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Accueil du site > Tribune Libre > Plaidoyer pour les lanceurs d’alerte Philippe Even et Bernard (...)

Plaidoyer pour les lanceurs d’alerte Philippe Even et Bernard Debré

Les professeurs de médecine Philippe Even et Bernard Debré font l’objet depuis trois semaines, d’un tir de barrage médiatique sans précédent, à la suite de la publication de leur ouvrage sur les « 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux », de la part de l’industrie Pharmaceutique au premier chef, mais aussi des autorités de Santé, d’un certain nombre « d’experts » et d’une partie du monde médical, dont ils écornent courageusement le corporatisme coupable, l’opacité et dénoncent les compromissions.

Cette levée de boucliers du monde médical n’est pas sans rappeler celle dont fût victime Irène Frachon, lorsqu’elle a osé mettre en accusation les Laboratoires Servier, dont les deux professeurs reconnaissent qu’elle fût à l’origine de leur décision d’écrire ce livre pour « réveiller les médias et les politiques », tout comme la décision de Nicolas Sarkozy de leur confier la rédaction d’un rapport sur le Mediator, dont leur dernier livre est le prolongement naturel.

Tout comme Irène Frachon, ce sont des lanceurs d’alerte, qu’il faut soutenir contre un système de Santé Publique tout puissant, dans lequel, selon les auteurs, l’incompétence et l’irresponsabilité le dispute à la corruption.

 

Un scandale de Santé publique

Bernard Debré,et Philippe Even, ont révélé dans leur dernier livre « Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux », aux éditions du Cherche midi, sorti le 13 Septembre, « qu'un médicament sur deux est inutile » ; pire : si 50 % d’entre eux sont inutiles, 20 % présentent des risques et 5% présentent une dangerosité très importante pour la santé et entraînent, selon philippe Even, 100 000 hospitalisations et 20 000 décès par an.

Cet énorme scandale politico-sanitaire n’a pas tardé à susciter l’ire de l’industrie pharmaceutique, du ministère de la Santé, de ses agences et « experts ». Ils auront fort à faire pour tenter de limiter la révélation de leurs petites et grandes compromissions que met en lumière ce livre salutaire, rédigé par deux autorités reconnues de la Santé Publique :

- Philippe Even est Professeur émérite à l'Université Paris Descartes, pneumologue, Président de l’Institut Necker, a participé à de nombreuses commissions scientifiques de l’INSERM et du ministère de la Santé. Il a aussi été représentant de la France à Bruxelles et chargé de missions scientifiques aux États-Unis.

- Bernard Debré est Professeur ,urologue, membre de la Société française de chirurgie, des sociétés française, européenne et internationale d'urologie ; Il a été Chef du service d'urologie à l'hôpital Cochin (1990). Il est député UMP et membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) depuis mars 2008.

- Philippe Even et Bernard Debré sont aussi les auteurs du rapport sur la réforme du système du médicament commandé par la Présidence de la République à la suite à l'affaire du Mediator, et remis au Ministre de la Santé le 16 mars 2011 ; leur expertise et leur indépendance sont incontestables, et ils avaient déjà souligné à l’époque, que l’affaire du Mediator était « beaucoup plus qu’un incident isolé ».

Cet ouvrage d’information s’adresse directement aux patients et aux praticiens et constitue le premier travail d’expertise critique et indépendant qui aurait dû être conduit par les autorités sanitaires depuis au moins 20 ans, mais bien sûr, ne l’a jamais été. Philippe Even et Bernard Debré ont choisi la voie médiatique plutôt que celle d’un rapport parlementaire, dont ils savent par expérience, la destinée qui leur est habituellement réservée. On ne saurait leur faire grief d’exposer au grand jour un sujet qui interroge à la fois la Santé et les deniers de l’ensemble de la Nation.

C’est le débat crucial qu’ont eu le courage d’ouvrir Philipe Even et Bernard Debré, en en exposant les termes sur la place publique : c’est un problème citoyen qui ne saurait plus être réservé à des politiques, et encore moins à des experts dont l’indépendance est douteuse.

 

Le pillage de la Sécurité Sociale

75% de ces médicaments, recensés dans le livre, sont remboursés par la Sécurité sociale dont une large partie de médicaments inutiles, de « me too » et de médicaments sur-prescrits (jusqu’à 8 à 10 fois). A l’heure où les déficits s’accumulent et plombent tout espoir de reprise de la croissance, ce livre salutaire pointe sans concession le scandale de la dilapidation des deniers publics et le véritable pillage des caisses de la Sécu par une industrie pharmaceutique dont les auteurs signalent eux-mêmes qu’elle est, en France, « la plus lucrative, la plus cynique, la moins éthique de toutes les industries ». Le déremboursement de ces médicaments, rapporteraient immédiatement 10 à 15 milliards d’euros à la Sécurité Sociale : de quoi redresser les comptes de l’Assurance Maladie pour longtemps et sauver le système de Santé ; François Hollande et sa Ministre de la Santé Marisol Touraine seraient bien avisés de se pencher sur cette source d’économies représentant à elle seule la moitié des 30 milliards qui font défaut au budget de l’état en 2013 ;

Martin Hirsch ne s’y est pas trompé ; il salue la démarche et souligne la nécessité d’ouvrir un débat trop longtemps étouffé, et que Philippe Even et Bernard Debré ont eu le courage de soulever : « Au moment où l’on traque les déficits publics, dans une situation socialement si difficile, se pose une question simple : le choix entre rogner sur des prestations indispensables aux plus vulnérables ou chercher à économiser 5 à 10 milliards d’euros sur des dépenses pharmaceutiques parmi les plus élevées au monde, incluant des médicaments, comme le rappelle ce livre, et comme l’a démontré le scandale du Mediator, au mieux inutiles ou efficaces, au pire dangereux ».

 

Un système au mieux incompétent, au pire corrompu par l’industrie pharmaceutique

Les auteurs fustigent un système gangréné par « le laxisme, la démagogie, l'incompétence et la corruption".

Les protestations de l’organisme professionnel qui fédère et représente les laboratoires pharmaceutiques (LEEM) ne se sont pas fait attendre, dénonçant « amalgames et approximations », sinon « une confusion regrettable et néfaste à l’égard des autorités sanitaires, des médecins et de l’ensemble des salariés des entreprises du médicament » ; on comprend leur inquiétude de voir mis en cause « les 20 % de bénéfices qu'elle (l’industrie pharmaceutique) s'accorde chaque année … En 3 ans et demi, elle double son capital et elle le quadruple en sept ans ».

Une industrie prédatrice qui a brillamment manœuvré en mettant en place un système imparable pour assurer des revenus toujours plus importants à ses actionnaires, dans un contexte où les découvertes de nouvelles molécules efficaces se sont drastiquement réduites ces 20 dernières années :

- Inventions de nouvelles maladies et affections créées de toute pièce ; le nombre d’hypertendus, d’hypercholestérolémiques, d’ostéoporotiques sans parler des déprimés chroniques, est en progression inflationniste.

- Lancement de « produits de prévention » destinées à des personnes en bonne santé pour prévenir des risques parfaitement illusoires. Le Professeur Philippe Even dénonce notamment les statines prescrits dans la prévention du cholestérol, « avalés par 3 à 5 millions de Français", qui coûtent "à la France 2 milliards d'euros par an … et complètement inutiles ».

- Copies d’anciennes molécules relookées qualifiées de « 2ème ou 3ème génération » pour palier leur passage dans le domaine public, mais avec des risques multipliés par 3 ou 4 et en dénigrant les molécules originales … plus anciennes mais beaucoup moins chères. On retiendra l’exemple de la metformine (1959) et de certains sulfamides (1956) avec un coût de 10 à 20 centimes d’euro par jour, remplacés par l’Avandia, l’Actos, le Byetta et plusieurs gliptines, moins efficaces et présentant des risques mortels, mais rapportant infiniment plus à l’industrie pharmaceutique : le coût de la metformine multiplié par 60 !

Bruno Toussaint, de la revue médicale indépendante Prescrire, confirme ce constat accablant d’une logique de Marché dominant le système de Santé : « La grande majorité des nouveaux médicaments n'apportent rien en terme de progrès » tandis que l’opacité est entretenue sur leurs effets indésirables.

 

L’insoutenable légèreté de l’état

Les organismes d’état et le ministère de la Santé ne sont pas épargnés : l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), ancienne AFSSAPS rebaptisée après l’affaire Mediator, pour se refaire une « virginité », est très justement épinglée :

-  Un système de contrôle « opaque » des molécules mises sur le marché.

- Un système pour le moins « douteux » de délivrance des AMM.

- Des problèmes de conflits d’intérêt de ses experts toujours pas réglés, après l’affaire du Mediator.

- Une certaine « complaisance » coupable vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique, qui semble avoir d’autres raisons que le simple souci de la Santé Publique.

Philippe Even, quant à lui, n’y va pas par quatre chemins : « Plus de la moitié des experts de nos commissions ministérielles d’évaluation des médicaments sont très étroitement liés financièrement à l’industrie pharmaceutique. Au point que certains présidents des commissions de l’ancienne étaient liés par dix à cinquante contrats avec l’industrie pharmaceutique ».

Les réactions des responsables de la Santé, Ministres de la Santé actuel ou passé, directeur général de l’ANSM, sont éloquentes, tant elles sont caricaturales de la désormais trop célèbre formule « responsables mais pas coupables ».

- Roselyne Bachelot remet en cause la légitimité des Professeurs Philippe Even et Bernard Debré à aborder ce dossier et tente de justifier maladroitement le « déremboursement régulier des médicaments par les services en charge de ces questions » … tout en reconnaissant qu’il faudrait faire plus : que ne l’a-t-elle fait lorsqu’elle était en responsabilité au lieu d’appliquer le principe de précaution à un pseudo risque de pandémie grippale H1N1 dont le coût s’est élevé à des centaines de millions d’euros, en pure perte.

- Marisol Touraine fait montre d’une gêne encore plus sensible et botte en touche : mettre le débat sur la place publique n’est pas la meilleure méthode ; l’industrie pharmaceutique est seule responsable !

- Xavier Bertrand … est aux abonnés absents : il se garde bien de réagir, comme la plupart des ex Ministre de la Santé essentiellement occupés à dégager leur responsabilité dans une situation totalement intolérable et inique.

- Le professeur Maraninchi, directeur général de l’ANSM se contente quant à lui de défendre son bilan.

Chacun jugera de l’insincérité et de la parfaite indigence de ces protestations d’irresponsabilité. C’est tout le système qui doit être remis à plat, comme le préconise Philippe Even  : « Nos commissions d’évaluation tournent en rond, laissant passer des molécules inefficaces et dangereuses alors qu’elles savent que les essais cliniques réalisés par l’industrie sont biaisés, truqués, mensongers, masquant les dangers, amplifiant les effets positifs. Quant à la pharmacovigilance qui devrait permettre de suivre attentivement les médicaments pour repérer les accidents, il s’agit davantage d’une pharmaco-somnolence … »

 

Ainsi, face à l’entreprise de dénigrement de la démarche salutaire et courageuse de Philippe Even et Bernard Debré, il est essentiel à nos yeux de leur apporter le soutien de praticiens de la Santé et de citoyens responsables.

 


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86 réactions à cet article    


  • Romain Desbois 17 octobre 2012 10:36

    et dire qu’ils ont tous été testés sur les animaux.

    En fait on aurait à pile ou face , l’on aurait eu le même résultat .

    L’expérimentation animale est une hérésie scientifique !!!!

    Des lanceurs d’alerte, scientifiques du CNRS se battent contre ce scientisme :

    Antidote-Europe

    voir vidéo de l’explication de ce scientisme : la bonne science contre la mauvaise science


    • bbhepar bbhepar 17 octobre 2012 12:27

      malheureusement il y a beaucoup de médicaments, notamment les psychotropes, qui sont uniquement testés en double aveugle sur les hommes. Et après leur autorisation de mise sur le marché, les hommes continuent à être les cobayes de ces dangereux poisons !!!


    • foufouille foufouille 17 octobre 2012 12:32

      pas tous

      « L’expérimentation animale est une hérésie scientifique !!!! »

      des fois c’est necessaire comme avec les souris dont la moelle epiniere qui refonctionne
      tu sert de cobaye ?
      (c’est non imposable)


    • Romain Desbois 17 octobre 2012 23:25

      foufouille

      Tu es puant !

      Parce que toi tu veux servir de cobaye ?

      tu te rends compte que tu as une mentalité de nazi ?


    • esteban 18 octobre 2012 17:51

      « mentalité de nazi »

      Ce qu’il faut pas lire parfois.
      Prend la porte de suite, ca ira plus vite....


    • Romain Desbois 19 octobre 2012 00:19

      esteban

      Quand on accepte voire cautionne le fait que d’autres se font torturés sous prétexte qu’ils osnt différents, tu appelles ça comment toi ?

      Moi j’appelle ça une mentalité de nazi.


    • 65beve 17 octobre 2012 11:01

      Si ces deux types ne reversent pas les bénéfices attendus de ce livre à des œuvres caritatives alors on pourra dire qu’ils on atteint leur but : s’en foutre plein les poches.
      En effet, ça veut dire quoi ?
      Si je veux connaitre l’influence du médicament que je prends depuis 20 ans sur mon organisme, je dois débourser quelques euros. Vous multipliez ça par le nombre considérable d’hypocondriaques et vous arrivez à une belle somme.
      En vérité, ces deux guignols n’avaient qu’à utiliser un blog où tout le monde aurait pu se renseigner gratos.

      bonne journée.

       


      • Romain Desbois 17 octobre 2012 11:52

        Vous savez bien que le faire-savoir est toujours plus important que le savoir-faire pour réussir dans la vie.


      • leypanou 17 octobre 2012 12:29

        @65beve :

        Vous avez raison : un blog touche plus de personnes qu’un livre !!!

        Commentaire ridicule :

        • on peut très bien en parler dans un blog et publier un livre en même temps
        • peut-on voir des gens lire un blog sur un sujet de plusieurs dizaines de pages ?

        L’objectif est de faire connaître le sujet au maximum de personnes possible. Avec un blog, ce n’est pas le cas.


      • 65beve 17 octobre 2012 17:22

        Leypanou,
        Ma mère qui a 88 ans préfère lire sur son écran parcequ’elle peut régler la taille des caractères.
        Si elle trouve qquechose d’intéressant, elle l’imprime pour en faire profiter ses copines.
        Je vous garantis que si la liste de ces médicaments est publiée sur le net, ça va être l’affluence, plus qu’avec le livre.
        cdlt


      • Bracam Bracam 18 octobre 2012 19:02

        Voyons, Leypanou, si 65beve nous dit que sa mère de 88 ans préfère lire à l’écran, ça doit être vrai pour la France tout entière, pffff


        J’adore sa manière de traiter de guignols deux personnalités que l’on espère compétentes et intègres, de mettre en cause leurs qualités et de les accuser de chercher à « s’en foutre plein les poches ». Lorsque tout ceci est aussi élégamment pensé et exprimé, nul doute que la vérité et la liberté de l’humanité avancent à grands pas. 

      • 65beve 19 octobre 2012 11:30

        @bracam,

        je persifle et signe.
        Pendant tout le temps que les copains politiques de Debré étaient au gvt, il aurait pu écrire son bouquin.
        Il aurait pu et dû aussi faire serrer la vis aux dépenses et salaires des praticiens. Mais chut ! ça aurait fait de la peine à Roselyne.
        Pipistrelle a dit la même chose plus bas.
        Mais je vous rassure, je ne me fais pas du tout l’avocat des grands groupes pour autant.
        cdlt

      • Bracam Bracam 19 octobre 2012 13:26

        65beve, 


        je préfère vraiment quelqu’un à qui l’on peut (on n’est pas obligé) rendre hommage pour un acte utile sans trop lui reprocher qu’il ne l’ait pas fait en temps et lieu déterminé par notre propre conviction. Ce qui me navre un peu par rapport aux publications au demeurant courageuses, c’est la manière dont le simple observateur s’érige en juge et partie d’une pièce de théâtre humain plus que complexe. Il n’est pas suffisant de renvoyer le critique à un fameux « on ne sait pas ce que vous auriez fait à la place de... », mais tout de même, je me pose cette question à titre personnel. Et je préfère mentionner l’aspect positif de la démarche, quand il existe, y compris lorsqu’il est le fait d’une « conversion » que certains jugent tardive. Il est sans doute toujours trop tard ou trop tôt ou inconvenant de faire quelque révélation que ce soit pour une majorité de gens soit mis en cause, soit peu concernés et convaincus par le battage médiatique des premiers que les dénonciations sont infondées pour toute sorte de pseudo raisons. Vous n’êtes peut-être pas touché par le problème, mais je sais pour ma part à quel point beaucoup d’entre nous ferment leur g... au quotidien plutôt dix fois qu’une, pour préserver un sens supportable à leur existence. Alors à haut niveau, on peut comprendre le silence que certains s’infligent contre leur conscience, et les remercier de le rompre avec courage un jour.



      • ddacoudre ddacoudre 17 octobre 2012 12:18

        bonjour

        merci pour cet article qui démontre si faire ce peut ce que j’avance souvent que nous ne survivrons pas à une comptabilisation de l’existence.
        http://ddacoudre.over-blog.com/article-ce-plan-comptable-qui-nous-fait-l-europe-111330768.html
        http://ddacoudre.over-blog.com/pages/nous-ne-pourrons-pas-survivre-a-une-societe-qui-ne-reduit-l-existence-humaine-qu-a-une-valeur-compta-7612473.html
        cordialement.


        • jymb 17 octobre 2012 13:17

          On peut juger que le liquide de frein de sa voiture est inutile, dans la mesure ou l’on s’amuse à cela dans son coin, chacun est maître de son destin
          Mais essayer de persuader les autres de faire la même chose en jouant les vertueux et les chevaliers blancs est gravissime,

          Je rappelle à l’auteur qu’en leur temps, les premières statines avaient été célébrées...par la revue Prescrire . il suffit de consulter l’historique de leur récompenses sur leur site internet !!


          • lionel 18 octobre 2012 07:58

            @jymb,


            Votre image est inepte. On n’est pas des bagnoles, les médicaments ne sont pas des liquides de frein. 

            Absurdissime ! 

          • Topo56 17 octobre 2012 13:24

            Meerci à l’auteur pour ce sujet enfin quelqu’un qui relaie un peu des hommes courageux qui sont obligés, seuls, de faire le travail que les journalistes ne font pas. 

            Il y en a assez de ces prescriptions médicamenteuses à tout bout de champ et sans aucune réflexion sur les risques qu’on prend. Pourtant on est bien averti avec les OGM par exemple et bien non, c’est pareil, on dit aux gens de se gaver de pilules (que nous avons créé artificiellement ) sans même avoir du recul sur certains médicaments, on leur dit que c est pour leur bien ; Maintenant ils inventent mêmes les maladies regardez les scandales (sang contaminé, vaccin hépatite B, grippe A...). On est tellement conditionné que si le médecin ne nous prescrit rien lorsqu’on va le voir alors on considère qu’il est incompétent. Le voilà le vrai trou de la sécu ! Et quand des gens donnent l’alerte , ont un minimum de bon sens ils ne sont pas protégés !
            Au lieu de gaver les gens d antidépresseurs inutiles et remboursés qui coutent une fortune et engraissent les labos, commençons par redécouvrir une pharmacopée plus saine et posons-nous les bonnes questions. Je trouve salutaire que deux professeurs prennent ce risque car leur position est bien difficile à tenir face à un corps entier affreusement lent et pourri de l intérieur par le blé des labos. . Tout ça me révolte...

            • esteban 18 octobre 2012 20:33

              Vous vous êtes inscrit pour poser des commentaires sur cet article ?

              Est-ce si important pour vous, ou êtes-vous de passage pour aller dans le sens du bouquin ?


            • totor101 totor101 17 octobre 2012 15:06

              Quand parlera t’on sérieusement du risque des interactions médicamenteuses ?


              • lulupipistrelle 17 octobre 2012 16:00

                « ...les lanceurs d’alerte Philippe Even et Bernard Debré... » ou les enfonceurs de portes ouvertes ? 

                Parce que ces braves types en fin d’éminentes carrières, c’est maintenant qu’ils se réveillent ? Bernard Debré , quandil était Debré Bernard ne s’est jamais manifesté pour alerter sa ministre et camarade Roselyne Bachelot...


                • ZenZoe ZenZoe 17 octobre 2012 16:19

                  Un point pour vous.
                  C’est vrai que leur carrière est plus derrière eux que devant, et qu’ils ne risquent finalement pas grand chose. Autrement plus courageuse la pneumologue Irène Frachon, à qui on en a fait voir de toutes les couleurs ! C’est peut-être vrai aussi que des considérations financières ont du guider leur choix du sujet.
                  Pour autant, mieux vaut tard que jamais on va dire, et on ne va pas jeter la pierre à ces deux compères qui font oeuvre de salubrité publique.


                • kettner 17 octobre 2012 18:20

                  Et si les dormeurs n’étaient pas ceux que vous désignez ?

                  Avertissement aux malades, aux médecins et aux élus
                    2002

                  Six ouvrages depuis 2001 pour Evene dont quatre en collaboration avec Debré.


                • Romain Desbois 17 octobre 2012 23:30

                  Ca fait très longtemps que Philippe Even dénonce les excès de notre système de soin.


                • curieux curieux 17 octobre 2012 23:45

                  lulupipistrelle a raison.
                  Debré a parlé en 2009 d’une gripette mais comme sa famille était au pouvoir, il n’a pas été plus loin et a laissé la grosse Bache donner 3 milliards aux labos et celà à nos frais. Pas de couilles au cul, ce mec


                • lionel 18 octobre 2012 07:47

                  Excellent commentaire Lulu,


                  Il y a une quinzaine d’année, je travaillais dans un Centre de lutte conte le Cancer. A l’époque, tous le monde chantait une contine, « au centre .... on ne soigne pas les gens on fait de l’argent ». Un jour le pharmacien, mon chef, avec qui nous avions des conversation sur des sujet divers dans le plus grand respect, me dit. « Lionel, 70% de ce qui se trouve ici est inutile... ». Les démarcheurs et démarcheuse médicale (ils devaient recruter pour les deux sexes chez d’anciens mannequins) débordaient alors de largesse incroyable ( je me rappel de quatre heure au champagne avec des casse croûte de grand grand traiteur qui livraient à la pharmacie. 

                  Bachelot, qui rappelons le a été inculpé pour empoisonnement (j’étais parmi ceux qui souhaitaient qu’elle soit jugée), après le scandale inoubliable de la « grippe porcine » qui devait nous éradiquer si l’armée ne nous vaccinait pas de force... 

                  Est-ce parce que toute notre société s’effondre que ces gens lancent l’alerte (c’est tard) ? N’auraient t’il pas fallu faire cela avant, lorsqu’il restait un peu de presse, libre du grand capital et que les journalistes étaient encore des journalistes et pas de communiquants incultes et des presstitués ? Alors que le système politique permettait un authentique débat et que la pensée unique n’était pas encore installée ?

                  On ne peu plus réveiller les « ténors » de la politiques aujourd’hui, trop d’entre eux ne méritent que la prison, l’opprobe populaire et le tribunal pour Haute Trahison. Quand à nos élus locaux, on va bientôt voir qui est affairiste, carriériste et qui est dévoué à la Vie et à la Vérité.
                   
                  Il n’y a plus qu’à nous réveiller.

                  Le problème dans ce pays, ce ne sont pas les immigrés (bien qu’il y en ai trop et trop de pillage surtout dans leur pays d’origine), le problème c’est nous tous, qui avons plus ou moins bouffé dans cette gigantesque escroquerie sociétale.

                  L’heure approche où nous ne pourrons plus nous satisfaire de nos propres mensonges et de de nos lâchetés. 

                  Personnellement, pas de médicaments depuis 17 ans, pas de nourriture industrielle, pas de télévision, plus de discussion politiquement correcte depuis aussi longtemps, révision complète de tout ce que l’on nous a inculqué, Qi Gong, arts martiaux, danse etc...


                • lionel 18 octobre 2012 08:06

                  Il faudrait rendre un hommage à tous ce médecins qui depuis vingt ans risquent leur carrière en dévoilant la vérité (ils n’ont d’ailleurs jamais eu le soutien de Debré et de son camarade) sur les médicaments, les vaccins, les méthodes pour piller la sécurité sociale (entre aide entre Français et étrangers en séjour ou en asile), tricherie scientifique etc... Pensons à Moulinier qui vient d’être interdit d’exercer.


                  Quand aux implications du livre cité par cet important article, elles ne peuvent être que juridique (inculpations, procès, peine carcérale ou travaux d’utilité publique), C’est le début possible d’une révolution tant le scandale est immense...

                  Mais nous allons voir les grandes orgues de la propagande médiatiques, ces jeunes abrutis dont on nous dit qu’ils sont les journalistes d’une « info sexy », vont relayer les mots d’ordres des laboratoires pharmaceutique Cri-mi-nels ! Allons nous dormir ?

                • lionel 18 octobre 2012 08:17

                  Merci de donner ces précisions. Si Debré fait parti de ces médecins, ces chercheurs courageux, intègres, alors pardon pour les commentaires désobligeants à leur égard. 


                • curieux curieux 18 octobre 2012 14:26

                  J’ajoute. Comme punition, Mme la Bache a été nommée à la commission de déontologie Jospin. Conclusion : les labos participent aux frais de campagne de nos politicards.


                • Bracam Bracam 18 octobre 2012 18:49

                  Propos ridicule, auquel je me fais un devoir de rajouter le mien à votre intention : et vous, je ne me souviens pas de vous avoir entendu sur ce sujet avant aujourd’hui, et pour quel effet, et avec quel risque encouru ? 


                  Vraiment consternant par cette manière tellement commune de dénigrer, dévaloriser, mépriser, conspuer, sans apporter la moindre preuve d’utilité sociale ni le plus petit début d’engagement pour faire évoluer des situations intolérables. Lamentable, mais comme vous faites partie de la meute, rien que de très normalisé en fait.

                • Bracam Bracam 18 octobre 2012 22:57

                  Heureusement qu’il y a la possibilité de cliquer sur « moins », ça renforce le lien social sur le mode du casse toi pauvre con, et l’idée que je me fais de certains individus de peu de valeur. Je me demande si je ne vais pas me faire une spécialité du texte qui excite les imbéciles, c’est très valorisant, puis ça donne aux forums une orientation certes souvent critiquée, rarement égalée lorsque la médiocrité trouve toute sa liberté, que la veulerie double aisément. Soit, je dois admettre sans doute que plus d’un censeur pratique le moins pour la simple raison que cette possibilité « d’expression » rapide existe, sans plus penser à mal. Peut-être qu’il faut admettre ce déplacement de l’argument dans le champ de l’exécution sommaire et de l’arbitraire toujours non argumenté. Peut-être.


                • eau-du-robinet eau-du-robinet 19 octobre 2012 00:23

                  @lionel

                  +++

                  Je bien apprécie votre témoignage qui couvre bien la réalité tout en soulignent incapacité de juger les responsables de ces supercheries ( voire empoisonnements) « médicamenteuses ».

                  Comme vous je ne touche plus aux médicaments depuis des dizaines d’années. J’ai essentiellement recours aux huiles essentielles et à la phytothérapie ... mais c’est assez rare !

                  J’ai regarde un reportage sur Cuba il y à environ un ans à la télé et due à l’embargo américain les cubains ont eu très peu recours aux médicaments de l’industrie pharmaceutique. Les cubains ont aujourd’hui essentiellement recours à la phytothérapie. Faute de médicaments disponibles, les cubains ont développé une phytothérapie remarquable ...


                • paul 17 octobre 2012 16:35

                  L’agence nationale du médicament -l’ANSM- dépend elle même de l’agence européenne du médicament, l’EMA .
                  La Cour des comptes européenne vient d’épingler 4 agences pour conflits d’intérêts, dont l’EMA .
                  Les 3 autres sont l’EFSA (sécurité alimentaire), l’EASA (sécurité aérienne), l’ECHEA (produits chimiques) .
                  Pour l’EMA, les rapporteurs s’étonnent que les dernières déclarations d’intérêts de certains experts montraient des incohérences claires avec les précédentes, et que l’Agence n’ait pas cherché de clarifications auprès des intéressés ...
                  Selon Corporate Europe Observatory, organisme de surveillance des agences européennes, ce rapport confirme " qu’il n’y a aucun système en place dans ces agences pour éradiquer les conflits d’intérêts, ou pour empêcher les fonctionnaires de profiter de passages public/privé entre agences et industries .
                  Le vers est donc dans le fruit, au sommet des autorités de contrôle européen, avec les 15 à 20.000 lobbyistes qui sont à l’oeuvre à Bruxelles .

                    blogs.rue89.com/ de-interet-conflit/ 2012/ 10/ 12/ quatre-agences-europeennes-epinglees-pour-conflits-dinterets-228646 


                  • lionel 18 octobre 2012 08:09

                    Il n’y a qu’une manière d’agir politiquement, sortir de l’Europe, sortir de la mafia européiste et de sa monnaie de singe.


                  • Soi même Soi même 17 octobre 2012 20:04

                    Il ne faut pas oublier que se sont des Mandarins, qui avant de dénoncer ces dérives, se sont bien nourrir de ce système !
                    Car si il s’avère que 40000 médicaments de trop, il y a aussi à réfléchir ce qui se profile derrière ces grosses manœuvres. Car si y a une volonté à clarifié, cela ne haute pas qu’il y a des intérêts qui se profile donc on nous garde bien de nous les mettre en évidences en autres la disparition programmer de petit laboratoire au profits de grand groupe multinationale.

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