui n’est pas partie prenante dans cette « institution internationale » ne sert à rien sauf à émettre les valeurs du taux de l’argent

                                                    -) qu’elle ne compense rien ; mais s’engraisse sur notre dos –les contribuables et déposants

                                                    -) qu’elle ne régule rien et surtout pas les échanges entre les banques centrales des états du Vieux Monde déjà cités (sauf les States cela va de soi)

                                                    Encore un machin qui ne sert pas à grand-chose sauf à tenir en haleine les journaux télés qui attendent les oracles de Mr Trichet

                                                    Cette BIS doit être à l’origine du trivial jeu de mots le trou de Bâle

                                                    Quant aux monceaux d’argent papier n’ayant plus que leurs valeurs faciales ; il va bien falloir un jour prochain les rembourser et sûr que la BIS va être sollicitée pour nous présenter l’addition pour combler devinez quoi le T de B

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