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Accueil du site > Tribune Libre > Pourquoi il n’y a pas d’intervention militaire Russe en Ukraine (...)

Pourquoi il n’y a pas d’intervention militaire Russe en Ukraine ?

Voici un article remarquable sur la crise Ukrainienne, traduit d'un site d'analyse économique en langue Russe : WorldCrisis.ru (http://worldcrisis.ru/crisis/1516927). Ce site est assez proche du pouvoir, notamment du Vice président Russe, Dimitry Rogozin. L'article a été écrit par «  le soldat Shukov de l'Armée Rouge » Сухов боец красной армии [suho]. Je ne sais pas qui se cache réellement derrière ce pseudonyme.

C'est une analyse à mon sens assez complète de la stratégie Russe concernant l'Ukraine, et pourquoi elle se garde bien d'intervenir militairement. C'est un point de vue Russe donc évidemment pas neutre.

A titre personnel, je ne suis pas d'accord avec tout, peut-être aurai-je l'occasion de m'en expliquer dans les éventuels commentaires. J'espère également ne pas avoir trop fait d'erreur dans la traduction.

Le niveau des analyses sur l'internet Russe est parfaitement décrit par l'analyste politique Simon Uralov : « Considérer que c'est uniquement nos collègues de Kiev qui sont devenus hystériquement sanguinaires est une erreur fondamentale. Parmi nos collègues de Moscou, beaucoup font la même erreur.  »

 
Le propos de cet article est de sortir de cette hystérie afin de livrer une analyse froide de la situation en Ukraine.
 
Je vais commencer par des éclaircissements nécessaires sur plusieurs sujets émotionnellement importants :

 

 Pourquoi il n'y a pas une intervention militaire russe ?

Si ce texte avait été écrit quelques jours plus tôt, une partie importante de celui-ci aurait été consacrée à expliquer que l'envoi des troupes en Ukraine aurait non seulement été inapproprié, mais totalement stupide, même après le référendum. Heureusement, le chef de la résistance à Slaviansk, Igor Strelkov, s'est chargé de cette tâche mieux que moi même : Dans son message vidéo il décrit clairement l'inertie pour une action réelle de la population locale de Lugansk et Donetsk pour protéger au mieux leurs intérêts contre la junte. Anticipant les arguments sur la participation au référendum, je m'empresse de dire que cocher une case sur un bulletin de vote est très certainement cool, mais ne permet pas « de faire tomber le régime » par une bande de bobos collectant des « Like » sur Facebook. Parce que un « Like » coché sur un bulletin ne change rien en lui même. Le référendum a été nécessaire mais pas une action suffisante.

 

Le Kremlin était-il préparé aux événements en Ukraine et comment il improvise maintenant ?

Je vous conseille de lire le télégramme de Wikileaks à l'adresse suivante https://wikileaks.org/plusd/cables/08MOSCOW265_a.html , dans lequel on voit que Kremlin avait clairement averti les Américains en 2008 du scénario qui se déroule aujourd'hui : "Les experts nous disent que la Russie est particulièrement inquiète des fortes divisions en Ukraine sur son adhésion à l'OTAN, avec énormément de la communauté ethnique russe qui est contre, ce qui pourraient conduire à une importante scission, avec violence ou au pire, une guerre civile. Dans cette éventualité, la Russie aurait à décider s'il convient d'intervenir ; une décision que la Russie ne veut pas avoir à prendre". 

 

 Il est logique de supposer qu'un tel développement pour le Kremlin n'était pas une surprise et nous sommes maintenant dans un scénario désagréable mais plus ou moins travaillé, une sorte de "Plan E". 

Pour bien comprendre ce que le Kremlin va faire, laissons-nous formuler les objectifs : 

  1. Ne pas permettre l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN. 
  2. Ne pas permettre la mise en place et la stabilisation en Ukraine d'un régime Russophobe, ce qui implique sa dénazification. 
  3. Ne pas permettre un génocide de la population Russe du Sud-Est.

 

Idéalement, il faut mettre en œuvre ces 3 objectifs tout en évitant de briser l'économie Russe pendant sa réorientation vers l'Asie, et en même temps empêcher les Américains de sauver leur économie finissante au dépens de l'UE.

 

Comment atteindre ces objectifs ? 

Prenons le scénario le plus simple, et voyons ses faiblesses et ses conséquences négatives :

L'armée Russe rentre donc en Ukraine, arrive à Kiev en quelques jours et s'empare de toute l'Ukraine. Les "Patriotes" jubilent et défilent à Khreschatyk, etc.

On pourrait penser que les 3 objectifs sont atteint, mais les problèmes suivant vont émerger :

1 - Dans l'UE, où les élites industrielles font tout pour retarder voire geler toutes sanctions, le « parti de la guerre » (c'est à dire le parti des USA, ou celui de la « Pax Americana » ) triomphe clairement. On applique les sanctions réelles et maximales contre la fédération de Russie, avec les effets les plus négatifs principalement sur l'économie Européenne elle-même, qui tomberait immédiatement dans la récession. Pas de quoi se réjouir.

Dans ce contexte, les Américains arriveraient facilement à imposer la signature de leur version du partenariat transatlantique sur le commerce et l'investissement (TAFTA), ce qui transformera toute l'Europe en appendice de l'économie Américaine. Les négociations ont lieu en ce moment même, et pour les Américains, l'entrée des troupes Russes en Ukraine serait un formidable cadeau. Les sanctions contre la Russie mettraient les affaires Européennes dans le cercueil, et l'abolition des barrières commerciales avec les US planteront le dernier clou. Ce que nous aurons à la sortie : une UE dans un état comparable à une sortie de guerre, et les États-Unis tout de blanc vêtu, auront gaiement absorbé tout le marché Européen sur lequel ils n'ont pas et n'auront plus jamais de concurrent. La fédération de Russie ne sera guère mieux. Il ne vous semble pas que quelqu'un dans cette situation est un pigeon, et ce quelqu'un ce n'est pas les USA ? A ce propos, il ne faut pas prendre en compte l'argument que les politiciens Européens ne feront pas leur propre suicide économique. Les Euro-Bureaucrates sont capable de faire pire, comme on le voit en pratique.

2 - Outre le fait que le Kremlin rendrait service à Washington, il faudra voir ce que la Russie deviendra elle-même.

  • Si des sanctions contre la Russie arrivent avant que le méga contrat gazier de 30 ans avec la Chine soit signé, cette dernière sera en mesure de négocier un prix avec une position de force . En fait, en position d'exercer un chantage, ce que la Chine d'ailleurs montre mais pas de manière très évidente. 
  • Si les sanctions contre la Russie arrivent avant que le méga contrat pétrolier soit signé avec l'Iran, par lequel Rosneft serait en mesure de contrôler 500.000 barils supplémentaires de pétrole par jour, l'Iran serait en mesure de négocier un prix avec une position de force. 
  • Toutes les tentatives ultérieures pour construire quelque chose, jusqu'aux simples livraisons et produits d'importations nécessaires seront très, très chèr. 
  • Si les sanctions sont décidées avant la signature de l'accord sur la création de la Communauté économique Eurasienne, imaginez de quels atouts Loukachenko et Nazarbaïev disposeront pour tordre le bras de Poutine pendant les négociations. Encore un peu plus et Moscou devra payer son propre pétrole afin de créer la Communauté économique Eurasienne. 

3 - La fédération de Russie devra assumer elle-même le redressement de l'économie Ukrainienne, sa dénazification et lutter contre les groupes compacts des nazis Ukrainiens, soutenus par les étrangers.

 

En sommes, il est clair que dans ce scénario , les gagnants sont les États-Unis et la Chine. Et La Russie restera avec un profond sentiment de satisfaction morale, des problèmes économiques, et les injures futures des « véritables Ukrainiens » qui seront malheureux de leur "vie sous occupation." 

 

Comment disposer dans le temps les jalons de nos faiblesses :

  1. contrat de gaz avec la Chine - Mai-Juin (! 21 mai signé) 
  2. contrat de pétrole avec l'Iran – cet été (C'est pourquoi les États-Unis ont levé l'embargo, car Rosneft travaille fortement avec BP, mais pas avec Exxon Mobil. Où va couler le Pétrole ? En Chine). 
  3. Important ! Les élections au Parlement européen vont donner beaucoup de voix à des eurosceptiques alliés de la Russie. Après l'élection, il y aura une autre commission Européenne avec laquelle il sera beaucoup plus facile de travailler - 25 mai. Encore plus important ! Le contrat de gaz avec la Chine est signé, et les députés nouvellement élus seront plus souple envers le projet de pipeline South Stream. 
  4. Obtention de tous les documents / permis / etc pour la construction de South Stream – Mai.

C'est ce qu'on voit à l’œil nu. Mais il y a d'autres aspects qui sont très importants, qu'il est difficile d'intégrer dans un calendrier précis : 

  1. La transition vers les contrats en roubles pour l'énergie. Le Pétrole et le gaz ce n'est pas les patates, il y a des contrats à long terme qu'on ne peut pas changer unilatéralement. Il faudra beaucoup de travail pour les remplacer par les nouveaux, plus modifier les contrats en cours.
  2. Transition vers les cours en roubles pour l'énergie (pour la bourse en roubles) sur les marchés russes - c'est un travail d'enfer, au moins parce que personne jusqu'à présent n'as jamais fait quelque chose d'identique. 
  3. Système de paiement en propre. 
  4. Préparation à la substitution des importations ou amélioration du travail avec les fournisseurs Asiatiques (pas en mode d'urgence) 

Cette liste n'est pas exhaustive, c'est ce que je vois moi, et le Kremlin également sur des horizons beaucoup plus larges. 

 

Maintenant, il faut ajoutez les initiatives intéressantes du ministère russe des Affaires étrangères, qui n'est pas resté assis les bras croisés. Par exemple, le vice-ministre Karasin s'est rendu le 6 mai à Doha et a rencontré toutes les élites Qatari. Les résultats ont été à mon avis, choquant. Selon le ministère des Affaires étrangères, l'émir du Qatar a déclaré qu'il apprécie la "politique régionale convaincante et cohérente de la Fédération de Russie", ce qui était inattendu de la part d'un pays qui n'est pas seulement un simple allié des États-Unis mais la branche politique de Exxon Mobil dans le Moyen-Orient, et également un opposant à 100% de la Fédération de Russie en Syrie. Mais la chose était bien simple : En effet, ce rêve américain de fournir au monde entier un gaz pas cher est une sentence de mort pour le Qatar et ses élites. Sans les prix du gaz ultra-haut, le Qatar ne perd pas seulement l'espoir d'une grandeur régionale, mais devient un poids mort. Doha s'oriente très vite et commence à proposer des choses intéressantes : "Dans le même temps, l'accent a été mis sur l'accélération de la coordination dans le cadre du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG)". Où se tiendra le prochain sommet ? Il se tiendra au Qatar, quelle coïncidence ! Le FPEG est une organisation qui comprend des pays comme la Russie, l'Iran, le Qatar, le Venezuela, la Bolivie et d'autres exportateurs, que pendant une longue période le Kremlin a tenté en vain de transformer en équivalent gazier de l'OPEP. Il est possible que ce soit maintenant l'heure de gloire pour un cartel du gaz. Pour la première fois, les trois principaux exportateurs de gaz : la Russie, le Qatar, l'Iran ont des intérêts très similaires et peuvent travailler ensemble du même coté de la barricade, pour se partager et contrôler le marché du gaz liquide et de pipeline. Un tel cartel du gaz, même dans un format réduit (seulement la Fédération de Russie, Qatar, Iran) contrôlera au moins 55% des réserves de gaz du monde et aurait un sérieux moyen d'influencer fortement les marchés de l'énergie de l'UE et de l'Asie. Bien sûr, un tel projet soulèvera de nombreux problèmes, il rencontrera des obstacles, personne n'as la garantie que tout fonctionnera, mais il est important de voir que Moscou cherche activement des opportunités pour obtenir les avantages stratégiques supplémentaires dans la lutte contre les États-Unis. 

J'espère qu'il est clair maintenant pour quelle raison le Kremlin essaie de gagner du temps en Ukraine et pourquoi c'est important.

Mais revenons aux problèmes directement liés à l'Ukraine et notons que même la mise en œuvre de tous ces projets importants en politique étrangère n'aideront pas à la dénazification de Kiev, et faire en sorte que les troupes Russes ou l'armée rebelle de la Nouvelle Russie (Novorossia) soit accueilli joyeusement au minimum jusqu'à aux régions du centre. Si l'armée de Novorossia a des problèmes de mobilisation à Lugansk et à Donetsk, travailler avec les régions encore plus zombifiée sera très, très difficile. Cependant, il semble que il viendra sur le terrain au côté de la Fédération de Russie le colonel « Famine » et les forces spéciales « Giperok » (« Hyperinflation »), ce qui changera radicalement l'équilibre des forces.

L'économie Ukrainienne est finie. Les semis de printemps ont été catastrophiques, les cultures de légumes ont été détruites par le gel, l'absence de crédit, les problèmes de gaz, la hausse des prix du carburant, on peut dire sans risque que pour l'économie arrivera un petit animal polaire qui sera très dodu et très fourré (NDLT  : C'est un jeu de mot, « fourré » et « dodu » étant dans l'acception péjorative argotique, ai-je besoin de faire un dessin ...). Personne ne voudra donner de l'argent à la junte, pas même le FMI qui a promis quelque chose comme 17 milliards (soit 50% exactement de ce dont l'Ukraine a besoin pour cette année), et dans le contrat il y a une fausse excuse « si Kiev ne contrôle pas toutes les régions, Kiev ne recevra pas un sou ». La famine, le froid et l'hyperinflation (causée par la chute de la hryvnia) travailleront activement à affaiblir la junte et remettront en place la cervelle des « véritables Ukrainiens ». Il n'aimeront bien évidemment pas la Russie, mais ce n'est pas nécessaire. Il suffit qu'il se souviennent de la période Ianoukovitch comme d'un rêve enchanté désormais inaccessible. Le chaos inévitable et l'effondrement total des structures sociales, couplé avec une guerre civile de faible intensité sera une garantie que l'OTAN ne prendra pas l'Ukraine parce que l'Europe sera prête à "se coucher sur les rails" pour empêcher ça, et aux États-Unis les politiciens plus ou moins modérée ne permettront pas de faire le pas qui de toute évidence ne les conduirait pas à une victoire, mais à une guerre nucléaire. 

De plus, dans le contexte d'un effondrement économique total, les mineurs, les métallurgistes et les autres camarades qui sont maintenant fermement collées à leur emploi de peur de le perdre et espérant "s'en tirer avec sa cabane au bord du précipice", n'auront plus une telle possibilité. Ils devront participer sous une forme ou une autre aux problèmes politiques et économiques de la Nouvelle-Russie. Et ils devront probablement le faire arme à la main.

Dans le même temps, la junte prénommée Porochenko et cornaquée par l'Union européenne aura une forte stimulation de négocier avec Moscou, faire des concessions, et proposer des compromis. La nouvelle Commission européenne qui a besoin de paix à l'Est et d'un transit stable de gaz poussera Porochenko dans cette direction. Dans la même direction, Porochenko sera poussé par les bouleversements sociaux provoqués par la le colonel Famine et l'agent saboteur Hyperinflation. 

Tous ces facteurs additionnés ouvriront pour le Kremlin de grandes opportunités pour modeler l'ancienne Ukraine en quelque chose qui correspond aux intérêts de la fédération de Russie. Et c'est précisément ce scénario qu'essaie d'éviter les États-Unis, qui ont des motifs sérieux pour envenimer ce conflit en utilisant la troupe et provoquant des bains de sang massif.

Si on additionne le temps nécessaire pour que le colonel Famine agisse, ainsi que le temps requis pour résoudre les problèmes en matière de politique extérieure dans le sens d'établir un travail avec la Chine, avec l'Iran, de dédollariser, de substitution des importations, etc, on peut très grossièrement arriver à la conclusion qu'il y aura besoin entre 5 et 9 mois (soit ce le fameux Décembre que Ianukovitch voulait négocier) pour avoir des solutions possibles à la crise Ukrainienne et sur les autres questions qui soit à l'avantage maximal pour la Russie.

Pendant cette période, il faut entretenir au minimum l'Ukraine en état de Guerre Civile (C.A.D soutient de la République Populaire de Donestk (DNR) et République Populaire de Lugansk (LNR), mais il n'est pas nécessaire de prendre Kiev trop rapidement, pour ne pas créer de problèmes inutiles), et idéalement combiner la guerre civile à des négociations prolongées et permanentes en Ukraine, avec la participation d'observateurs internationaux, quelque chose comme un format 2 + 4, par exemple Porochenko, Tsarev + Russie, UE, OSCE, et États-Unis. 

 

La touche finale.

Ces derniers mois, les États-Unis ont fortement freiné le travail de la planche à billet, réduisant l'injection de capitaux de 85 à 55 milliards de dollars par mois (pour faire simple). Beaucoup de personnes attendent (par exemple http://www.reuters.com/article/2014/04/27/us-usa-fed-idUSBREA3Q08920140427) , que la machine s'arrête complètement à la fin de cette année.Toujours le fameux Décembre. Cela est dû au fait que, bien que le dollars soit la principale monnaie internationale, l'imprimer sans fin est impossible. Selon diverses estimations, les États-Unis ont presque entièrement épuisé « la source de stabilité » du dollar, qui permettait de jouer au gamin avec l'imprimante. De plus, l'effet secondaire inévitable de ces jeux est la réduction du taux des obligations Américaines, qui d'une main aide Washington à payer moins pour sa dette, mais de l'autre main étouffe le système de pensions et d'assurances Américaines, qui repose sur l'attente de rendements très différents des portefeuilles obligataires. Grosso modo vers la fin de l'année, les États-Unis auront le choix entre faire sauter leur système social afin d'imprimer toujours plus de billets, ou de réduire considérablement leurs appétits afin de conserver une certaine chance de stabilité chez eux. A en juger par la réduction de la quantité de dollars injectés dans le système, Washington a décidé que la prévention d'une explosion sociale chez eux est plus important que les ambitions de politique extérieure. 

 

Maintenant que les puzzle est complet, faisons nos pronotics :

* L'Amérique va essayer par tous les moyens d'aggraver la crise en Ukraine, afin d'affaiblir la Russie et tentera de de faire coucher tout le marché Européen avant de devoir fermer la planche à billet.

* Le Kremlin va essayer de transformer la crise Ukrainienne d'une phase aiguë vers une phase chronique – Guerre civile plus les négociation de basses intensités sur fond d’effondrement économique de l'Ukraine. Dans le même temps, le Kremlin va utiliser le temps pour se créer des conditions les plus confortables pour une transition vers une confrontation brutale avec les États-Unis – Dédollarisation, collaboration avec la Chine, l'Iran, le Qatar, création de la Communauté Économique Eurasienne, etc 

* Fin complète de la crise - Décembre 2014, peut-être plus tôt si les US arrêtent d'essayer de l'aggraver. 

* Et si ils ne veulent pas arrêter de l'aggraver ? - Alors ... guerre ... grande guerre pour les ressources, car le boom sur le gaz de schiste n'était qu'une bulle ordinaire. sur ce sujet en détail dans l'article de William Engdahl "Washington shale boom – bust" http://journal-neo.org/2014/05/12/washington-s-shale-boom-going-bust/
 


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69 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 2 juin 2014 11:24

    l’Ukraine s’effondrera d’elle même..par manque de moyen pour survivre sans l’apport de la Russie..Les USA jouent une carte sans valeur en pensant pouvoir (avec l’OTAN) mettre sur le sol Ukrainien des t^tes nucléaires en direction de la Russie...Poutine sait que l’Amérique est en perdition économique et ne pourrait supporter le coût d’une guerre dans cette région.. !

    Ce pays tombera comme un fruit mur dans quelques temps dans les mains de Poutine et lui aura fait des économies alors que les USA/UE auront dépenser une fortune pour rien.. !
    C’est l’âme slave que l’ouest ne comprend pas.. !

    • Pere Plexe Pere Plexe 2 juin 2014 18:56

      Le sort de l’Ukraine semble malheureusement certain.

      En revanche concernant les USA et la Russie rien n’est joué.
      Si les fondamentaux russes sont meilleurs il ne faut pas oublier qu’en économie aussi c’est la politique internationale qui prime. (par exemple en faisant semblant de croire que le us$ à encore de la valeur ou que les agences de notations sont rationnelles ).
      Et à ce jeu les States sont toujours largement devant. Et elles le resteront aussi longtemps que l’UE sera une docile vassale.
      Les Chinois, toujours pragmatiques, aime l’idée d’un monde multipolaire qui les renforcerait et libérerait le marché de l’énergie . Mais ils ne peuvent pas (pas encore) se passer du marché US. En ce sens ils cautionnent ce qui peut affaiblir son client préféré mais sans trop hypothéquer ses exportations.

    • Jimmy 2 juin 2014 11:30

      voila tout est dit, merci pour la traduction
      où l’on voit que Poutine travaille pour notre bien malgré nous
      et que le vote FN n’est pas une si mauvaise chose


      • Doume65 2 juin 2014 16:32

        « et que le vote FN n’est pas une si mauvaise chose »
        Bonjour Jimmy.
        Tu peux nous expliquer le rapport entre l’article et ta conclusion STP ?


      • Jimmy 2 juin 2014 17:22

        le fait qu’un plus grand nombre d’eurosceptiques au parlement européen va rendre celui-ci plus enclin à négocier avec les russes plutôt qu’avec les américains comme dit dans l’article


      • Pere Plexe Pere Plexe 2 juin 2014 21:37

        Pour na part j’estime que le score des eurosceptiques affaibli plus encore l’UE et la condamne à n’être que le pantin des USA.


      • Furax Furax 2 juin 2014 11:41

        Article très intéressant, beau travail.
        En voici un autre qui donne un éclairage un peu différent mais qui rejoint souvent l’analyse que vous avez traduite.



        • soi même 2 juin 2014 21:45

          Ce que je retiens de la crise Ukraine en dehors le conflit classique Occidental par l’intermédiaire des oligarques Ukrainiens, c’est cela : ( Mme Timochenko, qui a besoin d’argent, aurait conclu un accord avec les Européens, pour que l’Ukraine puisse immédiatement démarrer l’élimination des déchets nucléaires. Le truc, c’est que l’Ukraine ne dispose pas des aménagements pour cela. Ce qui signifie qu’ils vont tout simplement les enterrer. Ils ont bien l’intention de les enterrer dans la Zone d’Exclusion de Tchernobyl. « C’est déjà pollué. Nous allons enterrer et cacher tout ça là-bas  ». Si une personne est décisive… Eh bien, Yatsenuk et Turnychov ne veulent pas y toucher. Timochenko est d’accord avec Yarosh, et Yarosh a donné des instructions à Muzychko. Mais Musychko, malgré son apparence brutale, ce n’était pas un imbécile. Il a très bien compris que celui qui a été en charge de l’organisation de tout cela allait l’éliminer. C’est pourquoi il a commencé à agir différemment de ce à quoi Timochenko s’attendait. Donc, il n’y avait plus d’autre solution que de l’éliminer. Pour autant que je sache, le train de déchets nucléaires reste actuellement en attente à la frontière polono-ukrainienne, il ne va nulle part. C’est tout à fait évident ! - l’Europe a besoin de l’Ukraine comme dépotoir. Ce qui m’étonne de la part des dirigeants Ukrainiens c’est cela : Ceux qui vont mourir ou qui deviendront stériles par rayonnement, ce ne sont pas seulement les roturiers. Les enfants de l’élite en seront forcément affectés. )

          Et ces citations : (Récemment, le cinéaste Karen Shakhnazarov a dit quelque chose de très vrai quand il est apparu à la télévision : L’Occident n’a jamais mis fin à la guerre froide contre la Russie. L’Union soviétique désintégrée, tout a continué de plus belle. Brzezinski en a parlé très franchement dans une de ses interviews, c’était après la guerre froide quand elle avait déjà pris fin. Il a dit : « … Ne vous y trompez pas, nous ne sommes pas en guerre avec le communisme, mais avec la Russie, quel que soit le nom qu’on lui donne ». S’il avait dit la guerre contre « l’esprit Russe », alors il aurait pu pratiquement répété les mots de Churchill, qui avait déclaré en 1940 :

          “Nous ne sommes pas en guerre contre Hitler, ou même contre le national-socialisme. Nous sommes en guerre contre l’esprit Allemand, l’esprit de Schiller, de sorte qu’il ne puisse jamais être rétabli.”

          Le genre de castration spirituelle qui a été imposée aux Allemands après 1945, c’est ce qu’ils voulaient faire à la Russie après 1991.
          Dans une des interviews d’Alexander Rahr, qui est une sorte de frange politique Allemand, a déclaré que de nombreux hommes politiques et des journalistes occidentaux restent toujours que la Russie ne se repente pas. Signification : la Russie a perdu la guerre froide, de sorte qu’elle doit se repentir. Autre chose qu’il a expliqué, pour laquelle il a été critiqué en Occident : « Pour l’Occident la victoire sur l’Union Soviétique n’était pas moins importante, et peut-être plus importante encore, que la victoire sur Hitler. ». Parce qu’Hitler leur appartient. La Russie ne l’a jamais fait. C’est pourquoi nous devons combattre l’adversaire non seulement à nos frontières et pas uniquement quand il nous envahit. Nous devons créer des problèmes à l’adversaire là où il est le plus vulnérable. ) 

          Je crois que ses deux faits nous montre réellement ce que l’Occident Européen a vraiment perdue son Âme !






        • filo... 2 juin 2014 21:54

          @par soi même

          « Je crois que ses deux faits nous montre réellement ce que l’Occident Européen a vraiment perdue son Âme ! »

          Venu son âme à Dieu le fric, oui ! 


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 juin 2014 01:58

          Derriere tout ca, il y a que la Russie est une partie de l’Occident... et l’avenir de l’Occident en partenariat avec l’U.E. L’Amerique, c’est aussi lOccident... mais via TAFTA... la derniere tentative des Anglo Saxons pour vassaliser la civilisation occidentale. Il ne s’en voient pas comme une partie, mais comme les seigneurs, le herrenvolk ! En attendant que les anglos soient quéris de leur hybris, il faut penser que l’Occident sur lequel on peut compter finit à Calais




        • alinea alinea 2 juin 2014 11:48

          Heureusement que vous êtes là Wesson !! Merci


          • antyreac 2 juin 2014 12:29

            Pourquoi la russie impérialiste n’intervient elle pas davantage en Ukraine ?

            La raison est simple ,elle craint les conséquences sur son économie déjà mal en point depuis quelques mois et en plus elle craint une riposte du monde libre.


            • alinea alinea 2 juin 2014 12:50

              Cette « crainte » est peut-être justifiée !! et c’est peut-être sagesse que de ne pas mettre de l’huile sur le feu ! Voilà peut-être un homme qui sait que les peuples existent, ce qui n’est pas le cas de tout le monde !!


            • lsga lsga 2 juin 2014 12:53

              un prétendu anarchiste qui défend l’oligarchie russe fascitoïde...

               
              vive l’anarchie...

            • alinea alinea 2 juin 2014 13:21

              Isga !! je n’ai pas été construite de manière monolithique !! ce n’est pas ma faute ! smiley Sûre que libérale, par exemple, en bonne compagnie, je pourrais me le permettre !!


            • lsga lsga 2 juin 2014 13:26

              oui oui, on a bien compris : tu es un anarchiste qui est pour l’autocratie néo-tsariste russe.... 


            • CN46400 CN46400 2 juin 2014 13:49

              La Russie, d’après A2, vient de décider de faire des économies. Ils n’achètent plus de porc (1 million de tonnes l’an dernier...) dans notre Bretagne, les « bonnets rouges » ne vont pas tarder à faire mouvement vers l’Elysée. Hollande, de retour de Bruxelles, les attend de pied ferme !


            • alinea alinea 2 juin 2014 15:39

              Isga : ça veut dire quoi être « pour » ou « contre » ; quel impact cela a-t-il sur le monde, mon sentiment, construit avec ce que je suis et avec ce que je sais !!
              Oui, je préfère Poutine à Obama, ou à Hollande, ou à Merkel ! et ce n’est pas parce que chaque Russe est plus heureux que chaque Amerlock ou chaque Allemand, c’est juste parce qu’il est droit, donc fiable. Et ça, de nos jours, c’est énorme !!


            • wesson wesson 3 juin 2014 00:04

              Bonjour Anty,


              cela fait un moment que la Russie se posait la question de dédollariser son économie. C’était une question de fond, mais sans plus. Les Russes ont depuis longtemps essayé de passer des accords hors Dollars, mais n’avaient jamais trouvé jusqu’à maintenant un partenaire qui y soit prêt. 

              Mais l’Ukraine a été en fait un électrochoc sur ce sujet là. En fait, pas l’Ukraine mais le fait que Visa et Mastercard ont interdit pendant quelques heures aux Russes les transactions bancaires, avant - tout compte fait - de faire marche arrière à toute vapeur.

              Et si la dédollarisation n’était pas un sujet majeur en Russie, il l’est devenu désormais. Ils sont déjà en train de bazarder des bons du trésor Américains libellés en Dollars, qui se font d’ailleurs pratiquement tous racheté en loucedé par Euroclear en Belgique, qui agit très probablement en sous-main de la Fed elle-même qui se rachète sa propre dette.

              Et si les Russes ce sont lancés là dedans, c’est qu’ils ont quelques chances d’y parvenir. Et à en juger l’agitation Américaine pour essayer en sous main de contrer cela et d’imposer de véritables sanctions à la Russie, je crois que eux aussi pensent qu’ils ont une chance de réussir.

            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 juin 2014 02:02

              @ Wesson


               Je crois que votre analyse des evenements est impeccable. Rien a ajouter. Le temps travaille pour la Russie.

               PJCA

            • filo... 2 juin 2014 13:18

              @Wesson

              Votre article me confirme ce que j’ai toujours pensé, dis et écris, que l’Ukraine ne sortira jamais de giron russe et ne fera jamais parti de l’OTAN.


              • Patrick Samba Patrick Samba 2 juin 2014 14:00

                Bonjour wesson,

                c’est sûr que cet article du soldat Shukov est autrement plus intéressant que la soupe dont on essaie de nous rassasier au travers des articles de la presse bien pensante hexagonale dirigée par l’oligarchie industrielle et financière.

                Néanmoins, forcément !, on ne peut pas ne pas lui trouver de défauts.
                Deux me sautent aux yeux :
                -" Le chaos inévitable et l’effondrement total des structures sociales, couplé avec une guerre civile de faible intensité sera une garantie que l’OTAN ne prendra pas l’Ukraine" : il est bien gentil notre soldat, mais il est du genre à jouer avec des allumettes sur un tonneau de poudre ouvert ! Une guerre civile de faible intensité garantie ! Une guerre civile par définition est imprévisible.

                - A aucun moment il ne parle d’Israël...


                • Doume65 2 juin 2014 16:43

                  « A aucun moment il ne parle d’Israël »
                  Pourquoi, il devrait ? Explique STP.


                • marcdouziech 2 juin 2014 18:39

                  Parcequ’en bon joueur d’échecs, il sait que le sujet Israël devance de très peu le point Godwin !


                • Patrick Samba Patrick Samba 2 juin 2014 19:57

                  Parce que d’une manière générale toute analyse géo-stratégique mondiale aujourd’hui ne peut à priori exclure Israël. Et ici il est question de l’URSS, de l’UE, des USA, de la Chine, du Qatar, de l’Iran. Et à plus forte raison quand il est question d’Iran. Et peut-être plus accessoirement du Qatar. Et aussi et surtout quand il est question d’énergie touchant le Moyen-Orient.


                • xantrius 2 juin 2014 20:24

                  @patrik samba 

                  c’est comme les chiens, les antisémites du service ne peuvent pas passer a coté d’un sujet sans lever la patte pour pisser dessus, reflex pathologique. 


                • Bergegoviers Bergegoviers 2 juin 2014 21:34

                  On reconnait toute l’islamophobie raciste de cet article qui parle du Qatar et de l’Iran sans mentionner le noble prophète Mohammed, la paix et la bénédiction soient sur lui.


                • Patrick Samba Patrick Samba 2 juin 2014 21:49

                  xantrius, tout d’abord c’est « antisémites de service », et non « antisémites du service », et ensuite, c’est vous qui voyez...


                • Patrick Samba Patrick Samba 2 juin 2014 22:26

                  xantrius, vous êtes sacrément réactif dès que le nom d’Israël est écrit dans un article sur l’Ukraine (cf : Ukraine, quand l’Occident joue avec le feu nucléaire - AgoraVox le média citoyen )
                  Et dans les commentaires à cet article vous n’aurez certainement pas manqué de découvrir ce lien :
                  Ukraine : pourquoi Israël a fait faux bond aux Américains - Le Point


                • wesson wesson 3 juin 2014 00:22

                  Bonsoir Patrick Samba,


                  Sur le 1er aspect (guerre civile de faible intensité), le calcul prends en compte les faiblesse respectives des belligérants. 

                  Du coté DNR et LNR, peu de gens se mobilisent et s’impliquent réellement dans le combat, et préfèrent se cramponner à leur travail en espérant ne pas être touché par une shrapnel. On est bien loin d’un soulèvement de toute la population, même si la sympathie pour les insurgés et bel et bien réelle. La conséquence est un nombre très peu élevé de combattants au moins pour maintenant.

                  Du coté de Kiev, l’armée régulière ne veut pas combattre et l’offensive se résume à la « garde nationale » formée à la va vite avec les extrémistes de Pravyi Sektor. Même si sur Maidan ils ont montré une bonne efficacité, en matière militaire ils doivent encore faire leurs preuves. Piloter un tank n’est pas aussi simple et rapide à apprendre que de lancer un cocktail molotov.

                  Ce n’est donc même pas une question de matériel militaire de part et d’autre, l’OTAN et la Russie pouvant y pourvoir de manière indéfinie, mais c’est par le nombre peu élevé de combattants de part et d’autre que ce conflit devrait rester de faible intensité. En tout cas, je crois que c’est le calcul des Russes, qui ne manqueront pas de faire venir quelques remuants Tchétchènes si Kiev fait venir de son coté un peu trop de Polonais ou de Lituaniens. 


                  Pour le second sujet, Israël, je crois sincèrement que sur ce coup çi, il est hors du jeu. Israël s’inquiète actuellement largement plus des mamours Américano-Iraniens, de l’évolution de la Turquie et de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanction qui commence à toucher son économie que autre chose. Je crois que sur l’Ukraine, ils ne s’y sont pas impliqués comme ils l’avaient imprudemment fait chez le bouffeur de cravate Géorgien.

                  Comme je l’ai expliqué sur une autre réponse, celui dont la responsabilité manque à être désignée dans ce papier, ce n’est pas Israël, mais c’est l’Europe.

                • QAmonBra AmonBraQ 2 juin 2014 14:07

                  Grand merci @ Wesson pour le partage de ce très intéressant article que complète le non moins intéressant lien de Furax.
                  Véritables prescripteurs d’un « ’occident » qu’ils ont totalement parasité, les banksters psychopathes oeuvrent pour transformer l’Est ukrainien en piège à Russie, mais compte tenu que les russes ont averti dès 2008 du danger de guerre civile menaçant l’Ukraine, on peut légitimement s’interroger sur le fait de savoir réellement qui veut pièger qui ? Ou, plus exactement, qui a déjà piegé l’autre ?
                  Vu la rapidité, le timing et la précision des mesures prises par les russes : Crimée, contrat gazier avec les chinois, pétrolier avec l’Iran, moyens de paiement etc, j’aurai bien ma petite idée, mais c’est peut être encore un peu tôt pour l’affirmer . . .


                  • Montdragon Montdragon 2 juin 2014 14:10

                    Scénario catastrophe en effet, car pour la France un arrêt du gaz russe revient à accorder 100 000 visas supplémentaires aux pépites algériennes.
                    Où est le gaz sinon ?


                    • kane85 kane85 2 juin 2014 14:18

                      Peut-être Poutine, en dehors d’être bon joueur d’échec, a-t-il lu Sun Tzu !

                      On y lit qu’il n’y a pas de plus belle victoire que celle remportée sans bataille !! smiley

                      Economies sur toute la ligne ! C’est les autres qui s’affaiblissent ! Très belle stratégie !

                      Merci pour la traduction.


                      • antyreac 2 juin 2014 15:15

                        Pour instant c’est l’économie de la Russie impérialiste qui est mal en point

                        L’Occident et le monde libre en général a tout l’intérêt de jouer la carte de l’isolation de la gangrène russe et ça marchera tout comme avec l’ex urss qui a plié devant l’embargo occidental.

                      • alinea alinea 2 juin 2014 15:41

                        On peut déjà dire isolement ! vous savez dans quel état il est, l’Occident ?


                      • kane85 kane85 2 juin 2014 15:44

                        Mais oui ! Mais c’est bien sûr ! Et c’est l’ours qui met le caviar dans les petits pots !!!!!! smiley smiley smiley smiley smiley smiley ....................................


                      • kane85 kane85 2 juin 2014 15:45

                         Message ci-dessus pour Antyréac évidemment...


                      • LE CHAT LE CHAT 2 juin 2014 15:15

                        il lui suffit de couper le robinet de gaz , pourquoi en faire plus ?????

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