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Philippe Pétain : l’improbable dictateur ou le dangereux destin d’un militaire

Encore célébré par François Mitterrand sous sa Présidence, le maréchal Philippe Pétain reste l’un des mystères de l’Histoire. Adulé comme vainqueur de Verdun et contributeur décisif à la victoire de la Première guerre mondiale, maréchal de France, académicien, ambassadeur, ministre, il a été le fossoyeur sans scrupule de la République et de la démocratie, et l’un des grands initiateurs de la collaboration avec l’oppresseur nazi sous l’Occupation.

Il y a soixante ans, le 23 juillet 1951, le maréchal Philippe Pétain s’éteignit à 95 ans à Port-Joinville, sur l’Île-d’Yeu, dans une maison où il avait été transféré le 29 juin 1951, après une lente agonie et de nombreuses pertes de mémoire et de lucidité. Une date qui n’est évidemment pas à célébrer mais qui me donne l’occasion de revenir sur ce militaire déchu très particulier.


Décrié… mais parfois célébré

Aujourd'hui, Pétain est globalement décrié, et je fais partie de ses nombreux détracteurs (ce qui est assez facile avec le recul de l’Histoire). Il a été un énorme malheur pour la France. Une épine qui a profondément blessé la République et la démocratie. Qui a meurtri la France. Cela dit, je voudrais vous rappeler très succinctement son destin très contrasté. Et encore propice aux polémiques, si on en juge par exemple par la lecture de sa fiche sur Wikipédia.

Je ne veux pas ici polémiquer, car je pense que "nous" pouvons être tous d'accord sur le fait que l'Histoire a factuellement porté un jugement définitif sur cet odieux personnage : sa condamnation à l’indignité nationale le 15 août 1945. Et sa condamnation à mort un peu hypocritement suivie d’une recommandation de ne pas exécuter la sentence.

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Pourtant, régulièrement jusqu'en 1993, François Mitterrand envoyait discrètement une gerbe de fleurs sur sa tombe (gerbe payée par les contribuables)... jusqu'à ce que cela se sût et que le passé trouble de Mitterrand (francisque, Bousquet etc.) refît surface. Ses prédécesseurs De Gaulle, Pompidou et Giscard d’Estaing avaient fait de même pour commémorer respectivement le 50e, 55e et 60e anniversaire du 11 novembre 1918. Pas Jacques Chirac. Ni évidemment son successeur ni les prochains.

De Gaulle préférait voir dans l’étrange trajectoire de Pétain un gâtisme avancé : « Les années, par-dessous l’enveloppe, avaient rongé son caractère. L’âge le livrait aux manœuvres de gens habiles à se couvrir de sa majestueuse lassitude. La vieillesse est un naufrage. Pour que rien ne nous fût épargné, la vieillesse du maréchal Pétain allait s’identifier avec le naufrage de la France. » ("Mémoire de guerre, l’Appel"). Cette vision plutôt idyllique de la personnalité de Pétain ne correspond cependant pas à la réalité historique. De Gaulle a préféré rapidement tirer un trait pour rassembler le plus possible le peuple d’après-guerre, car il voulait encore gouverner.


Militaire de second rang jusqu’à la retraite…

Je voulais juste vous parler de dates. Que les destins, cela tient parfois à peu de choses. En bien (car il fut le vainqueur de Verdun quand même) comme en mal (1940-1944).

Pétain est né le 24 avril 1856. Il a fait Saint-Cyr (admis 403e sur 412 en 1876 et sorti 229e sur 336 en 1878), puis une carrière militaire classique et pas très brillante. Il a été enseignant et s'opposa à l'esprit revanchard très répandu chez les militaires à la suite de l'échec de 1870 (il s'opposa notamment à Foch sur les tactiques envisageables). Resté apolitique, il soutenait plutôt le capitaine Alfred Dreyfus tout en acceptant l’éventuel sacrifice de ce dernier pour sauver la réputation de l’armée.

Nommé colonel le 31 décembre 1910, Pétain rencontra le 8 octobre 1912 pour la première fois le sous-lieutenant Charles De Gaulle à sa sortie de Saint-Cyr à Arras où il commandait le 33e régiment d’infanterie. En juillet 1914, il allait prendre sa retraite comme simple colonel à 58 ans. Après, on n'en aurait plus jamais entendu parler.

Paul Valéry lui fit remarquer par la suite : « Vous alliez quitter cette armée, Monsieur, abandonner la carrière qui avait séduit votre jeunesse et rempli votre vie ; et goûter les mélancoliques douceurs de la retraite, puisque vous avez cinquante-huit ans, quand l’heure sonne. Le sang de l’archiduc a coulé. Les derniers moments de la paix sont venus. ».

En effet, le 3 août 1914, ce fut le début de la Grande Guerre. Pétain reprit alors du service par le commandement d'une brigade d’infanterie, fut vite promu général de brigade le 27 août 1914, puis général de division le 14 septembre 1914 et enfin général de corps d'armée le 20 octobre 1914. Il commença à être connu et reconnu comme un officier qui cherchait avant tout à épargner les vies humaines. Assez nouveau et assez progressiste donc (on garde cependant la nausée quand on connaît la suite). Rappelez-vous : à l'époque, la fleur au fusil, avec ces subtils pantalons rouges, nos Poilus partirent l'été pour n'en faire qu'une bouchée, de l'ennemi allemand, et comptaient bien revenir avant la fin de l'année, pour fêter Noël... Chair à canon...


Vainqueur de la Première guerre mondiale

Le 21 février 1916, il y a plus de quatre-vingt-quinze ans, Pétain commanda les troupes françaises à Verdun. Après dix mois de terribles combats, il remporta la victoire. Le 15 mai 1917, après le renvoi de Joffre puis de Nivelle, il est appelé à 61 ans par Clemenceau, Président du Conseil ("le Tigre"), à la tête des armées françaises afin de stopper le total mépris de ses prédécesseurs pour les pertes en vies humaines (entre cent et deux cent mille hommes périrent au Chemin des Dames du 16 au 21 avril 1917).

Pour reprendre du terrain, Pétain a rédigé cette directive le 12 juillet 1918 : « La surprise tactique sera obtenue soit par la soudaineté de l’attaque à la faveur d’une préparation par l’artillerie et l’aviation de bombardement aussi brève et aussi violente que possible, soit sans préparation à la faveur de l’action de rupture des chars d’assaut ouvrant la voie à l’infanterie et à l’artillerie. Le rôle de l’aviation est de la plus haute importance. ».

Huit jours après la fin de la guerre, le 19 novembre 1918, il est nommé Maréchal de France, qui est la plus haute distinction militaire. À 62 ans. Et a reçu le bâton étoilé à Metz le 8 décembre 1918 des mains du Président Raymond Poincaré. Avec Foch, Pétain fut salué comme le vainqueur.

À l’origine progressiste dans les idées militaires, il "rédigea" quelques ouvrages dont le "nègre" fut Charles De Gaulle alors colonel. Plutôt favorable à la guerre défensive et à la ligne Maginot à laquelle il s’était rallié, Pétain s’opposait aux idées de De Gaulle qui voulait concentrer dans les divisions blindées les chars légers capables de se déplacer rapidement.

Il succéda à Ferdinand Foch le 20 juin 1929 (à 73 ans) à l'Académie française, reçu par Paul Valéry le 31 janvier 1931. Il bénéficiait alors d'un prestige personnel exceptionnel. Il prit sa retraite de commandant en chef des armées le 9 février 1931 (à 74 ans) remplacé par Maxime Weygand. Du 9 février au 8 novembre 1934 (à 78 ans), il resta quelques mois Ministre de la Guerre. Il fut également quatre jours Ministre d’État dans le gouvernement de Fernand Bouisson le 1er juin 1935.


L’ambition sénile ?

Le 2 mars 1939 (à 82 ans), il fut nommé par Édouard Daladier ambassadeur de France à Madrid, auprès de Franco récemment devenu maître de l'Espagne avec pour mission de négocier la neutralité de l’Espagne en cas de guerre (Franco refusa l'entrée sur son territoire des troupes allemandes alors qu'il était enclin idéologiquement à leur venir en aide ; en pratique, les résistants français passèrent par l'Espagne pour gagner Londres).

De Gaulle craignait à l’époque que Pétain se transformât en arriviste : «  Il accepterait n’importe quoi, tant le gagne l’ambition sénile. » alors que dans "Mémoire guerre", il expliquait plus tard : « Trop fier pour l’intrigue, trop fort pour la médiocrité, trop ambitieux pour être arriviste, il nourrissait en sa solitude une passion de dominer, longuement durcie par la conscience de sa propre valeur, les traverse rencontrées, le mépris qu’il avait des autres. ».

Et il poursuivait ainsi, pour préfigurer 1940 : « Et voici que, tout à coup, dans l’extrême hiver de sa vie, les événements offraient à ses dons et à son orgueil l’occasion tant attendue de s’épanouir sans limite, à une condition, toutefois, c’est qu’il acceptât le désastre comme pavois de son élévation et le décorât de sa gloire. ».

Le 17 mai 1940 (à 84 ans), il entra au gouvernement de Paul Reynaud comme Vice-Président du Conseil. Le 14 juin 1940, le gouvernement se réfugia à Bordeaux après l'arrivée des troupes nazies à Paris.

Le 16 juin 1940, Albert Lebrun, le Président le plus ballot de toutes les Républiques françaises (qui connut 1934, 1936 et 1940), jugeant à tort que les ministres étaient majoritairement favorables à l'armistice (ce qui se révéla faux), nomma par conséquent son principal protagoniste, Pétain, à la tête du gouvernement. « Sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur. », s’est-il cru obligé de dire le lendemain avec sa fameuse voix chevrotante, ajoutant comme une trahison pour de nombreux combattants : « C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat. ». L'armistice fut signé le 22 juin 1940 (entrant en vigueur le 25 juin 1940). Le 1er juillet 1940, il s'installa à Vichy.

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Pendant ce temps, homme politique habile, combinard, Pierre Laval manœuvrait afin d'atteindre le pouvoir suprême via Pétain. Pourtant socialiste, Laval réussit alors à faire un véritable coup d’État qui remit en cause l'idée républicaine dès le 10 juillet 1940. La loi constitutionnelle mit fin à la IIIe République et attendait de Pétain la rédaction d’une Constitution qu’il ne proposa jamais (souhaitant attendre la fin de la guerre). Ce régime dit de Vichy (bien malgré les habitants de cette ville thermale) se fit appeler "État français" à défaut d’autre chose.


Dictateur sciemment antisémite surgi des profondeurs de la "race"



Dans son éloge au maréchal Foch, malgré sa prudence politique légendaire, Pétain exprimait déjà un nationalisme assez particulier : «  Une fois de plus, à une heure grave de son histoire, la France a vu surgir des profondeurs de la race, pour réunir, diriger et exalter ses forces combatives, une haute intelligence et un grand caractère. Car, en définitive, la force de la pensée et celle de la volonté, sont les traits essentiels de la physionomie de Foch. ».

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Avec sa "Révolution nationale", Pétain devint seul maître à bord, rencontra à sa demande Hitler à Montoire le 24 octobre 1940 où il engagea résolument la France dans une collaboration active avec les nazis (« Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J’en ai accepté le principe. » ; 30 octobre 1940) et favorisa la politique de discrimination exécutée par Laval, lui-même soutenu sur le plan intérieur par les nazis. Il se comporta en véritable dictateur, réprimant les libertés individuelles, usant et abusant de son pouvoir de faire seul la loi, parfois antidatée et rétroactive pour envoyer à la mort des communistes.

Grâce à une habile campagne mêlant culte de la personnalité, paternalisme, pseudo-patriotisme de pacotille et voyages en province, Pétain a même pu s’assurer au début d’une certaine popularité auprès de la population, dont il est très difficile de connaître la sincérité, avec par exemple ce troublant déplacement de Pétain à Nancy le 26 mai 1944 suivi de l’arrivée de De Gaulle sur cette même place Stanislas le 25 septembre 1944 (voir photos).

On sait aujourd’hui que Pétain, loin d’être un vieux gâteux manipulé par Laval, a été le premier antisémite de France, alors que l’antisémitisme était très répandu. Il a mis douze jours seulement (après le vote de ses pleins pouvoirs) pour promulguer une loi retirant la nationalité françaises aux Juifs. Moins de deux semaines !

Selon le livre de Paul Baudoin, qui fut son Ministre des Affaires étrangères, lors du Conseil des ministres du 1er octobre 1940, où il fut question de faire un statut des Juifs : « C’est le maréchal qui se montre le plus sévère. Il insiste en particulier pour que la justice et l’enseignement ne contiennent aucun Juif. » ("Neuf mois au gouvernement, avril-décembre 1940", éd. de la Table Ronde, 1948).

Une réalité désormais confirmée depuis le 3 octobre 2010 par la publication par Serge Klarsfeld du texte original du projet de loi instaurant le statut des Juifs (promulguée le 3 octobre 1940) rédigé par son Ministre de la Justice Raphaël Alibert et annoté par Pétain lui-même dans un sens plus répressif (voir photos).

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Le pire a été que les nazis n’avaient jamais réclamé à la France un tel statut, tout comme ils n’avaient pas demandé de déporter les 16 et 17 juillet 1942 des enfants juifs à la rafle du Vel’ d’Hiv qui a été heureusement commémorée par Jacques Chirac le 16 juillet 1995.

La question de la responsabilité réelle de Pétain trouve une réponse dans son allocution du 30 octobre 1940 après Montoire : « Cette politique est la mienne. Les ministres ne sont responsables que devant moi. C’est moi seul que l’Histoire jugera. Je vous ai tenu jusqu’ici le langage d’un père : je vous tiens aujourd’hui le langage du chef. Suivez-moi ! Gardez votre confiance en la France éternelle ! ». Et l’Histoire a jugé.


L’heure des comptes

Le 20 août 1944, les nazis le déportèrent à Sigmaringen puis, il retourna selon sa volonté en France le 26 avril 1945. Son procès commença le 23 juillet 1945. Le 15 août 1945 (à 89 ans), il fut condamné à mort mais sauva sa tête en raison de Verdun et de son grand âge et fut finalement interné à l'Île d'Yeu jusqu'à sa mort.

Que Pétain fût nationaliste et qu'il profitât des circonstances de la débâcle pour appliquer ses idées contre-républicaines, c'est compréhensible.

Que Pierre Laval, à l’origine homme politique respectable et expérimenté, mais plus ambitieux que soucieux de ses convictions ou de l’intérêt national, ou plutôt, pragmatique jusqu’à la trahison (« Je souhaite la victoire de l'Allemagne, parce que, sans elle, le bolchevisme, demain, s’installerait partout. » ; 22 juin 1942), en profitât pour essayer d'en tirer – odieusement– parti et avoir le pouvoir personnel à force de combines et de manœuvres, c'est encore compréhensible (je recommande la biographie de Pierre Laval par son gendre, René de Chambrun).


Pourquoi le naufrage de la IIIe République ?

Pour moi, la vraie question restera la suivante. Alors que IIIe République ne fut pas déstabilisée entre 1914 et 1918 où tous les partis se sont regroupés derrière Clemenceau pour combattre l'ennemi, pourquoi s'est-t-elle effondrée en 1940 ?

Pétain avait lui-même apporté une (fausse) réponse le 20 juin 1940 en désignant le Front populaire : « Depuis la victoire [1918], l’esprit de jouissance l’a emporté sur l’esprit de sacrifice. On a revendiqué plus qu’on a servi. On a voulu épargner l’effort ; on rencontre aujourd’hui le malheur. » mais en oubliant un peu trop vite, comme l’ont justement rappelé Léon Blum et Édouard Daladier au cours de leur procès à Riom en mars 1942, que la défaite provenait justement des responsables du haut commandement militaire qui avaient très mal conseillé les gouvernements d’entre-deux-guerres.

Mon début de réponse serait assez simple : pas à cause des structures (des institutions qui furent les mêmes, même si, tout au long des années 1930, on a cherché à les réformer pour donner plus de pouvoir à l’Exécutif, notamment André Tardieu qui échoua dans cette tentative), mais à cause des personnes, du personnel politique, de la classe politique...

Et soudain une inquiétude pointe dans mon esprit : et si une nouvelle débâcle survenait maintenant, quelle serait la réaction des actuels leaders de notre classe politique ? Toujours facile de demander : "et en 1940, vous auriez fait quoi ?". Ma question se retourne : serions-nous comme en 1914 ou comme en 1940 ?

C'est un critère. Pour le choix à la future élection présidentielle de 2012. D'imaginer ce que feraient les différents candidats en pareil cas.

Bien sûr, rien n'est statique. Et les personnes peuvent changer. Peuvent bouger. Dans un sens comme dans un autre.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (23 juillet 2011)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
L’anti-Pétain.
Quelques discours de Pétain et de Laval (1940-1942).

Réception de Pétain à l’Académie française (31 janvier 1931).

Discours de Paul Valéry recevant Pétain (31 janvier 1931).



(Illustrations : 1° Pétain à son procès le 23 juillet 1945 ; 2° Pétain avec Pierre Laval ; 3° Affiches de propagande anti- ou pro-Pétain ; 4° L’affligeante rencontre Pétain-Hitler ; 5° Les annotations manuscrites personnelles de Pétain au projet de loi sur le statut des Juifs le 1er octobre 1940 ; 6° Pétain sur le balcon de l’Hôtel de Ville de Nancy le 26 mai 1944, quelques mois avant la libération de la ville et la venue de De Gaulle le 25 septembre 1944).

Documents joints à cet article

Philippe Pétain : l'improbable dictateur ou le dangereux destin d'un militaire



par Sylvain Rakotoarison (son site) samedi 23 juillet 2011 - 32 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par jaja (---.---.219.129) 23 juillet 2011 09:28
    jaja

    "Et soudain une inquiétude pointe dans mon esprit : et si une nouvelle débâcle survenait maintenant, quelle serait la réaction des actuels leaders de notre classe politique ? Toujours facile de demander : "et en 1940, vous auriez fait quoi ?« . »

    Il me semble que pour répondre à votre question il suffit d’examiner attentivement ce qu’ont fait dans le passé nos actuels leaders politiques pour savoir ce qu’ils feraient demain... et surtout ne pas se fier à leurs déclarations d’intention, programmes etc...

    Ainsi Pétain n’était pas avant 1940 que le « héros » victorieux du premier conflit mondial mais aussi le boucher « fusilleur » des mutins du Chemin des Dames... Déja un criminel....

  • Par GillesR (---.---.69.203) 23 juillet 2011 09:49

    Très bon article.


    Sinon, vous allez vous attirer les foudres du PS qui ne manquera pas de voir la continuité du complot destiné à plomber leurs primaires smiley 

    Allons monsieur l’auteur, rappeler que Laval était socialiste et que leur grand, leur immense chef de file, leur « vainqueur », celui qui leur a donné le goût des palais dorés, des R25 puis des safranes, des magouilles financières et qui leur a permis d’oublier le sens du mot socialiste, j’ai nommé l’immense François Mitterrand et un coup porté très bas aux forces progressistes de la nation
  • Par arobase (---.---.55.71) 23 juillet 2011 18:45

    je ne suis pas socialiste ni juif mr frédo, mais vos posts divers et avariés sur ce site, antisémites à l’occasion et mensongers toujours ?


    si la droite n’avait pas été collabo ça se saurait. vous allez citer quelques noms ? et alors ? les résistants en majorité étaient de droite ?

    dans 50 ans vous direz que la gauche française d’aujourd’hui était de droite puisque Eric besson l est devenu ? 

    rien n’est plus exécrables et malhonnête que le principe qui consiste à dire le plus c’est gros , plus ça passe. 

    vous êtes payés par qui ? 
  • Par Spip (---.---.196.46) 24 juillet 2011 12:21
    Spip

    Une des causes motrices, peut-être LA cause, me semble avoir été l’avènement du communisme.

    Déjà en 1917, la paix séparée entre la Russie de Lénine et l’Allemagne avait libéré beaucoup de divisions allemandes qui se sont reportées illico sur le front Ouest. Les alliés n’avaient pas apprécié, bien sûr...

    Après, la confiscation réussie du prolétariat par Hitler, au dépens du PC allemand (la SA comptait beaucoup d’anciens communistes dans ses rangs) a suscité l’intérêt de nos industriels et d’une bonne partie de la droite.

    Donc l’ennemi historique, en 1939, avait des admirateurs chez nous, ce qui n’était pas du tout le cas en 1914. Le ver était dans le fruit.

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